Marcel Guitoukoulou présidentiable !
Par Freddy Mulongo, vendredi 18 décembre 2009 à 17:47 :: radio :: #620 :: rss
Le vendredi 11 décembre 2009, au Press club Champs -Elysées à Paris, le Dr Marcel Guitoukoulou a enfilé puis boutonné son costume de leader de l'opposition à Denis Sassou Nguesso. Sans invectives, se voulant fédérateur Marcel Guitoukoulou a sans retenu parlé du renouvellement du personnel politique du Congo-Brazzavile comme une nécessité incontournable, une urgence pour engager le pays vers des lendemains meilleurs.
Dr.Marcel Guitoukoulou futur président du Congo ?
Paris,Press Club-Champs-Elysées: Freddy Mulongo (Réveil-FM), Cicéron Massamba, Ambassadeur Itinérant, Nicolas Abena (Imagazine) et Marcel Guitoukoulou, debout au pupitre
L'homme politique est arrivé au Press Club-Champs- Elysées en famille avec son épouse, 45 minutes avant l'heure de la conférence de presse, ses gardes du corps ont été visibles, vigilants mais pas encombrants. Il a répondu à quelques interviews de nos confrères dont celle de Youssef Diagola de Farafina, Magazine de la diaspora africaine avant même la conférence de presse.
Médecin anesthésiste en France, le Dr Marcel Guitoukoulou a été élevé le 15 mai 2009 par un décret du président Français Nicolas Sarkozy au rang de « chevalier de l’Ordre national du mérite » consacrant, après avis du Conseil de l’ordre des médecins de France notamment, « 28 ans d’activités professionnelles et sociales ».
Marcel Guitoukoulou, a été candidat aux élections présidentielles au Congo-Brazzaville du 12 juillet 2009. Il avait vu sa candidature invalidée pour « défaut de séjour ininterrompue durant deux ans au Congo », une clause iconoclaste de la Constitution de Sassou.
Marcel Guitoukoulou a attendu 6 mois avant de briser le silence les mécanismes de la fraude électorale à l’issue de laquelle a été « brillamment réélu » le candidat à sa propre succession, Denis Sassou-Nguesso comptant déjà à son actif 25 ans de carrière politique. Les Congolais ont choisi la continuité à la place du changement, avec un taux de participation de 20% dont 80% d'abstention.
Vue partielle des journalistes présents
Fin stratège politique
Dès que notre confrère Nicolas Abena a invité Marcel Guitoukoulou de rejoindre le pupitre du presse Club pour son speach, celui-ci ne l'a plus quitté jusqu'à la fin de la conférence de presse. Marcel Guitoukoulou a passé toute sa conférence de presse debout! Et n'a évité aucune question si embarrassante soit-elle.
Le "Congoles Doctor" a posé deux actes politiques majeurs.
1.Il a nommé Cicéron Massamba comme son Ambassadeur Itinérant. "Après longue réflexion, j’ai décidé de nommer un « ambassadeur itinérant » qui a pour mission à mettre sur pied un groupe de contact au-delà de la bipolarité qui nous est imposée aujourd’hui par une classe politique qui « dispose d’un discours des années soixante ». « la facture morale induite par cette génération du passé est à l’origine de nos maux », Monsieur Cicéron Massamba est cet Ambassadeur itinérant chargé de « prendre contact avec les autorités du pays pour décrisper le climat politique. ».
2. Il ne s'est pas contenté de l'amnistie annoncée par Sassou Nguesso, comme un vœu pieux. "Le 1er novembre a été la fête des morts. Les parents des Disparus du Beach n’ont célébré aucune cérémonie. Marcel Guitoukoulou en regardant droit dans yeux de Sassou (à travers les caméras présentes) a demandé au Président congolais, garant des libertés, soutien de la veuve et de l’orphelin, de « consacrer du temps à la mémoire des 350 disparus du Beach. » D’autant plus qu’il y a eu « un procès au Congo qui a indemnisé les parents, donc il y a reconnaissance des faits. ». Au delà du recueillement de construire un stèle en leur mémoire".
à la tête d’une fondation humanitaire qui porte son nom, œuvre pour l’émancipation de ses compatriotes, notamment dans l’arrondissement n°7 (Mfilou). Marcel Guitoukoulou par ses visites de proximité sur le terrain, ses dons de matériel médical et scolaire au Congo, tient à cœur l'évolution sociale des Congolais.
Au Pool, le Waterloo congolais, s'écria-t-il "il n’y a ni paix ni guerre. C’est pire. A Mindouli, c’est le Far West et l’Afghanistan : on attaque les trains, on y cultive du chanvre. La proposition du médecin congolais est la suivante : « Je sollicite le Plan Marshal pour le Pool. »
Tout en ayant une ambition nationale, dès l'entrée de jeu, le Dr Guitoukoulou a invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire de l’ancien Premier Ministre Bernard Kolélas décédé le 13 novembre 2009 à Paris.


Commentaires
1. Le vendredi 18 décembre 2009 à 18:35, par Merci mingi
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