Cabinda: Le pouvoir togolais met hors-jeu son équipe et les autorités angolais ont arrêté deux suspects !
Par Freddy Mulongo, lundi 11 janvier 2010 à 18:00 :: radio :: #661 :: rss
La police angolaise escorte le bus de l'équipe de Côte-d'ivoire, samedi 9 janvier, au Cabinda
Les pressions des dirigeants de la Confédération africaine de Foot (CAF) n'y font rien. D'ailleurs dans l'hôtel de Cabinda, qu'ils partageaient avec les Ghanéens, les Ivoiriens et les Burkinabés, les Eperviers du Togo auraient tené de convaincre leurs futurs adversaires de renoncer eux aussi. Emmanuel Adebayor se serait longtemps entretenu à ce sujet avec l'Ivoirien Didier Dogba, dont les coéquipiers ont décidé de s'aligner malgré tout.
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a appelé son homologue angolais Dos Santos, qui lui aurait garanti que la sécurité des Eléphants serait assurée. Alors que des rumeurs évoquaient un éventuel forfait du Ghana, de la Mozambique et du Mali, seul le retrait du Togo était entériné hier.
La CAF a décidé de ne pas sanctionner l'équipe pour cette défection.
Pour le gouvernement togolais, la décision de quitter la Can, est une décision murie depuis vendredi, jour de la fusillade contre le bus des joueurs du Togo. "Ce serait irresponsable de la par des autorités togolaises de laisser continuer les joueurs à Cabinda" a tonné le premier ministre Gilbert Foussoun Houngbo, qui a fait affrété un avion pour rapatrier son équipe.
Les Eperviers ont regagné leur nid malgré d'ultimes tractations de la Caf.
Les autorités angolaises ont arrêté deux personnes suspectées d’avoir participé à la fusillade du vendredi 8 janvier, au Nord de l'Angola, contre l’équipe nationale de football togolaise. Le gardien de but Kodjovi Obilalé, l’un des neuf blessés, a été opéré samedi à Johannesburg (Afrique du Sud) et poursuit sa convalescence normalement.
L’Angola est en chasse. Le pays de José Eduardo dos Santos traque les auteurs de la fusillade qui a visé vendredi 8 janvier la délégation de l’équipe togolaise de football, alors en route pour la Coupe d'Afrique des nations (Can). Deux personnes ont d’ores et déjà été arrêtées. Le procureur Antonio Nito a précisé lundi 11 janvier qu’elles appartiennent à la rébellion du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec).
« Les deux militants du Flec ont été capturés sur les lieux de l'incident, la route vers Massabi qui relie l'Angola et le Congo », a-t-il indiqué dans un communiqué repris par l'agence de presse Angop.


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