Directeur de Cameroun-Express, le confrère Biby Ngota est mort le 22 avril à la prison Kondengui de Yaoundé. Il y était en détention depuis le 10 mars avec Serge Sabouang (La Nation) et Robert Mintsa (Le Devoir), pour « faux et usage de faux ». Les autorités de ce pays de l’Afrique centrale les accusent d’avoir imité « la signature du secrétaire général de la présidence de la République sur des documents dont ils se servaient pour faire du chantage » à ce dernier. Ce que les détenus ont toujours rejeté.

Selon Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement, le confrère serait mort suite à des « infections opportunistes » liées au virus du sida. Une version balayée d’un revers de main par les proches du journaliste qui indexent les conditions drastiques de détention.

A noter que la Journée de la liberté de presse est célébrée le 3 mai dans le monde entier.