Obama, le plus populaire des Chefs d'Etats va recevoir son prix Nobel à Oslo
Par Freddy Mulongo, mercredi 9 décembre 2009 à 23:13 :: radio :: #609 :: rss
Le président américain Barack Obama, le 9 décembre 2009 à Washington
Le président américain Barack Obama sait qu'il n'est pas comparable à Nelson Mandela ou mère Teresa, lauréats avant lui du prix Nobel de la paix qu'il doit accepter jeudi à Oslo, a déclaré mercredi son porte-parole, Robert Gibbs.
M. Obama, a ajouté M. Gibbs, est "fier que le comité (Nobel) ait reconnu que ce pays (les Etats-Unis), s'est à nouveau levé pour tendre la main au monde".
Certains diront que cette récompense est peut-être prématurée. Toutefois, c’est fait : Barack Obama s’est vu décerner le Prix Nobel de la Paix « pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples. », indique le comité Nobel norvégien.
La quête du Président américain pour un monde sans armes nucléaires a plaidé pour lui. Mais on imagine que l’immense espoir des Américains et du monde après l’élection du premier afro-américain à la tête des Etats-Unis est pour beaucoup dans cette récompense.
Un symbole fort qui sera célébré le 10 décembre 2009 à Oslo. Barack Obama se verra remettre une médaille, un diplôme et un chèque d’un million d’euros. Il dame le pion à 205 lauréats potentiels, dont l’ancienne otage Ingrid Betancourt. Cette dernière, vivement critiquée par ses co-détenus après leur libération, a vu certainement le prix lui échapper en raison de la polémique que n’auraient pas manqué d’alimenter ses détracteurs.
Si Barack Obama affronte une mauvaise passe en Amérique, il pourra se consoler en découvrant qu’il reste le leader le plus populaire hors de son pays. Selon le baromètre de popularité de dirigeants politiques ou de chefs religieux réalisé dans six pays par l’institut Harris Interactive pour la chaîne France 24, le président américain est crédité d’un indice de popularité de 76 % (ce score est calculé en prenant la moyenne arithmétique des six pays étudiés. Enquête réalisée en ligne par Harris Interactive, avec France 24, auprès d’un échantillon de 6 182 adultes en France, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, Italie et aux Etats-Unis, du 28 octobre au 4 novembre 2009.).
Il devance le dalaï-lama (71 %), Angela Merkel (59 %), Tony Blair (49 %) et le pape Benoît XVI (43 %). Sur la vingtaine de dirigeants proposés, Nicolas Sarkozy arrive en sixième position (39 %), au coude-à-coude avec l’Espagnol Zapatero et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. En bas de classement, on trouve notamment Silvio Berlusconi (16 %), le Syrien al-Assad (11 %) et l’Iranien Ahmadinejad (5 %), ce dernier apparaissant clairement, au fil de ce baromètre qui existe depuis novembre 2008, comme l’ennemi public international numéro un.
« Si Obama reste si populaire en Europe, c’est parce qu’en cette période de crise économique et de tensions internationales, tous les espoirs convergent encore vers ce jeune président charismatique », explique Patrick Van Bloeme, directeur associé de Harris Interactive.
« Angela Merkel est appréciée aussi bien à l’étranger que chez elle » Si la cote de popularité élevée du chef religieux tibétain est plutôt habituelle, le très bon score de la chancelière allemande paraît plus surprenant. « Angela Merkel est appréciée aussi bien à l’étranger que chez elle, ce qui est exceptionnel pour les chefs d’Etat ou de gouvernement », reprend Van Bloeme. Merkel, selon lui, rassurerait par son image intègre, sérieuse, simple, proche des gens.
« Un peu l’opposé de Sarkozy, dont la popularité baisse alors qu’il était, il y a un an, au même niveau que Merkel », glisse le directeur de Harris.
Le président français pâtirait en outre d’une image fortement identifiée à son camp politique. Alors qu’une Angela Merkel, qui a longtemps gouverné à la tête d’une coalition droite-gauche, ou un Tony Blair, ex-Premier ministre britannique plus pragmatique que socialiste, apparaissent plus consensuels. Un trait permettant de mieux s’exporter.
"Mais je pense que le président est fier des mesures que son administration a entreprises pour tendre la main au monde", a plaidé le porte-parole, estimant que cette attitude voulait dire "apporter davantage de paix et de stabilité à sur cette grande planète".
Allez, pour que sa carrière soit complètement réussie, il ne manque plus qu’à ce golfeur passionné de remporter l’US Open.


Commentaires
1. Le jeudi 10 décembre 2009 à 05:18, par Julien AFATA
2. Le samedi 12 décembre 2009 à 05:59, par Sidonie Salabanzi
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