La francophonie de demain "une arme anti-monoculture"
Par Freddy Mulongo, samedi 20 mars 2010 à 21:34 :: radio :: #768 :: rss
A l'occasion des 40 ans de l'Organisation internationale de la Francophonie, Nicolas Sarkozy reçoit Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), à l'Elysée.
Elysée, samedi 20 mars 2010,Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
Lors d'une réception à l'Elysée à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie et du 40e anniversaire de l'OIF, le président Français Nicolas Sarkozy a également plaidé pour une transformation de cette organisation en bras politique des pays francophones.
"Défendre notre langue, défendre les valeurs qu'elle porte, c'est au fond se battre pour la diversité culturelle de notre monde", a déclaré le chef de l'Etat français.
"Le problème n'est pas l'anglais, le problème c'est le monolinguisme, c'est le prêt-à-porter culturel, c'est l'uniformité."
"En défendant le français, vous défendez toutes les identités culturelles du monde", a-t-il ajouté. "Si on cède sur le français, c'est qu'on cèdera sur toutes les autres cultures et toutes les autres langues du monde." Il a rappelé qu'un pays membre de l'Onu sur trois était aujourd'hui membre de l'OIF ou observateur et qu'il y avait 200 millions de francophones de par le monde.
Nicolas Sarkozy a déploré le "complexe" d'une francophonie qui serait "la seule à ignorer sa force".
"A quoi cela servirait-il d'avoir des valeurs communes si nous ne transformions pas cette adhésion (...) en prise de positions politiques ?" a-t-il fait valoir. "Je vous garantis qu'à ce moment-là, on ne sera pas un sur trois à l'Onu, on sera beaucoup plus forts."
"La francophonie est pour la diplomatie française une priorité. Encore faudrait-il que tous les diplomates français y croient", a-t-il déclaré.
"Ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas les autres", a précisé le président français, qui a rejeté toute idée de "fâcherie" entre francophones et anglophones et estimé qu'une telle opposition n'avait pas beaucoup de sens au plan politique.
Il a précisé qu'il inviterait le Premier ministre britannique au prochain sommet France-Afrique, fin mai à Nice, de même qu'il a été le premier président français invité, fin novembre dernier, à un sommet du Commonwealth, à Trinidad.
Mais il a averti qu'une "toute petite concession" sur le statut de langue internationale du français en entraînerait d'autres, "sur la pente fatale de l'abandon


Commentaires
1. Le samedi 20 mars 2010 à 22:56, par Gilbert Leonard
2. Le dimanche 21 mars 2010 à 02:41, par bailocanto
3. Le dimanche 21 mars 2010 à 14:33, par kandamatiti
4. Le lundi 22 mars 2010 à 10:24, par Me H Wanzola ♥
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