Gabriel Kyungu wa Kumwanza reprend son maillet au parlement provincial du Katanga
Par Freddy Mulongo, lundi 8 mars 2010 à 14:28 :: radio :: #740 :: rss
Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Assemblée provinciale du Katanga
Les travaux du parlement provincial du Katanga étaient suspendus par le gouvernement central le 29 janvier dernier à cause des violents incidents qui s’y étaient produits la veille.
En effet, le 28 janvier 2010, quatre députés provinciaux:Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, qui avaient claqué la porte de l’hémicycle pour protester contre le "blocage" de deux motions signées contre deux membres du gouvernement, ont été agressés par des individus présentés comme une milice acquise à la cause du président de l’assemblée provinciale.
En toute impunité, les "Kapononayi", "les massacreurs" avaient copieusement tabassés les élus du Katanga.
Le pasteur Théodore Ngoy, député provincial du Katanga, qui vit en exil à Oxford, est la première personne à avoir dénoncer sans ambages cette milice qui a des accointances avec Kyungu wa Kumwanza.
Théodore Ngoy ne s'était pas laissé intimidé et avait fait face.
Le lundi 1 mars 2010, devant une assistance de plus de 80 députés provinciaux sur une centaine que compte le parlement provincial, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga, a qualifié les incidents du 28 janvier 2010 de "linge sale qui vient d’être lavé en famille" .
Il a pris l’engagement d’assurer la police des débats du parlement a l’entière satisfaction de députés en veillant à l’équilibre entre différentes tendances politiques qui composent le parlement.
Il a promis de se conformer à la Constitution de la République et aux lois du pays avant d’inviter les députés provinciaux à user de leurs droits à la liberté d’expression en toute élégance politique et dans le respect des autres.
Les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée provinciale du Katanga se sont poursuivi à huis-clos
Laver le linge sale en famille voudrait-on dire qu'on clos le débat ? Y compris la justice ?
Pourquoi les 4 députés provinciaux agressés sont-ils entrer dans un mutisme, une sorte d'Omerta ? Pourquoi ne s'expriment-ils plus ?
Pourquoi la commission parlementaire composée de deux sénateurs et de deux députés nationaux élus de la province du Katanga dont le sénateur Kabinda Ngoy, chef de cette délégation, a -t-elle si facilement conclue que les députés: Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, ont été agressés par un groupe d’individus non identifiés ?
Les "Kampononayi" sont-ils un groupe d'individus non identifiés, inconnus de la ville de Lubumbashi ?
Après son audience avec le gouverneur du Katanga, le sénateur Kabinga Ngoy avait déclaré à la presse que sa mission consister à recueillir toutes les informations relatives aux incidents en vue de dégager les responsabilités des uns et des autres et d’identifier les coupables qui devront répondre de leurs actes devant la justice.
On sait aujourd'hui que les " kampononayi" ne répondront jamais de leurs méfaits devant la justice congolaise.
La commission devrait également étudier avec les autorités civiles et militaires de la province du Katanga les mesures de sécurité à prendre pour la protection des députés pendant le déroulement des travaux au siège du parlement. Kabinda Ngoy avait déclaré que "La primeur du rapport de cette mission d’enquête est réservée aux présidents de deux chambres du parlement congolais".
Ce qui s’est passé à l’assemblée provinciale du Katanga, le 28 janvier 2010, est un vrai scandale. L’ironie de l’histoire réside au fait que les 4 députés battus appartiennent eux aussi à l’AMP, Parti-Etat.
La preuve est ainsi faite que l’AMP, Parti-Etat n’est qu’un panier à crabes dans lequel cohabite, dans un mariage contre-nature, des unitaristes, des fédéralistes et des populistes. Bref, des formations politiques qui partagent tout sauf "les mêmes convictions idéologiques." On comprend alors l'expression de Kyungu wa kumwanza le linge sale se lave en famille. On note également que l'opération "Tolérance zéro" n'est qu'un slogan parmi d'autres: 5 chantiers, élections libres, démocratique et Transparentes... des écrans de fumée pour enfumer le peuple congolais.


Commentaires
1. Le lundi 8 mars 2010 à 15:41, par shambuyi
2. Le lundi 8 mars 2010 à 19:01, par lola 1
3. Le mardi 9 mars 2010 à 10:09, par Sharia
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