40 "prédateurs" de la liberté de presse: Poutine nie d'en être un !
Par Freddy Mulongo, mercredi 5 mai 2010 à 10:17 :: radio :: #877 :: rss
Vladimir Poutine en décembre 2008 (REUTERS/Sergei Karpukhin)
Pour les services de Vladimir Poutine, l'ONG Reporters sans Frontières (RSF) a commis une «erreur» sans doute liée aux «stéréotypes sur la Russie» en incluant le Premier ministre russe dans sa liste des «40 prédateurs» de la liberté de la presse dans le monde.
«Nous ignorons les critères sur la base desquels ces conclusions ont été tirées. Elle sont complètement fausses», a déclaré le porte-parole, Dmitri Peskov, cité par l'agence RIA Novosti. «Malheureusement, cette erreur est peut-être liée aux stéréotypes sur la Russie encore vivaces aujourd'hui», a ajouté Dmitri Peskov.
«Au cours des dix dernières années, Vladimir Poutine a fait beaucoup pour que les médias deviennent plus indépendants du point de vue économique, donc plus libres», a prétendu Dmitri Peskov.
Depuis l'accession de Vladimir Poutine à la présidence en 2000 et sa nomination en mai 2008 aux fonctions de Premier ministre, toutes les grandes chaînes de télévision russes sont passées sous le contrôle du Kremlin et l'opposition n'y a plus accès. Plusieurs journalistes ont payé de leur vie leur indépendance.
RSF a publié lundi, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa liste actualisée des «40 prédateurs», recensant dirigeants politiques, religieux ou organisations terroristes prenant systématiquement pour cible le travail des journalistes.
Outre Vladimir Poutine, cette liste comprend de nombreux autres chefs d'Etat ou de gouvernement, parmi lesquels le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont les agissements sont régulièrement critiqués par les défenseurs de la liberté de la presse.
De son côté, le porte-parole de Ramzan Kadyrov, Alvi Karimov, a estimé que la décision de RSF d'inclure le président de la Tchétchénie - région instable du Caucase russe - sur la liste des «prédateurs», n'avait «rien à voir avec la réalité».


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