Togo-Elections: Faure Eyadéma a-t-il peur de Koffi Yamgname ?
Par Freddy Mulongo, jeudi 4 février 2010 à 16:23 :: radio :: #698 :: rss

Koffi Yamgname, candidat-président de la République du Togo, victime d'une manigance du régime Eyadéma Fils

Acte de notorieté de Koffi yamgname
La Cour constitutionnelle du Togo a rejeté la candidature de Kofi Yamgnane pour la présidentielle du 28 février 2010, a appris la rédaction de Réveil-FM de source fiable au sein de la diaspora togolaise et aussi sur son site facebook. Il est reproché à Koffi Yamgname, Franco-Togolais, qui s'est engagé à renoncer à sa nationalité française pour servir le Togo, une incertitude sur sa date de naissance.
Lors de sa tournée européenne, Koffi Yamgname est le premier candidat à la magistrature suprême d'un pays africain pré-démocratique à avoir signé avec la Plate forme Panafricaine en France, le dimanche 20 décembre 2009 à Montreuil dans la banlieue parisienne, un protocole d'accord en s'engageant ouvertement devant les diaspora africaines : d'encourager la pluralité d'opinions au Togo, de s'abstenir de museler l'opposition encore moins les journalistes, de permettre à ce que les richesses du Togo profitent d'abord aux Togolais etc...
Au pays où les urnes circulent emportées sur les dos par des militaires, la tricherie ne suffit plus. Il faut éliminer les candidats valables et se présenter avec "les poids mouches" de la politique togolaise, qui n'ont pas la carrure de Koffi Yamgname encore moins le charisme de Gilchrist Olympio.
La dictature dynastique du clan Eyadema est en marche au Togo. Dire que c'est la société belge ZETES qui va livrer les Kits électoraux au Togo. La même société avait livré en République Démocratique du Congo lors des élections Louis Michel de 2006, les Congolais connaissaient les résultats avant la proclamation, de nombreux fantômes et étrangers avaient voté. Espérons que
C'est une autoroute qui est ouverte au Togo pour le fils du dictateur Eyadéma qui est arrivé de la manière dont on sait.
La liste des candidats à la succession de Faure Gnassingbé, actuel président du Togo a été rendue publique mardi 2 février 2010 à Lomé, par la Cour constitutionnelle dans la capitale togolaise. Grande surprise : le nom de l’ancien secrétaire d’Etat de Mitterrand et ancien maire de Saint-Coulitz (Finistère), Koffi Yamgnane n’y figure pas.
Une incertitude sur la date de naissance de l’opposant-candidat au régime du Rassemblement du peuple togolais au pouvoir (RPT) sera à l’origine de ce rejet. En effet, selon la Cour, les documents français de l’intéressé indiquent le 11 octobre 1945 comme date de naissance, alors que ceux du Togo font mention du 31 décembre 1945.
« Cette situation est de nature à semer la confusion sur l’identité de la personne et par voie de conséquence à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays », a justifié Abdou Assoumah, président de la plus haute juridiction du pays.
L’opposant a réagi à cette décision, la qualifiant de malheureux pour le Togo et de manœuvre pour l’écarter. « C’est une décision qui vise à m’écarter de la course. Je suis devenu un candidat sérieux capable de bousculer le pouvoir. Je suis par conséquent malheureux pour les Togolais. Le RPT pense qu’il va rester éternellement au pouvoir au Togo », a-t-il fait remarquer.
Les noms des sept autres candidats ont été validés par la Cour constitutionnelle. Il s’agit de Nicolas Lawson, Agbéyomé Kodjo, Jean-Pierre Fabre, Yawovi Agboyibo, Brigitte Adjamagbo-Johnson, Bassabi Kagbara et Faure Gnassingbé.
A travers son mouvement, "Sursaut-Togo", Koffi Yamgname voulait convaincre les Togolais ainsi que ses adversaires politiques et surtout mettre fin à la "peur, omniprésente dans les yeux des Togolais". Par un programme réaliste, il voulait persuader ses compatriotes que le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti présidentiel, est frappé d’obsolescence. De nombreux africains sont convaincus aujourd'hui que le régime de Lomé suit le même sillon que celui d'Eyadema père. Rien de nouveau sous le soleil du Togo.
Croire que l'éviction de la candidature de Koffi Yamgname ne concerne que les Togolais serait une grave erreur, c'est un problème africain où les dynasties des fils qui remplacent les pères avec ou sans élections se mettent en place comme aux temps féodaux.


Commentaires
1. Le jeudi 4 février 2010 à 19:32, par Nambo
2. Le vendredi 5 février 2010 à 15:12, par Koffi
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