Sommet du nucléaire: sommet pour éviter le détournement du nucléaire à des fins malveillantes
Par Freddy Mulongo, jeudi 15 avril 2010 à 01:57 :: radio :: #831 :: rss
Barack Obama, en clotûre du sommet sur la sécurité nucléaire, le 13 avril 2010 à Washington.
Comme à Copenhague, l'accord signé est non contraignant. Barack Obama s'est cependant félicité des résultats de son sommet lors de la conférence de presse de clôture. «Le peuple américain sera plus en sécurité, le monde sera plus sûr grâce aux mesures que nous avons prises», estime-t-il. Dans leur communiqué final, la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à «sécuriser en quatre ans toutes les matières nucléaires vulnérables en œuvrant ensemble à améliorer la sécurité nucléaire».
Un appel pour un fonds de 10 milliards de dollars
Après le Chili, l'Ukraine puis le Canada la veille, le Mexique s'est également engagé à livrer l'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis ou la Russie pour le mettre à l'abri et le retraiter.
Les participants ont en outre promis d'encourager la conversion des réacteurs nucléaires utilisant de l'uranium hautement enrichi au combustible d'uranium faiblement enrichi.
Les Etats-Unis et le Canada ont lancé un appel à réunir 10 milliards de dollars pour aider à financer ces efforts en matière de sécurité nucléaire.
«Le risque d'un affrontement nucléaire entre des pays a diminué, mais le risque d'une attaque nucléaire a augmenté», a insisté mardi Obama, en assurant que «des réseaux terroristes comme Al-Qaïda essaient d'obtenir les matériaux nécessaires à l'élaboration d'une arme nucléaire».
Timides progrès sur l'Iran Autre victoire pour Washington, le président russe Dmitri Medvedev a salué mardi le «changement d'atmosphère» dans les relations russo-américaines après avoir qualifié le sommet de «franc succès». Selon le ministère russe des Affaires étrangères, la Russie prévoit de consacrer jusqu'à 2,5 milliards de dollars pour supprimer le plutonium de son programme de défense.
Une deuxième édition du sommet aura lieu en 2012 en Corée du Sud, un choix hautement symbolique étant donné que son voisin et ennemi, la Corée du Nord, s'est retrouvé au ban des nations pour s'être doté de la bombe.


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