Cinquantenaire: Albert II, roi des Belges n'échappera pas aux embouteillages Kinois !
Par Freddy Mulongo, lundi 10 mai 2010 à 00:36 :: radio :: #885 :: rss
C'est à pas de tortue qu'on roule à Kinshasa, la capitale congolaise.
Contrairement à Lubumbashi, Kinshasa est un enfer pour automobilistes. La capitale congolaise n’est plus circulable et s’il n’y a pas d’accident à tous les coins de rue, cela fait miracle dans une ville qui, à certaines heures et pendant de longues heures, s’arrête totalement de circuler. Dans une ville où aucun kilomètre n’a plus été construit, ni pratiquement refait, il ne s’agit pas de bouchons, il s’agit de verrous, la ville vivant l’effet de paralysie piégeant les automobilistes et leurs belles calendres importées hors d'une politique urbanistique bien conçue.
Les embouteillages les plus légendaires ont lieu sur l’avenue Mondjiba, à Delvaux, à l’UPN, sur l’avenue Bokassa - désaffectée - à l’entrée du Grand Marché; sur l’avenue du Flambeau - où il faut encore chercher où donner du pneu - devant les installations de la brasserie Bralima; sur le boulevard Patrice Lumumba; sur la route By Pass; sur l’avenue Kasavubu; sur celle du 24 novembre et sur l’avenue de l’Université.
Sur le boulevard Lumumba, la file, tel un long serpent, débute son cours à partir de la 1ère rue à l’intersection avec l’avenue Sendwe jusqu’à la hauteur de l’hôpital catholique saint Joseph à la 14ème rue.
Le vrai verrou se situe au niveau de l’entrée de N’Djili et Masina Pétro Congo, en dépassant le pont sur la rivière N’Djili. Entre 18 et 20 heures, les automobilistes essayent - sans succès - de contourner le bouchon en empruntant la route des poids lourds débouchant sur le boulevard Lumumba à la hauteur du pont Matete.
Sur By Pass, de l’entrée de Matete jusqu’à la bretelle menant aux cliniques universitaires de Kinshasa, c’est à un concert de klaxons que l’on assiste tous les soirs rendant nerveuse la police commise à la circulation routière.
Les voies qui sont encore praticables ne peuvent recevoir plus de quatre véhicules sur une bande. Les voies principales n’ont pas de petites ceintures pour décongestionner le trafic en cas d’embouteillage.
Hormis l’avenue de la Justice pour le boulevard du 30 juin et de deux chaussées appelées «petits boulevards» ceinturant le boulevard Lumumba, les autres voies de secours comme Wangata dans la commune de Kinshasa, Mushie à Lingwala, etc., sont hors d’usage. Mais sur d’autres voies d’intérêt général, comme By Pass, route de Matadi, boulevard Lumumba après le pont Matete, etc., aucune route de secours n’a été prévue.
Le spectacle des bouchons et embouteillages montres sur les grandes artères de la capitale congolaise durera encore six mois, selon l’Agence des grands travaux. Encore un peu plus de patience de la part des conducteurs et des usagers routiers qui se plaignent. En principe, souligne l’agent de l’AGT, toutes les artères sur lesquelles s’effectuent les travaux devraient être fermées à la circulation.


Commentaires
1. Le lundi 10 mai 2010 à 03:50, par Ngoto Ndebo
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