Soyinka, l'intello engagé

Après des études aux universités d'Ibadan et de Leeds, Soyinka travaille au Royal Court Theatre de Londres. Par la suite, il fonde plusieurs troupes théâtrales au Nigéria dont « 1960, Masks drama troupe », et occupera de nombreux postes universitaires: à Ibadan, Ife et Lagos.

En 1952, Soyinka crée l'association « The Pyrate » à l'université d'Ibadan afin de combattre la mentalité coloniale.

En 1962, il oppose au célèbre concept de négritude, fondé par Léopold Sédar Senghor, le concept de tigritude à propos duquel il dira « qu'un tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore. ».

L'auteur est emprisonné au Nigéria entre 1967 et 1969 pour avoir soutenu le mouvement d'indépendance du Biafra[2]. Après sa libération, il reste basé au Nigéria, notamment aux départements d'art dramatique d'Ife et d'Ibadan, mais voyage à travers le monde pour mettre en scène ses pièces, donner des conférences et éditer des magazines littéraires comme Transition.

En 1994, il est contraint à l'exil après avoir été condamné à mort par le gouvernement de Sani Abacha. Il ne pourra rentrer au pays qu'après la mort du dictateur, en 1998.

Il est également l'un des co-fondateurs du parlement des écrivains et le président de la Communauté africaine de la Culture