Iran: Evariste Boshab, président du Parlement congolais à Téhéran pour quoi faire ?
Par Freddy Mulongo, mardi 2 mars 2010 à 11:42 :: radio :: #733 :: rss
Téheran, le 23 février 2010, Evariste Boshab, président de la chambre basse du parlement congolais et Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d'Iran
Téhéran, Evariste Boshab et Manouchehr Mottaki, le ministre des Affaires étrangères iranien
Ont-ils parlé de l'uranium congolais ?
Rien n'est moins sûr. Ce n'est un secret pour personne l'Iran voudrait enrichir son uranium pour mieux se défendre dans la région.
Rappelons que c'est l'uranium congolais qui avait permit aux Américains de fabriquer les deux bombes atomiques à Hirochima et Nagasaki au Japon.
Les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu les 6 et 9 août 1945 à l'initiative des États-Unis après que les dirigeants japonais eurent décidé d'ignorer l'ultimatum de Potsdam.
La cessation des hostilités fut effective 6 jours après. La Seconde Guerre mondiale se conclut officiellement moins d'un mois plus tard par la signature de l'acte de capitulation du Japon le 2 septembre 1945.
Ce sont les seuls bombardements nucléaires ayant eu lieu en temps de guerre.
Le nombre de décès est difficile à définir et seules des estimations sont disponibles. Le Département de l'Énergie des États-Unis (DOE) avance les chiffres de 70 000 personnes pour Hiroshima et de 40 000 personnes pour Nagasaki, tuées par l'explosion, la chaleur, et l'incendie consécutif.
À ceci, s'ajoutent les décès apparus par la suite en raison de divers types de cancers (334 cancers et 231 leucémies observés) et de pathologies.
Pour sa part, le musée du mémorial pour la paix d'Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d'Hiroshima.
Si les autorités congolaises veulent vendre de l'uranium à la République Islamique de l'Iran, elles doivent en assumer les conséquences et ne pas faire porter le chapeau aux Congolais. Elles sont déjà entré dans l'histoire par la petite porte avec les élections Louis Michel de 2006, qu'elles ne poussent pas le bouchon trop loin !!!
La République Démocratique du Congo qui n'a pas d'armée et n'arrive pas à vaincre les groupes armées qui naissent en son sein, et les pays voisins qui lorgnent son grand territoire pour un dépeçage éventuel, n'a pas à jouer avec le feu !
Le mercredi 10 février 2010, Evariste Boshab et plusieurs personnalités avaient pris d’assaut l’espace Belle Vie, situé en face du quartier GB, dans la Commune de Kintambo, à Kishasa pour commémorer le 31ème anniversaire de la victoire de la révolution islamique d’Iran.
La cérémonie était présidée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en République Démocrtique du Congo. Fallait-il quelques jours après qu Boshab se rende à Téhéran en tout urgence ?
L'histoire étant têtue, elle finira un jour pas nous révèler les vérites sur cette visite impromptue en Iran.
Le chef de la diplomatie iranienne a indiqué, lors de sa rencontre avec le Président du parlement congolais, Evariste Boshab, que la politique de Téhéran s'appuie sur une interaction juste et équitable avec le Congo, avec, entre autres, pour objectif de transférer le savoir-faire des compagnies techniques et d'ingénierie iraniennes. Le président du parlement congolais a, pour sa part, évoqué la volonté de son pays de bénéficier des expériences de la RII pour le développement du pays.
"La République démocratique du Congo a besoin de la science et des compétences techniques et d'ingénierie des spécialistes iraniens, dans les domaines de la construction de ponts, de barrages et de routes, ainsi que des complexes industriels.", a-t-il précisé.
Signalons qu'en octobre 2005, Ahmadinejad, le président Iranien avait fait un discours à propos du droit à l'existence d'Israël qui avait provoqué de nombreuses réactions.
En effet, il avait déclaré qu’il adhérait aux propos de l’Ayatollah Khomeini, selon lesquels « ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps » (en persan : « een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad »), formule qui fut généralement rapportée en occident sous la forme « Israël doit être rayé de la carte ».
Les commentaires d'Ahmadinejad ont été condamnés par la plupart des gouvernements occidentaux, l'Union européenne, la Russie, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Secrétaire général Kofi Annan.
Les dirigeants égyptiens, turcs et palestiniens ont aussi exprimé leur inconfort face à cette remarque d'Ahmadinejad.
Une controverse sur la justesse de la traduction avait ensuite vu le jour. Lors d'une conférence de presse donnée le 14 janvier 2006, Ahmadinejad avait déclaré à propos de son discours d'octobre « qu'il n'y avait pas de politique nouvelle, ils ont créé tout un ressentiment autour de cette déclaration. ».
En juin 2006, un éditorialiste du Guardian, Jonathan Steele a cité plusieurs persanophones et traducteurs qui ont dit que la phrase en question serait plus exactement traduite par « balayé » des « pages du temps » ou « des pages de l'histoire » plutôt que « rayé de la carte ».
En réexaminant la controverse sur la traduction, un éditeur du New York Times, Ethan Bronner a fait observer que « toutes les traductions officielles » des commentaires, dont celle du ministère des Affaires étrangères iranien et du bureau du président « se réfèrent à balayer Israël bien loin ».


Commentaires
1. Le mardi 2 mars 2010 à 15:14, par BANTOUSTAN
2. Le mardi 2 mars 2010 à 17:23, par Paul
3. Le mardi 2 mars 2010 à 19:57, par lola 1
4. Le mardi 2 mars 2010 à 19:58, par lola 1
5. Le mercredi 3 mars 2010 à 00:11, par Tundanonga
6. Le mercredi 3 mars 2010 à 07:35, par Oka
7. Le mercredi 3 mars 2010 à 17:28, par Nemo
8. Le mercredi 3 mars 2010 à 19:19, par Nemo
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