UNESCO: La théocratie est un danger pour la démocratie !
Par Freddy Mulongo, samedi 20 février 2010 à 14:42 :: radio :: #718 :: rss
Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, l'un de vingt paneliste sur la paix, dialogue entre cultures et Freddy Mulongo.©UNESCO/Michel Ravassard
Freddy Mulongo et Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature 1986. La théocratie est un danger pour la démocratie est son cri de coeur.©Agence Globepix/Xavier Mouthon
Pour Kjell Magne Bondevick, ancien Premeir ministre de Norvège à deux reprises ( 1997-200 et 2001-2005), fondateur et président du Centre pour la paix et les Droits de l'homme d'Oslo. De février 2006 à juin 2007, il a été envoyé spécial des Nations Unies pour la situation humanitaire dans la Corne de l'Afrique, Kjell Magne Bondevik croit que les religions sont au coeur de défi. Elles engendrent les tensions et conflits. Les religions et les cultures ne se connaissant pas d'où les stéréotypes ennemis.
Les sources de conflits étant souvent: le problème d'accès aux ressources, la religion et la politique. Les politiques n'hésitent pas à instrumentaliser la culture et la religion à des fins politiques.
Pour arriver à la reconciliation et la paix dans le monde, il faudra rassembler au delà des frontières. Les politiques comme les religieux ont une lourde responsabilité. Coexister signifie dialoguer et celui-ci est un processus en continu". Kjelle Magne Bondevik qui est diplômé de théologie de la Faculté libre de théologie de Norvège ssait de quoi il parle.
Prix Nobel de littérature, Wole Soyinka est l'un des plus grands écrivains africains. Dramaturge négérian, poète, romancier et essayiste, il apublié plus de 30 ouvrages et participe à plusieurs Organistaions internationales consacrées à la culture et à la défense des droits de l'homme. Pour Wole Soyinka:" la religion se trouve dans le domaine public parce qu'il participe à l'enrichissement de l'individu. C'est la théocratie qui doit être deparé de la gouvernance. La théocratie menace la paix mondiale."
Monseigneur Francesco Follo, Prélat d'honneur de sa sainteté au Vatican depuis le 27 mai 2000, observateur permanent ermanent du Saint Siège auprès de l'Unesco, pense "qu'il ne faudrait surtout pas reduire les conflits de religions entre l'islam et l'Occident. Il faut aussi penser à l'Afrique. Au Soudan, à Darfour, il ya eu plus de 300.000 morts intramusulmans. Les Occidentaux qui vivent confortablement dans leur cocons ne se sentent pas concernés. Le monde est entrain de tomber en miettes car il ya plus des frontières. Apprenons à tolérer les autres. L'autre quelqu'il soit ! Nous ne sommes pas nés pour vivre comme des animaux mais avec vertus et connaissances. Or c'est l'ignorance de l'autre qui crée des préjugés."
Mustafa Ceric, Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine, qui après un séjour aux Etats-Unis, devient en 1987 Imam principal à Zagreb en Croatie, sa mosquée est un des centres intellectuels et spirituels des bossniques musulmans. Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine depuis 1993, il est membre du Conseil européen de responsables religieux (CMRP), affilié à la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix a dit que " la religion est une foi, c'est-à-dire un rituel collectif pas seulement une attitude individuelle. Il faut l'accepter et encourager le dialogue religieux."
Madame Atiya Inayatullah qui a consacré une grande partie de son travail au planning familial au Pakistan. Elle reconnue comme l'une des spécialistes mondiale de la planification des populations. Ancienne Présidente du Conseil exécutif de l'Unesco, elle est réputée pour ses interventions dans les domaines des relations internationales, des droits de l'homme, de l'égalité des sexes et du développement social au niveau international qu'au Pakistan. Pour elle, "tous les ismes: islamisme, terrorisme... poussent à l'islmophobie, angle d'aveuglement pour certains esprits étroits. D'où le syndorme de la vengeance de ceux qui se sentent lésés et visés. Il faut impérativement organiser des forums de dialogue."
May Childiac pose la question de savoir si la liberté de presse est un combat ou un dialogue ? Faut-il nécessairement dialoguer avec les poseurs de bombes ? Ceux qui emprisonnent ? Font des arrestations arbitraires ? Tuent à tour des bras ? Terrorisent les journalistes et les empêcheurs de tour en rond ? A chacun son choix de réponse.
En République Démocratique du Congo on sait aujourd'hui que la "Congolité" a été utilisée pour de visions électoralistes par ceux-là mêmes qui se disaient victimes du concept mais comme par hasard ce sont eux qui écument tous les pouvoirs au Congo-Kinshasa. Dommage que les étouffeurs de libertés de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) et la Commission Electorale Indéendance (CEI) aient la mémoire courte.
Et les Eglises et les serviteurs de Dieu pour les élections Louis Michel de 2006 qui avaient pris position ouvertement pour un candidat plutôt que les autres, ont-ils leur conscience tranquille ?
Lorsque les religieux, les religions sont instrumentalisés par les politiques pour de fins politiques, n'est-ce pas un danger pour une démocratie balbutiante dans un pas pré-démocratique comme la RDC ?


Commentaires
1. Le samedi 20 février 2010 à 16:46, par Lumona Henrique Simao Ladeira
2. Le samedi 20 février 2010 à 17:03, par alfredo kasololo
3. Le samedi 20 février 2010 à 19:23, par MATHY
4. Le samedi 20 février 2010 à 21:21, par Jacques Lumbwele
5. Le dimanche 21 février 2010 à 12:31, par Mupoya
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