Burundi-RDC: Des parlementaires godillots, picsous et impopulaires
Par Freddy Mulongo, jeudi 31 décembre 2009 à 14:22 :: radio :: #643 :: rss
Le Parlement du Burundi à Bujumbura
L'imposant Palais du Peuple, le Parlement de la République Démocratique du Congo à Kinshasa-Lingwala
D'ailleurs cette dernière a organisé un séminaire parlementaire d’information et d’échanges, les 26 et 27 novembre 2009, à Bujumbura (Burundi), à l’attention des parlementaires burundais, députés et sénateurs, sur les pouvoirs du contrôle et d’information des Parlements en matière internationale, le financement des partis politiques, la fonction publique et la communication parlementaire.
Comment ne pas évoluer lorsqu'on a l'opportunité d'échanger, de rencontrer les députés d'autres pays voire d'autres continents ?
Les députés Burundais viennent de s'octroyer des indémnités de fin de mandat dans la nuit de jeudi à vendredi 25 décembre 2009. Alors que 70 % de la population burundaise vit en dessous du seuil de pauvre, comme un seul homme, les députés burundais viennent d'adopter, deux projets de loi, accordant des indemnités et d’autres avantages au chef de l’Etat burundais, à ses deux vice-présidents, aux ministres, sénateurs et députés en fin de mandat.
8 milliards de francs burundais, soit plus de 7 ou 8 millions de dollars, qui vont être donnés à des individus comme indemmités, les députés et les membres du gouvernement percevront respectivement quatre et trois mois de salaires à la fin de leurs fonctions.
Avant les législatives prévues en juillet 2010.
Autre avantage: le bénéfice d’un passeport diplomatique restera acquis au parlementaire Burundais à l’expiration normale de son mandat et cet avantage est étendu au conjoint et aux enfants mineurs des membres du bureau pendant qu’un ancien président de la chambre du parlement en fin de mandat aura une intendance équivalente à celle d’un vice-président de la chambre après les quatre premiers mois, sauf s’il est parlementaire siégeant pendant cette période.
Les députés et Sénateurs Congolais ne sont pas du reste.
Dès leur entrée en fonction, ils se sont octroyés des salaires faramineux. De 4500 $, il est passé à 6500$ pour le député; de 6000$, le Sénateur touche 8500$.
Objectif: lutter contre la corruption. Or les députés et Sénateurs congolais résistent à tout sauf à la tentation de la corruption à en croire les différents rapports de la Ligue Congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO). Ils sont corrompus !
Le vilain réflexe de ventriotisme prime sur l’entrain patriotique chez la quasi-totalité des députés congolais.
On crois savoir que les députés et sénateurs sont des représentants du peuple. Ils se font même appeler à tort "honorable".
Au Congo, ils ne représentent plus le peuple pour défendre ses intérêts mais pour manger son pain.
Et lorsqu'on sait que la majorité des sénateurs ont été élus au second dégré après avoir corrompu les députés provinciaux avec 20.000$ (chacun), vélo et groupes électrogènes.
Et que ce sont tous ceux qui avaient échoués au vote direct par le souverain primaire comme député, qui sont sénateurs en République Démocratique du Congo, on ne s'étonne vraiment pas du déviationnisme qui s'est érigé en mode de fonctionnement chez les parlementaires congolais.
LICOCO dénonce le système "Epakolami", "être oint", institué au Palais du Peuple de Kinshasa où les députés corrompent les membres du bureau pour se retrouver dans les commissions financières juteuses du Parlement.
On sait aujourd'hui, grâce toujours à LICOCO que les députés au Palais du Peuple en complicité avec des médias coupagistes Kinois font monter souvent la mayonnaise au près des membres du gouvernement pour les interpellations.
Et ils monayent par la suite leur interpellation. L'interpellation varie à la tête du client et du ministère, cela va de 30.000$ jusqu'à au delà.
Crédibilité des députés et Sénateurs au Palais du Peuple
Il ya aujourd'hui, un vrai problème de crédibilités de la part des locataires du Palais du Peuple. Quel crédit peut-on accorder aux députés et Sénateurs qui ont applaudis et se sont tus, lorsque Joseph Kabila a pris la décision unilatérale de faire entrer en République Démocratique du Congo, la soldatesque rwandaise de Paul Kagamé, entrée avec femmes, enfants, vaches, casseroles, louches ... pour soit disant débusquer les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une rébellion hutue en provenance du Rwanda au Congo ?
Le résultat de l'opération Kimia II, destinée à éradiquer les Fdlr est sans appel: "Accusés d'être des collaborateurs, les civils ont été tués par les deux camps à la machette", accuse Human Watch Right (HWR). Vieillards, femmes et enfants auraient été attachés ensemble avant d'être égorgés "comme des poulets", selon certains des 600 témoignages recueillis par l'ONG.
L'offensive a fait plus de morts parmi les civils que chez les rebelles, avec 1400 personnes assassinées de janvier à septembre 2009.
La moitié a péri aux mains des rebelles, et l'autre moitié a été tuée par les Fardc.
Plus de 7500 femmes ont été violées. le double par rapport à 2008".
Le Conseil de Sécurité des nations a décidé le retrait de la Monuc dans le Nord-Kivu.
Le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe qui avait osé s'opposer à cette décision unilatérale de Joseph kabila a été éjecté comme un malpropre du pechoir du Palais du peuple à quelques heures de la visite de Nicolas Sarkozy à Kinshasa.
Vital Kamerhe a été remplacé par un sujet belge: Evariste Boshab.
L'un de deux belges d'orgine congolaise qui ont participé à la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo depuis les élections Louis Michel de 2006.
Or la Constitition de Liège du 18 février 2006, en son article 10, refuse la double nationalité aux Congolais : "La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre".
Comment un sujet belge, Evariste Boshab peut-il impunément présider l'Assemblée nationale en contradiction avec la Constitution sans qu'il y ait remous au Palais du Peuple ?
Où en est-on avec le moratoire de trois mois prise sous Vital Kamerhe pour les députés, Sénateurs, ministres, managers des entreprises publiques qui devraient choisir leur nationalité ?
Quelle crédibilité pour le Parlement au Congo-Kinshasa où l'opposition a été laminée, fauchée, asphxyphiée, débauchée et rendu aphone ?
Le Parlement AMP, parti-Etat, godillot et véritable caisse de résonnaissance des décisons des décisions Ampiennes (Pprd-Palu-Udemo). Quelle crédibilité pour le Parlement du Congo qui n'a jamais réclamé que Laurent Nkundabatwaré pour ses crimes contre l'humanité, viols, massacres des populations commis sur le sol congolais soit traduit à la Cour pénale internationale (Cpi) ?
Pourquoi Bosco Ntangana benéficie-t-il des droits de faveur alors que la Cpi le reclame à cor et à cri ?
Pourquoi les militaires du Cndp portent-ils les uniformes des Fardc sans aucune protestation des députés et Sénateurs ?
Impopulaires au sein de la population, les députés et Sénateurs adeptes de la ventripotence se savent à la mangeaille et se contentent de manger.
Avec leur 4X4, Il leur faut le carburant, les assurances des voitures, l'hébergement, les indemnités de sujétions particulières. Demain, ils demanderont les indemnités pour aller voir les grands-mères à Kamonia, Muanda ou kasambulesa.
N'oublons pas, ce sont eux qui votent le budget et ils sont les premiers à se servir comme sous le MPR, parti-Etat du maréchal Mobutu.
La mangercratie, le comportement picsous des députés du Burundi et de la République Démocratique du Congo prouvent à dessein que l'Afrique centrale demeure le ventre mou du continent.
Que les députés burundais aient réveillonné à l’Assemblée nationale pour s'octroyer des indemnités faramineuses et de très nombreux cadeaux, apparemment le Père Noël les a tous gâtés.
Que ceux de la RDC continuent à toucher des salaires pharoniques alors que les populations sont chosifiées, animalisées, clochardisées, les fonctionnaires sont impayés, les hôpitaux sont des mourroirs, les écoliers sont chassés dans les écoles pour non paiement des frais scolaires etc...


Commentaires
1. Le jeudi 31 décembre 2009 à 15:44, par lola 1
2. Le vendredi 1 janvier 2010 à 08:56, par Prof. Dr. Maitre YAV KATSHUNG JOSEPH
3. Le samedi 2 janvier 2010 à 01:09, par BOMA OMENA Henri
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