Paris, Roger Milla tacle la CAF !
Par Freddy Mulongo, dimanche 14 février 2010 à 19:25 :: radio :: #707 :: rss
Paris, jeudi 11 février 2010, au Cape, Roger Milla lors de la présentation de Palufoot et Hervé Verhoosel, membre du comité exécutif campagne, responsable des relations extérieures au partenariat Roll Back Malaria
Des équipes de football, des joueurs internationaux et des célébrités ont décidé de s'associer à des partenaires publics et privés de lutte contre le paludisme. Cette campagne a pour objet de sensibiliser les opinions publiques et les décideurs politiques pour faire passer des messages de sensibilisation et de prévention.
L'Afrique étant le continent le plus lourdement touché par le paludisme, la Coupe du Monde représente donc une formidable opportunité pour attirer l'attention d'un public très large.
Le paludisme est une maladie mortelle qui décime près de 900.000 personnes chaque année.
L'Afrique est concernée par 90% de cas de paludisme, 80% des décès sont des enfants de moins de cinq ans.Chose étonnante, les célébrités footballistique africains engagés dans cette campagne s'appuient directement à la FIFA en zappant la CAF.
A la question de savoir pourquoi avoir enjambé cette dernière, le Camerounais Roger Milla, la légende vivante du football africain, a déclaré:" Les Coupes d’Afrique sont mal organisées " a-t-il fait constater en s’appuyant sur les exemples négatifs de l’édition 2010 en Angola.
Cette édition a beaucoup fait parler du drame vécu par les Eperviers du Togo avant le début de l’épreuve, que des matches et des coulisses de la compétition. Très mécontent de la façon dont le dossier a été traité par la CAF, Milla a appelé à ce que ce malheur serve de leçon aux autres pays africains.
Selon la conviction du meilleur joueur africain de ces cinquante dernières années, " même si les Togolais avaient eu tort, il fallait discuter avec eux. Et je ne vois pas où le Togo avait tort ! Parce qu’il n’y a aucun règlement qui dit qu’une équipe doit prendre un bus ou un avion ! Je ne sais pas si je peux vous dire si la CAF est responsable, mais ce n’est pas une question de responsabilité, c’est une question d’humanité !
Quand un bus d’une équipe est mitraillé, c’est la moindre des choses d’envoyer un représentant pour s’excuser. Il n’y a pas que les Togolais de fâchés. Même les autres pays sont énervés ". Le cameronais Issa Hayatou , président de la CAF depuis 22 ans appréciera ! La CAF qui est critiquée par toutes les populations africaines sur sa décision sans coeur de susprendre l'équipe du Togo pour deux Can.
Le football africain est-il à l’image de la gouvernance des Etats africains ? Nous sommes tentés de répondre par l’affirmative, tant il existe aussi des déconvenues à ce niveau.
Après 27 éditions, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) balbutie dans son organisation pratique. Et la toute dernière tenue en Angola du 10 au 31 janvier laisse derrière elle, des manquements notoires donnant un discrédit total à l’instance dirigeante du football africain.
La CAN 2010 en Angola a été la preuve évidente du déclin du football africain tant dans l’organisation que dans les compétitions. Le premier élément qui le montre est sans doute le mauvais état des pelouses.
Certains terrains ont perdu leur gazon dès les premiers matches. Ce qui veut dire que le gazon n’a pas eu le temps suffisant pour tenir au sol. Et à ce propos, on se demande si la Confédération Africaine de Football (CAF) a pris le temps de faire au préalable des visites techniques utiles. Evidemment non !
Car on se rappelle encore qu’en 2000, à quelques deux mois de la CAN, le Zimbabwe, pays qui devrait organiser l’édition, avait été jugé inapte parce que ses stades ne répondaient pas à la règle établie.
Pourquoi cette sentence a épargné l’Angola ? Toujours dans la foulée des ratés, il est important de noter que les Aigles du Mali, eux, ont été privés d’entraînement sous le regard hypocrite ou impuissant de Issa Hayatou et ses collaborateurs.
Et ce ne sont pas les exactions et autres arrestations subit par des supporters et journalistes qui auront donné une bonne image à cette manifestation sportive.
A cela, s’ajoutent les matches qui se déroulaient dans des stades presque vides donnant un goût fade à cette édition déroulée dans ce pays divisé, qui n’a pas encore fini de résoudre la question des rebelles.


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