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lundi 31 mai 2010

Afrique-France: mini-sommet Grands Lacs réduit à une réunion ministérielle

Le président rwandais Paul Kagamé (droite) avec le président Nicolas Sarkozy, le 25 février 2010 à Kigali.

Un mini-sommet entre pays des Grands Lacs africains, qui devait se tenir mardi matin à l'occasion du Sommet Afrique-France à Nice, sera réduit à une réunion ministérielle, faute de participants, a-t-on appris vendredi auprès de l'Elysée.

Parmi les chefs d'Etat des pays des Grands Lacs République démocratique du Congo (RDC), Rwanda, Ouganda et Burundi , seul le Rwandais Paul Kagame a confirmé sa présence à Nice.

L’absence des chefs d’État des Grands Lacs, à l’exception du Rwandais Paul Kagame, enterre le projet de « mini-sommet » entre présidents de cette région, porté depuis plusieurs mois par Paris.

Le président burundais Pierre Nkurunziza est retenu dans son pays par une série d'élections et l'Ougandais Yoweri Museveni est à partir de lundi l'hôte d'une conférence destinée à réviser le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale.

"Ce qui est problématique, a-t-on indiqué à la présidence française, c'est l'absence de Joseph Kabila (président de la RDC)", qui "a fait savoir qu'il ne venait pas" assez tardivement.

"Il est difficile d'envisager une réunion au niveau des chefs d'Etat en présence d'un seul d'entre eux. La réunion se tiendra quand même, au niveau ministériel", a-t-on précisé.

Les raisons de l'absence de Joseph Kabila qui brille par l´absenteisme dans des sommets internationaux, qui sort très peu de la RDC et qui est souvent a sa ferme de Kingakati, les raisons de sa brillantisime absence assourdissante n'ont pas été précisées.

L'absence de Joseph Kabila met la France en difficulté pour ce sommet. Paris aurait souhaité pouvoir réunir autour d’une même table les dirigeants des pays des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda) et renforcer ainsi son influence dans la région... une occasion ratée pour Nicolas Sarkozy.

Cette réunion a pour objectif de favoriser des projets transfrontaliers, comme la construction de barrages, de centrales hydro-électriques ou l'exploitation commune de gaz dans le lac Kivu.

Plusieurs ONG, dont Oxfam, Cosi ou le Secours catholique, ont estimé vendredi 28 mai 2010 que l'approche économique prônée par Paris "ne suffirait pas pour construire la paix dans la région" des Grands Lacs.

Rappelant que les conflits dans la région sont liés au pillage des ressources naturelles, elles appellent Paris à pousser les Etats concernés à "sanctionner leurs ressortissants et opérateurs économiques" impliqués dans les trafics et plaident pour une meilleure traçabilité des minerais à travers des "mécanismes de certification".

Au total, 38 chefs d'Etat et de gouvernement assistent au sommet Afrique-France des 31 mai et 1er juin, qui est notamment axé sur les questions économiques avec des rencontres entre entreprises françaises et africaines.

La rencontre, qui se veut celle de la "rénovation" du lien franco-africain, est co-présidée par le président français Nicolas Sarkozy et son homologue égyptien Hosni Moubarak, qui accueillera le prochain sommet en 2013.

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Nice, Afrique-France: Photos et débat de journalistes africains

Joseph Kabila, après sa visite au Caire en Egypte, il y a quelques jours, a refusé de traverser la Mediterranée pour le Sommet Afrique-France. Aphone, la République Démocratique du Congo reste muette au concert des Nations.

Nice, la photo de famille au Sommet Afrique-France.

Nicolas Sarkozy et les présidents Amani Toumani Touré du Mali et Abdoulaye Wade du Sénégal à Nice au 25e Sommet Afrique-France.

Le président français Nicolas Sarkozy lors de son allocution.

Le président Mohamed Hosni Moubarak parle avec son homologue Abdelaziz Bouteflika à Nice lors du 25e Sommet Afrique-France.

Le président Nicolas Sarkozy a Nice.

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L'Afrique et ses élites prédatrices !

Ibrahima Thioub, 54 ans, est sénégalais et professeur d'histoire à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar. Spécialiste des traites négrières, de l'esclavage et de la décolonisation, il a participé à l'ouvrage L'Afrique de Sarkozy, un déni d'histoire (Karthala, 2008).

Ibrahima Thioub, historien.

Il est le Président Association pour la Recherche en Afrique de l'Ouest (AROA), Vice-Président du Comité éxécutif de l'Association des Historiens Africains, Rédacteur en chef de la revue Afrika Zamani et Rédacteur de la revue Afrique et Histoire. Il est actuellement résident à l'Institut d'études avancées de Nantes. M.Thioub a participé au débat sur l'Afrique organisé par Le Monde le 20 avril 2010. Entretiens que Reveil-FM met a votre disposition.

Considérez-vous les indépendances africaines comme une réalité ?

Ibrahima Thioub: Formellement, les Etats ont accédé à la souveraineté internationale en 1960. Mais ce changement juridique ne signe pas la fin de la colonisation, c'est-à-dire d'une exploitation économique doublée d'une soumission à une autre culture.

Après 1945, le rapport colonial ne pouvait plus se maintenir car la participation des Africains à la seconde guerre mondiale l'avait radicalement transformé : ils avaient pris conscience que l'égalité était possible, d'autant que d'autres territoires colonisés réclamaient leur émancipation.

Pourquoi la France a-t-elle cependant gardé la main ?

Ibrahima Thioub: La métropole a su négocier une sortie la plus favorable possible. Elle a transféré le pouvoir aux segments du mouvement nationaliste les plus à même de préserver le lien colonial. Elle a éliminé les plus radicaux par la répression sanglante comme au Cameroun ou par la manoeuvre politique, comme en Côte d'Ivoire ou au Sénégal.

Vous soulignez la prise de conscience des tirailleurs et les luttes syndicales engagées après la guerre. Les instruments de la contestation ont-ils été transmis par le colonisateur lui-même ?

Ibrahima Thioub:Oui, et c'est là un des grands problèmes de la décolonisation. Les dominés se réapproprient le discours du colonisateur pour le retourner contre lui, construire leur propre identité et légitimer leur combat. Pour affirmer leur unité, ils se définissent par référence à l'élément le plus simple : la couleur de la peau, ou la négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor. Ce faisant, ils ne sortent pas du système et s'enferment dans le piège d'une identité que j'appelle "chromatique".

Car la couleur de la peau est l'élément qui fondait non seulement l'ordre colonial mais aussi la traite négrière. Réduire les Africains à ce facteur naturel symbolisant leur prétendue sauvagerie servait à les expulser de l'Histoire.

Comment ce piège a-t-il fonctionné ?

Ibrahima Thioub: Les nationalistes ont récupéré cette identité et l'ont inversée pour démontrer que l'Afrique a une civilisation et une histoire, la négritude. Mais l'acceptation de cette définition chromatique a empêché de voir que les Africains forment des groupes aux intérêts très variés, plus ou moins accommodants avec le pouvoir colonial.

Jusqu'à aujourd'hui cette vision raciale produit des effets pervers : quand un bourreau est africain et noir, on a du mal à le traduire en justice pour peu que les juges soient blancs, alors que ce serait l'intérêt des victimes qui peuvent être noires.

Vous contestez le récit de la traite négrière qui en fait un pur pillage des Africains par les Blancs. Pourquoi ?

Ibrahima Thioub: La vision "chromatique" de l'Afrique aboutit à une vision fausse de l'esclavage. La traite ne se limitait pas à la vente de Noirs à des Blancs dans des ports africains. Elle englobe la manière dont les esclaves étaient "produits" à l'intérieur du continent et acheminés sur la côte.

Ce système atlantique était une organisation globale, qui mettait en relation, dans un partenariat asymétrique mais intéressé, les compagnies européennes avec des élites africaines. Celles-ci utilisaient la traite pour redéfinir les rapports de pouvoir sur le continent.

En quoi la responsabilité des élites africaines renvoie-t-elle à l'histoire des indépendances ?

Ibrahima Thioub: Dans n'importe quelle ville africaine, je suis frappé par la coexistence entre le grand nombre de 4 × 4 de luxe, et l'usage d'un moyen de transport qui remonte au néolithique, la tête des femmes.

Cela signifie que les élites, au prix d'une violence extrême exercée sur les populations, s'emparent des ressources du pays, les exportent, et dépensent les recettes ainsi dégagées en achetant à l'étranger des biens d'une totale inutilité sociale autre que symbolique de leur capacité de violence. Ils ruinent les pays en pompant la force de travail des corps subalternes qui sont réduits à la misère.

La réponse de la partie la plus dynamique de ces populations, c'est la fuite, les pirogues vers l'Europe.

Il ne s'agit pas d'esclavage...

Ibrahima Thioub: En quoi cela se distingue-t-il de la traite ? A l'époque, des compagnies européennes apportaient en Afrique des biens tout aussi inutiles et destructeurs, comme la verroterie, l'alcool et les armes. Elles les remettaient aux élites qui organisaient la chasse aux esclaves. Déjà, le pillage permettait aux élites d'accéder aux biens de consommation importés. Aujourd'hui, le système s'est perfectionné puisque les esclaves se livrent eux-mêmes : ce sont les émigrés.

En quoi ce parallèle éclaire-t-il la question de l'indépendance des Etats africains ?

Ibrahima Thioub: Si vous voulez comprendre le système de la traite négrière, observez le comportement actuel des élites africaines. Pourquoi nos systèmes de santé et d'éducation sont-ils aussi vétustes ? Parce que les élites ne s'y soignent pas et n'y éduquent pas leurs enfants, ils préfèrent les pays du Nord.

Leur système de prédation ruine les campagnes et contraint les populations à s'exiler. Au point qu'aujourd'hui, si vous mettez un bateau dans n'importe quel port africain et proclamez que vous cherchez des esclaves pour l'Europe, le bateau va se remplir immédiatement.

Certes, ce système fonctionne au bénéfice des multinationales, mais il n'existerait pas sans des élites africaines. A l'époque de la traite négrière, l'alcool et les fusils achetés aux Européens leur permettaient de se maintenir au pouvoir. Désormais ce sont les 4 × 4 et les kalachnikovs.

Beaucoup de discours expliquent les malheurs de l'Afrique par la traite négrière et magnifient la résistance des Africains à la colonisation. Vous vous inscrivez en faux ?

Ibrahima Thioub: Les traites esclavagistes et la colonisation ont certes ruiné l'Afrique. Les Africains qui en étaient les victimes leur ont opposé une farouche résistance. Les discours qui unifient les Africains autour de la couleur de la peau étaient nécessaires pour lutter contre le colonialisme. Ils ne servent plus maintenant qu'à masquer la réalité de notre soumission aux pays occidentaux.

L'Afrique est aujourd'hui convoitée par des puissances (Chine, Inde, Brésil, etc.) sans lien colonial avec elle. Ce contexte nouveau peut-il faciliter une nouvelle émancipation ?

Ibrahima Thioub: A l'époque de la guerre froide, les leaders africains jouaient déjà l'Occident contre le communisme pour obtenir le maximum. Aujourd'hui, ils peuvent miser sur la Chine, l'Inde, l'Iran, contre l'ancienne puissance coloniale, mais ils conservent leur culture de prédation. Pour les peuples africains, cela ne change rien.

Tant que nos élites se contenteront de multiplier leurs partenaires pour leur livrer les matières premières et non développer la production, elles reproduiront le système qui a mis l'Afrique à genoux.

Pourquoi la France a-t-elle tant de mal à lâcher la bride à ses anciennes colonies ?

Ibrahima Thioub: La colonisation avait fondé un empire qui incluait la métropole. En 1960, la France a cru que seule l'Afrique était à décoloniser alors que les Français et leur mentalité devaient l'être également. Rappelez-vous le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 ! Il dissertait sur "l'homme africain" comme s'il se trouvait encore dans la capitale de l'Afrique occidentale française !

Ibrahima Thioub: Regardez à Paris les rues qui portent le nom de colonisateurs ! Les Français les ignorent, mais pas nous ! L'image de l'Afrique coloniale n'a jamais été déconstruite en France. Elle sert les intérêts des tenants de la Françafrique. Cela entretient des rapports très conflictuels avec les populations des anciennes colonies qui ne comprennent pas l'attitude de la France, notamment en matière d'immigration.

N'est-il pas contradictoire de réclamer l'indépendance et le droit à émigrer ?

Ibrahima Thioub: On ne peut pas avoir soumis par la violence des populations qui ne demandaient rien, permettre encore aux capitaux et aux citoyens français de s'implanter facilement dans ces territoires et, un beau jour, décider que la France n'est faite que pour les Français de France.

Il faut tirer les conséquences de l'histoire de la France et des relations très particulières qu'elle a nouées avec ses colonies. Le slogan "La France aux Français" a un corollaire : "les Français en France".

En quoi cette histoire fonde-t-elle aujourd'hui un droit à l'immigration ? Ibrahima Thioub: Mais les capitaux et les hommes continuent de circuler librement du Nord au Sud ! Pourquoi la plupart des banques du Sénégal sont-elles des filiales de banques françaises, alors que les Sénégalais n'ont pas le droit d'aller travailler en France ?

Pourquoi la remise en cause de la libre circulation des biens est-elle considérée comme un scandale, alors que la fermeture des frontières aux hommes est perçue comme normale ?

Les stratégies de développement affichées par les Etats au moment des indépendances ont échoué. Pourquoi ?

Ibrahima Thioub: On était parti de l'idée que la toute-puissance de l'Etat appuyée sur un parti unique allait assurer le développement. On allait rattraper l'Europe en 2000 ! Par référence à la toute-puissance de l'Etat colonial, on a fétichisé l'Etat. Cela s'est avéré totalement inefficace parce que le groupe qui s'est emparé de l'Etat s'est servi de son pouvoir pour accumuler des richesses en étouffant l'initiative privée.

Dès la fin des années 1970, le système a capoté. Les anciennes métropoles ont délégué le soutien financier au FMI et à la Banque mondiale qui ont disqualifié les Etats et promis le développement par le marché. Cela a produit des catastrophes encore plus graves que l'Etat.

L'émergence des sociétés civiles ne constitue-t-elle pas une conquête ?

Ibrahima Thioub: Avec l'austérité imposée dans les années 1990, il était difficile de continuer à étouffer l'espace public. L'abandon des subventions agricoles a provoqué l'exode rural et les villes surpeuplées sont devenues des espaces de contestation.

On a "ONGisé" les sociétés pour suppléer les services publics. Ces organisations ont structuré la société civile, mais elles ont été récupérées par les élites. Les groupes qui détournaient l'argent de l'Etat accaparent désormais les ressources des ONG pour financer d'inutiles colloques ainsi que des flottes de 4 × 4, symboles de la néocolonisation de l'Afrique et agents actifs de détérioration de son environnement.

Des mouvements de contestation existent...

Ibrahima Thioub: Certains intellectuels contestent radicalement le fonctionnement des Etats, mais c'est pour mieux négocier leur place. Du jour au lendemain, ils se retrouvent ministres du pouvoir qu'ils vilipendaient la veille. L'idée selon laquelle on accède aux ressources non par le travail mais par la simple posture politique est profondément ancrée.

Avec leurs limites, les vraies luttes de la société civile sont le fait des syndicats de travailleurs, des associations de base qui ciblent les conditions concrètes de vie. Ils arrachent toujours plus de liberté de manifester, de protester, de contester, relayés par la presse et les artistes.

En cinquante ans, les libertés d'expression et de la presse ont tout de même énormément progressé...

Ibrahima Thioub: Dans beaucoup de pays, on a réussi à construire une presse indépendante grâce au courage physique de certains journalistes. Les gens sont si attachés à la liberté de la presse et des ondes qu'ils protestent à chaque menace de régression. Il sera de plus en plus difficile de revenir en arrière.

Quelles pistes proposez-vous pour une véritable indépendance ?

Ibrahima Thioub: La priorité consiste à rompre, grâce à l'éducation, avec la logique qui nous conduit à survaloriser tous les produits venant de l'extérieur y compris les diplômes, et à tourner le dos à la production. L'Afrique est le seul continent où la majorité de la population n'a pas envie de rester.

Cette situation est liée au choix des élites africaines qui, au moment de la traite, ont détruit l'artisanat et la métallurgie, préférant acheter le fer venu d'Europe, soumettre et vendre ceux qui auraient pu assurer la production.

Ce mépris des productions locales reste flagrant. Quand le président sénégalais Abdoulaye Wade reçoit le khalife des mourides, il lui offre non pas des chaussures fabriquées au Sénégal, mais un tableau fabriqué en Iran, son chef du protocole insistant devant les caméras sur ce point.

La vitalité de la population n'est-elle pas un immense atout ?

Ibrahima Thioub: Nous avons toutes les ressources pour nous en sortir. Allez dans n'importe quel marché à 5 heures du matin, vous verrez des centaines de femmes qui suent sang et eau pour nourrir leur famille. Nous n'avons rien à apprendre du point de vue du courage physique.

Notre problème, c'est ce groupe qui a militarisé les sociétés africaines à partir de la traite atlantique en connivence avec les compagnies européennes pour insuffler cette culture de prédation. Rompre avec cette situation est un très vaste programme.

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Nice, le 25e sommet Afrique-France risque d'être éclipsé par l'assaut meurtrier de l'armée israélienne au large de Gaza !

Un 25e épisode en 24 heures chrono. Tel est le format choisi pour la 25e version du Sommet Afrique-France, rituel instauré en 1973 sous Georges Pompidou. Le rideau se lève ce lundi à 14h00 à Nice (Alpes-Maritimes), à la faveur d'une séance solennelle d'ouverture. Et retombera demain mardi, aux alentours de 13h30, sur une scène familière: la conférence de presse finale.

Le président Nicolas Sarkozy, en compagnie de Christian Estrosi, accueille le président sud-africain Jacob Zuma lors du Sommet Afrique-France de Nice.

24 heures chrono, mais point de Jack Bauer. Et pas davantage de Jacques Chirac. Lequel délivra voilà trois ans son testament continental à quelques lieues d'ici, lors de l'édition précédente, accueillie à Cannes. Ce Sommet 2010 sera donc le premier du genre pour Nicolas Sarkozy.

Moderniser, rénover, normaliser... La terminologie en vigueur à l'Elysée puise comme il se doit dans le lexique de la modernité et du pragmatisme. Dans la Baie des Anges, il sera beaucoup question du business: 200 chefs d'entreprises africains et 80 patrons hexagonaux ont fait le voyage. En marge du cérémonial, ils seront invités à phosphorer dans l'un des cinq ateliers présidés chacun par un ministre du gouvernement Fillon.

Présenté comme une innovation majeure, l'ouverture aux "sociétés civiles" paraît à demi réussie: seront représentées maintes sociétés, mais guère de civils du tissu associatif. Quant aux chefs d'Etat et de gouvernement, ils plancheront sur "la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale", "la paix et la sécurité" ou les enjeux climatiques. Nul doute que l'assaut meurtrier mené au large de Gaza par l'armée israélienne sur une flottille pro-palestinienne - une quinzaine de tués - éclipsera le rendez-vous azuréen. Le hiatus aurait été plus spectaculaire encore si le Sommet s'était tenu comme prévu initialement à Charm-el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï égyptien...

En outre, et en vertu d'une tradition tenace, le casting de cette grand-messe aura alimenté l'essentiel des exégèses. Au jeu du "viendra-viendra pas", on peut souligner les absences de l'Ivoirien Laurent Gbagbo, du Congolais Joseph Kabila, de l'Ougandais Yoweri Museveni, du souverain marocain Mohammed VI, mais aussi celle de John Atta-Mills (Ghana). Mais on peut préférer insister sur la présence du Rwandais Paul Kagamé, lequel a longtemps tenu ce type de raout pour un anachronisme colonial.

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Sommet Afrique-France: «L'échec de l'Afrique serait le drame de l'Europe»

Le président égyptien Hosni Mubarak et son homologue français Nicolas Sarkozy lors du sommet du G8 à L'Aquila, en Italie, le 10 juin 2010.

Le président francais Nicolas Sarkozy a appelé ce lundi la communauté internationale à «faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale», à l'ouverture du 25e sommet Afrique-France qui s'est ouvert à Nice ce lundi 31 mai 2010.

«Aucun, absolument aucun des grands problèmes auxquels notre monde est confronté ne pourra trouver de solution sans la participation active du continent africain», a estimé le chef de l'Etat français devant les 38 dirigeants africains réunis pour l'occasion.

Premier sommet pour Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a ainsi estimé qu'il était «absolument anormal que l'Afrique ne compte aucun membre permanent du Conseil de sécurité» des Nations unies et exigé que ce Conseil soit «réformé». «Je suis intimement convaincu qu'il n'est plus possible d'évoquer les grandes questions du monde sans la présence de l'Afrique», a insisté le président francais. «Ce qui fonde nos convictions, c'est la claire conscience que nos destins sont indissolublement liés. L'échec de l'Afrique serait le drame de l'Europe», a-t-il poursuivi.

Ce sommet, qui se veut celui de la normalisation des relations entre le continent noir et l'ancienne puissance coloniale, est le premier du président Nicolas Sarkozy, qui a plusieurs fois dit sa volonté de sortir des anciens réseaux d'influence pour favoriser plus strictement les intérêts de la France, qui n'a plus vocation à être le gendarme de l'Afrique. La rencontre sera co-présidée par le président français et son homologue égyptien Hosni Moubarak.

Absence d'Omar el-Béchir et de Robert Mugabe

Initialement prévu en Egypte, le sommet se tient sur la côte d'Azur, ce qui permet à Paris d'éviter la présence du Soudanais Omar el-Béchir, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, de même que celle du Zimbabwéen Robert Mugabe, en disgrâce sur la scène internationale. Tous deux seront représentés.

Après quelques hésitations et à la faveur de l'instauration de «transitions dans un cadre consensuel» selon l'Elysée, les putschistes guinéen et nigérien ont finalement été invités. De même que Madagascar, plongée depuis deux ans dans une grave crise politique, mais qui ne devrait pas être représentée par l'actuel homme fort, Andry Rajoelina, dont la présence était conditionnée à un accord inter-malgache encore introuvable.

Boycott de la Côte d'Ivoire

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Nice, le sommet Afrique-France s´ouvre sans Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo

C´est Tambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères qui représente la République Démocratique du Congo à Nice ou 38 dirigeants africains déjà presents pour le 25e sommet Afrique-France. Tambwe Mwamba qui a Nice pense déjà à l´inauguration de la République Démocratique du Congo à Berlin (Allemagne) qu´íl devra faire le mercredi 2 juin 2010 à 11 h. Comme nous l´avons prédit dans nos précédentes éditions: Joseph Kabila vient de signer sa énième absence à un sommet où le destin la RDC se décide.

Les présidents Zacob Zuma de l'Afrique du Sud et Bouteflika de l´Algérie. Le 25e sommet Afrique-France, une rencontre présentée comme celle du "renouveau", même si toutes les ambiguïtés des liens franco-africains n'ont pas été levées, 50 ans après les indépendances. Photo Archive

Ce sommet est le premier du genre pour Nicolas Sarkozy, qui a plusieurs fois dit sa volonté de sortir des anciens réseaux d'influence pour favoriser plus strictement les intérêts de la France, qui n'a plus vocation à être le gendarme de l'Afrique.

Tout en prenant garde à ne pas froisser les vieux amis francophones, conviés à un sommet "familial" à Paris pour les 13 et 14 juillet, le président français soignera en particulier à Nice les poids lourds anglophones du continent.

Il aura un déjeuner en tête-à-tête avec le Sud-Africain Jacob Zuma juste avant l'ouverture officielle du sommet, prévue à 14H00 locales (12H00 GMT), et un aparté mardi matin avec le Nigérian Goodluck Jonathan, qui a pris début mai les rênes du pays le plus peuplé d'Afrique. Autre présence notable, celle de l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, qui pourrait marquer un dégel des difficiles relations entre Alger et Paris.

Co-présidé par Nicolas Sarkozy et le président égyptien Hosni Moubarak, ce sommet est pour la première fois ouvert à des acteurs non-étatiques et axé sur l'économie, avec des rencontres entre entreprises françaises et africaines.

Il s'articulera autour de trois grands huis clos entre dirigeants portant sur la "place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale", le "renforcement de la paix et de la sécurité" et les questions de "climat et développement".

Sur la gouvernance et la question climatique, les ministres des Affaires étrangères africains et français ont eu dimanche un débat "fraternel" mais "agité", selon le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. La discussion a été "houleuse", parfois "très dure", ont confirmé plusieurs diplomates africains.

La rencontre, destinée à harmoniser les positions avant le sommet a duré plus de six heures.

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vendredi 28 mai 2010

Paul Biya s’achète finalement une Villa au 6, rue du Pradier, près du lac Léman à Genève en Suisse !

Les Camerounais, depuis près de trois décennies, sont habitués aux va-et-vient de Paul Biya entre Yaoundé et Genève en suisse où il a eu l’habitude d’installer son QG pour des raisons inconnues. On peut se demander pourquoi la Suisse et pas un autre pays, surtout qu’on sait ce dernier a fait ses études universitaires en France, un pays qu’il connaît bien et avec qui, le Cameroun entretiendrait depuis peu, selon son nouvel ambassadeur Bruno Gain, des relations bilatérales apaisées.

Paul Biya en famille dans un bois sur la route de Sauverny à Versoix près de Genève en Suisse.

Les va-et-vient de Mr Biya sont sans conséquences sur le bien-être des populations et l’activité économique dans la Cité capitale Yaoundé. On se souvient encore de cet enseignant nommé Roland Fube Fonwi Tita qui fût interpellé, molesté puis écroué à la prison centrale de Kondengui le 30 Janvier 2009, pour outrage au chef de l’état.

Ce dernier aurait exprimé dans un taxi qui le transportait dans la capitale politique du Cameroun, son ras-le-bol quant à cette situation de blocus qui perdure et que beaucoup de Yaoundéens déplorent de plus en plus à haute voix.

On se souvient également d’un curieux communiqué posté par des anonymes sous la dénomination AJDNT à la rédaction de camer.be et publié le 16-05-2010 ,qui exhortait la diaspora à œuvrer,voire à peser de tout son poids pour que l’ordre soit rétabli aux alentours des quartiers Ntougou-Tsinga je cite : « Nous sommes l’(AJDNT) l’association des Jeunes Dynamiques de Ntougou Tsinga Yaoundé entre le palais des congrès jusqu’à la mairie de Yaoundé 2eme arrondissement. Nous dénonçons le caractère dictatorial d’abus de pouvoir que le corps de la police camerounaise fait subir à la population riveraine à chaque fois que le Président de la république sort même pour aller dans son village ou encore pire lorsqu’il rentre ou sort de l’étranger c’est un calvaire pour nous. »

Le chef de l’état aurait répondu favorablement aux doléances de populations.

Selon une de nos sources bien introduite dans les sphères hautement placées de la république, le Président Biya aurait sous l‘influence d’un des conseillers spéciaux acquis une somptueuse résidence au 6, rue du Pradier au coeur de Genève, non loin du Lac Léman, ce coin de villégiature connu pour être un paradis pour milliardaires fortunés, et un Eurocopter de type Tiger serait en cours de négociation chez EADS, question d’éviter l’engorgement de la capitale pendant les fréquents mouvements du cortège présidentiel.

La transaction aurait coûté la modique somme de 4,5 Millions € soit 2,9925 Milliards CFA. On peut se poser la question aujourd’hui de savoir d’où provient cette somme colossale quant on sait que l’état Camerounais à de la peine depuis 1990 à boucler ses fins du mois, et que bons nombres de collaborateurs du chef de l’état ont été écroués pour des sommes minables ?

Le somptueux appartement est-il la propriété de l’état Camerounais ou serait-il la propriété privée de la Famille Biya ?

Nôtre source n’a pas souhaité s’exprimer là-dessus, craignant pour sa vie, surtout que l’affaire Bibi Ngota-le confrère assassiné en prisonà- est encore au bout de toutes les lèvres et comme titrait un article d’un confrère du journal la Météo « C’est donc maintenant que commence la véritable affaire Bibi Ngota ».

Mieux vaut tard que jamais dit l’adage. Le Président Biya se décide désormais à emboîter le pas de son prédécesseur Amadou Ahidjo qui avait vers la fin des années 70 via la Société Nationale d’investissements (SNI) acquis plusieurs biens immobiliers qui abritent jusqu’à ce jour les services consulaires dans certaines capitales occidentales.

Cet acte vient trop tard ; qu’en est-il des colossales sommes investies dans la location des suites présidentielles à l’hôtel intercontinental où la famille Biya et ses proches collaborateurs ont l’habitude de séjourner aux frais du contribuable camerounais ?

Pourquoi si tard ? Décidemment le Président n’a pas le sens des affaires.

Sachant que la Suisse et la France seraient ses destinations privilégiées, pourquoi ne pas avoir investi dans le secteur hôtelier via la SNI ou Via sa ferme qui selon un de ses collaborateurs ancien Mincom rapporterait assez de devise au couple présidentiel ?

Ce qui aurait largement été à l’avantage de la trésorerie Camerounaise à quoi sert aujourd’hui acquisition de ce bien alors qu’on sait que le président souhaite ne plus rempiler en 2011 ? Quoiqu’il en soit, l’avenir nous le dira.

La boutade…

Si le présent article reste et demeure une boutade, il n’en est pas de même pour le message qu’il veut véhiculer à l’endroit du chef de l’état pour son mode de gestion de la fortune publique. Il s’adresse également aux des Corps de police qui font subir un véritable calvaire aux Yaoundéens.

Paul Biya est né en trouvant le Cameroun, il s’en ira, le laissant à la postérité.

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Ali suit le pas de Bongo en investissant dans la pierre à Paris

L'Etat gabonais vient de faire l'acquisition d'un somptueux hôtel particulier de le rue de l'Université (Paris 7e). Transaction annoncée officiellement, en vertu de l'impératif de "transparence" et de "bonne gouvernance". Cette fois, la confirmation sera venue de Libreville, par le biais d'un communiqué solennel diffusé le 19 mai 2010.

Ali Bongo, président du Gabon.

Le président Ali Bongo Ondimba, y lit-on, "vient de faire procéder en toute transparence à l'acquisition d'un bien immobilier à Paris, rue de l'Université, dans le 7e arrondissement, pour le compte de l'Etat".

Reste que la transparence a ses limites: si l'investissement, consenti "au profit de l'ambassade du Gabon", a vocation à "réduire notablement les frais d'hôtels lors des missions officielles", le Palais du Bord de Mer ne dévoile ni le coût de l'opération, ni l'adresse exacte du céleste pied-à-terre.

Comme l'indique Le Canard Enchaîné du 26 mai, la transaction, d'un montant d'environ 100 millions d'euros, porte sur un hôtel particulier détenu jusqu'alors par les Pozzo di Borgo. Pour l'heure, plusieurs membres de la lignée résident encore dans les étages, aménagés en appartements, de cette somptueuse bâtisse située précisément au n°51 de la rue de l'Université.

Quant aux salons du rez-de-chaussée, flanqués de magnifiques jardins, ils ont accueilli maintes soirées chic du Tout-Paris. Eurostar y a fêté son 15e anniversaire en novembre dernier, un mois après un défilé de la styliste anglaise Vivienne Westwood. Auparavant, le "51" fut par exemple le théâtre d'un cocktail Dom Pérignon parrainé par Karl Lagerfeld, lequel a vécu un temps dans la place.

Construit à partir de 1706 par l'architecte Pierre Cailleteau, dit Lassurance, doté d'un portail attribué à Claude-Nicolas Ledoux, l'hôtel de Longueil -rebaptisé ensuite au gré des cessions d'Angervilliers, puis de Soyecourt- sera remanié au 19e siècle par Joseph-Antoine Froelicher pour le compte des Pozzo di Borgo.

Même si Libreville a pris les devants, rappelant qu'Ali Bongo avait "fait le serment", au lendemain d'une élection controversée, de "restaurer l'image du Gabon à l'extérieur", le placement en pierre de taille n'en sera pas moins délicat à gérer sur le front de l'image.

D'autant que le défunt Omar Bongo Ondimba, père et prédécesseur d'Ali, fut comme le Congolais Denis Sassou Nguesso la cible, en 2007 et 2008, de plaintes pour "détournements de fonds publics" émanant de citoyens gabonais ou d'ONG telles que Sherpa ou Transparency International France. Démarche jugée en partie recevable en mai dernier par Françoise Desset, juge d'instruction au pôle financier, mais que le parquet de Paris s'emploie à torpiller avec une touchante opiniâtreté.

L'affaire dite des "biens mal acquis" (BMA), relative au patrimoine immobilier et mobilier accumulé par divers membres du clan Bongo, dont Ali lui-même, avait suscité côté gabonais un ressentiment patent envers les autorités françaises, soupçonnées de "lâcher" un allié ô combien loyal.

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Jacques Matanda, le dernier des Mohicans de l'Udps se proclame président ai de la fille aînée de l'opposition

Que passe-t-il au sein de l'Udps ? Tôt ce matin, malgré le décalage horaire probant, durant deux heures, Jacques Matanda Ma Mboyo, surnommé pour sa fougue "la terreur de l'opposition" lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) s'est convié à Réveil-FM. Jacques Matanda accepte d'endosser le passif et l'actif d'Etienne Tshisekedi pour assumer le destin de l'Udps. Il se dit demeurer garant de la vérité historique de ce parti et réfute avec la dernière énergie que l'Udps se transforme en un parti ethno-tribalo-clanique ! L'Udps est un parti national, il doit le demeurer " Udps ezali ya Baluba Kaka té".

Sur cette photo prise au stade Tata Raphaël, on reconnait les grands ténors de l'union sacrée, en première ligne: Faustin Birindwa, Etienne Tshisekedi, Freddy Kibasa Maliba, Nguz Karl-i-Bond, Papa Iléo Songo Amba. Au second rang: Jacques Matanda, plus loin Singa Udju et Tambwe Mwamba...A bien regarder la photo seule Jacques Matanda et son président de l'Udps, Etienne Tshisekedi sont encore dans l'opposition. Beaucoup ont quitté la barqué, certains sont morts et d'autres en mangeurs de tous râteliers sont à la mangeoire du régime des joséphistes.

Tous les Congolais qui sont morts sous les balles de la soldatesque mobutienne n'étaient pas tous des Balubas ! L'Udps doit d'abord "réconcilier" tous ses enfants et tous ses courants: Lihau (Equateur), Basasi Epole(Equateur), Frédéric Kibasa (Katanga), Birindwa (Sud-Kivu), Birangamine (Sud-Kivu), Bwankiem (Bandundu)...Matanda Ma Mboyo se dit se dit opposé et offusqué par la dérive tribalistique. "Mon père est du Bandundu et ma mère de l'Equateur -Province Orientale. Lorsqu'à la Conférence nationale souveraine (CNS), face au tripatouillage du pasteur Kalonji Mutambayi nous avions reçu à imposer Mgr Laurent Monsengo comme président du bureau et plus tard faire élire Etienne Tshisekedi comme Premier ministre ce ne sont pas les élans tribaux qui ont prévalus à l'époque mais la qualité d'hommes pour conduire le pays". Aujourd'hui, le président Etienne Tshisekedi est dans l'impossibilité d'exercer son pouvoir selon l'avis de ses médecins, il est inacceptable que son fils biologique Felix Tshisekedi croit qu'on va lui laisser manipuler le parti.

Il y a un vide à la tête du parti Udps, personne ne veut assumer cette succession, par souci de vérité historique Jacques Matanda se dit obligé d'assumer l'intérim de président face à l’absence des successeurs institutionnels du lider maximo.

Jacques Matanda avec sa légendaire signe de V: victoire !

Le représentant de l'UDPS auprès des institutions américaines et des Nations Unies, nous affirme doit revenir sur ce qu'a fait sa force contre le pouvoir de Mobutu prendre le peuple à témoin et faire parler la rue. Ceux qui espèrent sauvegarder leurs intérêts mesquins vont tout perdre.

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jeudi 27 mai 2010

Geneviève Eléore Tellier: Epoustoufflante, épatante et captive dans son récit de Léopold II au Cape à Paris

Docteur en histoire de l’art de l’Université Libre de Bruxelles et de l’Università Roma Tre de Rome. Arrivée une heure avant sa conférence, Geneviève Eléore Tellier, a tenu en haleine les confrères journalistes le mardi 25 mai 2010 à 15h au Centre d'accueil de la presse Etrangère (Cape) à Paris.

Paris, mardi 25 mai 2010, Geneviève Eléore Tellier lors de sa conférence de presse.

Vous êtes une très bonne Conteuse, lui lancera Christine Ranunkel, présidente de l'Association de la Presse Etrangère avant de donner la parole aux journalistes. En effet, Geneviève Tellier a raconté l'histoire de sa thèse: "Léopold II et le marché de l'art américain. Histoire d'une vente singulière". Son livre a failli ne jamais être publié. Pour mieux captiver son auditoire , elle avait préparé ses notes et à travers les deux écrans plasma raccordés à son ordinateur on pouvait voir les photos et les images sur les tableaux notamment celui de Van Dick vendu deux fois par Léopold II. Dans ses investigations, elle a faite sur la vente de la collection de Léopold II au printemps 1909 quelques mois avant sa mort. Geneviève a trouvé que parmi les tableaux relativement médiocres vendus par le Roi des Belges, un Van Dyck, Le Portrait de Duquesnoy, a été vendu deux fois : une fois à Paris pour le marché américain, une fois à Bruxelles pour les Musées royaux des Beaux-Arts. L’un des deux est donc un faux. Et tout indique que c’est le Bruxellois.

Geneviève Tellier a captivé son auditoire avec des mots simple mais surtout par la connaissance de son récit

Vue partielle de l'assistance lors de la conférence de presse

Car celui des Etats-Unis, on n'a plus vraiment beaucoup de traces.

Lors de la conférence si les confrères occidentaux ont posé de questions sur les tableaux, les africains et les Congolais n'ont manqué de poser des questions très politiques: "Que va faire le roi Albert II au Congo pour le 30 juin 2010 ?" "Est-ce que Louis Michel, l'ex-commissaire européen a-t-il lu ce livre et qu'en pense-t-il ?" " la Belgique est-elle disposée à demander pardon aux Congolais à cause du roi blanc, du caoutchouc rouge et de la mort noir au Congo ?" "Etes-vous menacé par qui et comment ?" "Avez-vous peur pour votre famille, notamment votre fille (car elle en parle d'elle dans son livre)... Geneviève qui n'est politique a tout suite constaté que les Congolais à Paris étaient très politisés. Pour son livre, elle souhaite qu'une expertise soit faite sur le Van Dyck qui est à Bruxelles pour vérifier s'il est faux. La Belgique va -t-elle répondre à cette requête qui peut ouvrir la boîte de pandore ?

Ce qui est sûr et certain est que les Africains ont pris le relais du combat pour la vérité de Genevieve Tellier. L'Agence Africaine de l'information-AFI s'emploie pour la mise à disposition de tous de cette conférence de presse. Déjà un travail de montage est entrain d'être faite pour la grande diffusion sur les chaines de télévisions panafricaines:voxafrica et 3A Télésud afin de permettre à la 6e région africaine qui est la diaspora mais surtout aux africains sur le continent de pouvoir suivre l'épopée de cette enquête qui n'aurait jamais pu devenir un livre n'eut été la ténacité et la pugnacité de son auteure: Geneviève Tellier.

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Myra Ndjoku: "Je n'aime pas les journalistes sauf lorsqu'ils viennent me voir à l'ambassade"

Le vendredi 21 mai 2010 une réception a été donnée à l’occasion du cinquantenaire des indépendances africaines au Pavillon Royal. Cadre somptueux, situé a quelques minutes de l'Arc de triomphe, place de l’Étoile Charles de Gaulle et de la Porte Dauphine, le Pavillon Royal est un cadre dépaysant, verdoyant, avec vue imprenable sur le grand lac du Bois de Boulogne. Ses terrasses et jardins contribuent a des moments agréables et privilégiés.

Le Pavillon Royal au Bois de Boulogne.

Myra Ndjoku, intraitable avec les journalistes.

C'est au Pavillon Royal que tous les ambassadeurs africains accrédités à Paris, les amis français de l'Afrique et toute la Gotha politique africaine, les journalistes et les intellectuels se sont retrouver pour le cinquantenaire des indépendances africaines. Henry Lopes , le doyen des ambassadeurs, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la Politique de la Ville, Pierre Schapira, adjoint de la ville de Paris chargé des relations internationales, de la francophonie, et des affaires européennes, Calixte Beyala, écrivaine, Hervé Bourges, ex-président de France Télévisions et du Conseil supérieur de l'audiovisuel...

Henry Lopes , doyen des ambassadeurs africains à Paris lors de son allocution. Sur le podium, deux secrétaires d'Etat: M.Alain Joyandet et Mme Fadela Amara.

L'ambiance est très bonne, chaque pays d'Afrique a préparé les mets de sa nation, les invités se sont vraiment régalés de cette diversité de plats variés africains, avec une bonne musique de la rumba congolaise avec le groupe Kekele. Au stand de la République Démocratique du Congo, Maman Pathy et Mère Santa ont préparé les makayabu, les bitekuteku...Je croise l'ambassadeur du Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao qui a l'amabilité de me présenter son épouse. En effet, Luc Adolphe Tiao a été Conseil Supérieur de la Communication (CSC) dans pays avant de devenir ambassadeur à Paris. A plusieurs reprises, nous nous sommes rencontré à Ouagadougou. Tout le monde se parle, se congratule. La caméra de Roger Bongos tourne et le couac se produit lorsqu'il croise Myra Ndjoku, l'ambassadeur de la République Démocratique du Congo. Roger Bongos se présente poliment et n'a même pas le temps de poser sa première question que deux sbires de Myra tentent de s'approcher, ce dernier est le seul ambassadeur dans ce lieu hautement sécurité de se promener avec ses barbouzes. La réaction de Bongos est normale et simple, il a demandé aux gorilles aux crânes rasés de ne surtout pas oser s'approcher. Myra Ndjoku de renchérir "Mr. Bongos vous êtes patriote. Venez à l'ambassade nous allons bien parler pas ici au Pavillon Royal" ! Et Roger Bongos de rétorquer: "Mr. l'ambassadeur , je ne suis pas patriote. Je fais mon métier de journaliste partout où je me retrouve. Je n'ai pas besoin de venir dans votre citadelle pour me retrouver dans une grosse malle diplomatique pour Kinshasa. Le débat est clos.

Je retrouve l'ambassadeur Lee de Taiwan, nous parlons en rigolant de l'article poisson d'avril sur les Pandas au zoo de Taipeï. Le Zoo de Taipei a moyennement apprécié d’être la cible du poisson d’avril du quotidien en anglais Taipei Times qui, dans son numéro de mercredi 3 avril 2010, assurait que les deux pandas offerts par la Chine étaient en réalité des « ours bruns de Wenzhou » dont on avait teint la fourrure. L’article citait une vétérinaire fictive qui expliquait avoir compris la fraude en voyant les deux animaux se livrer fréquemment à des ébats amoureux, alors que, disait l’experte, les pandas sont connus pour leur manque d’entrain sexuel… Furieux d’être inondés de coups de téléphone de visiteurs demandant confirmation de la nouvelle, les responsables du zoo ont demandé des excuses au journal, qui a refusé d’en formuler.

Excellence Aimé Pierre KIPRE: "Le président Laurent Gbagbo ne viendra pas à Nice!" C'est le professeur Aimé Pierre KIPRE, ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris qui nous confirme la non participation du président Laurent Gbagbo au sommet Afrique-France à Nice. Le président ivoirien y sera représenté par la troisième personnalité de l'Etat.

Hervé Bourges, toujours bienveillant avec les journalistes. Il est entrain d'écrire un livre Abdiou Diouf, le secrétaire général de la francophonie.

D'après certaines sources, Mme Elizabeth Paula Napeyok Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de l'Ouganda (au centre) quitte son poste de Paris pour Washington.

Pierre Andé Wiltzer, Président de l'Agnce Française du Développement (AFD) et ancien ministre de la Coopération, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération et francophonie et Henry Lopès, doyen des ambassadeurs africains.

Mère et Mama Pathy deux restauratrices parisiennes au stand de la RDC.

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mercredi 26 mai 2010

Etats-Unis: Les nativistes en veulent à Barack Obama !

Les adeptes de la théorie du complot qui adhèrent à la fausse rumeur voulant que le président Obama ne soit pas né sur le sol américain scandalisent les démocrates et embarrassent les républicains. Mais, pour les fonctionnaires de Hawaii qui travaillent dans le long bâtiment situé en face du Capitole, ils représentent autre chose : une complication et une perte de temps.

Acte de naissance de Barack Hussein Obama, est né à Honolulu le 4 août 1961 à 7 h 24 du matin

Connus sous le nom de birthers (nativistes), ces gens ont tellement submergé le ministère de la Santé de Hawaii de demandes de renseignements sur la naissance du président que la républicaine Linda Lingle, gouverneure de l’Etat, vient d’approuver une loi autorisant les fonctionnaires à ignorer les demandes provenant de personnes ayant déjà obtenu une réponse dans le courant de l’année dernière.

Cette mesure est la bienvenue pour les employés du ministère de la Santé, qui, rien qu’au mois de mars de cette année, ont reçu tellement de courriels à ce sujet que les copies papier de ces messages forment une pile de plus de 30 centimètres. Tous ces courriels demandaient une réponse et beaucoup une consultation avec un juriste de l’Etat.

“C’est vraiment devenu un fardeau”, explique Janice Okubo, une porte-parole du ministère, selon laquelle le traitement de ces centaines de demandes prend un temps considérable, alors que le ministère doit faire face à une vague de grippe H1N1 et que beaucoup de ces courriels proviennent des mêmes personnes.

Aux termes de la loi de Hawaii, les actes de naissance ne peuvent être délivrés qu’aux personnes ayant un “lien direct et tangible” avec eux, qu’il s’agisse de l’intéressé, de certains de ses parents ou d’administrateurs de succession. Aussi, quand des questions ont commencé à circuler sur la naissance de M. Obama, lors de l’élection présidentielle de 2008, son équipe de campagne a diffusé une copie de son acte de naissance sur son site Internet. Cet acte certifie que Barack Hussein Obama est né à Honolulu le 4 août 1961 à 7 h 24 du matin.

Cependant, devant l’afflux persistant de questions, Chiyome Fukino, la ministre de la Santé de Hawaii, a déclaré qu’elle avait eu le document original en mains et qu’il attestait que M. Obama était “né à Hawaii et américain de naissance”. Son intervention étant restée sans effet, le ministère de la Santé a créé une page Web intitulée “Questions fréquentes sur les actes d’état civil du président Barack Hussein Obama”, mais cela n’a pas suffi à convaincre les sceptiques.

Certains courriels étaient vulgaires, d’autres agressifs. Des employés du ministère de la Santé se sont vus eux-mêmes pris à partie dans des blogs. “Votre nom restera synonyme de celui de Benedict Arnold [général américain de la guerre d’Indépendance connu pour avoir trahi les Etats-Unis]”, disait l’un d’eux, signé “Un Américain de naissance”.

Le sénateur de Hawaii, Will Espero, un démocrate qui a dans son bureau une photo de M. Obama et du vice-président Joe Biden posant devant le drapeau de l’Etat, s’est dit consterné par cette controverse autour de la naissance du président. Il a rappelé qu’en 1961, des journaux de Honolulu avaient publié, parmi leurs faire-part de naissance, celui de M. Obama. “A moins d’un grand complot remontant à quarante et quelques années et dans lequel seraient impliqués les journaux et les hôpitaux, je ne pense pas qu’il y ait de doutes à ce sujet”, a-t-il déclaré.

M. Espero a commencé par présenter un projet de loi visant à autoriser l’Etat à délivrer des copies d’actes de naissance, mais il s’est heurté à des intérêts privés. Quand le ministère de la Santé lui a demandé son aide, il a présenté un autre projet autorisant ce dernier à ignorer les demandes ayant déjà reçu une réponse l’année précédente. Cependant, cette nouvelle version ayant été contestée au motif qu’elle permettrait aux autorités d’ignorer des demandes légitimes, le projet définitif a été amendé en vue de dissiper ces craintes.

“Malheureusement, je ne pense pas que ce projet mettra fin à la polémique, a précisé M. Espero. Mais, compte tenu des heures que notre ministère de la Santé et son personnel consacrent à ce problème, j’espère qu’il les soulagera et leur permettra de travailler sur d’autres questions que celle qui obsède les birthers.”

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Corées: Pyongyang hausse le ton !

La Corée du Nord a menacé de frappes ponctuelles les hauts parleurs installés par les militaires sud-coréens en vue de faire de la propagande dans la partie centrale de la zone démilitarisée.

Pyongyang prêt à déclencher la mère de toutes les batailles contre Séoul.

"Nous exigeons le démantèlement immédiat des moyens de pression psychologique installés sur le bâtiment du 330e poste de garde et de punir les responsables. En cas de refus et si de nouveaux moyens de pression psychologique sont mis en place, nous exécuterons des frappes ponctuelles pour les détruire", lit-on dans un communiqué publié par le commandement des troupes nord-coréennes déployés le long de la partie centrale de la zone démilitarisée.

Il y a six ans, les militaires des deux Etats coréens ont décidé d'arrêter de se servir de moyens de propagande dans la zone démilitarisée qui sépare le Sud du Nord. Toutefois, après l'incident du Cheonan, Seoul est revenu sur sa décision, en reprenant la pratique de pression psychologique exercée sur les soldats nord-coréens se trouvant dans la zone tampon.

Le Cheonan a sombré le 26 mars 2010 en mer Jaune, 46 marins ont péri noyés, 58 ont survécu. Selon les enquêteurs internationaux, l'explosion qui s'est produite sur la corvette a été provoquée par une torpille. La Corée du Nord dément toutes les accusations et menace de porter un coup sérieux en cas de tentative d'agression de la part de Séoul.

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mercredi 19 mai 2010

Jocelyne Lissouba à Oyo

Comme nous l'avons annoncé dans notre précédente édition que Madame Jocelyne Lissouba, l'épouse de l'ex-président Pascal Lissouba a bel et bien quitté Paris avec sa famille pour le Congo-Brazzaville. Comme nous le prouve cette vidéo, elle a été reçu à Oyo (Nord du Congo) par le président Dénis Sassou Nguesso. Elle s’est entretenu le dimanche 16 mai 2010, à Oyo, dans la Cuvette, avec le président Denis Sassou N’Guesso, en séjour dans cette localité depuis quelques jours. Cette visite de Jocelyne Lissouba est la toute première qu’elle effectue au Congo depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997 qui avait chassé son mari du pouvoir. Il faut rappeler que l’épouse de l’ancien président et la première dame du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso, s’étaient rencontrées longuement il y a quelques mois en France. Elles avaient, à cette occasion, abordé les questions de réconciliation, l’une comme l’autre étant consciente du rôle qui leur incombait pour nouer le dialogue entre leurs deux époux ainsi qu’à l’intérieur du Congo. Antoinette Sassou N’Guesso indiquait : «le temps de la division et de la haine est passé».

Dans certains milieux à Paris, on parle d'une affaire de gros sous que Jocelyce Lissouba est allé percevoir auprès de Sassou, car comment comprendre que l'ex-président Pascal Lissouba ne soit pas du voyage ? L'histoire nous dira sa vérité dans les jours, semaines, mois voire des années qui viennent.

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mardi 18 mai 2010

En séjour à Muanda, Joseph Kabila a-t-il donné l'ordre a ses Tontons Makouts de l'ANR de libérer le régisseur de la Radio communautaire de Muanda (RCM) ?

Dans un pays dit démocratique, la liberté est la règle et la détention l'exception. La présomption d'innocence est pour tous les citoyens non une faveur pour les oligarques.Les joséphistes ont inondés la boîte e-mail de la rédaction de Réveil-FM avec une info qui peut faire plier en deux de rire ou faire mourir un cadavre, tout congolais qui connait le fonctionnement d'un président de la République de n'importe quel pays et continent, qui refuse de limiter sa haute fonction à inaugurer les chrysanthèmes.

La RCM à Muanda. Photo-Archives

" En visite de travail dans la province du Bas Congo, Joseph Kabila a procédé vendredi (14 mai 2010), dans la ville côtière de Muanda, au lancement des travaux d’asphaltage de l’avenue du Commerce, sur le tronçon Muanda-Base militaire de Kitona, longue de 12 Km." Pour 12 km de route a-t-on vraiment besoin de la présence d'un chef de l'Etat ? N'y a-t-il pas d'autres urgences au Congo qui exige sa présence ? Les habitants de Muanda dans le Bas -Congo, comme tous les Congolais en République Démocratique du Congo, au delà des routes, ont surtout besoin de vivre en paix et en sécurité. La richesse d'un pays, c'est d'abord sa population.

Tenez:

Le 5 mai 2010, les étudiants de l'Institut Supérieur de Navigation et Pêche de Moanda (ISNP), sont descendus, mercredi 5 mai 2010, dans les rues de Moanda pour manifester leur colère. La cause de cette marche de protestation et colère: Etienne Maluka, plus connu sous le nom de "Mike Elima", étudiant et par ailleurs régisseur d'antenne à la RCM (Radio Communautaire de Moanda) a été arrêté, lundi 3 mai 2010, par des tontons Macouts de l'ANR, pour avoir diffusé la chanson dénommée "Cabinda 25" du groupe musical Kizomba de la province angolaise de Cabinda.

Selon les tortionnaires de l'ANR, cette chanson en portugais contient des offenses au chef de l'État angolais M. José Eduardo Dos Santos. Le technicien a été détenu pendant deux jours au cachot de l'ANR communément appelé "cachot du territoire", avant d'être transféré, par avion, le mercredi 5 mai 2010 à 13h00, à Matadi où il serait toujours détenu.

D'après Ousmane Kaludji, directeur de programme a.i. et chargé de marketing de la Radio, "Maluka ignorait le sens des paroles contenues dans cette chanson (en portugais) et était plus intéressé par son rythme". Si le consul de l'Angola à Moanda s'est plaint auprès des autorités congolaises locales de la diffusion de cette chanson polémiste, fallait-il obligatoirement et immédiatement que les tontons Macouts de Joseph, interpelle, arrête et emprisonne "Mike Elima" ? N'est-ce pas prouver à la face du monde que la République Démocratique du Congo est inféodée par l'Angola à l'ouest ? L'Angola a-t-il droit de décider sur le sort des congolais dans leur propre pays ? N'est-ce pas très grave comme agissement et soumission ? Le régime congolais est fantoche assujetti aux pouvoirs de pays voisins et limitrophes. Arrêter et emprisonner un régisseur d'une radio qui n'est pas un criminel mais qui a simplement joué une chanson qui ne plait pas au pouvoir d'un pays voisin, n'est-ce pas là une atteinte flagrante de la liberté même d'expression ,

Lors de sa visite à Muanda, pour donner le coup de piocher de 12km de route, Joseph Kabila a-t-il au moins eu l'outrecuidance de donner l'ordre à ses tontons Macouts qui excellent dans les arrestations arbitraires et intempestives, de libérer le régisseur de la Radio communautaire de Muanda ? Malgré le recoupement de plusieurs sources, nous n'avons pas la confirmation que le confrère de la RCM jouit de sa liberté.

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dimanche 16 mai 2010

Les Lissoubistes sont outrés et crient à la trahison: Jocelyne Lissouba, épouse de l'ancien chef de l'Etat Pascal Lissouba est arrivée à Brazzaville !

Mme Jocelyne Lissouba, épouse de l’ancien Chef de l’Etat Pascal Lissouba, est arrivée à Brazzaville le vendredi 14 mai 2010. Elle sera reçue par Denis Sassou N’Guesso qui séjourne actuellement à Oyo (Nord du Congo-Brazzaville)

Pascal Lissouba, l'ex-président "constitutionnel" du Congo-Brazzaville.

Selon une source proche de la famille Lissouba qui avait requis l'anonymat,- lors de la diffusion de cette information-par l'Agence Africaine d'information-AFI dont nous avons la responsabilité de la Direction de la rédaction, la famille de l'ex-président du Congo -Brazzaville voyageait le 14 mai 2010 pour Brazzaville par le vol AIR France AF896. Le Départ de Paris Charles-de-Gaulles était prévu au Terminal 2C . Arrivée à Brazzaville à 17H25

arrivée à Brazzaville, la délégation de la famille Lissouba est composée de :

* Jocelyne Lissouba épouse du président Pascal Lissouba

* Jéremie Lissouba (Enfant qui avait giflé son père Pascal Lissouba à Londres en lui disant ‘ Ce n'est pas toi mon père' )

* Nicolas Lissouba (Fils du président Lissouba)

* Pascal Leyinda (Membre de la famille)

* Laurentine Bakienga (Nièce de Pascal Lissouba)

* Gaby Lissouba (enfant de Boungoulou grand frère de Pascal Lissouba)

L'ex-président congolais, Pascal Lissouba n'est pas du voyage, il a été laissé en pension pendant l'absence de son épouse et de ses enfants auprès d'un certain Monsieur Lethon beau-frère de Madame Lissouba qui a la délicate mission de s'en occuper.

Pascal Leyinda qui fait partie du voyage a été aperçu le mercredi 12 mai 2010 à l'Ambassade du Congo pour faire les visas de Madame et des enfants Lissouba.

Laurentine Bakienga ayant un statut de refugié politique ne sera pas dans le vol Air France.

Il était prévu à l'origine que Madame Lissouba et sa suite soit reçue à l'aéroport de Maya Maya par l'ancien ministre Pierre Michel Nguimbi également ancien ambassadeur du Congo en France sous la présidence de Pascal Lissouba.

Il semble que le programme ait changé. Un avion a transporté le vendredi 14 mai 2010 dans la soirée Madame Lissouba et sa suite de l'aéroport Maya Maya à l'aéroport d'Ollombo, puis elle se rendra en voiture à Oyo pour rencontrer le président Denis Sassou Nguesso.

La communauté congolaise de Paris est en ébullition. Ceux qui appellent Pascal Lissouba " Président constitutionnel" sont contre le déplacement de son épouse et famille à Brazzaville. D'autres sont mitigés et s'interrogent.

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L'abbé congolais Mick Ngundu à Bretteville-sur-Laize en Basse Normandie

Curé de la paroisse de Saint-Germain-en-Plaine, l'abbé Mauger est épaulé depuis quelques semaines par un deuxième prêtre l'abbé Mick Ngundu, originaire de la République Démocratique du Congo.

Le curé Bernard Mauger et l'abbé Mick Ngundu. Photo Ouest-France

« Cette arrivée me permet de prendre en charge également la paroisse Saint-Barbe-du-Laizon (Potigny) qui n'avait plus de curé », précise l'abbé Mauger.

L'abbé Mick officie, lui, uniquement à Saint-Germain-en-Plaine dans un premier temps.

Âgé de 51 ans, il fêtera les 25 ans de son ordination, l'année prochaine. Après avoir oeuvré et été responsable de la formation dans une paroisse au Congo, il est parti pendant quatre ans au Canada.

« Je suis resté cinq ans à Otawa et me suis spécialisé en droit canonique et sciences du développement. »

De retour dans son pays natal la République Démocratique du Congo, il a enseigné à l'université catholique du Congo, à Kinshasa, et au séminaire des Oblats, communauté missionnaire fondée par l'ancien archevêque de Marseille au XIX e siècle.

Direction ensuite le Cameroun pendant quatre ans puis de nouveau le Congo. « J'ai été envoyé à Kikwit comme aumônier de la prison. » Après l'Afrique, place aujourd'hui à la Basse-Normandie.

« Je suis satisfait d'être à Bretteville-sur-Laize », souligne-t-il. Il prend actuellement ses marques et fait connaissance avec la population. « Il s'agit d'un travail en équipe, précise Bernard Mauger. Après sa période d'adaptation, l'abbé Mick prendra certaines tâches en responsabilité. »

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Sénégal : adoption de la parité absolue Homme-Femme

Le siège de l’Assemblée Nationale à Dakar

L’adoption, vendredi 14 mai 2010, d’une loi instituant la parité absolue homme-femme dans les assemblées totalement ou partiellement électives au Sénégal va ouvrir la voie à un égal accès des femmes dans le processus de prise de décisions.

La nouvelle loi, qui a été adoptée par le Sénat, réjouit déjà les femmes sénégalaises, de toutes obédiences confondues, qui la perçoivent comme l’aboutissement d’un long processus de lutte pour l’égal accès à l’exercice du pouvoir, "à l’approfondissement de la démocratie".

Les femmes sénégalaises avaient d’ailleurs rallié l’Assemblée nationale pour encourager le vote de cette loi qui précise que " les listes de candidature sont alternativement composées de personnes des deux sexe". Aussi, lorsque "le nombre de membres est impair, la parité s’applique au nombre pair immédiatement inférieur".

Depuis, l’adoption de ce projet de loi par le gouvernement, les mouvements ou associations de femmes, de toutes obédiences, multiplient les activités pour l’accompagner.

La dernière activité en date est la journée de partage et d’ information sur le projet de loi sur la parité, en début mai, sous l’égide du Collectif des femmes députés du Sénégal.

"Il est temps de restituer de manière effective à la femme, la place qui lui revient de droit dans l’organisation et le fonctionnement du système sénégalais", avait déclaré, la représentante du collectif, Fatou Youssouf Aïdara.

Au Sénégal, les femmes occupent une place marginale dans le processus de prise de décisions. "Les femmes représentent 52% de la population totale. Et seulement 23% sont représentées à l’ Assemblée nationale, environ 10% dans le gouvernement, 12,97% dans les Conseils régionaux, 20,03% dans les Conseils municipaux et 27% dans les collectivités rurales", fait remarquer le président de l’ Assemblée nationale, Mamadou Seck.

Pourtant, l’environnement juridique est favorable à l’ application de la parité au Sénégal, pays qui souscrit à des engagements internationaux en matière de promotion et de protection des droits de la personne. Il s’agit de "la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 décembre 1979", indique la juriste, Fatou Kiné Camara enseignante à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Il s’y ajoute, poursuit-elle, que le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme (article 9), mais aussi la Constitution Sénégalaise du 22 janvier 2001 dispose en son article 7 : "les hommes et les femmes sont égaux en droit".

L’instauration de la parité dans les instances décisionnelles électives trouve, selon la sociologue, directrice du Laboratoire Genre à l’UCAD, Fatou Sarr Sow, sa source d’inspiration dans nos traditions culturelles qui conféraient à la femme des rôles institutionnels garantissant sa participation à l’exercice du pouvoir.

C’est pourquoi, note la sociologue, "en prenant une telle décision, le président de la République permet à son pays de renouer avec les valeurs et principes de démocratie inclusive, comme ce fut le cas au Waalo (région nord du Sénégal) avant la conquête coloniale".

Des avancées considérables ont été notées depuis 2000, au Sénégal, dans l’accès des femmes aux instances de décision avec la nomination en 2001, d’une femme au poste de Premier ministre, Mame Madior Boye (pour la première fois depuis l’indépendance du pays). Mais aussi l’accès, des femmes depuis 2006, aux corps militarisés de l’armée et de la gendarmerie.

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samedi 15 mai 2010

Jean Lucien Busa aboie, Adolphe Muzito aux abois !

Les journaux coupagistes-josephistes et ampiens Kinois malgré les billets verts, leurs titres dithyrambiques et pompeux n'auront pas réussi à sauver la tête d'Adolphe Muzito à la primature. La côterie tribalo-etnico-provinciale n'aura pas tenue longtemps, comme un fruit très mûr, Muzito est entrain de tomber ! Et il va tomber !

Adophe Muzito, premier Ministre et Jean Lucien Bussa, Député MLC-opposition

Voici la motion de censure contre le gouvernement Muzito II, initiée par le Député jean Lucien Busa soutenue par l'opposition déposée hier vendredi 14 mai 2010 au bureau de l'Assemblée nationale.

Honorable Président,

Distingués Membres du Bureau,

Honorables Députés et très chers Collègues,

Conformément aux dispositions des articles 146, alinéa 2 de la Constitution et 196 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, nous formulons la présente motion de censure contre le Gouvernement.

Cette mise en cause de la responsabilité du Gouvernement est avant tout fondée sur l’absence de volonté, désormais avérée du Premier ministre, Chef du Gouvernement, à exercer la plénitude des prérogatives dévolues par la Constitution à cette éminente fonction, au profit d’une structure informelle communément appelée « Gouvernement parallèle ». Ce qui entraine ipso facto, la violation de notre Constitution, de manière permanente.

Cette initiative est également justifiée par l’incapacité notoire du Premier ministre à mettre en œuvre une politique générale conforme aux engagements qu’il avait pris devant cette illustre Assemblée en octobre 2008, de rencontrer les aspirations de nos populations. Point n’est besoin de rappeler que c’est sur la base de ces engagements que son Gouvernement avait été investi.

Honorable Président,

Distingués Membres du Bureau,

Honorables Députés et très chers Collègues,

Nous considérons, par conséquent, que le Premier ministre a trahi la confiance que lui avait accordée la Représentation Nationale. C’est pourquoi nous demandons à cette auguste Assemblée, de bien vouloir en prendre acte et de censurer son Gouvernement.

Honorable Président,

Permettez-nous d’étayer notre propos par trois exemples saillants des objectifs du Programme du Gouvernement qui n’ont pas été atteints :

Tenez :

Le Premier ministre et son Gouvernement avaient promis de ramener la paix et la sécurité, ainsi que de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

A ce jour, cet objectif n’a pas été atteint. En effet, malgré les accords signés avec les Gouvernements de l’Ouganda et du Rwanda, et les opérations militaires conjointes de notre armée appuyée par la MONUC, avec les armées de l’Ouganda et du Rwanda, la paix n’est pas revenue dans l’Est du pays. Comme chacun peut le vérifier, tant dans la Province Orientale (Haut-Uélé, Bas-Uélé ou en Ituri) que dans le Nord et Sud-Kivu, des tueries des populations civiles et des viols ou encore des affrontements entre groupes armés se poursuivent, provoquant encore et toujours des déplacements de populations par milliers.

Pendant ce temps, l’exploitation illégale de nos ressources par les pays voisins se poursuit sans désemparer.

L’insécurité a même atteint la Province de l’Equateur. En effet, au-delà des évènements malheureux et de l’humiliation subie par l’Etat le dimanche de Pâques à Mbandaka, il faut noter que plus de 140.000 de nos compatriotes sont toujours réfugiés au Congo Brazzaville.

Le Premier ministre et son Gouvernement avaient également préconisé la bonne gouvernance, pour assurer à notre pays une croissance forte génératrice d’emplois.

Cet objectif est également un échec. En effet, en lieu et place de la bonne gouvernance, nous assistons plutôt à une politique du Gouvernement caractérisée par la mauvaise gestion des Finances publiques, la dilapidation des deniers de l’Etat et la corruption généralisée.

Cette mauvaise gouvernance a conduit à l’aggravation de la misère de nos populations qui vivent aujourd’hui dans des conditions inhumaines. La majorité des habitants de notre pays n’a accès ni à l’eau potable, ni à l’électricité, ni aux soins médicaux, ni à une alimentation suffisante, ni à l’éducation et ni, encore moins, à l’emploi. Et cette énumération est loin d’être exhaustive.

Le Premier ministre et son Gouvernement s’étaient engagés à finaliser la décentralisation telle que stipulée dans la constitution.

Cette promesse n’a pas non plus été tenue. En effet, aucune disposition constitutionnelle en matière de la décentralisation n’est respectée par le Gouvernement. Non seulement les provinces ne jouissent pas effectivement des 40% des recettes à caractère national leur allouées par la constitution (article 175, alinéa 2) mais, de plus, la mise en place des nouvelles provinces (article 226, alinéa 1), a pris un retard tel, qu’à partir de ce mois de mai 2010, le pays entre dans une impasse constitutionnelle. Les élus de l’Ituri ont donné le ton. Serions-nous à la veille d’une «rébellion» des Districts ? La responsabilité du Gouvernement dans cet imbroglio juridico-politique n’a d’égale que la désinvolture avec laquelle il considère ce sujet.

Honorable Président,

Distingués Membres du Bureau,

Honorables Députés et très chers Collègues,

Compte tenu de cette situation calamiteuse dans laquelle le Premier ministre et son Gouvernement ont plongé le pays, nous pouvons, ici et maintenant, mettre fin à cet état d’insécurité et de misère et redonner la dignité à notre peuple qui a droit à la paix, au travail, à une juste rémunération et à des conditions de vie décentes.

Par conséquent, nous, signataires de la présente motion de censure, vous invitons à prendre ensemble nos responsabilités et à voter massivement en faveur de cette censure contre le Premier ministre et son Gouvernement.

Honorable Président, nous avons dit et vous remercions.

Fait à Kinshasa, le jeudi 13 mai 2010

Les honorables Députés signataires

Pour les signataires

Gilbert Kiakwama, Pdt. du Groupe CD

Roger Lumbala, Pdt. du Groupe ODR

François Muamba T, Pdt. du Groupe MLC

Les noms et signataires 1. FRANCOIS MUAMBA TSHISHIMBI

2. Gilbert KIAKWAMA

3. Roger LUMBALA

4. Clement KANKU BUKASA

5. Gustave ALENGE NADONYE

6. Marcel TSHIBUYI MIKAMBE

7. Denis KASHOBA

8. INGELE IFOTO

9. Etienne KISUNKA

10. BOTOKO IMEKA

11. SENEMONA MOINGA

12. Nicolas AKPANZA MOBULI

13. Eugène LOMATA ETITINGI

14. BANGALYBA BALY

15. Eugène KABONGO NGOY

16. Remy MUSUNGAYI

17. Henri BALIMPOLE 18. Pascal LIPEMBA

19. BOBE YABOY

20. AMBUKU GOTY WATSAKOKE

21. NGOYI MUKANKU

22. KIMEME

23. KANYI – NZIA

24. BOSOMI MOKPAMI

25. José ENGBANDA MANANGA

26. MUNONGO BAN’GHY

27. KEMBUKUSWA NE NLAZA

28. MEDARD MULANGALA LUAKABWANGA

29. BOONGO NKOY

30. MOLISO NENADO

31. Ellysée DIMANDJA A. FEZA

32. Helène NDOMBE SITA

33. Pierre MALOKA

34. NGENDENZA EZUNGA

35. Pitchou BOLENGE

36. KATALAY M.B.

37. Faustin KAMBALA ILUNGA

38. KUNDA K.

39. TUTU TEDEZA

40. VUNDUAWE TE PEMAKO

41. Jean-claude KAYEMBE

42. Denis KAMBAYI

43. BAKAMBE SHESHA

44. Pierre PAY – PAY

45. MASUKA–SAINI Fifi

46. Crispin GBUNDU MALENGO

47. NTUMBA TORRO

48. Jean-Lucien BUSSA TONGBA

49. Dominique KABENGELE 50. Fidèle BABALA

51. Albert M’PETI BIYOMBO

52. Marcel TSHIBUYI MITAMBE

53. Cyrille MBUEMBUE KASEU

54. NEMOYATO BAGEBOTE J.P

55. BIDIU NKEBI LAJOS

56. MUDIZO MUSENGO Didier

57. LEBUGHE IZALEY Jean Pierre

58. BUDRI NGADUMA

59. BULE GBANGOLO BASABE MOHAMED

60. WANDO WANDATA

61. BIE BONYENYE Micheline

62. LUHAKA Thomas

63. Alex KANDE

64. MUTIRI WA BASHARA Elvis

65. Delly SESANGA HIPUNGU

66. AGADI BUKANI-B

67. Patrick MAYOMBE MUMBYOKO

68. Emery OKUNDJI NDJOVU

69. Laurent NDAYE NKONDO

70. Martin MUKONKOLE

71. Henriette WAMU ATAMINIA

72. VUEMBA Jean claude

73. MUANDA NSEMI

74. EGWAKE YA NGEMBE Omer

75. ETULA LIBANGE

76. Jean BaudoinMOKOHA MONGA

77. Etienne KATOLU MUMMA MALU

78. Constant N’DOM NDA OMBEL

79. Alexis KADIMA LUBEMBA

80. DEGBALASE KANDA

81. Jacques SIMA KRULIKIEMUN

82. Adam BOMBOLE

83. Michel KUMALUTA

84. Jean Pierre TSHIMANGA

85. Angélique MILEMBA

86. RHOGO GIMALE

87. DJEMA NGOY

88. POND KAYAMB

89. Alain MBAYA KAKASU

90. Edouard KASONGO

91. IDAMBITUO BAKAATO

92. GBANDAZWA MASIBANDO

93. Jean Pierre LISANGA BONGANGA

94. ILUNGA KAMBALA MUSASA R.

95. Valentin BOPE BOPE SHAMBA

96. Albert FABRICE PUELA

97. Gustave OMBA BINDIMONO

98. BEYA MUBIAYI

99. Jacques ASUMANI

100. Léon KISOLOKELE

101. Robert N’ZIKIANDA

102. Ruffin M’PAKA

103. Valentin BOPE

104. MAZEMBELE

105. Enock KAKULE

106. ANNI DIANZENZA

107. ATANDELE SOGE

108. BOKOLO NYASUA

109. LOMANGA LONGENGA

110. DIKUYI MUBOYAYI

111. André MBATA

112. KASWARA TAHIGWOMU PELE

113. MULAMBA

114. Jérôme KAMATE

115. Bertin BANGANYIGABO

116. DHETCHUVI MATCHU

117. Fidel TINGOMBAY MONDONGA

118. Marie-Louise EKPOLI LENTI

119. Emmanuel KUTONDA

120. Jacques LUNGUANA MATUMONA

121. Joseph NGOMA DI NZAU MATONA

122. Norbert EHOLO EONI

123. Flory DUMBI MBADU

124. BALEMBO BALOMA

125. Benjamin MUAMBA MULUNDA

126. Jean-pierre KPAWILI WEDOGULUNE

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Les Congolais de Belgique manifestent contre la visite d'Albert II, roi des Belges au Congo

Le vendredi 14 mai 2010 à Bruxelles, les Congolais ont manifestés pour dire « non » à la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance du Congo et au voyage d'Albert II, roi des belges au Congo considéré par beaucoup des Congolais comme un tourisme rien de plus. La visite du roi des Belges n'aura pour seul conséquent la caution à un régime des prédateurs, picsous, corrompus, arrivistes et parvenus dont l'incapacité à sortir le Congo dans le marasme est évidente. Quant à l'enrichissement illicite des animateurs politiques, il contraste avec la paupérisation généralisée.

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Dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement Muzito II

L'opposition en République Démocratique du Congo a déposé vendredi 14 mai 2010, avec le soutien de quelques députés de la majorité, une motion de censure contre le gouvernement Muzito II, accusé "d'immobilisme patent", a-t-on appris auprès du principal parti d'opposition.

Adolphe Muzito, Premier ministre censurée....

La motion, initiée par le député Jean-Lucien Busa, du Mouvement de Libération du Congo (MLC, le parti dirigé par le sénateur d'opposition Jean-Pierre Bemba malgré son emprisonnement aux Pays-Bas), a recueilli les 126 signatures - soit plus d'un quart des 500 députés - exigées pour être déclarée recevable. Elle a été déposé au cabinet du président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab.

Le gouvernement du Premier ministre Adolphe Muzito, en poste depuis octobre 2008, a un "bilan négatif et fait preuve d'un immobilisme patent, sur les questions de sécurité, au niveau politique et social.

Il doit être sanctionné", a déclaré Jean-Lucien Busa, député du Mouvement de libération du Congo (MLC), le principal parti de l'opposition.

Celle-ci a réuni 126 signatures, soit une de plus que nécessaire. "Nous avons fait le plein de l'opposition (90 députés) et il a eu quelques voix de membres de la majorité", a précisé M. Busa, initiateur de la motion de censure.

"Le gouvernement avait annoncé qu'il mettrait fin aux poches d'insécurité à travers le pays, alors qu'elles se sont multipliées. Sur le plan politique les élections locales n'ont pas été organisées, la mise en place des nouvelles provinces (26 contre 11 actuellement) a pris du retard et cela crée des remous. Au niveau social, la situation du citoyen ordinaire s'est détériorée d'avantage", a argumenté le député.

La motion de censure devrait être soumise à l'Assemblée la semaine prochaine, selon M. Busa. Pour être adoptée, et entraîner ainsi la chute du gouvernement, elle doit recueillir 251 voix.

L'est de la République démocratique du Congo (RDC) est une région toujours instable en raison de la présence de plusieurs groupes armés qui y sévissent depuis plus d'une décennie, et le nord-ouest du pays a été secoué depuis fin octobre 2009 par un mouvement d'insurgés né d'un conflit communautaire.

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vendredi 14 mai 2010

La CPCCAF fait peau neuve!

La CPCCAF fait peau neuve! Elle adopte une nouvelle identité visuelle et met en ligne son nouveau site internet. www.cpccaf.org.

Les membres de la CPCCAF avait souhaité en fin d'année 2009 que la CPCCAF s'adapte à la nouvelle donne mondiale en modernisant son image et ses outils de communication.

Une nouvelle identité visuelle

Un nouveau logo, profondément modernisé et restylisé, symbolise la volonté de renouvellement de l'institution, plus ouverte sur le monde, notamment dans ses relations avec ses partenaires qui sont désormais autant européens et internationaux que français.

Les couleurs de la Francophonie témoignent également de cette volonté d'ouverture en mettant l'accent sur l'espace francophone dont nos membres sont tous issus. L'Association prend ainsi acte de l'adhésion récente de nouveaux acteurs de la francophonie, que ce soit en Afrique ou dans l'Hémisphère nord francophone, avec l'intégration du Maghreb, de la Belgique et tout récemment du Québec.

Enfin, cette référence à la francophonie marque clairement la volonté de la CPCCAF de s'investir en faveur de la création d'un espace économique francophone pour favoriser le développement des échanges au sein d'un marché de 300 millions d'acteurs.

Le nouveau site

Cette nouvelle politique devait se doter d'un site internet à la hauteur des ambitions de la CPCCAF, qui soit autant une vitrine attractive de ses travaux, son image de marque, qu'un outil pour ses membres, leur permettant de s'informer et de travailler en temps réel, bien que tous répartis sur 27 pays, trois continents et 8 fuseaux horaires.

L'internet offre une esthétique nouvelle, aérée, interactive et attractive. Son ergonomie permet à toutes les parties prenantes , institutionnels, entreprises ou particuliers de trouver rapidement l'information pertinente en lien avec leurs recherches.

Un effort très important de classement thématique a été fourni pour mieux valoriser les travaux, les publications, les prises de positions. Un nouvel espace actualité consacré aux news de l'Assocation ou de ses membres a été créé.

Un espace intitulé "Entreprendre dans le réseau" offert aux membres de la CPCCAF, a également été créé, pour leur permettre à tout investisseur désireux de s'informer sur le pays de son choix d'obtenir les premiers contacts et informations nécessaires.

Un extranet a été créé pour permettre aux membres de bénéficier de toutes les informations de la vie de la CPCCAF, mais également de travailler en temps réel sur les différents sujets liés à la vie de l'association, au sein notamment des commissions géographiques et des commissions thématiques.

Cet outil devra générer un surcroît d'activité de l'assocation tout en facilitant le travail de ses membres, dont la distance constitue évidemment un frein à l'activité.

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Madagascar : TGV vers le bout du tunnel !

Bien des points d’interrogation ont été utilisés pour exprimer l’incertitude qui règne à Madagascar, depuis cette fâcheuse date du 18 mars 2009, où le Conseil constitutionnel malgache a légalisé la prise du pouvoir d’Andry Rajoelina. Loin de calmer les différentes tendances, les turbulences se sont succédé aux turbulences. Vaines ont été les multiples rencontres. Blocages institutionnels, émeutes, pillages et répressions sanglantes ont été le quotidien des Malgaches.

Andry Rajoelina , président de la HAT

Si fait que, ces derniers temps, le clash a failli être atteint avec la menace de l’armée (qui a d’ailleurs été pour beaucoup dans l’accession au pouvoir de l’actuel homme fort du pays). Ce n’est donc pas étonnant qu’au dernier remaniement, qui a eu lieu le vendredi 7 mai 2010, sur les trente membres du gouvernement, dix-huit étaient en treillis. Alors, face à cette nouvelle configuration, l’on comprenait bien l’inquiétude des observateurs politiques sur l’avenir de la Grande Ile.

L’horizon de ce pays était d’autant plus chargé de nuages menaçants que les pourparlers entamés à Pretoria et qui ont pris fin vendredi 30 avril 2010 à minuit ont lamentablement échoué. L’homme fort de la Grande Ile, Andry Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana, et les deux anciens chefs d’Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, se sont quittés sans parvenir à un accord de sortie de crise. Une nouvelle rencontre intermalgache était d’ailleurs prévue 15 jours après à Pretoria.

Et patatras, le président de la Haute Autorité de transition, ancien animateur de boîte de nuit qu’il est, s’est mis à entonner un nouvel air, laissant pantois plus d’un, à commencer par les autres protagonistes : dans une allocution mercredi soir à la télévision nationale, il a proposé un calendrier de transition à l’issue duquel des élections seront organisées. Foi d’Andry Rajoelina, la présidentielle malgache aura lieu le 26 novembre prochain. Mieux, il promet de ne pas s’y présenter, encore moins les anciens dirigeants, qui ont mené le pays à la banqueroute (c’est sa formule).

Avouons que c’est tout de même une chanson que l’on attendait depuis longtemps. Elle est la bien- venue, puisque conçue par celui qui s’accrochait vaille que vaille à un fauteuil qu’il estime avoir acquis par la volonté populaire. C’est une des rares bonnes résolutions que vient de prendre le tombeur de Marc Ravalomanana. C’est bien, cette sagesse subite, qui survient chez lui dès ses 36 ans.

« Ce n’est pas moi … ni vous », semble avoir décidé Andry Rajoelina, faisant par cette sortie un clin d’œil sévère à ses rivaux de tous les jours que sont Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et, dans une moindre mesure, un certain Albert Zafy, président malgache de 1993 à 1996. Si la décision est respectée, il y a de fortes chances qu’émergent de nouvelles têtes. Bien sûr, l’on ne peut absoudre ces potentiels nouveaux acteurs politiques de tous les pêchés présents ou futurs, mais ne dit-on pas que du changement provient l’espoir ?

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Libye-Tripoli : 103 morts dans le crash d’un avion

Un appareil de la compagnie libyenne Afriqiyah s’est écrasé mercredi dernier à l’aéroport de Tripoli. Bilan : 92 passagers et 11 membres d’équipage tués. Un garçon de 8 ans reste le seul survivant.

Un avion A330 libyen en provenance de Johannesburg (Afrique du sud) a explosé à l’atterrissage mercredi à Tripoli.

« Les 94 passagers et les onze membres d’équipage qui se trouvaient à bord ont trouvé la mort. L’avion a explosé à l’atterrissage et s’est totalement désintégré », affirment des services de sécurité.

« Le grand miracle est ce garçon, un Néerlandais de 8 ans retrouvé vivant dans les débris. Il est le seul survivant », ajoutent-ils.

Quelques heures après l’accident, l’aéroport de la capitale libyenne a été totalement bouclé par les forces de sécurité qui ont interdit tout accès au lieu du crash. Des craintes d’attentat terroriste auraient dopé les autorités libyennes dans cette prise de décision. Mercredi, les conditions météorologiques étaient bonnes à Tripoli.

« Les premiers éléments en notre possession nous font écarter tout hypothèse terroriste dans cet accident. Nos enquêteurs sont à pied d’œuvre pour établir les causes de ce drame », rassure Mohamed Zidane, ministre libyen des Transports, au cours d’un point de presse à Tripoli.

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jeudi 13 mai 2010

Bozizé recule pour mieux sauter en Centrafrique

Initialement prévue pour le 25 avril 2010, puis le 16 mai de la même année, la présidentielle centrafricaine vient d’être finalement renvoyée sine die. Ainsi en a décidé l’Assemblée nationale, réunie le lundi 10 mai 2010 en session plénière au sujet du projet de loi portant prolongation du mandat du président François Bozizé.

François Bozizé recule pour mieux s'accaparer des élections futures.

Pour des raisons financières et techniques, la Commission électorale indépendante (CEI) avait émis des inquiétudes sur sa capacité à organiser le scrutin aux dates initiales. De même, le report avait été réclamé, à la fois par l’ensemble de l’opposition, la société civile et les bailleurs de fonds, qui ont estimé que la Centrafrique « ne rassemblait pas les conditions pour tenir une élection » juste et équitable.

Sauf la majorité présidentielle tenait ou feignait de tenir, dans un premier temps, au respect du délai constitutionnel. Enfin, le collectif des Forces du changement, coalition qui regroupe l’opposition et l’ex-rébellion, s’était engagé à ne pas contester la légitimité du chef de l’Etat en cas de prorogation de son bail au palais présidentiel.

Dans son principe, cette rallonge est le fruit d’un compromis politique. Un bel exemple de consensus national que nous donne de constater un pays pourtant pas coutumier de ce genre de gentlemen’s agreements. Dans la forme, oui seulement dans la forme, chapeau bas donc aux acteurs de cet accord.

Car dans les modalités de la mise en application de ce report, tant souhaité par tous, la classe politique centrafricaine est soudain à cran. Contre l’avis de l’opposition, qui privilégie la voie d’un simple accord politique, le parti présidentiel a opté pour la voie législative par le truchement d’une modification de la Constitution. La représentation nationale a beau adopter le projet à une majorité qualifiée (environ à 95%), un reste de péché encroûte la désormais loi portant prolongation du mandat du chef de l’Etat, François Bozizé.

En effet, selon l’article 108 de la constitution centrafricaine, sont expressément exclus de la révision : d’une part, la forme républicaine et laïque de l’Etat, et, d’autre part, le nombre et la durée du mandat présidentiel. Du coup, voilà le tombeur d’Ange Félix Patassé qui achève son quinquennat comme il est venu au pouvoir en 2003 : par usurpation. Car le coup d’Etat et le coup d’Etat constitutionnel reposent tous les deux sur l’usage de la contrainte.

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A coeur ouvert avec Odile Lajoix, Présidente des juristes et entrepreneures !

Avocate, numéro de Toque : D1967, inscrite au barreau de Paris depuis une trente années, Odile Lajoix a un DES en droit européen. Elle est la Présidente des juristes et entrepreneures.

Paris, Champs-Elysées "Pavillon Ledoyen", Odile Lajoix et Freddy Mulongo

Odile Lajoix, présidente des juristes et entrepreneures et Marie Cornet, journaliste, s'entretiennent avec une amie, au pied du portrait de Jean-Edern Hallier, écrivain pamphlétaire aujourd'hui disparu, célèbre créateur du journal l'Idiot International.

1. Réveil-FM: Pourquoi une association des juristes et entrepreneures ? Pensez-vous que celles les femmes entrepreneures ont de difficultés juridiques ?

Odile Lajoix: Le nom a été choisi pour montrer que l'on ne s'occupe de problématiques diverses…pas que de droit mais aussi de tout ce qui ressort de l'entreprise et c'est très vaste.

Finalement, cela touche à tous domaines.Pour le nom "entrepreneures" il a été choisi car "se" n'est pas terrible, cela fait "pétroleuse" à mon avis et cela frappe à l'oeil de l'auditoire qui réagit et pose des questions au sujet de ce "e".

En fait au début il fallait avancer et créer l'association et je n'avais pas trouvé de nom qui retrace le fait que c'est une transversale entre un maximum de branches professionnelles y compris les scientifiques, les ingénieures, les cadres de toutes branches donc je me suis contentée de ce nom.

Le logo que je pensais utiliser DEFHISS, Droit Economie Femme Homme Sociétaire Sociétal, n'est pas terrible et je ne l'utilise pas pour distinguer l'association, mais ce sera peut-être revu plus tard.

Le nom "entrepreneures" car l’on vise la promotion des femmes et le fait qu'il faut les aider dans leur devenir de dirigeante d'entreprise ou de futurs cadres responsables dans les entreprises.

En d’autres termes mieux manager la vie professionnelle et la vie familiale mais aussi son temps pour soi et à soi. Il n'y a pas que deux périodes de temps dans la vie d'une femme, elle doit penser à elle et à sa santé.

Pour la formation à l'entreprise, c'est donner le sens de l'éveil aux problématiques essentielles pour la création, la vie et aussi malheureusement, la mort de l'entreprise.

Etre sensibilisés à comprendre des signaux pour que tout se passe le mieux possible et engranger de la trésorerie et faire des bénéfices. Mais il faut aussi gérer ses questions patrimoniales avec la famille, le conjoint, concubin car finalement les erreurs possibles du début peuvent se payer très cher.

Il ne faut pas oublier qu'une entreprise c'est une TPE, une EURL, un auto-entrepreneur, un cabinet médical, une association, un artisan, il ne s'agit pas seulement d'une société commerciale PME de 200 personnes ou des multinationales du CAC40.

Tous les responsables de collectivités locales et territoriales reconnaissent, eux, que ces petites entreprises sont fondamentales pour l'économie de leur ville, communauté urbaine ou région.

2. Réveil-FM: Les hommes sont-ils aussi conviés à vos rencontres ?

Odile Lajoix: Bien entendu, l'Association touche également une audience masculine intéressée à suivre les programmes mis en place car les centres d’intérêt ne sont pas spécifiques aux femmes, l’Association est totalement mixte.

Le réseautage est assuré au sein même de l’Association bien sûr, et via les formations elles-mêmes, les femmes et hommes participant aux formations étant encouragés à former leur propre club ou réseau, comme par les actions de l’Association via les Dîners Festifs des Juristes et Entrepreneures et les « Débats à coeur ouvert » qui sont des lieu d’échanges privilégiés également au sein de l’auditoire.

Etablissement crée en 1791, par Pierre-Michel Doyen, cadet d'une famille de traiteurs réputés, et redessiné en 1842 par l'architecte Jacques-Ignace Hittorff dans un cadre de marronniers, pelouses et fontaines avec une élégante façade néo-classique. À proximité des Champs-Élysées et du Petit Palais, vous trouverez un des rares restaurants de Paris à être installé dans un magnifique pavillon entouré de verdure. Dans un décor du second empire avec une très belle vue sur le jardin.

3.Réveil-FM: Qui sont membres de votre association ?

Odile Lajoix: L’Association est mixte, que ce soit au niveau des membres, des organes et des formateurs. 38 membres, femmes et hommes, de divers horizons professionnels, avocats, juristes, formateurs, communicants, journalistes, managers en marketing, lobbyistes, professeurs, entrepreneur(e)s, présidentes d’associations etc... Les formatrices/teurs sont issus de diverses branches professionnelles, coachs de formation ou juristes, avocats, spécialistes de la communication ou du marketing, professeurs etc…

4.Réveil-FM: Pourquoi vous voulez la parité diversité dans vos formations ?

Odile Lajoix: Pour deux mots clefs : « confiance et compétence ». L’ origine de juriste dans l'association vient du fait que j'ai voulu insister sur la confiance qui résulte de la confidentialité et de l'éthique pour assurer un lieu serein pour les participant(e)s aux formations et ce en toute confiance dans la confidentialité des échanges et la qualité des formatrices, des formateurs.

Pour ce qui concerne compétence à cause du choix de ces formateurs dictés par la qualité de leur prestation et de leur expérience professionnelle et de leur engagement vers l'association et ses objectifs bien sûr.

Il s’agit d 'assurer 50% de femmes chez les formateurs surtout pour l'entreprise car on limite les femmes souvent dans la formation à ce qui n'est pas le gros business. Par exemple chez les juristes ce sera le droit du travail et le droit de la famille et pas les fusions-acquisitions ou le droit fiscal ou le droit des sociétés lui très complexe.

5.Réveil-FM:Aragon écrivait que la femme est l'avenir de l'homme. Faut-il penser y compris dans entrepreneuriat managériale ?

Odile Lajoix: Pourquoi pas ? C'est à la mode de le dire et de l ' écrire depuis que la fondatrice du Women's Forum qui n'est qu'une commerçante et ne fait aucun bénévolat pour les femmes, a fait faire ou promu, je ne me souviens pas exactement, une étude par Mc Kinsey sur ce sujet.

Personnellement, je refuse cette catégorisation, l’on sait où cela a mené au début et au milieu du XXème siècle, donc pas d'analyse sur le genre, et le cerveau de ces dames, c'est réducteur et dangereux.

Il y a des femmes battantes et ambitieuses et elles se battent comme des hommes, sauf que ces derniers font alliance via des réseaux bien connus et le boy’s club et sur le terrain de golf ou le champ de course, au pavillon de chasse, ou au Club comme ceux qui ont pignon sur rue Place de la Concorde, Les femmes qui arrivent sont régulièrement celles qui sont ""épouse de"," fille de.." dans la politique ou la finance ou le business.

L'éducation et la culture familiales importent beaucoup, voir l'origine sociale et les revenus de famille.

Aragon, communiste, a pu voir que les femmes dans les pays communistes avaient des postes trés importants dans les entreprises d'Etat et les organismes publics, que des femmes dans les pays de l'autre côté du Mur auraient pu leur envier, je l'ai constaté moi-même avant la chute du Mur - et ce serait intéressant de voir l'évolution depuis.

Ce qui manque ce sont des femmes modéles que l'on cite sur les grandes chaînes. Les médias montrent depuis tout le temps la femme victime, au lieu de la montrer dynamique, entrepreneuriale... Les femmes constituent 50% de la population dans l'UE, elles doivent simplement prendre et revendiquer la place qui est la leur.

Les hommes ne doivent pas empêcher les femmes d'arriver au pouvoir.En effet la manoeuvre la plus typique des mâles concurrents ou en poste et sur la sellette pour décridibiliser une candidate étant de faire courir des bruits sur ses activités "extras" et "extra-conjugales" si l'on voit ce que je veux dire...

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mercredi 12 mai 2010

Les sapeurs Congolais à la Goutte d'or à Paris

Des sapeurs congolais défileront à la Goutte d'or

Le nord de Paris met le cap vers le Sud. Depuis hier, les deuxièmes Rencontres de la Goutte d'Or dans le 18e arrondissement de Paris célèbrent la culture africaine « des années 70 à nos jours ».

« Nous avons choisi de partir des années 1970, car elles marquent le début de l'immigration africaine à Paris », explique-t-on au centre musical Fleury-Goutte-d'Or, l'un des lieux organisateurs de l'événement.

Durant treize jours, des concerts, expositions, ateliers, visites sur l'histoire du quartier et de ses habitants s'enchaîneront.

Parmi les musiciens invités, parfois peu connus en France, certains sont pourtant de vraies stars en Afrique : Konono n° 1, et ses instruments bricolés, Ethiopik, qui mêle tambour et musique électronique… Des artistes des seventies, qui ont déserté la scène depuis longtemps, reviendront exceptionnellement lors de la « nuit congolaise », samedi 15 mai. Le même jour, à midi, une fanfare africaine fera vibrer les rues du quartier au son des cuivres et des percussions.

Toutes les cultures africaines seront représentées, dont celle des « sapeurs » congolais, fous de fringues qui défileront samedi après-midi. Avis aux amateurs de BD, la scénariste d'origine ivoirienne de la série à succès Aya de Yopougon rencontrera le public vendredi, à la bibliothèque Goutte-d'Or.

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Le député Jean Lucien Bussa en danger de mort à Kinshasa pour avoir refusé 500.mille dollars de Muzito pour le faire taire !

Depuis son interpellation-révélation d'Adolphe Muzito, Premier ministre AMP-Palu-UDEMO devenu le "crésus" de la République Démocratique du Congo, le député du MLC Jean Lucien Bussa aura vu de toutes les couleurs: menaces, intimidations, cabale tribalo-ethnico-provinciale pour l'atteindre...Adolphe Muzito est allé trop loin, il a embarqué les journaux kinois coupagistes dans sa volonté d'abattre le député Bussa. Les coupagistes-joséphistes et ampiens sont tombés dans le panneau sauf le Soft-International qui garde son indépendance face aux billets verts de Muzito.

Adophe Muzito, premier Ministre et Jean Lucien Bussa, Député MLC-opposition

Même si nous taisons leurs noms, les coupagistes-joséphistes-ampiens reçoivent directement leurs papiers écrits par les agents de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR) depuis la primature de Muzito pour abattre Bussa. Drôle de pays où les journalistes corrompus sont capables de fausser l'histoire pour faire bouillir la marmite. Pendant une heure au téléphone nous nous sommes entretenus avec le député Jean Lucien Bussa qui pour des raisons sécuritaires n'habite plus sa résidence de l'avenue Bozela au N°5 au Quartier Binza-Upn dans la commune de Ngaliema. Son épouse Mama Bijou Feza Amadi et ses enfants sont aussi en sécurité, nous l'espérons pour longtemps. Par députés interposés Adolphe Muzito a tenté à deux reprises d'acheter le silence de Jean Lucien Bussa: au début la somme proposée était de 350.mille dollars, la seconde fois on lui a proposé 500.mille dollars sans doute demain Muzito, le "picsous" congolais proposera 1 Million de dollars voire plus pour acheter le silence du député MLC. .

Dans un pays où la magouille s'est institutionnalisée, où tout le monde ment et dribble tout le monde Dans un pays "de chance eloko pamba" où les arrivistes, parvenus et opportunistes font de la politique pour mieux magouiller en toute impunité que doit-on faire. L'enrichissement illicite de Muzito est grave par dignité il aurait dû démissionner pour défendre son honneur. Mais il s'accroche et sonne le tocsin pour inquiéter celui qui l'a interpellé au Parlement.

Il veut aller en justice contre le député en magouillant pour que l'immunité de Jean Lucien Bussa soit levée. Mais dans quelle brousse se croit Muzito ? Le Député MLC Jean Lucien Bussa a fait ses déclarations non dans la rue, au marché de Gambela, dans un fula-fula, ni sur les plateaux de télévisions, studios de radios etc mais bel et bien sur la tribune de la représentation nationale, au Palais du peuple. Et, dans pareille circonstance, si dérapage il y a, on demande au Député de retirer ses propos. Tel n’a pas été le cas. Dans la mesure où, argumente-t-il, il avait l’obligation d’étayer ses affirmations sur l’enrichissement sans cause ou encore sur la corruption. C'est à Adolphe Muzito, Premier ministre de prouver comment est-il devenu le " Crésus " national en si peu de temps ? Mal-conseillé Muzito voudrait s'appuyer sur l’article 156 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale invitant le député à s’abstenir des attaques personnelles. Or Jean Lucien Bussa n'a pas fait d'attaque personnelle contre le Premier ministre qui ne provient d'une famille riche du Congo , qui même s'il est payé normalement ne peut pas posséder autant d'immeubles en constructions, des concessions et une compagnie aérienne...Le peuple congolais a le droit de savoir. Adolphe Muzito doit prouver à la nation que les biens figurant sur la liste du Député Jean Lucien Bussa ne lui appartiennent pas ou lui appartiennent prouver les voies d'acquisitions.

Malgré ses manoeuvres au près d' Evariste Boshab,- sujet belge belge qui préside l'Assemblée nationale congolaise alors que l'Article 10 de la constitution dit clairement que la nationalité congolaise est une et exclusive- le Premier ministre doit savoir que le deuxième alinéa de l’article 107 de la Constitution portant sur les immunités et des incompatibilités des députés, stipule : « Aucun parlementaire ne peut, en cours des sessions, être poursuivi ou arrêté, sauf en cas de flagrant délit qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale ou du Sénat, selon le cas ».

Intenter un procès contre Jean Lucien Bussa comme voudrait le faire le picsous Muzito est une grave erreur. Il ne peut continuer à tromper le peuple congolais. Il y a quelques jours à Kinshasa des SMS ont fait le tour des portables avec le message suivant : « Muzito vient de demander à Salanville, DG de BIAC, de lui établir une lettre attestant qu’il a bénéficié d’un crédit BIAC pour l’achat du Cercle Elaeïs. Refus de Salanville sur conseil de l’ambassadeur de France d’accorder ce crédit ». Muzito doit savoir aussi quelque soit son rang les ambassades occidentales à Kinshasa ne permettront pas qu'un malheur arrive à un député fut-il de l'opposition simplement parce qu'il a fait son travail parlementaire: interpeller un Premier ministre.

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mardi 11 mai 2010

Sommet Afrique-France de Nice: Joseph Kabila boude et va signer sa énième absence !

Joseph Kabila brille par l'absentéisme aux grands sommets mondiaux qui parlent de la République Démocratique du Congo. Ceci n'est un secret pour personne. On ne compte plus ses absences dans les grandes rencontres des Nations-Unies, sommets sur l'écologie, climat et forêt... La voix du Congo dans le monde est étouffée par les absences répétées d'un président dont l'omniprésence aller porter haut les réalités de la République Démocratique du Congo au devant de la scène: pays agressé, des milliers de morts, pillages systématiques de ressources, enfants soldats, seigneurs de guerre qui pilulent...Joseph Kabila continue de bouder la France. Il aimerait que la France expulse de son territoire, tous les Congolais qui mettent à mal son pouvoir autocratique élevé au rang du "Césaro-joséphisme" et tous ceux qui l'empêchent de dormir. Or la France n'est pas une république bannière, elle a ses idéaux et valeurs. La France est la patrie des droits de l'homme.

Kinshasa, jeudi 26 mars 2009, le président Français Nicolas Sarkozy et son homologue congolais Joseph Kabila, au Palais du peuple.

Les 31 mai et 1er juin 2010, se tiendra le sommet Afrique-France à Nice dans le sud de la France. Pour l'heure, trente-deux chefs d'Etat sont déjà annoncés. Parmi eux, l'Egyptien Hosni Moubarak, si sa santé le lui permet, présidera le sommet avec le président Français Nicolas Sarkozy, l'Ethiopien Meles Zenawi, le Rwandais Paul Kagamé, le Sud-Africain Jacob Zuma et le Nigérian Goodluck Jonathan. De sources diplomatiques, on apprend que la plupart des chefs d'Etat francophones sont également attendus, à deux exceptions près: Joseph Kabila pour la République Démocratique du Congo, qui continue à laisser planer le doute, et Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire, qui avait d'abord dit non et qui fait dire à présent que ce non n'est peut-être pas définitif.

Le "Raïs" boude la France !!!

Souvenons-nous de la première visite de Nicolas de Sarkozy en République Démocratique du Congo, c'était un jeudi le 26 mars 2009. Dans la tradition bantoue, on sort de chez soi pour accueillir son invité. "Jo" kabila ne s'était même pas dérangé pour aller à l'aéroport accueillir le président de la république française. Son hôte qui foulait pour la première fois le sol congolais. C'est le Premier ministre qui a joué ce rôle. Joseph Kabila aurait du laisser de côté sa bouderie sempiternelle pour au moins accueillir son hôte.

Le jeudi 26 mars 2009, "Jo" Kabila avait délégué au pied de l'Airbus tricolore son premier ministre Adolphe Muzito et s'était bunkerisé au Palais de la Nation jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy lui réjoigne. A Kinshasa, ce jour-là, ni les banderoles de bienvenue soigneusement calligraphiées, ni les T-shirts à l'effigie des deux chefs d'Etat congolais et français, ni le bain de foule zigzagant d'une berge à l'autre de l'avenue et que canalise à grand peine un bataillon de gardes du corps. Ni, enfin, la Mercedes à toit ouvrant d'où Joseph Kabila et Nicolas Sarkozy pouvaient émerger pour saluer les Congolais. Nicolas Sarkozy a été flanqué dans une jeep noire aux glaces fumées pour ne voir les Kinois encore moins les rencontrer. Il ne fallait surtout pas que le président voit les vraies réalités congolaises. La veille de son arrivée Vital Kamerhe a été viré du perchoir de l'Assemblée nationale pour avoir osé critiqué la décision unilatérale du "Raïs" de faire entrée la soldatesque rwandaise au Congo sans l'aval du Parlement.

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lundi 10 mai 2010

Cinquantenaire: Albert II, roi des Belges n'échappera pas aux embouteillages Kinois !

Sur les 294 kilomètres de route asphaltée de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, signale la source, 270 kilomètres sont à réhabiliter, d'après Barnabé Milinganyo, chargé de communication de l’AGT (Agence des grands travaux), six mois, d’ici novembre prochain, c’est le temps nécessaire pour terminer les chantiers ouverts ça et là sur les routes de la ville. Albert II, Roi des Belges qui tient "à tout prix " à être présent à Kinshasa pour le cinquantenaire du Congo n'aura peut être pas besoin d'un véhicule amphibie car Kinshasa traverse la saison des pluies entre octobre et mai. Les tornades de pluies, d’une rare violence, durent quelques heures, puis le ciel s’éclaircit, et le soleil devient brûlant. Mais le roi Albert devra prévoir un hélicoptère s'il veut éviter les bouchons kinois.

C'est à pas de tortue qu'on roule à Kinshasa, la capitale congolaise.

Contrairement à Lubumbashi, Kinshasa est un enfer pour automobilistes. La capitale congolaise n’est plus circulable et s’il n’y a pas d’accident à tous les coins de rue, cela fait miracle dans une ville qui, à certaines heures et pendant de longues heures, s’arrête totalement de circuler. Dans une ville où aucun kilomètre n’a plus été construit, ni pratiquement refait, il ne s’agit pas de bouchons, il s’agit de verrous, la ville vivant l’effet de paralysie piégeant les automobilistes et leurs belles calendres importées hors d'une politique urbanistique bien conçue.

Les embouteillages les plus légendaires ont lieu sur l’avenue Mondjiba, à Delvaux, à l’UPN, sur l’avenue Bokassa - désaffectée - à l’entrée du Grand Marché; sur l’avenue du Flambeau - où il faut encore chercher où donner du pneu - devant les installations de la brasserie Bralima; sur le boulevard Patrice Lumumba; sur la route By Pass; sur l’avenue Kasavubu; sur celle du 24 novembre et sur l’avenue de l’Université.

Sur le boulevard Lumumba, la file, tel un long serpent, débute son cours à partir de la 1ère rue à l’intersection avec l’avenue Sendwe jusqu’à la hauteur de l’hôpital catholique saint Joseph à la 14ème rue.

Le vrai verrou se situe au niveau de l’entrée de N’Djili et Masina Pétro Congo, en dépassant le pont sur la rivière N’Djili. Entre 18 et 20 heures, les automobilistes essayent - sans succès - de contourner le bouchon en empruntant la route des poids lourds débouchant sur le boulevard Lumumba à la hauteur du pont Matete.

Sur By Pass, de l’entrée de Matete jusqu’à la bretelle menant aux cliniques universitaires de Kinshasa, c’est à un concert de klaxons que l’on assiste tous les soirs rendant nerveuse la police commise à la circulation routière.

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dimanche 9 mai 2010

Le décès de Bibi Ngota est un autre crime du régime Paul Biya !

Germain Cyrille Ngota Ngota, dit «Bibi Ngota», est mort le 22 avril à la prison de Yaoundé, où il était en détention provisoire depuis le 10 mars. Il avait 39 ans. Son décès aurait dû passer inaperçu : nombreux sont les prisonniers qui meurent dans l’indifférence au Cameroun, pays connu pour des conditions de détention effroyables. Mais Bibi Ngota n’était pas un détenu ordinaire. Il était journaliste et c’est sur une plainte de Laurent Esso, le secrétaire général de la présidence et numéro deux du régime, qu’il avait été incarcéré avec deux confrères. Il s’en est suivi un énorme scandale, que le gouvernement tente depuis d’étouffer. Bibi Ngota est il mort faute de soins, alors qu’il souffrait d’hypertension et aurait été soumis à des interrogatoires musclés ?

Le président Pau Biya, au pouvoir depuis 1982, a ordonné l’ouverture d’une enquête. Mais avant même qu’elle ne soit bouclée, le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, a déclaré, ajoutant à l’indignation générale, que le journaliste avait succombé à des « infections opportunistes » liées au virus du sida. Deux jours après, l’épouse du défunt a affirmé qu’il n’était pas séropositif.

En toile de fond de cette polémique nauséabonde, il y a évidemment l’affaire, extrêmement trouble, elle aussi, qui a conduit Bibi Ngota et ses collègues en prison. Accusés de faux et usage de faux, les trois journalistes, travaillant pour de petites publications quasi inconnues, auraient tenté de mettre en cause le secrétaire général de la présidence dans une affaire de détournement de fonds publics.

Laurent Esso est désormais sous le feu des critiques, certains l’accusant d’avoir abusé de sa position de pouvoir pour jeter les journalistes en prison, d’autres demandant une enquête pour savoir s’il y a eu effectivement détournement de fonds. Pendant ce temps, ses adversaires au sein du régime, en proie à de dures batailles de clans, se frottent les mains.

Si elle laisse à voir un Cameroun bien mal en point, régi par l’opacité, la corruption, la manipulation et l’incompétence, la mort de Bibi Ngota a aussi réveillé les syndicats nationaux de journalistes. Ces derniers n’avaient pas réagi lors de l’incarcération de leurs trois confrères, mais ont appelé, lundi, à une manifestation devant les bureaux du premier ministre, à Yaoundé. Elle n’a réuni que deux cent à trois cent personnes, dispersées par la police à coups de matraque.

Bibi Ngota a été inhumé le samedi 08 mai 2010 à Mengallé. Anecdotes signalées, c’est que le corps du défunt n’a pu entrer dans le cercueil préparé par sa famille. Il a fallu dépouiller la sépulture de tous ses atours pour que finalement Bibi Ngota y rentre alors même que l’alternative de l’achat d’un autre cercueil était fortement envisagée.

De nombreuses personnes présentes à la cérémonie ont attribué à ce dernier incident, une dose de superstition. Elles voyaient toutes émues en ces heurts, « le courroux du cadavre qui est remonté à cause de tout ce qui s’est dit autour de sa mort ».

Les tenants de cette thèse disent s’appuyer sur la tradition Beti, l’ethnie du défunt. Une émotion quelque peu jugulée par la pluie qui s’est abattue sur Yaoundé. La famille du disparu a assimilé l’averse à une bénédiction divine en signe de ce que le journaliste est lavé de tous les soupçons de filouterie qui pèsent sur lui.

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La chaîne méditerranéenne en question !

Attendu de longue date mais bloqué pour des raisons politiques et économiques, le projet de chaîne TV de la Méditerranée attend l'aval "politique" de l'Union pour la Méditerranée (UPM), lors de son sommet en juin 2010, pour connaître un coup d'accélérateur.

Samedi 10 avril, Bibliothèque François Mitterrand (BNF), Frédéric Mitterrand (droite), ministre de la culture, Emmanuel Hoog (centre), Président de la Copeam et Slahedine Maaoui, Directeur Général de l'Arab States Broadcasting Union (Union des radios des Etats arabes)

Auditorium de la BNF, Slahedine Maaoui (deuxième à partir de gauche), directeur Général de l'Arab States Broadcasting Union (Union des radios des Etats arabes),Jean Réveillon, Directeur général de l’UER et Patrick de Carolis, Journaliste et ex-patron de France Télévisions.

"La chaîne aujourd'hui est possible (...) Nous sommes dans une période d'intenses discussions et d'intenses espoirs et espérance", a expliqué Emmanuel Hoog, président de la Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (Copeam). "Bien sûr, c'est un projet qui est compliqué, difficile, portant en lui plus d'interrogations que d'évidences, mais c'est cela qui fait sa force et son originalité", a-t-il estimé.

Projet phare de la Copeam depuis 1999, cette chaîne a longtemps connu "une mer de difficultés", a de son côté rappelé Alessandra Paradisi, secrétaire générale de la Copeam, qui regroupe 26 pays du pourtour méditerranéen et 130 entreprises audiovisuelles publiques. Et d'évoquer des problèmes économiques de certains pays de la région, mais aussi des freins politiques.

"Comme on est dans le domaine audiovisuel, il est clair qu'à un moment on touche à la souveraineté des Etats et touchant à cette souveraineté, il n'est pas imaginable que cette chaîne se fasse sans politique et sans une décision publique", a expliqué M. Hoog.

L'UPM, dont le premier secrétaire général, le Jordanien Ahmad Massa'deh, vient de prendre ses fonctions à Barcelone, permettra à ce frein "politique" d'être levé.

"Il se trouve que l'UPM est une instance politique qui réunit l'ensemble des Etats du pourtour méditerranéen et donc elle est le lieu naturel de décision pour une chaîne de la Méditerranée", a estimé M. Hoog. La Copeam espère que l'UPM, qui regroupe 43 pays, fera une "annonce symbolique" de soutien à la création de la chaîne lors de son Sommet à Barcelone en juin.

"Dire que l'UPM c'est la sécurité civile, la coopération économique mais aussi une chaîne de télévision parlant à l'ensemble des peuples et rayonnant sur la zone, ce sera un message fort, symbolique", a expliqué M. Hoog.

Les représentants de la Copeam ont déjà, et à plusieurs reprises, rencontré tous les ambassadeurs de l'UPM (pays de l'Union européenne, Turquie, Israël et pays arabes riverains de la Méditerranée). Une fois l'"aval politique" de l'UPM donné, un cahier des charges de la chaîne sera discuté entre les pays de la Copeam, puis un appel d'offres sera lancé pour choisir l'opérateur qui gérera la chaîne.

3 rue de Valois à Paris, au ministère de la culture, Frédéric Mitterrand le ministre a reçu les délégués de la Copeam. Tout le monde disait qu'il était trop pris et qu'il ne viendrait pas. Et oui, il est bien venu avec son discours dans la poche intérieur de sa veste et à réaffirmer la volonté de la France de soutenir, d'accompagner et de voir aboutir les objectifs de la Copeam dont la création de la chaîne méditerranéenne.

Paris, 3 rue Valois, Freddy Mulongo et Frédéric Mitterrand, ministre de la culture

minsitre de la culture Frédéric Mitterrand, ministre de la culture avec Slimance Benaïssa, dramaturge algérien.

Le financement de la chaîne, en partie abondé par l'Union européenne, ne pose pas problèmes, selon M. Hoog. Une chaîne de base: trilingue, diffusée par un seul satellite et avec un taux de renouvellement quotidien de la grille de 25% coûterait 20 millions. Une chaîne de plus grande diffusion (avec deux ou trois satellites), multilingue (jusqu'à sept langues) et un taux de rediffusion de 75% coûterait 70 millions.

La chaîne aura pour vocation de diffuser des émissions de divertissement, des documentaires culturels, scientifiques et économiques, ainsi que des reportages. Une charte "éthique" prévoit de défendre la liberté d'expression et la responsabilité des journalistes dans la présentation des nouvelles.

Depuis avril 2009, un pilote, "Terramed", est diffusé tous les jours pendant une heure par satellite sur un canal de la chaîne de télévision publique italienne RAI (RailNews24/RAIMED)

La Méditerranée, riche de plus de 700 millions d’habitants, ne possède pas de chaîne de télévision commune. Partant de cette évidence, la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (Copeam), une institution qui regroupe les principaux opérateurs de télévision de la région, a développé un projet de chaîne capable de s’adresser aux téléspectateurs du nord comme du sud de la “mare nostrum”.

Un canal de diffusion commun

Pour les promoteurs de cette chaîne en devenir, l’idée est de permettre aux Méditerranéens de parler d’une seule voix, de faire progresser la connaissance mutuelle entre les différents peuples et cultures de la Méditerranée et aussi de “lutter contre l’intolérance et l’extrémisme”, comme le souligne Riad Muasses, chef du service arabe à Euronews.

Ils rappellent que les téléspectateurs de la région sont totalement dépourvus de médias communs et souvent réduits à choisir entre les chaînes du Moyen Orient ou celles d’Europe.

Une belle idée qui est ardemment défendue par Emmanuel Hoog, président de la Copeam, dont les membres se sont réunis du 8 au 11 avril 2010 à Paris.

Le projet consiste non pas à créer une chaîne de télévision de plus, mais plutôt d’inciter plusieurs opérateurs de télévision à s’associer pour créer un canal de diffusion commun, nourri de programmes réalisés par leurs équipes.

“Un cahier des charges existe déjà avec un budget prévisionnel oscillant de 20 millions d’euros pour une chaîne trilingue diffusée sur toute la Méditerranée à 70 millions d’euros pour une chaîne en 7 ou 8 langues qui diffuserait sur une zone plus large avec un taux de renouvellement des programmes de 75%.”

Les raisons du blocage de la chaîne méditerranéenne

«Le lancement de la chaîne TV de la Méditerranée est suspendu à une décision politique de l’UPM (l’Union pour la Méditerranée)».En réalité, ce n’est pas l’UPM qui bloque la création de cette chaîne, mais la présence d’un pays membre de la Méditerranée: Israël. Car certains pays de la Méditerranée ne sont pas tout à fait favorables à une télévision méditerranéenne avec la présence de l’Etat hébreu.

Ces pays font partie des Nations arabes et musulmanes de la Méditerranée à l’image de l’Algérie, qui voient d’un mauvais œil la création d’une chaîne où Israël aura sa place. Un pays avec lequel l’Algérie n’entretient ni relation commerciale ni relation diplomatique et encore moins partager une compétition sportive, communicative ou audiovisuelle.

Le projet de la chaîne Méditerranée sera-t-il mort-né ou né mort ? Car la cohabitation entre Israël et certains pays du Bassin méditerranéen comme l’Algérie, la Syrie et à un degré moindre la Turquie avec qui elle a actuellement des tensions diplomatiques à cause justement de la production audiovisuelle anti-israélienne, n’est pas possible.

Certains pays comme le Maroc et surtout l’Egypte, tentent de faire le forcing auprès des pays arabes pour favoriser la création de cette chaîne qui servira, notamment à médiatiser les actions de l’UPM, un projet cher au président français Sarkozy.

Cela fait dix ans que ce projet est dans les tiroirs de la Copeam, depuis 1999 précisément. La France n’a pas réussi à convaincre ses principaux partenaires au sein de la Copeam dont l’Algérie, pour participer à ce projet. Et pourtant, la Copeam a tout pour réussir. Elle regroupe à elle seule 26 pays du pourtour méditerranéen et 130 entreprises audiovisuelles publiques.

C’est la plus importante entité audiovisuelle dans le monde. Une sorte des Nation unies de l’audiovisuel. Pour trouver des excuses, la Copeam évoque des problèmes économiques de certains pays de la région alors que l’argent est là. Selon eux, une chaîne de base, trilingue, diffusée par un seul satellite et avec un taux de renouvellement quotidien de la grille de 25%, coûterait 20 millions d’euros. Une chaîne de plus grande diffusion (avec deux ou trois satellites), multilingue (jusqu’à sept langues) et un taux de rediffusion de 75%, coûterait 70 millions d’euros. Ce qui est à la portée d’une dizaine de pays de la Méditerranée.

Mais en réalité, ce qui bloque est politique et surtout d’ordre diplomatique. Qui dirigera la chaîne? Qui servira-t-elle? Et surtout: Israël serait-il inclus dans la direction et dans le traitement de l’information? Telles sont les véritables questions que se posent certains grands participants, comme l’Algérie, qui acceptent déjà à demi-mot l’implication d’Israël dans certains projets européens d’aide à l’audiovisuel comme le projet Méda.

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jeudi 6 mai 2010

Cérémonie annuelle des Plumes d'Or

Cette année encore la tradition a été respectée. La Cérémonie annuelle des plumes d'or a eu lieu, le mercredi 5 avril 2010, à l’Auditorium-Salle des projections du Grand Palais, Cours-la-Reine, Perron Alexandre III, Paris 8ème. Des prix pour l'année 2010 ont été attribués aux meilleurs critiques, journalistes et écrivains de cinéma, français et étrangers. La cérémonie des plumes d'or est organisée conjointement par l'Association de la Presse Etrangère (APE) et l'Union des Journalistes de Cinéma (UJC). Cette année, un hommage a été rendu aux créateurs du film "La Rafle" en présence de la réalisatrice Roselyne Bosch et du producteur Alain Goldman.

Ruggiero de Pas, Président du Cape, Roselyne Bosch, réalisatrice et ancienne journaliste et Gidéon Kouts, Président d'honneur de l'APE

Roselyne Bosch, réalisatrice du film"La Raffle" et Freddy Mulongo

Le film fait événement car il n’existe aucune image de cet épisode honteux : jusqu’ici, aucun cinéaste n’avait osé s’attaquer à la rafle du Vel d’Hiv’. Un film de Roselyne Bosch, qui dit vouloir faire acte de pédagogie pour les plus jeunes. Un film utile pour Roselyne Bosch, un film qui permet la discussion et même l’identification avec certains des personnages. Et si parfois la sensiblerie le dispute à la sensibilité, le film demeure une œuvre forte. Il restera en tout cas la première représentation à l’écran de l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France, la Rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942.

Gidéon Kouts, président de cérémonie, Alain Goldman, producteur de "La Raffle ", "La Môme","1492,...et Lydie Claize, journaliste.

" Synopsis : 1942.Joseph a onze ans.Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine ...Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère.Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui), leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule...Du Vélodrome d'Hiver, où 13000 juifs raflés sont entassés, au camp de Beaune la Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, "la Rafle" suit les destins réels des victimes et des bourreaux.De ceux qui ont orchestré.De ceux qui ont eu confiance.De ceux qui ont fui.De ceux qui se sont opposés.Toutes les personnes du film ont existé. Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

Gidéon Kouts et Jorge Collar Lacalle, journaliste critique du cinéma qui a déjà participé à 55 festivals de Cannes

Marcel Martin , ancien journaliste du cinéma. Très étonné qu'on l'ai choisi pour un prix.

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J.M Weston, qui chausse les Présidents de la République et les sapeurs africains !

Aujourd'hui, le tapis rouge est déroulé pour les grands de ce monde, les pieds dans les chaussures Weston, à la perfection inégalée ! Les chaussures Weston celles des Présidents de la République, sont fabriquées à Limoges dans le Limousin, département visité dernièrement par une trentaine de journalistes de la presse étrangère (APE) venant de Paris. Depuis toujours, le tapis vert, celui des vaches du limousin reste un privilège de connaisseurs. Il offre aux "va nu-pieds" les caresses vivifiantes de la rosée, à nulles autres pareilles pour stimuler la voute plantaire et son "coeur lymphatique" dans une intimité fonctionnelle avec la nature .

Freddy Mulongo devant le siège de J.M Weston à Limoges.

A Limoges on "bichonne" la chaussure Weston. La manufacture est implantée en zone nord de Limoges depuis 1989.

J. M. Weston, un nom anglais pour un maître chausseur bien français, choisi en 1927 par le fondateur pour profiter du prestige british. Conçues à Limoges, les Weston, dont les prix varient de 1.500 à 3.000 euros, sont portées par Bruce Willis comme par Jacques Chirac, Valerie Giscard d'Estaing... Mais aussi par des "Sapeurs-Sapeuses" de la République Démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Cameroun ...Après s'être quelque peu endormie, la société s'est relancé depuis 2000, en visant l'international et en modernisant ses collections. Mais la tradition de fabrication, elle, demeure.

Freddy Mulongo et Elena Iakounine, journaliste Russe.

Une partie de la semelle Weston

50.000 paires de modèles consignées

J. M. Weston est une entreprise de chaussure de luxe française, fondée en 1891 à Limoges par Édouard Blanchard. En 1904, son fils Eugène se rend à Weston dans le Massachusetts (États-Unis) pour apprendre les dernières techniques de production. Il importera la technique du cousu Goodyear qui permet de ressemeler les chaussures. En 1927, la marque JM Weston est déposée1 (si le nom Weston rappelle la ville américaine, on ignore la raison du J.M.) et la première boutique ouvre à Paris, boulevard de Courcelles en 1922 puis celle des Champs-Elysées en 1932. Aujourd'hui J.M. Weston est présent dans 12 pays dans le monde 40 boutiques. Environ 200 artisans réalisent chaque jour 300 paires de chaussures nécessitant 180 à 200 opérations chacune.

Un mocassin de femme

Quelques modèles au musée

Précis, vifs, habiles, les ateliers reproduisent à l'identique les techniques initiées par le fondateur Eugène Blanchard depuis plus de 100 ans. La maison s'est, en effet, attachée à maintenir l'intervention de la main à chaque étape de fabrication.

En 2008, l'entreprise, toujours installée à Limoges a produit environ 100 000 paires de chaussures pour un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros. 5 % de sa production sont constitués de bottes pour la gendarmerie et la police. L'entreprise a racheté en 1981 la tannerie Bastin qui lui fournissait les cuirs depuis les débuts d'Edouard Blanchard.

Les chaussures hommes inusables

Roger Bongos fin connaisseur de Weston

Chaussures hommes de qualités mais aussi hors de prix

Les femmes sont nombreuses dans la manufacture car elles sont plus pointues et vigilantes.

La manufacture dispose de sa propre tannerie de cuirs à semelle située en Haute-Vienne à Saint Léonard de Noblat.Au bout d'un processus de tannage végétal extra lent (12 mois) de cuirs issus des races Algoyer et Simmental à peaux épaisses, la tannerie fournit des croupons de haute qualité pour les semelles et les semelles intérieures. Pour la réalisation des dessus des chaussures J.M.Weston utilise à 95% des peaux de veaux issus des élevages français, le reste étant des peaux "exotiques", Alligator, lézard, requin, autruche...

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Nigeria: décès du président Umaru Yar'Adua

Le président nigérian Umaru Yar'Adua est décédé mercredi à Abuja après avoir disparu depuis plusieurs mois de la scène politique pour des problèmes cardiaques, a-t-on appris de source présidentielle.

"Il est vrai que le président est décédé", a indiqué une source présidentielle, confirmant une information mise en ligne par le quotidien local This Day.

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mercredi 5 mai 2010

A coeur ouvert avec Ambroise Pierre, Responsable Afrique de Reporters Sans Frontières (RSF)

Reporters Sans Frontières vient de publier sa liste de 40 "Prédateurs" de la liberté de presse. Ambroise Pierre qui est le responsable Afrique à Reporters Sans Frontières a accepté de répondre aux questions de Réveil-FM. Ambroise Pierre est venu à plusieurs reprises à Kinshasa et durant ses séjours dans la capitale congolaise, il a pu donner un coup de main aux journalistes et animateurs de Réveil-FM dans son site à la Gombé. En 2004, il avait même participé aux Assises de l'Association des Radios Associatives et communautaires (Arco) dont je fus président de 2001-2007, assises qui avaient eu lieu à la Halle de la Gombé. Il a répondu à nos questions.

Ambroise Pierre, Responsable Afrique de Reporters Sans Frontières

1. Réveil-FM: Reporters Sans Frontières vient de publier la liste de 40 prédateurs de la liberté de presse dans le monde. Quels sont les critères pour en faire partie ?

Ambroise Pierre: Les prédateurs de la liberté de la presse sont des hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire. Puissants, dangereux, violents, ils sont souvent au-dessus des lois. Il ne faut pas confondre prédateur et ennemi de la liberté de la presse. Bien entendu, les ennemis des médias et des journalistes sont plus nombreux que 40. Il en existe dans à peu près tous les pays du monde et s'en prennent avec plus ou moins de violence aux médias. "Prédateur" est une notion plus restrictive qui décrit une réalité plus grave. Disons que les deux critères principaux qui définissent les prédateurs sont l'importance des violations dont ils se rendent coupables et leur degré de responsabilité dans ces violations. Par exemple, les milices islamistes armées somaliennes sont directement responsables de la plupart des assassinats de journalistes dans ce pays, de même que Robert Mugabe est directement responsable de l'absence de presse indépendante au Zimbabwe.

2.Réveil-FM: Quelles sont les raisons qui font figurer Paul Kagamé dans les 40 prédateurs de 2010. Est-ce que la situation des Grands Lacs a été prise en compte?

Ambroise Pierre: Paul Kagame figure depuis plusieurs années dans notre liste des prédateurs et objectivement, il n'y avait aucune raison pour qu'il en soit retiré. Au contraire. Ce chef d'Etat n'a que très peu de tolérance pour la presse et la façon dont sont traités les médias et les journalistes indépendants au Rwanda est directement liée à sa politique. Pas de débat pluraliste. Pas de critique possible. Les choses sont même plutôt en train de s'aggraver. A l'approche des élections de l'été 2010, la presse est progressivement muselée au Rwanda : suspension temporaire des programmes de la BBC en 2009, poursuites judiciaires répétées à l'encontre des journalistes, médias suspendus, etc.

3.Réveil-FM: Pourquoi la République Démocratique du Congo n'y figure pas et Joseph kabila épargné ? les assassinats de journalistes (franck Ngyke, Bampuwa wa Mulamba, Didace Namujimbo, Serge Maheshe...) dont les procès n'ont jamais aboutis, les commanditaires jamais arrêtés, les arrestations arbitraires et la fermeture des médias...

Ambroise Pierre: La liberté de la presse se porte bien mal en République Démocratique du Congo. Nous le répétons régulièrement. Et le président Joseph Kabila a sa part de responsabilité dans cette situation, c'est indéniable. Mais nous estimons simplement que ce n'est pas lui seul le responsable et qu'il n'est pas un prédateur au même titre que Issaias Afeworki en Erythrée, Mahmoud Ahmadinejad en Iran, ou Kim Jong-Il en Corée du Nord. Dans notre rapport sur les assassinats de journalistes à Bukavu intitulé "Bukavu, la cité des meurtres", nous avons demandé à Joseph Kabila de mettre sur pied une commission judiciaire spéciale chargée de faire la lumière sur ces assassinats. Le but étant d'éviter que la justice militaire confisque à chaque fois les enquêtes et mène des procès grotesques. Il n'a rien fait. En cela, il entretient le risque de faire perdurer l'impunité. Évidemment, c'est regrettable et nous continuerons de nous battre pour le dénoncer. Il faut simplement comprendre qu'il peut y avoir une mauvaise situation pour la liberté de la presse sans prédateur clairement identifié. Le ministre Lambert Mendé a fait suspendre RFI en République Démocratique du Congo par exemple, mais cela ne suffit pas à faire de lui un prédateur. A la limite, c'est l'Agence nationale des renseignements (ANR) qui flirte avec notre liste de prédateurs, en multipliant les arrestations arbitraires et les interrogatoires musclés. Si ces pratiques perdurent, il n'est pas impensable que l'ANR soit introduite dans notre liste.

4.Réveil-FM: Vous étiez allé jusqu'à Bukavu pour suivre le procès des assassins du journaliste de Didace Namujimbo, avec le recul quelles vos appréhensions à l'égard de ce procès ? Avez-vous rencontré la famille mais aussi les présumés assassins ?

Ambroise Pierre: Nous sommes allés à Bukavu en décembre 2008, moins d'un mois après l'assassinat de Didace Namujimbo. A l'époque le procès n'avais pas encore officiellement commencé. Nous avions rencontré sa famille, ses collègues, les autorités civiles au gouvernorat du Sud-Kivu, et les autorités militaires à l'auditorat supérieur de Bukavu. Nos appréhensions ? Je vous répète ce que j'ai dit plus haut : c'est la captation de l'enquête et de l'affaire en général par la justice militaire. Nous avons suivi le déroulement du procès des assassins présumés depuis janvier de cette année. Ce procès aboutit aujourd'hui à la prononciation de trois peines de mort et sept peines d'emprisonnement. Nous en prenons acte mais restons sceptiques. Ce procès a-t-il offert toutes les garanties de sérieux et d'indépendance ? Les mêmes craintes pèsent sur les procès des assassins présumés de Bruno Koko Chirambiza et de Patient Montigomo. Connaitra-t-on un jour la vérité?

5. Réveil-FM: Reporters Sans Frontières a 25 ans de fonctionnement, vous avez vu du mûr et pas mûr. Le gouvernement congolais vient seulement de prendre la décision il y a trois jours qu'il va commencer à protéger ses journalistes, avec plus de 9 assassinats non élucidés faut-il le croire ?

Ambroise Pierre: L'avenir le dira. Disons que l'expérience des années passées inciterait plutôt au scepticisme. Il y a eu de belles promesses faites, mais peu d'avancées concrètes. Il est désormais plus qu'urgent de protéger les journalistes et de laisser la presse, sérieuse et respectueuse de l'éthique de la profession bien sûr, s'exprimer librement. Mais au moins, cette déclaration du gouvernement congolais engage les autorités devant leur peuple et devant la communauté internationale. Tout le monde est en droit de demander des comptes et des résultats désormais.

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Les Prédateurs Africains de la liberté de la presse !

La liste des prédateurs de la liberté de la presse comporte cette année 40 noms : 40 hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire. Puissants, dangereux, violents, ils sont au-dessus des lois. Réveil-FM n'a pris en compte que les "prédateurs" de la liberté d'expression de Reporters Sans Frontières (RSF) sur le continent.

1. Paul Kagame, Président de la République du Rwanda

Une silhouette tout en longueur, des petites lunettes d’intellectuel, des costumes soignés. Le physique lisse de Paul Kagamé évoque plus l’homme politique moderne que l’ancien chef de guerre qu’il a été et son rôle trouble dans l’histoire de son pays. Président depuis 2000, le processus de réconciliation enclenché par l’Etat suite au génocide de 1994 lui sert largement à asseoir son pouvoir et à neutraliser l’opposition. Kagame ne tolère aucune question embarrassante lors de ses conférences de presse, dénigre régulièrement les journalistes et qualifie les médias critiques de "Radio Mille Collines". Chaque année, plusieurs journalistes rwandais choisissent l’exil, jugeant le climat irrespirable dans leur pays. Le président Kagame n’en a cure : pour lui, ces journalistes sont des "mercenaires" et des "clochards". La BBC a été interdite de diffusion l’année dernière suite à une émission revenant sur le génocide et s’écartant de la ligne officielle. Les journaux Umuseso, bête noire du régime, et Umuvugizi sont régulièrement inquiétés pour leur ligne éditoriale et leurs responsables poursuivis en justice. Les deux publications ont été suspendues pour six mois lors de l’élection présidentielle de 2010. Diffamation, immixtion dans la vie privée, offense à la personne du président de la République, ce genre de mobiles est utilisé à tour de bras par le ministère de l’Information, ou le Haut Conseil des médias, son antenne de régulation fort peu indépendante. Cerise sur le gâteau, le capital de départ exorbitant désormais exigé pour la création d’un média (41000 euros, par exemple, pour le lancement d’un journal écrit), moyen efficace de freiner la diversification du marché de la presse.

2.Yahya Jammeh, Président de la République de la Gambie

Guérisseur, médecin ayant percé le mystère du sida, de l’obésité et de l’érection, Yahya Jammeh a tout du dictateur délirant, imprévisible et violent... Il a promis de couper la tête aux homosexuels pour nettoyer la société gambienne. Il se dit prêt à tuer quiconque cherche à déstabiliser le pays, en premier lieu les défenseurs des droits de l’homme, ces empêcheurs de tourner en rond : « Si vous êtes affiliés à des mouvements de défense des droits de l’homme, soyez assurés que votre sécurité n’est pas garantie (…) Nous sommes prêts à tuer les saboteurs. » A bon entendeur… Certains pensent que le dictateur s’enfonce lentement dans la paranoïa, comme semble le montrer l’arrestation récente d’une dizaine de ses proches pour tentative de putsch. L’affaire non résolue Deyda Hydara, ancien correspondant de l’AFP et directeur du trihebdomadaire The Point, abattu dans la rue en 2004, continue d’alimenter le face à face entre la presse indépendante et le régime. L’Union de la presse gambienne (GPU) a eu le courage d’adresser au chef de l’Etat en 2009 une lettre lui demandant de reconnaître l’implication du gouvernement dans cet assassinat. Réponse : six professionnels condamnés à deux ans de prison pour « diffamation » et « sédition » ; et une grâce après un mois de détention. Car Yahya Jammed sait faire preuve de mansuétude. La plupart du temps, toutefois, pas besoin de chef d’inculpation pour enfermer les journalistes. Chief Ebrima Manneh, journaliste au Daily Observer, arrêté en 2006 sans chef d’inculpation, disparu depuis, serait même mort en prison en 2008.

3.Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République Tunisie

Depuis son arrivée au pouvoir en 1987, Zine el-Abidine Ben Ali contrôle le pays et les médias d’une main de fer. Sa réélection en octobre 2009 pour un cinquième mandat de cinq ans a conduit à un rétrécissement du champ des libertés. Au début de son quatrième mandat en 2004, le président Ben Ali avait pourtant déclaré vouloir poursuivre son action "en vue d’encourager le pluralisme dans le paysage médiatique, (...) en élargissant les espaces de dialogue, en impulsant l’initiative privée dans le secteur de l’information, et en améliorant les conditions de travail et la situation des journalistes". Mais sous la "douce dictature" de Ben Ali, les journalistes indépendants et les défenseurs des droits de l’homme sont soumis à un véritable harcèlement administratif quotidien, à des violences policières et à une surveillance quasi permanente des services de renseignements. Le 24 octobre 2009, à la veille de sa réélection, Zine el-Abidine Ben Ali a d’ailleurs averti ses détracteurs : "La loi sera appliquée contre quiconque émettra des accusations ou des doutes concernant l’intégrité de l’opération électorale, sans fournir de preuves concrètes". Les hommes de main du régime n’ont pas tardé à mettre ces menaces à exécution. Au moins dix journalistes indépendants ont été victimes de représailles sans précédent. Le pouvoir n’hésite pas à monter des affaires pour emprisonner ceux qui le gênent. Le contrôle d’Internet s’est considérablement renforcé. En outre, au cours de leurs déplacements professionnels en Tunisie, les journalistes étrangers sont constamment accompagnés d’un fonctionnaire de l’Agence tunisienne de communication extérieure. Le contrôle de l’information prend une forme quasi obsessionnelle dans ce régime autoritaire. Toutefois, le président tunisien, allié des Occidentaux dans leur lutte contre le terrorisme, bénéficie d’une grande mansuétude de la part des organismes internationaux.

4. Robert Mugabe, Président de la République du Zimbabwe

Le chef de l’Etat zimbabwéen a certes déclaré, début mars 2010, que le Zimbabwe Media Council, organisme chargé de délivrer aux journaux leurs licences, devait ouvrir l’espace des médias. Mais ses paroles ne trompent pas grand monde. Dans les faits, Robert Mugabe freine des quatre fers, empêche le gouvernement d’union nationale de fonctionner convenablement, veille à ce que la presse indépendante ne puisse s’exprimer librement, et assure, avec son entourage, un contrôle strict sur la presse d’Etat. Suite aux difficultés électorales rencontrées par son gouvernement en 2008, Robert Mugabe a décidé de donner un nouveau tour de vis. Des rédacteurs en chef ont été placés sous surveillance électronique afin de mesurer leur fidélité au parti, et des militants de l’opposition ont été enlevés et jugés, au cours de procès grotesques, pour "complot terroriste visant à renverser le président Robert Mugabe". Le chef de l’Etat, pourtant salué comme un "libérateur" à sa prise de pouvoir dans les années 1980, assume pleinement les arrestations arbitraires et le harcèlement dont sont victimes la plupart des professionnels de l’information du pays. En 2002, il a été l’artisan de la loi sur "la protection de la vie privée et l’accès à l’information" (AIPPA), laquelle avait pour unique but de venir à bout de la presse indépendante, notamment The Daily News, le quotidien le plus lu du pays à l’époque. Si aujourd’hui le peuple zimbabwéen est privé de quotidiens et de radios indépendants, c’est à son Président qu’il le doit.

5.Teodoro Obiang Nguema, Président de la République de la Guinée Équatoriale

Les années passent, mais rien ne change dans le "Koweït de l’Afrique", royaume immobile d’un président que la radio nationale présente comme le "Dieu de la Guinée équatoriale". Fin 2009, Teodoro Obiang Nguema a été réélu chef de l’Etat avec pas moins de 96,7% des voix, au terme d’une élection présidentielle que plusieurs médias internationaux, comme le quotidien espagnol El Pais, ont été empêchés de couvrir. Teodoro Obiang Nguema garde un contrôle absolu sur ce petit pays pétrolifère du golfe de Guinée. La presse privée est en effet limitée à quelques titres. Le pays ne compte ni syndicat ni association de défense des journalistes. Enfin, la mainmise sur l’économie du pays par le chef de l’Etat et sa famille est accompagnée par un culte de la personnalité écrasant. La presse étrangère ne compte qu’un seul et unique correspondant, étroitement surveillé. Malgré cela, les autorités continuent d’affirmer que l’absence de pluralisme s’explique par la pauvreté et que les scores importants que réalise le chef de l’Etat lors des élections "sont la conséquence de l’acceptation de sa politique".

6.Mouammar Kadhafi,Chef de l’Etat et Guide de la Révolution de la Libye

Depuis l’avènement de la révolution verte en 1969, Mouammar Kadhafi s’est écarté de l’idéologie socialiste originelle. La fin de l’isolement diplomatique du pays a eu des conséquences significatives sur l’économie libyenne, sans pour autant avoir d’effet réel sur la liberté de la presse. Les journalistes ne bénéficient en effet que très lentement de cette décrispation du régime. Dépourvus de toute marge de manœuvre, ils servent avant tout la machine de propagande du chef de l’Etat. Le culte de la personnalité est omniprésent sur les murs du pays, comme dans les médias officiels. Si pour la première fois depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi, des médias non gouvernementaux avaient été autorisés en 2007, ils restaient contrôlés par la société Al-Ghad de Seif al-Islam Kadhafi, un des trois fils de Mouammar Kadhafi, avant d’être soit nationalisés, soit interdits de publication entre juin 2009 et janvier 2010. Le pluralisme de l’information reste donc toujours un mirage, malgré l’autorisation accordée, en février 2009, à quatre-vingt-dix journaux et publications arabes et étrangers après 25 ans d’interdiction. Depuis janvier 2010, une campagne de censure d’Internet vise les sites d’opposition. Par ailleurs, les médias étrangers sont placés sous surveillance et leurs représentants obtiennent difficilement des visas.

7. Mswati III, Roi du Swaziland

40% de la population atteinte du sida, un taux de pauvreté qui augmente en flèche, aucune économie viable, des investisseurs étrangers qui ont jeté l’éponge. Le Swaziland connaît un véritable processus d’autodestruction. Il y a derrière cette déroute un responsable : le roi Mswati III. Pas de gestion, pas de vision, ce monarque absolu use et abuse de ses droits régaliens. Qu’aucune tête ne dépasse ! les partis politiques sont interdits et à quoi serviraient-ils dans un pays qui n’a jamais connu d’élections démocratiques ! La presse publique diffuse uniquement des informations contrôlées et validées par le ministère de l’Information. Les journaux indépendants ont d’énormes difficultés à accéder à l’information officielle. L’autocensure est généralisée, la critique inimaginable. Les autorités rappellent régulièrement aux journalistes la conduite à tenir, comme en novembre 2008, lorsque le ministre de la Justice a menacé les journalistes qui critiqueraient le gouvernement d’être immédiatement "accusés de soutenir le terrorisme et arrêtés". En janvier 2009, après une série d’articles iconoclastes, un journaliste du Times of Swaziland, seul journal privé du pays, a été contraint de présenter des excuses publiques au roi.

8.Issaias Afeworki, Président de la République de l'Erythrée

La République d’Erythrée a la particularité d’être la plus jeune d’Afrique, mais aussi d’avoir à sa tête le dictateur le plus impitoyable du continent. L’ancien chef rebelle, hier héros de la libération ne cache pas son penchant pour le totalitarisme. Pour lui, la souveraineté du pays a un prix. Les libertés sont officiellement "suspendues" depuis 2001, après que des voix se sont élevées au sein du parti unique pour réclamer plus de démocratie. Toute velléité de contestation est une atteinte à la "sécurité nationale". La presse privée n’existe plus. Ne subsistent que les médias d’Etat, dont la ligne éditoriale est digne de l’époque soviétique. Ce territoire bordé par la mer Rouge, dirigé d’une main de fer par une petite clique ultranationaliste rassemblée autour du chef de l’Etat, est devenu, en quelques années, une véritable prison à ciel ouvert, la plus grande d’Afrique pour les journalistes. Une trentaine d’entre eux environ sont enfermés dans l’un des 314 centres de détention que compte le pays. Quatre n’ont pas survécu à des conditions de détention d’une cruauté inouïe. D’autres ont littéralement disparu. Mais lorsque Issaias Afeworki est interrogé sur le sort des journalistes emprisonnés, il répond, comme en mai 2008 sur la chaîne Al-Jazira : "Il n’y en a jamais eu. Il n’y en a pas. Vous êtes mal informés."

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40 "prédateurs" de la liberté de presse: Poutine nie d'en être un !

Vladimir Poutine en décembre 2008 (REUTERS/Sergei Karpukhin)

Pour les services de Vladimir Poutine, l'ONG Reporters sans Frontières (RSF) a commis une «erreur» sans doute liée aux «stéréotypes sur la Russie» en incluant le Premier ministre russe dans sa liste des «40 prédateurs» de la liberté de la presse dans le monde.

«Nous ignorons les critères sur la base desquels ces conclusions ont été tirées. Elle sont complètement fausses», a déclaré le porte-parole, Dmitri Peskov, cité par l'agence RIA Novosti. «Malheureusement, cette erreur est peut-être liée aux stéréotypes sur la Russie encore vivaces aujourd'hui», a ajouté Dmitri Peskov.

«Au cours des dix dernières années, Vladimir Poutine a fait beaucoup pour que les médias deviennent plus indépendants du point de vue économique, donc plus libres», a prétendu Dmitri Peskov.

Depuis l'accession de Vladimir Poutine à la présidence en 2000 et sa nomination en mai 2008 aux fonctions de Premier ministre, toutes les grandes chaînes de télévision russes sont passées sous le contrôle du Kremlin et l'opposition n'y a plus accès. Plusieurs journalistes ont payé de leur vie leur indépendance.

RSF a publié lundi, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa liste actualisée des «40 prédateurs», recensant dirigeants politiques, religieux ou organisations terroristes prenant systématiquement pour cible le travail des journalistes.

Outre Vladimir Poutine, cette liste comprend de nombreux autres chefs d'Etat ou de gouvernement, parmi lesquels le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont les agissements sont régulièrement critiqués par les défenseurs de la liberté de la presse.

De son côté, le porte-parole de Ramzan Kadyrov, Alvi Karimov, a estimé que la décision de RSF d'inclure le président de la Tchétchénie - région instable du Caucase russe - sur la liste des «prédateurs», n'avait «rien à voir avec la réalité».

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mardi 4 mai 2010

Kinshasa, le 1er mai 2010 a été fêté sous le signe de la morosité et de tension !

Kinshasa, 1er mai 2010, défilé des travailleurs

Le 1er mai 2010 en République démocratique du Congo (RDC) a été fêté dans une atmosphère tendue et de morosité, ont constaté plusieurs observateurs et les limiers de Réveil-FM.

Les thuriféraires et coupagistes n'ont rien relever ni dans les journaux encore moins dans les médias.

A Kinshasa, c’est sur le boulevard triomphal que les autorités, travailleurs et syndicats se sont fixés rendez vous, pour l e traditionnel défilé et célébrer cette journée internationale, ce, sous la belle musique de la fanfare de la police nationale. «Chantier emploi pour l’indépendance économique et sociale » est le thème de la journée du 1 mai cette année en République Démocratique du Congo.

A Kinshasa particulièrement, le défilé organisé sur le Boulevard Triomphal s’est terminé en queue de poisson suite aux incidents provoqués par certains travailleurs et quelques membres des partis politiques qui voulaient défiler pour exprimer leur ras-le bol devant les autorités présentes à la tribune et exprimer le malaise qui règne actuellement dans monde du travail en République Démocratique du Congo.

Face à cette fronde populaire, le service du protocole d’Etat a décidé carrement d’arrêter le défilé." C’est ce qui a provoqué un véritable désordre qui a obligé le vice-Premier ministre congolais et ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Joseph Mobutu Nzanga et les autres personnalités présentes à quitter la tribune", a expliqué un reporter qui a requis l'anonymat.

Selon lui, au cours de ce défilé, les agents et travailleurs de l’Etat entendaient surtout dénoncer la faible participation du gouvernement congolais dans la concrétisation de sa mission visant à améliorer les conditions de vies des travailleurs, ces derniers accusant des retards dans le paiement de leurs salaires, et sans couverture sociale, ni des avantages sociaux. "En outre l’accès à un emploi décent susceptible de satisfaire leurs besoins vitaux est un leurre", a-t-il déploré.

Travailleurs: Parents pauvres de la société congolaise

Des observateurs locaux ont fait remarquer que la situation des travailleurs congolais en RDC est très préoccupante. Ces derniers font figure de parents pauvres de la société congolaise. La majorité d’entre eux accusent plusieurs mois d’arriérés de salaire que le gouvernement n’arrive pas à honorer.

"Tout le monde sait que la situation du travailleur congolais est très préoccupante, pour diverses raisons, d’abord l’économie dans son ensemble est loin d’être brillante. Conséquence, au lieu de créer ou de protéger les emplois existants, les entrepreneurs et l’Etat lui-même, jugent plus économique de renvoyer nombre de leurs travailleurs, ceux-ci, qui ne sont pas encadrés de manière efficace par des syndicats dignes de ce nom, sont comme livrés à eux-même et donc placés dans l’incapacité de défendre seuls et valablement leurs droits face à des patrons peu disposés à se livrer à l’exercice du dialogue social", a expliqué Mankenda Voka , l’éditeur et l’éditorialiste du quotidien congolais l’Observateur dans son édition du lundi 3 mai 2010.

Il faisait allusion aux milliers d’agents qui ont été licenciés, sans indemnités de sortie lors de la faillite des sociétés minières de la province du katanga frappées par la crise économique et financière de 2009.

Russel Matadi, membre syndical dans une entreprise de l’Etat en République Démocratique du Congo a accusé le gouvernement congolais d’être de mauvaise foi, qui, depuis l’élection de 2006 réfuse d’appliquer "Mbundi", le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), malgré les promesses faites après la mise en place respectivement des gouvernement Gizenga et Muzito.

Les dirigeants congolais font croire que le pays est en programme avec le Fond monétaire international et la Banque mondiale, et par conséquent il faut réduire les depenses, a-t-il martelé, montrant du doigt le train de vie de barrons de certains responsables.

Le président du comité syndical de l’Office National des Transports (ONATRA), Lambert Osango a quant à lui estimé que la réforme des entreprises de l’Etat amorcée par le ministère du Portefeuille aura été un véritable échec.

"Cette réforme a au contraire appauvri les entreprises publiques ... c’est le cas de l’Onatra qui a perdu plus de 200 millions de dollars américains suite à cette réforme du reste mal initiée et mal oriéntée. Il faut que le ministère du Portefeuille qui a initié cette réforme des entreprises soit interpellé", a-t-il affirmé.

Dans un environnement où le travail est désacralisé, le 1er mai est devenu une date où les travailleurs congolais interpellent les dirigeants congolais sur la mission qui leur est assignée, celle d’améliorer la situation sociale et salariale des travailleurs.

Pour beacoup d’observateurs, il est temps que les autorités congolaises fassent de l’améliorations de la situation sociale des travailleurs leur cheval de bataille.

"Il ne faut pas perdre de vue que le malaise social est ominprésent dans notre société" , a expliqué le secrétaire général du Sydicat des enseignants du Congo (Syeco), Jean-Pierre Kimbuya, relevant que le manque d’attention à cette question risque de conduire à une explosion sociale aux conséquences incalculables pour le pays.

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Annulation de la dette de la RDC: les Institutions de Bretton Woods FMI et BM reportent l’examen en juillet !

Le ministre des Finances de la République démocratique du Congo (RDC), Matata Ponyo, a indiqué que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ( BM) ont renvoyé en juillet prochain l’examen du dossier de la République Démocratique du Congo pour parvenir à l’annulation de sa dette extérieure, initialement prévu en juin 2010, a-t-on appris dimanche 02 mai 2010 des sources à Kinshasa.

Billet de 500 francs congolais

Pour le moment, les services de ces institutions sont en train de finaliser une étude sur la viabilité de la dette de la République Démocratique du Congo en vue de fixer les autorités congolaises sur la partie à effacer, a dit Matata Ponyo, ajoutant que c’est pour la première fois depuis cinq ans qu’une performance dans le secteur des finances publiques a été réalisée par rapport aux deux dernières années (2008 et 2009)

"La République Démocratique du Congo, de son côté, consolide ses efforts de gestion telle que recommandées par le FMI et la Banque mondiale", a encore indiqué le ministre congolais, avant de rappeler que le taux d’inflation annualisé est passé de 54 à 45% et 14% à fin mars 2010, alors que le taux de change s’est stabilisé autour de 900 FC pour un dollar américain contre 930 FC.

Pour atteindre le point d’achèvement de l’Initiative PPTE (pays pauvres tres endettés) et bénéficier de l’effacement de sa dette extérieure d’environ 10 milliards USD, sur un total de 13,1 milliards USD.

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Répression du sit-in des journalistes à Yaoundé au Cameroun !

Manifestation de journalistes à Yaoundé au Cameroun.

Une manifestation des journalistes camerounais pour célébrer la journée de la liberté de presse et réclamer la lumière sur la mort en détention de leur confrère, Germain Cyrille Ngota Ngota, dit Biby Ngota a été réprimée par les forces de l’ordre, le lundi 3 avril 2010.

Plusieurs centaines de journalistes sont descendus lundi dans les rues de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, pour dénoncer la mort tragique de Germain Cyrille Ngota Ngota, dit Biby Ngota. Ils répondaient ainsi à l’appel de l’Union des journalistes du Cameroun (UJC).

« Que la lumière soit faite sur la mort de Biby Ngota », « Libérez tous les journalistes encore en prison ! », « Oui à la dépénalisation des délits de presse », « Non à la persécution des journalistes »… pouvait-on lire entre autres, sur des pancartes.

Mais, les manifestants qui attendaient organiser un sit-in devant les bureaux du Premier ministre Yang Philemon ont vite déchanté. Ils ont été bloqués à un carrefour par un important dispositif de policiers et de gendarmes armés de matraques et de lance-grenades lacrymogènes.

Plusieurs d’entre eux ont été molestés et bousculés. « Les journalistes n’ont pas respecté les délais légaux de déclaration de manifestation publique. Par conséquent, nous ne pouvons pas les autoriser à faire le sit-in devant les bureaux du PM », a confié une source proche de la primature.

Devant ce déploiement des forces de sécurité, les professionnels de médias ont décidé d’organiser le sit-in au carrefour entourés par les forces de sécurité.

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Paris, 3 mai 2010: journée internationale de la liberté de presse !

Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand, le maire de Paris Bertrand Delanoë et Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, ont rendu hommage à la presse française et au métier de journaliste, aujourd'hui encore métier à risques dans beaucoup de régions du globe.Mme pluie et M. froid étaient au rendez-vous, ce 3 mai 2010 pour la journée internationale de la liberté de presse à Paris. Pour l'anecdote lorsque Adiou Diouf faisant son discours verra ses papiers s'envoler, il terminera son discours en déclarant que les journalistes sont censés à semer à tout vent. C'est bien connu, qui sème à tout vent récolte la tempête...

Depuis le début de l’année dans le monde, 9 journalistes sont morts. 165 sont emprisonnés. Un anniversaire, qui cette année met notamment en avant les dessinateurs de presse. A l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse, la Maison des journalistes à Paris a décidé de mettre en avant les dessinateurs de presse. La semaine dernière sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, trois dessinateurs de presse, 2 Tchadiens et un Algérien, tous des réfugiés politiques ont créé un dessin de 2m x 5m ayant pour thème la liberté de la presse.

Delphine Saubaber, journaliste à l'Express, et Jean-Robert Viallet, de France 3, sont les heureux lauréats de ce prestigieux prix. La première a été récompensée dans la catégorie "Prix de la presse écrite" pour différents reportages publiés dans le célèbre mensuel, le second dans la catégorie "Prix audiovisuel", pour sa série documentaire intitulée "La mort du travail". Delphine Saubaber et Jean-Robert Viallet ont d'ailleurs tous deux dédié leur prix à leurs deux collègues de France 3, détenus en otage en Afghanistan depuis plusieurs mois.

Les journalistes africains étaient présents. Parmi les Congolais on a remarqué la présence de James Ngumbu, secrétaire Général de l'Association de la Presse panafricaine (APPA), Nanou Mukolonga de la maison des journalistes, Léon Kharomon Ben Mungu du journal The Post de Kinshasa, Freddy Mulongo de Réveil-FM et l'Agence Africaine d'informations (AFI) et Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED en séjour à Paris.

La Journée mondiale de la liberté de la presse est l’occasion d’en rappeler les principes fondamentaux et de rendre un solennel hommage à tous les journalistes qui ont perdu la vie en accomplissant leur devoir. La phrase de la journée est celle de Delanoë, Maire de paris " Nous serons tous morts que nous aurons encore besoin de la Maison des journalistes". A l'occasion de la remise du Prix Albert Londres à la Maison des...

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