Quai d'Orsay: La COPEAM au coeur de la diplomatie française
Par Freddy Mulongo, samedi 10 avril 2010 à 23:57 :: radio :: #814 :: rss
Quai d'Orsay, vendredi 9 avril 210, M. Pierre SELLAL, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et européennes
Monsieur le président de la Conférence permanente de l'audiovisuel Méditerranéen, Madame la Secrétaire générale.
Mesdames et messieurs les Ambassadeurs, présidents et directeurs, à vous tous, acteurs de l'audiovisuel et de la coopération méditerranéenne, permettez moi, au nom de Bernard Kouchner, qui m'a demandé de vous prier de l'excuser pour ne pas être en mesure de vous accueillir lui-même, de vous exprimer notre gratitude pour faire l'honneur au ministère des Affaires étrangères d'être venus ce soir ( vendredi 9 avril 2010), à la veille de vos travaux de cette fin de semaine à Paris.
Quai d'Orsay, Freddy Mulongo et Emmanuel Hoog, patron de l'INA (Institut National de l'audiovisuel), Président de la Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (COPEAM). Il est également favori pour la présidence de l’Agence France Presse (AFP). Il a reçu ce samedi 10 avril 2010 des mains de Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée nationale, le Prix des députés, pour son livre Mémoire année zéro (Seuil).
(J'oserai ajouter le plaisir personnel que j'éprouve à vous saluer ce soir, car depuis les assises européennes de l'audiovisuel en 1989, jusqu'au sommet de Paris sur l'Union de la Méditerranée, ce sont des sujets sur lesquels je travaille avec passion depuis longtemps).
Ce qui nous et vous réunit, je crois, ce sont une conviction, une évidence et une volonté.
La conviction, c'est d'avoir la Méditerranéen en partage, d'y reconnaître la source de nos fois et de nos cultures, la matrice de la sagesse dont nous souhaitons tous être inspirés.
Notre commune conviction, c'est aussi la certitude que l'avenir des deux rives de la Méditerranée ne peut être qu'un rêve partagé, fondé sur le dialogue, la compréhension réciproque et des actions communes.
L'évidence, c'est la place éminente, indispensable, de l'audiovisuel et des médias dans cette ambition. Qu'il s'agisse de ressusciter nos héritages communs, de forger une vision commune de l'avenir, de nous ouvrir à la compréhension de l'autre, de mieux saisir ce qui, dans la manière de ressentir et d'exprimer nos passions, nous rapproche et nous distingue à la fois. L'image et ses déclinaisons, sa circulation et sa captation, sont au cœur de ce qui doit nous rassembler, les premières expressions de notre identité commune.
La volonté enfin, c'est d'agir, de multiplier les projets communs, de bâtir le cadre et de réunir les conditions qui favoriseront leur épanouissement.
Nicolas Abena, Mme Laure de Lestrange, Responsable de presse INA, Mme Dominique Saintville, responsable Archives INA et Freddy Mulongo
Gilles Lemounaud, Anne-Claude Lumet du festival international de films d'écoles avec Roger Bongos, Afrique Rédaction-AFI
La COPEAM, à cet égard, a accompagné presque depuis son origine, dès 1996, le processus euro-méditerranéen né à Barcelone en 1995. Elle et son programme d'activités devront recevoir toute l'attention et le soutien possibles de L'Union pour la Méditerranéen, qui doit être la poursuite et l'amplification du processus de Barcelone à un plus haut niveau d'ambition.
Où en sommes nous de ce grand pari, un peu moins de deux ans après le sommet de Paris en juillet 2008 ? Malgré les tentions liées à la géopolitique de la région, l'esprit de dialogue et de coopération n'a jamais été mis en sommeil, le travail concret, dans des secteurs clé pour l'avenir de nos régions, des mouvements des hommes aux transports où à l'environnement, en passant par l'agriculture, n'a jamais cessé. Mieux, l'esprit de consensus a permis la mise en place des structures permanentes de cette coopération nouvelle. Un secrétaire général, l'ambassadeur de Jordanie Ahmed Massadeh a été nommé, les secrétaires généraux adjoints sont en train d'être désignés, le secrétariat de l'UPM est à présent en cours d'installation effective à Barcelone. la tâche est immense et prometteuse; c'est par des réalisations concrètes, issues d'un authentique travail collectif, que l'UPM démontrera la fécondité de son concept: dépollution de la Méditerranéen, protection civile, énergies renouvelables, coopération universitaire euro-méditerranéenne, autant de projets à la fois porteurs d'avenir et réalistes dont elle doit à présent s'emparer.
A n'en pas douter, dans le domaine audiovisuel aussi, des structures sont indispensables pour étayer les initiatives et assurer leur succès dans la durée.
C'est à ce titre que des chantiers proposés par la COPEAM comme la création d'une université audiovisuelle de la Méditerranéen ou, de manière immatérielle, la réalisation d'un portail commun consacré aux mémoires audiovisuelles méritent une considération attentive.
Il est également essentiel que la coopération audiovisuelle puisse s'appuyer sur des outils et des instruments efficaces: on ne saurait trop souligner l'importance à cet égard du travail que la COPEAM engage ou stimule sur la mise en place d'un cadre juridique partagé, la définition d'une politique tarifaire favorisant l'accès aux archives, la mise au point d'un contrat type pour faciliter les co-productions multilatérales.
Je voudrais également saluer l'accent mis par le programme d'action sur les enjeux de formation., d'échanges de compétences et de dialogues entre professionnels, actions auxquelles la France, ses opérateurs et ceux qui la réunissent à ses partenaires, tels TV5, contribuent déjà.
Je voudrais mentionner ici, à titre d'exemple, un projet de Canal France International, en cours de lancement, axé sur le développement et la production de programmes éducatifs interactifs. Ce programme intitulé MAARIFA ( qui signifie "savoir" en arabe) est destiné aux professionnels de l'audiovisuel du monde arabe et sera réalisé en partenariat avec France télévision, l'Arab State broadcasting Unio (ASBU), sous le parrainage du conseil culturel de l'Union Pour la Méditerranéen (UPM). Il s'inscrit pleinement dans la problématique de développement des nouveaux supports de diffusion, de leurs contenus et de la circulation de ces derniers.
Une meilleure circulation des œuvres, des programmes et des images suppose également une connaissance plus fine des marchés et des situations locales. C'est la juste ambition qui anime l'idée d'un observatoire méditerranéen des médias. L'expérience acquise dans ce domaine par l'observatoire européen de l'audiovisuel, à Strasbourg, doit être mise à profit afin de définir les procédures d'échanges d'informations entre professionnels et le cas échéant les structures propres à répondre à ce besoin évident dans les meilleurs conditions d'éfficacités et de coût.
C'est en ayant à l'esprit les mêmes principes que nous devons continuer à réfléchir ensemble au projet emblématique de chaîne de la méditerranée, relancé par votre conférence. cette idée a accompagné la réflexion sur la coopération méditerranéenne dès les premiers travaux du programme Euromed audiovisuel, par sa force symbolique évidente, sa capacité à susciter la mobilisation des acteurs.
Mais elle doit aussi, nous semble-t-il, être appréciée à la lumière des réalités d'aujourd'hui du paysage audiovisuel des deux rives, de l'explosion du nombre de chaînes accessibles partout, de la compétition induite dans la conquête des audiences.
Il faut également garder à l'esprit l'une de ses vocations essentielles, qui était d'en faire un instrument de dialogue entre les jeunes générations des deux rives.
C'est pourquoi la poursuite du travail d'approfondissement, auquel la France est prête à participer activement, sur tous les aspects technologiques, programmatiques, linguistiques et financiers du projet TERRAMED, ne doit pas nous détourner de la nécessité de développer les programmes conjoints, les co-productions, les échanges, l'accès réciproque aux images des autres. L'enjeu, c'est de donner à voir au plus grand nombre, sur les deux rives, les programmes du voisin et de forger la curiosité et le goût pour des programmes communs, en investissant d'abord les vecteurs les plus efficaces en termes d'audience, et en mobilisant toutes les technologies actuelles permettant de promouvoir interactivité et mobilité.
La volonté de la France, et celle du ministère des Affaires étrangères en particulier, avec le ministère de la culture et de la communication, est d'y contribuer activement: aide à la production cinématographique avec le fond sud cinéma; développement de la programmation et de la diffusion en arabe de France 24 et de RFI; accompagnement des efforts des opérateurs privés tels que Canal Overseas au Maghreb ou le groupe Lagardère.
J'aimerais conclure par un hommage et par un vœu.
Un hommage à la somme d'engagements, de mobilisation, de passion qui animent depuis ses débuts la COPEAM, et qu'incarnent aujourd'hui, dans la continuité du travail accompli par ses prédécesseurs, son président, Emmanuel Hoog, et qui sont entretenus avec énergie et efficacité par son secrétariat général, à Rome; et je voudrais saluer tout particulièrement le rôle irremplaçable de sa secrétaire générale, Alessandra Parisi, qui nourrit cette flamme audiovisuelle méditerranéenne depuis les origines, en s'appuyant sur l'engagement sans faille de la RAI, incarné par Giulio Cesare Giordano, auquel je souheterais également rendre un hommage particulier.
Le voeu est de voir perdurer au delà de ces journées de travail que je souhaite fructueuses à Paris cet esprit de rencontre et d'échange entre radiodiffuseurs, producteurs, institutions culturelles, opérateurs satelliutaires, réalisateurs, gouvernements et institutuions régionales de 25 pays qui fait le sel unique de la COPEAM
Je vous remercie
Nicolas Abena écrivant ses questions
Commision Télévision, hôtel Pullman Bercy, Roger Bongos et Nicolas Abena
1. Commission télévision
2.Commission Radio
3.Commission Echanges de news et magazine TV
4. Commission Formation
5. Commission Cinéma, festivals, culture
6. Commission patrimoine audiovisuel
7. Femmes en Méditerranéen
8. Commission TV par satellite.
Une nouvelle chaine télévisée multilingue, diffusée sur les deux rives de la méditerranéen devrait voir le jour.
Le projet peut paraître très ambitieux reconnait Emmanuel Hogg, Président de la Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (COPEAM), également patron de l'INA (Institut national de l'audiovisuel) mais dès lors que l'on prend garde à ne pas être exagérément prétentieux, que l'on se situe dans le long terme alors l'insensé devient possible. Résolument optimiste, Emmanuel Hogg assure que "sans être une association de naïfs,, notre propos est de rester sur les projets qui permettent de créer un mouvement avec tous les acteurs. Si nous rentrons dans les zones de tensions, la COPEAM risque d'exploser". Concrètement l'audiovisuel méditerranéen travaille avec un cahier des charges. les Etats reprendront la main une fois le projet crédibilisé. un appel d'offres s'adressant à une syndication de nombreuses chaînes pourrait suivre.


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