La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mercredi 31 mars 2010

Hervé Bourges , l'Africain

Dans une ambiance à la fois protocolaire et chaleureuse, le stand du Bassin du Congo a réussi son entrée au Salon du Livre sous l'égide du ministère de la Culture et des arts congolais. Vert et majestueux comme la forêt d'Afrique Centrale le stand « Livres et Auteurs du Bassin du Congo » n'est pas passé inaperçu.

Paris, mardi 2010, Hervé Bourges et Freddy Mulongo salon du livre

Le public convié pour l'inauguration du 30e Salon du livre ne s'y est pas trompé ; il est venu nombreux pour découvrir les ouvrages proposés sur le stand large de près de 140 mètres carrés, sont exposés des ouvrages d'écrivains de tous les pays du Bassin du Congo, de l'Angola au Tchad en passant par le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et Sao-Tomé et Principe. La présence sur le même stand au 30ème Salon du livre de Paris des auteurs et livres du Bassin du Congo est un bel exemple de brassage entre écrivains africains de sensibilités et de générations différentes. Les écrivains ont senti le besoin de se regrouper, de se mettre ensemble, de mutualiser leur participation. Intervenant à l'une de table ronde sur les médias et le journalisme en Afrique. Hervé Bourges a également dédicacé son livre sur Léopold Sédar Senghor, lumière noire. Ami des puissants,dit-on, faiseur de rois, l'ex- patron du Conseil supérieur de l'audiovisuel, est l'un des personnages les plus courtisés de la République.

Ce mitterrandien à la carrière hors normes. Charmeur, byzantin à l'excès, presque trop habile. Dirigeant exceptionnel, talentueux, boulimique, cabotin et retors, Hervé Bourges est personnage clef de l'audiovisuel français. Il connaît chaque parcelle du paysage audiovisuel français: il y butine, depuis plus vingt ans.

Excellant dans le rôle de l'homme providentiel, Bourges a occupé pratiquement tous les postes, depuis janvier 1982: directeur général de Radio France internationale, PDG de TF 1, de la Sofirad-RMC, puis de France Télévision. Avant de se faire parachuter par François Mitterrand sur le CSA, dont il tient solidement les rênes depuis janvier 1995. En 2001 , il préside de l'UPF (Union internationale de la presse francophone) et depuis. 2009, il est président du Comité permanent de la diversité de France Télévisions.

L' ex-patron du CSA français et vieux routier de l'enseignement du journalisme à la fois en Afrique (Yaoundé) qu'en France (Lille), évoque des évolutions du métier que nous, fous du web, pressentons, mais que l'establishment de la presse en République Démocratique du Congo continue d'ignorer alors que le grand chambardement est pour très bientôt. Hervé Bourges pense que : "Les toutes prochaines années vont permettre à la presse internet de se développer considérablement sur le continent africain grâce à l'arrivée d'une nouvelle génération de terminaux - les téléphones portables connectés - qui dispenseront leurs propriétaires d'utiliser un ordinateur pour accéder à l'information sur internet. Les spécialistes du développement des réseaux estiment que les futurs internautes se connecteront à la Toile non pas par des ordinateurs, mais via des téléphones portables de troisième génération. Ces téléphones seront de plus en plus disponibles en Afrique à des prix abordables : il ne fait aucun doute que leur usage va révolutionner l'accès à l'information, mais aussi à l'expression, en commençant par les jeunes générations. Dès lors, l'Afrique fera un pas de géant et gommmera ce qui subsiste de la fracture numérique." Hervé Bourges ajoute : "Il faut faire confiance aux journalistes pour tirer le meilleur parti de ces évolutions rapides."

Le projet d'une chaîne internationale africaine ‘‘doit être concrétisé'' pour donner ‘‘une vitrine de l'audiovisuel africain'', a plaidé l'ancien président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) français, Hervé Bourges. ‘‘L'audiovisuel africain doit désormais profiter des solutions numériques pour trouver un relais de croissance dans les nouvelles technologies : mais les tuyaux n'ont de sens que si les images qu'ils acheminent sont de bonne qualité, enracinées dans les identités africaines et tournées vers la modernité''.

La Haute Autorité des Médias n' a plus d'âme !

Hervé Bourges a suivi de près, l'installation de la Haute Autorité des Médias (HAM) en République Démocratique du Congo. La HAM s'est fourvoyée avec un autoritarisme indescriptible. Il regrette que la France s'est fait avoir, à travers la coopération française, elle a soutenue une instance de régulation qui au lieu de réguler les médias en promouvant la liberté d'expression s'est transformée en prédatrice de cette liberté. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a soutenu la HAM: soutiens logistiques, formations de membres, visites à Paris etc...Le parachutage de Modeste Mutinga au Sénat, son choix pour la ventripotence au détriment de la corporation qu'il était censé défendre ne passe pas chez Herve Bourges. On sent de l'émotion dans sa voix lorsqu'il en parle. Réguler ne veut pas nécessairement castrer la liberté d'expression. Or c'est ce qui se vit en République Démocratique du Congo. Ayant assumé la présidence de la Haute Autorité des Médias, Modeste Mutinga devrait être contraint au devoir de réserve de quelques années. Or il a fait campagne tout en demeurant président de la HAM, il a démissionné la veille de son entrée au Sénat pour le compte du parti au pouvoir. Et les décisions farfelues qui continuent à émaner de cette instance de régulation surtout avec la suspension de "Le Lingala Facile" prouve à dessein que les prédateurs ont encore les mains muselleuses au Congo Kinshasa

Lucien Tshipumpu wa Tshipumpu

Au cours de notre entretien, Hervé Bourges s'est souvenu de son ami Lucien Tshimpumpu wa Tshimpumpu, qui à Paris habitait non loin du siège de l'UPF. Personnellement je garde de lui investissement dans le comité préparatoire des assises de la refondation de l'Union Nationale de la Presse Congolaise qui a eu lieu au Centre Nganda à Kintambo. Il voyait à peine mais venait tout le temps aux réunions. Lucien Tshimpumpu était malade depuis plusieurs mois et les soins exigeaient beaucoup d’argent et son transfert dans des cliniques spécialisées. Faute des moyens, il n’avait pu quitté le pays. Il avait été transféré de la Clinique Ngaliema pour les Cliniques universitaires où il a rendu l’âme le jeudi 25 août vers 20h30. Il aura marqué plusieurs événements sportifs ayant connu la participation congolaise notamment la Coupe du monde 1974 en Allemagne. Lucien Tshimpumpu a également été un des artisans de l’organisation en 1974 à Kinshasa du combat du siècle opposant les deux poids lourds américains Mohamed Ali et George Foreman.

Lire la suite

Nicolas Sarkozy et Barack Obama affichent leur complicité !

Les deux présidents ont tenu une conférence de presse bien huilée mardi 30 mars 2010 soir...

Washington, mardi 30 mars 2010, les présidents Nicolas Sarkozy et Barack Obama à la maison Blanche

Après un entretien privé d'une heure et avant un dîner «entre amis» à la Maison Blanche, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont affiché leur union lors d'une conférence de presse conjointe, en présence de deux ministres français Bernard Kouchner et Christine Lagarde. Relations franco-américaines, Afghanistan, Iran, Proche-Orient, contrat des avions ravitailleurs... Ils ont passés en revue les grands dossiers. Avec «des points de vue alignés comme rarement», «parfois en désaccord» mais toujours dans un climat «de confiance mutuelle». mars

Les relations franco-américaines au beau fixe

Ton chaleureux, plaisanteries, main de Barack Obama sur l'épaule de Nicolas Sarkozy, tutoiement de ce dernier, questions des médias limitées à une par pays... Ils auraient voulu montrer au monde qu'ils étaient toujours «copains» qu'ils ne s'y seraient pas pris autrement.

Chacun y est allé de son couplet sur l'amitié franco-américaine, «la plus ancienne et l'une des plus importantes», selon Obama. Interrogé sur «l'ouverture» des Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a balayé toute tension. «Quand les gens commentent nos entretiens téléphoniques, c'est à croire qu'on est sur écoute», a-t-il ironisé.

Avant de louer son homologue: «Quand Barack Obama dit quelque chose, il tient parole. S'il le peut, il délivre. S'il ne peut pas, il le dit.» Des désaccords? «Bien entendu que l'on ne peut être d'accord sur tout. Il défend l'intérêt des Etats-Unis, et moi, de la France», riposte le président français. Mais pour lui, l'important est «de tout pouvoir mettre sur la table».

Les dossiers internationaux «main dans la main»

Une vraie semi-annonce: sur l'Iran, Barack Obama «espère» un accord de la communauté internationale pour imposer des «sanctions sévères» à Téhéran dans «les prochaines semaines». Il se refusait jusqu'ici à donner un calendrier.

L'Iran ne peut continuer «sa course folle» au nucléaire, a ajouté Nicolas Sarkozy. Les deux ont cependant reconnu qu'il restait du boulot avant un consensus international, évoquant les réticences de la Chine –sans la nommer.

Concernant l'Afghanistan, Paris «soutient» le plan d'Obama. La question d'éventuels renforts français, souhaités par le président américain, n'a pas été abordée. L'Elysée a cependant fait savoir après la conférence que Nicolas Sarkozy serait prêt, le moment venu, à accroître ses efforts en matière de formation des militaires et des policiers afghans.

Sur le Proche-Orient, Nicolas Sarkozy estime «que c'est une très bonne nouvelle de voir les Etats-Unis s'engager à ce point». Il soutient «la condamnation du processus de colonisation» par Barack Obama alors que Washington a haussé le ton face au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine dernière.

Copenhague et la réforme du système financier ont rapidement été évoqués, les deux présidents assurant travailler «main dans la main». «La France va avoir du boulot» avec l'organisation du sommet du G20 en 2011, a plaisanté Obama.

Le dossier qui fâche (un peu): les avions ravitailleurs

«Je fais confiance» au président américain, assure son homologue français, qui s'attend à ce que l'appel d'offre soit «fair» («équitable» –en anglais dans le texte),

. «Le processus sera libre et juste, et la confiance est justifiée», jure Obama, alors que Paris et Berlin ont dénoncé ces dernières semaines un «processus biaisé».

Lire la suite

lundi 29 mars 2010

François Mwamba répond à Olivier Kamitatu, fervent tripatouilleur de la Constitution de Liège !

En République Démocratique du Congo, le ridicule ne tue pas. Olivier kamitatu est culotté. Sous l'instigation et la bénédiction de Louis Michel, lui qui avait en tant que président de l'Assemblée nationale, pour le compte du Mouvement de Libération du Congo (MLC) offert des jeeps X-Trail aux députés de la transition pour voter la Constitution de Liège, avec enveloppes, sans débat au Parlement, "le girouette politique de la République" a déclaré récemment dans une interview à Jeune Afrique (N°2564) que :" Le chef de l'Etat doit avoir plus de pouvoir".

François Mwamba, Député et secrétaire Général du MLC

Cette plaidoirie de celui qui était encore il y a à peine quatre ans, président de l'Assemblée nationale, laisse pantois les Congolais et donne une indication claire de l'ampleur, de la réforme constitutionnelle que concocte l'AMP, Parti-Etat au pouvoir à Kinshasa.

Olivier Kamitatu qui sous la transition travaillait déjà pour Joseph Kabila et contre son parti, le MLC qui l'avait placé au perchoir du Parlement, en habile caméléon politique, "traverseur de rue" et vagabond idéologique, a déjà dérouté plus d'un Congolais qui croyait encore en lui.

Beau parleur, l'homme s'exprime tellement bien que plusieurs personnes ont été victimes de son jeu.

Nommé secrétaire général du MLC, Olivier Kamitatu n'avait pas un clou en rejoignant le MLC et même en arrivant à Kinshasa, il a tout suite flairé ce que sa traitrise à l'égard de Jean Pierre Bemba, du MLC et du peuple congolais allait lui rapporté: maisons, véhicules, honneurs etc. Olivier Kamitatu a vite retourné sa veste, monnayé sa traitrise et capitalisé son débauchage. Le Joséphiste de la 25è heure n'est pas à cours d'idées !

Après avoir embourbé la République Démocratique du Congo dans une voie sans issue avec la Constitution monarchique de Liège, Olivier Kamitatu remet en question l'équilibre des pouvoirs au sein de l'exécutif. Pour lui, la réforme constitutionnelle pourrait aller jusqu'à la suppression du poste de Premier ministre. Il n'expose malheureusement pas les motivations d'une telle réforme et ne s'explique pas sur sa pertinence.

Pour François Mwamba, Député, ancien ministre du Budget sous 1+4, est le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC), dans Jeune Afrique (N°2568), précise que la Constitution de 2006 accorde des pouvoirs suffisamment étendus au Chef de l'Etat sans qu'il soit encore nécessaire de les renforcer. Il dispose du pouvoir de nommer et, le cas échéant , de révoquer le Premier ministre.

Tirant les leçons d'un passé encore récent, le législateur a voulu, avec cette Constitution, tourner la page des années de conflits et d'autocratie, quand la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme fermait la porte à toute possibilité d'alternance politique. Il a donc opté pour des institutions fortes plutôt que pour un homme fort, aussi providentiel soit-il.

L'inefficacité de la majorité actuellement au pouvoir n'est pas due à la Constitution. A sa manière, Olivier Kamitatu le reconnait, l'attribuant à des "blocages" qui seraient inhérents à toute coalition gouvernementale. Or, chacun peut vérifier que si aucun parti politique ne dispose, à lui seul, de la majorité à l'Assemblée nationale, c'est avant tout la conséquence de la règle de la proportionnelle dont le même Olivier Kamitatu avait fait don à la nation, par le biais de la loi électorale votée alors qu'il occupait ses fonctions antérieures à l'Assemblée nationale.

Mais l'immobilisme actuel a une autre raison: en 2006 la majorité a remporté la présidentielle sans avoir élaboré un projet politique. Sa seule ambition était le partage des postes ministériels, sur lequel chacun des membres de la majorité était d'accord dès le lendemain du scrutin.

Lire la suite

Italie: Silvio Berlusconi a presque 5 ans, il est Ghanéen

Un ouvrier d'origine ghanéenne vivant en Italie a décidé d'appeler son fils de bientôt cinq ans du prénom de "Silvio Berlusconi", en hommage au "grand chef politique" qui gouverne l'Italie aujourd'hui.

Ainsi, il existe un second Silvio Berlusconi, mais celui-ci est un enfant d'origine ghanéenne. Son père, Anthony Boahene est ouvrier métallurgique dans la cité industrielle de Modène, dans le Nord de l'Italie, il est arrivé en Italie en 2002, lors de la première gouvernance de Silvio Berlusconi.

Il voue à Silvio Berlusconi, une reconnaissance quasi éternelle : "Je pense que je dois mon permis de séjour à Berlusconi.

Je voulais donner à mon fils le nom d'un grand chef politique. Berlusconi me plaît, tout me plaît de lui". En arrivant en Italie, l'homme a mis un point d'honneur à faire venir progressivement ses trois enfants, dont un né en 2005 qui se nomme désormais Silvio Berlusconi Boahene.

Lire la suite

Haut-Uélé: Bain de sang au Congo

Des rebelles ougandais ont tué plus de 3 civils au nord de la République démocratique du Congo. En dix-huit mois, la LRA aurait perdu 60 % de ses effectifs. Depuis, le mouvement vivote entre le Congo, le Soudan et le Centre-Afrique. Les enlèvements de décembre auraient eu pour but de regarnir ses rangs. Anneke Van Woudenberg, de Human Rights Watch, met en garde : “Ces atrocités démontrent que la LRA reste une menace pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais.” Selon Human Rights Watch, les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur auraient tué 321 personnes et enlevé 250 autres Congolais dont des enfants en décembre 2009.

Une victime congolaise des exactions de la LRA, en février 2009.

Ce compatriote, habitant de Napopo dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, porte la cicatrice d'un coup de machette que lui ont infligé des rebelles de la LRA, en février 2009.

L’ONG Human Rights Watch a surnommé cette zone “le chemin de la mort”. Pendant quatre jours de décembre 2009, une trentaine de rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont semé la mort dans plusieurs villages du nord-ouest de la République démocratique du Congo. Selon un rapport de l’ONG, publié hier, ils auraient tué “au moins 321 civils et enlevé 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants”.

La majorité des victimes seraient des hommes “que les combattants de la LRA ont d’abord ligotés, avant de les tuer à coups de machettes ou de leur écraser le crâne à coups de hache et de lourds gourdins”. Les autorités ont trouvé les jours suivants des corps tout au long du trajet effectué par la LRA, sur une distance de 105 kilomètres. La région, selon les témoins, a été remplie de l’“odeur de la mort” des semaines durant.

Mais ce coin du Congo est tellement reculé – il n’y a ni électricité ni routes – qu’il a fallu trois mois pour que l’ampleur du massacre soit connue. La rébellion de la LRA, active depuis 1988 dans le nord de l’Ouganda, est l’une des plus brutales au monde. Forte de plusieurs milliers de soldats dans les années 1990, elle a été affaiblie par la riposte de l’armée ougandaise, qui bénéficie depuis quelques années de millions de dollars d’aide des Etats-Unis.

Lire la suite

samedi 27 mars 2010

Pédophilie: Cacher ou punir, le Vatican a choisi !

Face aux scandales de pédophilie qui éclaboussent l'Eglise catholique, les évêques de France disent éprouver «tous honte et regrets devant ces actes abominables», dans un «message cordial de soutien» adressé ce vendredi 26 mars 2010 au pape Benoît XVI.

Dessin de Pismetrovic paru dans la Kleine Zeitung, Autriche.

«Ceux qui ont commis ces actes défigurent notre Église, blessent les communautés chrétiennes et étendent la suspicion sur tous les membres du clergé», ont écrit les évêques à l'issue de leur assemblée plénière de printemps qui s'est tenue cette semaine à Lourdes (Hautes Pyrénées).

Dans cette lettre de «soutien» à Benoît XVI, ils déplorent que des événements soient «utilisés dans une campagne pour s'attaquer» au pape et à sa mission.

Nouvelle affaire aux Etats-Unis

Les évêques font référence aux multiples cas de pédophilie dans l'Eglise, récents ou exhumés après des années de silence. Ainsi, dans la très catholique Irlande, six évêques ont démissionné, coupables d'avoir su et de s'être tus.

Le pape a reconnu le 20 mars la responsabilité de toute l'Église catholique dans les abus pédophiles commis par des prêtres et religieux d'Irlande et exprimé sa «honte», dans une lettre aux fidèles de ce pays.

Mais mercredi dernier, le journal New York Times a impliqué directement le souverain pontife en écrivant qu'il y a 20 ans, alors qu'il était cardinal, Joseph Ratzinger - futur Benoît XVI - avait protégé un prêtre américain pédophile accusé de violences sexuelles sur quelque 200 enfants sourds d'une école du Wisconsin (nord des Etats-Unis) entre 1950 et 1974.

L'actuel pape était dans les années 1990 directeur de la Congrégation de la foi. A ce titre, il était responsable de l'application du droit canon, toutes les affaires délictueuses remontaient jusqu'à lui et il avait le pouvoir de trouver des solutions internes à l'Église sans faire intervenir la justice des hommes. Les défenseurs du pape assurent au contraire qu'il n'a rien fait pour taire ces abus.

«Culture du secret»

Pour Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry (Essonne), le pape n'a jamais cherché à étouffer les affaires de pédophilie, encourageant au contraire le clergé à faire en sorte qu'elles ne restent pas secrètes.

Christian Terras, rédacteur en chef du magazine chrétien contestataire Golias, pense, lui, que le cardinal Ratzinger a entretenu «la culture du secret» sur ces affaires et qu'il «n'a pas aidé l'Église catholique à sortir du bourbier de la pédophilie».

L'Eglise catholique de France rétorque qu'elle n'est pas restée muette, ni inactive. Elle rappelle avoir publié en 2000 un document épiscopal sur le sujet et en 2002 une brochure intitulée «lutter contre la pédophilie» et dit rester «vigilante».

Débat sur le célibat relancé

Dans une interview ce mois-ci à La Croix, Mgr Philippe Hérouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF), relevait que les cas de pédophilie auxquels l'église (française) avait eu affaire étaient «des cas individuels». Il soulignait que, du fait de la séparation de l'Église et de l'État, les institutions sont moins opaques et que l'Église a pris conscience «plus tôt que d'autres» des cas de pédophilie.

L'Église s'occupe également de prévention lors de la formation des prêtres en les invitant à s'évaluer eux-mêmes, en développant la formation psychologique et en encourageant le débat.

Lire la suite

Tribu juive trouvée au Zimbabwe

Ils ressemblent en tous points à leurs compatriotes zimbabwéens, mais leurs pratiques sont singulières, écrit la BBC : les Lembas portent la kippa, ne mangent pas de porc, pratiquent la circoncision et dessinent l’étoile de David sur leurs pierres tombales.

Les Lembas au Zimbabwe

Selon leur tradition, leurs ancêtres étaient juifs et ont fui la Terre promise voilà quelque 2 500 ans. Simple mythe ? Non. “Les traditions orales des Lembas ont été confirmées par la science”, s’enthousiasme le professeur Tudor Parfitt, de l’université de Londres.

Des tests ADN réalisés par des scientifiques britanniques montrent que les Lembas ont bel et bien des origines partiellement sémites.

Ce groupe de quelque 80 000 personnes qui vit au Zimbabwe et dans le nord de l’Afrique du Sud conserve jalousement une relique qui le relie à ses ancêtres juifs : une réplique de l’Arche d’alliance qu’ils appellent Ngoma lungundu, autrement dit le tambour de la foudre. Malgré leurs pratiques juives, beaucoup de Lembas sont chrétiens, voire musulmans, indique le site d’information britannique. “Le christianisme est ma religion, et le judaïsme ma culture”, résume Perez Hamandishe, un pasteur local.

Lire la suite

vendredi 26 mars 2010

Les Congo au Salon du Livre de Paris

C’est une première. Le 30ème Salon du livre de Paris, qui se déroule du 26 au 31 mars 2010, accueille cette année le stand "Livres et auteurs du Bassin du Congo". Cette « vitrine » de la production artistique d’Afrique centrale est à l’initiative du ministère de la Culture et des Arts congolais, ainsi que du journal les Dépêches de Brazzaville.

Des tables rondes, ainsi que des séances de dédicaces sont prévues pour faire découvrir une littérature riche et pourtant peu connue du grand public en Europe. Sur 135m2, plus d’une trentaine d’artistes feront découvrir au public l’Art et la littérature d’Afrique Centrale.

« L’Arbre à Palabres », sera cet espace qui devra rappeler la place du village, selon les organisateurs. Il réunira des auteurs (comme Henry Lopes, Alain Mabanckou, Wilfried N’Sondé ou encore Jean Divassa Nyama), des artistes et le public pour des rencontres, des dédicaces et des tables rondes .

L’objectif ? Faire du stand « une vitrine de la littérature africaine », explique Meryll Mezath, rédactrice en chef du supplément littéraire des Dépêches de Brazzaville. Une occasion, pour les auteurs présents, de se faire connaître, et de vendre des livres.

Pour cela, les organisateurs travaillent « en partenariat avec l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) qui a donné une contribution », nous explique la rédactrice en chef, ce qui a permis d’avoir un budget pour faire venir les auteurs.

Une littérature africaine encore trop mal connue

République Démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Gabon, Cameroun…La littérature d’Afrique Centrale, pourtant reconnue au delà des frontières africaines, peine à se faire connaître du grand public. Et la Nouvelle Vague est déjà là. En font partie In Koli Jean Bofane, auteur de Mathématiques congolaises, ainsi que Marie-Louise Moumbu avec son roman Samantha à Kinshasa.

Des auteurs qui « écrivent les réalités de l’Afrique mais aussi au delà, les réalités du monde », assure Meryll Mezath.

Autre défi pour la littérature d’Afrique centrale : l’édition et la distribution dans le pays d’origine. Un sujet qui sera à l’ordre du jour lors d’une table ronde pendant le salon. « La situation dans l’édition est toujours très précaire, il y a un vrai problème. Car il n’y a pas de vraies structures adéquates. Malheureusement, les Etats ne prennent pas conscience de l’importance qu’il y a à avoir de vraies maisons d’édition ».

Merryl Mezath explique que les tentatives de diffusion existent cependant, mais restent encore insuffisantes. « J’encourage des actions telles que l’Alliance des Editeurs Indépendants », dit-elle. Cette association tente de rééditer des ouvrages d’auteurs africains publiés à l’étranger.

Pour cela, elle demande des droits d’auteurs à des sociétés occidentales puis édite les livres. La qualité est bonne, et le prix reste accessible. « Mais, explique la rédactrice en chef, ce n’est pas vraiment un réseau de distribution et ce n’est pas suffisant ».

Pour leur part, les Dépêches de Brazzaville ont créé les Editions du Manguier. « Il faut cependant que d’autres prennent des initiatives », insiste-t-elle.

Lire la suite

jeudi 25 mars 2010

Dominique de Villepin au Press Club

De retour d'un déplacement de quinze jours en Chine, Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a convié les journalistes au Press Club à Paris ce jeudi 25 mars 2010, pour tirer les enseignements des élections régionales et a annoncé la création d'un mouvement politique.

Paris, 25 mars 2010, Dominique de Villepin au Press-Club.

L'ancien Premier ministre estime que le scrutin régional lui ouvre un boulevard pour appeler à la refondation politique à droite, à coup sur, en point de mire, la course à l'Elysée de 2012.

La date officielle de lancement, le congrès fondateur a été fixée au 19 juin prochain " à Paris avec le souci d'apporter une contribution tout au long de ces prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet". Le nom du parti n'a pas été révélé.

"C'est parce que j'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas une nouvelle politique, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose, que j'ai décidé de créer un mouvement politique", a déclaré l'ancien Premier ministre.

Ce sera "un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous, quels que soient leur origine, leur sensibilité, leur engagement, au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés", a-t-il indiqué. Monsieur de Villepin se positionne comme un gaulliste-Républicain qui a entendu le message des français, 50% des électeurs n'ont pas voté, qui sont exaspéré par la politique actuelle du gouvernement quant-on considère le score du FN. L'UMP a été durement sanctionnée par les français qui sont inquiets selon ses propos lors de sa présentation.

Il n'a à aucun moment indqué s'il se présenterait à l'élection présidentielle de 2012, mais celà ne faisait aucun doute pour tous les journalistes et les français qui se tiennent au minimum informés de la politque nationale.

Juridiquement son ClubVillepin, association loi de 1901, créé en juillet 2009, permettait de recevoir des dons de personnes morales et donc d'entreprises. Le nouveau parti permettra, lui, de collecter des dons de particuliers. "On ne peut pas faire une campagne présidentielle sans parti, sans argent, ni statut", explique Jacques Le Guen, député du Finistère. "C'est une nécessité juridique et financière", ajoute Brigitte Girardin, la présidente du Club. Dans un premier temps, M. de Villepin avait pensé transformer directement son association en parti, mais des questions juridiques et financières l'en ont dissuadé.

Présent sur la quasi-totalité du territoire, le ClubVillepin compterait, selon Jean-Pierre Grand 15 000 adhérents. "Notamment beaucoup de maires", assure le député de l'Hérault.

Le nouveau parti villepiniste se veut totalement indépendant de l'UMP. "Il s'agira d'un rassemblement qui dépasse les clivages politiques. Nous ne nous abriterons pas sous l'UMP, nous nous inscrivons dans une démarche gaulliste. Ce ne sera ni une machine anti-UMP ni antisarkozyste, mais un mouvement au service des Français", assure Brigitte Girardin, pour rectifier les rumeurs qui plaçaient cette nouvelle formation politique dans l'orbite du parti majoritaire.

L'opération a été quelque peu gâchée. Même si les proches de Dominique de Villepin tentent d'en diminuer la portée, l'entrée de Georges Tron, l'un des fidèles lieutenants, au gouvernement est une mauvaise nouvelle. Le cercle des élus villepinistes se comptait déjà sur les doigts d'une main, une poignée de grognards qui, chaque mardi, envahissent la Salle des quatre colonnes de l'Assemblée nationale pour entretenir la flamme et servir aux médias ce qu'il faut d'acidité sur la politique de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Grand, François Goulard, Marie-Anne Montchamp, Jacques Le Guen, Hervé Mariton, Daniel Garrigue, Guy Geoffroy, se relaient.

Lire la suite

Conflit Libye-Suisse: Tripoli réclame un arbritage international !

La Libye demande que la Suisse se plie à un "arbitrage international" pour régler leur différend sur les visas, a dit mardi 23 mars 2010 l'ambassadeur libyen à Paris, Son Excellence Salah Zarem, en indiquant ne pas être au courant de la conclusion d'un accord dans la journée, évoqué lundi par l'Italie. Il était 11h34, lorsque l'ambassadeur Libyen a fait son entrée dans la salle de conférence.

Mouammar El Kadhafi, président Libyen

"La Libye est attachée au principe d'arbitrage international" et "la Suisse doit assumer ses responsabilités et mettre fin à son arrogance", a déclaré l'ambassadeur lors d'une conférence de presse.

"Pourquoi la Suisse refuse-t-elle cet arbitrage international?", a-t-il demandé en réclamant l'intervention du Parlement suisse pour pallier l'attitude d'"une ministre suisse des Affaires étrangères (Micheline Calmy-Rey) qui ne cherche pas une solution".


Allocution de SE Salah ZAREM
envoyé par imagazine. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

La Suisse et la Libye sont en crise diplomatique depuis l'interpellation musclée, en juillet 2008 à Genève, d'un fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, sur plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements.

Interrogé sur cette plainte, Salah Zarem a répondu que les deux pays n'en étaient "plus à ce niveau".

La Confédération helvétique a fait inscrire le colonel Kadhafi et 187 autres personnalités libyennes sur une liste noire de personnes ne pouvant plus obtenir de visas pour l'espace européen Schengen.

La Libye a répliqué en suspendant la délivrance de visas aux ressortissants des pays de l'espace Schengen, suscitant le mécontentement de plusieurs pays de l'UE qui s'estiment pris en otage par Berne. p> Lundi, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, avait indiqué à Bruxelles espérer "que la Suisse et la Libye pourront signer mardi (un) projet d'accord". "Je ne sais pas, je ne suis pas au courant", a répondu l'ambassadeur libyen à ce sujet. p> En vertu de cet accord, négocié par l'Allemagne et l'Espagne, la Suisse retirerait les personnalités libyennes de la liste noire Schengen tandis qu'une mesure de clémence interviendrait pour un ressortissant suisse détenu en Libye.

Salah Zarem a souligné que les deux affaires n'étaient pas liées et que le Suisse en question, condamné pour "séjour illégal et activités économiques illégales", serait remis en liberté au terme de sa peine de prison de quatre mois.

La ministre helvète des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, s’est montrée optimiste après un entretien mercredi avec son homologue européenne Catherine Ashton.

Berne pourrait lever l’interdiction de visas Schengen concernant 187 personnalités libyennes, dont Mouammar Kadhafi. Une interdiction qui avait été mise en place après une brouille avec le dirigeant lybien, dont le fils Hannibal avaient été visé par la justice suisse lors d’un séjour à Genève en juillet 2008. En représailles, la Libye avait alors interpellé deux dirigeants de sociétés helvètes sur son territoire. L’un d’entre eux a été libéré mais Max Göldi, représentant du groupe d’ingénierie ABB, est toujours incarcéré. p> L’objectif de la Suisse est donc d’obtenir la libération de son ressortissant. Mais pour l’heure Tripoli n’a fait aucun commentaire sur ce point. Seule certitude, l’Union européenne joue les médiateurs. Bruxelles n’a pas apprécié d‘être impliqué dans ce dossier épineux, qui regarde les membres de l’espace Schengen. Une bonne raison pour résoudre l’affaire au plus vite.

Lire la suite

mercredi 24 mars 2010

Drapeau rwandais à Lubumbashi au Katanga ?

Les Rwandais sont-ils tellement nombreux à Lubumbashi, au Katanga pour ouvrir un Consulat Général dans la capitale cuprifère ?

Aman­din Ru­gi­ra, am­bas­sa­deur ex­tra­or­di­naire et plé­ni­po­ten­tiaire du Rwan­da en République Démocratique du Congo

Après une Ambassade du Rwanda à Kinshasa, Kagame veut étendre ses tentacules jusqu'au Katanga, cette fois-ci non plus par agression-invasion comme au Nord-Kivu et Sud-Kivu mais par la diplomatie. Bientôt le drapeau rwandais va fotter à Lubumbashi.

Le gou­ver­ne­ment de Paul Kagamé a pris l’op­tion d’ou­vrir un consu­lat gé­né­ral du Rwan­da à Lu­bum­ba­shi, ca­pi­tale de la pro­vince du Ka­tan­ga, au Sud-Est de la Répubue Démocratique du Cong dans le cadre du ren­for­ce­ment de re­la­tions di­plo­ma­tiques entre les deux pays.

L’an­nonce a été faite le ven­dre­di 19 mars 2010 par Aman­din Ru­gi­ra, am­bas­sa­deur ex­tra­or­di­naire et plé­ni­po­ten­tiaire du Rwan­da en RDC, à l’issue de l’en­tre­tien qu’il a eu avec M. Gui­bert Paul Yav, Vice-gou­ver­neur de la pro­vince du Ka­tan­ga, où il ef­fec­tue sa pre­mière mis­sion de contact à l’in­té­rieur de la République Démocrtique du Congo. Le di­plo­mate rwan­dais a in­dique que la vo­lon­té de son gou­ver­ne­ment d’ou­vrir un consu­lat gé­né­ral à Lu­bum­ba­shi se jus­ti­fie par l’éten­due de la RDC étant donné les dif­fi­cul­tés qu’éprouvent Rwan­dais et Congo­lais de la par­tie Est du pays à ral­lier Kin­sha­sa pour le re­trait des do­cu­ments consu­laires.

Il a situé sa mis­sion à Lu­bum­ba­shi dans le cadre de la pros­pec­tion et des contacts pré­li­mi­naires en vue de l’ou­ver­ture d’un bu­reau du consu­lat gé­né­ral du Rwan­da.


Le dossier "Abdul Ruzibiza"
envoyé par LiliTheKing. - L'info video en direct.

Lire la suite

mardi 23 mars 2010

Cinquantenaire du Congo: Où donc dormira le Roi Albert II à Kinshasa ?

Le roi Albert II accueille Joseph Kabila le 24 septembre 200710 février 2004 au Palais royal de Laeken à Bruxelles en Belgique.

D'après certaines sources, Albert II, roi des Belges devrait être logé à l'hôtel Memling à Kinshasa. Le troisième étage de Memling a déjà été réquisitionné pour le roi. En provenance d'Afrique du Sud, les portiques de sécurité sont déjà arrivés à Kinshasa. Les sud africains qui vont seconder les Congolais pour

Le Memling hôtel de Kinshasa

Situé à proximité de l'artère principale de Kinshasa, le Boulevard du 30 juin, le Memling hôtel au cœur même du centre d'affaires de Kinshasa et du quartier des ambassades.

50 ans après l'indépendance supposée de la République Démocratique du Congo, le gouvernement du Muzito II est contraint de loger Albert II au Memling Hôtel qui appartient à la Belgique, il y a quelque chose qui ne tourne rond. Le Congo n'a pas de résidences réservées pour ses hôtes. Sans doute, les autres chefs d'Etat qui seront logés à la cité de l'Union africaine.

Hôtel Memling est catégorisé trois étoiles. En 1937 Sabena, l'ancienne compagnie aérienne belge, construit l’hôtel Sabena à proximité du fleuve dans la commune qui est aujourd’hui Gombe, en plein centre commercial de la ville, entre le boulevard du 30 juin et le Grand marché de Kinshasa. Le Memling est composé de trois ailes. Il a été construit pendant 27 ans, entre 1937 et 1964. Il compte aujourd’hui 180 chambres, des salles de réunion, de conférence ou de banquet. Le nom de l’hôtel fait référence au célèbre peintre belge Hans Memling.

En Belgique, les Wallons et les flamands s'interpellent mutuellement sur le bien fondé de la visite d'Albert II, roi des Belges de se rendre à Kinshasa en République Démocratique du Congo, pour y passer deux nuits pour le cinquantenaire de l'indépendance. Même tiraillement aussi chez les Congolais de Belgique entre les pour et contre. Pour les néocolonialistes, la Belgique doit parler parler Congo pour exister internationalement. Pour, les anticolonialistes, un simple voyage officiel d'Albert II, roi des Belges au Congo, avec en bonus deux nuits au Memling, fut-il symbolique aura sans doute bien du mal à panser les blessures du passé qui restent à vif. Avant d’être une colonie belge, en 1908, le Congo fut d’abord, dès 1885, à l'issue de la Conférence de Berlin où l'Afrique fut partagée comme un gâteau d'anniversaire aux puissances de l'époque, une « propriété personnelle » du roi Léopold II. Ce dernier n'y mettra jamais les pieds. Sur cet immense territoire, 80 fois la Belgique, l’arrière grand oncle de Albert II fit commettre, au nom du profit, les pires crimes contre l’humanité de l’histoire du pays.

Massacres de masse, mains coupées, tortures et châtiments corporels, rien ne fut épargné aux Congolais qui ne récoltaient pas assez de caoutchouc ou ne rapportaient pas suffisamment de pointes d’ivoire.

La prédation n’avait aucune limite. Des exactions sordides qui ne valurent au souverain que les attaques de quelques militants étrangers. Le peuple belge, dans son ensemble, resta solidaire de son roi. estiment que le roi des Belges ne va au Congo que par nostalgie de son ai

Pendant la période de la colonisation, le Roi Leopold II a tué plus de quinze millions de congolais.

Massacres de masse, mains coupées, tortures et châtiments corporels, rien ne fut épargné aux indigènes qui ne récoltaient pas assez de caoutchouc ou ne rapportaient pas suffisamment de pointes d’ivoire. La prédation n’avait aucune limite. Des exactions sordides qui ne valurent au souverain que les attaques de quelques militants étrangers: Anglais et Américains.

Lors de la cérémonie de passation de pouvoir, le 30 juin 1960, le Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, apostrophe à Kinshasa le roi Baudouin et dénonce 80 ans d''"oppression colonialiste". Un discours perçu comme une humiliation par les milieux dirigeants belges qui commanditèrent, en janvier 1961, l’assassinat du père de la nation congolaise. Ce n’est qu’en 2002 que la Belgique présentera officiellement des "excuses" pour son rôle dans cet événement tragique.

A Bruxelles, le sujet d’une éventuelle venue à Kinshasa est sur toutes les conversations politiques.

Lire la suite

lundi 22 mars 2010

Communiqué de Presse: Association EPICES

Lire la suite

Namibie: le président Pohamba prête serment le jour du 20è anniversaire de l'indépendance !

Le président namibien, réélu en novembre dernier, a attendu le jour symbolique de l'anniversaire de l'indépendance de son pays pour prêter serment devant la nation.

Windoek, dimanche 21 mars 2010, Hifikepunye Pohamba, le président Namibien prêtant serment.

Le président namibien élu en novembre dernier pour un second mandat à la tête de son pays a prêté serment dimanche 21 mars lors d'une cérémonie haute en couleur dans un stade de la capitale Windhoek. Hifikepunye Pohamba, 75 ans, a juré de "faire respecter et défendre la constitution de la Namibie", en présence de plusieurs chefs d'Etat étrangers et de nombreux dignitaires africains, devant une foule de quelque 20.000 personnes.

"Je protègerai l'indépendance, la souveraineté, les ressources territoriales, spirituelles et matérielles de la Namibie et garantirai la justice à tous les habitants de la Namibie, que Dieu me vienne en aide", a proclamé le président namibien, vêtu de noir, salué par des cris et des applaudissements.

Windoek, samedi 20 mars 2010, aéroport international Hosea Kutako, à sa descente d'avion, Joseph Kabila a été accueilli par le ministre namibien des Mines et énergie Erkki Ngimtina, le ministre congolais de la Coopération régionale et internationale Raymond Tshibanda et l'ambassadeur Anastas Kaboba Kasongo.

Le parti de Hifikepunye Pohamba, l'Organisation des peuples du sud-ouest africain (Swapo) au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1990, a remporté les élections générales avec plus de 75% des suffrages.

Des observateurs étrangers avaient considéré que le scrutin avait été honnête. La cérémonie d'investiture du chef de l'Etat coïncide avec les célébrations du 20e anniversaire de l'indépendance de ce pays d'Afrique australe, acquise après un conflit long et meurtrier entre les forces de la Swapo et l'armée sud-africaine.

L'opposition absente

Dans son discours, le chef de l'Etat a déclaré que les cinq prochaines années seraient marquées par le développement rural, la lutte contre le chômage et des projets à grande échelle dans le domaine de l'agriculture. La Namibie connaît un taux de chômage de 51%.

Il a notamment évoqué des "projets créateurs d'emplois" comme de grands travaux d'irrigation pour permettre l'extension des terres cultivables destinées notamment aux rizières et aux vignobles. Le chef de l'Etat a ensuite annoncé la nomination de Nahas Angula au poste de Premier ministre et de Marco Hausiku, ancien ministre des Affaires étrangères, à celui de vice-premier ministre. La composition complète du gouvernement devait être annoncée plus tard dans la journée.

La cérémonie d'investiture, rehaussée par un défilé militaire et des groupes folkloriques, a été marquée par l'absence de onze députés de l'opposition : ceux-ci n'ont pas voulu participer à la cérémonie car ils sont en attente d'une décision de justice sur un recours visant à contester les résultats de l'élection.

Neuf partis, dont Le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), principal parti d'opposition, ont contesté ces résultats et ont fait appel de la décision d'un tribunal qui a rejeté leurs requêtes le 3 mars pour des raisons de procédure.

Depuis l'indépendance, le gouvernement est parvenu à unifier une population fragmentée, avec une dizaine de groupes ethniques pour seulement deux millions d'habitants. Il a construit écoles, cliniques, maisons et routes mais les nouveaux hôpitaux n'ont pas empêché la propagation du sida qui affecte désormais 15% des adultes.

Sur le plan économique, la Namibie a connu une croissance moyenne de 4% par an, mais reste très dépendant du géant sud-africain et de l'industrie minière, qui représente un quart du produit intérieur brut.

Lire la suite

Quelles leçons du Parti Socialiste (PS) des élections régionales en France ?

Après sa victoire aux élections régionales, la gauche oscille entre la victoire d'une "gauche rassemblée" menée par Martine Aubry et le succès d'un scrutin exclusivement régional. Tout reste encore à faire en vue de la désignation d'un candidat unique pour la présidentielle de 2012.

Paris, dimanche 21 mars 2010, rue solférino, Martine Aubry, première secrétaire du parti Socialiste.

Après sa victoire aux élections régionales, le Parti socialiste fête sa victoire et pense déjà à l'élection présidentielle de 2012. De nombreux éléphants du PS s'accordent à dire que "les Français ont exprimé leur rejet de la politique du président de la République et du gouvernement", selon les mots de la Première secrétaire, Martine Aubry.

Nicolas Sarkozy est "affaibli" après l'échec de l'UMP, renchérit le porte-parole du PS, Benoît Hamon, appelant le gouvernement à "arrêter" une politique "de privilèges ou de privilégiés". "Les Français ont parlé, il faut qu'ils soient entendus. Je le dis au président de la République et au gouvernement, entendre les Français, c'est changer profondément de politique", ajoute Martine Aubry.

"L'unité de la gauche, c'est ce qui a permis ce succès"

Pour beaucoup de ténors du PS, cette victoire tient à la gauche rassemblée derrière Martine Aubry. C'est "une victoire sans précédent" de "la gauche rassemblée", a tenu à défendre la Première secrétaire.

"L'unité de la gauche, c'est ce qui a permis ce succès", renchérit le numéro deux du PS, Harlem Désir. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius défend cette position en parlant d'"un succès de la gauche" dû "au fait que la gauche a été unie". Ce succès aux régionales "c'est d'abord grâce aux socialistes rassemblés", lance encore le député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone.

La présidentielle de 2012 dans le viseur, nombreux sont ceux qui appelle à poursuivre cette union de la gauche.

"La gauche solidaire [...] doit se consolider et s'étendre", appelle Martine Aubry. L'ancien Premier secrétaire, François Hollande, veut également "une gauche et des écologistes rassemblés". Il faut "réfléchir à comment on se prépare à une candidature à l'élection présidentielle et quelles propositions nous faisons ensemble devant le pays", a-t-il ajouté.

"Il va falloir continuer [ce] travail que nous avons réussi à faire autour de Martine Aubry", renchérit encore Claude Bartolone.

"La gauche peut prétendre à la victoire en 2012", lance-t-il.

Un point de vue loin d'être partagé par tous les socialistes.

Ce n'est "pas une victoire des partis"


Intervention de Ségolène Royal, 2e tour des régionales 2010
envoyé par scopitone86. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Au sein du PS, quelques voix préfèrent ainsi parler de "victoire des présidents de régions et des élus locaux", comme le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb. Pour lui, "le PS d'en bas a gagné une victoire. En effet, d'ici l'élection présidentielle, le PS va être confronté aux primaires pour désigner son candidat. Des primaires qu'attendent avec impatience tous les éléphants du parti, et qui servira de test pour savoir si le PS est capable de rester uni et de s'ouvrir à gauche.

La plus impatiente de toute est peut-être la présidente de Poitou-Charentes largement réélue, Ségolène Royal, qui a pris soin de voler la vedette à Martine Aubry dimanche soir, en s'exprimant dès les résultats annoncés.

L'ancienne candidate à l'élection présidentielle s'est ainsi contentée de saluer "une belle victoire des présidents de gauche à travers toute la France", rappelant à la Première secrétaire que la course pour 2012 est toujours d'actualité.

Même son de cloche chez le député du Doubs, Pierre Moscovici, qui a rechigné à créditer le succès des régionales à Martine Aubry, préférant parler de "victoire des présidents de régions". Il concède simplement que la Première secrétaire "ne sort pas affaiblie du scrutin".

Le président réélu de Languedoc-Roussillon et ancien PS, Georges Frêche, enfonce le clou, soulignant que le résultat de dimanche ne constitue "pas une victoire des partis" mais "une victoire des présidents de région".

"La gauche n'a aucune raison de tirer gloire de ce scrutin"

Reste que le match de la prochaine présidentielle est loin d'être acquis aux socialistes. "On peut être champion des matchs amicaux et perdre en Coupe du monde", prévient le député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, en référence aux régionales de 2004 dont le PS est sorti triomphant pour échouer à la présidentielle de 2007.

"La gauche n'a aucune raison de tirer gloire de ce scrutin, car la moitié des électeurs qui ne viennent pas aux urnes se posent la question de savoir à quoi sert la politique". "La question de la mutation de la gauche [...] est posée pour l'avenir", a-t-il ajouté.

Lire la suite

Barack Obama: Victoire historique pour sur le dossier de la santé

.

"Le vote d'aujourd'hui répond aux prières de tous les Américains qui souhaitaient vraiment qu'on fasse quelque chose pour un système de santé qui marchait pour les compagnies d'assurance, mais pas pour les gens ordinaires", a déclaré Barack Obama de la Maison Blanche.

Après des mois d'âpres négociations au Congrès, le président américain Barack Obama a remporté, dimanche soir, une victoire législative majeure avec l'adoption par la Chambre des représentants de sa réforme historique de l'assurance maladie. "Nous avons prouvé que nous restons un peuple capable de grandes choses", s'est félicité M. Obama dans la nuit de dimanche à lundi, alors que les représentants venaient d'approuver par 219 voix contre 212 le texte adopté en décembre par le Sénat. M. Obama devrait très rapidement promulguer la réforme au cœur de son programme électoral. "Ce soir nous avons surmonté le poids de la politique, alors que tous les spécialistes nous affirmaient que ce n'était plus possible", a souligné le président, souriant mais sobre, qui s'exprimait en direct à la télévision."Le vote d'aujourd'hui répond aux prières de tous les Américains qui souhaitaient vraiment qu'on fasse quelque chose pour un système de santé qui marchait pour les compagnies d'assurance, mais pas pour les gens ordinaires", a-t-il déclaré, s'adressant à la presse à la Maison Blanche. Ce dispositif "apporte une nouvelle pierre aux fondations du rêve américain", a-t-il poursuivi, "si vous disposez d'une assurance maladie, la réforme va vous permettre de mieux contrôler la situation en maîtrisant les pires excès du secteur de l'assurance par des mesures de protection sans précédent pour faire en sorte que vous obteniez ce pour quoi vous payez."

Pendant près de dix heures de débat dimanche, les deux camps se sont affrontés une dernière fois. Les républicains ont réitéré leur opposition au plan jugé trop coûteux des démocrates. Ces derniers ont répliqué en assurant qu'un "statu quo" n'était pas envisageable. "Nous avons devant nous un projet de loi pour changer une trajectoire qui n'est pas viable", a dit le chef de la majorité démocrate Steny Hoyer, en évoquant le coût élevé de la santé aux Etats-Unis. La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, qui a été longuement ovationnée par son camp, a salué "l'engagement inébranlable" du président Obama pour la cause de la réforme. Le républicain Mike Pence, numéro trois de l'opposition, a ironisé : "Il n'y a qu'à Washington qu'on peut dire qu'on dépense 1 000 milliards tout en faisant économiser de l'argent aux contribuables."

Lire la suite

samedi 20 mars 2010

La francophonie de demain "une arme anti-monoculture"

Le président Nicolas Sarkozy a exhorté ce samedi 20 mars 2010, les pays de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) à faire de celle-ci une arme internationale contre le "monolinguisme" et la "monoculture" du monde anglo-saxon.

A l'occasion des 40 ans de l'Organisation internationale de la Francophonie, Nicolas Sarkozy reçoit Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), à l'Elysée.

Elysée, samedi 20 mars 2010,Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Lors d'une réception à l'Elysée à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie et du 40e anniversaire de l'OIF, le président Français Nicolas Sarkozy a également plaidé pour une transformation de cette organisation en bras politique des pays francophones.

"Défendre notre langue, défendre les valeurs qu'elle porte, c'est au fond se battre pour la diversité culturelle de notre monde", a déclaré le chef de l'Etat français.

"Le problème n'est pas l'anglais, le problème c'est le monolinguisme, c'est le prêt-à-porter culturel, c'est l'uniformité."

"En défendant le français, vous défendez toutes les identités culturelles du monde", a-t-il ajouté. "Si on cède sur le français, c'est qu'on cèdera sur toutes les autres cultures et toutes les autres langues du monde." Il a rappelé qu'un pays membre de l'Onu sur trois était aujourd'hui membre de l'OIF ou observateur et qu'il y avait 200 millions de francophones de par le monde.

Nicolas Sarkozy a déploré le "complexe" d'une francophonie qui serait "la seule à ignorer sa force".

"A quoi cela servirait-il d'avoir des valeurs communes si nous ne transformions pas cette adhésion (...) en prise de positions politiques ?" a-t-il fait valoir. "Je vous garantis qu'à ce moment-là, on ne sera pas un sur trois à l'Onu, on sera beaucoup plus forts."

Lire la suite

Canta Danos Nyboma Mwan'dido, la voix d'or, grande figure de la rumba congolaise !

Au moment où nous mettons sous presse, Canta Danos Nyboma Mwan'dido est dans l'avion qui le transporte à Montréal au Canada. S'il est des voix périssables celle de Canta Nyboma "Mwana ya lac Maïndombe" est la voix d'or de la République Démocratique du Congo. Cette voix a cette magie de transfigurer toutes les chansons qui ont bénéficié de son miel. Canta Nyboma, est l'une des grandes figures de la Rumba congolaise, pensons aux tubes comme Suaze, Kamalamale, mbuta, mombasa, amba, doubler-doubler... Il a sa place dans l'histoire de la musique congolaise, et mérite une certaine consideration. Nous avons répondu à son invitation à Montreuil chez lui.

Canta Danos Nyboma

Peu bavard et très réservé, nous l'avons trouvé entrain d'arranger les chasons de Mbilia Bel qui n'a pu venir à Paris. Parti de Baby National de Freddy Mulongo en 1969, Nyboma a fait partie du groupe Négro Succès dans les années 1970, peu après la disparition de son artiste vedette Bavon Marie Marie.

Nyboma y fera ses premières armes, avant de rejoindre Maxime Soki et son jeune frère Emile au sein du groupe Bella Bella en 1970. Bella Bella faisait partie de l'écurie du producteur Verckys Kiamuangana Mateta.

Ce dernier, à la recherche de nouvelles sonorités, incorporera dans le groupe Bella Bella, Pépé kallé pour l'interpétation de Mbuta, un titre composé par Nyboma qui va marquer son envolée dans le monde artistique congolais.

Il a joué à l'époque avec des artistes comme Bissikita, Kinzunga, Nwanina Mpaka et Assossa Tshimanga, le chanteur mélancolique. Ce dernier l'accompagnera dans toutes ses aventures musicales.

Nous apprendrons que c'est Nyboma qui a chanté dans "Sofele" bien que la composition ait été d'Emile Soki Dianzenza. Lorsque Maxime Soki quittera l'écurie Vévé, Nyboma choisira de rester et créera son propre groupe dénommé "Lipwa Lipwa".

A la tête de cet orchestre, Nyboma sera consacré à deux reprises, en 1973 et 1974 meilleur vedette de la musique Zaïroise. On ne compte plus à l'époque, les couvertures de "Jeunes pour Jeunes", "Likembe", "Salongo", "Elima".

En 1975, Canta Danos Nyboma rompt avec son producteur Verckys Kiamwangana Mateta et monte l'orchestre Kamalé. L'orchestre ne fera pas long feu, mais le grand compositeur qu'il a toujours été se fera remarquer aussi comme interprète solo avec la chanson Amba.

Amba sera aussi son premier 33T. Il nous a raconté l'histoire de Amba, cette fille aujourd'hui grande mère qui lui a été ravie par un bourgeois Kinois qui lui a acheté une maison à Mont-Ngafula.

En 1978, Nyboma se retrouvera à Abidjan pour la poursuite de l'aventure African All Stars, où il doit remplacer à pieds levés Sam Mangwana qui a rejoint Paris.

C'est le début d'une nouvelle aventure avec Bopol Mansiamina, Wuta Mayi, Siran Mbenza sous la direction de Lokasa ya Mbongo et Dizzy Mandjeku.

Pendant deux ans il assumera son rôle de doublure de Sam Mangwana, avant de se lancer avec Syran Mbenza et Wuta Mayi, dans un autre challenge, celui des "4 étoiles du Zaire", couronné par l'album "Doublé-Doublé" dans lequel il va signer ses premiers arrangements.

Entre temps, Nyboma a rejoint Paris où explose le soukouss de Loketo et Lokassa Ya Mbongo.

Il est de l'aventure, tout en signant à côté des arrangements pour d'autres jeunes artistes comme Koffi Olomide ou Pépé Kallé. On retrouvera ainsi l'empreinte de son timbre vocal dans la série Pom Pa ka bougé ou les premiers albums de Koffi Olomidé et Rigo Stars.

Dans les années 1990-2000, Canta Danos Nyboma à la tête des 4 étoiles réalisera des tournées à travers le monde et particulièrement aux USA et aux Antilles et en Afrique de l'Ouest en compagnie de ses compères Bopol Mansiamina, Wuta Mayi, Syran Mbenza, dans le style Soukouss.

Lire la suite

vendredi 19 mars 2010

Mandanda-Tsonga: Deux Congolo-français, copains comme champions !

Steve Mandanda et Jo-Wilfried Tsonga se connaissent depuis deux ans et affirment partager "les mêmes valeurs". Le gardien de l'OM et le numéro 1 du tennis français s'apprécient dans la vie . Steve Mandanda a 24 ans, il né le 25 mars 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Le gardien de but de l'Olympique de Marseille est international avec 12 sélections à l'équipe de France de football, il mesure 1,85 m et pèse 82 kg. Jo-Wilfried est né le 17 avril 1985 au Mans (France) d'un père Congolais du Congo-Brazzaville, ancien handballeur, et d'une mère française. Après un début de carrière marqué par de nombreuses blessures, Jo-Wilfried Tsonga fait une percée sur le circuit ATP en 2008 où il atteint la finale de l'Open d'Austalie. Il remporte son premier titre sur le circuit professionnel à l'Open de Thaïlande en septembre 2008, puis le Masters de Paris-Bercy lui donnant accès à la Masters Cup regroupant les huit meilleurs joueurs de la saison. Il fut à la fin de la saison 2008 le 6e meilleur joueur mondial et numéro 1 français de tennis.

Qui a découvert l’autre le premier ?

Steve Mandanda: Je pense que c’est moi, après sa finale à l’Open d’Australie, en janvier 2008.

Jo-Wilfried Tsonga: Ah non, ça doit être moi parce que tu jouais déjà à ce moment là et que, à la maison, quand mon père entend des noms à consonance congolaise, il me le dit direct. Là, il m’avait dit : « Tiens, Mandanda… ça doit être du pays…. » En sachant qu’on avait un peu les mêmes origines, j’ai cherché un peu plus à te connaître. J’étais attentif quand tu parlais à la télé en interview. J’ai trouvé que tu avais un peu les mêmes valeurs que les miennes, j’ai trouvé ça cool.

Mandanda: Ensuite, il y a eu un gros buzz autour de toi au moment de ta finale à l’Open d’Australie et c’est vraiment là que je t’ai découvert… Je me souviens qu’on s’est rencontré ici même, au tournoi de Marseille, quelques semaines après. Et c’est vrai qu’on a à peu près les mêmes valeurs et que le courant est tout de suite bien passé. Depuis, je suis très attentivement ta carrière.

De quelles valeurs en commun parlez-vous ?

Tsonga: Tout simplement les origines, le parcours de vie, l’éducation aussi. Ça installe forcément un lien. On s’envoie des textos de temps en temps, on est content de se revoir, et voilà…

Steve Mandanda, vous êtes né à Kinshasa au Congo et y avez vécu jusqu’à l’âge deux ans tandis que vous, Jo-Wilfried Tsonga, y êtes allé pour la première fois de votre vie il y a deux ans. Quels sont vos rapports avec le pays de vos racines ?

Mandanda: Je n’ai pas de souvenirs et je n’y suis encore jamais retourné, mais j’irai bientôt.

Tsonga: Mais au fait, toi, c’est le Congo Kinshasa (République Démocratique du Congo, ex-Zaïre), c’est ça ?

Mandanda: Oui.

Tsonga: C’est pas le même Congo (le père de Tsonga est originaire du Congo Brazzaville voisin), mais c’est à peu près les mêmes, sauf que chez eux, ils s’habillent flashy, c’est des stars (rires).

Mandanda: (pointant le sweat jaune fluo de Tsonga) Qui est flashy aujourd’hui ?

Tsonga: Enfin bon, dans la rue, tu les reconnais facilement ceux du Congo Kinshasa (re-rires). Quand je suis allé dans mon Congo (juste après sa finale de Melbourne), j’avais eu l’impression que j’étais chez moi, comme acclimaté aux odeurs, aux gens. Quelque part, j’ai vécu un peu dans cette culture, j’avais beaucoup de Congolais autour de moi, je n’avais donc pas été choqué.

Mandanda: Moi, c’est clair que je vais y retourner. J’ai forcément beaucoup de famille là-bas. Mes parents y vont souvent, j’ai pas mal d’informations sur le pays.

Et là-bas, vous êtes tous les deux considérés comme des héros nationaux ?

Mandanda: Héros, c’est un bien grand mot, mais je sais que je suis attendu là-bas.

Tsonga: Héros, ce n’est effectivement pas le bon mot. Je dirais plutôt que nous sommes des exemples.

Vous imagineriez vous investir ensemble pour lancer une académie de sport par exemple ?

Tsonga: On n’y a pas encore pensé avec Steve, mais justement, en ce moment, mon père est au Congo, on est en train de monter une association à Pointe Noire, qui s’appellera « Attrap’la balle » (1). C’est un projet qui me tient à cœur. Faire du bien, ça n’a pas de prix…

Quels sont vos rapports au sport de l’autre. Steve, le tennis ?

Mandanda: Je suivais un peu les tournois à la télé, mais je n’avais jamais tenu une raquette avant 2008. J’ai découvert le tennis lors la préparation de l’Euro avec l’équipe de France. A Tignes, avec les autres gardiens de l’équipe de France, on était allés taper la balle deux ou trois fois. Grégory Coupet et Sébastien Frey jouaient déjà très, très bien et moi c’était la première fois ! Je me suis retrouvé un peu comme un con au début, mais après c’est venu assez facilement. Depuis j’adore ce sport et je joue dès que je peux. Tsonga: Toi, déjà, tu as l’œil pour analyser les trajectoires, pour l’anticipation, pour le placement…

Et Jo, le foot ? Ne vous étiez-vous pas décrit une fois comme une sorte de Didier Drogba du tennis ?…

Tsonga: Oui, j’ai dit ça. J’adore le foot. Mais j’ai vu Didier récemment et j’ai été surpris. Je pensais que c’était une montagne, le mec. A la télé, je le voyais grand, il en impose, il fait plus costaud que les autres. Et en fait, non, il n’est pas si grand (1,89m, 91 kg).

Mandanda: Ouais, bon, « pas si grand », t’exagères quand même... Il est vraiment très impressionnant.

Tsonga: D’accord, mais du coup, je l’imaginais plus grand que moi (1,88m, 91 kg). En tout cas, il a du style, il a l’expression aussi. Il sait partager quand il marque…

Qu’est-ce que vous enviez dans le sport de l’autre ?

Tsonga: Le fait de pouvoir rentrer à la maison tous les soirs ! On veut toujours ce qu’on n’a pas… Et puis aussi le côté « équipe ». Ça c’est vraiment sympa.

Mandanda: C’est vrai qu’aller en Australie chaque année, ça peut être sympa, mais bon, les tennismen n’y vont pas en vacances. De notre côté, quand on a un bon groupe, pour les déplacements, c’est vraiment bien. Le temps passe plus vite.

Tsonga: C’est vrai que lorsque je fais une tournée de trois semaines quelque part où il n’y a pas grand monde que je connais bien, ça peut vite devenir long de se retrouver un peu tout seul le soir !

Vous auriez aimé être gardien de foot, Jo ?

Tsonga: En tout cas, j’adorais jouer gardien. Pour moi, un bel arrêt, c’est comme marquer un but. C’est beaucoup de pression dans le jeu, gardien, quand même. En tout cas une grande responsabilité. Quand Steve intervient sur une balle facile et qu’il faut qu’il assure, ça revient un peu à une balle facile à gérer sur balle de break. Si tu te déchires, ça fait mal ! Moi, pour les gardiens, j’ai toujours peur de la motte de terre sur le ballon en retrait qui roule vers la cage… Mandanda: Moi je ne pense jamais à ça, peut-être que parfois je suis trop facile, je prends trop mon temps, mais je n’y pense pas. Tsonga: Oh la la la… moi, j’y pense à chaque fois ! Vous avez un autre point commun que les racines congolaises, celui d’avoir des petits frères doués pour le sport de haut niveau…

Tsonga: Sauf que mon frère a dû arrêter (Enzo Tsonga, 19 ans, était dans les meilleurs basketteurs de sa génération et appartenait au club du Mans, en Pro A). Il a eu des problèmes de dos, pires que moi. Une vertèbre fendue l’empêche de poursuivre le sport de haut niveau. Mais il s’est fait une raison. Il a reporté sa motivation sur ses études de commerce international. Il est surmotivé, c’est bien. Mandanda: Mes trois frères sont gardiens de but comme moi. Un qui est joue à Beauvais en National. Le deuxième est au centre de formation à Caen et aussi en équipe de France moins de 17. Et le tout petit est encore à la maison, tranquille. Jo, comment décririez-vous le gardien de but Steve Mandanda ?

Tsonga: Ses points forts, c’est qu’il peut être décisif en sortant une balle qu’un autre n’aurait pas pu sortir. Mais il a aussi des points faibles, je pense à la régularité. Il peut être à un niveau très élevé et parfois se retrouver en dessous. Je dis ça d’autant plus librement que j’ai le même problème d’irrégularité…Qu’est-ce que t’en dis Steve ? Mandanda: Oui, on peut dire ça, surtout cette saison. C’est par période. Mon but est justement de réduire au maximum les « mauvaises » périodes. C’est un aspect mental à travailler.

Steve, le tennis de Jo ?

Mandanda: Je le trouve offensif, j’aime beaucoup quand il attaque et qu’on sent qu’il est bien dans le match. Ça se voit dans ses gestes. J’aime beaucoup son attitude en fait. Après, je ne suis pas assez pointu pour parler de ses défauts…

L’attitude sur le terrain est également essentielle pour un gardien, non ?

Mandanda: Ça joue dans l’esprit des autres. Quand je suis dans une bonne période, je ne refuse pas les duels, je vais intervenir sur les corners, les coups francs, ça se sent. J’essaye d’ailleurs de dégager toujours la même sérénité, la même prestance, même quand ça va un peu moins bien.

Tsonga: Mon défaut c’est justement que quand je suis moins en confiance, ça saute trop aux yeux.

Mandanda: C’est marrant ce que tu dis là, parce que moi, pour l’instant, c’est exactement pareil. Même quand je suis bien sur un match, il peut suffire d’un mauvais geste pour que ça rejaillisse sur mon attitude. Ensuite ça se voit sur moi. Il faut que j’arrive à passer plus vite à autre chose.

Tsonga: Ouais, dans ces cas là, on est moins agressif. Moi par exemple, je « gicle » moins sur la balle, je suis davantage sur les talons.

Steve, vous avez parfois reconnu avoir le défaut d’être paresseux. Ça reste d’actualité ?

Lire la suite

Hannibal Kadhafi refuse les compensations financières de la Suisse !

Hannibal kadhafi, le fils cadet de Mouammar EL kadhafi le président Libyen.

Des photos du fils de Kadhafi parues dans la Tribune de Genève le 4 septembre 2009, prises lors de son arrestation à Genève en juillet 2008


Libye: Des excuses et la Suisse à plat ventre pour le fric
envoyé par Nzwamba. - L'info video en direct.

Hannibal Kadhadfi veut un arbitrage international. Le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a rejeté jeudi 17 mars 2010 toute indemnité financière de la part des autorités de l'Etat de Genève en dédommagement de la publication des ses photos d'identité judiciaire par la Tribune de Genève. Il réclame la mise sur pied d'un arbitrage international.

«Je ne cherche pas de compensations financières, cela ne me fera pas justice», a déclaré Hannibal Kadhafi.

Il s'exprimait après que le Tribunal de 1ère instance de Genève a été saisi jeudi de l'affaire de la publication de ses photos d'identité judiciaire par la Tribune de Genève. Sans qu'il ait tranché sur le fond. Ces clichés avaient été pris lors de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.

Hannibal Kadhafi a attaqué solidairement l'Etat de Genève et le quotidien genevois. Le premier est considéré comme responsable des agissements de l'un de ses employés, coupable d'avoir transmis les photos au journal, le second pour avoir fait paraître ces images dans ses colonnes en septembre 2009. Il réclame réparation pour le tort moral qu'il estime avoir subi.

«Nous réclamons un arbitrage international (...) qui prouvera mon innocence», a-t-il ajouté. «Nous avons les preuves que les accusations sont montées de toutes pièces, et nous les montrerons, en temps utile, au monde entier.»

«Je n'ai peur de rien et j'ai confiance dans le fait que ma cause est juste, et c'est pour cela que je demande un arbitrage que la Suisse redoute parce que cela provoquerait un gros scandale», a-t-il dit.

L'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International doute que le geste des autorités genevoises suffira à apaiser la famille Kadhafi et a annoncé le lancement d'une "action urgente" pour réclamer la libération d'un homme d'affaire suisse détenu en Libye.

Une grave crise oppose Tripoli et la Suisse depuis l'arrestation en juillet 2008 dans un palace de Genève d'Hannibal Kadhafi et de son épouse après une plainte pour mauvais traitements de deux de leurs domestiques.

L'exécutif du canton de Genève "s'en remet à la gestion de cette affaire par les autorités fédérales", a indiqué le président du Conseil d'Etat de Genève François Longchamp. "Il ne fera aucun commentaire aussi longtemps que le second ressortissant suisse concerné (l'homme d'affaires Max Göldi) ne sera pas revenu dans notre pays", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse

Dans un mémoire juridique adressé au tribunal genevois saisi d'une plainte d'Hannibal Kadhafi, le canton de Genève accepte d'endosser la responsabilité de la fuite des photos prises par la police, de face et de profil du fils du leader libyen, mal rasé, hirsute et l'air hagard.

La détention pendant deux jours d'Hannibal Kadhafi et de son épouse avant leur libération sous caution a provoqué une série de mesures de représailles entre la Suisse et la Libye.

Les clichés avaient été publiés en septembre 2009 par le quotidien La Tribune de Genève, envenimant encore la rancoeur de la famille Kadhafi contre la Suisse, selon des sources diplomatiques.

Dans le mémoire adressé à la justice, l'exécutif du canton de Genève "admet sa responsabilité, au motif que les photographies de M. Hannibal Kadhafi n'auraient pas dû parvenir à la Tribune de Genève" et donne son accord au Tribunal pour fixer une "équitable indemnité" en faveur du fils du dirigeant libyen. Hannibal Kadhafi réclame 100.000 francs suisses (68.600 euros).

Les autorités de Genève demandent par ailleurs à la justice de déterminer la part des indemnités que devrait payer le journal en fonction de sa responsabilité.

En revanche, les autorités genevoises ont toujours refusé de présenter des excuses pour l'arrestation d'Hannibal Kadhafi et de son épouse en arguant de l'indépendance de la justice.

Son interpellation a provoqué un grave incident diplomatique entre la Suisse et la Libye: le fils cadet du colonel Kadhafi a dû répondre, à Genève, de mauvais traitements sur deux employés de maison. Ce n'est pas la première fois qu'Hannibal, comme il est surnommé, est à la Une de la rubrique Fait divers. Retour sur ses aventures d'enfant terrible.

Le fils du chef suprême de la Révolution libyenne jouit d'une notoriété peu reluisante après avoir été mis en cause dans différentes affaires. Il a à nouveau défrayé la chronique le 15 juillet dernier: à Genève, deux employés de maison ont déposé plainte contre Motassim Bilal Kadhafi et sa femme, les accusant de les avoir frappés.

Mis en détention, ils seront libérés après s'être acquittés d'une caution d'un demi-million de francs suisses (312.500 euros).

Protégé par l'immunité diplomatique

Médecin et lieutenant de formation à l'Académie militaire égyptienne, promis à un bel avenir, Hannibal, de son surnom, est régulièrement impliqué dans des faits de violence.

Le souvenir le plus lointain et connu remonte à août 2001. De passage à Rome, Hannibal sort ivre d'une discothèque. Il provoque une bagarre avec des policiers italiens qu'il asperge avec un extincteur. Aucune poursuite n'est engagée.

Alors âgé de 28 ans, le fils du Colonel détient en effet un passeport diplomatique, qui, en vertu de la Convention de Vienne (1961), lui confère l'immunité.

A 140 km/h sur les Champs-Élysées

En septembre 2004, le bouillonnant Hannibal fait parler de lui cette fois-ci à Paris. Amateur de grosses cylindrées, il roule aux alentours de 2 heures du matin au volant d'une Porsche noire sur les Champs-Elysées. Eméché, il fonce à 140 km/h à contresens de la circulation, selon lui pour semer des gardes du corps trop collants. Interpellé par la Brigade anticriminalité (BAC), il refuse d'obtempérer.

Les membres de son escorte arrivent sur place. S'ensuit une bagarre à l'issue de laquelle un policier a le visage tuméfié, les cervicales abîmées, une côte cassée.

Deux des gardes du corps sont arrêtés mais Hannibal est emmené à l'ambassade, d'où il rejoint Tripoli.

De retour à Paris, en février 2005, il séjourne avec sa femme enceinte de 8 mois au Grand Hôtel, près de l'Opéra Garnier. Celle-ci se plaint aux agents de sécurité de coups qu'il lui aurait porté. Lorsqu'ils viennent calmer la situation, ils confisquent à Hannibal son 9 mm.

Lire la suite

jeudi 18 mars 2010

20 mars 2010: Journée internationale de la femme pour sauver des vies !

A Paris, les femmes et les associations de la diaspora se mobilisent ! Les associations AFAS, ASEDOS, MAC FRANCE, FUDGA, CLAEE, KARIBU, CES/GELLEC, SJKC, ESPACE WAJLER, AIVA, GRDR, FONDATION ASOMBO, AMSMGR, LE VOLCAN, DROITS ET TALENTS DES FEMMES se préparent au samedi 20 mars 2010 à une journée de mobilisation des diasporas de la diversité pour soutenir les projets d'intégration sociale, de la préveention à la santé, d'intervention profesionnelle, de valorisation des initiatives des femmes et de la jeunesse, d'accompagnement des porteurs de projets de développements économique et socioculturel en Europe et dans les pays africains.

Invitées par l'AFAS (Action des Femmes Africaines Solidaires pour le Développement) , à l'hôtel Holiday Inn-République, les femmes s'expriment sur leur intégration en France et le soutien de leur association en Afrique sous la modération de James Ngumbu. Photo Archive

Pour pérenniser leurs efforts, élans et courages dans differents pays en vue de l'amélioration de vie dans les villages pour l'autosuffisance alimentaire, l'insertion professionnelle et l'intégration économique des femmes, lutte contre l'exode rural et le chômage des jeunes, apporter la vie après les conflits et catastrophes naturelles: Haïti, République démocratique du Congo, Mali Répuclique centrafricaine, Togo, Comores, Cameroun, Guinée, Sénégal, Mauritanie, Nigéria, Côte d'Ivoire...

Dégustation des plats de chaque pays, défilé de mode, danses traditionnelles, partage et échange d'expériences

Samedi 20 mars 2010 de 11h à 00h

"Le Chantier"

26, rue Antoine-Julien Henard

75012 Paris Métro 8, Station: Mongallet

20 euros l'entrée,

(Garderie d'enfants assurée sur place)

Contact: AFAS: 0650244936

Lire la suite

mercredi 17 mars 2010

Vital Kamerhe: Y a-t-il une vie après le pouvoir ?

Oui, certainement il y a une vie après après le pouvoir, tout dépend dans quel pays on l'a exercé. En Afrique, ce n'est pas évident car certains pays ont renoués avec des coups d'états: 2003, François Bozizé a renversé Ange-Félix Patassé en République Centrafricaine, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala en Guinée-Bissau; 2005, Ely Ould Mohamed Vall a renversé Maaouiya Ould Taya en Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz a renversé Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi toujours en Mauritanie; Moussa Dadis Camara s'empare du pouvoir après le décès Président Lansana Conté le 22 décembre 2008, Moussa Dadis Camara annonce la suspension de la Constitution et de toutes les institutions républicaines ainsi que la dissolution du gouvernement. Le 24 décembre, il s'auto-proclame président de la République de Guinée; 2009, Andry Rajoelina "TGV" démet Marc Ravalomanana à Madagascar; 19 février 2010, au Niger, des soldats mutins rentrent dans le palais présidentiel pour dénicher l’oiseau rare. Mamadou Tandja est alors arrêté et neutralisé . Le régime balayé est aux mains du commandant Adamou Harouna et ses hommes-commanditaire du coup d’Etat.

Montréal, mercredi 17 février 2010, Vital Kamerhe, ancien président du Parlement congolais et Bernard Derome de Radio Canada. Photo Solange Upar.

En République Démocratique du Congo, le césaro-joséphisme est à son apogée. Les fayots, godillots et faucons du régime joséphiste qui ressemble de plus en plus au mobutisme sans Mobutu (disons plutôt qui a déjà dépassé le mobutisme par son autoritarisme et ses dérapages autocratiques) font taire toutes les voix alternatives.

Le président de l’Assemblée nationale, on le sait, a rendu le tablier mercredi 25 mars 2009, au cours d’une courte plénière au Palais du peuple à Kinshasa. Sans débat ni vote, sa démission a été acceptée par la plénière. Comment Vital Kamerhe entrevoit-il son avenir politique ? « Je suis et reste avant tout membre du plus grand parti, à savoir la nation congolaise », avait martelé Vital Kamerhe avant de préciser que c’est là où il se sentait plus libre qu’ailleurs. Car, selon lui, là, il n’y avait pas de passion, il n’y avait pas de couleurs politiques, il n’y avait que les intérêts du peuple qui nous guident.

Poussé à la démission par sa propre famille politique, l'AMP, Parti-Etat , à cause de sa déclaration sur Radio Onusienne Okapi, précisant qu'en tant que Président de l'Assemblée nationale,Vital Kamerhe ignorait l’entrée des troupes rwandaises au Kivu, à l'Est de la République Démocratique du Congo. Au niveau de l’Assemblée nationale, environ 250 députés signataires d’une pétition exigeaient « la convocation immédiate d’une session extraordinaire du Parlement afin d’examiner les accords conclus par le gouvernement avec l’Ouganda et le Rwanda sur les opérations militaires conjointes pour désarmer les rebelles ougandais et rwandais » installés en province Orientale et au Kivu. Des rumeurs persistantes lui attribuaient la paternité de cette initiative. et la mise en circulation d’une pétition visant la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale peuvent faire que la foudre lui tombe sur la tête.

Les fayots lui reprochaient de chercher à « humilier » Joseph kabila; les faucons de l'AMP, Parti-Etat vont exiger sa démission au perchoir de l'Assemblée nationale.

Depuis son départ en tant que président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe n’a pas touché le moindre salaire.

Vital Kamerhe n’est pas au bout de ses peines, bien qu’il ait dû démissionner, il y a un an, sous la pression de son propre camp, de la présidence de l’Assemblée nationale, le député Augustin Katumba Mwanke, membre influent du Comité de stratégie (un organe qui dépend de la présidence congolaise), a l’intention de « l’humilier » en le faisant expulser du logement de fonction qu’il continue d’occuper, même s’il réside le plus souvent en Afrique du Sud.

On comprend dès lors que le pouvoir joséphiste a besoin des applaudisseurs, des flagorneurs de tous poils, des godillots, des semeurs de compliments,des passeurs de pommade et de brosse à reluire, des djalélolistes revisités et non pas des rénovateurs encore moins des frondeurs.

La trêve n'est toujours pas à l'ordre du jour entre l'ancien président de l'Assemblée nationale et certains proches de Joseph Kabila.

Lorsque comme à l'accoutumée, imbu de lui-même, Henry Mova Sakany, ambassadeur du Benelux dans son interview télévisée accordée à RTL-TV parle d'embellie des droits de l'homme en République Démocratique du Congo, de qui se moque-t-il ?

Privé un ancien président de l'Assemblée nationale de son salaire, n'est-ce pas une atteinte grave à la liberté élémentaire ?

Les fonctionnaires impayés, les bébés prisonniers dans les maternités, les écoliers et élevés chassés des écoles, les militaires et policiers qui rackettent, les femmes violées impunément à l'Est, le manque de transports publics, le délestage imposé aux Congolais, la dollarisation de la monnaie...De quelle embellie parle HMS ?

L'erreur de Vital Kamerhe aura été d'avoir mouillé sa chemise-avec des pratiques pas toujours protestantes-pour qu'une clique de prédateurs arrivent au pouvoir avec les élections Louis Michel de 2006.

Est-il pour autant normal voire nécessaire de priver un ancien président de l'Assemblée nationale de son salaire à cause d'une divergence de vue ? Dans un pays démocratique cela ne se ferait pas, or le Congo porte l'appellation démocratique dans sa nomination.

heureusement que le Congo n'a pas de goulag comme en Union soviétique de Brejnev.

Si ceux qui ont servi l'Etat congolais peuvent se retrouver avec de tels actes: privation de salaire, expulsion du logement de fonction alors qu'on est encore député et on demeure un président de l'Assemblée nationale honoraire, que dire de simples citoyens congolais qui pensent différemment de la bande à Louis Michel au pouvoir à Kinshasa ? Sans doute on va finir par réhabiliter l'échafaud de Pont-Gabu

En politique on peut toujours rebondir. Les mobutistes qui noyautent le régime joséphiste aujourd'hui avaient fui le Congo en 1997, ils sont revenus avec les mêmes méthodes et pratiques. Vital Kamerhe pourrait toujours revenir. Déjà invité par l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) dans le cadre du cycle de conférences "Repenser l’Atlantique", M. Vital Kamerhe, l’ex-président de l’Assemblée nationale de la R.D. Congo, a livré mercredi le 17 février 2010 un magistral exposé sur "Le fondement de la politique transatlantique de la République Démocratique du Congo".

Lire la suite

mardi 16 mars 2010

Paris-Petit Palais: Yves Saint Laurent-YSL 40 ans de création !

Les "kitendistes", les sapeurs et sapeuses, tous les adeptes de la religion "Kitendi" peuvent aller au Petit Palais à Paris pour visiter l'exposition que Yves Saint Laurent, ils ne seront pas déçus ! Deux ans après la mort d’Yves Saint Laurent, le Petit Palais accueille la première rétrospective sur ce grand couturier qui a su traverser le temps et les époques. Le Musée vous propose de revenir, jusqu’au 29 août 2010, sur 40 années de ses créations. L’occasion de découvrir près de 307 modèles de haute couture et de prêt-à-porter ayant marqué la société et illustrant pleinement son talent.

Paris-Petit Palais, Freddy Mulongo lors de la présentation de l'exposition YSL à la presse

Yves Saint Laurent est la figure majeure de la mode de la seconde moitié du XXe siècle. Le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, se sont associés pour présenter la première rétrospective complète de son œuvre.

Yves Saint-Laurent-YSL

L’exposition couvre 40 ans de création, de 1962 à 2002. L'occasion de découvrir les fondements et les grands gestes de la révolution esthétique dont son nom est le symbole : la révolution du style. Rompant avec les diktats de la haute couture traditionnelle qu’il renouvelle, Yves Saint Laurent se fait le styliste du présent et habille en masculin - féminin des femmes pleinement de leur temps. « À bas le Ritz, vive la rue ! » dira-t-il un jour. Chanel a donné la liberté aux femmes. Yves Saint Laurent leur donne le pouvoir.

Puisés dans l’exceptionnelle collection de plus de 5000 pièces conservées par la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, quelque 250 vêtements seront exposés. Une sélection d’objets, de dessins, de photos et de films permettra de découvrir la richesse de cette œuvre et la puissance d’une inspiration nourrie d’un échange constant avec la peinture, la sculpture, le théâtre, l’opéra, la littérature, le cinéma.



Découvrez Exposition Yves Saint Laurent au Petit Palais sur Culturebox !

307 modèles de haute couture et prêt-à-porter sont exposés depuis les débuts du couturier chez Dior en 1958, avec la fameuse collection « Trapèze », jusqu’à la splendeur des robes du soir de 2002.

De nombreuses photographies et films illustrent le contexte historique, la construction du style Yves Saint Laurent et les fondements de son œuvre.

En 40 ans de création, Yves Saint Laurent a révolutionné la garde-robe de la femme en empruntant au vestiaire masculin le smoking, le tailleur pantalon et la saharienne pour en vêtir les femmes : il fit ainsi passer les attributs du pouvoir d’un sexe à l’autre.

S’inspirant de la rue (collection scandale 1971), de ses voyages imaginaires (Russie, Chine, Inde, Espagne, Japon, Afrique et Maroc) et de son dialogue avec l’Art (Mondrian, Picasso, Matisse, Van Gogh), Yves Saint Laurent n’a cessé « de faire de la mode une fête ».

“Yves Saint Laurent est probablement le styliste le plus important de la seconde moitié du XXème siècle” a rappelé Pierre Bergé au New York Times. Près de deux ans après sa mort, une rétrospective de son œuvre et de sa vie est organisée au Petit Palais à Paris.

Des séries de robes, de manteaux, de collections haute-couture ou prêt-à-porter sont exposées par ordre chronologique, se tenant fièrement debout devant des morceaux d’articles critiques ou louanges du styliste. 40 ans de création accompagnées d’images et de vidéos de l’homme, considéré par Andy Warhol comme “le plus grand artiste français du XXème siècle“, sont présentés au Petit Palais.

Yves Saint Laurent n’a pas joué dans le conventionnel. Très vite, sons sens de la provocation a frappé. Révolutionnaire, il a été l’un des premiers à créer le smoking pour femme et à la concevoir comme l’égale de l’homme. Ce smoking à travers lequel il réussit à faire ressortir toute la féminité de celles qui le portent devient très vite le “label” Yves Saint Laurent.

Parmi ses muses, Catherine Deneuve et Iman qu’il décrivait comme “la femme de ses rêves“. Yves Saint Laurent a figuré parmi les premiers créateurs à introduire des mannequins d’origine africaine dans ses défilés.

“L’œuvre d’Yves Saint Laurent s’inspire beaucoup des différents arts” explique Pierre Bergé manager, ami et compagnon du styliste depuis les premiers pas de ce dernier dans la mode. Après avoir travaillé pour la maison Christian Dior, Yves Saint Laurent devient une marque indépendante et les premières collections s’inspirent largement d’œuvres picturales.

Après l’album d‘Alain Chamfort Une Vie Saint Laurent, cette rétrospective constitue un important hommage à l’œuvre d’Yves Saint Laurent mais aussi à l’homme qu’il était.

Inutile d’avoir vécu dans les années 60 ou 70 pour connaître la carrière d’Yves Saint Laurent. La plupart de ses modèles sont aujourd’hui connus de tous et son nom est surtout synonyme de révolution et de réussite dans le milieu de la mode. Sous forme chronologique et thématique, l’exposition, revient tout d’abord sur les premiers pas du couturier chez Dior et le lancement de sa fameuse collection Trapèze en 1958.

Plus loin, nous découvrons les modèles qui ont révolutionné non seulement le genre féminin mais aussi la société. YSL fait en effet polémique en lançant, vers 1966, le smoking et le pantalon de soirée pour les femmes. Changement accepté par certains à l’époque mais critiqué par d’autres comme Jean Claude Brialy. Vidéo à l’appui. Dans la même salle, nous admirons la désormais célèbre saharienne, le caban ou encore le blaser.

Lire la suite

Les réfugiés de Dongo appelés à renter au Congo-démocratique !

Depuis Oyo à 450 km de Brazzaville où elle vient d'effectuer une visite, Mme Louise Mayuma Kasenda, directrice de cabinet-adjoint de Joseph Kabila en charge des questions administratives, politiques et juridiques, a invité les quelque 115.000 ressortissants congolais, réfugiés dans le nord du Congo voisin à rentrer dans leur pays, dans une déclaration diffusée par la radio publique congolaise.

Mme Louise Mayuma Kasenda. Photo-Archive

Mme Louise Mayuma Kasenda, s'est adressée à ses compatriotes ayant fui des affrontements interethniques dans la province de l'Equateur (nord-ouest de la RDC), lors d'une visite au Congo. "Il ne reste plus à ces réfugiés que de rentrer au pays parce que la plupart des zones qu'ils ont abandonnées sont désormais sécurisées", a déclaré Mme Mayuma Kasenda.

"Tout ce qui leur est demandé maintenant est de rentrer pour reprendre leurs activités (champêtres) et autres", a-t-elle ajouté, s'exprimant à l'issue d'un entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso à Oyo (450 km au nord de Brazzaville). Mme Mayuma Kasenda était venue participer aux manifestations commémorant le décès, le 14 mars 2009, d'Edith Lucie Bongo, fille aînée du président Sassou Nguesso et épouse du président gabonais Omar Bongo Ondimba décédé, lui, en juin 2009.

Mme Louise Mayuma Kasenda n'a pas indiqué par quels moyens les Congolais vont retourner à Dongo et environs. Les Dongois vont-ils renter par des pirogues ? Des Camions ? Où plutôt par la nage ? Lorsqu'on fuit son pays, c'est souvent contre son gré et avec les moyens de bord. Qui va prendre en charge le retour de nos compatriotes ? Quels sont les moyens que le gouvernement Muzito II met à la disposition des réfugiés congolais pour effectivement retourner au Congo-Kinshasa ?

Pour les gens qui ont tout perdu sauf l vie, l'appel sentimentalo-patriotique n'est pas suffisant !

Mme Louise Mayuma Kasenda qui a été administrateur-délégué général de l'Office Congolais de Contrôle (OCC) avant d'être nommée à la présidence comprendra que le retour des Dongois mérite un accompagnement pour ne pas paraître comme un épée dans l'eau. Et les Dongois ont besoin d'un minimum civilisationnel pour rentrer au Congo-démocratrique

Lire la suite

Dr. François-Médard Mayengo, un écrivain engagé et atypique !

François-Médard Mayengo Kulonda est le médecin directeur de la Société Nationale d'électricité (SNEL) en République Démocratique du Congo, mais il a gardé la liberté d'un écrivain mais surtout l'âme d'un révolutionnaire. Il est répértorié dans plusieurs "anthologies de la littérature africaine". Alors que son bureau est situé dans la commune huppée de la Gombe, François Médard-Mayengo se rend souvent dans les quartiers et communes populaires de Kinshasa: Ndjili, Kimabasenke, Masina pour y soigner gratuitement ses compatriotes.

Paris, 12 mars 2010, Dr. François-Médard Mayengo au Cape

Dr. François-Médard Mayengo et Martin Ziguelé, candidat aux élections présidentielles de la République centrafricaine. Martin Martin Ziguélé est un homme politique centrafricain, ancien Premier ministre de la RCA entre avril 2001 et mars 2003.

François-Médard Mayengo Kulonda , est né le 12 Août 1952, à Popo-Kabaka, dans la province de Bandundu en République Démocratique du Congo.

Après une enfance à Kinshasa, marquée par les réalités de la colonisation, il étudie à Bandundu, dans des écoles catholiques (à l’Institut Saint Jean-Bosco de Kenge, et au Collège Saint Paul de Bandundu-ville). Docteur en médecine, chirurgie et accouchement à l’Université Nationale du Zaïre, il soigne pendant plusieurs années, des paysans dans différentes provinces du Congo, avant de s’établir définitivement à Kinshasa où il exerce son métier de médecin.

Poète, peintre, critique d’Art, philosophe, et militant lumumbiste, ce témoin lucide du naufrage culturel des peuples nègres, s’interroge toujours, à la suite de Cheikh Anta Diop, de Fanon et de Césaire, comment refaire le discours négro-africain disloqué par l’esclavage, la colonisation, et le néocolonialisme. Auteur de poèmes (Mon Cœur de Saisons ; Interférences ; Toujours et Partout ; Du sang et du Feu au Congo ; Les Amarres Rompues), et d’essais (Notes sur l’art ; Cultures Nègres et Révolutions).

L'homme qui préside est l'Association des écrivains révolutionnaires, est un homme simple. Dans la préface du recueil de poèmes "Du sang et du feu au Congo", Cameroun, les Editions du Cipcre, 2009, Kä Mana écrit:

"François Médard Mayengo est sans aucun doute le poète le plus important de la République démocratique du Congo aujourd'hui. Par la vigueur de son verbe, par l'ampleur de son imagination créatrice, par l'ancrage de sa parole dans les interrogations les plus fondamentales du destin de l'être humain, par sa vision de la condition de l'Afrique dans le monde et par son regard aigu sur les drames du peuple congolais, ce poète marque d'une empreinte particulière l'espace de la littérature de notre pays et de l'Afrique. Sa poésie porte au plus haut niveau d'étincellement et de conscience ce qu'il y a de plus profondément enraciné dans les quêtes de l'Homme congolais, de l'Homme africain, de l'Homme tout court, quand l'Homme s'interroge sur ce qu'être Homme veut dire dans notre monde d'aujourd'hui.

"Les Amarres Rompues", rédigé il y a une quinzaine d'années, cet ouvrage poétique est aussi l'oeuvre de François- Médard Mayengo Kulonda. On appelle «Amarres» le câble (cordage) utilisé pour attacher un bateau, mais pour l'auteur du livre il s'agit d'un bateau qui peut constituer l'histoire de peuples négro- africains à travers les temps où ils ont vécu certains événements tout au long de leur cheminement vers d'autres continents.

C'est une oeuvre chronologique dans laquelle l'écrivain retrace les faits et les parcours misérables de l'homme noir partant de l'époque coloniale jusqu'à nos jours.

En effet, il rappelle d'abord par la traite négrière autour de la vallée du Nil où les négro-africains étaient dispersés vers les terres subsahariennes.

Par la suite, il raconte l'esclavage qui semble être le premier fait qui a traumatisé le peuple africain. Le deuxième, c'est la colonisation et le troisième c'est le néo-colonialisme que les Africains continuent à vivre jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Un recueil pour le peuple

A la fois politique et littéraire, le livre est ponctué par toutes ces étapes de l'histoire du peuple négro-africain en général et congolais en particulier.

Docteur Mayengo dénonce les formes de domination vécues dans le passé et qui étaient très cruelles. Pour l'écrivain, par rapport aux événements actuels, les Africains vivent dans une forme de domination masquée par les puissances étrangères. Ces derniers imposent leur (ligne) régime politique et décident des orientations économiques au Congo tout comme ailleurs en Afrique, pense l'auteur des Amarres Rompues.

C'est un message d'interpellation à l'intention des dirigeants africains de lutter contre la néo-colonialisation qui n'est pas encore finie mais continue à dicter le continent.

Par ailleurs, le poète lance un cri de révolte dans lequel il invite le peuple à se prendre en charge, de résister, de ne pas se laisser malmenée par le néo-colonialisme qui continue à avoir l'emprise dans le pays.

Il exhorte les fervents lecteurs à prendre conscience de cet état d'esprit. François -Médard appelle les Congolais à savoir discerner et à faire la lecture des événements chaque fois à chaque opportunité. «La population doit adopter une attitude de vigilance chaque fois que son intérêt est menacé. Réagir à tout moment et donner une bonne orientation pour développer le pays».

Lire la suite

lundi 15 mars 2010

Congo, un cratère d'impact météoritique découvert à Wembo-Nyama dans le Kasaï-Oriental

Les images satellites de l'Afrique centrale viennent de révéler les restes d'un gigantesque cratère creusé par la chute d'un astéroïde. Il mesurait sans doute environ deux kilomètres de diamètre et il est tombé alors que les dinosaures n'avaient plus que cinq millions d'années à vivre...

Au cours de la dernière Lunar and Planetary Science Conference qui se tenait au Texas, une équipe scientifique italienne a présenté des images d'un cratère situé au nord de la ville de Wembo-Nyama, en République Démocratique du Congo. Paradoxalement, ce cratère est... un dôme !

Comme cela se produit parfois, l'impact (qui aurait eu lieu il y a 60 millions d'années, soit cinq millions avant celui de Chicxulub) a soulevé les roches les plus denses. Le sol environnant s'est érodé, s'abaissant d'une cinquantaine de mètres. C'est dans cette dépression circulaire que coule désormais un fleuve dont les berges verdoyantes rendent l'anneau parfaitement visible.

La déforestation intensive dont est victime cette région a progressivement modifié son aspect sur les images prises par les satellites, révélant peu à peu l'édifice géologique.

Le célèbre Meteor Crater aux Etats-Unis ne mesure qu'un peu plus d'un kilomètre de large mais c'est le mieux conservé en raison de sa relative jeunesse. Il s'est formé il y a 50.000 ans suite à l'impact d'une météorite d'environ 45 mètres de diamètre. Crédit USGS

L'origine extraterrestre reste la plus probable

Ce cratère d'impact d'une cinquantaine de kilomètres de diamètre fait partie des plus grands découverts ces dernières années, mais on est encore loin de la taille imposante que certains affichent, comme celui de Vredefort en Afrique du Sud avec 300 kilomètres de diamètre, ou celui de Sudbury au Canada (250 kilomètres).

Lire la suite

Belgique: La fortune du roi des Belges se chiffrerait à 1 milliard d'euros, bien plus qu'admis officiellement

La fortune privée du roi des Belges Albert II se chiffrerait à 1 milliard d'euros, soit 80 fois plus que les 12,4 millions que le Palais lui reconnaît officiellement, indique ce lundi 15 février 2010, le quotidien néerlandophone "Het Nieuwsblad" qui cite un spécialiste financier.

Albert II, Roi des Belges

"Et il s'agit probablement là d'une sous-estimation", souligne ce spécialiste, Thierry Debels, qui a rédigé un ouvrage sur le patrimoine de la dynastie belge, "L'argent perdu des Cobourg". Le montant ainsi calculé ne tient pas compte de l'ensemble des intérêts que possèderait encore la famille royale en République démocratique du Congo.

Albert II va-t-il tenir parole en se rendant à Kinshasa en juin prochain pour le cinquantenaire de l'indépendance de la République Démocratique du Congo ? Surtout que Thierry Debels écrit noir sur blanc que la richesse du monarque proviendrait du Congo de Kimbangu et Lumumba. Personne ne peut décider sur la décision que prendra le roi des Belges. Ce qui est sûr, Albert II est éclaboussé par l'origine de sa fortune. Un roi peut-il avoir des affaires dans un pays colonisé ? Le Congo vache à lait est-il vraiment indépendant ? Fêter en grande pompe une indépendance qui n'en est pas n'est-ce pas une forfaiture ? L'un des principaux éléments du patrimoine des Cobourg serait constitué par des participations dans l'ex-Société Générale de Belgique, absorbée par le français Suez. La dynastie belge fait souvent l'objet de critiques dans la presse flamande, notamment, estiment les analystes, parce qu'une bonne partie de l'opinion en Flandre, qu'elle soit acquise ou pas à l'indépendance, voudrait la suppression des pouvoirs politiques résiduels du monarque.

Lire la suite

Kivus: les rebelles prospèrent sur les trafics illicites

Dans l'est de la République démocratique du Congo , un trafiquant chasse l'autre, avec la bénédiction du gouvernement central et de la communauté internationale. Jusqu'à récemment, des hauts gradés de l'armée congolaise et des rebelles hutus originaires du Rwanda, les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), contrôlaient l'exploitation de minerais de haute valeur, très prisés par l'industrie mondiale, tel le tantale et l'étain, qui entrent dans la composition de téléphones mobiles et de circuits informatiques. Mais l'alliance scellée, début 2009, entre Kigali et Kinshasa a redistribué les cartes, permettant à de nouveaux acteurs de s'enrichir. De manière illicite, cela va sans dire

militaire armé, rebelle en vadrouille ou trafiquant à l'Est de la RDC ?

Les nouveaux maîtres des mines du Nord-Kivu sont les ex-rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), pour la plupart des Tutsis congolais. C'est ce que révèle l'ONG britannique Global Witness à l'issue d'une mission de quatre semaines sur place. Fin 2008, les hommes du CNDP, soutenus activement par le Rwanda voisin, avaient lancé une vaste offensive militaire, balayant les troupes de Kinsahsa et provoquant des déplacements massifs de population. Un véritable désastre humanitaire, condamné par la communauté internationale. Mais, début 2009, coup de théâtre: le chef du CNDP, Laurent Nkunda, était écarté par Kigali, qui décidait de s'allier avec le régime congolais aux Kivus.

Visiblement, cette alliance a permis de faire d'une pierre deux coups. A la faveur d'offensives militaires, soutenues localement par les Casques bleus de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo), les Hutus du FDLR ont dû lâcher leurs positions, sans pour autant être défaits militairement. Par la même occasion, les ex-rebelles du CNDP, intégrés depuis au sein de l'armée congolaise, se sont emparés des richesses locales, en particulier dans la région de Walikale. "Ils ont ainsi acquis un contrôle bien plus important des zones minières que celui dont ils jouissaient en tant qu'insurgés (...)", écrit Global Witness. Les cargaisons de cassitérite et de tantale sortent toujours, principalement, par le Rwanda voisin, sans que personne ne s'en offusque. A commencer par le gouvernement central de Kinshasa qui, semble-t-il, ferme les yeux en échange du maintien d'une paix précaire dans les Kivus.

Un "deal" qui pourrait s'avérer illusoire. "Du fait de leur capacité à détourner les recettes des mines, les anciens rebelles auraient les moyens financiers de se réarmer s’ils décrétaient que la paix ne leur convenait plus", analyse Global Witness, Quant à la communauté internationale, elle fait de même. "Les gouvernements bailleurs de fonds occidentaux ont fait grand cas de leurs engagements visant à rétablir la paix et la stabilité dans l’est de la RDC. Mais ces belles paroles sont en contradiction avec le fait qu’ils persistent à ne demander aucun compte aux entreprises de leur juridiction qui achètent des minerais du conflit", affirme l'ONG.

Jusqu'à récemment, une entreprise britannique, AMC, était très impliquée dans l'achat des minerais congolais du Kivu. Elle a été remplacée par une firme basée en Malaisie, MSC, quatrième producteur d'étain au monde, dirigée par un ressortissant britannique.

Voici le rapport de Global Witness mise en ligne le 11 mars 2010 .

RD Congo : les anciens rebelles s’emparent de l’activité de racket du commerce de minerais

D'anciens rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont mis en place des activités de racket mafieuses couvrant certaines des zones d'extraction d'étain et de tantale les plus lucratives de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), rapporte aujourd'hui le groupe de campagne Global Witness après quatre semaines de recherche dans la région.

Les rebelles de l'ex-CNDP, qui ont joint les rangs de l'armée nationale à la suite d'un processus chaotique d'intégration en 2009, ont profité d'offensives gouvernementales soutenues par l'ONU visant à déloger la milice FDLR de sites miniers lucratifs. Ils ont ainsi acquis un contrôle bien plus important des zones minières que celui dont ils jouissaient en tant qu'insurgés et ont dans bien des cas conservé leurs anciennes structures de commandement et leur agenda politique.

Global Witness appelle le gouvernement congolais à retirer sur-le-champ toutes les unités militaires des carrés miniers dans le cadre d'une démilitarisation radicale du secteur.

Les bailleurs de fonds internationaux du pays, qui jusqu'à maintenant ont fait preuve d'une grande indulgence à l'égard du gouvernement sur ce point, devraient exercer davantage de pressions pour que les autorités congolaises excluent les militaires des mines et du commerce de minerais.

« Les offensives très médiatisées lancées l'année dernière contre les FDLR ont permis à des éléments haut placés de l'ex-CNDP de se procurer et de consolider leur accès aux importants gisements miniers. Le contrôle des mines a pour ainsi dire été transféré d'un groupe de voyous armés à un autre - la principale différence étant que le nouveau porte l'uniforme de l'armée nationale », déclare Annie Dunnebacke de Global Witness, tout juste rentrée d'un mois dans l'est de la RDC.

« Cela fait plus de dix ans que l'accès à la richesse minérale du pays incite à la perpétuation du conflit et à son financement. Tant que le gouvernement et les bailleurs de fonds internationaux n'auront pas mis en œuvre une stratégie exhaustive permettant de venir à bout de tous les moteurs économiques de ce conflit une bonne fois pour toutes, la population locale continuera de souffrir et les perspectives du pays resteront affligeantes. »

Global Witness a découvert que des combattants de l'ex-CNDP désormais chargés de la 212ème brigade de l'armée nationale empochent des dizaines de milliers de dollars par mois grâce aux taxes illégales qu'ils imposent aux civils travaillant à Bisié - la plus importante carrière de cassitérite (minerai d'étain) de l'est du Congo - et dans les alentours.

La majeure partie de ces fonds est aiguillée directement vers des officiers supérieurs de l'ex-CNDP, notamment le commandant de la brigade, le colonel Yussuf Mboneza, et d'autres éléments haut placés de l'armée nationale.

Dans certaines zones du Nord-Kivu, des commandants de l'ex-CNDP gèrent une administration parallèle - pour ainsi dire un État dans l'État - par laquelle ils prélèvent des taxes sur le commerce de minerais et d'autres marchandises en toute illégalité. Le gouvernement central n'exerce pratiquement aucune autorité dans ces zones.

« Du fait de leur capacité à détourner les recettes des mines, les anciens rebelles auraient les moyens financiers de se réarmer s'ils décrétaient que la paix ne leur convenait plus », commente Émilie Serralta de Global Witness, qui accompagnait Annie Dunnebacke.

« La situation est d'autant plus dangereuse si l'on considère la vieille habitude des anciens commandants de recourir à la rébellion lorsqu'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent. »

Global Witness a constaté que c'est la population civile de la région qui est le plus rudement touchée par les actes d'extorsion et autres abus.

Dans la carrière de cassitérite de Muhinga, au Sud-Kivu, les creuseurs ont appris aux chercheurs que chacun d'entre eux était contraint de verser 10 dollars aux militaires pour avoir le droit de passer une nuit à travailler dans les puits de mine. Les creuseurs, dont beaucoup sont des enfants, doivent également payer les militaires pour pouvoir se servir de dynamite et sont tous les jeudis tenus de remettre la totalité de leur production du jour.

« À Muhinga, les travailleurs nous ont dit que s'ils ne payaient pas, les militaires les fouettaient et les volaient. L'armée devrait protéger les civils, or elle les brise à force de taxes illégales et d'abus », ajoute Serralta.

Les entreprises continuent de s'approvisionner auprès des groupes armés, tandis que les gouvernements ne prennent aucune mesure à cet égard

Global Witness a également mis en évidence certains éléments prouvant que des entreprises de l'est de la RDC et du Rwanda continuent d'acheter des marchandises directement de sites militarisés, et ce malgré les pressions internationales croissantes visant à mettre un terme au commerce de minerais du conflit.

Lire la suite

CAF-TOGO: De la justice à la médiation, une main tendue signée la FiFA !

Selon des sources proches de la FIFA et du Comité intérimaire de la FTF, l’instance faîtière de gestion du football mondial aurait demandé au Tribunal arbitral de sport (Tas) d’initier une médiation entre la Confédération africaine de football (Caf) et le Togo dans l’affaire de suspension des Eperviers pour deux éditions de la CAN.

Issa Hayatou, président de la Caf

Effet, ces sources indiquent que « dans un entretien téléphonique avec le Secrétaire général du TAS, Me Matthieu Reeb, le patron de la FIFA, Joseph Blatter, a proposé que soit abandonnée la procédure judiciaire du moins pour l’instant afin que l’on privilégie une médiation entre les deux parties ».

Une proposition à trois risques

Cette proposition de la plus haute autorité du sport roi mondial, à première vue paraît comme un bras tendu que le Togo doit saisir mais après une réflexion minutieuse sur les réalités du terrain, il n’est pas sans savoir que cette opportunité porte également ses risques.

En premier lieu, l’acceptation d’une telle médiation si on jette un coup d’œil dans le rétroviseur des joutes verbales qui ont suivi l’attaque de Cabinda, paraît comme donner raison à l’arrogance dont a fait montre sur toute la ligne la CAF et ses responsables vis-à-vis du Togo, ses morts et ses victimes.

En second lieu, une médiation ne suppose pas forcément une satisfaction vue le mépris et la position tranchée adoptés depuis toujours par la CAF. Ainsi, en cas d’échec d’une telle médiation, le Togo s’en sortira doublement perdant car devant recommencer la procédure judiciaire aux alentours des mois de juillet et août, et donc à l’approche du démarrage des éliminatoires (début septembre) auxquelles le Togo compte vivement y prendre part. Ce qui serait synonyme d’un gain de temps pour la CAF. Et rien ne garantit que la reprise de la procédure n’aboutisse avant cette échéance.

Et pour corroborer le tout, en se lançant sur la voie de la médiation, ce qu’il y a lieu de comprendre est que chacune des parties doit faire des concessions. Ce qui impliquerait pour le Togo une soumission à une partie de la sanction, soit le payement des amendes de 50.000 dollars ou la suspension pour au moins une édition de la CAN.

Et pour ces cas de figure de médiation, le cas du Nigeria qui a été sanctionné au départ pour deux éditions de la CAN et ne purgera qu’une seule, ceci pour s’être déclaré forfait pour la CAN 1996 en Afrique du Sud, en une jurisprudence.

A tout prendre, l’approbation d’une telle médiation voudra dire tout simplement un manque de confiance dans le dossier très détaillé et complet étayé par des jurisprudences que le collectif d’avocats mandaté par la FTF a constitué et déposé auprès du TAS pour jeter toute la lumière sur les défaillances graves de la CAF et son entière responsabilité dans l’attaque subie par les Eperviers le 08 janvier à Cabinda.

Lire la suite

vendredi 12 mars 2010

La Haute Autorité des Médias (HAM) est-elle maffieuse ?

Kinshasa, le vendredi 28 juillet 2006, la Haute Autorité des Médias (HAM), institution la plus controversée, scélérate a été saccagée, pillée et incendiée par les Congolais furieux.

Image de désolation certes, mais il est étonnant voire scandaleux de vouloir à tout prix gommer cette vérité historique si tragique et douloureuse soit-elle.

Edition 4927 du Mercredi 10 Mars 2010, du quotidien "Le Potentiel", dans un article dithyrambique de Raymonde Senga Kosi sur Mme Kyet Mayele Mutinga, concernant la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, elle chute par une présentation qui laisse à désirer: "Juriste de formation, Kyet Marie Mutinga Mayele est coordonnatrice de la Fondation médicale pour le développement (FMD), une Asbl qui s’occupe de la sensibilisation et de la prévention des maladies.

Cette ONG appuie aussi la communauté rurale dans le Kasaï Occidental, notamment en micro-crédits, lutte anti-érosive ainsi qu’en agriculture et élevage.

Elle a travaillé à l’Union nationale des femmes (UNAF) comme secrétaire exécutif adjoint.

Mariée et mère de famille, elle prône l’amour du prochain et le respect dû aux autres en s’opposant farouchement au désordre et à tout ce qui rétrograde la femme".

Pourquoi Raymonde Senga Kosi a-t-elle omis volontairement de dire que Mme Kyet Mayele Ghyor qui porte aujourd'hui le nom de Mutinga s'occupait des finances à la Haute Autorité des Médias (HAM) de 2003-2007 ?

Pourquoi cette manie de cacher la vraie identité des personnes qu'on met en exergue ? De la à travestir la vérité, il n'y a qu'un pas ? A-t-elle était censurée ? Ou plutôt s'est-elle sciemment autocensurée ?

Pourquoi gommer le passage de Mme Kyet Mutinga à la Haute Autorité des Médias (HAM) ? Y-a-t-il des choses à cacher ou à se reprocher ?

De deux choses l'une:

Ou Mme Kyet Mayele Ghyor avait cachée le nom de son mari Mutinga en travaillant aux finances dans une institution de la République d' d'appui à la démocratie, mise en place par le dialogue inter-congolais de Sun -City pour réguler les médias durant la transition, la Haute Autorité des Médias (HAM) dont Modeste Mutinga était le Président ?

Ou alors Mme Kyet Mayele Ghyor porte le nom de Mutinga après leur passage à la Haute Autorité des Médias. Ce qui en claire veut dire qu'il y a eu favoritisme, clientélisme, confusionnisme, conflit d'intérêts d'un couple dans une institution étatique.

La Haute Autorité des médias (HAM) ayant été financée par le Pnud, l'Union européenne, la Francophonie, la coopération française et autres organismes internationaux, il suffirait d'un audit pour que les cadavres sortent des armoires. On peut dès lors considérer que tous les rapports moraux et financiers présentés auprès de tous les organismes financiers de la HAM étaient du bidonnage !

Ne nous leurrons jamais, ni l'Etat AMP, ni aucun organisme ne tentera cette aventure d'audit car la Haute Autorité des Médias a été instrumentalisée pour des fins politiques. Les bénéficiaires vivent aux frais de l'Etat avec ses oripeaux.

Modeste Mutinga n'est pas le seul a avoir bénéficié les largesses de la HAM à sa famille.

Sous la transition Roger Lumbala, l’un des ministres suspendus et chef de la RCD-N, s’est fait remplacer par sa femme.

Lire la suite

jeudi 11 mars 2010

Tambwe Mwamba clame: " les élections de 2011 auront bien lieu", devant les ambassadeurs des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse et d'Espagne

Tambwe Mwamba , Ministre des Affaires étrangères.

Kinshasa, mercredi 9 mars 2010, Alexis Thambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères, a clamé :"l'organisation en 2011 en République démocratique du Congo, des élections urbaines, municipales et locales ainsi que les législatives et la présidentielle" !

Selon une information de l'AFP qui cite RFI, dans une lettre adressée à Joseph Kabila, l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne tirent la sonnette d'alarme sur les délais à respecter pour ne pas compromettre la tenue des élections générales en RDC en 2011.

La communauté internationale souhaite que les étapes essentielles du processus électoral soient réalisées rapidement.

Les responsables occidentaux ont signifiés dans la lettre à Joseph Kabila qu'ils accordent beaucoup d'importance à la réussite des élections générales de 2011.

Preuve de cet engagement, plusieurs pays occidentaux ont d'ores et déjà apporté 82 millions de dollars en soutien au processus électoral, raison pour laquelle ils demandent à être fixés sur les étapes qui doivent conduire aux élections l'année prochaine.

Sous la signature du représentant spécial du secrétaire général Ban Ki-moon en RDC, Alan Doss, des ambassadeurs espagnol et américain, l'ONU, l'Europe et les Etats-Unis souhaitent qu'un calendrier des opérations soit fixé pour ne pas être pris de court par le temps et permettre la tenue des échéances de 2011.

Ils demandent également que le montage financier soit élaboré en tenant compte de la méthode choisie pour réviser le fichier électoral et des ressources financières qui doivent être mobilisées à temps.

Les signataires de la lettre réclament aussi des clarifications sur l'assistance souhaitée par la République démocratique du Congo en vue d'organiser ces élections. Pour examiner tous ces points, les responsables internationaux suggèrent à Joseph Kabila de réunir prochainement le comité de pilotage d'appui aux élections.

Thambwe Mwamba l'a annoncé lorsqu'il exprimait, devant les ambassadeurs des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse et d'Espagne ainsi le délégué du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC), les protestations du gouvernement congolais contre la publication, dans la presse internationale et nationale, d'une lettre des représentants des ces pays et organisations au président congolais Joseph Kabila, l'enjoignant à produire un calendrier intégral des élections de 2011, en violation de la convention de Vienne.

Pour le ministre congolais, "ces élections auront bel et bien lieu, car le président Kabila n'a pas l'intention de créer un vide institutionnel". "Cette demande exprimée dans la lettre adressée au Président de la République par les signataires qualifiés, au nom de leurs pays et organisations, ainsi que par les ambassadeurs des Etats-Unis d' Amérique et d'Espagne, au nom de l'Union Européenne, ne sera pas suivie d'effet", a souligné Thambwe Mwamba.

La demande de la requalification du mandat de la MONUC par le gouvernement ne peut pas être une occasion d'exercer une pression sur le gouvernement de la République Démocratique du Congo.

Pour le ministre des Affaires étrangères, l'attitude des partenaires de la République Démocratique du Congo apparaît comme un véritable chantage à l' endroit du gouvernement congolais.

Lire la suite

Olivier Kamitatu, le “ Mamadou Tandja Congolais”, ne touche pas à ma constitution !

Ce texte est de notre compatriote Konde Nzuka, qui lorsqu'il n'est pas pas d'accord, il écrit à Réveil-FM. Olivier Kamikatu qui le 3 mars 2010 était à Paris et avait accordé une interview à Jeune Afrique.

Olivier Kamitatu, dans les locaux de Jeune Afrique, février 2010

La déclaration de Olivier Kamitatu selon laquelle « on ne change pas les règles en cours de match », prononcée dans une interview accordée à Jeune Afrique en se référant à la révision de la constitution, montre combien les électrons libres du microcosme politique de la Rd.congo sont toujours libres de se choisir des thèmes pour séduire, plaire et préparer, une fois de plus, le tsunami dévastateur au sein de la société congolaise.

Je crois que M. Olivier Kamitatu a pris les armes pour restaurer, au cœur de l’Afrique, une Nation basée sur la démocratie et l’alternance du pouvoir dans le respect des prescrits de la constitution dont lui-même a été le partisan.

Il doit nécessairement savoir qu’en prenant les armes pour l’actuelle constitution, des milliers de congolais sont morts, enterrés vifs, des femmes et enfants violentés pour que l’on ne parle plus de crise de légitimité du pouvoir.

Cette crise de légitimité pourra être relancée en voulant changer les règles du jeu après le match de 2011. Je voudrai rappeler au Ministre du Plan congolais que le Président américain Obama avait prononcé un discours instructif pour les dirigeants africains, en particulier congolais, qui mérite d’être enseigné au sein des partis politiques.

Un des passages dit, je cite « le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen des passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d’élections serrées » et il poursuit : « les ghanéens ont maintes fois préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester.

Nous les voyons dans les dirigeants qui acceptent gracieusement leur défaite et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste ». et il finit « l’histoire est du côté de ces courageux africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’Etat ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ».

Les leçons du Niger et de la Guinée doivent interpeler Olivier Kamitatu. Les congolais n’accepteront plus la révision de la constitution en son article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».

Voilà la génialité des députés de la transition qui ont voulu sauvegarder les acquis de la guerre en introduisant un article contre les électrons libres dont Kamitatu est le guide pour amener le Congo vers un futur incertain.

Ces électrons libres le font pour plaire au Président Kabila dans l’espoir que ce dernier leur emboîte le pas. Ils le font pour rester au pouvoir même s’ils n’ont plus rien à proposer. Ne touche pas à ma constitution est le credo de tout Congolais qui veut défendre, jusqu’au dernier souffle, ce qui lui reste d’important.

Je suis convaincu qu’avec la sagesse de Joseph Kabila, ces électrons libres n’auront pas de place dans l’échiquier politique congolais.

Hier ils étaient avec Bemba, aujourd’hui ils sont avec Kabila et demain ils vont s’offrir au premier venu. Ces genres de comportement, le transformisme politique, montrent le manque de cohésion des politiques congolais qui n’ont que l’opportunisme comme moyen pour survivre. C’est vrai que Kabila n’a pas 15 meilleurs collaborateurs au moment où des ministres se préoccupent beaucoup de leurs fauteuils que de travailler pour le peuple congolais.

J’ose croire que le discours d’investiture du Président Kabila en 2001, qui parla de la crise de légitimité au Congo, doit embrasser celui de Obama pour construire un Congo nouveau.

En paraphrasant Obama, je dis l’histoire congolaise appartient aux courageux dirigeants congolais qui acceptent gracieusement le jugement du peuple sans avoir la peur d’être chassé par le souverain primaire.

Pire encore. Ceux qui tenteront de modifier la constitution, comme Olivier Kamitatu, seront chassés par la rage du peuple congolais.

Les acquis de la transition doivent être sauvegardés à travers protestations, manifestations, pétitions pour barrer la route à Olivier Kamitatu. Ne détruit pas la maison Congo. Ne touche pas à ma constitution.

L'interview de Jeune Afrique:

Olivier Kamitatu : « Il faut plus de pouvoir pour le chef de l'Etat »

Maintenu à son poste après le remaniement du 19 février, l’ex-bras droit de Jean-Pierre Bemba devenu proche de Joseph Kabila préconise une réforme de la Constitution, pour instaurer un régime présidentiel fort.

Jeune Afrique : Comment expliquez-vous l’immobilisme du gouvernement sortant ?

Olivier Kamitatu : Une coalition entraîne toujours des blocages. Mais ceux-ci tiennent aussi à notre Constitution. C’est un copier-coller de la Ve République française. Notre démocratie n’est pas aussi achevée que celle de la France. Le chef de l’État doit avoir plus de pouvoir. Au lieu d’un binôme président-Premier ministre, nous avons besoin d’un leadership fort, avec une autorité bien établie.

Jeune Afrique : Appelez-vous à la suppression du poste de Premier ministre ?

Olivier Kamitatu : Un régime présidentiel peut effectivement se passer d’un Premier ministre.

Jeune Afrique : La présidentielle et les législatives auront-elles bien lieu en 2011 ?

Olivier Kamitatu : C’est une exigence. Nous avons un mandat de cinq ans.

Jeune Afrique : Pourtant, une commission d’évaluation de la Constitution examine entre autres questions l’allongement du mandat présidentiel, de cinq à sept ans…

Olivier Kamitatu :On ne change pas les règles en cours de match. Il reviendra à la chambre issue des prochaines élections de se prononcer s’il y a lieu. Nous constatons en effet que cinq années ne suffisent pas pour reconstruire le pays. À partir de la troisième, la question politique prend le dessus.

Jeune Afrique : Vous êtes chef de parti. Serez-vous candidat en 2011 ?

Olivier Kamitatu : Ma candidature serait une perte de temps. Il faut remporter l’élection dès le premier tour, avec une très large majorité. Le deuxième tour est une coquetterie démocratique.

Jeune Afrique : Pensez-vous que la Monuc doit quitter le pays ?

Olivier Kamitatu : Oui. On ne peut sous-traiter indéfiniment la sécurité du Congo. C’est une question de souveraineté. L’État va fêter ses 50 ans dans quelques mois ! Mais il faut absolument une transition. Nous ne sommes pas totalement prêts. Il faut aussi tenir compte des événements qui vont se dérouler chez nos voisins, comme le référendum au Sud-Soudan [en 2011, NDLR]. La RD Congo est très sensible à ce qui se passe à ses frontières.

Jeune Afrique : L’armée n’est pas toujours à même d’assurer la sécurité. On lui reproche même des viols et des pillages…

Olivier Kamitatu : Une des missions de la Monuc est de nous aider à former une véritable armée. La coopération militaire avec nos autres partenaires produit également ses effets. Il n’y a pas de fatalité.

Jeune Afrique :Vous étiez membre du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba. Il est accusé par la Cour pénale internationale de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Avez-vous été contacté par l’équipe du procureur ?

Olivier Kamitatu : C’est une affaire judiciaire. Je ne répondrai pas à ce genre de question.

Jeune Afrique : Passons au volet économique, l’accord du FMI en décembre dernier doit conduire le pays à une annulation de sa dette extérieure. Sous quel délai ?

Olivier Kamitatu : Notre objectif est de parvenir au désendettement en juin 2010 à hauteur de 90 % de la dette, qui s’élève à 12 milliards de dollars. Nous serons donc sur une annulation d’une dizaine de milliards.

Jeune Afrique : Pour obtenir cette annulation de dette, le FMI vous a contraint à réduire votre nouvel endettement vis-à-vis de la Chine, qui est passé l’an dernier de 9 à 6 milliards de dollars…

Olivier Kamitatu : Avec les institutions de Bretton Woods, nous sommes à présent sur la même longueur d’onde. Il s’agit de poursuivre parallèlement l’effort de reconstruction et celui sur le désendettement. Ces deux priorités sont compatibles et au même niveau d’importance. Le modèle chinois nous permet d’atteindre une croissance soutenue par les investissements dans les infrastructures. La croissance est également une préoccupation du FMI.

Jeune Afrique : Neuf milliards, c’était donc trop ?

Olivier Kamitatu : Ce n’est jamais trop. C’est même insuffisant par rapport aux besoins gigantesques du pays. Mais il est préférable de procéder par tranches selon un calendrier bien établi. C'est ce qui est prévu.

Jeune Afrique : N’est-ce pas paradoxal de négocier une annulation de dette de 10 milliards auprès des partenaires traditionnels pour réemprunter dans la foulée 6 milliards auprès des Chinois ?

Olivier Kamitatu : Le Congo ne peut pas s’arrêter. Les attentes de la population sont extrêmement fortes. En 2006, les besoins du pays ont été chiffrés à 14 milliards de dollars, dont la moitié en ­ressources ­propres. Le reste doit provenir de l’aide extérieure. Or, les engagements des partenaires traditionnels s’élèvent à 4 milliards. Il nous faut donc trouver des ressources ailleurs.

Jeune Afrique : Quel bilan faites-vous des cinq chantiers du président Kabila ?

Olivier Kamitatu : Les choses n’avancent peut-être pas au rythme souhaité par le président, et les Congolais n’en ressentent pas encore les effets, mais bon nombre de chantiers ont été ouverts, notamment dans les infrastructures routières. On relie à présent en quelques heures Kinshasa et la ville portuaire de Matadi. La route qui dessert la frontière ougandaise depuis Kisangani est ouverte. Idem entre Lubumbashi et la frontière zambienne. Ces corridors sont stratégiques. La deuxième priorité concerne l’énergie. Ce sont les deux préalables à une croissance forte et à l’industrialisation du pays.

Jeune Afrique : À propos d’industrialisation, quel avenir pour la Gécamines ? Elle semble en très mauvaise posture et incapable de relancer sa production de minerais.

Olivier Kamitatu : Nous sommes engagés dans une réforme des entreprises publiques devenues des sociétés commerciales. À propos de la Gécamines, il convient de s’interroger sur la façon de valoriser au mieux les permis miniers et les participations de l’État.

Lire la suite

Les Américains s'émeuvent de voir la Barbie noire vendue au rabais !

La chaîne de grande distribution Wall-Mart a créé l'indignation en vendant une Barbie noire deux fois moins cher que la même Barbie blanche, dans un magasin en Lousiane.

5,93 dollars contre trois dollars : la photo prise par un lecteur d'ABCnews.com est formelle!

Martin Luther King n'a pas été assassiné pour qu'on en arrive là ! Les défenseurs des droits civiques américains sont outragés. Le géant des chaînes de supermarchés Wal-Mart a cassé le prix de sa Barbie noire à 3 dollars vendue à côté d'une Barbie blanche à 6 dollars dans un magasin de Louisiane.

Les deux poupées, Theresa et Barbie, sont des ballerines en tous points identiques à part leur couleur de peau. Est-ce là une manifestation de racisme de la part du géant de la distribution ?

Un porte-parole a expliqué que les Barbie noires se vendaient moins bien que les blanches. Il s'agissait donc d'une décision purement commerciale.

Cela ne se fait pas en Amérique, rétorquent les défenseurs de la cause noire, qui estiment que le prix soldé «dévalue» la poupée noire.

Wal-Mart aurait dû accepter de perdre de l'argent plutôt que de perpétuer la profonde inégalité entre races aux États-Unis, clament-ils.

Une étude montre d'ailleurs que les enfants des minorités raciales continuent de trouver les Barbie blanches plus jolies.

Mais les fans de Barbie noires peuvent remercier Barack Obama : depuis son élection, Mattel a sorti une nouvelle collection aux traits plus réalistes. La nouvelle Barbie au nez un peu plus large et aux lèvres plus charnues pourrait bien remplacer l'insipide ballerine Theresa dans les rayons de supermarché.

Dans l'un de ses magasins de Louisiane, le géant de la grande distribution américaine vend la poupée noire moins chère que son homologue blanche.

Lire la suite

Israël et États-Unis dos à dos

La future construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est a provoqué la colère de Washington. Les relations israélo-américaines en pâtiront-elles?

Jérusalem, Joe Biden, le vice-président américain et le Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou.

A peine apparue, la lueur d’espoir suscitée par l’amorce d’un dialogue indirect entre Israéliens et Palestiniens menace déjà de s’éteindre. Avant-hier, au moment même où le vice-président américain Joe Biden rencontrait le Premier ministre israélien Benyamin Neta nyahou pour relancer le processus de paix au Pro - che-Orient, le ministère de l’Inté - rieur israélien, Eli Yishai, annonçait la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est, un secteur annexé à majorité arabe. Joe Biden a manifesté son mécontentement en arrivant avec plus d’une heure de retard au dîner offert le soir même par Benyamin Netanyahou.

Une annonce calculée?

Joe Biden «était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l'avons perdu aussi, lui qui était à Washington l'ami le plus proche de Netanyahu», écrit le quotidien Maariv en parlant en Une du «malaise» israélo-américain.

Interrogé à la radio, l'un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de «crachat au visage de Biden», en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens.

Le Premier ministre Benjamin «Netanyahu est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l'Iran et sa visite a été torpillée», a fustigé l'éditorialiste.

Selon le Yediot Aharonot, Joe Biden a envisagé d'annuler sa participation avec son épouse à un dîner offert par le couple Netanyahu à la résidence officielle à Jérusalem mardi. Le couple Biden est arrivé avec plus d'une heure de retard au dîner, un geste qui «en termes diplomatiques s'appelle de la grossièreté», relève le Maariv.

Gifle

«Amateurisme, négligence et probablement aussi cynisme expliquent comment une grave crise a pu surgir, provoquant l'embarras du Premier ministre et ruinant la visite de Joe Biden», accuse le Yediot. Benjamin Netanyahu a eu beau expliquer à son hôte qu'il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, «les Américains pensent que cette annonce n'est pas fortuite».

Cette annonce a été critiquée au sein même du gouvernement israélien.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a évoqué «une annonce superflue qui perturbe les négociations de paix avec les Pales - tiniens».

Pour de nombreux observateurs, le timing ne doit rien au hasard. Frédéric Encel, spécialiste du Proche-Orient, enseignant à Sciences-Po, à Paris, émet deux hypothè ses. «Cette annonce pourrait résulter de rapports de forces internes: le gouvernent israélien est une coalition hétéroclite, dont le centre de gravité est nationaliste et religieux.

Il pourrait s’agir pour cette frange de montrer à Benyamin Netanyahou qu’elle n’est pas soumise », en lui imposant cette annonce.

La seconde hypothèse pourrait consister à «montrer que les Etats-Unis restent plus proches d’Israël que jamais, et qu’ils lui laissent ainsi une marge de manoeuvre importante», en faisant preuve de tolérance au bout du compte.

Des rapports fluctuants Cet épisode met en lumière les rapports fluctuants qu’entretiennent Israël et les Etats-Unis.

La relation fusionnelle qui prévalait lorsque Bill Clinton puis George W. Bush occupaient le bureau ovale a pris fin avec Barack Obama, plus pragmatique.

En mai dernier, lors de sa première rencontre avec le Premier ministre israélien, Barack Obama, le président américain avait fait preuve d’une fermeté inhabituelle vis-à-vis d’Israël, exprimant notamment son opposition à la construction de nouvelles colonies.

«Les Israéliens ne sont plus habitués à subir des pressions [depuis quelques années, ndlr], rappelle Frédéric Encel. Mais ces pressions se sont calmées ces derniers mois.» Peu à peu, la méfiance initiale d’Israël a cédé la place à une relation apaisée.

En janvier 2010, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton rassurait les Israéliens en renonçant à exiger un gel des colonisations.

De son côté, Benyamin Netanyahou donnait des gages en annonçant un gel des colonisations en Cisjordanie pour dix mois et en évoquant pour la première fois un «Etat» palestinien.

Ainsi, l’incident diplomatique survenu avant-hier ne devrait être qu’une crise passagère.

Le divorce n’est, pour l’heure, pas d’actualité.

La décision controversée de construire de nouveaux logements dans un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem a été rendue publique pendant la visite de Joe Biden en Israël.

Après l'affront, les excuses, mais pas de marche arrière. Les autorités israéliennes se sont déclarées désolées mercredi d'avoir annoncé pendant la visite du vice-président américain, Joe Biden, l'autorisation de la construction de 1 600 nouveaux logements à Jérusalem-Est.

Mais elles ne sont pas revenues pour autant sur cette décision qui soulève un tollé international et menace de faire capoter le fragile accord sur la reprise des négociations israélo-palestiniennes.

«Nous n'avions pas l'intention ni le désir d'offenser ou de nous moquer d'un personnage aussi important que le vice-président pendant sa visite», a déclaré mercredi à la radio le ministre israélien de l'Intérieur, Eli Yishai, dont le bureau avait annoncé mardi le nouveau plan de construction.

«Je suis désolé de l'embarras créé. Nous devons nous souvenir que ces décisions sont prises conformément à la loi, même si le moment était mal choisi… La prochaine fois, nous prendrons en compte le moment», a ajouté Eli Yishai, membre du parti ultraorthodoxe séfarade Shass.

Le projet vise à la construction de nouveaux logements dans le quartier de Ramat Shlomo, un quartier juif ultraorthodoxe de Jérusalem.

Lire la suite

mardi 9 mars 2010

Louis Michel son mauvais oeil et les machines de la ZETES pour maintenir "les fils de" au pouvoir en Afrique

A chaque fois que «Big Loulou» comme le surnomment ses compatriotes Belges, pointe son nez dans les élections d'un pays africain, les populations sont flouées et les dynasties se mettent en place: les fils remplacent les pères par les élections interposées. Louis Michel, ancien Commissaire européen, aujourd’hui simple député européen au Parlement de Strasbourg, est un homme avec ses réseaux douteux des coups électoraux en Afrique. En République Démocratique du Congo, les élections présidentielles de 2006 ont un nom: Louis Michel. Les Togolais viennent d'expérimenter la même chose que les Congolais, avec les élections qui consacrent Faure Eyadema, le Togo est sous la botte des Eyadéma. Pour paraphraser les saintes écritures, on peut dire que Faure Gnassingbé a fait ce qu’il voyait faire son père, Gnassingbé Eyadéma. Aidé par Louis Michel et ses machines ZETES, Faure est entrain de suivre le chemin tracé par son général de père.

ZETES

Louis Michel, le faiseur de présidents africains "Fils de".

Togo: le combat continue, malgré la répression des forces de l'ordre, l'opposition n'abdique pas.

Au Togo, l’idée de procéder à l’enregistrement des électeurs à la manière de la République Démocratique du Congo a été préconisée par Louis Michel. La parade est simple pour ce fabriquant de présidents africains, son boulot maintenir en place "les Fils de"

La méthode d’enregistrement des électeurs Togolais qui semblait fiable à première vue comportait plusieurs risques dès lors que les différents acteurs n’avaient aucune maîtrise sur la collecte des données enregistrées et que la société ZETES qui fournit le logiciel en a la seule maîtrise, comme ce fut le cas en République Démocratique du Congo.

Aujourd'hui les empreintes digitales de tous les Congolais des élections Louis Michel 2006 y compris des Togolais sont détenues par ZETES, qui peut les utiliser comme bon lui semble, en les vendant ou en les utilisant pour d'autres causes et raisons électorales, sans que personne ne s'y oppose.

En outre, ZETES qui a remporté le marché d’enregistrement des électeurs en République Démocratique du Congo et au Togo, est une société belge, pays dont est originaire Louis Michel qui est un grand soutien de Kabila et de Faure Gnassingbé.

Après le scrutin du 4 mars 2010 au Togo qui a débouché sur la réélection de Faure Gnassingbé, président sortant, des partisans de l'opposition se sont rassemblés pour protester contre une procédure électorale jugée illégale. Le leader de l'opposition enchaîne les appels à la contestation tandis que l'Union Européenne pointe le manque de transparence de l'élection.

Le bras de fer se poursuit entre les forces de l'ordre et les manifestants togolais. Suite aux élections contestées du 4 mars 2010, l'Union des forces du changement (UFC) de Jean-Pierre Fabre ainsi que quelques formations de l'opposition avaient appelé la population à protester contre la réélection du président sortant, Faure Gnassingbé.

Alors qu'une centaine de personnes se sont rassemblées à travers les rues de Lomé, la capitale du Togo, les forces de l'ordre, mobilisées pour l'occasion, ont aussitôt réprimé la contestation.

Depuis les résultats de l'élection présidentielle et des mouvements de protestation qu'ils suscitent, le pouvoir en place a interdit toute manifestation dans les rues de la capitale.

Par ailleurs, onze personnes ont été interpellées et une partie du matériel informatique a été saisie dans un des bureaux de l'UFC. «Les forces de l’ordre ont attaqué notre centre de traitement informatique pour prendre nos données, puisque nous avions dit que nous allions communiquer, dans les 24 ou 48 heures, les preuves de fraudes dont nous disposions», a déclaré le secrétaire national à la communication de l’UFC, Eric Dupuy.

«Ils ont saisi les ordinateurs, les fichiers, les procès verbaux. Ils veulent ainsi nous empêcher de prouver que la victoire de Faure Gnassingbé est bâtie sur des fraudes», a-t-il ajouté.

«Je ne baisserai pas les bras»

Lors des élections présidentielles, le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix. Un résultat aussitôt réfuté par l'opposition qui dénonçait, dimanche «une procédure illégale». Il a fallu deux jours d'évaluation à la commission électorale pour annoncer le résultat des votes.

Deux jours durant lesquels le comptage des voix aurait été biaisé au moyen de «bourrage d'urnes» et de «faux bulletins» selon Jean-Pierre Fabre.

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», avait déclaré le candidat à la presse.

Révolté et pugnace, il est descendu quelques jours plus tard dans la rue, en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance surchauffée. Résolu à ne pas se laisser faire, le leader de l'opposition avait alors averti le gouvernement de sa détermination: «Nous allons multiplier les manifestations.

Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras».

Toutefois la fermeté du candidat déchu s'est immédiatement heurtée à la répression des forces de l'ordre. A mesure des coups de matraque et de grenades lacrymogènes et, le cortège des sympathisants de Jean-Pierre Fabre s'est très vite dispersé.

L'Europe appelle au calme

De son côté, la diplomatie française a appelé au calme, invitant toutes les parties à régler leurs différends «dans le cadre des procédures légales». Insistant sur le caractère «provisoire» du vote, le Quai d'Orsay, par l'intermédiaire de son porte-parole, s'est refusé à légitimer la victoire de Faure Gnassingbé.

L'Union Européenne (UE), qui a financé le scrutin, regrette quant à elle «des mesures insuffisantes de transparence». Dans un rapport préliminaire publié le 6 mars au nom des 130 observateurs européens, l'UE note «la mobilisation des fonctionnaires» en faveur de Faure Gnassingbé et témoigne notamment d'une «distribution de riz à des prix trois à quatre fois inférieurs au prix du marché» par des militants du parti du président sortant.

Le Togo semble donc être une nouvelle fois en proie à une sérieuse vague de violence. Cinq ans après des élections truquées, marquées par 500 morts, à l'issue desquelles le fils du général Gnassingbé Eyadéma, Faure Gnassingbé, avait été intronisé. Déjà.

Lire la suite

Dimanche 7 mars 2010: Jaynet Kabila à Goma

Accueilli par Julien Paluku Kahongya, gouverneur de la province du Nord-Kivu, Janet Kabila est arrivée à Goma, le dimanche 7 mars 2010.

L'objet de sa mission: procéder à la distribution des biens et argents récoltés pour les populations congolaises exilées de retour dans le Nord-Kivu, après avoir vécu dans les camps des déplacés.

Lire la suite

Pour mieux comprendre le Néocolonialisme en République Démocratique du Congo

Bomboko, épouse de l’ambassadeur des Etats-Unis, Mobutu, ambassadeur des Etats-Unis, Devlin chef de la CIA au Congo (1960-1972), son adjoint et Nendaka : décembre 1965 à Léopoldville

Août 1961, à Léopoldville, Dag Harmaskjoel Secrétaire Général de l’ONU, Cyrille Adoula Premier ministre du Congo et Antoine Gizenga Vice-premier ministre

Fin juillet 1961, à Léopoldville, Antoine Gizenga Vice-premier ministre, Cyrille Adoula Premier ministre et Justin Bomboko ministre des Affaires étrangères

Août 1964, à Léopoldville, Moïse Tshombe Premier ministre, Joseph Kasa-vubu Chef d’Etat et Joseph Mobutu Commandant chef de l’armée

Mon article a été publié dans KIMPWANZA à Rome (Italie) en septembre 1996. Je crois qu'il n'a pas perdu toute sa pertinence 5 ans après.

Chaque chose a son temps

Le temps des néocolonialistes de l’ex-Congo-Belge est vers la fin, celui des Mobutu, Bomboko, Tshisekedi, Ngalula, Boboliko, etc…aura une triste fin si notre peuple comprend que ce sont eux qui ont détruit notre nation devenue indépendante le 30 juin 1960 après 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme.

Le bilan de leurs 36 années de gestion est pire que les 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme. Et ils continuent toujours à tuer la prospérité des enfants de leurs petits-fils.

Nous n’avons rien à recevoir d’eux et ils ne représentent aucun espoir pour notre nation ni pour notre peuple. Leur souci aujourd’hui est celui de mourir malade pour bénéficier d’un enterrement avec l’honneur que ne mérite d’ailleurs aucun d’eux.

Notre lutte ne doit donc pas être celle de couper les branches d’un gros arbre fruitier de mauvais, mais celle de détruire les racines de cet arbre pour qu’il tombe avec toutes ses branches et le carboniser entièrement pour qu’il ne puisse plus repousser.

Ensuite planter un arbre fruitier qui nous produira les meilleurs fruits, au bon goût de tout le monde, et ainsi réaliser la prospérité des enfants de nos petits-fils et leur enseigner comment entretenir ce bel arbre et ses branches pour les générations à venir.

Mobutu est ce gros arbre qui produit les mauvais fruits dans notre pays. Les Kengo, Boboliko, Kibassa, Kititwa, Tshisekedi, Nendaka, Bomboko, Kamanda, Pay-Pay, Mungul Diaka, Sambwa, Mokolo, Mandungu, Kamitatu, Seti, Eluki, Nzimbi, Ngbanda, Baramoto, Bolozi, Sakombi, Mananga, etc…pour ne citer que cet échantillon réduit, sont les branches de l’arbre mobutu.

Le risque pour l’avenir est grand si nous ne faisons rien pour déraciner cet arbre et ses branches, car notre mode de vie au pays et à l’étranger est le fruit de l’arbre mobutu et ses branches. Nous devons réfléchir sur les acrobaties que nous réalisons chaque jour pour pouvoir survivre, les humiliations que nous supportons deviennent de plus en plus pires que la mort elle-même.

Par-dessus le marché, ce gros arbre du Zaïre et ses branches ont des racines à des milliers de kilomètres de chez nous. C’est la raison d’être de ce numéro spécial de KIMPWANZA, qui vous livre la réalité à ne pas négliger dans vos consciences, si vous tenez à l’avenir de notre pays et de son peuple. Une réalité qui doit vous tenir à cœur, beaucoup la connaisse, mais ont peur d’élever la voix.

Il n’en est pas question, je suis en conscience hautement tranquille et toujours prêt à un débat public avec les représentants des néocolonialistes et de toutes les puissances étrangères qui les soutiennent.

TRENTE-SIX ANS APRES :

La CIA toujours aux commandes au Congo-Zaïre

L’ignorance de l’histoire d’un pays est une calamité qui induit le peuple dans l’obscurité vis-à-vis de ses responsabilités. C’est vrai, au 30 juin 1960, il n’y avait presque pas d’intellectuels congolais à même de prendre les destinés de notre pays nouvellement souverain. Toutefois, il y avait un homme d’une instruction self-made-man remarquable et dont le monde impérialiste avait énormément peur, il s’appelait Patrice Emery Lumumba.

Les impérialistes n’avaient qu’un seul projet : empêcher les Congolais de se rassembler autour de ce dernier afin d’éviter que ne soient touchés leurs intérêts au Congo. Et par les jeux des services secrets occidentaux, Mobutu entra dans la famille nationaliste et se fit un ‘‘fidèle’’ lieutenant de Lumumba et ce, bien avant l’indépendance.

Devenu secrétaire particulier de Lumumba depuis la table- ronde de Bruxelles, Mobutu se trouva à son aise au cœur des nationalistes, dont la victoire de la coalition porta Lumumba au poste de premier Premier ministre de notre pays indépendant.

Ainsi Mobutu, aux yeux de Lumumba, fut un garçon modèle avec toutes les libertés d’accès aux secrets du programme nationaliste qui allait gérer le pays. Devenu Secrétaire d’Etat à la primature, donc toujours très proche de Lumumba, désormais aucun secret ne pouvait lui échapper.

Suite à la déclaration du Général Janssens, commandant en chef de la Force Publique coloniale, selon laquelle l’armée restait celle d’avant indépendance, les soldats congolais crurent que l’indépendance ne leur servirait pas, d’où la mutinerie. Pour éviter la dégradation totale de la situation créée par le Général Janssens, Patrice Lumumba désigna l’Adjudant-infirmier Victor Lundula en qualité de commandant en chef de l’Armée Nationale Congolaise (ANC) qui venait de naître, en l’élevant au grade de Général-Major.

Ensuite, il nomma Mobutu, ex-sergent de la Force Publique, au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise avec le grade de Colonel. Bienvenues les griffes de Mobutu !

Sa désignation comme numéro deux de l’armée était très mal accueillie par les vieux gradés d’élites (Premier Sergents-Majors) devenus les premiers Adjudants Congolais en 1959, comme Bobozo, Bosango, Nyamaseko, etc…ces derniers diront ouvertement à Lumumba de ne pas récupérer Mobutu dans l’armée, alléguant que c’était un voyou qu’ils connaissaient très bien à Luluabourg. Mais il était impossible de convaincre Lumumba contre la réalité civique de Mobutu.

Il y eut beaucoup d’opposition sur cette nouvelle désignation de Mobutu. Pierre Mulele demanda à Lumumba le poste de Ministre de la défense pour organiser la nouvelle armée, car il connaissait très bien Mobutu comme agent de renseignement dans la Force Publique. A savoir que Mulele et Mobutu étaient ensemble dans la formation militaire – mais en vain !

L’exécution bestiale de Pierre Mulele en 1968, sur ordre de Mobutu, n’était pas la conséquence de la guerre de libération amorcée au Kwilu le 1er janvier 1964, mais plutôt la matérialisation de la colère de Mobutu contre Pierre Mulele vu que ce dernier voulait empêcher son hasard de devenir l’homme du 24 novembre 1965 – qu’il était effectivement devenu.

Pierre Mulele fut officiellement assassiné à cause de cette guerre contre le néocolonialisme. Mais comment expliquer que les Christophe Gbenye, Bula Mandungu (Thomas Nyati) et Thomas Kanza ont-ils échappés à cette punition suprême néocoloniale ?

Gbenye était le Président de cette guerre, Kanza Ministre des affaires étrangères et Mandungu Ministre de la propagande. L’histoire depuis le 30 juin 1960 doit être écrite par les victimes du néocolonialisme, car sans connaissance profonde de notre histoire, aucune autre lutte ne sera possible pour nous délivrer de cette domination qui a remplacé le colonialisme belge, comme l’a si très bien dit Pierre Mulele le 9 juin 1963 avant de déclencher la grande lutte armée de libération : Le pays est entrain de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Ceux qui se définissent vraiment nationalistes-lumumbistes, malgré les déloyautés ne se comptent plus, doivent chercher à connaître l’étonnante faiblesse de notre héros envers Mobutu. Patrice Lumumba, dans sa lettre adressée à son ami Emile Luhayi le 28 avril 1954, mentionne : ‘‘ J’ai trop de projets qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être riche, ignorant. Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ainsi mieux ma patrie’’.

Les contestations contre la désignation de Mobutu au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise, étaient un grand cri d’alarme pour que Lumumba se débarrasse de Mobutu à moins de 10 jours de l’indépendance, car il avait jusque-là tous les moyens de le faire – mais en vain.

Quand il comprit que Mobutu est un traitre, tous les plans de la CIA et du pouvoir belge contre lui, fonctionnaient déjà à 100%, et Mobutu ayant accès à tous les secrets de Lumumba, fut le cerveau moteur de la confiscation de notre indépendance par la Maison Blanche et le pouvoir belge. Lumumba démit Mobutu et le remplaça par son Ministre de la jeunesse et des sports, Maurice Mpolo qui avait fait aussi son service militaire dans la Force Publique.

La CIA et les services secrets belges incitèrent alors Kasa-vubu à sa qualité du Président de maintenir Mobutu au poste de Chef d’Etat-Major, bien qu’il n’ait pas été nommé par lui. C’était l’origine de la grande confusion dans la nouvelle armée et la création de l’armée néocoloniale au Congo par la CIA et les services secrets belges.

Ainsi, les parrains du néocolonialisme obligèrent Kasa-vubu de destituer illégalement Lumumba le 5 septembre 1960 alors détenteur du pouvoir du peuple congolais. Dans la campagne de ces manœuvres au lendemain du 30 juin 1960, Mgr Joseph Malula fut un artisan potentiel en prêchant des mensonges contre les nationalistes.

Il annonçait dans des églises catholiques que Lumumba était communiste et qu’il veut transformer le pays en communisme. Dans le communisme, clamait Malula, ton vélo appartient à tout le monde ; personne ne peut fermer la porte de sa maison, quiconque a le droit d’entrer à ton absence pour prendre la radio de ta sueur.

Pire, ce qui dérouta complètement la population noire de Léopoldville, c’était quand l’homme de Dieu dit que : ‘‘ dans le communisme la femme d’autrui n’existe pas, lorsque vous êtes absent de la maison, votre voisin est libre d’y entrer et de coucher avec votre femme’’. Voilà ce mode de vie que Patrice Lumumba veut introduire chez nous, le communisme.

Ce rappel est très important pour notre histoire, même si le communisme est tombé à sa source. Le néocolonialisme au Congo n’est pas seulement une fabrication des intérêts occidentaux, mais aussi de l’église catholique romaine que l’histoire nous apprend avoir été à l’avant-garde du colonialisme dans notre pays.

La grande majorité de notre peuple est constituée des jeunes nés à partir de 1960, ils doivent effacer dans leur mémoire la considération de la propagande occidentale qui vénère Malula comme le bienfaiteur nationaliste dont Mobutu avait peur.

Beaucoup des jeunes congolais-zaïrois regrettent la mort du Cardinal Malula, car s’il était encore en vie durant la période de la conférence nationale, il aurait destitué Mobutu Sese Seko.

C’est encore ici la construction d’une histoire qui risque de perpétuer le néocolonialisme dans notre pays, car Malula est l’un des grands artisans qui ont destitué illégalement Patrice Lumumba le 5 septembre 1960 et aussi qui ont porté Mobutu au pouvoir. Par ce fait, il porte devant l’histoire une partie des responsabilités sur la disgrâce de notre nation.

Certes, à une période à partir de 1969, il s’est opposé contre Mobutu face à l’alourdissement de la misère de notre peuple et les assassinats des étudiants de l’Université Lovanium. Comme aussi avant l’indépendance, il défendait la valeur nationale de Simon Kimbangu. Mais pourquoi avait-il accepté en juillet 1960 de servir la propagande de la haute finance étrangère contre le nationalisme pour implanter le pouvoir néocolonial dans notre pays ?

Toutefois, dans cette lutte de reconquête de notre souveraineté, l’église catholique romaine a dans son sein de nombreux jeunes prêtres et sœurs congolais-zaïrois, ainsi que des prêtres et sœurs blancs qui sont déterminés contre ce néocolonialisme (le mobutisme).

Nous les connaissons déjà à travers le grand travail qu’ils fournissent dans la clandestinité pour notre libération. Les mécanismes du néocolonialisme dans notre pays sont tellement présents que les intellectuels et non intellectuels, les travailleurs, les étudiants, les paysans, etc…se laissent manipuler comme des petits enfants et se retrouvent en grande partie hors de la réalité politique de notre pays.

Revenons à l’après-destitution de Lumumba. La journée du 14 septembre 1960 est la plus cruelle des vrais nationalistes où Mobutu sortit toutes ses griffés sous la protection de la Maison Blanche de Washington et du Palais Royal de Bruxelles contre l’avenir de notre nation et son peuple. Mobutu réalisa son premier coup d’Etat contre Lumumba et Kasa-vubu, mais c’était exclusivement pour se débarrasser des vrais lumumbistes et préparer leur cortège des assassinats, dont la CIA et les services secrets belges confectionnaient les listes.

Mobutu mit en place le collège des commissaires généraux néocolonialistes formés par le pouvoir colonial belge comme Marcel Lihau, Justin Bomboko, Mario Cardoso (Losembe), Jean-Jacques Kande, Albert Ndele, André Boboliko, Fernand Kazadi, Jonas Mukamba, Etienne Tshisekedi, etc…et l’autre grand traitre Damien Kandolo, jusqu’au 14 septembre 1960 directeur de cabinet de Lumumba. Victor Nendaka est nommé administrateur général de la sûreté avec une farouche haine comme Mobutu, Bomboko, Ndele et Tshisekedi contre les vrais nationalistes. Quelques jours après, Mobutu rétablit Kasa-vubu, Chef d’Etat et ce dernier nomme Joseph Iléo Premier ministre de ce collège, qui avait le devoir de rassurer la récupération de notre souveraineté par l’ex-pouvoir colonial.

Après le 14 septembre 1960, Antoine Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha au bunker des nationalistes à Stanleyville avec des Ministres fidèles à Lumumba et destitués ensemble le 5 septembre 1960. Le commandant en chef, Général-Major Victor Lundula, destitué lui aussi, retrouva ses fonctions à Stanleyville et dirigea les opérations militaires contre la sécession katangaise de Moïse Tshombe et celle du Sud-Kasaï d’Albert Kalonji à Bakwanga.

Le Secrétaire Général des Nations-Unies, Mr Dag Harmaskjoel favorisa les sécessions contre le pouvoir nationaliste de Patrice Lumumba. Le 17 janvier 1961 Lumumba, Okito et Mpolo sont assassinés par des officiers belges de l’armée sécessionniste devant Tshombe, Munongo et Kibwe après leur livraison à l’aéroport d’Elisabethville en présence des soldats suédois de l’ONU.

L’ordre de leur transfert de la prison militaire de Thysville pour Elisabethville via Moanda avait été donné par Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. C’est Victor Nendaka qui fut leur convoyeur à bord d’un petit porteur de l’Air-Brousse piloté par un Belge de Thysville à Moanda.

Et de Moanda, Fernand Kazadi et Jonas Mukamba prirent la relève de convoyage à bord du DC-4 d’Air-Congo piloté par des Belges pour la destination finale de la mort à Elisabethville, au Katanga. Le 9 février 1961, la 2ème livraison de la mort des lumumbistes arriva à Bakwanga au Sud-Kasaï chez Albert Kalonji, sur ordre de Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko. C’est Nendaka qui supervisa leur embarquement à bord de l’avion de la mort à l’aéroport militaire de Ndjili. Il s’agit de Jean-Pierre Finant, Pierre Elengesa, Emmanuel Nzuzi, Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Joseph Mbuyi, etc…

Les réflexions de Professeur Kalele font partie des versets de notre histoire

Professeur Kalele : février 2010

«La RDC va commémorer le 50ème anniversaire de la perte de son indépendance »

Le professeur Kalele, ancien ministre, s’insurge contre le néo-colonialisme qui se révèle plus dangereux que le colonialisme. Pour lui, le Congo est devenu une colonie internationale. Il souligne que les Congolais doivent se réarmer très sérieusement pour reconquérir l’indépendance de leur pays.

1. Beaucoup de gens disent que c’est une indépendance sur papier que le Congo a eu en 1960. Il n’a jamais été véritablement indépendant. Qu’en pensez-vous ?

Professeur Kalele: Ils n’ont pas tort. Il y a eu un mouvement général «la décennie des indépendances africaines» qui était venu après la Deuxième Guerre mondiale. Les Africains sont appelés à se battre aux côtés des Européens pour les libérer de l’emprise allemande. Ils découvrent donc qu’ils peuvent aussi demander leur indépendance.

Ce qui va suivre, c’est un problème réel compte tenu de la manière dont cette indépendance a été octroyée. Après avoir résisté très longtemps, les Belges ont été bousculés, puis ont lâché. Mais vous retrouverez également dans la lettre de Lumumba à sa femme Pauline, la toute dernière lettre, dans laquelle il dit qu’à peine accordée, cette indépendance a été arrachée.

Lumumba a été non seulement tué mais il a été empêché de gouverner le pays. Ensuite, sont venues les sécessions katangaise et du Sud-Kasaï, les guerres interethniques. Partout, le pays était ingouvernable. Lumumba parti, il y aura une accalmie. Mais le néo-colonialisme va s’installer et se révélera plus dangereux que le colonialisme. Parce que du temps de la colonie, on construisait des écoles, des hôpitaux, des routes, etc. Mais durant le néo-colonialisme, on ne fait que piller.

Avant que Laurent-Désiré Kabila qui appartenait à la jeunesse lumumbiste ne cherche à relancer le mouvement dans les années 90, il a eu d’abord Pierre Mulele qui a parlé de la deuxième indépendance.

Les puissances coloniales sont revenues pour combattre les Mulelistes. Une étude a même été financée abondamment par le Pentagone pour connaître la sorcellerie, les fétiches, les aliments des Mulelistes et les détruire. C’est comme cela que les Mulelistes ont été liquidés et les autres Lumumbistes poursuivis. Et quand Laurent-Désiré Kabila arrive, il tente de recouvrer cette indépendance.

On va se débarrasser de lui très vite. Aujourd’hui, effectivement, le Congo est simplement une colonie de la Belgique, une colonie internationale. Parce que les pays occidentaux ont changé de tactiques. Mais il se fait que, quand les gens revendiquaient l’indépendance, ces pays se confrontaient à plusieurs colonies à la fois. Personne ne pouvait aider personne. Maintenant, la stratégie est de se mettre en place pour coloniser. Aujourd’hui, quand vous touchez à la France, vous touchez aux Etats-Unis, à l’Allemagne, à l’Angleterre, etc.

2. Vous dites que le néo-colonialisme s’avère plus dangereux que le colonialisme, faut-il que le peuple se dresse contre le néo-colonialisme comme il l’a fait du temps du colonialisme ?

Professeur Kalele: Vous ne pouvez pas aller dans le schéma classique avec la lutte armée ou la non-violence. On ne peut réussir une révolution, sans les masses populaires. Donc, quelle que soit la voie que vous impose la conjoncture politique du moment, vous devez compter avec les masses populaires.

Et lorsqu’elles sont mobilisées et politisées, elles dégagent les énergies telles qu’aucun pouvoir oppresseur ne saura résister. Je prends un exemple : qui croyait que les Belges pourraient être chassés de ce pays ? Lorsque le vrombissement d’un véhicule retentissait dans un village, tout le monde fuyait.

Lorsqu’un seul Belge en culotte, escorté par deux policiers, faisait oublier aux parents les noms de leurs enfants au recensement, ils étaient fouettés. Après la fessée, ils devaient dire merci ! Mais avec la dynamique populaire dégagée par Lumumba, le peuple s’est mis debout et les Belges ont dû fuir. Il en est de même de Mobutu.

Qui pouvait croire qu’il pouvait partir en dépit de tous les fétiches africains et indiens ainsi que de toute la magie mis à sa solde et à celle de ses collaborateurs dans un pacte de sang (Prima Curia). Sans oublier l’argent donné dans les cartons.

Lire la suite

lundi 8 mars 2010

Gabriel Kyungu wa Kumwanza reprend son maillet au parlement provincial du Katanga

Le lundi 1 mars 2010, Gabriel Kyungu wa kumwanza comme si de rien n'était a présidé les tra­vaux de la ses­sion or­di­naire de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga, au bâ­ti­ment du 30 Juin, siège de cet or­gane dé­li­bé­rant dans la ville de Lubumbashi.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Assemblée provinciale du Katanga

Les travaux du parlement provincial du Katanga étaient sus­pen­dus par le gou­ver­ne­ment cen­tral le 29 jan­vier der­nier à cause des vio­lents in­ci­dents qui s’y étaient pro­duits la veille.

En effet, le 28 jan­vier 2010, quatre dé­pu­tés pro­vin­ciaux:Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, qui avaient cla­qué la porte de l’hé­mi­cycle pour pro­tes­ter contre le "blo­cage" de deux mo­tions si­gnées contre deux membres du gou­ver­ne­ment, ont été agres­sés par des in­di­vi­dus pré­sen­tés comme une mi­lice ac­quise à la cause du pré­sident de l’as­sem­blée pro­vin­ciale.

En toute impunité, les "Kapononayi", "les massacreurs" avaient copieusement tabassés les élus du Katanga.

Le pasteur Théodore Ngoy, député provincial du Katanga, qui vit en exil à Oxford, est la première personne à avoir dénoncer sans ambages cette milice qui a des accointances avec Kyungu wa Kumwanza.

Théodore Ngoy ne s'était pas laissé intimidé et avait fait face.

Le lundi 1 mars 2010, de­vant une as­sis­tance de plus de 80 dé­pu­tés pro­vin­ciaux sur une cen­taine que compte le par­le­ment pro­vin­cial, Ga­briel Kyun­gu Wa Kum­wan­za, pré­sident de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga, a qua­li­fié les in­ci­dents du 28 jan­vier 2010 de "linge sale qui vient d’être lavé en fa­mille" .

Il a pris l’en­ga­ge­ment d’as­su­rer la po­lice des dé­bats du par­le­ment a l’en­tière sa­tis­fac­tion de dé­pu­tés en veillant à l’équi­libre entre dif­fé­rentes ten­dances po­li­tiques qui com­posent le par­le­ment.

Il a pro­mis de se confor­mer à la Consti­tu­tion de la Ré­pu­blique et aux lois du pays avant d’in­vi­ter les dé­pu­tés pro­vin­ciaux à user de leurs droits à la li­ber­té d’ex­pres­sion en toute élé­gance po­li­tique et dans le res­pect des autres.

Les tra­vaux de la ses­sion or­di­naire de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga se sont pour­sui­vi à huis-clos

Laver le linge sale en famille voudrait-on dire qu'on clos le débat ? Y compris la justice ?

Pourquoi les 4 députés provinciaux agressés sont-ils entrer dans un mutisme, une sorte d'Omerta ? Pourquoi ne s'expriment-ils plus ?

Pourquoi la commission parlementaire com­po­sée de deux sé­na­teurs et de deux dé­pu­tés na­tio­naux élus de la pro­vince du Ka­tan­ga dont le sé­na­teur Ka­bin­da Ngoy, chef de cette dé­lé­ga­tion, a -t-elle si facilement conclue que les députés: Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, ont été agres­sés par un groupe d’in­di­vi­dus non iden­ti­fiés ?

Les "Kampononayi" sont-ils un groupe d'individus non identifiés, inconnus de la ville de Lubumbashi ?

Après son au­dience avec le gou­ver­neur du Ka­tan­ga, le sénateur Kabinga Ngoy avait déclaré à la presse que sa mis­sion consister à re­cueillir toutes les in­for­ma­tions re­la­tives aux in­ci­dents en vue de dé­ga­ger les res­pon­sa­bi­li­tés des uns et des autres et d’iden­ti­fier les cou­pables qui de­vront ré­pondre de leurs actes de­vant la jus­tice.

On sait aujourd'hui que les " kampononayi" ne répondront jamais de leurs méfaits devant la justice congolaise.

La commission devrait éga­le­ment étu­dier avec les au­to­ri­tés ci­viles et mi­li­taires de la pro­vince du Katanga les me­sures de sé­cu­ri­té à prendre pour la pro­tec­tion des dé­pu­tés pen­dant le dé­rou­le­ment des tra­vaux au siège du par­le­ment. Kabinda Ngoy avait déclaré que "La pri­meur du rap­port de cette mis­sion d’en­quête est ré­ser­vée aux pré­si­dents de deux chambres du par­le­ment congo­lais".

Ce qui s’est passé à l’assemblée provinciale du Katanga, le 28 janvier 2010, est un vrai scandale. L’ironie de l’histoire réside au fait que les 4 députés battus appartiennent eux aussi à l’AMP, Parti-Etat.

La preuve est ainsi faite que l’AMP, Parti-Etat n’est qu’un panier à crabes dans lequel cohabite, dans un mariage contre-nature, des unitaristes, des fédéralistes et des populistes. Bref, des formations politiques qui partagent tout sauf "les mêmes convictions idéologiques." On comprend alors l'expression de Kyungu wa kumwanza le linge sale se lave en famille. On note également que l'opération "Tolérance zéro" n'est qu'un slogan parmi d'autres: 5 chantiers, élections libres, démocratique et Transparentes... des écrans de fumée pour enfumer le peuple congolais.

Lire la suite

samedi 6 mars 2010

Passeports-Biométriques: Qui sème le vent recolte la tempête !

Chapeau bas à "Objectif Congo", "Congo debout", "Apareco", " Citoyennes congolaises, droits et devoirs", "Proten"...qui ont bravés la saison hivernale parisienne pour manifester pacifiquement contre le passeport-biométrique qui tue ! L'âme de Branly Nsingi (21 ans) peut se réposer en paix. La première victime du passeport-biométrique mort d'une crise cardiaque pour avoir connu un refus d'embarquement pour Paris à l'aéroport Houphuët-Boigny d'Abidjan alors que son passeport ordinaire était valable jusqu'en 2011, a été enterré le samedi 13 février 2010, au cimetière de Pantin près de sa famille.

Le drapeau de la République Démocratique du Congo à l'honneur

marche pacifique

Ce vendredi 5 mars 2010, les Congolais se sont retrouvés en face des cordons de policiers, une trentaine de fourgons, une centaine des CRS, la Cour Albert Ier fermée et interdit aux publics.

L'ambassade de la République Démocratique du Congo étant voisine à celle du Brésil, à proximité de celle de la Chine et non loin de celle du Canada.

Les policiers auront du mal à convaincre les manifestants congolais de quitter la place Reine Astrid, Métro : Alma-Marceau.

Les esprits s'échauffent

Il fallait négocier avec les policiers pour éviter le dérapages

Pierrot-Ikela (avec ses lunettes), président d'Objectif Congo.L'homme de toutes les négociations: préfecture et police

Rolain Mena (Apareco) répondant aux questions d'une consoeur de RFI sous le regard bienveillant de Serge Gabriel Wembo

Charly Esalo qui négociait avec les manifestants mais aussi les policiers pour éviter les débordements

Les négociations seront âpres. Pas question question de permettre aux congolais d'arriver à leur ambassade des cordons des policiers impressionnants et infranchissables seront mise en place.

Pierrot-Ikela, président d' "Objectif Congo" sera de toutes les négociations avec la préfecture et la police sous l'encadrement de Rolain Mena et Charly Esalo qui veilleront à ce que la manifestation ne dérape pas.

Pour éviter les débordements, la police a dû céder , les Congolais ont marchés empruntant l'avenue Montaigne jusqu'à son croisement avec les Champs-Elysées, bloquant la circulation et créant un emouteillage monstre.

La manifestation étant prévu à partir de 14h, Myra Ndjoku aurait quitté l'ambassade dès 11h par la petite porte.

Les policiers qui encadraient les Congolais étaient étonnés de constater que l'ambassadeur de la RDC avait peur de dialoguer avec ses compatriotes.

On apprendra par la suite que Myra Ndjoku aurait écrit aux autorités françaises notamment au Quai d'Orsay pour demander qu'on assure sa sécurité et celle de sa famille car il se sent menacer. Il serait menacé par les Congolais de la diaspora sans armes !

On croirait marcher sur la tête. Alors que les Congolais sont lesés, bafoués dans leur droit le plus élementaire celui d'être informé par rapport au passeport-biométrique qui tue, dont la précipitation de la vente n'égaye que les politiciens du ventre, affairistes, roublardes et fourbes qui empochent les frais exorbitants au détriments de citoyens qu'ils sont sensés servir. Les bourreaux se font passer pour les victimes, Myra Ndjoku en est un exemple patent.

La France qui a plus de 63 millions d'habitants autant que la République démocratique du Congo, trois passeports sont en circulation: ordinaires, semi-biométriques et biométriques. La France n'empêche pas ses ressortissants de voyager.

Au Congo, les politicailleurs, les combinards et maffieux qui écument la classe politique congolaise ont décidés de prendre en otage les populations: chosifiés les Congolais de l'intérieur sans pouvoir d'achat ne peuvent pas se permettre de s'acheter facilement des passeport biométriques imposés, ils sont soumis au choix cornélien entre faire bouillir la marmite ou se procurer le passeport de Tambwe Mwamba ; les Congolais de l'extérieur, eux ont un pouvoir d'achat mais sont réfractaires au "Césaro-joséphisme", à l'AMP-Parti-Etat, au manque des libertés et aux violations massives des droits de l'homme, ils ne peuvent plus voyager, plus travailler...Ils deviennent des irréguliers malgré eux.

Le passeport-biométrique de Tambwe Mwamba fait remonter à la surface le problème de la double nationalité.De sources sûres que Kengo wa Dongo, le président du Sénat a la nationalité Belge; Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale est également Belge. Ce dernier avec Bob Kazadi Kabamba ont participés à la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo dont l'article 10 stipule:" la nationalité congolaise est une et exclusive ". Depuis 3 ans le moratoire sur la double nationalité sur la motion Makila n'est jamais appliquée.

Ils sont plusieurs dans les institutions congolaises à avoir deux ou trois nationalités: au Sénat, à la députation, au gouvernement et même dans les entreprises publiques.

On est face d'un conglomérat d'individus à double nationalité qui nargue la majorité des congolais. Ils votent des lois qui imposent aux autres et ne l'appliquent pas à eux-mêmes.

A Paris, tôt ce matin, vers 2h ce samedi 6 février 2010, Henry Mundanda, un neveu de Myra Ndjoku a téléphoné à Pierrot Ikela, le Président d' Objectif Congo, au nom de l'ambassadeur, pour réclamer un rendez-vous. Bonne initiative mais la réponse du président d'objectif Congo parait plus que sage:" Oui pour une rencontre avec Myra Ndjoku hors de son bunker d'ambassade et présence notamment des journalistes et des témoins".

Le vent semé par Ndjoku appelle la tempête !

Lire la suite

jeudi 4 mars 2010

Elysées: Mylène Farmer se prend les pieds dans le tapis de Sarkozy...

La chanteuse française a trébuché sur le tapis rouge en se rendant à un dîner donné en l'honneur du président russe Medvedev et s'est cassée un doigt de pied. Invitée au palais de l'Élysée mardi 2 mars 2010 à l'occasion d'un dîner d'Etat donné en l'honneur du président russe Medvedev, la chanteuse Mylène Farmer a trébuché trois fois sur le tapis rouge et s'est cassée un orteil dès la première chute. La nouvelle a été confirmée jeudi 4 mars par son service de presse.

Après être tombée, la chanteuse a maintenu sa participation au dîner malgré la douleur et aurait reçu des soins en fin de soirée, après être retournée chez elle. Cet "accident" n'aura aucune conséquence professionnelle, la chanteuse n'ayant aucun engagement prévu dans les prochaines semaines.


Mylène Farmer chute
envoyé par Tele-Loisirs. - L'info internationale vidéo.

Lire la suite

Extradition d'Agathe Habyarimana: "le dossier est vide", selon Me Philippe Meilhac son avocat !

Nicolas Sarkozy reçu par Paul Kagame le 25 février 2010 à Kigali. Cinq jours après la visite de Sarkozy au Rwanda, Agathe Habyarimana a été appréhendée...

Juvenal Habyarimana et sa femme Agathe le 14 avril 1977 à l'Elysée lors d'un voyage officiel à Paris. Les policiers connaissaient son adresse. Agathe Habyarimana n'a opposé aucune résistance. Arrêtée puis relâchée, Agathe Habyarimana est exilée depuis douze ans dans l'Essonne, la veuve de l'ancien président du Rwanda a été interpellée, mardi 2 mars 1010, à 8h du matin. Elle est accusée par Kigali d'avoir participé à la préparation du génocide qui fit, selon l'ONU, 800 000 morts, essentiellement tutsis, en 1994.

L'arrestation mardi 2 mars 2010 d'Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais assassiné en 1994, sur la demande de Kigali en vue de son extradition, s'appuie sur un dossier "vide", les accusations de génocide à son encontre n'étant pas étayées, a affirmé mercredi 03 mars 2010, Me Philippe Meilhac son avocat .

"Le dossier est vide, il n'y a rien dedans. Il n'y a pas un rapport, pas un compte-rendu, pas un témoignage, rien", a déclaré à Me Philippe Meilhac son avocat.

Brièvement interpellée mardi 2 mars 2010, Mme Habyarimana a été présentée au parquet général de la cour d'appel de Paris en vertu d'une demande d'arrestation provisoire du Rwanda en vue de son extradition.

Réclamée par Kigali pour génocide, Agathe... Le mandat d'arrêt international à son encontre vise les chefs de génocide, de complicité de génocide, d'association de malfaiteurs en vue de la commission d'un génocide et de crime contre l'humanité. Kigali doit maintenant présenter une demande formelle d'extradition.

"Quand on présente une demande de ce type-là, ou on l'étaie dès le début ou alors c'est un coup politique", juge l'avocat.

Les faits qui lui sont reprochés par Kigali s'étendent du 1er octobre 1990, date du début de l'offensive de la rébellion du FPR contre le régime Habyarimana, au 9 avril 1994, date de l'évacuation d'Agathe Habyarimana vers la France. Pour l'avocat, "on ratisse le plus large possible mais il n'y a aucun détail: où, quand, comment".

Mme Habyarimana est fréquemment présentée comme une membre éminente de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui a planifié et mis en oeuvre le génocide.

"On dans la même situation depuis des années, on l'affuble d'une étiquette de génocidaire et personne n'étaie rien du tout", explique Me Meilhac, déplorant la situation "ambiguë" face à l'enquête pour génocide la visant en France depuis deux ans mais dans le cadre de laquelle elle n'a jamais été entendue.

"Le rôle d'Agathe a toujours été associé à celui de son frère Protais. Or celui-ci a été acquitté par le TPIR", plaide-t-il.

Surnommé "Monsieur Z", Protais Zigiranyirazo était présenté par l'accusation du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) comme la principale figure du cercle présidentiel ayant planifié le génocide. Condamné en première instance, il a été acquitté en novembre en appel.

Procès équitable ?

La justice française a autorisé l'extradition de plusieurs Rwandais soupçonnés d'être impliqués dans le génocide vers le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, en Tanzanie, mais s'est en revanche opposé à trois reprises à des extraditions vers Kigali, jugeant que la justice rwandaise n'était pas à même de garantir un «procès équitable» et l'accès à une justice indépendante.

Agathe Habyarimana, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par le Conseil d'Etat en octobre, fait également l'objet d'une enquête à Paris à la suite d'une plainte la visant notamment pour complicité de génocide. Elle n'a pas été encore entendue par les juges d'instruction chargées du dossier.

Possibilité d’extradition au Rwanda

Le plus troublant dans cette arrestation est la couverture médiatique qui en est faite. En effet, beaucoup semblent suggérer que Mme Habyarimana devrait être extradée vers le Rwanda. Or, les crimes de génocide au Rwanda relèvent exclusivement du tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui, rappelons le, n’a jamais incriminé la veuve de l’ancien président dans quoique ce soit.

De plus, jusqu’ici aucune démocratie digne de ce nom n’a consenti à expulser des individus dans un pays (le Rwanda) ou la justice n’a d’indépendante que le nom et ou les droits de l’homme n’existent pas. De même le TPIR a toujours refusé de transférer le moindre dossier ou prisonnier du fait des ces iniquités constatés malgré les demandes insistantes de Kigali.

Kigali veut s’acheter une virginité

Le général Kagamé, actuel chef de l’état rwandais, se sachant mis en cause dans l’attentat terroriste ayant couté la vie à son prédécesseur et ayant servit de déclencheur au génocide, multiplie les initiatives pour essayer de se racheter une virginité politique et masquer le rôle qu’il a joué au cours du génocide qui a emporté près d’un million de rwandais. Malgré qu’il ai déclaré il ya quelques années sur BBC Hard Talk qu’il s’en foutait de la mort de Habyarimana parce qu’il n’était pas son garde du corps, le stratège politique en lui a jugé utile de faire mener une enquête 16 ans plus tard sur cet attentat.

La commission chargé de mener cette enquête fut confiée à Jean Mutsinzi proche de Kagame et membre fondateur du FPR, le mouvement politico-militaire mis en cause dans l’attentat contre le président Habyarimana. Contrairement à "TOUTES" les enquêtes sérieuses (justice française, justice espagnole, enquêtes et rapports du TPIR) ayant été menées jusqu’ à maintenant, le rapport Mutsinzi innocente « inopinément » le régime du général Kagame et pousse le cynisme jusqu’à accuser la veuve du président de complicité dans l’assassinat de son mari.

Planification du génocide ?

Depuis sa création le tribunal pénal international n’a cessé de chercher à prouver la planification du génocide par le régime de Habyarimana mais force est de constater que, 15 ans et plus d’un milliards de dollars plus tard, toutes les pistes continuent de mener à Kagamé (tout comme l’enquête du juge espagnol Merelles ainsi que celle du juge français Bruguière).

C’est la raison pour laquelle notamment le procureur général du TPIR Carla Del Ponte avait été viré du TPIR par les américains qui lui reprochaient de s’intéresser de trop près au rôle de Kagame dans le génocide.

Depuis, le TPIR n’a pas réussi de quelque manière que ce soit à prouver la planification du génocide par le régime du président Habyarimana et l’acquittement du frère de madame HABYARIMANA par le TPIR ainsi que l’acquittement du colonel Bagasora, présenté par Kigali comme le cerveau du génocide, des crimes de génocide et d’entente en vue de commettre le génocide sont venu porter un sérieux coup à la thèse de Kigali et ont provoqué l’ire de Kagame.

En exigeant des français l’arrestation et l’extradition au Rwanda de Mme Habyarimana, Kagame veut être sur qu’elle n’ai pas droit à procès équitable (qui risquerai de la blanchir elle aussi, surtout que le TPIR ne l’a jamais mise en cause) et qu’elle soit condamné par la justice rwandaise à ses ordre pour planification du génocide.

La Répubique Démocratique du Congo ne doit pas servir de dot aux Nonces Franco-Rwandaises !

Dès son arrivée au pouvoir le général Kagame n’a cessé de servir du génocide comme fonds de commerce, malgré le rôle trouble qu’il a joué, pour couvrir et justifier tous les crimes qu’il a pu commettre contre d’autres rwandais (notamment dans le massacre de plus 500.000 refugiés hutus au Congo) ainsi que contre les congolais plus de 6 millions et ça continue.

Kagamé s’est servi de ce même génocide pour accabler la France, seule puissance à s’être interposée au moment des massacres et qui a permis de sauver des millions de rwandais que Kagamé aurait préféré éliminer.

Ce dernier l’a confirmé lors de son discours à Murambi le 6 Avril 2007 en disant : « Ce qui me fait le plus mal quand j’y pense, ce sont ces millions de gens qui ont pu fuir le pays sans que nous ayons pu les châtier ».

Parallèlement, depuis que Kagame a pris le pouvoir à Kigali et à Kinshasa par marionnette interposée, la France avait petit à petit perdu son poids et son influence dans une région qui s’avère de plus en plus stratégique pour la croissance économique des grands de ce monde.

Les autorités congolaises font beaucoup d'allégeance au "Zigouilleur de Kigali" qui en potentat dicte ses volontés aux "zombies de la République" au Congo. Ces derniers par leurs complicités avérées ont permis au Rwanda de devenir producteurs de diamants, coltans, nobiums matières premières qui ne figurent pas dans son sous-sol.

Lire la suite

mercredi 3 mars 2010

Kä Mana: La République Démocratique du Congo face au problème de ses réfugiés et de ses exilés dans le monde !

La question des réfugiés et des exilés congolais en Afrique et dans le monde fait régulièrement surface dans les débats sur la situation de notre pays et sur l'état de son image parmi les nations. Souvent de manière tragique comme à l'occasion de l'expulsion des Congolais d'Angola ou de façon humiliante comme dans le traitement souvent infligé à nos compatriotes dans l'espace européen, cette question nous confronte aux responsabilités qui doivent être les nôtres en tant que peuple conscient de la dignité de chacun de ses ressortissants et de la sécurité de chacun de ses membres partout sur la face de la terre.

30 avril 2007, à Lungern en Suisse, Kä Mana était l'orateur, lors du séminaire international de la Fiacat sur le thème: l'interdit de la torture, un principe en péril

Compte tenu du fait que notre pays a une diaspora de plus en plus ample et que celle-ci donne l'impression d'être un repaire de tragédies individuelles et de drames collectifs sans fond dans les nations qui nous entourent comme dans les contrées lointaines, il est du devoir de nos dirigeants et de toutes nos institutions de régulation éthique et sociopolitique de notre propre nation de considérer la situation des réfugiés et des exilés congolais comme une question prioritaire pour la construction de l avenir et pour la solution à donner au problème de la paix et de la sécurité en RDC. Nous ne nous le disons pas en toute vérité : c'est parce que nous considérons toujours ces concitoyens comme le Cheval de Troie du Rwanda chez nous que nous avons du mal à croire à leur sincérité dans leur volonté de vivre sur leur terre congolaise sans servir les intérêts rwandais que beaucoup de Congolais perçoivent comme un projet de balkanisation, de démantèlement, de pillage et de destruction de notre nation.Lire la suite

mardi 2 mars 2010

Iran: Evariste Boshab, président du Parlement congolais à Téhéran pour quoi faire ?

"L'iran et le Congo ont la potentialité de devenir deux pays puissants dans le monde" a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République Islamique d'Iran lors de la réception d'Evariste Boshab, président du parlement congolais à Téheran

Téheran, le 23 février 2010, Evariste Boshab, président de la chambre basse du parlement congolais et Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d'Iran

Téhéran, Evariste Boshab et Manouchehr Mottaki, le ministre des Affaires étrangères iranien

Ont-ils parlé de l'uranium congolais ?

Rien n'est moins sûr. Ce n'est un secret pour personne l'Iran voudrait enrichir son uranium pour mieux se défendre dans la région.

Rappelons que c'est l'uranium congolais qui avait permit aux Américains de fabriquer les deux bombes atomiques à Hirochima et Nagasaki au Japon.

Les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu les 6 et 9 août 1945 à l'initiative des États-Unis après que les dirigeants japonais eurent décidé d'ignorer l'ultimatum de Potsdam.

La cessation des hostilités fut effective 6 jours après. La Seconde Guerre mondiale se conclut officiellement moins d'un mois plus tard par la signature de l'acte de capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

Ce sont les seuls bombardements nucléaires ayant eu lieu en temps de guerre.

Le nombre de décès est difficile à définir et seules des estimations sont disponibles. Le Département de l'Énergie des États-Unis (DOE) avance les chiffres de 70 000 personnes pour Hiroshima et de 40 000 personnes pour Nagasaki, tuées par l'explosion, la chaleur, et l'incendie consécutif.

À ceci, s'ajoutent les décès apparus par la suite en raison de divers types de cancers (334 cancers et 231 leucémies observés) et de pathologies.

Pour sa part, le musée du mémorial pour la paix d'Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d'Hiroshima.

Si les autorités congolaises veulent vendre de l'uranium à la République Islamique de l'Iran, elles doivent en assumer les conséquences et ne pas faire porter le chapeau aux Congolais. Elles sont déjà entré dans l'histoire par la petite porte avec les élections Louis Michel de 2006, qu'elles ne poussent pas le bouchon trop loin !!!

La République Démocratique du Congo qui n'a pas d'armée et n'arrive pas à vaincre les groupes armées qui naissent en son sein, et les pays voisins qui lorgnent son grand territoire pour un dépeçage éventuel, n'a pas à jouer avec le feu !

Le mercredi 10 février 2010, Evariste Boshab et plusieurs personnalités avaient pris d’assaut l’espace Belle Vie, situé en face du quartier GB, dans la Commune de Kintambo, à Kishasa pour commémorer le 31ème anniversaire de la victoire de la révolution islamique d’Iran.

La cérémonie était présidée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en République Démocrtique du Congo. Fallait-il quelques jours après qu Boshab se rende à Téhéran en tout urgence ?

L'histoire étant têtue, elle finira un jour pas nous révèler les vérites sur cette visite impromptue en Iran.

Lire la suite

lundi 1 mars 2010

Les turpitudes de Myra Ndjoku

Accompagnée de rafales de vent frisant les 200km/h, la tempête Xynthia a semé la panique ce week-end (du samedi au dimanche, 28 février 2010) en France. Des bourrasques qui n'ont pas épargné l'Hexagone: le nombre de victime 54 morts, sans compter les disparus, maisons inondées, véhicules écrasés par les chutes d'arbres, coupures d'électricité...

Myra Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris.

Ces coups de vent impétueux n'augurent pas les bonnes nouvelles pour l'ambassade de la République Démocratique du Congo. Effet, comme un seul homme, la diaspora congolaise se mobilise pour sit-in mémorable le vendredi 5 mars 2010 devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo, 32 cours Albert Ier dans le VIII ème arrondissement de Paris. Le motif de cette manifestation de protestation pacifique et non violente: le passeport biométrique et ses victimes avec un premier décès, Branly Nsingi déjà enregistré à Abidjan en Côte d'Ivoire !

Voulant désarmorcer la bombe que lui a filé, Tambwe Mwamba, son ministre de tutelle, Myra Ndjoku a vite fait d'organiser une conférence de presse avec ses thuriféraires, courtisans, partisans et quelques chroniqueurs musicaux dans son bunker d'ambassade.

Le barbouze n'a rien compris ni de la communication et encore moins de la diplomatie.

Habitué à arracher des aveux sous les tortures, traitements inhumains et dégradants, Myra Ndjoku, ancien Directeur Général de l'Agence National des Renseignements (ANR) ignore qu'en diplomatie qu'il faut surtout dialoguer avec ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et les convaincre.

Et que dialoguer veut dire aussi être à l'écoute et non pas imposé ses points de vue. En tant qu'ambassadeur, il a pleinement le droit de défendre la République Démocratique du Congo, mais surtout d' écouter ses compatriotes.

Les deux ne sont pas incompatibles mais plutôt complémentaires et ataviques.

Or le locataire du 32 Cour Albert Ier n'a d'ouï que pour sa hiérarchie, pour ceux qui l'ont pistonné et non pas pour les Congolais, ses compatriotes, qui vivent en France.

Les trois erreurs de Myra Ndjoku dans l'affaire passeport biométrique:

1. Se murer dans son bunker et ne pas communiquer là-dessus. La conférence de presse du vendredi 26 février 2010 organisée à la va-vite à l'ambassade à Paris, avec ses chroniqueurs musicaux, ses courtisans et partisans, aurait dû se faire hors de l'ambassade pour deux raisons:

- L'affaire passeport biométrique touche tous les Congolais à travers le monde. Il n'est plus un problème congolo-congolais car il touche à la liberté de voyager, à l'immigration, au déplacement des citoyens...

-L'ambassade de la République Démocratique du Congo est située à quelques pas du Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape) et du Press club, des endroits appropriés où les journalistes étrangers qui s'intéressent à l'Afrique et au Congo sont prêts et disponibles à couvrir un tel événement avec un impact beaucoup grand.

2. Sous son costume trois pièces, Myra Ndjoku garde l'âme d'un tortionnaire qui croit qu'on doit l'obéir au doigt et à l'œil. Grave erreur, car devenu "Ambassadeur de la République Démocratique du Congo", il est entré en diplomatie donc en négociations permanentes dont certaines peuvent être pénibles. Il devrait passer son temps à dialoguer, toujours expliquer pour arriver à convaincre les sceptiques sur les décisions alambiquées de son ministre de tutelle. Car nombreux sont les Congolais qui croient que le passeport biométrique est d'abord une affaire juteuse entre Tambwe Mwamba et les Libanais qui l'ont financé. A lui de convaincre les Congolais de l'Etranger.

3. A partir du moment où il y a eu mort d'homme à cause du passeport biométrique de Tambwe Mwamba. Myra Ndjoku devrait présenter ses condoléances à la famille Nsingi éprouvée, compatir avec celle-ci et trouver de voies et moyens pour que le cas Nsingi ne se reproduise plus. Cela aurait été idéale et respectueux. A la place, Myra Ndjoku n'a fait que narguer la famille en niant la responsabilité de l'Etat congolais alors que lui-même n'était pas présent à l'aéroport Houphët-Boigny à Abidjan en Côte d'ivoire lorsque Braly Nsingi a été empêché de prendre son avion pour Paris et a succombé d'une crise cardiaque. Notre confrère d'Abidjan Net du 16 février 2010 précise: "Après des vacances d’un mois en Côte d’Ivoire, Braly Nsingi n’a pu rejoindre sa famille à Paris. Titulaire d’un passeport « ordinaire » pourtant valide jusqu’en 2011, il a été retenu à l’aéroport de Côte d’Ivoire alors qu’il s’apprêtait à rentrer en France, son pays de résidence, parce qu’il n’avait pas en sa possession un passeport biométrique. Atteint d’une douleur aux poumons, il est mort cinq jours après d’une crise cardiaque." Etre cynique et demeurer autiste face aux faits, est une irresponsabilité provocante qu'affiche Myra Ndjoku.

Nous sommes le lundi 1 mars 2010, il a encore 4 jours et 4 nuits pour trouver une brèche et dialoguer avec la diaspora avant qu'il ne soit trop tard. Lui-même et les agents de l'Ambassade doivent faire un pas vers la diaspora: échanger avec les responsables d'associations organisatrices de la manifestation, rencontrer la famille éprouvée et parler avec elle. Ne plus engueuler la famille Nsingi comme il s'est permis de le faire

Le Congo est tellement meurtri qu'une plainte contre lui par la famille Nsingi est une mauvaise chose.

L'humilité de Ramazani Baya devrait inspirer Myra Ndjoku pour se départir de son arrogance affichée dans cette histoire de passeport biométrique.

En novembre 1996, Ramazani Baya, ambassadeur du Zaïre en France, avait renversé deux garçonnets:Ronald Le Hartel de douze et Raphaël Lenoir, treize ans à Menton, dans les Alpes maritimes. Les deux enfants étaient morts sur le coup. Ramazani Baya roulait à 120 km/h, quatre fois la vitesse autorisée.

Jouissant de « l’immunité diplomatique », principe édicté par la Convention de Vienne en 1961, pour protéger les diplomates en poste à l’étranger... Mr Ramazani Baya, qui avait été condamné à 2 ans avec sursis ainsi qu'une amende de quelques dizaines de milliers de francs (sanction jugée normale pour l'époque), avait accepté, à l'époque des faits, de passer devant les tribunaux en remettant en cause son immunité diplomatique. Le cas n'est pas semblable mais c'est un sujet congolais vivant en France qui est mort à Abidjan en Côte d'Ivoire à cause d'une décision cautionnée par l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris dont Myra Ndjoku est le locataire attitré. Ce dernier doit prendre ses responsabilités.

La Conférence de presse de Myra Ndjoku

Lire la suite