Dominique de Villepin au Press Club
Par Freddy Mulongo, jeudi 25 mars 2010 à 14:39 :: radio :: #778 :: rss
Paris, 25 mars 2010, Dominique de Villepin au Press-Club.
L'ancien Premier ministre estime que le scrutin régional lui ouvre un boulevard pour appeler à la refondation politique à droite, à coup sur, en point de mire, la course à l'Elysée de 2012.
La date officielle de lancement, le congrès fondateur a été fixée au 19 juin prochain " à Paris avec le souci d'apporter une contribution tout au long de ces prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet". Le nom du parti n'a pas été révélé.
"C'est parce que j'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas une nouvelle politique, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose, que j'ai décidé de créer un mouvement politique", a déclaré l'ancien Premier ministre.
Ce sera "un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous, quels que soient leur origine, leur sensibilité, leur engagement, au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés", a-t-il indiqué. Monsieur de Villepin se positionne comme un gaulliste-Républicain qui a entendu le message des français, 50% des électeurs n'ont pas voté, qui sont exaspéré par la politique actuelle du gouvernement quant-on considère le score du FN. L'UMP a été durement sanctionnée par les français qui sont inquiets selon ses propos lors de sa présentation.
Il n'a à aucun moment indqué s'il se présenterait à l'élection présidentielle de 2012, mais celà ne faisait aucun doute pour tous les journalistes et les français qui se tiennent au minimum informés de la politque nationale.
Juridiquement son ClubVillepin, association loi de 1901, créé en juillet 2009, permettait de recevoir des dons de personnes morales et donc d'entreprises. Le nouveau parti permettra, lui, de collecter des dons de particuliers. "On ne peut pas faire une campagne présidentielle sans parti, sans argent, ni statut", explique Jacques Le Guen, député du Finistère. "C'est une nécessité juridique et financière", ajoute Brigitte Girardin, la présidente du Club. Dans un premier temps, M. de Villepin avait pensé transformer directement son association en parti, mais des questions juridiques et financières l'en ont dissuadé.
Présent sur la quasi-totalité du territoire, le ClubVillepin compterait, selon Jean-Pierre Grand 15 000 adhérents. "Notamment beaucoup de maires", assure le député de l'Hérault.
Le nouveau parti villepiniste se veut totalement indépendant de l'UMP. "Il s'agira d'un rassemblement qui dépasse les clivages politiques. Nous ne nous abriterons pas sous l'UMP, nous nous inscrivons dans une démarche gaulliste. Ce ne sera ni une machine anti-UMP ni antisarkozyste, mais un mouvement au service des Français", assure Brigitte Girardin, pour rectifier les rumeurs qui plaçaient cette nouvelle formation politique dans l'orbite du parti majoritaire.
L'opération a été quelque peu gâchée. Même si les proches de Dominique de Villepin tentent d'en diminuer la portée, l'entrée de Georges Tron, l'un des fidèles lieutenants, au gouvernement est une mauvaise nouvelle. Le cercle des élus villepinistes se comptait déjà sur les doigts d'une main, une poignée de grognards qui, chaque mardi, envahissent la Salle des quatre colonnes de l'Assemblée nationale pour entretenir la flamme et servir aux médias ce qu'il faut d'acidité sur la politique de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Grand, François Goulard, Marie-Anne Montchamp, Jacques Le Guen, Hervé Mariton, Daniel Garrigue, Guy Geoffroy, se relaient.


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