CAF-TOGO: De la justice à la médiation, une main tendue signée la FiFA !
Par Freddy Mulongo, lundi 15 mars 2010 à 14:43 :: radio :: #754 :: rss
Issa Hayatou, président de la Caf
Effet, ces sources indiquent que « dans un entretien téléphonique avec le Secrétaire général du TAS, Me Matthieu Reeb, le patron de la FIFA, Joseph Blatter, a proposé que soit abandonnée la procédure judiciaire du moins pour l’instant afin que l’on privilégie une médiation entre les deux parties ».
Une proposition à trois risques
Cette proposition de la plus haute autorité du sport roi mondial, à première vue paraît comme un bras tendu que le Togo doit saisir mais après une réflexion minutieuse sur les réalités du terrain, il n’est pas sans savoir que cette opportunité porte également ses risques.
En premier lieu, l’acceptation d’une telle médiation si on jette un coup d’œil dans le rétroviseur des joutes verbales qui ont suivi l’attaque de Cabinda, paraît comme donner raison à l’arrogance dont a fait montre sur toute la ligne la CAF et ses responsables vis-à-vis du Togo, ses morts et ses victimes.
En second lieu, une médiation ne suppose pas forcément une satisfaction vue le mépris et la position tranchée adoptés depuis toujours par la CAF. Ainsi, en cas d’échec d’une telle médiation, le Togo s’en sortira doublement perdant car devant recommencer la procédure judiciaire aux alentours des mois de juillet et août, et donc à l’approche du démarrage des éliminatoires (début septembre) auxquelles le Togo compte vivement y prendre part. Ce qui serait synonyme d’un gain de temps pour la CAF. Et rien ne garantit que la reprise de la procédure n’aboutisse avant cette échéance.
Et pour corroborer le tout, en se lançant sur la voie de la médiation, ce qu’il y a lieu de comprendre est que chacune des parties doit faire des concessions. Ce qui impliquerait pour le Togo une soumission à une partie de la sanction, soit le payement des amendes de 50.000 dollars ou la suspension pour au moins une édition de la CAN.
Et pour ces cas de figure de médiation, le cas du Nigeria qui a été sanctionné au départ pour deux éditions de la CAN et ne purgera qu’une seule, ceci pour s’être déclaré forfait pour la CAN 1996 en Afrique du Sud, en une jurisprudence.
A tout prendre, l’approbation d’une telle médiation voudra dire tout simplement un manque de confiance dans le dossier très détaillé et complet étayé par des jurisprudences que le collectif d’avocats mandaté par la FTF a constitué et déposé auprès du TAS pour jeter toute la lumière sur les défaillances graves de la CAF et son entière responsabilité dans l’attaque subie par les Eperviers le 08 janvier à Cabinda.


Commentaires
1. Le lundi 15 mars 2010 à 16:44, par Gontcho Serge
2. Le mercredi 17 mars 2010 à 14:54, par Fabien
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