Algérie : la Société civile dénonce une procédure de « fichage » des Algériens
Par Freddy Mulongo, dimanche 11 avril 2010 à 20:56 :: radio :: #819 :: rss
La biométrie (photo d’illustration)
« La procédure de fichage des Algériens par le ministère de l’intérieur n’est pas acceptable car elle porte atteinte à la vie privée, droit fondamental de chacun », indique la Lddh dans un communiqué.
Depuis le 1er avril 2010, l’Algérie a lancé une carte d’identité biométrique et un passeport électronique. Et, des daïras sont ouverts sur l’ensemble du territoire pour faciliter la délivrance de ces papiers d’identité. Une décision qui, selon Noureddine Yazid Zerhouni, le ministère algérien de l’Intérieur vise à « se conformer aux normes internationales de sécurité ».
Mais, de nombreux observateurs dénoncent de plus en plus, les formalités à remplir pour se faire délivrer ces documents biométriques
« Les treize pages de formulaire à remplir, obligatoirement dans les deux langues, arabe et française, exigent du demandeur une foultitude de renseignements, certains classiques, d’autres pour le moins inattendus. Et ce, en sus de douze différentes pièces qui constituent le dossier à déposer et sans compter la présence exigée d’un répondant », écrivait récemment le quotidien indépendant algérien, Al Watan. Comme par exemple, « la nécessité de fournir le nom de ses anciens camarades de classes primaires ainsi que leurs coordonnées », ajoute les confrères.
Une position que partage la Laddh : « De l’ensemble du territoire national et de l’émigration, la Laddh reçoit des messages affolés traduisant l’inquiétude des citoyens concernant les nouvelles dispositions », affirme l’organisation. « La Laddh ne comprend pas les motivations de l’Administration qui paie une société privée étrangère pour gérer le fichier national », ajoute-t-il.
Par conséquent, l’organisation de défense des droits humains demande au gouvernement de « stopper d’urgence cette procédure administrative » pour « réfléchir à la meilleure façon de concilier impératifs sécuritaires et policiers et respect des libertés individuelle des citoyens ».


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