Le comuniqué officiel dit simplement: "Le ministre iranien des Affaires étrangères et le président du parlement congolais ont examiné, ensemble, les voies permettant de renforcer les relations entre l'Iran et la RD Congo."

Le chef de la diplomatie iranienne a indiqué, lors de sa rencontre avec le Président du parlement congolais, Evariste Boshab, que la politique de Téhéran s'appuie sur une interaction juste et équitable avec le Congo, avec, entre autres, pour objectif de transférer le savoir-faire des compagnies techniques et d'ingénierie iraniennes. Le président du parlement congolais a, pour sa part, évoqué la volonté de son pays de bénéficier des expériences de la RII pour le développement du pays.

"La République démocratique du Congo a besoin de la science et des compétences techniques et d'ingénierie des spécialistes iraniens, dans les domaines de la construction de ponts, de barrages et de routes, ainsi que des complexes industriels.", a-t-il précisé.

Signalons qu'en octobre 2005, Ahmadinejad, le président Iranien avait fait un discours à propos du droit à l'existence d'Israël qui avait provoqué de nombreuses réactions.

En effet, il avait déclaré qu’il adhérait aux propos de l’Ayatollah Khomeini, selon lesquels « ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps » (en persan : « een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad »), formule qui fut généralement rapportée en occident sous la forme « Israël doit être rayé de la carte ».

Les commentaires d'Ahmadinejad ont été condamnés par la plupart des gouvernements occidentaux, l'Union européenne, la Russie, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Secrétaire général Kofi Annan.

Les dirigeants égyptiens, turcs et palestiniens ont aussi exprimé leur inconfort face à cette remarque d'Ahmadinejad.

Une controverse sur la justesse de la traduction avait ensuite vu le jour. Lors d'une conférence de presse donnée le 14 janvier 2006, Ahmadinejad avait déclaré à propos de son discours d'octobre « qu'il n'y avait pas de politique nouvelle, ils ont créé tout un ressentiment autour de cette déclaration. ».

En juin 2006, un éditorialiste du Guardian, Jonathan Steele a cité plusieurs persanophones et traducteurs qui ont dit que la phrase en question serait plus exactement traduite par « balayé » des « pages du temps » ou « des pages de l'histoire » plutôt que « rayé de la carte ».

En réexaminant la controverse sur la traduction, un éditeur du New York Times, Ethan Bronner a fait observer que « toutes les traductions officielles » des commentaires, dont celle du ministère des Affaires étrangères iranien et du bureau du président « se réfèrent à balayer Israël bien loin ».