Cinquantenaire des Indépendances Africaines: Jacques Toubon se confie à la presse !
Par Freddy Mulongo, vendredi 2 avril 2010 à 17:41 :: radio :: #791 :: rss
Jacques Toubon, secrétaire Général des Indépendances Africaines
250 manifestations culturelles, éducatives, sportives, économiques, commémoratives sont prévues y compris le défilé militaire sur les Champs-Elysées pour les 14 pays. Chaque armée a droit de 40 à 50 militaires pour le défilé. La France prévoit un budget interministériel de 16,3 millions d’euros. C’est un Jacques Toubon en grande forme, pertinent, cultivé et énergique n'a esquivé aucune question y compris les plus fâcheuses sur le passé colonial de la France, sur la Françafrique, le "bilan mitigé" , les "griefs" de la colonisation...cela durant deux heures et demi.
Le Secrétariat général du cinquantenaire déclare avoir a rencontrer tous les chefs d’état des 14 pays à l’exception de la Côte d’ivoire, de Madagascar et du Niger « à cause de situation difficile » que connaissent ces pays de façon interne ou dans les relations avec la France comme c’est le cas de la Côte d’ivoire. Mais, même si ce n’est pas un divorce entre la France et certains pays africains à l’instar de la Côte d’ivoire, il faut dire qu’au niveau des opinions nationales tant françaises qu’africaines, il existe un certain décalage avec les options des autorités du fait de ce qu’appellera Toubon « une certaine ignorance de l’histoire » qui n’aide pas à clarifier les relations entre la France et les états africains amenant le Secrétariat général de la commission nationale française du cinquantenaire à se donner comme ambition « d’apporter plus de connaissance au-delà des prises de positions instinctives ou politiques ».
La participation de la Côte d’Ivoire et de son armée semblent toutefois plus que compromise, Jacques Toubon assurant simplement "ne pas avoir reçu de réponse" du président ivoirien Laurent Gbagbo. "La Côte d’Ivoire entend célébrer seule ce cinquantenaire dans le cadre de sa politique nationale de refondation. C’est son choix souverain", a répondu l’ancien ministre favorable à un cinquantenaire "organisé dans chaque pays selon la sensibilité et la volonté des peuples".
Chargé de cette mission en juin dernier par le président Sarkozy, l’ancien ministre de la Culture et de la Justice de Jacques Chirac s’est dit convaincu de la nécessité de "rénover" la relation entre ces pays et leur ex-tuteur colonial. "Il s’agit d’évaluer l’héritage commun et de l’investir sur l’avenir", a assuré le Secrétaire général du cinquantenaire des indépendances africaines. "Il ne s’agit pas de tourner la page mais d’ouvrir un nouveau livre", a-t-il précisé.
AFI///020410/FM
AGENCE AFI //CONFERENCE DE PRESSE : JACQUES TOUBON AU CAPE
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Il s’agira, a dit M. Toubon, « des événements en France, dont ceux portés par les Africains de France et de des événements organisés par la France dans les 14 pays par l’intermédiaire de ses postes diplomatiques. »
« Ce que j’ai proposé au Président c’est d’assumer d’expliquer et de rénover la relation entre les 14 pays et la France » a déclaré M. Toubon précisant que ses propositions portent entre autres sur la formation professionnelle des jeunes Africains, sur le développement rural et l’agriculture vivrière, sur l’accueil des immigrés, sur les relations diplomatiques et de défense dont les accords viennent déjà d’être profondément modifiés. A ce sujet, Jacques Toubon commettra un lapsus qui en dit long sur la nature réelle desdits accords en parlant « d’accords de défiance ».
La révision de ces accords stratégiques devrait être symbolisée dès le 4 avril, fête nationale du Sénégal, avec un premier défilé militaire franco-sénégalais à Dakar, en présence de Jacques Toubon et du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.
On notera également que dans le cadre du cinquantenaire, Nicolas Sarkozy a décidé de convie les chefs des états à un sommet qui portera justement sur la nouvelle approche française des relations avec le continent à la veille du défilé du 14 juillet auquel participera un détachement des pays concernés.
Insistant sur la nécessité d’enseigner davantage l’histoire de "l’Afrique et de l’Empire français" dans les écoles, il estime qu’il faut "disperser la connaissance des points positifs et des points négatifs de la colonisation". Applaudi par plusieurs ambassadeurs et diplomates africains, Jacques Toubon a invité Français et Africains à regarder "les choses en face", considérant que cette "histoire commune" ne nécessite "ni repentance, ni glorification".


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