Paris, 3 mai 2010: journée internationale de la liberté de presse !
Par Freddy Mulongo, mardi 4 mai 2010 à 01:25 :: radio :: #872 :: rss
Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand, le maire de Paris Bertrand Delanoë et Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, ont rendu hommage à la presse française et au métier de journaliste, aujourd'hui encore métier à risques dans beaucoup de régions du globe.Mme pluie et M. froid étaient au rendez-vous, ce 3 mai 2010 pour la journée internationale de la liberté de presse à Paris. Pour l'anecdote lorsque Adiou Diouf faisant son discours verra ses papiers s'envoler, il terminera son discours en déclarant que les journalistes sont censés à semer à tout vent. C'est bien connu, qui sème à tout vent récolte la tempête...
Depuis le début de l’année dans le monde, 9 journalistes sont morts. 165 sont emprisonnés. Un anniversaire, qui cette année met notamment en avant les dessinateurs de presse. A l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse, la Maison des journalistes à Paris a décidé de mettre en avant les dessinateurs de presse. La semaine dernière sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, trois dessinateurs de presse, 2 Tchadiens et un Algérien, tous des réfugiés politiques ont créé un dessin de 2m x 5m ayant pour thème la liberté de la presse.
Delphine Saubaber, journaliste à l'Express, et Jean-Robert Viallet, de France 3, sont les heureux lauréats de ce prestigieux prix. La première a été récompensée dans la catégorie "Prix de la presse écrite" pour différents reportages publiés dans le célèbre mensuel, le second dans la catégorie "Prix audiovisuel", pour sa série documentaire intitulée "La mort du travail". Delphine Saubaber et Jean-Robert Viallet ont d'ailleurs tous deux dédié leur prix à leurs deux collègues de France 3, détenus en otage en Afghanistan depuis plusieurs mois.
Les journalistes africains étaient présents. Parmi les Congolais on a remarqué la présence de James Ngumbu, secrétaire Général de l'Association de la Presse panafricaine (APPA), Nanou Mukolonga de la maison des journalistes, Léon Kharomon Ben Mungu du journal The Post de Kinshasa, Freddy Mulongo de Réveil-FM et l'Agence Africaine d'informations (AFI) et Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED en séjour à Paris.
La Journée mondiale de la liberté de la presse est l’occasion d’en rappeler les principes fondamentaux et de rendre un solennel hommage à tous les journalistes qui ont perdu la vie en accomplissant leur devoir. La phrase de la journée est celle de Delanoë, Maire de paris " Nous serons tous morts que nous aurons encore besoin de la Maison des journalistes". A l'occasion de la remise du Prix Albert Londres à la Maison des...
Le jury était composé de : Josette Alia (présidente), Lise Blanchet, Hervé Brusini, Annick Cojean, Michel Croce-Spinelli, Thierry Desjardins, Catherine Jentile, Jean-Claude Guillebaud, François Hauter, Christian Hoche, Marc Kravetz, Jean-Xavier de Lestrade, Alain Louyot, Jean-Paul Mari, Michel Moutot, Philippe Rochot, Patrick de Saint-Exupèry, Henri de Turenne, Olivier Weber et les lauréats des 2 dernières années, Sophie Bouillon, Benjamin Barthe, Alexandre Dereims, Alexis Monchovet, Stéphane Marchetti et Sébastien Mesquida.
Le jury a remis ses prix dans le cadre de la 20e journée internationale de la liberté de presse, à la Maison des journalistes qui accueille des confrères contraints de fuir leur pays. 44 candidatures pour le prix de presse écrite (presse en ligne et plusieurs journalistes de la presse francophone grâce au partenariat de l’Organisation de la francophonie) et 35 candidatures pour l’audiovisuel.
72e Prix de la presse écrite DELPHINE SAUBABER, pour ses articles publiés dans L’EXPRESS
32 ans, diplômée du CFJ et de l’Institut d’études politiques de Paris, elle a commencé sa carrière à L’Express en 2002, puis à travaillé quelques mois au service société du Monde avant de revenir à L’Express où elle est grand reporter au service étranger depuis 2004. Delphine Saubaber a été élue au 7e tour de scrutin pour plusieurs articles : L’ouverture des archives de la Securitate en Roumanie, un portrait de Radovan Karadzic, une chasse à l’homme en Calabre et le combat d’une mère contre la mafia. Ont également obtenus des voix : Léna Mauger (XXI, Le nouvel observateur), Emmanuel Duparcq (AFP), Célia Mercier (Libération, XXI)...
26e Prix audiovisuel JEAN-ROBERT VIALLET, pour son reportage, La mort du travail, diffusé sur France 3
(3 fois 60 minutes : la destruction, l’aliénation, la dépossession / Yami2 productions) 40 ans, journaliste, auteur, réalisateur de nombreux reportages depuis 1999. Le jury avait déjà remarqué son enquête précédente (Une femme à abattre). Élu au 1er tour pour sa remarquable enquête sur le travail dans nos sociétés contemporaines. Le tournage a commencé en 2007.
« La crise du travail est l’expression profonde de la crise économique qui commençait à s’annoncer. Lorsque celle-ci a explosé, sous nos yeux, la violence du choc n’apparaissait plus que comme l’aboutissement d’un processus de destruction que chacun avait intériorisé depuis longtemps. Crise du travail, crise économique : ces deux crises se font écho. Elles nous questionnent sur ce monde dans lequel l’économie n’est plus au service de l’homme, mais l’homme au service de l’économie. » J.R. Viallet.
Ont également obtenu des voix : Virginie Herz, Clairisse Feletin, Olivier Joulie, Vincent Nguyen et Jean-Sébastien Desbordes


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