Les turpitudes de Myra Ndjoku
Par Freddy Mulongo, lundi 1 mars 2010 à 15:25 :: radio :: #730 :: rss
Myra Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris.
Ces coups de vent impétueux n'augurent pas les bonnes nouvelles pour l'ambassade de la République Démocratique du Congo. Effet, comme un seul homme, la diaspora congolaise se mobilise pour sit-in mémorable le vendredi 5 mars 2010 devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo, 32 cours Albert Ier dans le VIII ème arrondissement de Paris. Le motif de cette manifestation de protestation pacifique et non violente: le passeport biométrique et ses victimes avec un premier décès, Branly Nsingi déjà enregistré à Abidjan en Côte d'Ivoire !
Voulant désarmorcer la bombe que lui a filé, Tambwe Mwamba, son ministre de tutelle, Myra Ndjoku a vite fait d'organiser une conférence de presse avec ses thuriféraires, courtisans, partisans et quelques chroniqueurs musicaux dans son bunker d'ambassade.
Le barbouze n'a rien compris ni de la communication et encore moins de la diplomatie.
Habitué à arracher des aveux sous les tortures, traitements inhumains et dégradants, Myra Ndjoku, ancien Directeur Général de l'Agence National des Renseignements (ANR) ignore qu'en diplomatie qu'il faut surtout dialoguer avec ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et les convaincre.
Et que dialoguer veut dire aussi être à l'écoute et non pas imposé ses points de vue. En tant qu'ambassadeur, il a pleinement le droit de défendre la République Démocratique du Congo, mais surtout d' écouter ses compatriotes.
Les deux ne sont pas incompatibles mais plutôt complémentaires et ataviques.
Or le locataire du 32 Cour Albert Ier n'a d'ouï que pour sa hiérarchie, pour ceux qui l'ont pistonné et non pas pour les Congolais, ses compatriotes, qui vivent en France.
Les trois erreurs de Myra Ndjoku dans l'affaire passeport biométrique:
1. Se murer dans son bunker et ne pas communiquer là-dessus. La conférence de presse du vendredi 26 février 2010 organisée à la va-vite à l'ambassade à Paris, avec ses chroniqueurs musicaux, ses courtisans et partisans, aurait dû se faire hors de l'ambassade pour deux raisons:
- L'affaire passeport biométrique touche tous les Congolais à travers le monde. Il n'est plus un problème congolo-congolais car il touche à la liberté de voyager, à l'immigration, au déplacement des citoyens...
-L'ambassade de la République Démocratique du Congo est située à quelques pas du Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape) et du Press club, des endroits appropriés où les journalistes étrangers qui s'intéressent à l'Afrique et au Congo sont prêts et disponibles à couvrir un tel événement avec un impact beaucoup grand.
2. Sous son costume trois pièces, Myra Ndjoku garde l'âme d'un tortionnaire qui croit qu'on doit l'obéir au doigt et à l'œil. Grave erreur, car devenu "Ambassadeur de la République Démocratique du Congo", il est entré en diplomatie donc en négociations permanentes dont certaines peuvent être pénibles. Il devrait passer son temps à dialoguer, toujours expliquer pour arriver à convaincre les sceptiques sur les décisions alambiquées de son ministre de tutelle. Car nombreux sont les Congolais qui croient que le passeport biométrique est d'abord une affaire juteuse entre Tambwe Mwamba et les Libanais qui l'ont financé. A lui de convaincre les Congolais de l'Etranger.
3. A partir du moment où il y a eu mort d'homme à cause du passeport biométrique de Tambwe Mwamba. Myra Ndjoku devrait présenter ses condoléances à la famille Nsingi éprouvée, compatir avec celle-ci et trouver de voies et moyens pour que le cas Nsingi ne se reproduise plus. Cela aurait été idéale et respectueux. A la place, Myra Ndjoku n'a fait que narguer la famille en niant la responsabilité de l'Etat congolais alors que lui-même n'était pas présent à l'aéroport Houphët-Boigny à Abidjan en Côte d'ivoire lorsque Braly Nsingi a été empêché de prendre son avion pour Paris et a succombé d'une crise cardiaque. Notre confrère d'Abidjan Net du 16 février 2010 précise: "Après des vacances d’un mois en Côte d’Ivoire, Braly Nsingi n’a pu rejoindre sa famille à Paris. Titulaire d’un passeport « ordinaire » pourtant valide jusqu’en 2011, il a été retenu à l’aéroport de Côte d’Ivoire alors qu’il s’apprêtait à rentrer en France, son pays de résidence, parce qu’il n’avait pas en sa possession un passeport biométrique. Atteint d’une douleur aux poumons, il est mort cinq jours après d’une crise cardiaque." Etre cynique et demeurer autiste face aux faits, est une irresponsabilité provocante qu'affiche Myra Ndjoku.
Nous sommes le lundi 1 mars 2010, il a encore 4 jours et 4 nuits pour trouver une brèche et dialoguer avec la diaspora avant qu'il ne soit trop tard. Lui-même et les agents de l'Ambassade doivent faire un pas vers la diaspora: échanger avec les responsables d'associations organisatrices de la manifestation, rencontrer la famille éprouvée et parler avec elle. Ne plus engueuler la famille Nsingi comme il s'est permis de le faire
Le Congo est tellement meurtri qu'une plainte contre lui par la famille Nsingi est une mauvaise chose.
L'humilité de Ramazani Baya devrait inspirer Myra Ndjoku pour se départir de son arrogance affichée dans cette histoire de passeport biométrique.
En novembre 1996, Ramazani Baya, ambassadeur du Zaïre en France, avait renversé deux garçonnets:Ronald Le Hartel de douze et Raphaël Lenoir, treize ans à Menton, dans les Alpes maritimes. Les deux enfants étaient morts sur le coup. Ramazani Baya roulait à 120 km/h, quatre fois la vitesse autorisée.
Jouissant de « l’immunité diplomatique », principe édicté par la Convention de Vienne en 1961, pour protéger les diplomates en poste à l’étranger... Mr Ramazani Baya, qui avait été condamné à 2 ans avec sursis ainsi qu'une amende de quelques dizaines de milliers de francs (sanction jugée normale pour l'époque), avait accepté, à l'époque des faits, de passer devant les tribunaux en remettant en cause son immunité diplomatique. Le cas n'est pas semblable mais c'est un sujet congolais vivant en France qui est mort à Abidjan en Côte d'Ivoire à cause d'une décision cautionnée par l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris dont Myra Ndjoku est le locataire attitré. Ce dernier doit prendre ses responsabilités.
La Conférence de presse de Myra Ndjoku


Commentaires
1. Le lundi 1 mars 2010 à 16:00, par Evariste Mpwo
2. Le lundi 1 mars 2010 à 16:17, par Evariste Mpwo
3. Le lundi 1 mars 2010 à 17:16, par kalwangila
4. Le lundi 1 mars 2010 à 18:16, par lubaya
5. Le lundi 1 mars 2010 à 18:30, par lubaya
6. Le lundi 1 mars 2010 à 20:53, par BONGOS Roger
7. Le lundi 1 mars 2010 à 21:09, par BANTOUSTAN
8. Le mardi 2 mars 2010 à 02:54, par Guy Ngel ea Ntando
9. Le mardi 2 mars 2010 à 05:50, par Julio
10. Le mardi 2 mars 2010 à 07:24, par KUM
11. Le mardi 2 mars 2010 à 08:46, par Muana mukongo
12. Le mardi 2 mars 2010 à 09:58, par cedrick v akala
13. Le mardi 2 mars 2010 à 10:43, par TSHILOBO
14. Le mardi 2 mars 2010 à 10:49, par TSHILOBO
15. Le mardi 2 mars 2010 à 12:45, par Lacoste
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17. Le mardi 2 mars 2010 à 14:30, par MYRA ET NSINGI
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19. Le mardi 2 mars 2010 à 17:10, par likondo w'oto
20. Le mardi 2 mars 2010 à 17:41, par MOTO PAMBA
21. Le mardi 2 mars 2010 à 19:24, par Wenz
22. Le mercredi 3 mars 2010 à 10:58, par ange
23. Le mercredi 3 mars 2010 à 23:56, par congo futur
24. Le jeudi 4 mars 2010 à 18:39, par Peko Thécla
25. Le jeudi 4 mars 2010 à 22:27, par l'homme qu'il faut pour la rdc
26. Le jeudi 4 mars 2010 à 23:44, par Micheline
27. Le jeudi 4 mars 2010 à 23:48, par bobo
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29. Le vendredi 5 mars 2010 à 13:39, par Peko Thécla
30. Le samedi 6 mars 2010 à 14:18, par pitshein
31. Le dimanche 7 mars 2010 à 00:56, par John
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