Namibie: le président Pohamba prête serment le jour du 20è anniversaire de l'indépendance !
Par Freddy Mulongo, lundi 22 mars 2010 à 17:03 :: radio :: #772 :: rss
Windoek, dimanche 21 mars 2010, Hifikepunye Pohamba, le président Namibien prêtant serment.
Le président namibien élu en novembre dernier pour un second mandat à la tête de son pays a prêté serment dimanche 21 mars lors d'une cérémonie haute en couleur dans un stade de la capitale Windhoek. Hifikepunye Pohamba, 75 ans, a juré de "faire respecter et défendre la constitution de la Namibie", en présence de plusieurs chefs d'Etat étrangers et de nombreux dignitaires africains, devant une foule de quelque 20.000 personnes.
"Je protègerai l'indépendance, la souveraineté, les ressources territoriales, spirituelles et matérielles de la Namibie et garantirai la justice à tous les habitants de la Namibie, que Dieu me vienne en aide", a proclamé le président namibien, vêtu de noir, salué par des cris et des applaudissements.
Windoek, samedi 20 mars 2010, aéroport international Hosea Kutako, à sa descente d'avion, Joseph Kabila a été accueilli par le ministre namibien des Mines et énergie Erkki Ngimtina, le ministre congolais de la Coopération régionale et internationale Raymond Tshibanda et l'ambassadeur Anastas Kaboba Kasongo.
Le parti de Hifikepunye Pohamba, l'Organisation des peuples du sud-ouest africain (Swapo) au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1990, a remporté les élections générales avec plus de 75% des suffrages.
Des observateurs étrangers avaient considéré que le scrutin avait été honnête. La cérémonie d'investiture du chef de l'Etat coïncide avec les célébrations du 20e anniversaire de l'indépendance de ce pays d'Afrique australe, acquise après un conflit long et meurtrier entre les forces de la Swapo et l'armée sud-africaine.
L'opposition absente
Dans son discours, le chef de l'Etat a déclaré que les cinq prochaines années seraient marquées par le développement rural, la lutte contre le chômage et des projets à grande échelle dans le domaine de l'agriculture. La Namibie connaît un taux de chômage de 51%.
Il a notamment évoqué des "projets créateurs d'emplois" comme de grands travaux d'irrigation pour permettre l'extension des terres cultivables destinées notamment aux rizières et aux vignobles. Le chef de l'Etat a ensuite annoncé la nomination de Nahas Angula au poste de Premier ministre et de Marco Hausiku, ancien ministre des Affaires étrangères, à celui de vice-premier ministre. La composition complète du gouvernement devait être annoncée plus tard dans la journée.
La cérémonie d'investiture, rehaussée par un défilé militaire et des groupes folkloriques, a été marquée par l'absence de onze députés de l'opposition : ceux-ci n'ont pas voulu participer à la cérémonie car ils sont en attente d'une décision de justice sur un recours visant à contester les résultats de l'élection.
Neuf partis, dont Le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), principal parti d'opposition, ont contesté ces résultats et ont fait appel de la décision d'un tribunal qui a rejeté leurs requêtes le 3 mars pour des raisons de procédure.
Depuis l'indépendance, le gouvernement est parvenu à unifier une population fragmentée, avec une dizaine de groupes ethniques pour seulement deux millions d'habitants. Il a construit écoles, cliniques, maisons et routes mais les nouveaux hôpitaux n'ont pas empêché la propagation du sida qui affecte désormais 15% des adultes.
Sur le plan économique, la Namibie a connu une croissance moyenne de 4% par an, mais reste très dépendant du géant sud-africain et de l'industrie minière, qui représente un quart du produit intérieur brut.
Les grandes exploitations des Blancs qui occupent 60% des terres sont consacrées à l'élevage. Le PNB/habitant est de 1.870 Usd (1992). La SWAPO (Organisation du peuple sud-ouest africain) au pouvoir depuis l'indépendance du pays le 21 mars 1990 est majoritaire au Parlement où elle occupe les 2/3 des sièges à la chambre basse.
La Namibie compte 13 groupes ethniques parmi lesquels les Ovambos (1/3 de la population), les Kavangos, les Hereros, les Himbas, les Damaras, les Namas, les Capriviens, les Basters, les Blancs et les Siswana. La langue officielle est l'anglais, tandis que l'afrikans, l'allemand et les langues locales sont aussi largement parlées dans ce pays composé des Noirs(majoritaires), des métis et des Blancs.


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