CAN-ATTENTAT: Le Togo mitraillé, endeuillé se retire de la compétition !
Par Freddy Mulongo, samedi 9 janvier 2010 à 19:41 :: radio :: #659 :: rss
Zurich, le 27 octobre 2009, les Cabindais de Suisse manifestent devant le siège de la FIFA
La France «condamne» !
La France a condamné vendredi 8 janvier 2010 «avec la plus grande fermeté» le mitraillage du convoi togolais se rendant à la Can en franchissant la frontière congolo-angolaise, à proximité de l’enclave de Cabinda, et a appelé les pays concernés à «tout mettre en oeuvre pour arrêter» les auteurs de l’attaque.
Antonio Bento Bembe, ministre angolais : «Un acte terroriste»
Angonio Bento Bembe, ministre angolais sans portefeuille chargé des droits de l’Homme et ancien dirigeant séparatiste du Cabinda a qualifié vendredi d’«acte terroriste» le mitraillage du convoi togolais se rendant à la Can en franchissant la frontière congolo-angolaise. «J’ai toujours associé ce genre d’actes à des actes terroristes, puisqu’ils visent des civils», a déclaré à l’Afp le ministre Bien que le Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec) ait revendiqué l’attentat, il s’est dit persuadé que cet acte n’avait pas été commis par le Flec, qu’il a dirigé jusqu’à ce qu’il signe en 2006 un accord avec le gouvernement. «Ce sont de petits groupuscules désorganisés qui parfois mènent des actions subversives, des actes terroristes, a-t-il dit. Moi, je ne peux pas dire qu’il y a encore le Flec à Cabinda, parce que j’ai fait partie de cette guérilla.»
Dans la communauté congolaise, la première réaction est de Charly Esalo, acteur politique qui adresse son soutient au gouvernement angolais dans cette épreuve qui touche toute l'Afrique.
Et si la FIFA savait ?
Voici la lettre déposée à la FIFA par la dispora cabindaise, le 27 octobre 2009
La réponse de la FIFA à la diaspora cabindaise, le 5 novembre 2009
3 questions à Jean Claude Nzita, président de la communauté cabindaise en Suisse.
1. Réveil-FM: Pourquoi tenez-vous tant à vous exprimer sur Réveil-FM ?
Jean-Claude Nzita: Réveil-FM est un média citoyen, dans la diaspora, vous êtes perçu comme la voix des sans voix et vos informations alternatives captivent l'attention de plus d'un dans nos différentes communautés de l'extérieur. Primo: Nous présentons nos condoléances aux familles éprouvées. Les Cabindais ne sont pas des terroristes comme on voudrait nous faire passer à travers ce qui vient de se passer dans notre pays. Nous n'avons pas un problème avec nos frères africains: Togolais, Maliens, Congolais, Sud-Africains, Algériens, Tchadiens, Soudanais...Nous sommes un pays sous occupation depuis 35 ans par l'Angola. Les Cabindais subissent une guerre sans micors ni caméras, de la part d'un pouvoir ursupateur et colonisateur qui est l'Angola.
2. Réveil-FM:La CAN est une fête pour toute l'Afrique où la fraternité entre Africains de différents pays est primordiale. Pourquoi nous avez-vous gaché la fête ?
Jean Claude Nzita: Notre peuple est pacifique, le peuple Cabindais est victime d'exploitation en tous genres. Savez-vous que lors des élections de 2006 en République Démocratique du Congo, beaucoup de Cabindais ont eu des cartes d'électeurs pour voter en RDC. Au Congo Brazzaville, également avec les élections de 12 juillet 2009. Les Cabindais ne doivent pas continuer à être exploité par les pouvoirs voisins qui ne reconnaissent pas sa souverainté. Monsieur Freddy Mulongo, les preuves sont là. La FIFA était informé 3 mois avant le début de la CAN que les Cabindais refusaient du faire valoir de l'occupant angolais. Après manifestation devant le siège de la FIFA à Zurich, manifestation autorisée par les autorités Suisses. Nous avions déposé une lettre à la FIFA. Elle nous a répondu le 5 décembre 2009.écrit
La FIFA en maintenant les matches du groupe B (Togo, Côte-d'Ivoire, Ghana et Burkina Faso) à Cabinda, a sans doute reçu les assurances du gouvernement angolais.Et ce dernier voulait prouvé à la FIFA et montrer à la face du monde, que les Cabindais sont matés. Or ce n'est pas le cas.
3. Réveil-FM: Qu'est-ce que vous voulez dire de plus ? Quelle est la solution pour le Cabinda ?
Jean-Claude Nzita: Nous déplorons qu'il y ait eu morts d'hommes sur notre terre. Nous voulons que la communauté internationale ne puisse plus continuer à ignorer la guerre oubliée des Cabindais qui dure depuis 35 ans face à l'occupant angolais. Nous refutons cette campagne de diabolisation qu'engage le pouvoir angolais qui traite les Cabindais de terroristes. Nous ne les sommes pas. L'Angola pille notre pétrole et nos minérais...C'est nous qui sommes victimes de l'occupation et subissons le terrorisme de l'Angola. Pour le Cabinda nous recherchons la solution juste et durable au problème cabindais, qui soit conforme au droit national portugais et au droit international onusien et prenne en compte les intérêts et les aspirations de ce peuple.
Dans la recherche de cette solution,on peut s'inspirer du cas de TIMOR-ORIENTAL ( colonie portugaise été sous domination indonésienne, aujourd'hui Indépendant ) Le principes de justice et d'équité exigent que l'affaire Cabindaise trouve sa solution dans le même schéma: la reconnaissance ou la réhabilitation par le Portugal et l'ONU du droit du peuple Cabindais à l'autodétermination et l'organisation d'un référendum qui permettrait à ce peuple de se prononcer librement et démocratiquement sur son avenir.
Le peuple cabindais ne souhaite pas la guerre. Il la manifesté à plusieurs fois et de plusieurs manières depuis le début de l'agression. Il est convaincu que le dialogue et la négociation sont les meilleurs moyens pour résoudre le problème entre l'Angola et le Cabinda.
Dans ce communiqué de Presse, on a l'impression que les autorités sportive et politiques étaient informés de la situation d'insécurité à Cabinda. Pourquoi avoir autorisé les équipes de s'y rendre ? Avez-t-on minimiser les risques ?
Dans la presse angolaise de ce samedi 9 janvier 2010, le Comité d'organisation (Cocan) assure même que les Eperviers ne l'avait pas informé de son intention se rendre sur place en autocar. "Les règles sont claires: aucune équipe ne devait voyager en car.
J'ignore ce qui les a amenés à le faire. L'incident n'aurait pas dû se produire", estime même l'un de ses responsables, Virgilio Santos, dans les colonnes du journal sportif A Bola.
D'autres s'interrogeront sûrement sur le choix des organisateurs de prévoir des matchs dans cette zone instable.
Les autorités de Luanda assurent de leur côté que la région était pacifiée depuis 2006.
Disons qu' en 2006, les autorités de Luanda ont signé un accord de paix avec un des responsables du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), mais le reste du mouvement a dénoncé cet accord. Depuis, l'armée et les services de sécurité ont violé les droits de l'Homme dans la province en menant des arrestations illégales et en réprimant des journalistes, affirmait l'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch dans un rapport de juin 2009.


Commentaires
1. Le dimanche 10 janvier 2010 à 03:02, par futi
2. Le dimanche 10 janvier 2010 à 10:17, par Matembo Kitoy
3. Le lundi 11 janvier 2010 à 09:25, par Le Saint Interlocuteur.
4. Le lundi 11 janvier 2010 à 15:52, par CHICK Dad
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