A Luanda, l'heure est déjà à la polémique. Le directeur de la communication de la CAF, Souleymane Habuba, a notamment dit son incompréhension face au choix de la délégation togolaise de traverser la zone en bus, alors que les quinze autres équipes sont arrivées sur les lieux de la compétition en avion.

Dans la presse angolaise de ce samedi 9 janvier 2010, le Comité d'organisation (Cocan) assure même que les Eperviers ne l'avait pas informé de son intention se rendre sur place en autocar. "Les règles sont claires: aucune équipe ne devait voyager en car.

J'ignore ce qui les a amenés à le faire. L'incident n'aurait pas dû se produire", estime même l'un de ses responsables, Virgilio Santos, dans les colonnes du journal sportif A Bola.

D'autres s'interrogeront sûrement sur le choix des organisateurs de prévoir des matchs dans cette zone instable.

Les autorités de Luanda assurent de leur côté que la région était pacifiée depuis 2006.

Disons qu' en 2006, les autorités de Luanda ont signé un accord de paix avec un des responsables du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), mais le reste du mouvement a dénoncé cet accord. Depuis, l'armée et les services de sécurité ont violé les droits de l'Homme dans la province en menant des arrestations illégales et en réprimant des journalistes, affirmait l'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch dans un rapport de juin 2009.