La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 30 avril 2010

Kinshasa sous Kabila-Muzito: chantier 1, transports à Kin-la-belle !

Pour le cinquantenaire de la République Démocratique du Congo, Réveil-FM, première radio associative et communautaire de Kinshasa, précurseur dans les informations de proximité, il y a moins de 12 jours, grâce à ses fins limiers dans le pays et avec ses partenaires recueillent les témoignages de congolais sur terrain.

Kinshasa, la capitale de la RDC

Les 5 chantiers Kabila-Muzito dont le premier est "Les transports", nous nous sommes occupé en partie de Kinshasa qui est la capitale. L'avenue de Poids-lourds débouche directement sur le boulevard du 30 juin, centre ville, quartier d'affaires. Nous laissons à chacun de décrypter le reportage de notre journaliste-reporter d'information (JRI) et c'est sans commentaire de notre rédaction à Paris.

Ville multi-ethnique, Kinshasa s'étend sur plus de 30 km de l'est à l'ouest et sur plus de 15 km du nord au sud. Située sur la rive sud du fleuve Congo au niveau du Pool Malebo. Elle est la ville-province la plus peuplée du pays avec une population de 10 076 099 habitants, elle est également la plus grande ville d'Afrique subsaharienne et la deuxième agglomération d'Afrique subsaharienne derrière celle de Lagos. Kinshasa n'a pas de transports publics.

Vous pouvez-nous envoyez vos vidéos et sons pour le cinquantenaire contacts par e-mail: freddy.mulongo@reveil-fm.com ou nikifagiolo@yahoo.com

Par courrier postal: Madame Greissing, Centre de Recherche et de documentation sur les Ameriques CREDA

Université Paris-III , Nouvelle Sorbonne 28 rue saint-guillame, 75006 Paris, France.

Grâce au Député Jean-Lucien Bussa (MLC) et son interpellation-révélation d'Adolphe Muzito, Premier ministre devenu "Crésus" depuis qu'il occupe la Primature, on apprend que Muzito du Palu-AMP, détiendrait, pour lui - et pour les siens:

- L’énorme complexe sportif et de divertissement Cercle Elaïs (en plein cœur du centre des affaires) acquis contre plusieurs millions de dollars américains par le premier ministre Muzito;

- Il aurait érigé, dans la banlieue est de la Capitale, à Kinkole, une cité de 40 villas;

- Il détiendrait un portefeuille important au sein de plusieurs compagnies aériennes dont Banair (Bandundu Airways) propriétaire d’un Boeing 727 Super et d’un McDouglas MD 83, des avions rares sinon rarissimes sur les pistes aériennes de R-dC vu leur coût inaccessible pour l’opérateur aérien courant de ce pays;

- Il aurait érigé en pleine ville de Kinshasa, dans la commune de Lemba, quartier Livulu, une salle de fêtes ultra-moderne;

- Des ouvriers allemands s’attelleraient à l’érection d’un gratte-ciel dans le quartier des affaires, non loin du lieu dit Socimat, dans la commune de la Gombe.

La liste est loin d’être close:

- Le Premier ministre Adolphe Muzito Fumunsi serait propriétaire d’un immeuble haut de 4 étages sur la IIIème rue à Limeté, dans le zoning industriel;

- Il aurait acquis la résidence du millionnaire rwandais Gaïga sur le boulevard du 30 juin, en plein quartier des ambassadeurs;

- Il disposerait d’un navire qui mouillerait les eaux du fleuve et qui est géré par la société Safricas.

A en croire le Député d’opposition MLC Jean-Lucien Bussa Tongba, la liste est toujours loin d’être close.

Pour sauver son honneur Muzito va-t-il enfin démissionner ? L'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) n'est-elle pas en fait l'Alliance pour maintenir les prédateurs ?

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Cameroun: le journaliste Ngota mort en prison de maladies "opportunistes" ?

A Yaoundé au Cameroun, le porte-parole du gouvernement camerounais a attribué jeudi à des "infections opportunistes" liées au virus du sida le décès en détention préventive, le 22 avril 2010, du journaliste Bibi Ngota, dont la famille s'est déclarée "très indignée" par ces affirmations.

Bibi Ngota, directeur du journal Cameroun Express qui était depuis le 10 mars à la prison de Kondengui, à Yaoundé, "est décédé des suites d'infections opportunistes dans un contexte où (son) système immunitaire était complètement effondré", a affirmé à la radio d'Etat Issa Bakary Tchiroma, citant un rapport administratif du médecin de la maison d'arrêt.

"Les examens de laboratoire effectués à l'incarcération (du journaliste) ont révélé une sérologie VIH positive", a ajouté M. Tchiroma, également ministre de la Communication, selon lequel M. Ngota a tardivement appris son statut.

D'après les explications du ministre, lorsqu'il a été conduit en prison, Bibi Ngota avait volontairement accepté d'effectuer un dépistage au virus du sida qui "s'est révélé positif".

Mais il n'en a pas récupéré les résultats qui lui ont été annoncés le 5 avril, après une nouvelle admission à l'infirmerie "pour une fièvre élevée et l'irruption cutanée généralisée".

Son décès est survenu à la veille de la réception de résultats d'"examens complémentaires sur son éligibilité au traitement anti-rétroviral", qui ralentit la progression du virus du sida. "A l'analyse (de ces résultats), on constate que le patient avait une infection généralisée dans un contexte d'immunodépression sévère", a dit Issa Tchiroma Bakary.

Bruno Ntede, frère cadet du journaliste décédé, a dénoncé ces affirmations du gouvernement. "Je suis très indigné. Le gouvernement raconte des histoires", a-t-il déclaré. "La vérité de sa mort est loin de ce que dit le gouvernement", a-t-il soutenu, se refusant à plus de commentaires. Le 23 avril, le gouvernement camerounais a annoncé avoir ordonné une enquête judiciaire pour faire la lumière sur la mort de Bibi Ngota, qui a suscité l'émoi et l'indignation de plusieurs organisation de défense de la presse au Cameroun et à l'étranger.

La France a demandé que la "lumière soit faite" sur ce décès, les Etats-Unis ont réclamé une enquête "effectuée de manière globale, transparente et sans délai". Bibi Ngota, surnom de Germain Cyrille Ngota Ngota, a été écroué en même temps que deux autres journalistes, Robert Mintsa et Serge Sabouang, qui demeurent en détention provisoire.

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jeudi 29 avril 2010

Complot contre la RDC: Pantalonnades, galéjades et embardées de Modeste Mutinga !

A Réveil-FM nous n'avons pas pour habitude de tirer sur une ambulance, mais trop c'est trop ! Pourquoi vouloir camoufler l'échec de gouvernance des Joséphites, Mobutistes révisités et affidés en complot contre la République Démocratique du Congo, comme voudrait le faire Modeste Mutinga ?

Modeste Mutinga, prophète du complot contre le Congo

La mère-patrie, la République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais, doit-on accepter l'opprobre qui jaillit sur tous à cause de quelques individus repus qui se tournent les pouces, se grattent le nombril et se contentent de regarder la grosseur de leur bedaine au lieu de travailler pour nous sortir du marasme socio-economico-politico-militaire dont souffre le pays? Doit-on accepter sans broncher des réprimandes de prédateurs véreux, corrompus jusqu'à la moelle épinière qui sont aux abois ? Les bouffonneries de Modeste Mutinga renferment des inepties. Il en fertile d'aise, Mutinga. Un grand vent d'amnésie souffle sur le crâne de notre roublard de sénateur.

1. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga a sciemment privé 60 Millions de Congolais d'un débat légitime et démocratique qui était inscrit dans la Constitution de transition lors des élections Louis Michel de 2006. En effet, en tant que président de la Haute Autorité des Médias (HAM), Modeste Mutinga et son équipe devraient organiser un débat entre les deux candidats en lice des élections présidentielles en occurrence: Joseph kabila et Jean-Pierre Mbemba. Après avoir bâillonné des journalistes, médias et acteurs de l'opposition, Modeste Mutinga a refusé ce débat aux Congolais après une corruption avérée et s'est fait coopter comme Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMp-Parti-Etat.

2. Aux abois, Modeste Mutnga ne s'inquiète pas tellement de Joseph kabila ni de son départ du pouvoir mais de son bifteck. Mangeur à tous les râtelier il sait comment trirer son épingle du jeu. Hier Tshisekediste, anti-kabiliste primaire à l'époque de l'Afdl, par tricherie et corruption Joseph kabila a fait de lui un sénateur mais un sénateur véreux. La trouille de Modeste Mutinga est de voir son ex-deuxième vice-président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), Dominique Sakombi Inongo être déguerpi et devenir un Sans Domicile Fixe (S.D.F) en plein Kinshasa. Si Frère Jacob Dominique Sakombi, créateur des dieux, le Goebbels de Mobutu, propagandiste hors-pair est remercié comme un mal-propre par un pouvoir des Joséphistes qu'il a toujours servi, quel sort est réservé à tous les fourbes, arrivistes et parvenus qui remplissent le rang de l'AMP, Parti-Etat ? D'où le cri de désespoir de Mutinga, en indexant les comploteurs imaginaires dont la diaspora congolaise réfractaire au pouvoir des Joséphistes, Mobutistes révisités et affidés. Il agit par peur de qui est arrivé à son collaborateur Sakombi Buka Lokuta", que cela ne lui arrive pas. Un pouvoir qui ne respecte pas les biens privés est-il démocratique ?

3. Comment comprendre que Modeste Mutinga qui a passé toute sa vie dans la Commune de Makala, l'une des communes les plus populeuses de Kinshasa (il n'y a pas de mal à habiter à Makala, c'est dans notre capitale et notre pays). Ayant construit une villa vite fait à Binza puisque devenu sénateur par cooptation et tricherie, Mutinga a le toupet de proposer une loi pour crypter les médias au Congo alors qu'il sait pour y a avoir vécu longtemps que les habitants n'ont pas d'électricité. Grâce à la radio et à la télévision à batterie, les habitants de Makala essayent de s'informer pour ne pas se couper du monde. Croit-il en prenant une décision comme celle-là, il aime le Congo et les Congolais ?

4. Dans quel pays du monde a-t-on déjà vu un sénateur écrire dans son propre journal ? Sauf dans une république bananière !

Au lieu de s'époumoner sur un complot imaginaire contre le Congo et se transformer en donneur de leçons, les Congolais attendent des résultats de la part d'un gouvernement responsable non fantoche, d'un parlement responsable non godillot: l'amélioration de leur vie au quotidien, l'arrêt des viols, une armée républicaine, la sécurité de biens et personnes dans le territoire, la protection de nos frontières...Modeste Mutinga, le sénateur de l'AMP, Parti-Etat pousse ses pantalonnades, galéjades et inepties jusqu'à vouloir culpabiliser les Congolais de l'extérieur alors que les vrais comploteurs sont à l'intérieur: ceux qui sont arrivés avec de bottes de jardiniers aux pieds et kalachnikov à la main en moins de dix ans, ils sont des millionnaires... du dimanche !

Modeste Mutinga a intérêt de lire la réflexion de Me jean-Paul Mopo Kobanda sur "les 7 péchés capitaux de joseph kabila" pour se rendre compte qu'il défend un régime indéfendable:

1er péché :Nomination de GIZENGA à la primature, une perte de temps précieux

Loin de nous l’idée de remettre en cause l’accord politique qui a porté la candidature de Joseph KABILA au deuxième tour des élections présidentielles, ni de douter des qualités humaines personnelles du patriarche Antoine GIZENGA, il était flagrant de constater que sa nomination et la composition de son gouvernement étaient inadaptées pour relever l’énorme défi de démocratisation et de reconstruction d’un pays sortant de 35 ans de dictature et de dix ans des conflits meurtriers. Ceux qui ont posé la question du poids de l’âge du premier ministre, dans un rôle qui exige le don de soi, avaient été traités de tous les noms par les médias clientélistes et complaisants. 21 mois plus tard, c’est l’intéressé lui-même qui leur a donné raison en expliquant que « Pour tout homme, même si l’esprit peut encore être sain et alerte, le corps physique a ses limites dont il convient de tenir compte ».

En tenant compte de cette réalité dès le début, le pays aurait économisé 21 mois d’immobilisme qu’il ne pouvait s’autoriser car le pays avait besoin d’être mis en mouvement tout de suite par des dirigeants capables de porter les gros enjeux en vue. La composition même du gouvernement GIZENGA portait en elle-même ses contradictions et faiblesses : le premier ministre avait été flanqué d’un ministre délégué qui jouait en quelque sorte le rôle du premier ministre Bis. Le nombre pléthorique du gouvernement destiné à remercier les soutiens de KABILA n’a pas permis une mobilisation totale pour la réalisation des « cinq chantiers » restés d’ailleurs en « congélation » jusqu’au départ de GIZENGA du gouvernement. Joseph KABILA lui-même, constatant cet immobilisme en mai 2009, s’était interrogé publiquement dans une interview accordée à Colette BRAECKMAN « s’il avait vraiment les dix ou quinze personnes compétentes pouvant l’aider à reconstruire le pays ».

La nomination d’un premier ministre « fatigué par le poids de l’âge » et de surcroît immobile n’était-il pas un choix délibéré pour laisser le centre des décisions du côté de la présidence ?

Toujours est-il que les nouveaux dirigeants ne se sont pas inscrits tout de suite dans une recherche des solutions salvatrices pour le pays laissé exsangue par la guerre. L’appareil politique a servi à une reprise en mains de tous les leviers de pouvoirs par un seul camp et au verrouillage du système sociopolitique par un clan politico-militaire. Le deuxième péché le confirme.

2ème péché : L’institutionnalisation des fraudes postélectorales par corruption politique

Dès que tous les résultats des scrutins nationaux ont été proclamés et durant la mise en place des institutions issues de ces échéances en 2006, le parti présidentiel a aussitôt entrepris d’obtenir par la corruption ce qu’il n’a pu gagner par les urnes. C’est ainsi qu’au mépris de toutes règles démocratiques, éthiques et déontologiques, des candidats du PPRD battus par le verdict des urnes se sont retrouvés à la tête des provinces acquises à l’opposition : Kinshasa, Bas-congo, les deux Kasaï, et plus tard l’Equateur. Ces revirements démontrent l’état psychologique des dirigeants actuels dont la seule motivation est le pouvoir, l’argent et la gloire qui va avec. Le sort de la population, sa volonté et ses besoins passent en second rang. Naturellement, ces dirigeants « illégitimes », ont utilisé les fonds publics pour corrompre leurs adversaires et se sont mis au service d’un système plutôt que de leurs administrés qui leur ont refusé leur confiance dans les urnes.

Ce péché est un des plus caractéristiques car il a anéanti complètement le peu d’acquis démocratique et de consensus ayant existé durant la transition de 2003 à 2006. Ces facteurs avaient permis la cohabitation d’entités opposées jadis par les armes, et jeté quelques bases de la diversité dans la gestion de la Res Publica. Dans un contexte certes difficile, des médias d’obédience différente avaient pu se constituer et s’exprimer, des hommes politiques ne partageant pas les mêmes points de vue avaient pu diriger des institutions étatiques ensemble. L’institutionnalisation de la corruption politique a aboli définitivement tout espoir de diversité dans le paysage politique en s’appuyant sur la répression violente de toute contestation.

3ème péché : La répression violente et systématique de toute contestation politique

La période électorale avait été marquée par des violences de rare intensité dans la ville-capitale de Kinshasa. D’aucuns auraient imaginé qu’une fois les résultats proclamés, les nouveaux dirigeants s’attellent à réconcilier le pays et à se mettre aussi à l’écoute de ceux qui n’ont pas voté pour eux et qui ne partagent pas leur offre politique.

Malheureusement, à la place de « la sagesse africaine du chef », la violence a été systématiquement et impulsivement utilisée pour mater toute velléité de contestation. Très marquée à l’Ouest que dans la partie Est du pays, tout laisse croire que la répression est utilisée par les nouveaux dirigeants pour punir ceux qui ont « mal voté ». A Kinshasa contre les militaires commis à la garde de l’ancien Vice-président Jean-Pierre BEMBA, puis dans le Bas-Congo et à Kinshasa contre les partisans de Bundu Dia Kongo et à l’équateur contre les patriotes résistants de Dongo, le gouvernement a utilisé une violence inouïe et disproportionnée sans faire cas de la population civile. Contrairement aux modes de règlement des conflits utilisés dans la partie Est du pays impliquant des négociations avec des mouvements rebelles, aucune chance n’est laissée au dialogue ou à la paix à l’Ouest. Ecraser l’ennemi a été la seule préoccupation du gouvernement qui n’hésite pas à utiliser des armements lourds en pleine ville au mépris des vies humaines.

Ce péché combiné avec le précédent, c’est-à-dire, la corruption politique, a fini par enlever tout espoir de construction d’une société démocratique basée sur le dialogue permanent, le respect des opinions diversifiées, et sur le souci d’œuvrer pour le bien du mandant qu’est le peuple. Cet anéantissement crée un danger insoupçonné par les dirigeants au pouvoir : la radicalisation des instincts inhérents au peuple martyrisé et désespéré. Plus que les armes, ce type de frustrations a servi de moteur des révolutions ayant éclatées dans certaines contrées. La majorité des congolais sont convaincus que quelque soit leur choix dans les urnes, les fraudeurs disposent des moyens pour contourner leurs votes et arriver au pouvoir. Du coup, la violence utilisée par les contestataires est devenue aux yeux de beaucoup aussi légitimes que celle utilisée par le pouvoir. Nous voici revenu quinze ans en arrière.

4ème péché : Accords sino-congolais, fin de l’entente avec la communauté internationale

Contrairement à ce que le gouvernement congolais prétend, les montages financiers liés à la mise en place des accords sino-congolais sont plus destinés à enrichir d’avantage les intermédiaires qu’à équiper le pays. Car aucun pays au monde n’a jamais été construit ni reconstruit par des apports financiers étrangers. Même le fameux plan Marshall souvent cité et vanté à cause de sa contribution au redressement de l’Europe après la 2ème guerre mondiale n’a bénéficié qu’aux pays qui avaient des tissus socio-économiques solides, des populations bien formées et des bonnes classes moyennes (France, Allemagne, Danemark, Suède, Grande-Bretagne, Luxembourg,…). La reconstruction par l’’investissement et la consommation soutenue des populations a été au centre de redressement économique durant les trente glorieuses (1945-1974). Mais pour les pays ayant des institutions politiques opaques, de structure sociale peu solide et peu démocratique et des populations moins bien éduquées comme le Portugal, la Turquie ou la Grèce, le plan Marshall a été détourné par des dirigeants corrompus et n’a pas servi à relancer considérablement l’économie.

Tous les pays du monde, sans exception aucune, qui ont réussi à se développer avaient la maîtrise totale de leurs ressources naturelles et se sont donné les moyens de les exploiter au profit de leur économie et de leur population. Les accords sino-congolais, par leurs termes disproportionnellement désavantageux à la RDC, s’inscrivent dans un processus de bradage et de privation tout à trac des richesses naturelles du Congo débuté quelques années plutôt.

Ces contrats ont un effet doublement négatif car ils marquent aussi le début d’une importante fissure entre Kinshasa et une partie de la communauté internationale. Beaucoup de pays avaient soutenus le candidat KABILA, poussés par leurs entreprises multinationales ayant ou visant des intérêts économico-financiers en RDC. L’arrivée des chinois a été perçue par nombre de ces pays comme une trahison pure et simple. Ces derniers ont alors entrepris à travers leurs bras financiers, la Banque mondiale et le FMI, des pressions et chantages « amicaux » pour obtenir l’annulation ou la révision profonde des contrats visés.

Pour la première fois, la question de « légitimité » du pouvoir en place en RDC et du changement politique est évoquée dans les milieux diplomatiques internationaux avec des personnalités en vue et des hommes politiques congolais de tout bord. Des canaux comme l’ONU, l’Union européenne, le FMI et la banque mondiale sont utilisés pour faire entendre la mauvaise humeur des anciens alliés à Kinshasa. Le bilan de ces accords, qui seront finalement très fortement édulcorés par des révisions intervenues sous la pression du FMI et de la banque mondiale, est aujourd’hui très mitigé.

5ème péché : « L’invitation » de l’armée rwandaise, mépris de la mémoire congolaise

Lorsque le 21 janvier 2009, les médias internationaux annoncent l’entrée des milliers de soldats rwandais dans le Kivu, de nombreux congolais ont d’abord cru à un gag de mauvais goût. Ni la majorité des membres du gouvernement, ni des officiers supérieurs de l’armée, ni des hommes politiques de haut rang n’avaient été tenus informés de ce projet. Même la Monuc n’a pas été associée à cette initiative, pourtant, elle sera ensuite sollicitée pour transporter des militaires congolais contraints de s’associer à un jeu macabre avec une armée d’agression qui a décimé des millions de congolais quelques années plutôt. L’étonnement à haute voix d’alors « Président » de l’Assemblée nationale, Vital KAMERE, lui a coûté son fauteuil. Certains membres du gouvernement surpris, comme le porte-parole du gouvernement, Lambert MENDE, ont parlé de quelques officiers de renseignement rwandais là où il y avait plusieurs milliers de combattants. Ce qui témoigne du caractère improbable de cette opération qui ne pouvait qu’heurter le bon sens car considérée comme une nième agression.

Aimé CESAIRE disait « qu'un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ». Or la mémoire congolaise récente est marquée par 5 millions de morts causées par des guerres d’agression menées notamment par les soldats rwandais au nom des intérêts inavouables. Les blessures ouvertes par les barbaries commises sur les populations civiles (viols, massacres, actes de barbarie, pillages, humiliations collectives,…) sont encore fraîches et non cicatrisées. Comment peut-on oser inviter les criminels sur les lieux de leurs actes abominables sans cracher sur la mémoire des victimes congolaises ? Et si le jeu en valait la chandelle, pourquoi le président de la République ne s’est-il pas adressé solennellement à la nation pour expliquer les raisons fondamentales de son choix comme le lui exige la Constitution ?

Au vu des résultats mitigés de cette opération, les congolais s’interrogeraient toujours.

6ème péché : La révocation de KAMERE, l’homme-orchestre de la victoire de KABILA

Les congolais ont été témoins directs du piège dans lequel Vital KAMERE est publiquement tombé et qui résume mieux que n’importe quelle explication savante le contexte actuel de la gouvernance en RDC. Alors que la Constitution de la troisième république délimite clairement les contours des compétences des institutions étatiques, tous les pouvoirs décisionnels sont concentrés de fait à la présidence de la république. Les acteurs des autres institutions républicaines se trouvent participants à un jeu dans lequel les règles appliquées ne sont pas celles préalablement définies.

Dans un Etat normal, l’invitation de plusieurs milliers des soldats étrangers sur le sol national aurait fait l’objet d’une concertation au plus haut sommet de l’Etat entre les représentants élus du peuple et les responsables des plus importantes institutions politiques : présidence, sénat, Assemblée nationale, état-major de l’armée, services des renseignements. Et dans un système démocratique où le pouvoir appartient au peuple et s’exerce en son nom, le chef de l’Etat aurait adressé un message solennel à la nation entière. Les articles 143 à 145 de la Constitution de la 3ème république prévoient d’ailleurs ces obligations. La réaction de KAMERE coïncide avec le moment exact où il découvre avec une naïveté digne d’un débutant, la contradiction flagrante entre les règles et les faits politiques. Même lui, la troisième personnalité du pays n’avait été ni informé ni consulté…

Son éviction qui est un règlement des comptes internes au PPRD constitue néanmoins un péché capital pour KABILA car KAMERE n’était pas seulement Président de l’Assemblée nationale qui a osé braver son autorité. Il est le fondateur du PPRD et l’homme-orchestre de la stratégie qui a porté Joseph KABILA au pouvoir. Il a été pour beaucoup dans le rapprochement de Joseph KABILA avec Antoine GIZENGA et NZANGA MOBUTU et avant, dans le ralliement de nombreuses personnalités anciennement Mobutistes. Ses prises de position en apparence neutres à la tête de l’Assemblée faisaient apparaître un semblant d’équilibre politique entre les institutions. Elles étaient en réalité destinées à brouiller les pistes et mieux servir les intérêts de Joseph KABILA. KAMERE était l’un des seuls qui ne se comportait pas exclusivement en courtisan et osait dire certaines vérités au « raïs ». Son éviction et remplacement par un fidèle, jadis banni puis réintégré dans les grâces du chef, n’a pas contribué à apaiser le climat politique ni dans le camp présidentiel ni dans le pays.

KAMERE sait comment KABILA a gagné les élections. Gardera-t-il éternellement silence ou va-t-il finir par parler ? Sera-t-il candidat contre son ancien mentor en 2011 ? L’avenir le dira.

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Le Limousin, petit mais costaud !

Du 22 au 24 avril 2010, une trentaine de journalistes de l'Association de la Presse Etrangère (APE) ont visités le Limousin, une région française composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Il est la plus petite région de France, avec un peu plus de 737 000 habitants, sur près de 17 000 km2. C'est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2006, il regroupait 730 920 habitants Ses habitants sont appelés les Limousins. Le Limousin fait partie de l'Occitanie.

Gare de Limoges- Bénédictins dans le Limousin, François Hollande et Freddy Mulongo. François Hollande est un homme politique français, premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, maire de Tulle de 2001 à 2008, conseiller général du canton de Vigeois, il est président depuis 2008 du conseil général de la Corrèze et député de la première circonscription de la Corrèze dans le Limousin.

Le Limousin sur une carte française

Roger Bongos, François Hollande et Freddy Mulongo. Avant de reprendre le train pour Paris, en bon professionnel de la politique, François hollande s'est montré tout disponible aux journalistes africains.

Sa situation géographique, sa faible densité de population et son passé rural en font une région assez enclavée ; au cœur de diagonale du vide, elle demeure encore éloignée des grands axes d'échanges et de communications. Sa démographie est caractérisée par un taux de fécondité très faible et une mortalité élevée (taux national de personnes de plus de 60 ans le plus élevé), bien qu'elle soit en amélioration depuis quelques années, avec un solde migratoire positif, et une hausse de la population significative, en particulier le long des axes principaux.

Freddy Mulongo et Gérard Vandenbroucke, 1er vice-Président du conseil régional du Limousin, chargé du développement économique, de l'emploi et des entreprises, de l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'innovation et des technologies.

Le Limousin est parfois surnommé territoire « château d'eau », car de nombreux cours d'eau y prennent leur source : Corrèze, Vézère, Auvézère, Diège, Luzège,Isle, Dronne vers la Dordogne, Vienne, Gartempe, Briance, Creuse, Petite Creuse, Cher, Taurion, Maulde vers la Loire.

La région Limousin n'est pas connue comme étant une région vivant essentiellement du tourisme. Situé plutôt en retrait des grands axes de communication, ou simplement traversées par les voies utilisées par les vacanciers pour se rendre à la montagne (Paris-Toulouse ou Atlantique-Massif central) et à la mer (Est-Ouest), le Limousin n'a jamais connu l'arrivée de grandes vagues de touristes.

Cette particularité est vraisemblablement due à l'isolement géographique, à la méconnaissance occasionnée par un siècle de difficultés démographiques et économiques , qui a elle-même engendré une connotation péjorative du lieu, et aussi au fait que contrairement aux régions voisines, il n'y ait pas de « grands sites » fédérateurs de masses de visiteurs, des vestiges gallo-romains (contrairement au Languedoc-Roussillon ou à Provence-Alpes-Côte d'Azur par exemple), des curiosités géologiques majeures (contrairement à Midi-Pyrénées par exemple), ou des manifestations médiatisées nationalement (contrairement à l'Auvergne et à Poitou-Charentes). Ainsi le Limousin a continué de vivre de clichés (porcelaine, absence d'urbanisme, ...), et a pâti de sa situation particulière entre régions très touristiques, dont les espaces les plus dynamiques sont souvent très proches des frontières régionales

Pôle de Lanaud

Véritable Quartier Général de la race Limousine abrite la Station Nationale de Qualification.Véritable Quartier Général de la race Limousine abrite la Station Nationale de Qualification.

Ce taureau limousin peut peser jusqu'à 750 kg

La génétique Limousine à la française est réputée dans le monde entier. Fruit du travail passionné de plusieurs générations, la sélection s’appuie sur les outils les plus modernes. Site de caractère conçu par Jean Nouvel, ce site est ouvert à tous vos événements. race Limousine est celle qui présente le meilleur compromis entre aptitudes bouchères et qualités maternelles.

Freddy Mulongo à l'entrée du Pôle de Landaud

Roger Bongos au Pôle de Landau

Une race équilibrée Elle n’est ni la plus grande, ni la plus lourde, mais elle conjugue à la fois des qualités maternelles avec des aptitudes bouchères tout à fait exceptionnelles.Une production de la viande de qualité exceptionnelle en respectant le code le plus strict de l’élevage, combinant l’amour de la nature et un savoir faire ancestral (herbe, foin, céréales, légumineuses et minéraux). Aujourd'hui, en France, la limousine est le Must de la viande bovine. Cette qualité s’exprime aussi pleinement dans le veau de lait, élevé sous la mère.

Freddy Mulongo et Emiko San Salvadore, journaliste japonaise

La zone a été très peu touchée par la vache folle, une viande labélisée au « Label Rouge » qui engage l’éleveur de respecter le cahier des charges très rigoureux. (Méthode d’alimentation et d’élevage). Il est donc possible de suivre la trace d’une viande : de l’assiette du consommateur jusqu’à l’élevage d’origine des l’animal. De la fourche à la fourchette, c'est ce que les journalistes de la Presse Etrangère ont pu expérimentés dans un restaurant portant un nom qui ne s’invente pas « Restaurant de l’abattoir ».

Visite de l'élevage ovins-bovins de Jean-Pierre Bonnet à château Chervix

Dans le grand car vert climatisé "Mossi" qui nous promène, Michel Sagne dit "Tonton Michou", grand ambassadeur du Limousin, accroché à son micro répond à toutes les questions et curiosités de journalistes. Chaleureux, Jean-Pierre Bonnet,45 ans a longtemps séjourné au Brésil, il a opté pour un élevage essentiellement biologique. C'est par passion qu'il demeure éleveur car sa profession connaît beaucoup de soubresauts: manque de moyens et d'aides.

Jean-Pierre Bonnet entrain d'expliquer son travail aux journalistes étrangers

Madame Bonnet, la mère de Jean-Pierre, une femme adorable et attachante

C'est pour la première fois que Mme Bonnet (82 ans) verra autant des journalistes étrangers dans son patelin. On apprendra d'elle que le curé de sa paroisse est un africain.

On ne peut passer sous silence l'investissement de Missawa Kano, journaliste japonaise de l'APE et la coordination de Romain Ferrier, Isabelle Istierlin...pour nous rendre un séjour agréable dans le Limousin.

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mercredi 28 avril 2010

Les journalistes, les mal-aimés du pouvoir Biya au Cameroun

Le Cameroun est souvent cité par l'ONG transparency International comme l'un des pays corrompus en Afrique, bien que son président Paul Biya passe les 3/4 de son temps à l'étranger notamment en Suisse...Le Cameroun est entrain de suivre le pas de la République Démocratique du Congo (RDC) dans l'assassinat des journalistes.

Paris, lundi 26 avril 2010 Pius Njawé au Cape

En effet, lors d'une conférence de presse à Paris au centre d'accueil de la presse étrangère, Pius Njawé, le patron du "Le Messager" a tiré la sonnette d'alarme sur "l'instrumentalisation de la justice au Cameroun pour bâillonner les journalistes et les acteurs politiques de l'opposition. le pouvoir au Cameroun use et abuse de la justice. On arrête d'abord et on cherche les preuves après." Le décès de Ngota Ngota Germain dit Bibi Ngota mort en prison après un refus de soins pour la tension artérielle dans la nuit du 21 au 22 avril 2010, est très vif dans la mémoire de Camerounais.

Puis Njawé a fait savoir qu'il a été jeté en prison parce qu'il a voulu faire son travail de journaliste, en approchant le Secrétaire Général de la Présidence Ministre d'Etat mis en cause dans une affaire de détournement de fonds.

«Bibi Ngota était détenu depuis le début de Mars,en compagnie de deux autres journalistes», a-t-il déclaré . «Le cas de ce journaliste ayant abouti à sa mort en détention doit nous interpeller en tant que journaliste de dénoncer avec force la situation que connaît la presse au Cameroun», a dit M Njawe, ajoutant que «c'est aujourd'hui qu'il faut agir, sinon demain sera trop tard ».

Le Cameroun a-t-il déclaré est victime "d'une conspiration du silence, rien ne sort de ce pays et les autorités camerounaises en profitent pour "zigouiller en toute impunité". Pius Njawé a dit qu'il est venu à Paris afin la voix d'une autre Cameroun, celui du terrain soit entendu. Et à félicité la France, par son ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner d'avoir cette fois-ci osé interpeller le gouvernement Camerounais. Bibi Ngota est un mort de trop a-t-il dit en circonstance.

Quant à l'Organisation des Médias de l'Afrique centrale (OMAC) qui a été mis en place à Windhoek en Namibie en 2001 lors de la 10è déclaration de la liberté de presse, renforcée en 2004 à Bujumbura au Burundi, Pius Njawé a quitté ses fonctions de vice-président car il considère que l'OMAC est une coquille vide, qui n'a pas de membres même si elle est est porté à bras le corps par l'Institut Panos Paris qui l'instrumentalise et pratique la politique de diviser pour mieux régner.

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mardi 27 avril 2010

Ouaah ! Mamie est une rebelle

Poussant la chansonnette, des mamies battent le pavé ici et là pour protester contre la guerre ou les injustices. Maniant l’humour et jouant de leur statut de seniors, elles sont désarmantes, écrit Le Temps.

Louise-Édith Hébert et Marguerite Bilodeau

Elles affectionnent particulièrement les bureaux de recrutement de l’armée et les expositions de ventes d’armes. Mais leur cible favorite reste le Premier ministre canadien. Pour exprimer leur désaccord face à sa manière de gérer le pays, elles n’hésitent pas à prendre des risques. Quitte à se faire embarquer par la police. Elles ? On les appelle les raging grannies. Des grands-mères en colère, plus adeptes des manifs que du point de croix. Présentes surtout en Amérique du Nord, elles militent pour la paix, l’environnement et la justice sociale. Alors qu’en Suisse le premier événement rassemblant des grands-mères “rebelles” vient d’avoir lieu, les Raging Grannies s’activent depuis plus de vingt ans.

“Nous ne sommes pas là pour les tea parties, ce n’est pas notre genre. Si on prend un café ensemble, c’est pour parler d’action”, assure Marguerite Bilodeau, membre des Raging Grannies de Montréal depuis trois ans. Cette ancienne infirmière de 74 ans et ses camarades se rencontrent deux fois par mois pour préparer les prochaines manifestations et répéter leurs chants satiriques. Armées de châles et de chapeaux colorés parsemés d’insignes contre la guerre et le nucléaire, elles parcourent le pays pour fredonner avec humour le fond de leur pensée.

Ainsi, c’est sous le regard médusé de la police et les applaudissements des autres manifestants qu’elles sont arrivées en 2007 au Sommet du partenariat pour la sécurité et la prospérité de Montebello, au Québec, débarquant d’une vieille Cadillac noire couverte de slogans. Rapidement refoulées par la sécurité, les grands-mères sont revenues à la charge le lendemain, mais cette fois par la rivière, en canoë.

“Je ne suis pas vraiment raging, car je ne suis pas en colère, confie Marguerite Bilodeau, mais j’aime chanter et participer en groupe à des actions.” Militante pour la paix depuis longtemps, elle ne peut envisager de passer sa retraite seule chez elle. “Etre une raging granny donne du courage. Quand on pense aux autres, on ne se préoccupe pas de ses petits bobos”, déclare-t-elle.

Chansons de aging granniesEn effet, que ce soit en fauteuil roulant ou avec l’aide d’une canne, rien n’arrête ces grands-mères, qui savent tirer avantage des signes de leur âge avancé. Carole Roy, auteure d’un livre sur les Raging Grannies, se souvient : “Une de leurs premières actions a consisté à engorger un bureau de recrutement de l’armée. Une loi canadienne interdit la discrimination fondée sur l’âge. Elles se sont présentées pour se faire enrôler. Les militaires n’ont pas eu le choix et ont dû remplir toute la paperasse.”

Les grands-mères sont conscientes du peu de place laissée aux seniors en Occident. Pour Louise-Edith Ebert, cofondatrice du seul groupe francophone, les Mémés déchaînées, fondé en 2001 à Montréal, la lutte contre l’âgisme est donc une priorité. “La société veut que nous consommions et que nous nous taisions. Beaucoup de personnes âgées se tiennent à l’écart, alors qu’il faut trouver une façon de nous rendre utile et de faire entendre notre voix”, explique cette Québécoise. Afin de sensibiliser la population, les Mémés organisent aussi des conférences et des interventions auprès des plus jeunes.

Admiratif des vieilles dames, le réalisateur québécois Magnus Isacsson, qui travaille beaucoup sur les mouvements sociaux, a décidé de leur consacrer un film. “Elles ont une manière originale et intelligente de nous interpeller. Elles sont dynamiques et courageuses”, explique-t-il. Pour son documentaire Les Super Mémés, il les a suivies pendant cinq ans. Présenté en mars 2010 à Montréal, le documentaire rend notamment hommage à Muriel Duckworth. Décédée pendant le tournage à l’âge de 101 ans, elle avait été l’une des fondatrices des Raging Grannies en 1987 à Victoria, en Colombie-Britannique.

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Déplacés de Dongo (Equateur):120.000 Congolais Rdciens réfugiés dans la Likouala

Paris, Palais de l'Elysée, le lundi 26 avril 2010, le président Nicolas Sarkozy accueille le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville

120.000 ressortissants de la République Démocratique du Congo ont traversé l’Oubangui et se retrouvent actuellement dans le département de la Likouala au Nord du Congo-Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso a indiqué que le président Sarkozy lui a promis l’aide de la France pour s’occuper favorablement de cette opération difficile à cause des problèmes dans la province de l’Equateur en République Démocratique du Congo.

De passage à Paris, le Président Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a abordé lundi avec son homologue français Nicolas Sarkozy , la question des 120.000 réfugiés de la République Démocratique du Congo. Ces derniers ont fui les violences interethniques dans la province de l'Equateur au Nord-Ouest de leur pays pour se réfugier dans plusieurs villes du Congo-Brazzaville où ils ont presque doublé le nombre d’habitants dans la zone. Une situation compliquée. Et la France devrait apporter son aide.

Denis Sassou Nguesso a indiqué que le président Sarkozy lui a promis l’aide de la France pour s’occuper favorablement de cette opération difficile à cause des problèmes dans la province voisine de la Rdc, l’Equateur.

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dimanche 25 avril 2010

Libreville: Bruno Mbaky victime d’un accident de circulation

Le Gabonais Bruno Nzagou Mbaky qui réclame mordicus, la paternité de l’Union nationale (Un, opposition) est sorti indemne d’un accident de la circulation, le vendredi 23 avril 2010, à Libreville au Gabon.

« Un véhicule de marque Toyota RAV4 roulant dans le sens opposé est venu percuter celui de M. Mbaky non loin de l’échangeur du cinq » de la capitale gabonaise, a affirmé un témoin sous couvert de l’anonymat.

Les deux passagers (dont un enfant de 11 ans) ont été admis dans une clinique de la capitale gabonaise. Leur vie n’est pas en danger, selon une source médicale.

Cet événement suscite des interrogations au sein de l’opinion à cause de l’identité de la victime. En effet, depuis début mars, M. Mbaky s’oppose à la reconnaissance de l’Un, un nouveau parti politique regroupant d’anciens hiérarques du Parti démocratique gabonais (Pdg, au pouvoir) et la majorité des habituels opposants. Ce dernier estime en être « le seul et unique propriétaire ».

Mais mercredi, les autorités gabonaises ont finalement délivré un récépissé à cette formation politique dirigée par Zacharie Myboto. Une décision contestée par Bruno Nzagou Mbacky.

« Je n’entends pas baisser les bras. J’ai entrepris des démarches judiciaires depuis le 12 mars devant le tribunal de première instance de Libreville pour récupérer le label de l’Un », a-t-il affirmé jeudi lors d’un point de presse à Libreville.

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La MONUC se désengage en Ituri

La Mission de l’ONU en RDC ( MONUC) a décidé de retirer ses soldats du district d’Ituri dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), estimant que les éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) dans cette région sont suffisants pour en assurer la sécurité, a-t-on appris samedi de sources coordonnantes.

Un soldat sur une jeep de la Monuc à Bunia , Ituri. Photo-Archive

Cette annonce a été faite vendredi 23 avril 2010 à Bunia, chef-lieu du district, par le commandant des forces de la MONUC, le général Babacar Gaye, à l’issue d’une tournée d’inspection des troupes dans les localités de Fataki, Mahagi et Aru, en compagnie du général de brigade Jean-Claude Kifwa, commandant de la neuvième région militaire FARDC basée dans la province Orientale.

Le général Gaye a justifié cette mesure par "l’existence d’un important déploiement des FARDC sur place", tout en estimant qu’il y avait un grand progrès sur le plan sécuritaire en Ituri. "Mon impression est très bonne. Partout où j’ai été, tout le monde reconnaît qu’il y a des progrès importants en matière de sécurité. Partout où les FARDC sont déployées, les populations que j’ai rencontrées m’ont dit qu’elles (Ndlr : les FARDC) se comportaient très bien. Il y a donc là une combinaison très favorable d’une armée qui se fait apprécier par sa population et d’une situation sécuritaire qui apparaît aujourd’hui comme stable", a-t-il déclaré à la presse. Le général Gaye a ajouté qu’en l’Ituri, on peut facilement évaluer le progrès accompli aussi bien par les troupes de la Monbuc que par les FARDC.

Pour sa part, le commandant de la neuvième région militaire FARDC, le général Jean-Claude Kifwa a souligné que l’évaluation des conditions techniques de la relève des troupes de la MONUC par celles des FARDC doit se faire au plus vite et avant le départ du dernier casque bleu.

"La population ne doit pas avoir peur mais doit faire confiance à son armée", a-t-il indiqué.

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jeudi 22 avril 2010

Corinne Lepage:"L'écologie politique n'est ni à gauche, ni à droite, elle est devant."

Ancienne ministre de l'Environnement, fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21 depuis 1996, co-fondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate jusqu'en mars 2010 qu'elle vient de quitter, Corinne Lepage est députée au Parlement européen depuis 2009 dont elle vice-préside la commission environnement.

Paris, mercredi 21 avril 2010, Corinne Lepage au Cape

Pour elle, être écolo n'est pas un effet de mode car il est nécessaire de « vivre autrement », puisque « la Terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants ». Au Cape avec Jean-François Bouvet, ils se sont confiés aux journalistes de la presse étrangère sur l'ouvrage qu'ils viennent de publier: "Sans le nucléaire on s’éclairerait à la bougie" et autres tartes à la crème du discours technoscientifique.

En une vingtaine de chroniques acides et très bien documentées, les auteurs mettent à bas les arguments douteux de ceux qui ont tout intérêt à ce que le citoyen se désintéresse des questions environnementales… À défaut de trouver rapidement autre chose, ces derniers auront désormais un mal fou à briller en société.

Des OGM au nucléaire et au téléphone mobile, nous vivons à l’ère de la technoscience. Soumise aux impératifs du marché, étroitement dépendante des lobbies industriels, cette alliance très efficace de science et de marketing a une tendance naturelle à confondre profit et bien public, précipitation et progrès.

Cela suscite des expressions mille fois entendues mais rarement analysées : "le nucléaire ne pollue pas", "sans les OGM, la planète va mourir de faim" ou "les pesticides sont indispensables à l’agriculture".

A l'issu de la conférence de presse, très disponible Corinne Lepage s'est confié aux journalistes de l'Agence Africaine de l'information-AFI


AFI///ITW// CORINE LEPAGE,DEPUTE EUROPEENNE
envoyé par AFRIQUEFLASHINFO. - Regardez les dernières vidéos d'actu. Jean-François Bouvet, biologiste et grand amateur de chasse aux idées reçues, et Corinne Lepage, eurodéputée et spécialiste des questions environnementales, goûtent l’une après l’autre ces tartes à la crème indigestes. Non, on ne s’éclairerait pas à la bougie s’il n’y avait pas le nucléaire ; non, l’insecticide Roundup n’est pas inoffensif ; non, le changement climatique n’est pas d’origine astronomique, et non encore, le principe de précaution n’est pas opposé au progrès des techniques.

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mercredi 21 avril 2010

Courrier International: Léopold II, Roi des Belges trafiquait les tableaux !

Léopold II (1835-1909).Le roi des Belges aurait sciemment vendu aux musées des copies de toiles de maître

Le roi des Belges aurait sciemment vendu aux musées des copies de toiles de maître.

La Conférence de Berlin qui débuta le 15 novembre 1884 à Berlin et finit le 26 février 1885. À l'initiative de Bismarck, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège et la Turquie ainsi que les États-Unis y participèrent. On savait lors de la conférence de Berlin en 1885, Léopold II avait réussi à convaincre les 14 nations puissantes à l'époque de lui laisser le Congo qui ne valait pas un penny. Il fit financer les premières expéditions au Congo par les Américains et les Anglais.

Le caoutchouc rouge de Léopold II au Congo aura coûté un génocide de 10 millions de Congolais sans oublier, les amputés. Dans une enquête du Courrier International N° 1015 du 15 au 21 avril 2010, on apprend que Léopold II, roi des belges trafiquait les tableaux.

Quand Genièveve Tellier, 54 ans, sollicite, en 2006, une aide de la Belgian American Educationnal Foundation pour financer sa thèse de doctorat, il n'est alors question ni de Léopold II, ni même de la Belgique. Son sujet de prédilection, c'est le marché de l'art américain à la veille de la Grande Guerre, cette période épique où des objets anciens européens traversaient par milliers l'océan pour satisfaire l'appétit d'industriels et de financiers millionnaires en mal d'antiquités. bourse en poche, en route pour le Métropolitan Museum of Art de New York !

Geneviève Tellier sait qu'elle y trouvera le fichier d'inventaire du marchand parisien Michel Kleinberger, l'un des principaux " passeurs" en Amérique de toiles hollandaises et flamandes du XVIIe siècle.

Premier étonnement: ce négociant a été chargé de dénicher des acquéreurs pour une trentaine de tableaux appartenant à Léopold II, deuxième roi des Belges.

L'étude de la correspondance des jumeaux Goffinet, les hommes de confiance de roi, montrera ensuite à la chercheuse, de retour à Bruxelles, que le souverain a littéralement " fait le forcing" pour écouler ces peintures. mais c'est de la confrontation de diverses archives que surgit réellement la surprise: l'une des œuvres en question, le Portrait de Duquesnoy, d'Antoon van Dyck (1599-1641), apparaît vendue deux fois !

Manifestement, il y a une toile en trop. Forcément, l'une des deux est la copie de l'autre...

S'ensuit une investigation minutieuse, qui conduit Genévieve Tellier sur la piste d'un nombre incalculable d'inventaires, estimations, correspondances, factures, catalogues, biographies, photographies, dossiers de marchands, articles de presse et archives royales.

En chemin, ce sont surtout des embûches que rencontre la doctorante, découvrant les fortes réticences des uns et des autres à vouloir éclaircir cette vente douteuse. Loi du silence, rétention d'informations, embarras généralisé

Au bout du compte, rien n'y fait: les présomptions de culpabilité semblent peser lourdement sur le roi Léopold II.

Sans apporter toutefois la preuve ultime de ce qu'elle avance, Geneviève Tellier en reste aujourd'hui convaincue:Le Portrait de Duquesnoyaccroché aux cimaises des Musées royaux des beaux-arts ne serait qu'un faux vendu sciemment par un monarque, Léopold II à son peuple...

Ce dossier à charge est la thèse, à peine remaniée pour le grand public, que l'auteur a défendue en 2009, devant un jury de professeurs de l'université libre de Bruxelles, de l'université Columbia de New York et de l'université Rome-3. Sobrement intituléLéopold II et le marché de l'art américain. histoire d'une vente singulière (éd. le Cri, 2010), c'est aussi formidable et (authentique !) art and research thriller comme en raffolent les Américains.

Portrait de Duquesnoy, de van Dyck. Cette oeuvre majeure, présentée par les Musées royaux des beaux -arts à Bruxelles, pourrait bien être un faux, selon Geneviève Tellier.

Dans votre livre, vous expliquez comme ce roi, rendu furax par l'Etat belge qui l'empêche de régler sa succession à sa guise, décide de céder tous ses objets au plus offrant...

Geneviève Tellier:

C'est exact. Léopold II est un homme autoritaire, qui préfère encourir une condamnation générale que de s'incliner devant le code civil. En 1909, par bravade, il procède à un grand déstockage de sa maison. Il vend des meubles, des bronzes, des bijoux, des potiches, de la vaisselle, de l'argenterie, des tapisseries, des antiquités égyptiennes...On n'en connaitra sans doute jamais le détail. Mais il liquide surtout une quarantaine de toiles de maître et quelque 200 tableaux modernes.

Des œuvres majeures ?

Geneviève Tellier: Loin s'en faut. Néanmoins, il y a là une douzaine de peintures hollandaises du XVIIe siècle et autant de flamandes. On y trouve un Rembrandt, trois esquisses de Rubens, un Steen, deux Dirk ou Frans Hals, un Hobbema et enfin un van Dyck, la seule pièce qui sorte du lot. Ce Portrait de Duquesnoy,le public d'alors le connait bien: ce sculpteur flamand peint par un artiste flamand a été encensé tout au long du XIXe siècle par une abondante littérature, qui y voit l'expression parfaite de notre âme nationale.

Et c'est là que votre thèse devient explosive: vous affirmez que ce Portrait de Duquesnoy, que le roi Léopold II vend en 1909 au musée de la Peinture et de la Sculpture de Belgique (l'ancêtre des Musées royaux des beaux-arts), n'est qu'une excellente copie réalisée après l'incendie du château de Laeken, en 1890...

Geneviève Tellier: Oui, parce qu'on constate alors, sur le marché, la présence concomitante de deux toiles quasi identiques, aux dimensions légèrement différentes. L'une est vendue au musée que bruxellois le 25 mai 1909. l'autre se trouve, le 1er juin, aux mains de Kleinberger, le marchand d'art parisien que Léopold II a commissionné pour écouler plusieurs de ses tableaux aux Etats-Unis. Je prétends que Van Dyck original est parti outre-Atlantique et que le musée a hérité de la copie...

Oups ! Mais qu'est-ce qui est le plus scandaleux: qu'un monarque vende un faux tableau ou qu'un musée l'expose ?

Geneviève Tellier: A son époque, Léopold II n'est pas le seul à vouloir réaliser de bonnes affaires aux Etats-Unis. Ils sont des cohortes, en Europe, à répondre à l'attirance irrépressible des Américains pour les Old masters. on tente même de leur fourguer des croûtes ( et on s'en vante), parce qu'ils achètent " au mètre ruban", et sans compter. A New York, les armateurs les plus fortunés sont prêts à débourser l'équivalent de plusieurs châteaux pour un mètre carré de toile ancienne...Maintenant, si le roi a sciemment vendu deux tableaux semblables, un vrai et un faux, il a définitivement rejoint le cercle des marchands véreux...Mais ce n'est pas le plus gênant.

Difficile d'admettre qu'un de nos rois a gagné de l'argent facile en refilant un faux à un musée national !

Geneviève Tellier:Bien sûr ! Mais le plus grave, c'est que ce musée, institution publique et scientifique, m'a opposé dès le départ une fin de non-recevoir, ignorant même mon indice majeur, celui des dommages causés par le feu à la toile. J'ai tout vu dans cette affaire: mauvaise foi, railleries, allégations mensongères. Et quantité de barrages m'empêchant d'accéder aux sources, uniquement pour des raisons économiques, politiques, académiques et de prestige !

A tel point que votre entourage vous a enjoint de laisser tomber...

Ma fille craignait que je devienne la risée du monde entier ! Elle a été terrassée quand le directeur des Musées royaux des beaux-arts a demandé à mon encontre la tenue d'une commission disciplinaire dans mon université... où il est professeur. j'ai dû changer de directeur de thèse. Chaque fois, je me suis trouvée face à des potentats vexés.

Mais pourquoi ?

Geneviève Tellier: Parce que je casse la belle mécanique du marché de l'art ! Dans ce milieu, personne n'a intérêt à dévoiler l'existence de faux. Quand au musée, il y perdrait sa réputation et "son" van Dyck, une pièce remarquable estimée aujourd'hui à 12 millions d'euros...

Cette recherche, qui n'a pas finie, vous a déjà menée aux quatre coins du monde...

A Berlin, Amsterdam, La Haye, Paris, Mulhouse, et évidemment à New York, Los Angeles, Philadelphie, Washington, Provo (dans l'Utah)...J'ai enquêté deux ans et demi aux Etats-Unis. Dans ce pays, où il n'est jamais trop tard pour réaliser son rêve, mon souhait de rédiger une thèse de doctorat à 50 ans suscitait plutôt la sympathie...!

Le palais royal fut-il aussi coopératif ?

Geneviève Tellier: Personne n'avait très envie d'entendre raconter l'histoire d'un roi excédé qui se venge en déstockant tous ses biens. On semblait un peu gêné...L'intendant de la liste civile m'a écrit un jour qu'il trouvait mon hypothèse "osée et interpellante" ! Le Palais a souvent fait la sourde oreille, jurant que les tableaux royaux ne portaient aucun sceau ou que telle liste ou inventaire n'existait pas. Puis quand, j'apportais la preuve du contraire, on faisait semblant de rien. Aujourd'hui, je me demande quelle masse de sources je n'ai pu voir et ne verrai sans doute jamais...

Vous avez quand même été invité au château (royal) de Ciergnon dans les Ardennes belges...

Geneviève Tellier: En effet. Je voulais examiner l'œuvre intitulé "Chaumière sous l'arbre". Executée en 1890 par le paysagiste anversois Lamorinière, c'est une belle copie du Hobbema abîmé dans l'incendie de Laeken. L'original, restauré sans doute par le m^me artiste, puis vendu par l'entremise de Kleinberger en 1909, se trouve aujourd'hui à la National Gallery of Art de Washington.

Cela signifie qu'il circule beaucoup de répliques d'une même oeuvre, y compris à Laeken, la résidence royale ?

Geneviève Tellier: Mais oui ! Au XIXe siècle, les nantis font volontiers reproduire leurs plus beaux tableaux. Cela permet de décorer plusieurs résidences et de satisfaire toutes les branches de la famille. La pratique est encore assez courante. Or, souvent, avec le temps, on ne sait plus très bien qui détient l'original. Et, comme chaque héritier prétend que c'est lui qui le possède, cela débouche, dans les inventaires, sur de grandes confusions entre pièces authentiques et copies...

Même les experts s'emmêlent les pinceaux ?

Geneviève Tellier: Je le répète: tout le monde (l'acheteur, le vendeur, le marchand, le musée) a intérêt à croire qu'il a devant lui une œuvre authentique. prenez le Steen qui vient de changer de mains chez Christie's (le 27 janvier 2010) et qui se trouvait également dans le lot liquidé par Léopold II. Il existe aujourd'hui au moins trois exemplaires presque identiques de ce tableau !Et le pedigree qu'en a donné Christie's mélangeait allégrement les provenances..

Revenons au van Dyck. Si le musée héberge réellement le faux, où se trouve aujourd'hui le vrai van Dyck ?

Geneviève Tellier: Le parcours de la toile est documenté jusqu'en 1929, lorsque le collectionneur new-yorkais Harold Pratt, qui l'a achetée à Kleinberger, la prête pour une exposition à Détroit. Après, selon le petit-fils Pratt, que j'ai contacté, elle aurait été cédée, en même temps que l'immeuble familial de Park Avenue, au début des années 1970.

Pas détruite, quand même ?

Geneviève Tellier: Qui sait ? La famille Pratt peut s'être débarrassée du tableau, pensant qu'elle ne possédait qu'une copie...puisqu'un musée belge affirmait avoir le véritable !

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mardi 20 avril 2010

Condamner Charles Pasqua à 83 ans ?

Charles Pasqua a certainement le carnet de souvenirs le plus coquet de tous les hommes de la Vè République Française. A 83 ans, il saura en révéler les pages les plus croustillantes. Pasqua risque dix ans de prison mais il a déjà 83 ans !

Charles Pasqua, Sénateur


Charles Pasqua jugé pour corruption
envoyé par BFM. - L'info internationale vidéo.

C'est une fin peu glorieuse pour l'homme qui, à 15 ans et demi était déjà un résistant antinazi. Charles Pasqua, car c'est de lui qu'il s'agit, risque fort de laisser ses dernières plumes devant la Cour de Justice de la République. Créée en juillet 1993 pour enquêter sur les présomptions de crimes ou délits commis par des ministres dans l'exercice de leurs fonctions et pour les juger, cette cour a connu six procès en 17 ans.

C'est dire si ce procès de caractère infamant est grave. Or, il a déjà été condamné, pour le financement illégal de sa campagne européenne, pour trafic d'influence dans la sombre affaire de l'Angolagate, mis en examen pour trafic d'influence aggravé et corruption d'agent public étranger dans le cadre des accords "pétrole contre nourriture" en Irak.

Il est soupçonné d'avoir touché l'équivalent d'environ 11 millions de barils de pétrole lors de signatures de contrats de 1999 et 2000 mais aussi dans une autre affaire, concernant le projet de fondation d'art contemporain, où il a été mis en examen pour "faux et usage de faux, abus de biens sociaux, escroquerie et... recel de détournement de fonds publics".

L'homme qui devait faire respecter l'ordre est accusé d'avoir monnayé ses services de ministre de l'Intérieur

Mais cette fois, c'est en tant que Ministre de l'Intérieur, la charge dont il était le plus fier et qui, plus que toute autre l'a rendue célèbre, qu'il est traduit depuis hier devant la Cour de Justice de la République.

Car cette fois c'est en tant que premier flic de France que sont émis trois chefs d'accusation de....corruption. L'homme qui devait faire respecter l'ordre dans le pays est accusé de complicité et recel d'abus de biens sociaux dans une première affaire, également de complicité et recel d'abus de biens sociaux dans une deuxième affaire et de corruption passive dans affaire du casino d'Annemasse.

Qu'est ce que la corruption passive ? Contrairement à la corruption active qui consiste à proposer de l'argent ou des services, la corruption passive consiste à accepter cet argent.

L'opération consistait à autoriser l'ouverture du casino d'Annemasse en échange d'un financement politique ultérieur.

C'est-à-dire que l'homme qui faisait respecter l'ordre est accusé d'avoir touché de l'argent contre des services qu'il pouvait rendre comme ministre de l'Intérieur ! En l'occurrence l'autorisation d'ouverture du casino d'Annemasse accordée à des proches, en échange d'un financement politique ultérieur.

Cinq ans plus tard, il avait d'ailleurs bénéficié pour sa campagne aux élections européennes de 1999, d'une contribution de 7,5 millions de francs (1,143 million d'euros) issue de la vente du casino, affaire pour laquelle il a déjà écopé de 18 mois de prison avec sursis dans le volet non ministériel de cette affaire, première peine définitive à casier judiciaire. Le procès qui vient de s'ouvrir peut réserver des surprises. Déjà dans l'affaire de l'Angolagate Pasqua, en Octobre dernier, avait décidé de tout déballer.

Il le dit lui-même : "Je suis un animal de combat. On m'a cherché, on va me trouver".

Dans une interview au Journal du Dimanche, l'ancien ministre, condamné pour trafic d'influence à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis et une amende de 100.000 euros dans le cadre de l'affaire de l'Angolagate, avait réclamé "la levée du secret défense" sur un dossier qui y serait lié, selon lui. Il s'agit de la libération de deux pilotes français détenus en Bosnie et libérés fin 1995.

Selon lui, celle-ci a été rendue possible car le président de la République de l'époque, Jacques Chirac a "débloqué 900.000 francs". Cet argent, toujours selon lui avait été remis par Dominique de Villepin.

L'animal Pasqua n'a plus rien à perdre. Et il le dit lui-même : "Je suis un animal de combat. On m'a cherché, on va me trouver".

Pour éviter la case prison, Pasqua va-t-il jouer les balances ?

Dans sa longue vie - il a eu 83 ans avant-hier - Il a joué presque tous les rôles: de plagiste à vendeur de Ricard, de barbouze en chef du SAC à militant gaulliste, de Ministre de l'intérieur à Sénateur de la République.

Va-t-il, comme il l'a promis, pour éviter la case prison, y ajouter un nouveau rôle, celui de « balance », puisque l'homme, en bout de course, s'estime victime d'un complot chiraquien, ses ennuis ayant commencé quand en 2000 il avait laissé entendre qu'il serait peut-être candidat à la Présidence en 2002 contre ...Jacques Chirac

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Michaëlle Jean, Gouverneure-générale du Canada en lobbyiste contre le viol à Kinshasa

Michaëlle Jean s'est entretenue avec Joseph Kabila au Palais de la Nation à Kinshasa

La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a suscité de vives réactions, lundi 19 avril 2010, quand elle a consacré la totalité d'une allocution à la question des droits des femmes au Congo, pays présenté comme la capitale du viol.

Mme Jean a rappelé que les Nations unies avaient qualifié de «crime contre l'humanité» le traitement réservé aux femmes au Congo, ce qui lui a valu une ovation de la part des femmes parmi l'auditoire de quelque 1000 personnes rassemblées au Palais du peuple, à Kinshasa, tandis que les hommes, en grand nombre dans la salle, demeuraient impassibles.

La République Démocratique du Congo est en proie à un conflit dans le cadre duquel les viols de femmes sont utilisés comme une arme, les garçons sont obligés à la pointe du fusil d'agresser leurs propres mères, et les corps des femmes sont utilisés comme outil pour terroriser les villageois.

Les crimes les plus violents sont commis par les rebelles armés, qui mutilent les organes génitaux des femmes, font fuir la population et envahissent les villages. Les soldats membres de l'armée nationale FARDC font également partie du problème.

Mme Jean a eu recours à la pratique de la carotte et du bâton lors de son allocution.

La gouverneure générale a félicité la République Démocratique du Congo Congo pour avoir inclus dans sa constitution la promesse de punir la violence sexuelle. Elle a cependant ajouté que davantage de criminels devaient être punis.

La foule, parmi laquelle se trouvaient des dirigeants nationaux, des parlementaires et des dignitaires étrangers, a applaudi ses propos. Les réactions les plus prononcées sont venues de groupes de femmes dans les tribunes populaires, qui ont à maintes reprises bondi de leurs sièges et réagi vivement.

Le discours de Mme Jean n'a pas provoqué de grincement de dents parmi l'auditoire, comme cela avait le cas lors d'une allocution similaire prononcée au Mali en 2006. Les hommes présents sur place ont cependant écouté en silence et se sont contentés d'applaudir poliment à la fin.

La gouverneure générale a notamment parlé de la nécessité de donner aux femmes les moyens de vivre dans la sécurité et la dignité.

Jusqu'à présent, peu de soldats ont été punis pour viol. Des centaines de cas de viol demeurent non résolus, sans compter les cas qui n'ont pas été déclarés.

Le Congo est le deuxième pays à l'itinéraire de la tournée africaine entreprise la semaine dernière par Mme Jean, après le Sénégal et avant le Rwanda et la République du Cap-Vert.

La gouverneure générale Michaëlle Jean s'est rendue en République Démocratique du Congo, dimanche 18 avril 2010 alors que certaines indications laissent croire que le Canada pourrait assumer un rôle militaire plus important dans le pays africain déchiré par les conflits.

Une décision doit être prise d'ici quelques semaines quant à savoir si le Canada prendra la direction d'une force de maintien de la paix de l'ONU et dépêchera au Congo davantage que les 12 soldats qui s'y trouvent déjà.

On estime à plus de six millions le nombre de personnes qui ont perdu la vie dans les différents conflits impliquant diverses armées et milices congolaises avec en arrière-plan le contrôle des ressources minières du pays.

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lundi 19 avril 2010

Pourquoi tant de tremblements de terre ?

L'ayatollah Kazem Sedighi.

L'augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l'accroissement des tremblements de terre, selon l'ayatollah Kazem Sedighi. "Les catastrophes naturelles sont le résultat de notre propre comportement", a déclaré l’imam iranien. "Beaucoup de femmes mal habillées corrompent les jeunes, et l'augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre". Les relations sexuelles hors mariage sont officiellement interdites en Iran. Les religieux conservateurs dénoncent régulièrement le non respect du code vestimentaire islamique strict par une partie des jeunes Iraniennes, en particulier à Téhéran et dans les grandes villes du pays.

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Jacob Zuma gâté à Washington !

Washington, le 11 avril 2010, les présidents sud-africain Jacob Zuma et américain Barack Obama.

Sur les cinq chefs d'Etat africains conviés au sommet sur la sécurité nucléaire, seuls deux se sont finalement rendus à Washington: le sud-africain Jacob Zuma et le Nigérian Goodluck Jonathan. Convalescent, l'Egyptien Hosni Moubarack a dépêché Aboul Gheit, son chef de diplomatie.

Le roi du Maroc, Mohamed VI, dont les apparitions à ces grands forums deviennent rares, s'est fait représenter par Abbas El Fassi, son Premier ministre.Quant à l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, il a délégué Mourad Medelci, son ministre des Affaires étrangères.

Le 13 avril 2010, dernier jour de sommet, les deux présidents et les trois chefs de délégation étaient les invités de Joe Biden, le vice-président américain, pour un déjeuner en leur honneur.

Seul à avoir eu un long entretien en aparté avec Barack Obama, Jacob Zuma a eu droit à un traitement royal, avec résidence à Blair House et hommage appuyé du président américain devant la presse. "L'Afrique du Sud a un leadership moral dans le domaine du nucléaire, car elle a renoncé à l'intégralité de son programme militaire dans les années 1990", s'est exclamé ce dernier.

Barack Obama et Jacob Zuma ont aussi parlé...football !

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Kinshasa, décès du Dr.Axel Raimund Weishaupt, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Fédérale d'Allemagne

Sur le site de l'Ambassade de la République fédérale d'Allemagne à Kinshasa on peut lire:

C'est avec une profonde tristesse que l'Ambassade annonce le décès de Son Excellence l'Ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne: Dr. Axel Raimund Weishaupt, le samedi 17 avril 2010 à Kinshasa.

Kinshasa, 4 octobre 2007, Dr. Axel Raimund Weishaupt entrain de présenter sa lettre de créance à joseph kabila au Palais de la nation.

Il était l’Ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne à Kinshasa depuis septembre 2007.

Son humour, sa passion pour la jurisprudence et son extraordinaire engagement pour les relations entre l'Allemagne et la République Démocratique du Congo nous manqueront beaucoup.

Un livre de condoléances sera ouvert à l'Ambassade de la République fédérale d'Allemagne (82, Avenue Roi Baudouin, Kinshasa-Gombe) le mardi 20 avril et le mercredi 21 avril de 10H00 à 15H00.

Pour rendre hommage à l’Ambassadeur Dr. Weishaupt un service commémoratif aura lieu le dimanche 25 avril, à 10H30 au Couvent Sainte Rita, 18iéme rue industrielle Limité, No. 2.

Né le 24 avril 1945 à Lennep (Allemagne), Dr. Axel Raimund Weishaupt avait fait des études de Droit avant de bénéficier d'une formation professionnelle au ministère des Affaires étrangères. Il avait travaillé successivement aux ambassades de la République fédérale d'Allemagne à Varsovie (Pologne), N'Djamena (Tchad), Khartoum (Soudan), Karachi (Pakistan) et à Manille (Philippines).

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dimanche 18 avril 2010

Barack Obama et les représentants des pays africains au Métropolitan Museum à New York

En marge de la 64ème Assemblée générale des Nations unies qui s'était tenu à New York, du 21 au 25 septembre 2009, où la République Démocratique du Congo avait brillé par son absentéisme, le président américain Barack Obama et son épouse Michelle avaient reçu le 23 septembre 2009, les représentants des pays membres de l'ONU au Metropolitan Museum à New York. Réveil-FM a pu retrouver les photos du couple présidentiel américain avec des chefs d'Etats et des ministres représentants des pays d'Afrique Noire.

Les Chefs d'Etat africains:

Le président sénégalais Abdoulaye Wade

Le président du Cameroun, Paul Biya et son épouse Chantal Biya

Le président du Congo Brazzaville, Denis Sassou Ngesso et son épouse Antoinette Sassou Ngesso

Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré avec son épouse Chantal Compaoré

Le président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et son épouse Constancia Mangue de Obiang

Le président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni et son épouse

Le président du Rwanda Paul Kagame

Le président de la Gambie, Alhaji Dr. Yahya A.J.J. Jammeh

Le président du Togo, Faure Gnassingbé

Le président de la Sierra Leone, Dr. Ernest Bai Koroma et son épouse

Le président du Malawi, Dr. Bingu wa Mutharika

Le roi du Swaziland, sa Majesté Mswati III

Les Premiers ministres et ministres:

Le 2è vice président du Burundi, Gabriel Ntisezerana

Le premier ministre du Kenya, Raila Amolo Odinga et son épouse Ida Odinga

Le premier ministre du royaume du Lesotho, Pakalitha Mosisili et son épouse Mathato Mosisili

Le premier ministre de Guinée-Bissau, Carlos Gomes

Le premier ministre de la République centrafricaine, Faustin A. Touadera

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samedi 17 avril 2010

Des militants racontent leur calvaire à la gendarmerie togolaise

Dans sa logique de contestation de la réélection de Faure Gnassingbe au Togo où la dynastie Eyadema étale ses tentacules, le Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) avait prévu organiser une veillée de prière et de recueillement, le mercredi dernier. Mais à quelques minutes du début de la manifestation, tout tourne en un cauchemar qui a duré jusqu’au lendemain.

Descente punitive de la gendarmerie nationale togolaise au siège de l’Ufc, parti del'opposition à Lomé

Les militants embarqués destination la gendarmerie

Le siège de l’Union des forces de changement (Ufc) saccagé, environ 70 militants interpellés et battus dont des femmes violées, des ordinateurs et une somme de 22 millions FCFA emportés, suite à une descente des forces de l’ordre.

Le matin du jeudi 15 avril 2010, des empreintes de bottes étaient encore visibles sur des portes défoncées du siège de l’Ufc. Quelques centaines de militants, dont une bonne a passé la nuit à la gendarmerie nationale, sont présents.

Face aux journalistes, les responsables du Frac et leur partenaire d’Obuts donnent les détails sur la « sauvagerie » de la veille.

« Les éléments de la gendarmerie ont fait irruption dans les locaux qu’ils ont saccagés, emportant le matériel informatique, une dizaine de téléphones fixes, cinq ventilateurs et le matériel de confection des cartes avec des milliers de cartes de membres vierges, de même qu’une somme de 22 millions cinq cent mille FCFA », raconte le premier Vice-président de l’Ufc, Patrick Lawson.

« Ce que nous avons subi hier (mercredi, NDLR) est d’une sauvagerie extrême », témoigne le secrétaire nationale de l’Ufc, Robert Olympio qui faisait partie des 70 interpellés relâchés le même jour pour certains et le lendemain pour d’autres.

« Conduits à la gendarmerie dans des conditions difficiles, un peloton de maltraitance attendait et scandait : ‘’il y a à manger ce soir’’. Ensuite on a demandé à certains de ramper par terre et on a commencé par les tabasser », a-t-il poursuivi.

Jean Eklu, le président de la jeunesse de la commune de Lomé, fait aussi parti des victimes. Il raconte avoir « subi toute la nuit, bastonnades, gifles, menaces, injures et tout sortes de tortures ».

Par exemple, « ils nous disaient : ‘’ici on ne tue pas de moustiques, un moustique tué vaut trois coups de bâtons’’ », ajoute-t-il.

Ce que les militants de l’Ufc ont subi dans les locaux de la gendarmerie ne leur a pas fait oublier les traitements dont ils ont été victimes en amont, pas moins dégradants, comme le relate un communique du parti : « Lors des interpellations (…), toutes personnes arrêtées notamment les jeunes ont été passe à tabac. Certaines femmes ont subi des touchers vaginaux, des viols et autres traitements inhumains et dégradants ».

« Un cap a été franchi avec le viol des femmes car, on ne peut pas faire certaines choses comme cela impunément », estime Kofi Yamgnane.

« Ceux qui ont fait ça en septembre en Guinée, ils sont où maintenant ? », s’interroge le Franco-togolais, porte-parole du Frac.

« Même sous Eyadema (ex-président décédé en février 2005), on ne faisait pas ça », déplore l’ancien Premier ministre, Agbéyomé Kodjo pour qui, il est « impératif d’œuvrer pour l’établissement de l’Etat de droit qui n’est même pas encore à son état embryonnaire » au Togo.

Selon les responsables de la gendarmerie, l’effraction au siège de l’Ufc fait suite à des informations les alertant sur l’existence d’une « milice formée d’étrangers, des Béninois notamment » qui s’apprêterait à « troubler l’ordre public ». En plus, selon eux, « la manifestation était interdite ».

Mais, ces responsables n’ont pu prouver la nécessité d’emporter des ordinateurs et des sacs d’argents. Ils n’ont pu aussi monter les « étrangers formés pour troubler l’ordre public » alors que tous les interpellés ont été libérés juste à la mi-journée du lendemain, le jeudi 15 avril 2010.

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Sommet France-Afrique à Nice: Omar El Bechir du Soudan et Robert Mugabe du Zimbabwe sont persona non grata en France

Les présidents Robert Mugabe, Omar El Bechir et Nicolas Sarkozy.

Une cinquantaine de chefs d’Etats africains ont été invités par la France à participer du 31 mai au 1er juin 2010 à Nice au sommet Afrique-France. Le sommet devait initialement se dérouler en février à Charm El Cheikh, en Egypte, avant qu’il ne soit décidé de le tenir en France.

Les présidents Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak vont co-présider le sommet France-Afrique de Nice.

De source diplomatique française, les deux chefs d'Etat dont la présence est refusée par la France sont: Omar el-Béchir, du Soudan sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité et Robert Mugabe du Zimbabwe, qui est en disgrâce sur la scène internationale.

Il est cependant dit que ces deux présidents ont reçu une lettre du président Nicolas Sarkozy leur demandant de désigner un représentant pour le sommet de Nice.

51 pays africains ont été invité sauf le Niger et Madagascar qui sont sous les coups de sanctions de l'Union africaine (UA). Le Niger, où une junte militaire a pris le pouvoir en février en renversant le président Mamadou Tandja. Madagascar, l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana a plongé le pays dans une crise politique grave.

Une vingtaine de Chefs d'Etat ont déjà répondu favorablement. Trois ont répondus négativement à l'invitation pour le sommet Afrique-France à Nice: le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo aurait décliné l’invitation au motif que la situation intérieure de son pays se présente mal, ainsi que le Président du Botswana, Khama Ian Khma et le président Pedro Pires,75 ans du Cap-vert. On peut s'imaginer que pour le président Cap-verdien, le poids de l'âge exige une limitation de voyages.

Innovation dans le sommet de Nice 2010, le sommet ne va pas se limiter uniquement aux Chefs d'Etat mais va s'ouvrir aux chefs d'entreprises qui oeuvrent sur le continent africain. 230 entrepreneurs seront confiés au sommet (80 entreprises françaises et 150 africaines);des syndicalistes aussi seront conviés mais aussi les membres de la diaspora africaine.

Le sommet de Nice aura deux volets:

1- politique et économique (Les crises institutionnelles avec la résurgence de coups d'Etat, les menaces transnationales avec le problème lié au terrorisme et la drogue...).

2- Climat et développement. Pour ce volet la France voudrait avec l'Afrique parler d'une même voix lors du sommet climatique de Cancun au Mexique. La prochaine conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique, prévue à Cancun, au Mexique, après celle de Copenhague qui, en décembre, n'a abouti qu'à un accord politique non contraignant et sans données chiffrées essentielles, aura lieu du 29 novembre au 10 décembre 2010.

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vendredi 16 avril 2010

James Ngumbu attire l'attention du régime des Joséphistes au pouvoir à Kinshasa sur le départ de la Monuc.

"Le départ de la Monuc, la résurgence des rébellions etc ... ce sont les calculs politiques du régime de Kinshasa"

James Ngumbu Munganga, secrétaire général de l'Association de la Presse Panafricaine.

Le 17 avril 2010, les ambassadeurs du Conseil de Sécurité des Nations-Unies effectueront leur visite annuelle en République Démocratique du Congo pour décider de l'avenir de cette force d'interposition qui serait arrivée au bout de son mandat. Une visite particulièrement significative cette année car le gouvernement congolais demande le départ de la Monuc et les avis sont partagés sur la question.

Invité sur France 24 pour évoquer cette question dans le cadre de l'émission Focus, le journaliste congolais qui est également secrétaire général de l'APPA a indiqué que le départ de la Monuc serait un piège que Joseph Kabila et ses affidés voudraient tendre aux Congolais." Je me demande comment peut-on faire partir la Monuc dans un pays qui ne possède ni l'armée, ni la police et encore moins, une gendarmerie? Tout porte à croire que M. Kabila n'a pas envie d'organiser des élections en 2011. Il veut se débarrasser des témoins jeunant pour garder la main mise sur la jeune démocratie naissante''-a-t-il fait remarqué.

Depuis un certain moment, la République Démocratique du Congo et la Monuc s'engagent dans un bras de fer sur le mandat de ces forces qui sont basées au Congo depuis plus de dix ans.

Les deux partenaires ne parlent pas le même langage. Alors que le pays est pratiquement dirigé d'une manière peu moderne et occupé à faire des opérations ponctuelles, nombreux sont qui s'interrogent sur la nécessite de cette passe d'armes. La République Démocratique du Congo est dépourvu d'une armée républicaine, d'une police nationale et d'une gendarmerie sans compter la désorganisation administrative qui se fait remarquer au Congo. Il suffit simplement de suivre l'évolution des différentes opérations concoctées avec le Rwanda voisin, notamment Kimia 1 et Kimia 2 ou les divers Amani Léon que les Congolais qualifient de Moziki ya Léo, pour saisir la force exacte des militaires congolais.

Répondant à une question sur la perception que se fait le peuple congolais sur la Monuc, notre confrère a reconnut que les éléments de la Monuc sont impliqués dangereusement dans les bavures, viols des femmes congolaises, trafic illicite des matières premières, notamment l'uranium qui pourrait être utilisé par certains casques bleus.

Cependant "a-t-il enchainé," toutes ses tares on les trouve bien du côté des FARDC que au sein du gouvernement congolais.

Il a repris d'ailleurs ces éléments sur le reportage où lors des attaques de la ville de Mbandaka, un témoin explique comment les militaires congolais se sont mis à violer leurs propres compatriotes au lieu de s'occuper de la rébellion.

Alors que les rebelles n'ont touché pas même à une mouche. Des tels actes prouvent à suffisance que le pays manque une armée, entretenue par Joseph Kabila en sa qualité de chef suprême des armées et garant de la sécurité au pays.

Mais la situation sur le terrain permet-elle l'agitation manifestée par l'Etat congolais ? La réponse est sûrement difficile à donner d'autant plus que plusieurs facteurs sont à prendre en compte.

En effet, il faut d'abord recadrer la feuille de route du contignent onusien et renégocier son mandat. Du côté congolais, la réorganisation des FARDC est un impératif majeur et le président Kabila qui a déjà annoncé ses intentions belliqueuses en s'octroyant tout le pouvoir, se sent parfaitement à l'aise pour demander le départ de la Monuc. Penserait-il à faire appel à l'armée rwandaise ? Rien n'est moins sûr!

Selon les analystes indépendants, Joseph Kabila veut s'accaparer de tous les leviers du pouvoir mais la présence de la Monuc l'en dissuade mollement. Il n'est point un secret d'affirmer qu'après son élection, il a tout misé pour établir lentement mais sûrement l'Etat d'exception. Pour mémoire, le parlement, l'opposition parlementaire et toutes les institutions sont à ses bottes. Dans ces conditions, on voit très mal comment le RAIS organisera-t-il des élections libres et transparentes l'an prochain comme le lui demande la communauté internationale.

La balle est du côté de ceux qui l'ont porté au pouvoir parfois au mépris de la volonté des Congolais.


RDC : Quel avenir pour l'ONU ?
envoyé par afriqueredaction. - L'actualité du moment en vidéo.

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Un demi-million d’enfants Congolais menacés par la malnutrition

Quelque 530 000 enfants de moins de cinq ans et plus d’un million de femmes ont besoin d’une aide nutritionnelle d’urgence en République démocratique du Congo (RDC), selon le ministère de la Santé. Les responsables réclament davantage de ressources pour la prévention et le traitement, et pour augmenter la production agricole. « Au moins 700 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour dans les cinq provinces où seuls 20 pour cent des enfants suivent un régime alimentaire varié », a dit Victor Makwenge, ministre de la Santé. Selon les estimations, un million de femmes âgées de 15 à 49 ans souffrent de malnutrition dans la province d’Equateur, les provinces Orientale et Occidentale, et les provinces de Katanga et Maniema, a ajouté M. Makwenge.

Les enfants congolais, le présent et l'avenir du Congo.

Selon une étude publiée en 2009 par le programme national de nutrition mené dans les provinces, qui représentent environ la moitié de la population nationale, certaines régions affichent des taux de malnutrition aiguë globale supérieurs au seuil d’urgence de 15 pour cent chez les enfants de moins de cinq ans.

Les provinces Orientale et Occidentale affichent le taux le plus élevé, à 16 pour cent, suivies de la province d’Equateur (15 pour cent) et de Katanga et Maniema (14 et 11 pour cent, respectivement). Cette étude a été financée par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Dans le territoire de Popokabaka, dans la province de Bandundu, au moins 1 310 enfants souffrant de malnutrition ont été inscrits dans les centres de nutrition de CARITAS Allemagne. Parmi eux, 982 sont toujours atteints de malnutrition et 12 y ont succombé, d’après CARITAS.

La malnutrition reste une menace grave pour la survie et le développement des enfants et des femmes de RDC, a noté Pierrette Vu Thi, représentante de l’UNICEF.

« Des études ont démontré que le risque de décès était quatre fois plus élevé chez les enfants atteints de malnutrition modérée ... et huit fois plus important chez les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère que chez les enfants en bonne santé », a indiqué Mme Vu Thi.

Les années de conflit et d’instabilité dans l’est et le nord-est de la RDC, ainsi que la crise financière qui touche le secteur minier dans le centre et le sud-est ont eu des conséquences néfastes sur la situation nutritionnelle déjà précaire des ménages.

L’accès limité aux soins de santé et à l’eau potable, les mauvaises habitudes en matière d’hygiène et de nutrition, et le manque d’intrants agricoles, conjugué à la pratique de la monoculture ont aussi joué un rôle, a noté Mme Vu Thi.

Enfin, les mariages précoces et le statut socioéconomique inférieur des femmes sont autant de facteurs qui contribuent également à cette situation, a-t-elle ajouté.

Selon les conclusions de nouvelles évaluations, a déclaré le PAM, 75 pour cent du pays souffre d’insécurité alimentaire. Seules les provinces des Kivu affichent des taux de malnutrition moins élevés en raison d’une présence humanitaire importante.

Une intervention intégrée

« Nous avons besoin d’une intervention plurisectorielle intégrée. Nous devrions augmenter le budget de la santé et revoir notre politique nutritionnelle », a dit M. Makwenge.

Le gouvernement ainsi que d’autres acteurs de la nutrition doivent établir un système de surveillance nutritionnelle et d’alerte rapide au cours de l’année qui vient. A moyen et long termes, ils envisagent d’allouer les ressources nécessaires à divers secteurs de la santé, à l’agriculture, à l’eau et à l’assainissement, et à la planification familiale, et d’accorder la priorité à la nutrition au sein du budget national.

Le manque de financements reste néanmoins un obstacle important. En 2010, au moins six millions de dollars ont été alloués au secteur de la santé ; or, 49 millions de dollars sont nécessaires à court terme et 127 millions à long terme, selon le ministère de la Santé.

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Affaire Kieffer: L’avocat de Simone Gbagbo présent à Paris à la conférence de presse organisée par Reporters sans Frontières

Paris, jeudi 15 avril 2010, dans les locaux de Reporters Sans Frontières (RSF), Canelle Kieffer, la fille du journaliste disparu, Bernard Kieffer, Maître Alexis Gublin, avocat à la Cour, Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF et modérateur et Eric Kieffer,lors de la conférence de presse.

Des panneaux d'affichage de ce type sont visibles dans les rues d'Abidjan dans le cadre de la campagne lancée jeudi 15 avril 2010 à l'occasion du 6e anniversaire de la disparition de Guy-André Kieffer.

Arrivé la veille à Paris, Me Ange Rodrigue Dadje, avocat de Simone Gbagbo, épouse du Président ivoirien Laurent Gbagbo, accusée dans le dossier d’instruction, était présent dans la salle de la conférence de presse organisée par l’association de défense des journalistes Reporter Sans Frontière (RSF), pour « démentir les fausses rumeurs qui circulent sur l’instruction du dossier ».

On se serait cru un moment dans un prétoire. En effet, Me Dadje qui a donc compris la stratégie communicationnelle n'est pas venu tout seul, mais avec son caméraman attitré. Qui filmait tout ! Après avoir damer le pion aux journalistes qui étaient venus nombreux pour s'informer, Me Ange Rodrigue Dadje qui était le premier à prendre la parole, l'a confisquée et s'est donné au jeu de "ping-pong" avec les intervenants, agaçant parfois les confères présents dans la salle. Malgré le chahut, l'homme sans se dégonfler est demeuré droit comme une une aiguille appliquant à fond sa tactique !

Nous sommes à Reporters Sans Frontières où la liberté d'expression est défendue voire sacrée, comprenant qu'il ne pouvait pas être mis dehors, Me Ange Rodrgue Dadje a continué son manège jusqu'à la fin de la conférence de presse. Heureusement quelques confrères téméraires ont pu quand même poser leurs questions.

D'après les journalistes d'AFI (Agence Africaine d'informations) présents à la conférence de presse, Me Ange Rodrigue DADJE a déclaré que « la Côte d’Ivoire contrairement à ce qui se dit par la partie civile ne fait de cette affaire, une affaire d’état. Je suis venu vous aider à ce que la vérité soit connue dans ce dossier. C’est pour cela que je me mets à votre disposition [ndlr des parties civiles à savoir la famille de Guy-André Kieffer et RSF) pour faire toue la lumière sur le dossier. »

Me Dadje a affirmé que « le juge français Patrcik Ramaël a bénéficié de dix autorisations exceptionnelles » de la part du ministère de la justice pour pouvoir mener son enquête en Côte d’Ivoire comme il le souhaite. mais la réciprocité n'a jamais été vraie, à l'égard des juges ivoiriens en séjour à Paris.

L’avocat a expliqué que le droit ivoirien n’autorise pas à un magistrat étranger de mener des enquêtes en Côte avec des officiers de la police judiciaire étrangers. « Cela a été accordé exceptionnel au juge Ramaël » a-t-il déclaré.

« La libérations de Jean-tony Oulaï lève tout blocage dans l’instruction" déclare l'avocat de la famille du journaliste disparu depuis 6 ans en Côte d'Ivoire. L’avocat de la famille de Guy-André Kieffer disparu à Abidjan le 16 avril 2004, Me Alexis Gublin a déclaré au cours de la conférence de presse que la libération prévue de Jean-Tony Oulaï, présumé avoir participé à l’enlèvement du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, lève tout blocage dans l’instruction qui dure depuis maintenant six ans.

Me Gublin a affirmé que « l’instruction qui connaissait des difficultés peut maintenant se poursuivre sans aucune restriction ni aucune limité de délai » précisant que « avec la détention de Jean-Tony Oulaï, seul détenu par la justice française, le dossier devrait être abandonné cet été pour des raisons liées à l’instruction judiciaire.

« L’instruction va pouvoir être menée maintenant jusqu’au bout » a t-il ajouté affirmant que : « il n’y a pas d’enquête qui n’aboutisse pas, il n’y a que des enquêtes qu’on arrête. »

Six ans jour pour jour après l'enlèvement du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en Côte-d'Ivoire, le 16 avril 2004, le principal suspect incarcéré en France sera remis en liberté vendredi, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires. La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la remise en liberté de Jean-Tony Oulaï, mis en examen en janvier 2006 dans cette affaire. Brièvement placé en détention provisoire, il avait de nouveau été incarcéré en octobre 2007 pour n'avoir pas respecté les obligations de son contrôle judiciaire.

Son avocat, Me Patrick Maisonneuve, s'est félicité de cette décision. "Mon client a toujours affirmé qu'il était étranger à la disparition de Guy-André Kieffer", a-t-il déclaré jeudi à l'Associated Press. La famille de Guy-André Kieffer a rappelant qu'elle souhaitait connaître la vérité sur cette affaire et "remonter jusqu'au commanditaires", selon les mots de Bernard Kieffer, l'un des frères du journaliste disparu. "La remise en liberté de Jean-Tony Oulaï est un nouveau départ pour la procédure. Il n'y a plus aucun délai butoir lié à cette détention provisoire (NDLR: pour terminer l'enquête)", a précisé l'avocat de Bernard Kieffer, Me Alexis Gublin. "La justice française va pouvoir enquêter aussi longtemps et aussi loin qu'elle le souhaite", a souligné l'avocat avant d'estimer que les enquêteurs français n'avaient jamais été aussi proches de la vérité.

"Toute l'affaire tourne autour du palais présidentiel (NDLR: ivoirien). Vraisemblablement, Guy-André a séjourné deux jours dans une cellule du palais", a affirmé son frère Bernard. Un homme qui se présente comme un ancien major de l'armée ivoirienne, entendu en août dernier par le juge d'instruction français, affirme que le journaliste a été tué par erreur. Selon lui, il a été enlevé par un commando qui voulait seulement l'effrayer.

Me Dadje a répliqué que dans l'armée ivoirienne, il n'y a pas de grade de major, ce dernier serait un Burkinabé résidant en Côte d'Ivoire.

Jean-François Julliard s’est dit "inquiet de voir cette affaire s’enliser". Il a souligné que "davantage de volonté politique, tant du côté ivoirien que du côté français, pourrait permettre de dépasser les blocages." Après avoir salué les efforts des juges d’instruction français, Bernard Kieffer a regretté qu’aucune contre-partie ne soit réclamée par les autorités françaises en échange de l’amélioration des relations franco-ivoiriennes. "Pourquoi les autorités ont elle accepté, fin 2009, de restructurer la dette publique de la Côte d’Ivoire vis-à-vis de la France et de réduire de 90 % le service de la dette due à la France jusqu’en 2012 sans négocier en même temps la moindre contrepartie judiciaire dans l’affaire Kieffer", s’est-il interrogé. "Nous écrivons au président Sarkozy. Il ne nous répond pas", a-t-il poursuivi.

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jeudi 15 avril 2010

La Liberté de presse sous surveillance: JED s'insurge !

"La liberté de la presse ne s'use que si on ne s'en sert pas" écrit à la huitième page de chaque numéro de l'hebdomadaire "Le Canard enchaîné" qui parait chaque mercredi. En République Démocratique du Congo, la liberté de presse est "enchaînée" alors même l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 garanti cette liberté à tous. « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Donat Mbaya, président de JED inquiet par le sort de confrères et s'interroge sur la liberté de la presse au Congo-démocratique.

Journaliste en danger (JED) est très préoccupée par la cascade d’interpellations des journalistes et le harcèlement dont fait l’objet certains médias à Kinshasa et dans certaines provinces du pays. JED demande aux services de sécurité et aux autorités judiciaires de faire preuve de modération, et de ne pas en rajouter à un climat de la liberté de la presse déjà tendu suite à l’assassinat, il y a 10 jours, d’un reporter cameraman à Beni, dans la province du Nord-Kivu.

En effet, JED note qu’en l’espace d’une semaine au moins deux journalistes ont été arrêtés et mis au cachot à Kinshasa et à Boma (Province du Bas-Congo) ; quatre autres ont été interpellés et longuement interrogés par l’ANR (Agence Nationale de Renseignements) à Kinshasa et, une chaine de Radio-Télévision encerclée par des policiers et son signal d’émission interrompu.

Il s’agit de :

1. Jullson Eninga, Directeur de publication du quotidien « Le Journal ». il a été arrêté, mardi 13 avril 2010, et mis au cachot du Parquet de Grande Instance de Kinshasa Gombe. Eninga s’était rendu au parquet, mardi 13 avril 2010, répondre à l’invitation de l’avocat général relative au communiqué des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) publié par Le Journal en septembre 2009. Il a confirmé la publication, sans commentaire, par son journal dudit communiqué tiré sur le net. C’est après une longue audition sur procès verbal de près de quatre heures qu’il a été conduit dans le cachot du parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe.

Le Journal est accusé d’avoir fait la « propagande » des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) opérant à l’est de la République Démocratique du Congo.

2. Popol Ntula Vita, éditeur de l’hebdomadaire « Le Tonnerre » paraissant à Boma. Il a été arrêté au parquet de grande instance de Boma et conduit à la prison centrale de Boma depuis mardi 13 avril sur plainte du Maire de cette ville, Madame Marie Josée Niongo Nsuami.

Il est reproché à Popol Ntula d’avoir publié dans son édition n°15 du 13 mars 2010, un article intitulé : « Boma : Le maire Marie José Niongo Nsuami sur les traces de son prédécesseur : l’opinion s’interroge », dans lequel il a appelé l’assemblée provinciale de diligenter une enquête parlementaire à travers les entités politico administratives et autres services publics de Boma, notamment à la mairie de Boma.

A l’arrivée au parquet de grande instance de Boma, mardi 13 avril 2010, Ntula a été immédiatement mis en garde à vue durant deux heures sans être entendu, puis mis sous mandat d’arrêt provisoire à la prison centrale de Boma en début d’après-midi.

3. La Radio Télé Kintuadi (RTK), une chaîne confessionnelle appartenant à l’église Kimbanguiste, s’est vue être envahie par une dizaine de policiers, mercredi 14 avril 2010 à 4 heures du matin, et son signal coupé. Trois techniciens, Pitchou Wanketama, Papy Dinganga et Christophe Nseka ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnue. Toutes les entrées et sorties ont été interdites aux journalistes par les policiers qui ont encerclé le siège de la RTK à Binza/Pigeon. Aucun motif officiel de cette attaque n’a été communiqué mais un journaliste de cette chaîne a dit à JED que cette situation serait dû à un conflit opposant les deux ailes de l’Eglise Kimbanguiste.

4. Alain Kiuka, Jean Louis Miasuekama, Jean Dénis Bakonga et Dieumerci Nzob journalistes à Antenne A, une station privée émettant à Kinshasa ont été interpellés à l’Agence National des Renseignements (ANR) où ils ont été longuement entendus entre samedi 10 et mardi 13 avril 2010. L’ANR reproche à Antenne A d’avoir diffusé dans son journal télévisé du samedi soir un commentaire faisant état de la mise sur pied d’une commission ad hoc chargée de discuter et faire la paix avec des insurgés Enyelé qui ont attaqué la ville de Mbandaka (Chef-lieu de la province de l’Equateur), le 04 avril 2010.

JED constate que cette dégradation brusque de la situation de la liberté de la presse intervient quelques jours seulement après la déclaration du Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité affirmant l’engagement du Président de la République en faveur de la liberté de la presse et pour la protection des journalistes, après le meurtre de Patient Chebeya, Reporter-Cameraman de Beni.

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Les confidences de l'ex-garde du corps de Ben Laden

Spécialiste du Moyen-Orient, Georges Malbrunot a recueilli le témoignage inédit de Nasser al-Bahri, celui qui a suivi chaque pas de Ben Laden de 1997 à 2000. Il publie jeudi «Dans l'ombre de Ben Laden».

Nasser al-Bahri, alias Abou Jandal,ex-garde corps de Ben Laden

Georges Malbrunot a rencontré Nasser al-Bahri, alias Abou Jandal, en 2009 au cours d'un reportage pour le Figaro au Yémen. C'est là que vit désormais l'ex-garde du corps d'Oussama Ben Laden.

Dans un témoignage inédit*, Nasser al-Bahri raconte ces années au service du chef terroriste, de 1997 jusqu'à leur rupture en 2000. Comment fonctionne le mouvement, alors en plein essor, comment sont planifiés les attentats… C'est aussi la description d'Oussama Ben Laden au quotidien, par un homme qui l'a littéralement suivi pas à pas. Il était chargé de le tuer si les Américains arrivaient jusqu'à lui.

Le 11 septembre 2001, le garde du corps n'était déjà plus au service de Ben Laden. Mais il connaît bien son entourage et raconte comment le responsable des attentats de New York a vécu cette journée.

Nasser al-Bahri ne faisait pas partie de la direction du mouvement terroriste. Il n'a donc pas participé aux attentats ni à leur planification. Arrêté en 2001, il a fourni de précieux renseignements aux services secrets américains après le 11 septembre. Remis en liberté, l'ancien djihadiste vit désormais repenti au Yémen.

Au cours des 75 heures d'entretiens passées avec Nasser al-Bahri, Georges Malbrunot n'a pas manqué de lui poser la question : pense-t-il qu'Oussama Ben Laden est toujours vivant ?

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Chine: 589 morts et 10.000 blessés à cause du séisme

Une vraie catastrophe, de nombreuses personnes seraient ensevelies sous les décombres...

Des secours s'activent dans la zone de Yushu (nord-ouest de la Chine) après une série de violents séismes, le 14 avril 2010

Un puissant séisme a touché mercredi la province isolée du Qinghai, dans le nord-ouest de la Chine, proche de la région autonome du Tibet. Ce séisme, qui a atteint une magnitude de 6,9, selon l'Institut de géophysique américain (USGS), et de 7,1 selon les autorités sismiques chinoises, a fait 589 morts et 10.000 blessés, selon un nouveau bilan fourni par un média d'Etat. La zone la plus touchée, épicentre du séisme, est la préfecture de Yushu avec son siège Gyegu, région pauvre proche du Tibet, avec une population de 280.000 personnes. Selon Chine Nouvelle, Gyegu compte 100.000 habitants et elle se situe à 12 heures de route de la capitale provinciale, Xining.

85% des bâtiments effondrés

Outre les réseaux de communication très endommagés, plus de 85% des bâtiments situés près de l'épicentre se sont effondrés, selon Chine Nouvelle, citant un responsable du gouvernement local. Une école professionnelle s'est écroulée et «beaucoup d'étudiants ont été ensevelis», a-t-il ajouté. «Les blessés sont partout dans les rues, beaucoup de gens sont en sang», a dit ce responsable. Selon la télévision chinoise, plus de 900 personnes ont été sorties vivantes des décombres depuis le séisme.

«Des soldats ont été envoyés pour sauver les gens ensevelis sous les décombres de maisons» alors que les secours locaux ont peu de moyens à leur disposition, a dit un autre responsable local, Huang Limin, cité par Chine Nouvelle. Environ 700 soldats se trouvent sur place et plus de 5.000 secouristes, dont des soldats et des médecins, ont été envoyés par le gouvernement provincial du Qinghai.

Le gouvernement chinois a débloqué une aide d'urgence de 200 millions de yuans (29,3 millions de dollars) pour venir en aide à la province du Qinghai. Le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao ont également ordonné aux autorités locales de tout faire pour venir en aide à la population.

Réactions du dalaï lama, du pape et de l'Europe

Le chef spirituel des Tibétains en exil, le dalaï lama, a présenté ses condoléances aux victimes. «Nous prions pour ceux qui ont perdu la vie dans cette tragédie, pour leurs familles et pour tous ceux qui ont été affectés», a-t-il déclaré à Dharamshala, dans le nord de l'Inde, où il vit.

Le pape Benoît XVI a appelé à la «solidarité de tous» après le violent séisme. «Ma pensée va à la Chine et aux populations touchées par le puissant séisme qui a causé de nombreuses pertes de vies humaines, (fait de nombreux) blessés et des dégâts considérables», a dit Benoît XVI dans un «appel» à la fin de son audience hebdomadaire place Saint-Pierre au Vatican.

A l'instar de l'ONU, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a pour sa part proposé à la Chine une aide européenne, exprimant également «la solidarité de la Commission européenne avec les autorités et le peuple chinois». Nicolas Sarkozy a adressé pour sa part mercredi ses «plus sincères condoléances» au président chinois Hu Jintao.

Dix-huit répliques

La France s'est dite également prête à répondre aux demandes d'aide des autorités chinoises. «J'ai immédiatement demandé au Centre de crise du ministère des Affaires étrangères de suivre attentivement la situation. La France est prête à répondre à toute demande d'assistance que pourraient formuler les autorités chinoises pour venir au secours des populations sinistrées du Qinghai», a dit Bernard Kouchner dans un communiqué, exprimant sa «vive émotion» à la nouvelle du tremblement de terre.

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Sommet du nucléaire: sommet pour éviter le détournement du nucléaire à des fins malveillantes

Barack Obama, en clotûre du sommet sur la sécurité nucléaire, le 13 avril 2010 à Washington.

Comme à Copenhague, l'accord signé est non contraignant. Barack Obama s'est cependant félicité des résultats de son sommet lors de la conférence de presse de clôture. «Le peuple américain sera plus en sécurité, le monde sera plus sûr grâce aux mesures que nous avons prises», estime-t-il. Dans leur communiqué final, la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à «sécuriser en quatre ans toutes les matières nucléaires vulnérables en œuvrant ensemble à améliorer la sécurité nucléaire».

Un appel pour un fonds de 10 milliards de dollars

Après le Chili, l'Ukraine puis le Canada la veille, le Mexique s'est également engagé à livrer l'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis ou la Russie pour le mettre à l'abri et le retraiter.

Les participants ont en outre promis d'encourager la conversion des réacteurs nucléaires utilisant de l'uranium hautement enrichi au combustible d'uranium faiblement enrichi.

Les Etats-Unis et le Canada ont lancé un appel à réunir 10 milliards de dollars pour aider à financer ces efforts en matière de sécurité nucléaire.

«Le risque d'un affrontement nucléaire entre des pays a diminué, mais le risque d'une attaque nucléaire a augmenté», a insisté mardi Obama, en assurant que «des réseaux terroristes comme Al-Qaïda essaient d'obtenir les matériaux nécessaires à l'élaboration d'une arme nucléaire».

Timides progrès sur l'Iran Autre victoire pour Washington, le président russe Dmitri Medvedev a salué mardi le «changement d'atmosphère» dans les relations russo-américaines après avoir qualifié le sommet de «franc succès». Selon le ministère russe des Affaires étrangères, la Russie prévoit de consacrer jusqu'à 2,5 milliards de dollars pour supprimer le plutonium de son programme de défense.

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mercredi 14 avril 2010

Si M'zée Laurent Désiré Kabila avait écouté la prophétie sur sa mort , il y a 12 ans...

Grande-Bretagne, à Manchester, le 29 mai 2007, les Pasteurs Job Mukadi et Théodore Ngoy.

Il y a 12 ans si Laurent DK avait écouté la prophétie sur sa mort, il serait encore en vie et le destin du Congo ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui: guerre à l'Equateur, occupation du Kivu par les hommes de Kagame en accord avec le pouvoir de Kinshasa....; ce qui cause encore plus de souffrances et de morts des congolais dans des conditions atroces. Et, on ne sait vraiment pas ce que sera le Congo demain. Sauf intervention divine pour changer la donne. En fait Dieu est toujours intervenu dans les affaires politique des hommes.

Ceux-ci n'écoutent jamais. Comme vous le lirez dans le témoignage que le Pasteur Job donne dans son livre' Christ est mort en vain' à la page 102, Théodore Ngoy, à peine sorti de prison a eu le courage en 1998 de dire à Kabila Laurent de croire en Jésus, de dialoguer avec tout le monde sinon il mourait après trois ans ? Laurent Désiré Kabila le remercia, reconnut que le Pasteur Théodore avait raison mais ne changea pas. Trois après, il fut assassiné.

Quand on se rappelle que Théodore Ngoy ne figurait pas sur la liste de Sakombi et des autres pasteurs et que Sakombi ne voulut pas laisser entrer Théodore chez Kabila Laurent. Mais finalement Yerodia, alors Directeur de Cabinet fit entrer tout le monde.

Le même Sakombi Inongo donna paradoxalement la parole le dernier au Pasteur Théodore Ngoy, en ajoutant que lui ne fait pas partie des autres comme pour dire ce qu'il vous dira ne nous engage pas. Théodore Ngoy parla, cependant, comme Michée le fit du temps du roi Achab, en présence de Mudilo, chef des Musulmans, de Luntadila, représentant les Kimbanguistes, de la représentante de l' Armée du Salut, du coule Olangi, des Pasteurs Mbiye, Kankienza, ce dernier se contenta de dire à Laurent-Désiré Kabila 'Les Eglises de Réveil vous soutiennent' etc. Quant on pense aussi qu'Eddy Kapend alors chef de camp, particulier de Laurent-Désiré Kabila , aujourd'hui, en prison à la suite de l'assassinat de...LDK était là et prenait note: Cela fait trembler. Puisse Dieu parler encore afin que demain se lève un jour nouveau pour ce Congo tant meurtri. voici le récit du Pasteur Job'.

X. L’Evangile chez le Président

«Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs.» (Hébreux 3:7-8) Pour avoir été quatre fois ministre de l’information et porte-parole du gouvernement, Dominique Sakombi Inongo est une figure politique bien connue en RD Congo. Je l’ai rencontré au début des années 1990, dans le cadre de son journal chrétien, «La voie de Dieu», qu’il tenait en rapport avec son ministère d’Evangéliste. A cette époque, il n’était plus aux affaires, car il s’était converti et avait jugé meilleur de prendre sa distance avec la politique, étant donné que la soif de pouvoir l’avait conduit, des années durant, à verser dans l’idolâtrie. Le président Joseph Désiré Mobutu avait de l’admiration tant pour ses qualités oratoires que pour son militantisme, et son successeur, le président Laurent Désiré Kabila, sollicita lui aussi son expertise en le nommant Conseiller spécial chargé de la communication avant d’en faire son ministre de l’information et porte-parole du gouvernement.

C’est lorsqu’il exerçait ses fonctions de Conseiller spécial chargé de la communication que M. D. Sakombi usa de sa position pour faciliter une rencontre entre le président de la République et une délégation des pasteurs de Kinshasa.

Vingt-deux pasteurs participèrent à l’audience du 13 novembre 1998 au Palais de Marbre, avec comme porte-parole le pasteur Sony Kafuta.

Prenant la parole à son tour, le pasteur Théodore Ngoy, qui ne faisait pas partie de la délégation conduite par M. D. Sakombi, exhorta le président L. D. Kabila à donner sa vie à Christ, à se faire baptiser par immersion et à rejeter ce culte de la personnalité dont il était l'objet de la part de son peuple.

Il lui dit également à ne pas céder à la tentation de la déification de sa personne véhiculée à travers les chants et les danses exécutés en son honneur. Comme il parlait, l’homme de Dieu libéra une parole prophétique: il évoqua la confusion spirituelle qui régnait dans la cour du roi Achab et fustigea l’opportunisme de la bande à Sédécias, fils de Kenaana, qui, avec ses cornes de fer, incitait le roi à faire la guerre. (1R.22:11) Il attira raisonnablement l’attention du président sur Michée, le prophète de l’Eternel, qui révéla au roi qu’il mourrait s’il s’obstinait à aller en guerre. Le Congo était en guerre, et Théodore Ngoy prit le risque de prédire au président qu’il ne résisterait pas au-delà de trois ans…

Comme il répondait aux intervenants, le président dit au pasteur T. Ngoy qu’il avait raison, mais que les danses et les chants n'étaient pas une forme de déification, mais une façon pour le peuple d’exprimer son amour envers lui.

Il avoua humblement qu’au front, «l’armée s’effritait comme de la mousse», mais ne donna aucune suite aux différentes propositions sur la libération des prisonniers politiques, la démocratisation et le dialogue avec les insurgés. Nous quittâmes le Palais de Marbre avec le sentiment du devoir accompli.

Malheureusement, la suite montra que la cour présidentielle n’avait accordé aucune importance à notre message, mais ne s’en tenait qu’aux objectifs politiques qu’elle poursuivait.

Elle fut frappée d’une telle surdité spirituelle que la parole prophétique prononcée par l’homme de Dieu passa complètement inaperçue.

Michel de Montaigne, écrivain et philosophe français du XVIème siècle, n’avait pas tort, lorsqu’il disait: «Je vois ordinairement que les hommes, aux faits qu’on leur propose, s’amusent plus volontiers à en chercher la raison qu’à en chercher la vérité.»

Le 16 janvier 2001 dans la mi-journée, soit deux ans et soixante-quatre jours après notre visite chez le président, des coups de feu sont entendus au Palais de Marbre. Des rumeurs circulent aussitôt dans la ville que le président a été abattu, mais les officiels démentent énergiquement.

Mr D. Sakombi Inongo, alors ministre de l’information et porte-parole du gouvernement, affirme que le président a été grièvement blessé, et qu’il a été transféré à Harare pour des soins appropriés.

Mais, tard dans la soirée, la déclaration du ministre belge des affaires étrangères affirmant que le président était mort, fut rapidement relayée par les médias occidentaux. Il y avait une grande confusion. Je téléphonai à un diplomate italien que je connaissais, aux journalistes, aux opposants, mais tous me répétaient ce que je savais déjà.

C’est ainsi que je confiai à mon épouse mon intention de téléphoner au porte-parole du gouvernement, le frère D. Sakombi. «Quelle que soit la réponse que le frère me donnera, lui dis-je, je saurai si Kabila est mort ou non.» J’appelai le ministre, et lui dit: «Bonsoir, frère ministre.

-Bonsoir frère pasteur, comment vas-tu?

-Je vais bien, merci. J’appelle pour te réconforter dans cette dure épreuve»…

Je n’avais pas encore fini ma phrase que le ministre me dit: «Oh! Frère pasteur, ne fais pas attention à tout ce que les médias racontent. Le président de la République n’est pas mort. Il a tout simplement été grièvement blessé et se trouve présentement en soins médicaux au Zimbabwe…»

Il me parla assez longuement de tous ceux qui voulaient nuire au pays et à la politique du président. Lorsqu’il finit de parler, je lui dis: «Mais, frère ministre, je n’ai pas dit que le président était mort.» Il fut embarrassé par mon observation, mais, habile orateur, il trouva rapidement quelques mots et me remercia de mon appel.

Je raccrochai et, me tournant vers ma femme, je lui dis: «Il est mort.»

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Mbandaka, qui a peur de qui ?

Mbandaka, chef lieu de la province de l'Equateur, le Jeudi 8 avril 2010, Joseph Kabila parcours la ville quadrillée, sécurisée par les soldats de la Monuc malgré la présence de la garde prétorienne "Républicaine" sur-armée jusqu'aux dents, en face une population sans défense dont Jean Claude BAENDE, Gouverneur de la province de l'Equateur avait avec de menaces à peine voilées contrainte à se masser le long de la route de venir en bloc acclamer le Président de la République et pour prouver aux yeux du monde que "Mbandaka était libéré". Qu'on le veuille ou pas "Mbandaka est tombé pendant 24 heures" aux mains des Enyeles.

Mbandaka lors de la visite de Joseph Kabila, la mallette pare balles "Kevlar" de protection très visible !

Par cette fameuse mallette, Joseph Kabila aurait-il sa protection garantie ?

Les journaux et médias coupagistes-joséphisés, thuriféraires n'ont pas manqués de faire de commentaires dithyrambiques sur le voyage de Joseph kabila pour réconforter les Mbandakais

Qui a peur de qui ? Sur la photo qui est parvenue à la rédaction de Réveil-FM-AFI, les observateurs ont remarqués qu' à côté de Joseph Kabila, sur son flanc droit, l'agent de sécurité en costume noir-seul visible sur la photo, d'après nos fins limiers, les trois autres sont invisibles- porte la mallette pare balles "Kevlar", une mallette en quatre volets qui se déploient en cas d’agression.

Idéal pour la protection rapprochée en toute discrétion. Très bonne résistance à la déformation et efficace contre les calibres suivants: 9mm, 9mm PARA, 38, 38Sp, 45, 45 ACP, 9mm, 9mm PARA, 357MG et 44MG.

Si le régime joséphiste considère les "Enyeles" comme de terroristes alors qu'ils sont des Congolais, Lambert Mende doit savoir que les Congolais-Enyeles sont nombreux au pays comme à l'étranger, ils ne sont pas tous originaires de la province de l'Equateur.

Avec Laurent Nkunda, un criminel contre l'humanité le gouvernement de Kinshasa s'était empressé d'organiser la Conférence de Goma. Pourquoi pas avec les Enyeles ? A quand la Conférence de Mbandaka ?

Les faucons préconisent la pendaison des Enyeles. Les joséphistes et les mobutistes révisités en mal de légitimité doivent savoir que chaque Congolais est un Enyele. Et qu'être Enyele devient un état d'esprit, une forme de résistance contre l'injustice établie, la prédation organisée, le musellement de la liberté d'expression, la chosification généralisée, les tueries, les violences sexuelles...

Matadi, le 20 janvier 2010, en costume blanc comme une colombe, James Kabarebe du Rwanda est un criminel de guerre contre le Congo.

Que la Monuc avec ses 22.000 soldats quitte le Congo, le pouvoir de Kinshasa va s'effondrer comme un château de cartes.

Sans assise, impopulaire à l'intérieur comme à l'extérieur du Congo, prédateur dans sa politique d'impunité de "Tuer plus pour gagner plus", le pouvoir issu des élections de Louis Michel 2006 a montré ses limites.

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mardi 13 avril 2010

Si Mbandaka nous était conté

Faut-il nécessairement être équatorien pour s'offusquer de l'attitude de Lambert Mende, ministre de communication et médias qui a affublé les "Enyeles" l'appellation de terroristes ? Alors même qu'il avait dévoilé l'identité des insurgés de Mbandaka, lors d'une conférence à Kinshasa, sans doute dans une salle climatisée et non pas dans la province de l'Equateur où de compatriotes ont perdus la vie. La communauté Enyele ne fait-elle pas partie de la mosaïque des tribus qui forment la communauté nationale de la République Démocratique du Congo que les Joséphistes ne parviennent pas à administrer ? Pourquoi généraliser alors qu'on connait les auteurs ? Terroristes pour avoir dévoiler à la planète entière que la République Démocratique du Congo n'a pas d'armée ? Et que jamais une armée n'est constituée d'un brassage des miliciens et soudards. Terroristes pour avoir attaqué Mbandaka le dimanche de Pâques pendant que les chrétiens étaient en prières ? Terroristes pour s'être emparé de l'aéroport de Mbandaka, la résidence du gouverneur et avoir fait détaler les militaires censés protéger la ville province de l'Equateur

Jeudi 8 avril 2010, à 13 h 25’ locales que Joseph Kabila est arrivé sur le tarmac de l’aéroport de Mbandaka. Il a été accueilli au pied de l’avion par le gouverneur de province Jean-Claude Baende , le président de l’Assemblée provinciale Gaston Kilio Setu et le commandant de la 3ème région militaire, le général de Brigade Ekutsu.

C'est parce que la Monuc avait quadrillée et sécurisée l'aéroport de Mbandaka que Joseph Kabila a pu atterrir à Mbandaka.

L'attaque de Mbandaka, chef-lieu de la province d'Equateur, intervient alors que les autorités congolaises souhaiteraient que la mission de maintien de la paix de l'Onu entame son retrait en juin, à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance.

Il est étonnant que Lambert Mende découvre seulement maintenant que les soldats de la Monuc sont d'abord d' êtres humains, ils ne sont pas venus pour mourir au Congo. Lorsqu'il accuse les casques bleus d'être restés "confortablement dans leur cantonnement" alors que la première victime était "tuée sous leurs yeux". N'est-ce pas la fonction première de l'Etat congolais de protéger et sécuriser ses citoyens y compris les étrangers qui vivent sur son territoire ?

L'Etat congolais est incapable d'être une sentinelle pour les Congolais, c'est la leçon qu'on retient avec l'intervention de Mende.

Les Enyeles ont montrés que sans la présence de la Monuc, peut être que les Joséphistes repus du pouvoir malgré leur arrogance seraient entrain de traverser le fleuve congo à pied. Rien ne nous dit que les Enyeles ne vont pas réaliser d'autres exploits. Ce qui est sûr est que leur imprévisibilité est déconcertante: les villageois pêcheurs qui manient les armes lourdes. La bande à Louis Michel au pouvoir à Kinshasa a encore de soucis à se faire. Elle ne maîtrise rien sur terrain et dans le pays. Aujourd'hui, ce sont les pêcheurs de l'Equateur. Demain on aura des cultivateurs de Mai-Ndombé, les chasseurs de Kinvula...Le territoire congolais n'est pas sécurisé.

Malgré la volonté de diabolisation, une incitation à la haine ethnique, les Enyeles méritent qu'on les écoute. Lambert Mende devrait relire son livre « Dans l’oeil du cyclone, Congo- Kinshasa, les années rebelles 1997- 2003 revisité » sur sa participation dans la rébellion au RCD-Kigali qui a fait tant de morts congolais. Si les Enyeles n'avaient fait suivre que l'exemple de ceux qui au Congo prennent les armes afin de se retrouver dans les institutions. Doit-on refuser aux Enyeles ce qu'on a accordé aux autres Seigneurs de guerre ?

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lundi 12 avril 2010

Crash de l'avion présidentiel polonais, qu’est-il prévu en France dans un tel cas ?

Pour la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila est arrivé en Corée du Sud, le lundi 29 mars 2010, pour une visite de travail de 72 heures, accompagné de sept ministres et du Président de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo). Il semblerait qu’une escale technique de plus de sept heures a été obligatoire pour permettre à l’avion présidentiel, un Boeing 727 de la vieille génération, de poursuivre le voyage jusqu’à Séoul. Jusqu'à la création de la compagnie "Air Korongo" de l’homme d’affaires belge George Arthur Forrest avec la compagnie aérienne Brussels Airlines, aucun avion congolais ne peut survoler l'espace Schengen.

Rapatrié, le corps du président polonais défunt Lech Kaczynski, sur le tarmac de l’aéroport militaire de Varsovie.


LECH KACZYNSKI MORT LORS CRASH AVION EN RUSSIE FRANCE3 BLOGP
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Un problème technique ou une attaque terroriste ne pouvant être exclus, des mesures existent également en France afin d’éviter que l’Etat ne se retrouve sans personne à sa tête.

La première règle, non écrite, interdit au Président de prendre le même avion que son Premier ministre.

Si Nicolas Sarkozy et François Fillon ne peuvent pas voyager ensemble, le président de la République ne doit pas non plus partager un vol avec Gérard Larcher. Le président du Sénat, selon la Constitution, est en effet chargé d’assurer l’intérim au sommet de l’Etat en cas de défaillance du Président.

Le cas s’est déjà présenté en France en 1974, lorsqu’Alain Poher a exercé la fonction après le décès de Georges Pompidou.

En revanche, rien n’interdit à Nicolas Sarkozy, à l’instar de Lech Kaczynski samedi 10 avril 2010 , d’emmener avec lui d’importantes délégations lorsqu’il voyage à bord de son appareil.

Il n’est ainsi pas rare que plusieurs ministres et chefs d’entreprises l’accompagnent lors de ses visites officielles.

Le drame survenu en Russie aura en tout cas fait réfléchir certains dirigeants.

Quelques heures seulement après le crash, la Bolivie a annoncé l’acquisition pour 29 millions d’euros d’un Dassault Falcon pour les déplacements du président Evo Morales.

Il remplacera l’appareil actuel, en service depuis trente-cinq ans, et qui a montré récemment plusieurs signes de fatigue.

Comment expliquer que tant de personnalités et de responsables polonais soient morts au cours du même accident d'avion ? Contrairement à de nombreux pays, la Pologne n'a jamais fixé de règles de précaution sur les voyages groupés d'officiels.

Par précaution, et pour éviter précisément que les institutions se retrouvent décapitées par un accident ou un attentat, la plupart des grands pays occidentaux ont adopté des règles qui interdisent par exemple au président de voyager avec son Premier ministre ou vice-président ou de regrouper plus d'un certain nombre d'officiers d'état-major.

Certaines grandes entreprises multinationales ont également des règles identiques. Mais la Pologne, qui a perdu samedi dans un accident d'avion à la fois son président Lech Kaczynski et de nombreux hauts responsables politiques et militaires, n'a jamais fixé de règles semblables pour les déplacements groupés de ses dirigeants.

C'est ainsi que les chefs des quatre grands états-majors de l'armée polonaise (terre, air, mer, forces spéciales), plusieurs vice-ministres, le gouverneur de la banque centrale, ont péri dans l'accident du Tu-154 qui emmenait le président samedi à Katyn, en Russie.

Et le porte-parole du Bureau de protection du gouvernement polonais a dû reconnaître l'absence de règles spécifiques pour de tels voyages : "A chaque fois, la décision ultime sur la composition d'une délégation officielle est prise par le président ou par le Premier ministre", a-t-il ajouté.

Pas plus de règles de précaution pour l'armée

Pourtant en septembre 2008, un déplacement en commun à Bruxelles du président Kaczynski et du Premier ministre polonais Donald Tusk avait déjà suscité un débat sur la sécurité des déplacements des personnalités publiques, mais sans conclusion législative. Même les règlements militaires polonais ne prévoient pas de telles précautions. "A chaque fois, la décision est prise par le chef de l'état-major", a ainsi indiqué dimanche le porte-parole du ministère polonais de la Défense.

Or, les principaux chefs de l'armée polonaise ont, eux aussi, péri avec le président Lech Kaczynski. Parmi les 96 victimes de cet accident figurent le général Franciszek Gagor, chef d'état-major de la Pologne, pays membre de l'Otan, ainsi que les généraux Bronislaw Kwiatkowski, chef des forces opérationnelles, Tadeusz Buk, chef de l'armée de terre, Andrzej Blasik, chef des forces aériennes et Wojciech Potasinki, chef des forces spéciales, ainsi que le vice-amiral Andrzej Karweta, commandant en chef de la marine de guerre.

L'armée semble n'avoir pas tiré de conclusions fermes de l'accident d'un avion militaire EADS Casa C-295M qui s'était écrasé le 23 janvier 2008 et dans lequel avaient péri vingt militaires, dont de hauts responsables de l'armée de l'Air polonaise.

L'avion transportant le corps du président polonais Lech Kaczynski, mort dans un accident d'avion samedi en Russie, a atterri dimanche 11 avril 2010 peu après 15h00 locales (13H00 GMT) à l'aéroport militaire de Varsovie.

La famille du président défunt, notamment sa fille et son frère jumeau, Jaroslaw Kaczynski, ainsi que les plus hautes autorités polonaises et le président du parlement européen Jerzy Buzek étaient présents à l'aéroport où une cérémonie officielle devait se dérouler.

Ensuite, un cortège, avec la dépouille du président, devait se diriger vers le palais présidentiel, dans le centre historique de Varsovie. Une foule compacte se massait dimanche après-midi le long du trajet.

Le corps de l'épouse du président n'a pas été identifié

Par ailleurs, la présidence a annoncé que le corps de l'épouse du chef de l'Etat polonais Lech Kaczynski, morte avec lui dans l'accident de son avion samedi en Russie, n'a pas été identifié et n'a pu être rapatrié à Varsovie avec celui de son époux.

"Il n'a pas été possible d'identifier le corps de Maria Kaczynska, sinon elle aurait été rapatriée avec son époux", a déclaré le porte-parole de la présidence, Tomasz Brzezinski.

La catastrophe aérienne survenue samedi à Smolensk, dans l'ouest de la Russie, a coûté la vie à 96 personnes, dont de nombreux hauts responsables politiques et militaires polonais.

Autour du palais Koniecpolski, au cœur de Varsovie, la scène semble se reproduire à l’infini.

Depuis samedi, des milliers de Polonais, certains en larmes, sont venus allumer une bougie pour rendre hommage à Lech Kaczynski, leur Président disparu.

«L’atmosphère ressemble à celle qu’il y avait il y a cinq ans, lorsque le pape Jean-Paul II est mort», confie une jeune femme.

«Il était notre Président indépendamment de nos opinions», ajoute une autre, résumant ainsi le sentiment des Polonais face à l’ampleur du drame qui a coûté la vie à 97 personnes.

Très croyants, les Polonais se sont également rendus en masse dans les églises pour prier. Alors qu’une semaine de deuil national avait été décrétée, deux minutes de silence ont également été observées à midi.

Et les messages de soutien sont venus du monde entier. Le corps du Président rapatrié Après avoir été identifié par son frère jumeau, l’ex-Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, le corps de Lech Kaczynski a été rapatrié hier à Varsovie.

Après une cérémonie officielle organisée à l’aéroport, la dépouille du Président défunt a été transportée vers le palais présidentiel, situé dans le centre historique de la capitale. Des milliers de personnes étaient rassemblées sur le chemin du cortège funéraire.

Le cercueil a ensuite été exposé au public. Mais peu à peu l’émotion devrait céder la place aux questions sur les causes du crash aérien, survenu en Russie.

Car les zones d’ombre restent nombreuses. L’enquête a débuté.

Retrouvées dans les heures qui ont suivi le crash, les boîtes noires de l’appareil, un Tupolev-154, pourraient fournir de précieux renseignements aux enquêteurs russes et polonais.

Elles étaient analysées hier dans un laboratoire du Comité intergouvernemental d’aviation, à Moscou. Les enquêteurs russes ont exclu tout problème technique, ce qui semble accréditer l’hypothèse d’une erreur humaine.

Les pilotes polonais auraient ainsi ignoré les consignes des aiguilleurs du ciel.

En raison d’un épais brouillard, ces derniers auraient proposé à l’équipage de modifier son plan de vol pour atterrir à Minsk ou à Moscou.

Mais les pilotes auraient préféré tenter d’atterrir à quatre reprises près de Smolensk, la destination prévue, avant que l’avion ne touche des arbres, puis ne s’écrase à quelques centaines de mètres de la piste d’atterrissage.

Des élections dans deux mois Comme le veut la Constitution polonaise, c’est le président de la Diète, l’Assemblée nationale, Bronislaw Komorowski, qui assure désormais l’intérim à la tête de l’Etat, avant l’organisation d’élections anticipées.

Il dispose d’un délai de quatorze jours pour en fixer la date, «en choisissant un jour férié dans les soixante jours à compter de la date de l’annonce du scrutin».

Au départ, l’élection présidentielle était prévue en octobre prochain, Lech Kaczynski ayant pris ses fonctions en 2005.

Déboussolé, l’Etat polonais doit entamer un long travail de reconstruction.

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dimanche 11 avril 2010

Sud-Soudan: Ni Twitter, ni blog, la radio donne le tempo-électoral

Les prédateurs de la liberté d'expression, dinosaures autocrates et mangeurs à tous les râteliers, partisans de la ventripotente qui veulent profiter de leur cooptation au Sénat pour faire passer par la force et de manière arbitraire, une loi bidon, scélérate et liberticide sur le cryptage de chaines de télévisions et stations de radios congolaises, doivent réfléchir et prendre en compte ce qui se passe au Soudan, le plus grand pays d'Afrique et voisin de la République Démocratique du Congo.

Juba, Sud Soudan, le studio de la Radio Miraya (ONU), samedi 10 avril 2010. Photo AFP

Juba, Sud-Soudan, un Soudanais écoutant sa radio, samedi 10 avril 2010. Photo AFP

Ni phrase choc sur twitter, ni blog, pas même de débat télévisé: à lheure du numérique dernier cri, la radio reste le principal média d'informations au sud-soudan, où la population, majoritairement illettrée, a suivi la campagne électorale derrière son transistor. Le plus grand pays d'Afrique, le soudan tient du d imanche 11 avril au mardi 13 avril 2010 ses premières élections multipartites depuis 1986.

ce scrutin est un point clé de l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à 21 ans de guerre civile entre le nord et le sud, une région sous-développée de près de neuf millions d'habitants. La radio cest la force de frappe numéro 1. Rien qu'à Juba (la capitale), il y a une dizaine de stations, explique à l'AFP jean-claude labrecque, le rédacteur en chef de la radio de l'Onu, Radio Miraya.

Il y a bien quelques télévisions, mais (...) la majorité des gens n'ont pas le petit écran, ils n'ont même pas l'électricité, poursuit ce canadien qui a travaillé 35 ans à radio-canada.

La presse écrite? Au sud-soudan, 80% de la population est illettrée, rétorque soeur Paola Moggi, à la tête du puissant réseau radiophonique du Soudan catholique (SCRN), les journaux sudistes ne disposent pas d'imprimeries. Ils sont imprimés à khartoum, à plus 1.200 kilomètres au Nord, et acheminés par avion dans certaines villes du sud-soudan.

Hormis les réunions publiques, voire la télévision officielle, la campagne s'est donc faite à la radio, selon M. Labrecque. D'autant que coller l'oreille au transistor relève ici de la coutume.

Selon une enquête que nous avons effectuée, la majorité de la population écoute la radio tous les jours. ils nont pas tous un appareil mais ils se retrouvent (au besoin) chez des proches, avance paola moggi. dans cette région sous-développée, une grande partie des programmes est consacrée à l'éducation et la santé. Mais les auditeurs sont bien sûr également très intéressés par l'actualité des élections, note la soeur italienne.

La SCRN, qui compte toute une série de radios locales -sept au total-, a diffusé ces dernières semaines un programme intitulé: connais ton pays, choisis tes responsables.

Nous avons fait plusieurs émissions spéciales dans les régions pendant la période denregistrement (sur les listes électorales), et il y avait beaucoup de monde. On venait nous dire on a entendu sur miraya et on est venu s'inscrire, relève pour sa part Jean-claude Labrecque. Mais le média dominant du sud-soudan a encore beaucoup à faire. Les programmes en anglais et arabe, majoritaires, sont loin dêtre accessibles à l'ensemble de la population, qui parle différentes langues locales.

Et la zone de couverture est évidemment faible, 100 km à la ronde tout au plus.

Mais pour ces radios de l'après-guerre, la dynamique est réelle.

Nous envisageons d'ouvrir une nouvelle station à Torit, dans l'Etat d'Equateur Oriental, signale albion tokwaro fabian, soudanais de 63 ans à la tête de Liberty FM, qui diffuse déjà à Juba et à Yei, près de la frontière avec la République Démocratique du Congo (RDC).

Nous avons 15 réémetteurs et on espère pouvoir monter à 30 afin darroser d'autres régions, ajoute M. Labrecque, tandis que Paola Moggi évoque l'ouverture de deux stations supplémentaires.

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Algérie : la Société civile dénonce une procédure de « fichage » des Algériens

La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) s’insurge contre les nouvelles dispositions de délivrance des pièces d’identité et en particulier du passeport en Algérie, a appris vendredi 9 avril 2010, Réveil-FM-AFI et ses partenaires de sources proches de cette organisation à Alger.

La biométrie (photo d’illustration)

« La procédure de fichage des Algériens par le ministère de l’intérieur n’est pas acceptable car elle porte atteinte à la vie privée, droit fondamental de chacun », indique la Lddh dans un communiqué.

Depuis le 1er avril 2010, l’Algérie a lancé une carte d’identité biométrique et un passeport électronique. Et, des daïras sont ouverts sur l’ensemble du territoire pour faciliter la délivrance de ces papiers d’identité. Une décision qui, selon Noureddine Yazid Zerhouni, le ministère algérien de l’Intérieur vise à « se conformer aux normes internationales de sécurité ».

Mais, de nombreux observateurs dénoncent de plus en plus, les formalités à remplir pour se faire délivrer ces documents biométriques

« Les treize pages de formulaire à remplir, obligatoirement dans les deux langues, arabe et française, exigent du demandeur une foultitude de renseignements, certains classiques, d’autres pour le moins inattendus. Et ce, en sus de douze différentes pièces qui constituent le dossier à déposer et sans compter la présence exigée d’un répondant », écrivait récemment le quotidien indépendant algérien, Al Watan. Comme par exemple, « la nécessité de fournir le nom de ses anciens camarades de classes primaires ainsi que leurs coordonnées », ajoute les confrères.

Une position que partage la Laddh : « De l’ensemble du territoire national et de l’émigration, la Laddh reçoit des messages affolés traduisant l’inquiétude des citoyens concernant les nouvelles dispositions », affirme l’organisation. « La Laddh ne comprend pas les motivations de l’Administration qui paie une société privée étrangère pour gérer le fichier national », ajoute-t-il.

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Après les fraudes électorales, les Togolais s'interrogent: "Et si le silence de l’Eglise catholique relevait de la complicité " !

Dans le lot des observateurs nationaux et internationaux qui se sont déployés sur toute l’étendue du territoire togolais pour la couverture de la présidentielle du 04 mars, il y avait aussi ceux de l’Eglise catholique togolaise. Ces scrutateurs ont acté au nom de l’Eglise de Dieu du Togo sous la bannière de la Cenjp (Mission d’observation de la Commission épiscopale nationale justice et paix).

Conférence des Évêques du Togo pour la présidentielle (ph : archives diocèse de Kpalimé).

Depuis la publication par la Cenjp d’un communiqué laconique sur la joute électorale quelques jours après sa tenue, silence radio au niveau de l’Eglise catholique du Togo ! Aucun signe d’un rapport général et définitif. Les catholiques togolais sont-ils dorénavant complices de la "fraude électorale" ?

Le déploiement des observateurs de la Cenjp avait paru aux yeux de la majorité des Togolais comme un gage de plus pour l’organisation d’une élection présidentielle crédible, « à la ghanéenne », comme l’a souhaité le président sortant lui-même, Faure Gnassingbé.

Mais, ces Togolais amoureux de la démocratie ont fini par déchanter. « Je me suis donnée corps et âme le 04 mars 2010 pour suivre de près les opérations électorales dans le cadre de la tâche assignée à la Cenjp.

Aujourd'hui, je suis hyper déçue que cette structure catholique n’ait pas non seulement rendu public son rapport global et définitif sur le scrutin du 04 mars 2010, mais aussi n’ait pas réussi à recenser, ne serait-ce qu’un minimum d’imperfections qui ont marqué l’avant et le pendant scrutin du 04 mars 2010. Quelle honte !!! C’est ce que l’Eglise catholique veut enseigner comme justice au monde ? Je n’en reviens pas… », commente, exaspérée, une étudiante togolaise.

En effet, la Cenjp ne s’est réellement fendue que d’un communiqué après la consultation présidentielle de début mars. On pouvait y lire entre autres : « La Cenjp se félicite du travail de ses membres nationaux et internationaux déployés sur les sept diocèses du Togo. Cette Mission a pu constater le bon déroulement du scrutin dans son ensemble.

D’une manière générale, les élections ont eu lieu dans le calme et dans le respect des règles édictées par le Code électoral en vigueur ».

Une auto-félicitation en quelque sorte, avant de relever des anomalies bénignes, qu’a priori, même de simples citoyens attentifs pouvaient énumérer :« Cependant, la Cenjp est surprise par les déclarations unilatérales et prématurées de certains partis politiques avant la proclamation de la Commission électorale nationale. Ces déclarations intempestives contredisent l’esprit démocratique qui aurait dû prévaloir.

La Mission d’observation craint que la population togolaise ne soit influencée voire instrumentalisée à des fins partisanes et que ces déclarations hâtives ne détruisent la confiance que le processus engagé voulait instaurer.

La Cenjp espère et souhaite que l’issue du scrutin n’engendre point de violences et que le processus démocratique se poursuive dans le débat pacifique des différents partis politiques en vue des prochaines échéances électorales », s’est défendue l’Eglise catholique du Togo… Un peu comme si une « élection crédible » équivaut, aux yeux des responsables de l’Eglise de Rome du Togo, à « une élection sans violences » !

Quel type d’obnubilation ont au juste été victimes les observateurs de la Cenjp pour ne pas voir les nombreuses irrégularités énumérées par le Rapport préliminaire de la Moe (Mission d’observation de l’Union européenne) ?

Qu’ont fait les responsables catholiques togolais du « 8ème Commandement de Dieu » qu’enseigne leur catéchisme et qui dit, « tu ne mentiras point » ?

« Nous avons pourtant indexé dans les comptes-rendus que nous avons remis au Cenjp un certain nombre de remarques, fruit de notre observation sur le terrain ! », s’alarme et s’étonne notre interlocutrice précitée qui estime ne plus avoir d’envie de scruter une élection pour le compte des catholiques au Togo.

On a l’impression, au demeurant, que l’Eglise romaine togolaise ne mesure pas l’enjeu de la présidentielle du 04 mars 2010 en se refusant à produire un Rapport détaillé et définitif sur son observation électorale.

Cette attitude ne devrait pas étonner les Togolais les plus attentifs sur l’évolution de la marche de leur pays vers la démocratie. Déjà, en 2007, l’épiscopat local, à la faveur des législatives, s’est tout juste félicité du climat dans lequel se sont tenues ces élections, sans prendre la peine de dénoncer les fraudes qui les ont émaillées.

De simples chrétiens peuvent jouer avec les vertus de la Vérité dans une société. Mais, que des hommes de Dieu qui se sont engagés devant l’Eternel à servir sa « Vérité et sa Lumière » se rendent complices d’injustices flagrantes, a de quoi choquer. Messieurs les évêques du Togo, sachez que recommander la prière pour solutionner les maux d’un Etat est une très bonne chose.

Mais que ceux qui recommandent cette prière se complaisent dans un silence infâme envers les violations élémentaires des droits de l’Homme est d’une part une insulte à la Foi, à l’intelligence humaine, et d’autre part à Dieu lui-même.

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Chinecongo: Les petites tailles marginalisées !

Les peuples pygmées du territoire de Kiri au Bandundu dénoncent leur marginalisation, la non reconnaissance de leur identité, la spoliation de leur territoire par les sociétés d’exploitation forestière. Ils déplorent également la non participation des pygmées aux différents gouvernements constitués. Lors des élections 2006, le vote de leur membre était conditionné par le paiement d’une caution en termes de poules et chèvres contrairement à ce qui s’est passé ailleurs.

Une femme pygmée congolaise et ses enfants

Par ailleurs, les peuples autochtones « pygmées » vivant dans le voisinage du parc de Kahuzi-Biega dans la province du sud-Kivu subissent des tracasseries de tout genre de la part des hommes en uniforme et des agronomes, les pygmées éprouvent d’énormes difficultés dans leurs activités. Ils n’ont plus accès à leur terre en vue d’exercer leurs activités de cueillette et d’agriculture de peur d’être arrêtés et acheminés par les hommes en uniforme, les traquent et les maltraitent dans la forêt située dans les environs dudit parc avant d’être acheminé au tribunal de Kavumo.

En Chine, les gens de petite taille sont parqués. Sur une scène entourée par des constructions ressemblant à des champignons, l'"empereur", qui mesure moins d'un mètre, est vêtu d'une tunique jaune, comme ceux de la Chine impériale.

A la différence de ces derniers, il a un style résolument moderne, avec lunettes noires et cheveux longs. Autour de lui, sa "cour", composée de fées, guerriers, cuisiniers et moines, chante une ballade sirupeuse.

Les spectateurs applaudissent sur fond de musique techno.

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Ce parc d'attractions très particulier a ouvert en septembre dernier dans la province du Yunnan, au coeur d'un parc dédié aux papillons.

Mais il est vite devenu l'attraction principale, avec des spectacles étranges, comme cette mini-version du "Lac des cygnes" ou ce concert de hip-hop d'un homme à la coiffure punk et portant un pantalon de cuir moulant.

Mais les personnages principaux du parc --les "xiao ai ren" en chinois, qui mesurent de 0,79 à 1,3 mètre-- semblent ravis d'être là.

Certains évoquent même un paradis, où ils peuvent enfin vivre sans subir les vexations quotidiennes.

"Avant de venir ici, la plupart d'entre nous ont souffert de discrimination. Mais ici, nous sommes égaux et respectés. Nous avons notre dignité", dit Ou Jielin, 24 ans, qui vendait auparavant des vêtements dans le sud de la Chine, à Guangdong.

Ici, elle a même rencontré l'âme soeur, un des employés avec laquelle elle espère bien se marier.

"J'ai l'impression que c'était notre destin. Nous venons d'endroits différents mais nous sommes venus ici pour vivre comme une famille. Nous sommes tous très heureux", dit-elle.

Pi Fasi, qui s'est battu toute sa vie, a trouvé aussi sa place, comme garde du corps personnel de l'empereur, et espère bien "rester dans le parc jusqu'à être trop vieux pour travailler". Le parc est niché dans des collines à 40 km à l'ouest de la capitale du Yunnan, Kunming, création d'un homme d'affaires flamboyant, Chen Mingjing, qui a fait notamment fortune grâce à l'électronique et l'immobilier.

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samedi 10 avril 2010

Quai d'Orsay: La COPEAM au coeur de la diplomatie française

Allocution de bienvenue de M. Pierre SELLAL, Secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

Quai d'Orsay, vendredi 9 avril 210, M. Pierre SELLAL, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et européennes

Monsieur le président de la Conférence permanente de l'audiovisuel Méditerranéen, Madame la Secrétaire générale.

Mesdames et messieurs les Ambassadeurs, présidents et directeurs, à vous tous, acteurs de l'audiovisuel et de la coopération méditerranéenne, permettez moi, au nom de Bernard Kouchner, qui m'a demandé de vous prier de l'excuser pour ne pas être en mesure de vous accueillir lui-même, de vous exprimer notre gratitude pour faire l'honneur au ministère des Affaires étrangères d'être venus ce soir ( vendredi 9 avril 2010), à la veille de vos travaux de cette fin de semaine à Paris.

Quai d'Orsay, Freddy Mulongo et Emmanuel Hoog, patron de l'INA (Institut National de l'audiovisuel), Président de la Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (COPEAM). Il est également favori pour la présidence de l’Agence France Presse (AFP). Il a reçu ce samedi 10 avril 2010 des mains de Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée nationale, le Prix des députés, pour son livre Mémoire année zéro (Seuil).

(J'oserai ajouter le plaisir personnel que j'éprouve à vous saluer ce soir, car depuis les assises européennes de l'audiovisuel en 1989, jusqu'au sommet de Paris sur l'Union de la Méditerranée, ce sont des sujets sur lesquels je travaille avec passion depuis longtemps).

Ce qui nous et vous réunit, je crois, ce sont une conviction, une évidence et une volonté.

La conviction, c'est d'avoir la Méditerranéen en partage, d'y reconnaître la source de nos fois et de nos cultures, la matrice de la sagesse dont nous souhaitons tous être inspirés.

Notre commune conviction, c'est aussi la certitude que l'avenir des deux rives de la Méditerranée ne peut être qu'un rêve partagé, fondé sur le dialogue, la compréhension réciproque et des actions communes.

L'évidence, c'est la place éminente, indispensable, de l'audiovisuel et des médias dans cette ambition. Qu'il s'agisse de ressusciter nos héritages communs, de forger une vision commune de l'avenir, de nous ouvrir à la compréhension de l'autre, de mieux saisir ce qui, dans la manière de ressentir et d'exprimer nos passions, nous rapproche et nous distingue à la fois. L'image et ses déclinaisons, sa circulation et sa captation, sont au cœur de ce qui doit nous rassembler, les premières expressions de notre identité commune.

La volonté enfin, c'est d'agir, de multiplier les projets communs, de bâtir le cadre et de réunir les conditions qui favoriseront leur épanouissement.

Nicolas Abena, Mme Laure de Lestrange, Responsable de presse INA, Mme Dominique Saintville, responsable Archives INA et Freddy Mulongo

Gilles Lemounaud, Anne-Claude Lumet du festival international de films d'écoles avec Roger Bongos, Afrique Rédaction-AFI

La COPEAM, à cet égard, a accompagné presque depuis son origine, dès 1996, le processus euro-méditerranéen né à Barcelone en 1995. Elle et son programme d'activités devront recevoir toute l'attention et le soutien possibles de L'Union pour la Méditerranéen, qui doit être la poursuite et l'amplification du processus de Barcelone à un plus haut niveau d'ambition.

Où en sommes nous de ce grand pari, un peu moins de deux ans après le sommet de Paris en juillet 2008 ? Malgré les tentions liées à la géopolitique de la région, l'esprit de dialogue et de coopération n'a jamais été mis en sommeil, le travail concret, dans des secteurs clé pour l'avenir de nos régions, des mouvements des hommes aux transports où à l'environnement, en passant par l'agriculture, n'a jamais cessé. Mieux, l'esprit de consensus a permis la mise en place des structures permanentes de cette coopération nouvelle. Un secrétaire général, l'ambassadeur de Jordanie Ahmed Massadeh a été nommé, les secrétaires généraux adjoints sont en train d'être désignés, le secrétariat de l'UPM est à présent en cours d'installation effective à Barcelone. la tâche est immense et prometteuse; c'est par des réalisations concrètes, issues d'un authentique travail collectif, que l'UPM démontrera la fécondité de son concept: dépollution de la Méditerranéen, protection civile, énergies renouvelables, coopération universitaire euro-méditerranéenne, autant de projets à la fois porteurs d'avenir et réalistes dont elle doit à présent s'emparer.

A n'en pas douter, dans le domaine audiovisuel aussi, des structures sont indispensables pour étayer les initiatives et assurer leur succès dans la durée.

C'est à ce titre que des chantiers proposés par la COPEAM comme la création d'une université audiovisuelle de la Méditerranéen ou, de manière immatérielle, la réalisation d'un portail commun consacré aux mémoires audiovisuelles méritent une considération attentive.

Il est également essentiel que la coopération audiovisuelle puisse s'appuyer sur des outils et des instruments efficaces: on ne saurait trop souligner l'importance à cet égard du travail que la COPEAM engage ou stimule sur la mise en place d'un cadre juridique partagé, la définition d'une politique tarifaire favorisant l'accès aux archives, la mise au point d'un contrat type pour faciliter les co-productions multilatérales.

Je voudrais également saluer l'accent mis par le programme d'action sur les enjeux de formation., d'échanges de compétences et de dialogues entre professionnels, actions auxquelles la France, ses opérateurs et ceux qui la réunissent à ses partenaires, tels TV5, contribuent déjà.

Je voudrais mentionner ici, à titre d'exemple, un projet de Canal France International, en cours de lancement, axé sur le développement et la production de programmes éducatifs interactifs. Ce programme intitulé MAARIFA ( qui signifie "savoir" en arabe) est destiné aux professionnels de l'audiovisuel du monde arabe et sera réalisé en partenariat avec France télévision, l'Arab State broadcasting Unio (ASBU), sous le parrainage du conseil culturel de l'Union Pour la Méditerranéen (UPM). Il s'inscrit pleinement dans la problématique de développement des nouveaux supports de diffusion, de leurs contenus et de la circulation de ces derniers.

Une meilleure circulation des œuvres, des programmes et des images suppose également une connaissance plus fine des marchés et des situations locales. C'est la juste ambition qui anime l'idée d'un observatoire méditerranéen des médias. L'expérience acquise dans ce domaine par l'observatoire européen de l'audiovisuel, à Strasbourg, doit être mise à profit afin de définir les procédures d'échanges d'informations entre professionnels et le cas échéant les structures propres à répondre à ce besoin évident dans les meilleurs conditions d'éfficacités et de coût.

C'est en ayant à l'esprit les mêmes principes que nous devons continuer à réfléchir ensemble au projet emblématique de chaîne de la méditerranée, relancé par votre conférence. cette idée a accompagné la réflexion sur la coopération méditerranéenne dès les premiers travaux du programme Euromed audiovisuel, par sa force symbolique évidente, sa capacité à susciter la mobilisation des acteurs.

Mais elle doit aussi, nous semble-t-il, être appréciée à la lumière des réalités d'aujourd'hui du paysage audiovisuel des deux rives, de l'explosion du nombre de chaînes accessibles partout, de la compétition induite dans la conquête des audiences.

Il faut également garder à l'esprit l'une de ses vocations essentielles, qui était d'en faire un instrument de dialogue entre les jeunes générations des deux rives.

C'est pourquoi la poursuite du travail d'approfondissement, auquel la France est prête à participer activement, sur tous les aspects technologiques, programmatiques, linguistiques et financiers du projet TERRAMED, ne doit pas nous détourner de la nécessité de développer les programmes conjoints, les co-productions, les échanges, l'accès réciproque aux images des autres. L'enjeu, c'est de donner à voir au plus grand nombre, sur les deux rives, les programmes du voisin et de forger la curiosité et le goût pour des programmes communs, en investissant d'abord les vecteurs les plus efficaces en termes d'audience, et en mobilisant toutes les technologies actuelles permettant de promouvoir interactivité et mobilité.

La volonté de la France, et celle du ministère des Affaires étrangères en particulier, avec le ministère de la culture et de la communication, est d'y contribuer activement: aide à la production cinématographique avec le fond sud cinéma; développement de la programmation et de la diffusion en arabe de France 24 et de RFI; accompagnement des efforts des opérateurs privés tels que Canal Overseas au Maghreb ou le groupe Lagardère.

J'aimerais conclure par un hommage et par un vœu.

Un hommage à la somme d'engagements, de mobilisation, de passion qui animent depuis ses débuts la COPEAM, et qu'incarnent aujourd'hui, dans la continuité du travail accompli par ses prédécesseurs, son président, Emmanuel Hoog, et qui sont entretenus avec énergie et efficacité par son secrétariat général, à Rome; et je voudrais saluer tout particulièrement le rôle irremplaçable de sa secrétaire générale, Alessandra Parisi, qui nourrit cette flamme audiovisuelle méditerranéenne depuis les origines, en s'appuyant sur l'engagement sans faille de la RAI, incarné par Giulio Cesare Giordano, auquel je souheterais également rendre un hommage particulier.

Le voeu est de voir perdurer au delà de ces journées de travail que je souhaite fructueuses à Paris cet esprit de rencontre et d'échange entre radiodiffuseurs, producteurs, institutions culturelles, opérateurs satelliutaires, réalisateurs, gouvernements et institutuions régionales de 25 pays qui fait le sel unique de la COPEAM

Je vous remercie

Nicolas Abena écrivant ses questions

Commision Télévision, hôtel Pullman Bercy, Roger Bongos et Nicolas Abena

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vendredi 9 avril 2010

Hôtel Marigny-Elysées: Renaud Muselier, Président du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée-UPM

Hôtel Marigny-Elysées, Renaud Muselier, président du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranéen-UPM lors de son allocution.

Au coeur de sa campagne présidentielle le candidat Sarkozy lance dans son discours du 12 février 2007, l'idée de l'Union pour la Mediterranéen (UPM). Elu président de la République française Nicolas Sarkozy et Hosni Moubararak ont planchés sur l'Union pour la Méditerranéen. Voisin de l'Elysée, propriété de l'Etat français depuis 1972, d'une superficie de 3555 m2 environ qui sert de résidence d'accueil pour les hôtes étrangers de la France, c'est à l'hôtel Marigny-Elysées ce jeudi 7 avril 2010 que Renaud Muselier, Président du Conseil culturel de l'Union pour la méditerranéen, ancien ministre, député, 1er vice-Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, vice-président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a reçu ses hôtes, avant son envol pour l'Egypte pour être présent à l'arrivée de 500.000 livres que la France a offert à la bibliothèque d'Alexandrie.

Freddy Mulongo(Réveil-FM-AFI) et Gidéon Kouts (Israël Broadcasting Authority) à l'hôtel Marigny-Elysées

Jeudi 7 avril 2010, Freddy Mulongo et Nicolas Abena à l'hôtel Marigny-Elysées

Car c'est à Paris que se tient du 8 au 11 avril 2010, la Conférence Permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM), sous le haut patronage de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République Française que Co-organisée par l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), cette XVIIe Conférence générale aura pour thème : « Le pari de la Méditerranée ».

La COPEAM est un acteur majeur de l’espace culturel méditerranéen et un partenaire privilégié des projets audiovisuels développés dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.

Cette année, la Conférence de la COPEAM a un caractère exceptionnel puisqu’elle présentera notamment trois projets phares adoptés en avril 2009 lors de sa conférence du Caire :

la chaîne pour la Méditerranée : première chaîne de télévision méditerranéenne, multiculturelle et multilingue, diffusée par satellite ;

MeD MeM : premier portail Internet sur le patrimoine audiovisuel méditerranéen ;

> l’Université Audiovisuelle de la Méditerranée : premier réseau d’universités et d’écoles d’enseignement audiovisuel et de cinéma du bassin méditerranéen.

La COPEAM, présidée par Emmanuel Hoog, PDG de l’Ina, réunit annuellement les opérateurs de l’audiovisuel et de la culture de la région euro-méditerranéenne.

Son ambition est de regrouper l’ensemble des acteurs - publics comme privés - des médias (télévision, radio, Internet, producteurs), mais aussi de contribuer à l’organisation de manifestations culturelles et de festivals.


Discours Muselier
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Rene Muselier
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Sufyan Ramahi, journaliste Palestinien et Nicolas Abena

Créée au Caire en 1996, la COPEAM est aujourd’hui un interlocuteur reconnu des instances dirigeantes des institutions européennes et arabes. Elle s’est affirmée, au fil des années, comme le « réseau des réseaux » en matière d’audiovisuel méditerranéen. Elle réunit plus de 130 entreprises audiovisuelles de 25 pays, parmi lesquels les principaux radio-diffuseurs publics de la région, ainsi que les deux grandes Unions de Radiotélévision européenne, UER (Union Européenne de Radio-Télévision), et arabe, ASBU (Arab States Broadcasting Union).

On aurait tort de percevoir l'UPM comme une simple bluette pour eurosceptiques grognons, comme la presse bien pensante aime trop à le montrer. La quintessence du projet repose d'abord sur l'idée, très partagée au sein des élites, selon laquelle l'économie et la culture peuvent contourner ce que la politique ne parvient pas à dépasser.

Cette fameuse méthode Monnet, du nom de l'inventeur, ou, plutôt l'architecte de l'Europe, n'était-elle pas elle aussi fondée sur ce postulat ? Autrement dit, seul le doux commerce des marchandises et des intelligences peut permettre à la Méditerranée de transcender tous les conflits qui émaillent son espace : le conflit isrtaélo-arabe, mais aussi le conflit algéro-marocain et autres rivalités locales comme le conflit chypriote entre Turcs et Grecs.

Sur un plan formel, cette création s’est concrétisée par la publication d’un décret, n° 2008-1277 du 8 décembre 2008 (dont l’Article 1er stipule : « Il est créé, pour une durée de cinq ans, un Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée, placé auprès du Premier ministre ») et par son installation par François Fillon, le 14 mai 2009, lors d’une cérémonie à l’hôtel Matignon au cours de laquelle Renaud Muselier – ancien ministre, député, 1er vice-Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, vice-président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale – fut intronisé publiquement Président dudit Conseil – charge à laquelle il avait d’ailleurs été nommé en janvier 2009 par décret du Président de la République.

Président Renaud Muselier a fait le choix d’ouvrir la composition du Comité stratégique du CC de l’UPM à onze personnalités du monde euro-méditerranéen – Elie Assaf (Liban), André Azoulay (Maroc), Mme Syhem Belkhodja (Tunisie), Mme Hanan Kassab Hassan (Syrie), Mme Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (Grèce), Mme Inva Mula (Albanie), Mme Gema Martin-Muñoz (Espagne), Adham Nadim (Egypte), Sir Robert Scott (Royaume-Uni), Ismail Serageldin (Egypte), Mme Simone Susskind (Belgique) – à parité, donc, avec onze personnalités françaises cooptées ès qualités – Luc Besson, Patrick de Carolis, Mme Claudie Haigneré, Emmanuel Hoog, Bernard Latarjet, Henri Guaino, Dominique Baudis, Mme Muriel Beyer, François Pinault, Jacques Saadé, Patrick Zelnik et bien sûr Renaud Muselier – auxquelles s’adjoignent huit représentants des ministères concernés.

Groupe de réflexion et force de proposition autour du Président Renaud Muselier, le Comité stratégique a pour objet de proposer, promouvoir, contribuer à des initiatives en conformité avec la « Charte des Valeurs » du Conseil culturel, notamment : être au service de l’ensemble des pays membres de l’UPM ; donner une traduction concrète au dialogue interculturel en Méditerranée ; favoriser la mise en réseau d’artistes, institutions publiques et entreprises privées ; coopérer avec les institutions qui partagent ses valeurs et ses objectifs, en particulier l’Unesco et la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh.

Sept projets déjà labellisés « Conseil culturel de l’UPM »

Acteur direct de certains projets ou manifestations, le CC de l’UPM apporte aussi son concours via la labellisation de projets qui lui sont présentés. Outre le projet de don de 500 000 livres de la Bibliothèque nationale de France à la Bibliotheca Alexandrina, porté par le CC et en cours de réalisation (voir ci-dessus) grâce au mécénat de la SNCF, et aussi la publication d’un glossaire trilingue des métiers de l’édition (voir ci-dessus), cinq autres projets bénéficient, à ce jour, du label « Conseil culturel de l’UPM » :

1 - Projet pour « développer, renforcer la télévision et les nouveaux médias éducatifs dans le Bassin méditerranéen », porté par France Télévisions et Canal France International. Calendrier : démarrage fin 2009.

2 - Projet de ferry « plate-forme culturelle itinérante » : porté conjointement par le CC de l’UPM, l’Institut du Monde arabe, la Bibliotheca Alexandrina et la Fondation Anna Lindh, ce projet vise à permettre à un ferry de naviguer en Méditerranée pendant trois ans, promouvant l’UPM de port en port, allant pour cela à la rencontre des artistes et d’un large public. Calendrier : réunions techniques de faisabilité en cours.

3 – Projet de « valorisation des filières artisanales », qui vise à doter les pays du Bassin méditerranéen d’un outil de documentation des métiers d’artisanat d’art, et cela afin d’aboutir à la création d’un label méditerranéen du patrimoine artisanal. Porté par le CC de l’UPM et l’Industrial Modernization Center (IMC, Egypte), avec la participation de nombreux autres partenaires, notamment français, tunisiens, jordaniens. Calendrier : Forum au Caire, les 8 et 9 février 2010.

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jeudi 8 avril 2010

Nucléaire : Obama et Medvedev ont signé le nouveau traîté Start

Le nouvel accord russo-américain doit maintenant être ratifié par la Douma russe et le Sénat américain...

Prague, le 8 avril 2010, les présidents américain, Barack Obama, et russe, Dmitri Medvedev, signent le nouveau traîté Start.

C'est fait. Les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev ont signé jeudi à Prague un nouveau traité Start. Ce dernier prévoit une réduction considérable des arsenaux nucléaires des deux pays.

Les deux dirigeants ont paraphé dans la Salle espagnole richement décorée du Château de Prague le texte, fruit de négociations bilatérales serrées, menées à Genève pendant de longs mois. Moscou et Washington s'engageront à réduire le nombre de leurs ogives nucléaires à 1.550 chacun, soit une baisse de 74% par rapport à la limite du traité Start, acronyme de «Strategic Arms Reduction Talks» (Pourparlers sur la réduction des armes stratégiques), accord signé en 1991 mais arrivé à expiration fin 2009.

Un événement «historique»

Lors de la conférence de presse qui a suivi la signature, Barack Obama a salué un événement «historique», affirmant que cet accord allait «rendre les Etats-Unis et le monde plus sûrs». Il a également souhaité une ratification du nouveau Start au Sénat américain «cette année».

Pour prendre effet, le nouveau traité doit en effet être ratifié par la Douma (chambre basse) russe et par le Sénat américain.

Le président des Etats-Unis a de plus appelé de ses voeux un «dialogue sérieux» avec Moscou sur la question épineuse de la défense antimissile.

Il a assuré que la signature du nouveau traité montrait que son pays et la Russie avaient mis fin à la «dérive» de leurs relations.

Pour Dmitri Medvedev, la signature du nouveau traité de désarmement nucléaire va ouvrir une «nouvelle page» dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis. Il a cependant redit que ce traité ne sera «viable» que si Washington n'étend pas sa défense antimissile.

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Pour le premier ministre turc Erdogan : «Israël menace la paix régionale»

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan hausse le ton contre « les provocations » de l'État hébreu. Il a été reçu mercredi 7 avril 2010 à l'Élysée pour un déjeuner de travail.

Le ton monte entre la Turquie et Israël. Alors que la visite à Paris du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, devait replacer sous les projecteurs les tensions entre Paris et Ankara à propos de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE), celles-ci ont été éclipsées par des échanges très vifs entre les gouvernements turc et israélien, qui ponctuent des mois de détérioration des relations entre les deux pays.

Face à la presse, avant un déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy à l'Élysée, M. Erdogan a accusé Israël d'être «la principale menace contre la paix» au Proche-Orient. «Si un pays fait usage d'une force disproportionnée en Palestine, utilise des bombes au phosphore à Gaza, nous n'allons pas lui dire: «Vous avez bien fait, bravo», a déclaré le chef du gouvernement turc.

Il y a eu une attaque à Gaza qui a fait 1 500 morts (fin 2008, NDLR) et les motifs invoqués sont des mensonges. Lisez le rapport Goldstone. Goldstone est juif et son rapport est clair, a poursuivi M. Erdogan, chef du parti islamo-conservateur AKP. S'il dérange Israël, c'est parce qu'il décrit des réalités.

Israël mène une politique d'invasion et de provocations permanentes. Ce n'est pas parce que nous sommes musulmans que nous le disons : notre approche est humanitaire.» Il a également justifié son opposition à des sanctions contre l'Iran par le fait qu'Israël, réputé posséder l'arme nucléaire, ne subit aucune pression.

Ces flèches font écho aux critiques entendues à Jérusalem. Mercredi, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déploré «les attaques répétées» de son homologue turc. La veille, son ministre des Affaires étrangères, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, avait accusé Recep Tayyip Erdogan de mettre à mal des décennies d'«excellentes» relations entre Israël et la Turquie - liés par un accord de coopération militaire depuis 1996 -, estimant que le dirigeant turc «était lentement en train de se transformer en Kadhafi ou Hugo Chavez», les présidents libyen et vénézuélien.

«Le problème, ce n'est pas la Turquie, c'est Erdogan, a insisté Lieberman. Il cherche à se rapprocher du monde musulman sur notre dos. Je ne l'ai pas entendu réagir aux attentats meurtriers perpétrés par des musulmans au Pakistan ou en Irak.» Ankara a aussitôt «rejeté et condamné avec force ( ces) déclarations sans fondement, déplorables et dépassant les limites, (qui) montrent que M.Lieberman continue de faire fi des règles de la diplomatie.»

Apprendre à se connaître

Par comparaison, le ton est resté parfaitement «diplomatique» entre les dirigeants turcs et français, malgré leurs désaccords. Tout en déplorant que son pays, candidat à l'UE depuis 1959, fasse l'objet «d'un traitement appliqué à aucun autre», le premier ministre a affiché «une détermination intacte» et s'est dit «persuadé» que l'opposition de la France et de l'Allemagne à l'adhésion d'Ankara «ne resterait pas figée indéfiniment.

Au fil du processus (de négociations) , il y aura une évolution et je suis convaincu que M.Sarkozy va réviser son approche.» Le président français a accepté l'invitation de M.Erdogan à se rendre en Turquie d'ici à la fin de l'année, «rapidement après le début de la présidence française du G20» en novembre, a indiqué mercredi l'Élysée.

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Paris: Whitney Houston hospitalisée, sa tournée menacée !

Whitney Houston a été hospitalisée à l'hôpital américain de Neuilly (92) dans la nuit de mardi à mercredi. La chanteuse américaine, l'une des artistes pop ayant vendu le plus de disques, a été admise pour «une rhinopharyngite chronique et une infection dont la cause n'a pas été identifiée», selon son entourage parisien.

Whitney Houston

La star noire américaine, âgée de 46 ans, dont les temps dorés de la carrière ont été portés à l'écran dans «Bodyguard» en 1992, avait annulé mardi le premier concert européen de sa nouvelle tournée, prévu à Paris-Bercy, en raison d'une «infection respiratoire». Il a été reporté au 1er juin prochain.

Le Dr François Zuccarelli, chef du département de phlébologie de l'hôpital Saint-Michel à Paris, s'est rendu mardi soir à son chevet, à la demande des assureurs du Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB), où elle devait se produire le même soir.

«Mon problème était de savoir si elle pouvait chanter à Bercy, j'ai constaté qu'elle ne pouvait pas chanter», a-t-il indiqué à l'AFP.

La chanteuse avait dû renoncer dès mardi au concert prévu le soir même au Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB), qui devait donner le coup d'envoi de sa tournée européenne, en raison d'une "infection respiratoire", selon la production, qui a reporté cette date au 1er juin. Whitney Houston "n'est même pas en état de quitter sa suite. Elle semble avoir pris froid dans l'avion. (...) Elle se réjouissait de jouer à Paris.

Toute la presse européenne avait été invitée", avait alors confié la productrice Jackie Lombard. À la suite de son hospitalisation, le deuxième concert, programmé jeudi à Manchester, sera "probablement annulé", a précisé mercredi l'entourage parisien de la chanteuse. Aucune information n'a été donnée sur la trentaine d'autres concerts prévus jusqu'en juin, notamment en Grande-Bretagne (Glasgow, Birmingham, Nottingham, Newcastle, Londres) et à Dublin, Milan, Rome, Zurich, Berlin, Copenhague, Stockholm et Helsinki.

Problèmes de toxicomanie

Le problème de santé de la star afro-américaine aux 140 millions d'albums vendus survient après plusieurs contre-performances depuis le début de la tournée, selon des vidéos tournées avec des téléphones portables par des spectateurs, postées sur Internet et vues des centaines de milliers de fois. À Moscou, en décembre, Whitney Houston a visiblement trébuché en chantant son tube le plus célèbre, sa ballade soul I Will Always Love You (1992). Des scènes identiques ont été observées lors de concerts en Australie. En 2009, après des années d'absence artistique au cours desquelles elle a fait parler d'elle autant pour ses démêlés avec la drogue que pour sa carrière, Whitney Houston a publié un nouvel album I Look to You, salué par la critique. Pour le moment, l'intérêt n'a pas été validé par le public : le disque ne s'est vendu qu'à quelques dizaines de milliers d'exemplaires.

Le concert de Manchester annulé, sa tournée en suspens

Programmé jeudi à Manchester, le deuxième concert de cette tournée européenne très attendue est également annulé, selon le site de la salle de concerts, le Manchester Evening News Arena.

Whitney Houston «n'est même pas en état de quitter sa suite. Elle semble avoir pris froid dans l'avion. (...) Elle se réjouissait de jouer à Paris. Toute la presse européenne avait été invitée», avait alors confié la productrice Jackie Lombard.

Aucune information n'a été donnée sur la trentaine d'autres concerts prévus jusqu'en juin, notamment en Grande-Bretagne (Glasgow, Birmingham, Nottingham, Newcastle, Londres) et à Dublin, Milan, Rome, Zurich, Berlin, Copenhague, Stockholm et Helsinki.

Le problème de santé de la star afro-américaine aux 140 millions d'albums vendus survient après plusieurs contre-performances depuis le début de la tournée, selon des vidéos tournées avec des téléphones portables par des spectateurs, postées sur internet et vues des centaines de milliers de fois.

A Moscou, en décembre, Whitney Houston a visiblement trébuché en chantant son tube le plus célèbre, sa ballade soul «I Will Always Love You» (1992). Des scènes identiques ont été observées lors de concerts en Australie.

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Chinafrique:Opération razzia sur “Ouaga”

Les produits chinois se sont imposés dans de nombreux secteurs de l’économie. Dénonçant leur manque de fiabilité, les Burkinabés protestent contre cette concurrence.

Pharmacopée chinoise à Ouagadougou

Les rues du centre-ville de Ouagadougou sont toujours saturées de monde. Dès les premières heures de la journée, des centaines de petits commerçants et de vendeurs à la sauvette s’emparent des trottoirs et du moindre espace pour exposer leurs marchandises.

Certaines ruelles ont même fini par être fermées à la circulation.

Inutile de dire que, dans ce pays où le taux de chômage est en cons­tante hausse, tout le monde s’improvise marchand. Dans ce bazar à ciel ouvert, on trouve évidemment de tout. A la suite des crises qui se sont déclenchées en Côte-d’Ivoire et en Guinée, le Burkina Faso est devenu, pour le bonheur de la population – qui y voit un signe de bonne santé de son économie –, une plaque tournante du commerce en Afrique de l’Ouest. Sécurité oblige, tout passe par “Ouaga”… Restaurant chinois avenue Houari, OuagadougouLes commerçants burkinabés font souvent preuve d’une grande habileté pour séduire leurs clients. Mais, depuis l’arrivée des Chinois dans le pays, les affaires sont moins bonnes et la concurrence est rude.

Que ce soit dans le prêt-à-porter, l’électromé­nager ou les pièces détachées, les ­négociants chinois sont à l’origine d’un véritable séisme économique à Ouaga. Là où ils s’installent, ils cassent les prix sans états d’âme, mettant ainsi leurs concurrents burki­nabés dans l’obligation de changer d’ac­tivité ou de mettre la clé sous la porte.

“Ce n’est plus possible de continuer à ­travailler dans ces conditions. Non seulement ils ont racheté toutes les boutiques environnantes, mais ils commencent maintenant à rafler ma clientèle”, déplore Alimata, une jeune vendeuse de vêtements rencontrée au croisement de l’avenue Kwamé Nkrumah et de l’avenue Houari ­Boumediene.

“Comment voulez-vous concurrencer leurs produits contrefaits à deux sous ? Tout le monde sait que leurs articles sont de mauvaise qualité, mais le paradoxe c’est que tout le monde les achète ! fulmine-t-elle. Regardez, leurs boutiques ne désemplissent pas une se­conde.

C’est parce que les gens sont pauvres et qu’ils n’ont d’autre choix que de se rabattre sur ce type de marchandises !” Le constat est le même dans le secteur de l’automobile.

Pour les Chinois : l’Afrique est un continent d’avenir

Partout dans les rues de la capitale, des enseignes de grandes marques chinoises ont fait leur apparition. Cette arrivée massive sur le marché burkinabé a, comme partout ailleurs en Afrique où se sont installés les Chinois, créé un vent de panique chez les concessionnaires spécialisés dans la vente de voitures américaines et européennes.

Mais, con­trairement à ce qui se passe dans d’autres pays du continent, les entreprises chinoises ne sont pas encore en position de monopole au Burkina Faso.

La remarque ne veut pas dire que Pékin n’a pas d’ambition ici. Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a révélé le 8 novembre 2009, à l’occasion de la tenue en Egypte du 4e forum sino-africain, la feuille de route de la coopération entre Pékin et le continent, qui court jusqu’en 2012.

En promettant d’accorder 10 milliards de dollars de prêts à l’Afrique au cours des trois prochaines années, le gouvernement chinois a démontré une nouvelle fois l’importance économique et stratégique du continent.

Outre le déblocage de prêts à des conditions avantageuses, Pé­kin a promis d’ouvrir le marché chinois à da­vantage de produits africains, de baisser les droits de douane et d’aider l’Afrique à faire face aux difficultés provoquées par le changement climatique.

La dette de certains pays africains les plus pauvres sera annulée.

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Patient Birindwa , journaliste caméraman de la RTNC assassiné à Beni

Patient Birindwa, journaliste caméraman de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) a été assassiné dans la nuit de lundi à mardi à Beni, dans la province du Nord-Kivu à l'Est de la République démocratique du Congo .

© D.R.

Patient Birindwwa a été interceptée par des hommes en uniforme vers 22h00 alors qu'il rentrait à son domicile. Ceux-ci ont ravi son téléphone et son argent, avant de lui loger deux balles, l'une dans la tête et l'autre dans la nuque, a affirmé la station locale de la RTNC en citant le président de la société civile de Beni.

La police locale a annoncé que les auteurs présumés de cet assassinat, deux militaires, sont aux arrêts au cachot de l'auditorat militaire et devaient être entendus dès le mardi 6 avril 2010 , selon la RTNC.

Le président de la société civile de Beni, Gilbert Kambale, a déploré, à cette occasion, la forte insécurité qui règne dans la ville de Beni depuis le mois de mars dernier due à la recrudescence d'assassinats et razzia, dont la plupart des cas sont attribués aux hommes des Forces armées.

M. Kambale a rappelé que dans la nuit du 2 au 3 avril 2010 , Kaski Kabinda, un journaliste d'une radio locale, a été agressé par des militaires qui l'ont blessé à la tête. Il y a beaucoup d'autres cas, notamment d'extorsion des biens de gens, des messages anonymes d'assassinant envoyés aux gens sur leurs téléphones portables et bien d'autres exactions qui se commettent quotidiennement.

Interrogé sur la recrudescence de l'insécurité, le commandant de la police de Beni a toutefois estimé qu'il s'agit de cas isolés. A ses yeux, "les efforts déployés depuis l'année dernière dans cette ville donnent déjà des résultats satisfaisants". Le président de l'ONG Journaliste en danger (JED), Donat Mbaya, s'est dit révolté par l'assassinat du caméraman Patient Birindwa à Beni.

S'exprimant sur les antennes de la Radio Okapi, le président de cette ONG de défense de la liberté de presse en République Démocratique du Congo, Donat Mbaya, estime que la criminalité contre les journalistes dans l'est du pays relève de la pratique de l'impunité.

"Si, par le passé, on avait mis un point d'honneur à régler à l'est les problèmes d'insécurité qui ont touché les journalistes ces dernières années, peut-être que cela aurait dissuadé l'industrie du crime. Il nous semble clair que le caméraman était attendu, et que la mission principale des assaillants était de le tuer. Tous les témoignages indiquent qu'ils lui ont dit qu'ils étaient venus le tuer après l'avoir dépouillé", a indiqué Donat Mbaya.

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Achille Mbembé: "Aux Africains de se battre"

Dix-sept pays africains fêtent cette année le cinquantenaire de leur accession à l’indépendance. Mais il n’y a rien à commémorer, estime Achille Mbembé. L’intellectuel camerounais appelle à une transformation radicale du continent, avec le concours de la communauté internationale.

Chronologie de la décolonisation des pays d'Afrique

Achille Mbembé est l’un des intellectuels africains les plus en vue du moment. Cet essayiste camerounais, auteur de plusieurs ouvrages sur la postcolonie, est professeur d’histoire et de science politique à l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Il enseigne également à l’université Duke, aux Etats-Unis. Son prochain livre, Critique de la raison nègre, sera publié à Paris cette année. Il tient un blog sur le site du journal en ligne Mediapart. Le texte que nous reproduisons ici a été publié par de nombreux quotidiens et sites d’Afrique francophone.

Nous voici donc en 2010, cinquante ans après la décolonisation. Y a-t-il vraiment quoi que ce soit à commémorer ou faut-il au contraire tout reprendre ? Restauration autoritaire par-ci, multipartisme administratif par là ; ailleurs, maigres avancées au demeurant réversibles ; et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d’enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fond d’une économie d’extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation. Voilà, à quelques exceptions près, le paysage d’ensemble.

Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l’unique objectif est de rester au pouvoir à vie. Dès lors, la plupart des élections sont truquées.

On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l’économie et, surtout, de l’armée, de la police et des milices.

La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n’existant pratiquement pas, seuls l’assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, surtout en Afrique francophone, dont on peut dire que, les manipulations électorales et les successions de père en fils aidant, l’on y vit de facto sous le joug de chefferies masquées.

Où allons-nous ?

Cinq tendances lourdes me frappent aussi. La première est l’absence d’une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur à peu près partout.

La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent.

La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres – phénomène qui rappelle, toutes proportions gardées, des processus similaires au cours du xixe siècle, lorsque, incapables de négocier à leur avantage les pressions internes et externes, et l’arrimage à un capitalisme destructeur, de nombreux royaumes perdirent leur souveraineté et finirent dans le désordre et les guerres fratricides.

La quatrième est l’enkystement de pans entiers de la société et l’irrépressible désir, chez des centaines de millions d’individus, de vivre partout ailleurs que chez eux : le désir généralisé de défection et de désertion.

A ces dynamiques structurelles vient s’en ajouter une autre : l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain, et qui, à l’occasion, tourne facilement à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, n’est pas seulement porté par les “cadets sociaux”, dont l’enfant-soldat et le sans-travail des bidonvilles constituent les tragiques symboles.

Cette sorte de populisme sanglant est également mobilisée, lorsqu’il le faut, par les forces sociales qui, ayant colonisé l’appareil d’Etat, en ont fait l’instrument de leur enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée, ou encore une source d’accaparements en tout genre, dans le contexte de la lutte quotidienne soit pour l’accumulation, soit pour la survie pure et simple.

Quitte à détruire l’Etat, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.

Ces observations brutales ne signifient pas, toutefois, qu’il n’existe aucune saine aspiration à la liberté et au bien-être en Afrique. Cependant, ce désir a du mal à trouver un langage, des pratiques effectives et, surtout, une traduction dans des institutions nouvelles et une culture politique neuve, où la lutte politique n’est plus un jeu à somme nulle.

La violence des “sans-parts”

Pour que la démocratie puisse s’enraciner en Afrique, il faudrait qu’elle soit portée par des forces sociales et culturelles organisées ; des institutions et des réseaux sortis tout droit du génie, de la mémoire culturelle, de la créativité et, surtout, des luttes des gens eux-mêmes et de leurs traditions propres de solidarité. Mais cela ne suffit pas.

Il faut aussi une idée dont elle serait la métaphore vivante. Ainsi, en réarticulant le politique et le pouvoir autour de l’impératif de nourrir les “réserves de vie”, on pourrait ouvrir la voie à une nouvelle pensée de la démocratie, dans un continent où le pouvoir de tuer reste plus ou moins illimité, où la pauvreté et la maladie rendent l’existence très incertaine et précaire.

Au fond, pour être radicale, une telle pensée devrait être à la fois utopique et pragmatique. Elle devrait être, de nécessité, une pensée des limites du politique et de la politique des limites. En même temps, elle doit être une pensée-de-ce-qui-vient, de l’émergence et du soulèvement.

Mais ce soulèvement devrait aller bien au-delà de l’héritage anticolonialiste et anti-impérialiste, dont les limites, dans le contexte de la mondialisation et au regard de ce qui s’est passé depuis les indépendances, sont désormais flagrantes.

En attendant, deux facteurs décisifs constituent des freins à une démocratisation du continent : d’abord, une certaine économie politique ; ensuite, un certain imaginaire du pouvoir, de la culture et de la vie.

D’une part, la brutalité des contraintes économiques dont les pays africains ont fait l’expérience au cours du dernier quart du xxe siècle – et qui se poursuit sous la férule du néolibéralisme – a contribué à la fabrication d’une multitude de “gens sans parts” dont l’apparition sur la scène publique s’effectue de plus en plus sur le mode de la tuerie lors de bouffées xénophobes ou à l’occasion de luttes ethniques, surtout au lendemain d’élections truquées, dans le contexte des protestations contre la vie chère ou encore dans le cadre des luttes pour les ressources de base.

Ce sont des gens qui n’ont strictement rien à perdre, qui de surcroît sont totalement laissés à l’abandon – condition à laquelle ils ne peuvent souvent échapper que par la migration, la criminalité et toutes sortes d’illégalités.

C’est une classe de “superflus” dont l’Etat (là où il existe), voire le marché lui-même, ne savent que faire.

Ce sont des gens que l’on ne peut guère vendre en esclavage, comme aux débuts du capitalisme moderne, ni réduire aux travaux forcés, comme à l’époque coloniale et sous l’apartheid. Du point de vue du capitalisme tel qu’il fonctionne dans ces régions du monde, ils sont complètement inutiles – une masse de viande humaine livrée à la violence, à la maladie, à l’évangélisme nord-américain, aux croisés de l’islam et à toutes sortes de phénomènes de sorcellerie et d’illumination.

D’autre part, la brutalité des contraintes économiques a également vidé de tout contenu le projet démocratique en le réduisant à une simple formalité – un rituel sans contenu ni symbolique et, plus grave encore, sans conséquence réelle sur la vie quotidienne des gens ordinaires.

Et, comme on le suggérait à l’instant, l’incapacité à sortir du cycle de l’extraction et de la prédation dont l’histoire, d’ailleurs, date d’avant la colonisation. Ces facteurs, pris ensemble, pèsent énormément sur les formes que prend la lutte sociale en Afrique.

A ces données fondamentales s’ajoute l’événement qu’aura été la grande diffraction sociale commencée au milieu des années 1980. Cette diffraction de la société a conduit à peu près partout à une informalisation des rapports sociaux et économiques, à une fragmentation sans précédent du champ des règles et des normes, et à un processus de désinstitutionnalisation qui n’a pas épargné l’Etat lui-même.

Cette diffraction a également provoqué un grand mouvement de défection de la part de nombreux acteurs sociaux, ouvrant alors la voie à de nouvelles formes de la lutte sociale – une lutte sans pitié pour la survie, centrée sur l’accès aux ressources.

Aujourd’hui, le bidonville est devenu le lieu névralgique de ces nouvelles formes de la lutte sociale. Il s’agit d’affrontements de type moléculaire et cellulaire, qui combinent des éléments de la lutte des classes, de la lutte des races, de la lutte ethnique, des millénarismes religieux et des luttes en sorcellerie.

Pour le reste, la faiblesse des oppositions est connue. Pouvoir et opposition opèrent en fonction d’un temps court marqué par l’improvisation, les arrangements ponctuels et informels, les compromis et compromissions diverses, les impératifs de conquête immédiate du pouvoir ou la nécessité de le conserver à tout prix.

Les alliances se nouent et se dénouent constamment. Mais, surtout, l’imaginaire du pouvoir ne s’est guère transformé.

L’imaginaire structurant de la politique en Afrique reste celui de la guerre civile permanente. Et, tant que l’on ne découplera pas la politique et la guerre, le potentiel de violence négative restera énorme.

Décolonisation et internationalisation

Ce cinquantenaire de la décolonisation n’est pas seulement une affaire africaine. La France, qui justement donne l’impression de n’accepter que du bout des lèvres la démocratisation du continent, veut faire de 2010 “l’année de l’Afrique”.

Dans son pré carré, elle s’y est opposée farouchement depuis 1960, n’hésitant pas, le cas échéant, à recourir à l’assassinat, à la corruption et à la force.

Aujourd’hui encore, elle est connue, à tort ou à raison, pour son soutien tenace, retors et indéfectible aux satrapies les plus corrompues du continent et aux régimes qui ont tourné le dos à la cause africaine. Il y a une raison simple à tout cela : les conditions historiques dans lesquelles s’est effectuée la décolonisation et le régime des capitations qu’ont cimenté les accords inégaux “de coopération et de défense” signés dans les années 1960.

On ne le sait peut-être pas assez, l’objet de ces accords secrets fut non pas de liquider le rapport colonial, mais justement de le contractualiser et de le sous-traiter. C’est au nom de cette contractualisation et de cette sous-traitance des vieux rapports coloniaux que la France continue de facto d’exercer une influence souvent négative dans les affaires africaines.

Les Etats-Unis ne s’opposent peut-être pas activement à la démocratisation de l’Afrique. Cynisme et hypocrisie suffisent largement, encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent un appui multiforme à l’émergence et à la consolidation des sociétés civiles africaines. C’est le cas, par exemple, de nombreuses fondations. Mais le moralisme et l’évangélisme de leurs interventions laissent à désirer.

Un fait majeur des cinquante prochaines années sera la présence de la Chine en Afrique. Cette présence est sinon un contrepoids, du moins un expédient à l’échange inégal si caractéristique des relations que le continent entretient avec les puissances occidentales et les institutions financières internationales.

Il est vrai que, pour le moment, la relation avec la Chine ne sort guère du modèle de l’économie d’extraction – modèle qui, ajouté à la prédation, constitue la base matérielle des tyrannies nègres. Il ne faut donc pas s’attendre que la Chine soit d’un grand secours dans les luttes à venir pour la démocratie.

L’influence de l’autre puissance montante, l’Inde, est pour l’instant dérisoire.

Quant à l’Afrique du Sud, elle ne peut pas, à elle toute seule, promouvoir la démocratie en Afrique. Elle n’en a ni les moyens, ni la volonté, ni les ressources intellectuelles, encore moins celles de l’imagination. Du reste, elle doit d’abord approfondir la démocratie chez elle avant de penser à la promouvoir chez d’autres.

La démocratisation de l’Afrique est d’abord une question africaine, certes. Mais elle a aussi des dimensions internationales. La voie d’une transformation radicale par le biais de la révolution sociale est bloquée, du moins pour l’instant.

Ce à quoi il faudrait arriver, c’est à une sorte de New Deal continental, collectivement négocié par les différents Etats africains et par les puissances internationales – un New Deal en faveur de la démocratie et du progrès économique qui viendrait compléter et clore une fois pour toutes le chapitre de la décolonisation.

Survenant plus d’un siècle après la fameuse conférence de Berlin, qui inaugura la partition de l’Afrique, ce New Deal serait assorti d’une prime économique pour la reconstruction du continent.

Mais il comporterait également un volet juridique et pénal, des mécanismes de sanction, voire de mise au ban, dont la mise en œuvre serait nécessairement multilatérale et dont l’inspiration pourrait être trouvée dans les transformations récentes du droit international.

Cela impliquerait que, le cas échéant, des régimes coupables de crimes contre leurs peuples puissent légitimement être déposés par la force et les auteurs de ces crimes poursuivis devant la justice pénale internationale.

La notion de “crime contre l’humanité” devrait elle-même faire l’objet d’une interprétation étendue de façon à inclure non seulement les massacres et les violations aggravées des droits humains, mais aussi des faits graves de corruption et de pillage des ressources naturelles d’un pays.

Il va de soi que des acteurs privés locaux ou internationaux pourraient également être visés par de telles dispositions.

C’est à ce niveau de profondeur historique et stratégique qu’il importe désormais d’envisager la question de la démocratisation et du progrès économique en Afrique.

Rouvrir le futur

Pour le demi-siècle qui vient, une partie du rôle des intellectuels, des gens de culture et de la société civile africaine sera justement d’aider d’une part à articuler une pensée de la démocratie à partir des luttes en cours et, d’autre part, à “internationaliser” la question de la démocratisation de l’Afrique, dans le droit-fil des efforts des dernières années visant à mutualiser le droit international et qui ont vu l’apparition d’instances juridictionnelles supraétatiques.

Encore faut-il aller au-delà de la conception traditionnelle de la société civile, celle qui est étroitement dérivée de l’histoire des démocraties capitalistes. D’une part, il faut tenir compte du facteur objectif qu’est la multiplicité sociale – multiplicité des identités, des allégeances, des autorités et des normes – et, à partir d’elle, imaginer de nouvelles formes de mobilisation et de leadership.

D’autre part, la nécessité de création d’une plus-value intellectuelle n’a jamais été aussi pressante. Cette plus-value doit être réinvestie dans un projet de transformation radicale du continent.

La création de cette plus-value ne sera pas uniquement l’œuvre de l’Etat. Elle est, à mes yeux, la nouvelle tâche des sociétés civiles africaines. Pour y parvenir, il faudra à tout prix sortir de la logique de l’urgence (interventions humanitaires) et de celle des besoins immédiats, qui, jusqu’à présent, a colonisé le débat sur l’avenir de l’Afrique.

Tant que la logique de l’extraction et de la prédation qui caractérise l’économie politique des matières premières en Afrique n’est pas brisée – et avec elle les modes existants d’exploitation des richesses du sous-sol africain –, les chances d’inventer un futur alternatif seront faibles. La sorte de capitalisme que favorise cette logique allie fort bien mercantilisme, désordres politiques et militarisme. Cette sorte de capitalisme, on en voit déjà les prémices à l’époque coloniale, avec le régime des sociétés concessionnaires.

Tout ce dont il a besoin pour fonctionner, ce sont des enclaves fortifiées, des complicités souvent criminelles au cœur des sociétés locales, le minimum possible d’Etat et l’indifférence internationale.

Si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix : personne ne le paiera à leur place. Ils ne l’obtiendront pas non plus à crédit. Ils auront néanmoins besoin de s’appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale en dehors des Etats : la coalition de tous ceux qui croient que, sans sa part africaine, non seulement la sécurité de notre monde ne sera pas garantie, mais aussi que notre monde, décidément, sera plus pauvre encore en esprit et en humanité.

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mercredi 7 avril 2010

Le viol comme arme de guerre et de destruction massive contre les femmes

Plusieurs femmes victimes de violences sexuelles en République Démocratique du Congo et au Zimbabwe ont trouvé refuge dans un centre d’aide de Johannesburg en Afrique du Sud. Elles y racontent les horreurs qu’elles ont vécues et tentent de se reconstruire.

Une congolaise victime du viol.

D'un coup, Egloo Sibanda me regarde dans les yeux. "Je veux que vous donniez mon vrai nom !

Les Zimbabwéennes ont trop longtemps gardé le silence sur les crimes dont elles sont victimes, lance-t-elle. ce n'est pas en restant cachées qu'on va régler quoi que ce soit.." Dans cette petite pièce du Centre sud-africain pour rescapés de la torture de Braamfontein, un quartier de Johannesburg, des femmes se confient.

Elles viennent du Zimbabwe et de la République Démocratique du Congo, des pays où la violence sexuelle constitue une forme de torture systématique.

"Les femmes sont vulnérables à la torture, en particulier par ce que c'est le viol qu'on utilise comme arme de guerre contre elles", explique Anna Moyo, la juriste du centre. "Au Zimbabxe, on s'en sert pour punir les militantes de l'opposition, ou même les femmes des opposants.

Nous avons également des cas de femmes qui ont été violées pour les contaminer volontairement par le VIH..."

Selon une étude réalisée en 2008 par le Zimbabwe Torture Victims Project (Projet pour les victimes de torture au Zimbabwe), de 38 % à 62 % des 285 Zimbabwéens entendus dans les bureaux d'accueil des réfugiés d'Afrique du Sud déclaraient avoir connu la torture. La majorité d'entre eux assuraient s'être enfuis en Afrique du Sud pour des raisons politiques.

Malgré tout, seul un faible pourcentage d'entre eux se sont vu accorder une autorisation provisoire de séjour ou le statut de réfugié politique.

Les associations locales et les ONG qui prennent en charge les victimes de torture expliquent que les atrocités infligées aux femmes sont souvent d'une violence indicible.

Egloo Sibanda, 4à ans, était institutrice. Des miliciens étaient à la recherche de son mari, qui était membre du Mouvement pour le changement démocratique (MCD) lors des élections législatives de 2005. C'est à cette époque que son cauchemar a commencé. il y eut d'abord des visites à son école et à son domicile à des heures indues. Elle a ensuite entendu le bruit des bottes tentant d'enfoncer sa porte. Puis des menaces, de plus en plus violentes.

"On va te tuer si tu ne nous dis pas où es ton mari. Et on n'épargnera pas tes enfants", lui hurlaient-ils. Ce harcèlement psychologique s'est poursuivi pendant deux ans. "

Je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où était mon mari, mais ils ne me croyaient pas.J'avais peur de ma vie. J'étais sûre qu'ils mettraient leurs menaces à exécution." Egloo Sibanda est partie pour l'Afrique du Sud en 2007, en laissant ses enfants aux soins de quelqu'un d'utre. Elle a perdu le contact avec son mari, mais elle appelle régulièrement ses enfants. "Même aujourd'hui, ils me disent que des inconnus viennent à la maison et demandent où se trouvent leur maman et leur papa...

"Les rebelles m'ont dit de coucher avec mon père"

Une autre femme zimbabwéenne, âgée de 33 ans, est venue demander l'asile politique en Afrique du Sud en 2007. Elle travaillait comme secrétaire pour le MCD. Elle a été enlevée par des miliciens de la ZANU6PF, le parti de Robert Mugabe, en septembre 2006 avec six collègues masculins. "Ils nous ont bandé les yeux et nous ont jetés dans une fourgonnette. on nous a emmenés dans une ferme et battus pendant des heures. ils m'ont violée en groupe..." Elle raconte en retenant ses larmes qu'ils ont poignardé son frère, qui était aussi membre du MDC.

Il est mort par la suite. "Ils ont dit qu'ils tueraient ma famille s'ils me revoyaient. J'ai quitté le pays dès que j'ai obtenu des documents de voyage.

" Actuellement, elle renouvelle son autorisation provisoire de séjour tous les trois mois et cherche un travail.

"L'Afrique du sud n'est pas très sûre, mais c'est mieux que le Zimbabwe... je crois que j'ai plus de chance de rester en vie ici", déclare-t-elle.

Une autre enfin, âgée de 30 ans, vient de la République démocratique du Congo. en janvier 2009, des rebelles ont attaqué son village de Kiwanja, dans le Nord-Kivu. Elle et sa famille se sont cachés le Kikoso, mais les rebelles les ont découverts.

"Ils ont ordonné à ma mère de coucher avec mon mari. Comme elle refusait, ils l'ont abattue...Puis ils ont ordonné à mon beau-frère de coucher avec moi.

Il a dit non et ils l'ont tué aussi. Ils ont aussi abattu mes deux sœurs, juste devant moi..

Puis ils m'ont dit de coucher avec mon père...Après je ne me souviens plus de rien. je me suis réveillée le lendemain dans un hôpital. je saignais des parties intimes. " Sa voisine, qui l'a emmenée à l'hôpital, lui a raconté ensuite qu'elle avait été violée par les rebelles et avait perdu connaissance.

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Paris, les politiques aiment des livres !

Nous sommes au Salon du livre à la Porte de Versailles, débout parmi une vingtaine de personnes, avec Guy Lumumba nous taillons bavette tranquillement avant que nous ne soyons interrompu par une jolie demoiselle hôtesse de Cultures France qui nous invite à occuper deux places réservées. Interloqués, nous hésitons d'abord puis décidons de nous y rendre et de prendre place. Cinq minutes après, c'est Martine Aubry qui fait son entrée suivi d'une foule de journalistes et caméramens. La Première secrétaire du Parti Socialiste, le premier parti politique de France-depuis moins avec les résultats des régionales-prend le temps de nous saluer et parler avec nous, y compris de nous signifier qu'il connait bien l'histoire de Patrice Emery Lumumba, héros national congolais, avant que le vrai débat commence sur le soutien à Haïti à travers ses écrivains et sa culture.

Paris, mardi 30 mars 2010, Guy Lumumba et Martine Aubry, la première secrétaire du parti socialiste. Photo Ndolo François

Paris, 30 mars 2010, Dominique de Villepin et Freddy Mulongo au salon du livre.

De retour sur terre après le procès Clearstream, le flamboyant Premier ministre de Chirac découvre l'ordinaire d'un candidat à l'Elysée : pour être élu, il faut des troupes et de l'argent, donc aller au-devant des gens.

Il va le faire disent ses proches. C'est une question de semaines, sans doute vers la fin du mois de juin. Il y aurait même une date : le 25 juin. Ce jour-là, Dominique de Villepin, au cours d'un meeting « fondateur » à Paris, dans un hangar désaffecté du XIIIe arrondissement, va créer son propre parti. Son nom ? Il rêve que le mot « rassemblement » soit inscrit au frontispice de son mouvement.

Le hussard de Jacques Chirac, l'homme seul, le poète, le général sans armée, le Don Quichotte de la politique, a décidé de passer à l'acte, de sortir de son personnage de soliste. Le barde de la République a fait sa métamorphose. Non sans mal. Il y a quelques mois, il n'aurait jamais envisagé un tel combat. Mais le procès Clear stream a agi sur lui.

« Villepin a vécu une sorte d'ordalie, résume Jean-Marc Lech, patron d'Ipsos. Il s'est considérablement humanisé. Quand les Français l'ont vu apparaître au JT de 20 heures, entouré de sa famille, lançant la fameuse formule «Je suis ici par la volonté d'un homme», l'opinion a basculé. Il est passé du statut de comploteur à ce lui de victime. Il est devenu un être de chair et d'os.

Toutes les enquêtes le montrent : ce jour-là, les citoyens de notre pays l'ont regardé d'un autre oeil. » Dans l'entourage de l'ex-Premier ministre, on bénirait presque Nicolas Sarkozy pour son acharnement « sur un homme à terre ».

« Il l'a ressuscité, confesse un de ses anciens collaborateurs de Matignon. Mieux, il lui a permis de devenir un autre. » Un autre ? Pour bon nombre de ceux qui l'ont côtoyé ces dernières années, l'auteur du très lyrique Eloge des voleurs de feu (Gallimard) est redescendu sur terre.

« Il est passé du surréel au réel », ajoute l'un d'eux. Traduction : Villepin a fait un atterrissage forcé dans la terre glaise de l'Hexagone. Il est devenu un simple citoyen, un Français comme les autres. Un justiciable très ordinaire. Lui qui avait vécu son enfance et son adolescence hors de France, né au Maroc, puis qui avait poursuivi sa scolarité au Venezuela, rêvait la France, cheveux au vent, comme on regarde la lune.

Ni l'ENA, ni son séjour de trois ans en Inde, ni ses multiples fonctions dans les salons lambrissés de la République ne l'ont mis par la suite au contact profond du pays réel. Par contre, l'affaire Clearstream... « Quand on vient fouiller sous les matelas de vos propres enfants, confie-t-il, vous ne pouvez plus voir le monde qui vous entoure tout à fait de la même façon. »


Salon du livre 2010 , au Mardi 30 Mars 2010
envoyé par gglebaroudeur. - L'info video en direct.

Au cours du procès Clearstream, Dominique de Villepin a aussi découvert la toute-puissance d'Internet. Au cours de l'été 2009, avec une poignée d'amis, il crée un site et un réseau social sur le modèle de celui de la campagne électorale de Barack Obama, avec l'aide de la société britannique SocialGO. Un ami prête une cave dans le quartier parisien du Marais. L'opération relève du bricolage. A l'ouverture du site, le 15 septembre, surprise : plus de 6 000 personnes s'inscrivent, débattent, chattent à propos du rôle de leur héros dans les mois à venir... Ce réseau virtuel devient une force militante.

Au départ, Dominique de Villepin ne prend pas le phénomène au sérieux. A tort. « Nous avons décidé d'organiser une réunion pour les membres du réseau le 27 octobre, se souvient Christophe Carignano, responsable du site. On espérait vaguement 300 personnes à la Maison de l'Amérique latine. A l'arrivée, ils étaient 1 300, venus spontanément d'un peu partout, certains en covoiturage.

Ce succès inespéré a intrigué à tel point que Le Canard enchaîné a voulu savoir comment nous avions financé le déplacement de ces militants et où étaient les cars. »

La villepinmania sur la Toile va monter crescendo durant le procès. Chaque apparition de la « victime », si souriante, si prompte à serrer les mains des gendarmes à l'entrée du tribunal, est décryptée, disséquée. On étudie l'affaire comme on regarde 24 Heures chrono. Villepin est devenu un héros de série.

Résultat : il grimpe de 10 à 15 points dans les sondages sans avoir dit le moindre mot politique. « Le jour de l 'appel du procureur de la République, Jean-Claude Marin, le site a littéralement explosé, dit l'un de ses proches. Il y avait plus de 1 000 connections-minute. En quelques jours, nous avons doublé le nombre d'adhérents du réseau social. Nous sommes passés de 6 000 à 12 000 membres.

Au fond, sans le vouloir, le magistrat a rendu un sacré service à Dominique. » Explication : en relaxant Dominique de Villepin, les juges lui rendaient son honneur, mais le privaient de son costume de victime de Sarkozy.

Catastrophe : il n'avait plus l'aura du martyr, il n'était plus qu'un pauvre innocent, et le feuilleton allait perdre de son intensité. Comme dans toute bonne série, il faut à chaque épisode un ressort dramatique qui booste l'intérêt du téléspectateur.

Ironie du sort, c'est le procureur qui le fournit en relançant la machine judiciaire contre l'ennemi juré du président.

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lundi 5 avril 2010

Mbandaka, rébellion ou insurrection ?

Il ne faudrait pas être nécessairement originaire de la Province de l'Equateur, au Nord-Ouest de la République Démocratique du Congo pour s'inquiéter de ce qui se passe à Mbandaka, chef lieu de cette province. Dès leur installation, les Sénateurs et Députés ont décidés de s'augmenter des salaires pharaoniens alors que les militaires sont impayés. Les parlementaires n'ont même pas eu l'outrecuidance de proposer un salaire décent à ceux qui versent leur sang pour la Nation: "Makila na biso po na Ekolo".

Un carrefour giratoire de la ville de Mbandaka, Province de l'Equateur.

Qu'est-ce qui s'est réellement passé ce dimanche 4 avril 2010 de la fête pascale à Mbandaka ?

Lambert Mende, le ministre de l'information et médias est silencieux. Apres l’attaque de Dongo, il parlait de simples villageois, de conflit ethnique. Drôle de villageois qui savent manipuler des armes lourdes. Le silence qu'il a imposé à RFI, n'a pas empêché celle-ci de nous informer.

On apprend: "Un soldat de la paix, un Ghanéen, a été tué. Il se rendait à l'aéroport à bord d'un véhicule blindé de transport de troupes lorsqu'il a été atteint par une balle.""Nous pensons que les assaillants sont des Enyele, qui ont pris les armes il y a six mois à propos des droits de pêche, mais ils sont loin de chez eux et nous ne savons pas ce qu'ils veulent", a dit le porte-parole de la Monuc, Madnodje Mounoubai.

Les assaillants, qui seraient une trentaine, ont traversé le fleuve Congo en bateau dans la matinée, équipés notamment d'armes lourdes. Ils ont attaqué la résidence du gouverneur et pris le contrôle de l'aéroport.Une centaine de soldats de l'armée gouvernementale ont réussi à les chasser hors de la ville, les repoussant en direction de l'aéroport. Les soldats de la Monuc stationnés à l'aéroport, où se trouvent des appareils de l'Onu, se sont repliés dans la brousse environnante. "Ils nous ont pris par surprise mais nous les avons repoussés et ils ont fui en direction de l'aéroport. Nous avons déjà lancé la contre-attaque pour reprendre l'aéroport", a dit à Reuters le général Janvier Mayanga, chef des opérations de l'armée congolaise dans la région.

Ils seraient une centaine, d’après ces sources, et seraient armés de flèches et d’armes de guerre. Ils portent autour des bras des raphias. Aussitôt débarqués, ils ont commencé à tirer des coups de feu et se sont dirigés vers la résidence du gouverneur de province.

D’autres se sont dirigés vers l’aéroport où crépitaient des armes lourdes avant que ne tombe la nouvelle de sa prise par les insurgés.

C’est drôle de remarquer que notre armée parle d’une attaque surprise alors que l’armée doit veiller 24h sur 24h à la sécurité du pays.

On ignore s'il y a des victimes civiles. Des centaines de personnes auraient trouvé refuge dans les églises de la ville après la messe de Pâques."Qu'ils (les agresseurs) aient réussi à prendre une capitale provinciale, c'est quelque chose qu'on n'avait pas vu depuis quelques années. C'est très grave", a dit un diplomate européen. "Personne ne sait vraiment qui est derrière cette attaque mais les conséquences pour le pays et la Monuc seront énormes", a-t-il ajouté.Plus de 200.000 personnes ont été forcées d'abandonner leurs maisons en raison des combats dans la province depuis six mois entre les communautés Lobala et Boba. Les Enyele font partie des Lobala. La moitié des personnes déplacées par le conflit se sont réfugiées au Congo-Brazzaville voisin en traversant le fleuve.

L' attaque du chef lieu de la Province de l'Equateur: Mbandaka prouve à suffisance de la défaillance totale de service de sécurité et de l’Armée Nationale les FARDC censés protéger le territoire national.

Où est Lambert Mende qui a toujours berné les Congolais et la communauté internationale que les Enyele sont neutralisés ! Comment explique-t-il cette attaque au coeur de la capitale provinciale de l’Equateur ? Et si la MONUC n’était pas là, les FARDC auraient-ils réussi à récupérer l’aéroport et la Ville ? Le gouvernement congolais doit comprendre qu’il n’est pas encore en mesure d’assurer la prise en charge de la protection et de la défense de la Nation car notre service de sécurité et armée sont encore trop faible et il faut beaucoup d’effort et de temps. Donc , il ne lui sert en rien prétendre chasser la MONUC qui lui porte secours à tout instant, car ce serait sacrifier une bonne partie du pays.

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dimanche 4 avril 2010

Olivier Tshimanga, génie de la guitare ?

Olivier Tshimanga, un guitariste talentueux et éclectique.

A moins de huit ans en France, par son sérieux dans le travail qu'il entreprend, Olivier Tshimanga est devenu un incontournable. Il est tout entier musicien, si sa tête et son coeur balancent pour la musique africaine, mais ses pieds sont en plein worldmusic.

Olivier Tshimanga est l'un de seuls jeunes artistes congolais qui déclare tout ce qu'il fait, produit et ses concerts. Ses confrères lui prédisent un grand avenir musical, lui ne dort pas sur ses lauriers.

Manu Dibango et Olivier Tshimanga

Olivier Tshimanga a grandi à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo et fonde son premier groupe à l'âge de 9 ans sous l'influence de grands maîtres de la musique congolaise. Il est bien vite sollicité par ses aînés pour ses qualités de guitariste prodige, principalement Lutumba Simaro dont il devient le protégé.

À l’adolescence, il intègre l’Institut National des Arts de Kinshasa, afin d’apprendre le langage universel de la musique et de perfectionner son jeu de guitare. Sa mère, Fololo Rose, ne s’en réjouit pas, considérant la musique comme un métier de délinquant.

À 18 ans, alors qu’il joue « Europa » de Carlos Santana en concert, le grand poète congolais Lutumba Simaro monte sur scène et l’invite à rejoindre le groupe mythique de feu Franco, le TP.OK Jazz.

À Paris, Olivier Tshimanga joue avec tous les grands noms de la musique africaine, Papa Wemba, Manu Dibango, Passi, Ray Lema, Singuila, Meiway, Zao, Lokua Kanza, Rido Bayonne, Sam Manguana...

À 24 ans, Olivier enregistre son premier album solo : « Tala N’Deke » (regarde l’oiseau). Sa musique, bien que profondément africaine, puise dans ses racines pour mieux s’en affranchir. Auteur-compositeur prolifique, Olivier a écrit plus d’une centaine de chansons tout au long de ces années congolaises et françaises. Un répertoire coloré et magnifique, servi par une voix unique.

A 26 ans, il est le premier artiste congolais à composer une chanson pour Haïti dès le tremblement de terre du 12 février 2010. Olivier Tshimanga est très engagé dans sa musique sans être enragé. Dans son répertoire on perçoit son amour pour la République Démocratique du Congo, pays qui l'a vu naitre.

Dans cette vidéo avec Fally Ipupa lors des césaire de la musique au Casino de Paris en 2007, on y voit Olivier Tshimanga en guitariste hors pair.


Fally Ipupa droit chemin
envoyé par Medilla.

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Kisangani en proie à des fortes inondations

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a déclaré la ville de Kisangani, chef- lieu de la Province Orientale et ses environs zone sinistrée, après de graves inondations qui les touchent depuis le début de la semaine, a déclaré samedi 3 avril 2010 un conseiller d'Adolphe Muzito, Premier ministre congolais.

Septembre 2009, Kisangani sous la pluie. Photo Ba Leki-Archive

Depuis le début de la semaine dernière, de graves inondations touchent la ville de Kisangani suite à la montée des eaux du fleuve Congo et de ses affluents parmi lequel la rivière Tshuapa.

Selon un membre d u gouvernement provincial de la Province Orientale, ces inondantions ont provoqué le déplacement de plusieurs milliers de personnes, notamment ceux qui habitent le long du fleuve Congo et de la rivière Tshopo.

"Il y a également plusieurs maisons qui ont été détruites, des routes ont été coupées, plusieurs édifices situés aux alentours du fleuve et de ses affluents", a-t-il affirmé.

Selon un professeur assistant et expert en environnement de l’université de Kisangani qui a requis l'anonymat, les pluies torrentielles qui sont tombées sur la province Orientale et sur la ville de Kisangani, ont fait monter les rivières à leur plus haut niveau.

"La capitale de la province Orientale Kisangani est sous l’eau. C’est un phénomène qu’on a plus vu depuis 13 ans.

En effet, il faut remonté à 1997 pour assister à un tel crue du fleuve Congo et de ses affluents. Kisangani étant une grande île entourée par le fleuve Congo et la rivière Tshopo, est exposée aux inondations", a t-il expliqué.

Il a poursuivi en disant que l’une des causes de ces inondations c’est l’abattage des arbres et la politique de la déforestation qui sont pratiqués dans la ville de Kisangani et ses environs.

"La déforestation dans la région de Kisangani a aujourd’hui des conséquences néfastes sur la ville, avec son corollaire de danger comme ces inondantionss", a également indiqué l’expert.

En 1997, la ville de Kisangani a connu de fortes inondations suite à la montée des eaux du fleuve Congo et des rivières qui l’alimentent, notamment la Tshopo,

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Fête de l'Indépendance sénégalaise: L’intégralité du message de Wade chef de l’Etat

Dakar, 3 avril 2010, Abdoulaye Wade, président du Sénégal

- Sénégalaises, Sénégalais,

- Chers compatriotes africains,

- Hôtes étrangers qui vivez parmi nous,

Demain, 4 avril 2010, nous célébrons dans la communion des cœurs et des esprits, le cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.

Cette année sera différente des autres.

En effet, après notre indépendance formelle, notre Gouvernement de l’époque avait consenti à l’ancienne puissance coloniale des bases militaires, terrestre, aérienne et navale, sur notre territoire.

Au fil des années, cette situation a paru de plus en plus incongrue et a été souvent ressentie, par nos populations, singulièrement les jeunes, les cadres et l’armée, comme une indépendance inachevée.

L’Afrique du Sud, puissance africaine, par la voix de son Président d’alors, M.Thabo Mbeki, avait dénoncé les bases françaises en Afrique comme des vestiges de la colonisation qui portaient atteinte à l’indépendance du Continent.

En réponse, le Président Sarkozy, en visite en Afrique du Sud, à Pretoria, déclara que la France renonçait désormais à toutes ses bases en Afrique.

C’est dans ces conditions que le Sénégal qui était un des derniers pays africains à abriter encore des bases françaises, engagea aussitôt des négociations avec la France pour reprendre celles dont ce pays disposait sur notre territoire.

C’est pourquoi, je déclare solennellement que le Sénégal reprend, à partir de ce jour, 4 avril 2010, à zéro heure, toutes les bases antérieurement détenues, sur notre sol, par la France, et entend y exercer sa souveraineté qui repose de jure sur la présente déclaration.

S’agissant des délais de libération de ces bases, je demande au Premier Ministre et au Chef d’Etat Major Général de l’Armée d’entamer des pourparlers avec la partie française.

La spécificité de nos relations historiques, fondées sur l’histoire, la langue et certaines valeurs communes fondamentales, nous conduit à aménager, avec la France, un nouvel espace de coopération.

Mes chers Compatriotes,

En ce moment symbolique de la vie de la Nation, nous sommes des témoins privilégiés d’une période de notre histoire qui marque le cinquantenaire du Sénégal indépendant.

A chacun de vous, mes chers concitoyens d’ici et de l’extérieur, j’adresse mes plus chaleureuses félicitations.

J’y ajoute les vœux ardents de joyeuses pâques que nous formons pour la communauté chrétienne de notre pays qui vient de conclure, dans la ferveur, la période du carême.

Mes chers Compatriotes,

Ce cinquantenaire, les pays francophones d’Afrique, ayant obtenu leur indépendance en 1960, ont décidé, en commun avec la France, de le fêter ensemble.

Dans cet esprit, il y a quelques mois, la France nous a proposé de marquer, avec elle, le cinquantième anniversaire de nos indépendances par une série de manifestations en Afrique, tout au long de l’année 2010, et en France :

Ainsi, la France recevra tous les Chefs d’Etat des pays africains francophones indépendants en 1960 à sa fête nationale du 14 juillet 2010 et serait, à son tour, présente à chacune de nos fêtes nationales cette année.

En Afrique, tous les Chefs d’Etat se rendraient à l’anniversaire de chacun des Etats, tout au long de l’année 2010.

En ce sens, la première fête sur le calendrier étant celle du Sénégal, le 4 avril, tous mes collègues Chefs d’Etat seront présents à Dakar en même temps que la France qui se fera représenter.

Il était convenu aussi que, dans le cadre de la fête nationale, le pays africain hôte organiserait une conférence sur les circonstances dans lesquelles s’était déroulée l’indépendance en 1960.

Tel est le contexte de la présente fête du cinquantenaire de notre indépendance.

Mes chers Compatriotes,

En votre nom et au mien propre, je remercie mes Collègues Chefs d’Etat ainsi que tous nos invités, qui ont bien voulu rehausser de leur présence ce rendez-vous majeur de la Nation Sénégalaise.

Par leur présence à nos côtés, aujourd’hui, à la cérémonie d’inauguration du Monument de la Renaissance Africaine, et, demain, au défilé civil et militaire, nos illustres hôtes nous témoignent de leur attachement au souvenir de notre passé commun et à l’idéal de notre destin partagé au sein d’une Afrique libre.

Je sais compter sur vous tous, Mes Chers Compatriotes, pour réserver à nos hôtes un accueil digne de notre téranga, valeur cardinale de notre peuple.

Mes chers Compatriotes,

En rompant, il y cinquante ans, les liens de dépendance imposés par la force coloniale, notre pays accomplissait ainsi le rêve de nos anciens pour la libération totale de notre sol, rêve parachevé ce jour par la reprise de nos bases jadis octroyées à la France.

Nous vous sommes reconnaissants, héros de la résistance permanente de tous les siècles pour les sacrifices consentis, en vous opposant à l’esclavage et à la colonisation. Je confonds dans cette reconnaissance tous les héros de la diaspora africaine.

C’est pourquoi, la fête de l’indépendance réveille, d’abord en nous, Sénégalais, le souvenir glorieux de nos résistants.

Parmi tant d’autres, je veux nommer El Hadj Omar Tall, le Damel Lat Dior Ngoné Latyr Diop, Maba Diakhou Bâ, Mamadou Lamine Dramé et le Bourba Diolof Alboury Ndiaye.

Je veux nommer parmi la grande armée de la résistance silencieuse et pacifique, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké déporté au Gabon et El Hadj Malick Sy.

Je veux nommer Ndaté Yalla, la Reine du Walo et Aline Sitoé Diatta, la Reine du Kabrousse en Casamance.

Rappelons également le souvenir de Sidya Léon Diop, fils de la Reine Ndaté Yalla, Cheikh Anta Mbacké dit Borom Gawane, Samba Khary Cissé de Louga, Demba Alarba du Bosséa, Amadou Fall à Sanikhor et Georges Crespin, défenseur acharné des indigènes à Saint-Louis, pour ne citer que quelques exemples.

Le présent, mes Chers Concitoyens, s’éclaire du passé pour baliser la voie du futur. C’est pourquoi nous devons nous efforcer de connaître notre histoire, souci que j’exprime aux jeunes en leur disant : il faut vous adosser sur notre histoire pour faire face à l’avenir.

Nous devons, par le respect du devoir de mémoire, continuer le combat contre l’oubli et le négationnisme qui refait surface. C’est dans cet esprit que notre pays vient de déclarer l’esclavage et la traite négrière crimes contre l’humanité.

C’est dans le même esprit que la Conférence internationale dédiée à la Résistance en Afrique et dans la Diaspora, à l’occasion du Troisième Festival Mondial des Arts Nègres en décembre prochain, à Dakar, rappellera à l’opinion du monde la vérité sur cette partie de notre histoire.

Et l’histoire vraie, c’est que par la résistance permanente de nos ancêtres, l’occupation coloniale n’a jamais été, comme le voudraient les doctrines négationnistes, un long fleuve au cours tranquille, charriant une prétendue mission civilisatrice auprès de populations dociles.

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Monument de la Rénaissance

Dakar, 3 avril 2010, Le président Sénégalais Abdoulaye Wade

Dix-neuf chefs d'Etat africains, soit plus d'un tiers des dirigeants du continent, étaient présents samedi à Dakar pour l'inauguration du monument controversé de la Renaissance africaine, construite par des Nord-Coréens et plus haute que la statue de la Liberté de New York.

"L'Afrique s'est appropriée ce monument. Il est rare de voir un seul pays accueillir plus d'une dizaine de chefs d'Etat pour ce genre d'événement. Cela témoigne de leur adhésion", s'est félicité à l'AFP Mamadou Bamba Ndiaye, le porte-parole du président sénégalais Abdoulaye Wade.

Il a notamment cité le président en exercice de l'Union africaine (UA) et chef de l'Etat du Malawi Bingu wa Mutharika et le président de la Commission de l'UA Jean Ping (Gabon).

Les présidents du Bénin, Cap Vert, Congo (Brazzaville), Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Liberia, Mali, Mauritanie, Zimbabwe notamment, avaient effectué le déplacement ainsi que des artistes comme Manu Dibango et Akon.

Cette inauguration constitue le point d'orgue du cinquantenaire de l'indépendance de cette ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest, réputée pour sa stabilité politique.

Le président sénégalais est arrivé vers 17H00 (locales et GMT) sur le site où était rassemblée une importante foule pour assister à la cérémonie, qui a débuté à 18H15. Il devait prononcer ensuite un important discours.

Les escaliers menant au monument en bronze représentant un couple et un enfant, construit par des Nord-Coréens dans un style vaguement soviétique, étaient parés des couleurs du parti présidentiel (bleu et jaune) et de drapeaux sénégalais et de pays africains.


Monument de la Renaissance Africaine
envoyé par monuraf. - L'actualité du moment en vidéo.

Dans la matinée, plus d'un millier d'opposants avaient manifesté à Dakar pour demander le départ du président Wade, 84 ans, au pouvoir depuis 2000. "Signons le départ de Wade", "Le peuple exige une éthique de gouvernance et rejette la gestion mafieuse du clan Wade", pouvait-on lire sur des banderoles.

Plusieurs leaders de l'opposition étaient présents, notamment le chef du Parti socialiste (PS, qui a dirigé le Sénégal de 1960 à 2000) Ousmane Tanor Dieng, ainsi que d'anciens Premiers ministres du chef de l'Etat passés à l'opposition comme Moustapha Niasse et Macky Sall.

L'opposition avait demandé aux Sénégalais et aux chefs d'Etat étrangers de boycotter cette inauguration.

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Congo: personne pour arrêter les massacres

Personne pour arrêter les massacres, ni les casques bleus de la MONUC, ni l'armée congolaise, ni les pays voisins n'empêchent les opérations sanglantes de la LRA.

Enfant soldat avec son kalachnikov en bandoulière.

321 civils dont au moins 80 enfants ont été massacrés entre le 14 et le 17 décembre 2009 dans la région de Makombo (Nord du Congo) par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), l'une des rebellions les plus violentes d'Afrique. La LRA est un mouvement originaire d'Ouganda qui attaque régulièrement les populations en République démocratique du Congo (RDC), au Sud Soudan et en République Centrafricaine.

Lors de cette opération sanglante de la LRA, 250 autres personnes auraient été enlevées. C'est du moins ce qu'affirme un rapport que vient de publier Human rights Watch. Selon cette ONG, les victimes ont d'abord été «ligotées avant d'être tuées à coups de machettes ou d'avoir le crâne fracassé à coups de haches et de gourdins».

Les Nations unies parlent, elles aussi, de massacres de grande ampleur. Tandis que les autorités congolaises tendent à minimiser l'ampleur de ce drame. Selon elles, seule une trentaine de personnes auraient trouvé la mort lors de cette terrifiante action de la LRA. Comment expliquer une telle divergence d'appréciation? Reconnaître que des massacres de cette ampleur sont commis en RDC - en toute impunité - par une rébellion venue d'Ouganda montre que les autorités de Kinshasa ne contrôlent pas leur territoire et leurs frontières. Cela démontre aussi qu'elles sont incapables d'assurer la sécurité de leurs citoyens.

Sous-information

Qu'un tel massacre ne soit révélé que trois mois plus tard montre aussi que nous sommes sous-informés sur ce qui se passe en RDC. Dans de vastes zones de ce pays aucun journaliste n'est présent pour témoigner des atrocités commises.

Les troupes ougandaises viennent de se déclarer prêtes à intervenir sur le territoire de la RDC pour y combattre la LRA. Dans le passé les Ougandais, tout comme les Rwandais ou les Zimbabwéens, sont intervenus maintes fois en territoire congolais. Ils ne se sont pas contentés d'y faire la chasse aux rebelles: ils ont aussi exploité les ressources minières du pays à leur profit.

Si les autorités de Kinshasa refusent de reconnaître l'ampleur du massacre, c'est aussi parce qu'elles viennent de réclamer le départ des troupes des casques bleus, la MONUC (Mission des Nations unies au Congo). Le chef de l'Etat Joseph Kabila souhaite qu'elles quittent le territoire avant juillet 2011, date de la prochaine présidentielle. Or les troupes des Nations unies sont les plus à même d'empêcher les massacres de grande ampleur.

Que fait la MONUC?

A la demande du président Joseph Kabila, la MONUC a déjà accepté de se désengager dans le Sud et l'Ouest de la RDC - un pays dont la superficie est quatre fois supérieure à celle de la France. Mais, si la MONUC devait quitter l'est et le nord, qui assurerait la protection des Congolais? Lors de la dernière décennie, les conflits armés ont fait plus de 4 millions de morts en RDC. D'autre part, l'est du Congo est l'une des régions du monde où les viols sont les plus fréquents.

Certes la MONUC n'est pas exempte de tout reproche. Son action est coûteuse: 1,3 milliard de dollars par an. Les casques bleus n'ont pas toujours fait preuve de grand courage. «Lorsque les partisans de Joseph Kabila et ceux de Jean Pierre Bemba s'affrontaient (en 2007) à l'arme lourde dans les rues de Kinshasa, les casques bleus ne faisaient rien. Ils restaient tranquillement dans leurs camps militaires» explique Ambroise, un Congolais qui travaille pour la MONUC dans la capitale congolaise.

D'autre part, des casques bleus ont été impliqués dans des scandales divers et variés. Viols, ouverture de bordels avec des mineures, trafic d'armes avec des rebelles (il s'agissait en fait d'un troc), échange d'armes et d'informations contre de l'or extrait des mines contrôlées par les rebelles. La BBC a enquêté sur ces exactions et révélé l'ampleur des scandales.

«On se casse»

Lorsqu'il s'était rendu en RDC pour préparer son roman qui se déroule au Congo (Le chant de la mission, Ed du Seuil), John Le Carré avait interviewé des casques bleus. A la question: «Qu'est ce qui se passe si ça commence à chauffer?», ils avaient répondu sans ambages: «On se casse!» On ne peut être plus clair.

Les casques bleus n'ont pas envie de mourir pour le Congo. Mais au moins ils obéissent à certaines règles. Et s'ils commettent des fautes, ils peuvent être soumis à des sanctions.

Il en va rarement de même avec l'armée congolaise. Le plus souvent, elle est bien plus perçue comme une source de danger que de protection. «Lorsque l'armée veut recruter des soldats, elle fait une rafle dans les quartiers populaires. Elle attrape les voyous et les envoie de force sur le front. Comme en plus, ils touchent rarement leur solde, ils se payent sur la bête. A savoir les populations civiles. Au lieu de combattre les rebelles, ils prennent la fuite. Et ils tuent et violent des civils au passage» explique Basongo, enseignant dans l'est du Congo.

Quant aux hauts gradés, ils restent bien souvent à Kinshasa, gèrent leurs business et rechignent à se rendre sur le front. «Pour devenir général ou colonel au Congo, il n'est pas nécessaire d'avoir un passé militaire, il faut juste bien s'entendre avec le président. Au Congo personne ne sait combien il y a de généraux» explique un officier de la MONUC.

Elections Présidentielles

En juillet 2011, lors de la présidentielle, si les troupes de la MONUC plient bagage, la situation risque d'être explosive. Les deux principaux candidats à la présidentielle de 2006, Jean Pierre Bemba et Joseph Kabila ont fait la guerre en plein cœur de Kinshasa en mars 2007. La résidence de Jean Pierre Bemba avait été bombardée à l'arme lourde par le camp présidentiel pendant une visite des ambassadeurs de France et des États-Unis.

Depuis la situation du leader de l'opposition s'est aggravée: Jean Pierre Bemba est incarcéré à La Haye. Il devra répondre à partir de juillet 2010 devant le TPI (Tribunal pénal international) des exactions commises par ses troupes, notamment en Centrafrique.

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samedi 3 avril 2010

Sénégal:« La Radiodiffusion télévision africaine (RTA) émettra avant fin 2010 »

Alors que les loups véreux pensent tondre les agneaux congolais qu'ils considèrent comme des ignares qui ne comprennent rien de leur manigance avec un projet de loi bidon sur le cryptage de télévisions congolaises, le Sénégal se prépare à inaugurer la première radio et chaine de télévision africaine: RTA

En forme de A comme Afrique, la maquette de la Rta (architecte - cabinet Atepa)

L’Afrique aura avant fin 2010 sa chaîne de télévision d’informations. C’est en tout cas la volonté du chef de l’Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade. Cette entreprise de presse panafricaine va s’appeler « Radiodiffusion télévision africaine » (Rta).

« Il est incompréhensible qu’il n’y ait pas en Afrique une télévision africaine lancée par des Africains pour venir à côté des télévisions internationales aujourd’hui connues en anglais et en français.

C’est la raison pour laquelle nous sommes en phase de création d’une Radiodiffusion télévision africaine (Rta). J’espère qu’avant la fin de l’année cette unité pourrait commencer à diffuser pour être entendue de Dakar au Cap. », a déclaré Me Abdoulaye Wade en marge de l’inauguration des nouveaux locaux du groupe de presse Walfadjiri qui fête ses 27 ans d’existence.

En novembre 2009, Il avait déjà annoncé devant des députés et sénateurs du parti démocratique Sénégal (PDS, au pouvoir) qu’il était entrain de « travailler pour la mise en place d’une radiotélévision africaine pour toute l’Afrique ».

Depuis cette annonce, le dossier semble être une préoccupation majeure pour le chef de l’Etat sénégalais.

Selon lui, le concept allait être calqué sur le modèle de la chaîne de télévision, « France 24 ». Il avait dit que les financements devraient provenir de l’étranger.

Dans un autre domaine, le président sénégalais a exhorté les journalistes à se lancer dans la création d’un journal bilingue paraissant de façon simultanée dans toutes les capitales d’Afrique de l’Ouest.

« Si les journalistes veulent se lancer dans cette aventure, je peux leur garantir qu’il auront l’appui du gouvernement car je sais que la création ou le lancement d’un journal n’est pas chose aisé. Mais il me paraît indispensable dans l’intérêt de l’Afrique que nous puissions dialoguer à travers dans notre presse au moins dans notre sous-région où le journal peut passer rapidement d’un pays à l’autre. » a laissé entendre le Président Wade dans son allocution.

L’idée d’une chaîne de télévision panafricaine avait été évoquée en 2003 lorsque Alpha Oumar Konaré nommé Président de la Commission de l’Union Africaine (CUA) avait plaidé pour une chaîne radio et télévision pour servir l’Afrique et la Diaspora. L’essentiel des dirigeants africains y avait adhéré, mais les actes n’avaient pas suivi.

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vendredi 2 avril 2010

Congo, les mineurs de l'enfer !!!

Le reportage de notre confrère Christophe Boltanski pour "le Nouvel Observateur" sur les mines du Kivu à l'est de la République Démocratique du Congo est saisissant.

Les jeunes mineurs congolais

Au coeur du Kivu ravagé par la guerre, des milliers d'hommes creusent le sol à la recherche de la cassitérite, composant essentiel de notre industrie électronique. Ils vivent dans la terreur des groupes armés qui veulent s'emparer de cet «or gris». Christophe Boltanski a pu pénétrer dans ce territoire interdit livré au pillage et aux exactions.

Ils ont les yeux exorbités, hagards, des mains tordues, crevassées à force de taper. Leurs corps, couverts de sueur et de poussière, luisent sous la lumière crue des lampes torches. Ils martèlent la paroi depuis des heures, parfois des jours. Leurs gros marteaux projettent des étincelles au contact du burin planté dans la roche.

Ils ne portent qu'une culotte et des bottes en plastique qui dérapent dans la glaise parce qu'il fait beaucoup trop chaud et humide pour supporter le moindre vêtement. Autour d'eux, tout ruisselle, tout est boueux, friable. A chaque bruit sourd, ce boyau, étayé par de simples rondins, qui plonge à 300 mètres sous terre, semble sur le point de s'effondrer. « Ca peut tomber à tout moment», dit un homme en tapant sur le plafond de la galerie.

Ils n'ont aucune machine, pas même de marteaux-piqueurs. « C'est trop dur, crie Pascal, croisé un peu plus bas. En ce moment, ça ne marche pas. C'est inondé. Il nous faudrait une pompe pour évacuer l'eau. » Il a une taille d'enfant, des bras râpés, presque blancs, comme le marbre d'une statue.

Cela fait trois ans qu'il fouille à mains nues les entrailles de cette montagne isolée de l'est du Congo. Une vie de forçat à la recherche de la cassitérite, principal minerai de l'étain, que tout le monde ici appelle la « matière ».

Des cailloux lourds comme des pavés aux reflets rouges ou verts, selon les filons. « On peut travailler quarante-huit heures sans sortir du puits. On nous surnomme les hiboux.

Car on vit dans le noir et on ne dort jamais. » Comme beaucoup de creuseurs, il dit «ne rien gagner», avoir « beaucoup de dettes », « 300 dollars », l'équivalent de deux mois au fond de son trou.

Pascal et tous les hommes qui s'épuisent ici sont des mineurs artisanaux. Des paysans ruinés, des étudiants sans le sou, des démobilisés venus de tout le pays. Ils travaillent à leur compte, ou du moins essaient.

Tous viennent dans l'espoir de faire fortune.

Leurs illusions perdues, ils restent, faute d'argent pour repartir. « Au mieux, on gagne 10 dollars par jour», dit Pascal.

Le peu qu'il touche file dans la poche des commerçants et, surtout, des soldats, les vrais maîtres des lieux. Des hommes, kalachnikov en bandoulière, qui tournent autour des puits, interceptent au passage des sacs de caillasses, prélèvent leur dîme tout au long du chemin.

Dans le Nord-Kivu, cette province livrée depuis plus de quinze ans à la guerre, la carte des richesses minérales coïncide avec celle des bandes armées. Là où abondent or, wolfram, coltan, niobium ou toute autre matière rare ou précieuse, il y a des bivouacs, des fusils, des uniformes, des exactions, des crimes.

Vaste pillage

Niché dans la jungle équatoriale, seulement accessible par un sentier forestier, le gisement de Bisié attire les combattants comme un aimant. Quand des chasseurs de gibier l'ont découvert par hasard en 2002, la troupe a rappliqué six mois plus tard.

Depuis, le bassin minier est tombé successivement entre les mains de milices, de forces plus ou moins régulières, de soldats perdus ou aux ordres d'intérêts privés. Un vaste pillage qui, au gré des batailles ou des ralliements, ne profite qu'aux «grandes têtes», comme dit un creuseur.

Généraux, leaders politiques, Etats voisins dont chacun chuchote les noms. Depuis l'été dernier, le site est tenu par la 212e, une brigade composée d'anciens insurgés du CNDP, le Congrès national pour la Défense du Peuple. Une guérilla à majorité tutsie, soutenue par le Rwanda, et intégrée six mois plus tôt dans l'armée congolaise à la faveur d'un rabibochage surprise entre les deux pays ennemis.

Selon un rapport de l'ONU, les nouveaux gardiens de Bisié obéiraient toujours à leurs parrains rwandais. « Il est fort possible que le contrôle des mines fasse partie du deal conclu entre Kinshasa et Kigali », estimait un diplomate rencontré quelques jours plus tôt.

Dans la forêt, à 5 kilomètres de là, le long de la rivière Oso rôdent d'autres rebelles. Des Hutus, cette fois, du Front démocratique de Libération du Rwanda (FDLR), encadrés par d'exgénocidaires. Ici on se bat moins pour un territoire que pour son sous-sol et ses trésors.

Près de 80% de la cassitérite produite dans le Nord-Kivu vient de Bisié : soit 8 000 tonnes par an achetées sur place par une multitude de petits « négociants » mandatés par des comptoirs à Goma, la capitale de la province.

Exporté vers l'Asie ou l'Europe, fondu, purifié, le métal finit dans un appareil électronique, ordinateur, mobile, radio, lecteur MP3, ou sur la surface d'une boîte de conserve. Au fond de la vallée a surgi une ville en torchis.

Des cases collées les unes aux autres, recouvertes de bâches frappées du sigle de l'ONU, récupérées dans les camps de réfugiés de la région. Plus de 12 000 habitants, tous attirés par la «matière».

Un enfer très organisé : quelque 3 000 creuseurs, 2 000 porteurs qui vont et viennent à travers la forêt, une escouade de négociants, mais aussi des prostituées, des enfants, des boulangers, des vendeurs de brochettes qui écoulent leur marchandise jusque dans les tunnels...

Dans cette immense fourmilière privée d'eau et d'électricité, on trouve même un réparateur télé, des salons de coiffure, quatre hôtels de passe, une église évangélique. Un temple en terre, baptisé « Bonne nouvelle de Jésus de et à Bisié » (sic), comme pour mieux souligner l'incongruité d'une manifestation du divin dans un tel endroit.

En l'absence de route ou même de piste, les rares générateurs, les bidons d'essence, l'huile de palme, le riz, le manioc, la Primus, la bière locale servie dans les buvettes, les chaises en plastique et tout le reste ont été portés à dos d'homme sur 50 kilomètres.

72 heures dans la mine

Les collines avoisinantes présentent un paysage d'après bataille. Des éboulis parsemés de détritus et de piles usagées, percés de trous qui ressemblent à des crevasses, sillonnés par des foules de travailleurs torse nu. Les « carrés miniers » sont désignés par la distance à pied qui les sépare du campement : «chantier 10», « chantier 45 ». Soit des lieux situés à dix ou quarante-cinq minutes de marche, une unité de mesure qui, ici, conditionne tout, donne sa valeur à toute chose. Au « chantier 15 », une taupinière creusée à flanc de coteau, un sous-lieutenant sort de son puits, visiblement agacé par l'arrivée de visiteurs, journalistes de surcroît. Il se plaint des mineurs qui l'entourent.

«Des délinquants pour la plupart, dit-il. Des évadés de prison, des déserteurs. On vit dans des conditions difficiles. » Il porte un débardeur, une moustache, un aigle noir tatoué à l'épaule, et s'évente avec sa serviette, tout en distribuant des billets à un soldat. «Partez vite, finit-il par murmurer à l'un de nos accompagnateurs congolais. Avec vous, ici, on ne peut plus travailler. »

Officiellement, les militaires en treillis ou en maillot de foot qui rôdent autour des excavations ne sont là que pour garantir la sécurité du site. Depuis un an, des représentants des autres services de l'Etat sont présents, plus bas, au campement. Désoeuvrés, le plus souvent non payés, ils se contentent de taxer à leur tour les porteurs et de compter leurs sacs. « C'est impossible de faire respecter la loi, s'écrie Maurice Mahema, chef d'antenne de l'administration des mines. Ce sont les gens en uniforme qui tiennent les puits.

Comment voulez-vous régler un problème quand il y a une personne en arme près de vous ?» Il ne peut pas accéder aux carrières, ne dispose même pas de local. Pour communiquer avec sa hiérarchie, il grimpe, comme tout le monde, sur le plus haut sommet, et tente de capter un très faible signal à partir d'un cellulaire.

Les téléphones, loués à la minute, sont attachés à des bâtons plantés dans le sol. En début de matinée, les négociants se bousculent devant cette cabine publique improvisée : ils viennent prendre connaissance des cours mondiaux de l'étain fixés à l'ouverture du London Metal Exchange. «Les soldats sont à l'entrée des tunnels, souvent en tenue civile, ou alors ils envoient quelqu'un qui perçoit pour leur compte. Il faut payer pour tout, pour les sacs, même pour les instruments rudimentaires qu'on amène», proteste Emmanuel Bukasa, secrétaire général de la Cocabi, la Coopérative des Creuseurs artisanaux de Bisié.

A chaque « barrière », réduite à une branche en travers du chemin, son péage et son gardien. «Celui qui est de bon coeur te demande 1 000 francs. Avec un autre, ça peut être 1 500 ou 15 000 francs », ajoute le vice-président de l'association, Idrissa Assani. Les deux hommes viennent de rédiger une lettre à l'intention du gouvernement, à Kinshasa, pour réclamer le départ des militaires. «Sinon, ça ne marchera jamais», disent-ils.

Le 7 août dernier, lors d'une tournée dans les environs, le Premier ministre congolais, Adolphe Muzito, avait appelé à une démilitarisation du secteur minier. La réponse n'a pas tardé. Six jours après, un commando débarquait en pleine nuit à Bisié et ratissait les cases une par une. « Ils ont commencé à tirer, à piller, raconte un creuseur. Ils pointaient la lampe torche et pan ! t'étais mort. Depuis, on a peur. » Bilan ? Une trentaine de tués.

Un carnage attribué par certains au FDLR, par d'autres à des Maï-Maï, ces guerriers dits traditionnels bardés de gris-gris qui jusqu'à l'année dernière tenaient Bisié. Mais, selon les enquêteurs de l'ONU, le véritable inspirateur de l'opération serait un haut gradé congolais, prêt à tout pour préserver son capital. «Dans notre pays, se lamente un religieux, on n'est pas dans l'armée par vocation, mais pour faire de bonnes affaires. »

Au prix mondial, l'étain frôle alors les 18 000 dollars la tonne. Sa demande explose depuis qu'il remplace le plomb dans les points de soudure des circuits intégrés, conformément aux nouvelles normes environnementales. Une manne dont ne bénéficient guère les armées de travailleurs de Bisié. «Je peux creuser soixante-douze heures à l'intérieur, nuit et jour. Je ne me repose que pour prendre de l'eau et quand on m 'apporte de la nourriture, dit Gabriel Moma. Si tu ne fais pas ça, tu ne gagnes absolument rien. » Il a échappé à trois éboulements.

«En 2008, au puits de Safina, j'ai sorti dix morts et huit blessés. » Les accidents sont fréquents dans ces galeries artisanales. La faute aux « cascadeurs », comme on les surnomme. Les plus pauvres, ceux qui ramassent les miettes. « Ils viennent chercher la matière là où on est déjà passé. Ils forcent et ça s'effondre. » Il y a aussi les émanations de gaz toxiques, les asphyxies dues aux quelques motopompes utilisées pour vider l'eau des trous, les maladies - choléra, diarrhée, gale, mycoses... - liées à l'absence d'eau potable et à la promiscuité.

« Roissy-Charles-de-Gaulle »

Le sentier qui relie Bisié au reste du monde gravit des collines, traverse des marais ou des cours d'eau, parfois des villages. Tout le minerai acheminé par des cohortes de porteurs emprunte cette petite piste glissante au milieu de la forêt.

Sur le parcours, on peut croiser des fonctionnaires harassés, des femmes élégantes avec un sac à main comme seul bagage, des livreurs de bière, des troupeaux de bovins. Un homme en nage est assis à l'écart, recroquevillé sur un tronc d'arbre. Timoté Boudjiriri a 28 ans. Il en paraît le double.

Avec son sac de 50 kilos de cassitérite sur la tête, il lui faut deux jours pour rejoindre Njingala, la ville la plus proche. « Au retour, je prends d'autres marchandises, des bières, des haricots, du n'importe quoi. C'est un travail très dur, ça peut diminuer la vie sur terre. » Il souffre de douleurs au cou, aux genoux, dit gagner 40 dollars par semaine. A peine de quoi payer sa nourriture, vendue ici au triple ou au quadruple de son prix habituel. Il redoute les brigands qui infestent la forêt. Plus loin, un porteur vient de se faire voler ses bottes et sa cargaison. Les soldats ont arrêté ses agresseurs. Ils les frappent à coups de bambou, puis les emmènent menottes aux poignets.

Une fois parvenu jusqu'à un chemin carrossable, le minerai rejoint en camionnette la bourgade de Kilambo surnommée par dérision «Roissy-Charles-de-Gaulle». La bande d'asphalte ne court que sur une quarantaine de kilomètres. Au-delà, il faut prendre l'avion. A l'apparition d'un bimoteur dans le ciel, le policier interrompt la circulation. L'appareil se pose sur la route, entre les arbres immenses. Il négocie un virage et coupe le contact à la hauteur d'une paillote présentée comme «le Bureau de la DGM», la Direction générale des Migrations. C'est le septième vol de la journée. Une fois ses 1 800 kilos de cassitérite embarqués, le pilote, un Russe aux cheveux blancs, remonte dans son cockpit. Les quelques passagers s'assoient à l'arrière, sur les sacs. Destination : la capitale de la province. A Goma, Alexis Makabuza, qui dirige un des principaux comptoirs du Nord-Kivu, la Global Mining Company (GMC), observe l'arrivée d'un de ses deux petits porteurs. «Nous sommes le seul pays au monde où l'étain est transporté par voie aérienne, s'insurge-t-il.

On a proposé au plus haut niveau d'ouvrir nous-mêmes une route. On n'a jamais eu de réponse. Ils préfèrent maintenir Bisié dans un no man's land, une zone de non-droit » Ce patron est épinglé par plusieurs rapports de l'ONU qui lui reprochent de se fournir auprès de groupes armés, en particulier des interahamwés (d'ex-génocidaires hutus). «En étant à Goma, comment puis-je le savoir ?», rétorque Makabuza. Comme les autres opérateurs miniers, il s'offusque des campagnes lancées par les humanitaires contre les «minerais de sang». « Ce secteur, c'est la colonne vertébrale de l'économie de la région. On n'est pas en Suisse. On sort de quinze ans de guerre.

Et on nous menace d'un embargo ?» Accusées par Global Witness et d'autres ONG d'entretenir un des conflits les plus meurtriers de la planète, plusieurs entreprises étrangères ont cessé d'acheter de la cassitérite congolaise. Sous la pression internationale, la République démocratique du Congo a, de son côté, promis de créer un « centre de négoce » à Njingala, afin de mieux réguler son commerce. Une mesure qui risque de rester sans effet si, au coeur de la forêt, des hommes en armes continuent d'exploiter les mines.

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Cinquantenaire des Indépendances Africaines: Jacques Toubon se confie à la presse !

Sur les 17 pays africains qui ont obtenu leur "indépendance politique" en 1960. La République Démocratique du Congo qui a acquis son indépendance le 30 juin 1960, et qui est le premier pays francophone au monde, n'est pas concernée pas les festivités à la française. Elle est une colonie Belge et non française. La France va célébrer le cinquantenaire des indépendances de 14 pays, ses anciennes colonies et protectorats. Jacques Toubon, le Secrétaire général français du cinquantenaire des indépendances africaines a présenté le jeudi 1er avril 2010 le programme des célébrations communes entre la France et ses quatorze anciennes colonies.

Jacques Toubon, secrétaire Général des Indépendances Africaines

250 manifestations culturelles, éducatives, sportives, économiques, commémoratives sont prévues y compris le défilé militaire sur les Champs-Elysées pour les 14 pays. Chaque armée a droit de 40 à 50 militaires pour le défilé. La France prévoit un budget interministériel de 16,3 millions d’euros. C’est un Jacques Toubon en grande forme, pertinent, cultivé et énergique n'a esquivé aucune question y compris les plus fâcheuses sur le passé colonial de la France, sur la Françafrique, le "bilan mitigé" , les "griefs" de la colonisation...cela durant deux heures et demi.

Le Secrétariat général du cinquantenaire déclare avoir a rencontrer tous les chefs d’état des 14 pays à l’exception de la Côte d’ivoire, de Madagascar et du Niger « à cause de situation difficile » que connaissent ces pays de façon interne ou dans les relations avec la France comme c’est le cas de la Côte d’ivoire. Mais, même si ce n’est pas un divorce entre la France et certains pays africains à l’instar de la Côte d’ivoire, il faut dire qu’au niveau des opinions nationales tant françaises qu’africaines, il existe un certain décalage avec les options des autorités du fait de ce qu’appellera Toubon « une certaine ignorance de l’histoire » qui n’aide pas à clarifier les relations entre la France et les états africains amenant le Secrétariat général de la commission nationale française du cinquantenaire à se donner comme ambition « d’apporter plus de connaissance au-delà des prises de positions instinctives ou politiques ».

La participation de la Côte d’Ivoire et de son armée semblent toutefois plus que compromise, Jacques Toubon assurant simplement "ne pas avoir reçu de réponse" du président ivoirien Laurent Gbagbo. "La Côte d’Ivoire entend célébrer seule ce cinquantenaire dans le cadre de sa politique nationale de refondation. C’est son choix souverain", a répondu l’ancien ministre favorable à un cinquantenaire "organisé dans chaque pays selon la sensibilité et la volonté des peuples".

Chargé de cette mission en juin dernier par le président Sarkozy, l’ancien ministre de la Culture et de la Justice de Jacques Chirac s’est dit convaincu de la nécessité de "rénover" la relation entre ces pays et leur ex-tuteur colonial. "Il s’agit d’évaluer l’héritage commun et de l’investir sur l’avenir", a assuré le Secrétaire général du cinquantenaire des indépendances africaines. "Il ne s’agit pas de tourner la page mais d’ouvrir un nouveau livre", a-t-il précisé.

AFI///020410/FM
AGENCE AFI //CONFERENCE DE PRESSE : JACQUES TOUBON AU CAPE
envoyé par AFRIQUEFLASHINFO. - Plus de vie étudiante en vidéo.

Il s’agira, a dit M. Toubon, « des événements en France, dont ceux portés par les Africains de France et de des événements organisés par la France dans les 14 pays par l’intermédiaire de ses postes diplomatiques. »

« Ce que j’ai proposé au Président c’est d’assumer d’expliquer et de rénover la relation entre les 14 pays et la France » a déclaré M. Toubon précisant que ses propositions portent entre autres sur la formation professionnelle des jeunes Africains, sur le développement rural et l’agriculture vivrière, sur l’accueil des immigrés, sur les relations diplomatiques et de défense dont les accords viennent déjà d’être profondément modifiés. A ce sujet, Jacques Toubon commettra un lapsus qui en dit long sur la nature réelle desdits accords en parlant « d’accords de défiance ».

La révision de ces accords stratégiques devrait être symbolisée dès le 4 avril, fête nationale du Sénégal, avec un premier défilé militaire franco-sénégalais à Dakar, en présence de Jacques Toubon et du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

On notera également que dans le cadre du cinquantenaire, Nicolas Sarkozy a décidé de convie les chefs des états à un sommet qui portera justement sur la nouvelle approche française des relations avec le continent à la veille du défilé du 14 juillet auquel participera un détachement des pays concernés.

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jeudi 1 avril 2010

Sénat: Les pièges du projet de loi du cryptage de chaines de télévisions congolaises

Alors que les tripatouilleurs patentés de l'AMP, Parti-Etat veulent avaliser la révision de la Constitution de Liège, écrite par les Belges- Evariste Boshab, le président actuel de l'Assemblée nationale et Bob Kazadi Kabamba, les deux pseudo-congolais qui ont participé à la rédaction de la fameuse Constitution sont Belges-imposée aux Congolais, pour se donner plus de pouvoirs. Le projet de loi qu'initie Modeste Mutinga, Sénateur AMP, Parti-Etat pour le cryptage de chaines de télévisions et radios congolaises est un véritable écran de fumée pour enfumer les Congolais et les éloigner de vrais problèmes qui préoccupent la nation congolaise.

Modeste Mutinga, prédateur de la liberté d'expression ou sauveur de médias au Congo ?

On ne peut demander à un loup de garder le poulailler ou un requin de surveiller les poissons, de même il est impensable dans une nation démocratique, qu'un museleur et prédateur de la liberté d'expression et de presse, initie un projet de loi sur les médias. Ce qui est le cas de Mutinga.

voici les 8 raisons pour réfuter ce projet de loi:

1. Modeste Mutinga ne doit pas confondre son Journal "Le Potentiel " à la République Démocratique du Congo. Il n'est pas la République à lui tout seul. Un projet de loi doit être impersonnel, neutre et se projeter dans le futur. Or l'ancien président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), Modeste Mutinga a profité de son rang pour s'octroyer Radio 7 et Télé 7, alors qu'il présidait une instance de régulation qui devrait promouvoir la neutralité, l'équité et l'impartialité. Comment un sénateur qui a ses médias peut proposer un projet de loi qui soit neutre , impartiale et équitable ? Ce projet de loi ne vise -t-il pas d'abord les médias des autres ? Modeste Mutinga qui est passé maitre en fourberie et roublardise sait très bien qu'il ne propose pas ce projet de loi pour l'appliquer sur lui. En lisant le projet de loi de Modeste Mutinga que Réveil-FM a dans sa rédaction, on constate une chose que Modeste Mutinga est un homme de la presse écrite, il ignore tout de l'audiovisuel même s'il a eu l'opportunité de présider l'instance de régulation de médias congolais.

2. Nulle part dans le monde, le pouvoir prend une décision de crypter un média. Crypter un média équivaut à le réduire au silence et à la non visibilité. C'est toujours l'opérateur médiatique qui décide et prend l'option de crypter son média. Ce n'est jamais un pouvoir ou un gouvernement qui décide à la place des opérateurs médiatiques. Le cas de Canal + en France est là pour nous le démontrer. Crypter un média équivaut à ne pas le rendre accessible à tous, sauf aux abonnés. C'est fermer avec une clé un média dont l'accès exige un décodeur. L'objectif est de rentabiliser financièrement avec la vente de décodeur pour avoir accès aux programmes. Avec un pouvoir d'achat paupérisant de Congolais, qui sont ces Congolais qui peuvent au lieu de faire bouillir la marmite vont accepter de payer pour suivre un programme d'une chaine cryptée ? N'est-ce pas la nouvelle bourgeoisie Compradrore, les nouveaux millionnaires du dimanche qui peuvent se le permettre? Si l'Etat, AMP prenait la résolution unilatérale de crypter les médias tel que le propose son sénateur connu pour ses hauts faits dans la prédation de la liberté de la presse, cela équivaudrait à un coup d'Etat médiatique et tout coup d'Etat a ses conséquences. Rien n'est sur que l'Etat, AMP-Parti-Etat sortira vainqueur !

3. Que la République Démocratique du Congo ait 107 chaînes de télévision, dont 49 à Kinshasa, et 274 stations de radio, parmi lesquelles 39 implantées dans la capitale. C'est une fierté pour le pays et beaucoup de confrères et consoeurs ont perdus leur vie pour que ce pluralisme médiatique puisse exister. Durant 32 ans sous Mobutu, nous n'avons connu que la Voix du Zaïre, débaptisée depuis l'entrée de l'Afdl:"Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), la voix du peuple. Le projet de loi du cryptage remet en cause le pluralisme médiatique or il faudrait plutôt le renforcer voire le soutenir. Le pluralisme médiatique au Congo-Kinshasa est frelaté mais le vrai problème est ailleurs. Stigmatiser et vouloir criminaliser les médias confessionnels est un faux débat. Pourquoi Modeste Mutinga n'a pas la décence de dénoncer le fait que la majorité des médias en République Démocratique du Congo, appartient aux politiques actuels: présidence, primature, gouvernement, sénat et Parlement. Le fait même qu'un sénateur comme lui ait sa radio 7 et télévision 7 pose déjà un grave problème. Pour mieux jouer leur rôle et pour garantir l'indépendance des médias, il n'est pas normal que ceux-ci appartiennent aux acteurs politiques, ni ceux qui l'exercent actuellement encore moins ceux qui l'ont exercés pendant un temps. Pourquoi chaque acteur politique au Congo a sa radio et sa télévision sans que cela n'offusque la conscience obscurantiste de Modeste Mutinga ? Pour qui roule-t-il avec son projet de loi de cryptage abracantesque ? Après avoir muselé les journalistes, les médias et les partis politiques de l'opposition sous sa présidence de la HAM, est-il nostalgique au point de vouloir renouveler la même expérience cette fois avec son étiquette de sénateur pour les élections de 2011 ?

4. La loi n°96/002 du 22 juin 196 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse en République Démocratique du Congo est bonne mais elle a des insuffisances. Il faut l'amender en spécifiant les 4 secteurs médiatiques:

a). Médias publics

b). Médias privés commerciaux

c). Médias associatifs et communautaires ou Tiers secteurs

d) Média Onusien cas de la Radio Okapi.

Il y a une différence nette entre un média public qui donne accès à tous les citoyens sans tenir compte de leurs origines, tribus, rangs sociaux, religions etc...Et un média étatique, média du pouvoir, véritable voix de son maître...Il faut que la RTNC redevienne, un média public. Cela doit être inscrit dans la loi et non pas dans le cahier des charges ! Également revoir le boulet de récépissé à 5.000$ imposé aux médias associatifs et communautaires qui n'est pas inscrit dans la Loi mais que les divers ministres réclament à corps et à cri, aux médias citoyens. Beaucoup d'articles dans cette loi pénalise les journalistes. Or il faut aller dans le sens de la dépénalisation de délit de la presse comme l'a déjà fait le Congo-Brazzaville et d'autres.

5. Pour imposer le cryptage de médias, il faut que l'Etat, AMP-Parit-Etat ait le courage de quitter le chemin de l'opacité pour l'emprunter l'autoroute de la transparence: Quel est le plan fréquences de la République Démocratique du Congo ? En d'autre mot, combien de fréquences l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) a mis à la disposition de notre pays ? Pourquoi la gestion de fréquences en RDC est-elle si opaque ? Pourtant les fréquences sont des biens en communs c'est-à-dire pour tous. Qui dit fréquence dit l'air, on ne peut pas pomper de l'air à soi tout seul.

6. Le plan international des fréquences qui était en vigueur pour l'utilisation du spectre dans les bandes 174-230 MHz et 470-862 MHz datait de 1961 et avait été conclu à Stockholm (Accord de Stockholm 1961). Ce plan était conçu pour la télévision analogique. A la fin des années 90, il s'est avéré que le plan de Stockholm ne permettait pas une mise en place efficace de la télévision numérique terrestre. Par conséquent, la nécessité d'élaborer un nouveau plan remplaçant celui en vigueur s'est imposée.

Lors de la Conférence internationale des radiocommunications de l'UIT, qui s'est achevée le 16 juin 2006 à Genève où plus de 1000 délégués en provenance de 104 Etats d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient ont établi un nouveau plan de fréquences pour la radiodiffusion numérique terrestre. La RDC était présente. Ce plan permettra l'introduction de la radiodiffusion numérique dans ces Etats. Dans le nouveau plan de fréquences (Accord de Genève 2006) signé le 16 juin au terme de la Conférence régionale des radiocommunications de l'UIT, le numérique qui va remplacer l'analogique va multiplier par 100 le nombre de fréquences qui existaient.Nous sommes à l'heure du numérique, la RDC doit mettre à disposition de Congolais le plan de fréquences qui lui a été soumis par l'UIT, le 16 juin 2006. L'inquiétude de Mutinga ne se justifie pas, à moins qu'il y ait un plan caché.

7. Lorsque Modeste Mutinga écrit dans son projet de loi: "«Ces chaînes qui pullulent émettent toutes en clair et ont presque toutes les mêmes programmes dominés par la musique, le feuilleton nigérian, des films et émissions piratés. Sans oublier les sulfureux débats politiques véhiculant parfois des propos diffamatoires, injurieux, mensongers et irresponsables». Et de relever le fait que «la dignité de la femme est souvent bafouée sur la plupart de ces chaînes de télévision ; notamment par l'exhibition de danses obscènes et d'accoutrements indécents. La protection de l'enfant n'est pas garantie à travers certaines offres de programmes télévisés, en l'occurrence le catch américain, les films violents, érotiques, voire pornographiques. Pire, la promotion de l'alcool et d'autres produits nuisibles à la santé (produits cosmétiques) est assurée par une publicité sans limitation ni de temps ni de volume».

A qui la faute ? Peut-il dire que le programme de sa Télé 7 est meilleur que celui de Tropicana TV ? Antenne A ? ou Web TV ?

En tant ex-président de la HAM, il a été incapable d'interdire la publicité des boissons alcooliques sur les chaines de télévisions. Il s'est même fourvoyé en défendant la Bralima contre la Bracongo, notre sénateur a-t-il une mémoire courte ? Au lieu d'imposer un cryptage étatique au risque de tuer le pluralisme médiatique, il faut introduire un système de quotas dans le programme. Par exemple 40 % de programme socio-culturel doit être congolais. Laisser les 60 % aux initiatives et libertés de chacun. Les privés commerciaux rechercheront leur financement dans la publicité. Les associatifs et communautaires dans la citoyenneté etc. L'Etat congolais a un devoir de soutenir financièrement tous les médias sur son territoire car ils éduquent, informent, contribuent à la paix sociale.

8. Il est dommage que Mutinga sorte un goupillon pour criminaliser les médias confessionnels qui sont associatives par leur statuts à cause de films nigérians de Karachika alors même que la solution n'est pas d'imposer quoi que ce soit mais d'inciter chaque média à devenir meilleur dans sa programmation pour élever la culture du Congo, de l'Afrique et du monde. A l'heure de mondialisation, museler les médias avec le cryptage étatique est non sens. Radio7 et Télé 7 de Modeste Mutinga sont-ils dans le lot de médias à crypter ?. Ils sont les derniers à arriver dans le paysage audiovisuel congolais (PAC), c'est normal qu'il souffre de l'ombre des autres. Est-il raison de crypter ceux qui ont un autre vision, un autre regard du monde ?

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