Les journalistes, les mal-aimés du pouvoir Biya au Cameroun
Par Freddy Mulongo, mercredi 28 avril 2010 à 10:49 :: radio :: #861 :: rss
Paris, lundi 26 avril 2010 Pius Njawé au Cape
En effet, lors d'une conférence de presse à Paris au centre d'accueil de la presse étrangère, Pius Njawé, le patron du "Le Messager" a tiré la sonnette d'alarme sur "l'instrumentalisation de la justice au Cameroun pour bâillonner les journalistes et les acteurs politiques de l'opposition. le pouvoir au Cameroun use et abuse de la justice. On arrête d'abord et on cherche les preuves après." Le décès de Ngota Ngota Germain dit Bibi Ngota mort en prison après un refus de soins pour la tension artérielle dans la nuit du 21 au 22 avril 2010, est très vif dans la mémoire de Camerounais.
Puis Njawé a fait savoir qu'il a été jeté en prison parce qu'il a voulu faire son travail de journaliste, en approchant le Secrétaire Général de la Présidence Ministre d'Etat mis en cause dans une affaire de détournement de fonds.
«Bibi Ngota était détenu depuis le début de Mars,en compagnie de deux autres journalistes», a-t-il déclaré . «Le cas de ce journaliste ayant abouti à sa mort en détention doit nous interpeller en tant que journaliste de dénoncer avec force la situation que connaît la presse au Cameroun», a dit M Njawe, ajoutant que «c'est aujourd'hui qu'il faut agir, sinon demain sera trop tard ».
Le Cameroun a-t-il déclaré est victime "d'une conspiration du silence, rien ne sort de ce pays et les autorités camerounaises en profitent pour "zigouiller en toute impunité". Pius Njawé a dit qu'il est venu à Paris afin la voix d'une autre Cameroun, celui du terrain soit entendu. Et à félicité la France, par son ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner d'avoir cette fois-ci osé interpeller le gouvernement Camerounais. Bibi Ngota est un mort de trop a-t-il dit en circonstance.
Quant à l'Organisation des Médias de l'Afrique centrale (OMAC) qui a été mis en place à Windhoek en Namibie en 2001 lors de la 10è déclaration de la liberté de presse, renforcée en 2004 à Bujumbura au Burundi, Pius Njawé a quitté ses fonctions de vice-président car il considère que l'OMAC est une coquille vide, qui n'a pas de membres même si elle est est porté à bras le corps par l'Institut Panos Paris qui l'instrumentalise et pratique la politique de diviser pour mieux régner.


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