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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 29 juin 2010

3RA: La cité de la Renaissance présentée à la diaspora congolaise le samedi 3 juillet 2010 !

A L'heure où les Français marchent de la République à la Bastille pour réclamer que le gouvernement ne touche pas à l'âge de la retraite qui est de 60 annuités. Les africains se pavanent ignorants qu'ils seront vite rattrapés par la réalité car rare sont les africains qui auront cotisés pendant 45 ans afin de bénéficier d'une bonne retraite.

M. Etienne Lopalo, président de 3RA

Le président de 3RA-Retour-Reconversion et Retraite en Afrique, Etienne Lopalo et son équipe ont réfléchi depuis 5 ans sur la problématique de la retraite et préconisent des solutions alternatives afin d'éviter aux compatriotes un réveil catastrophique. Ce samedi 3 juillet 2010, après une acquisition d'un terrain dans la commune de Mont-Ngafula avec vue sur le fleuve Congo. les Congolais de la diaspora peuvent devenir propriétaire à Kinshasa, dans la capitale congolaise.

Ce samedi 3 juillet 2010 de 19h à 23h, une grande soirée évènementielle à Paris, avec pour thème : Devenir propriétaire en République Démocratique du Congo : Aujourd’hui , C’est possible !

Le projet de construction de la cité de la Renaissance, sera présenté en animation 3D. La cité de la Renaissance et le centre d’accueil et de réinsertion des migrants, seront implantés dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa. 3RA présentera aussi ses partenaires notamment la B.I.A.C, H.Q.E.CONSULTING, des solutions d’ingénieries innovantes et de savoirs retrouvés, Constructions écologiques en bois et matières naturelles et autres. - Lieu : AGECA, 177, rue de Charonne, Paris 11è, M° Alexandre Dumas, M° Philippe Auguste - Renseignement: M. Etienne LOPALO, Président de l’association 3.R.A 0 620 376 909, e-mail: france-3rccongo@hotmail.fr , site: www.3ra.fr

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vendredi 25 juin 2010

L' attaché militaire Iyongo ya Lisomba trainé en justice par Myra Djoku à Antony dans le Hauts-de Seine

Incroyable mais vrai, la République Démocratique du Congo se déchire devant la justice française. Déjà le jeudi 30 juin 2010, jour de deuil pour la diaspora congolaise et de festivités grandioses pour les autorités congolaises à Kinshasa, Myra Djoku ambassadeur de la RDC en France sera au prud'homme car assigné en justice par les employés de l'ambassade virés sans solde de leurs émoluments.

Le colonel Iyongo Ya Lisomba, attaché militaire, nal et air, simultanément, près les Ambassades de la RDC, en France, RFA et en Espagne avec résidence à Paris. Photo-Archive-Réveil-FM

Hier jeudi 24 juin 2010, au tribunal de Grande Instance d'Antony dans le département de hauts-de-Seine (92), des congolais sont allés assister le colonel Iyongo ya Lisomba et son épouse assignés en justice par Myra Ndjoku, ambassadeur de la RDC. Une affaire interne qui risque d'écorner encore plus l'image ternie de la RDC à l'extérieur. Deux diplomates d'un même pays peuvent-ils s'assigner en justice dans un pays d'accueil ? C'est là la grande question.

De quoi s'agit-il ? Nommé attaché militaire naval et de l'air à l'ambassade de la RDC à Paris, le colonel Iyongo ya Lisomba a pris ses fonctions le 9 septembre 1991. Diplomate militaire sa fonction est aussi attaché au ministère de la Défense nationale qui lui concède le logement de fonction, lui et sa famille s'y installent.

La Résidence Antony Châtenay. Photo-Réveil-FM

La Résidence Antony Châtenay, 49 rue de châtenay (7e étage) appartient à la République Démocratique du Congo, acquis par acte du 8 décembre 1995, homologué par le tribunal de Grande Instance de Nanterre le 20 février 1996, publié à la conservation des hypothèques de Nanterre le 3 mai 1996. La RDC est propriétaire dans un ensemble immobilier cadastré RN°25 (pièces n°1 et 2).

Myra Djoku qui a promis de faire mordre la poussière au colonel Iyombo dit à qui veut l'entendre que le colonel Iyombo a été rappelé depuis le 22 janvier 2008 par les autorités congolaises. La fin de sa mission lui a été notifiée par la lettre N) MDNAC/AB/D 139/2008 du 22 janvier 2008 et confirmée par message MSG N° 130/CH/035 0309/010/ 2008 du 21 février 2008.

La carte d'agent diplomatique du colonel Iyongo et celle de son épouse ont été restituées au Ministère des Affaires étrangères. Depuis une mise en en demeure du 15 mars 2010 a été lancée contre le colonel et son épouse par Me Michel Langa, l'avocat de la RDC pour qu'ils quittent l'appartement. L'ambassade de la RDC réclame 8000 euros au couple pour arriérés de loyer depuis le 20 avril 2010. Or L'Etat congolais doit au colonel Iyongo Ya Lisomba plus d'un million six cent mille euros au titre d'arriérés de salaires.

Signalons que les appartements d'Antony sont la propriété privée de l'Etat congolais attribués au Ministère de la Défense Nationale pour loger les attachés militaires.

Quelque soit les dires de Myra Ndjoku on voit sur cette de paiement venant de Kinshasa février 2010, le nom de l'attaché militaire Iyongo souligné par Réveil-FM

Sans doute que Myra Djoku qui a vécu à Cergy dans le Val d'Oise (95) avant d'occuper la résidence des Ambassadeurs de la RDC sise au 32 cours Albert Ier dans le 8è Arrondissement, résidence cossue et bunkerisée, il a longtemps lorgné sur les appartements d'Antony. Qu'il avait d'ailleurs promis de visitera sans suite.

Harcelés, menacés, le colonel Iyongo et son épouse sont tombés malades. Le couple souffre de diabète et de l'hypertension. Ils ne s'accrochent pas à l'appartement de l'Etat congolais mais souhaiteraient que ce dernier leur paye le un million six cent mille euros qu'il leur doit.

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L'Ucdp remercie les rabbins anglais !

La torah

Mzée Laurent Désiré Kabila qui incarne, pour l’histoire, la résistance du peuple congolais face aux forces du mal, avait solennellement déclaré que : « La guerre sera longue et populaire !».

Plus de 6 millions et plus de congolais étaient massacrés injustement au cours d’une guerre artificielle dont la finalité était de réaliser la partition du territoire par la déstabilisation structurelle de la République Démocratique du Congo au travers une agression monstrueuse par le Ruanda et l’Ouganda !

Les victimes congolaises sont, jusqu’à ce jour, privées délibérément de justice parce que des barrières sont érigées pour bloquer les procédures judiciaires à l’encontre des responsables de la tragédie congolaise qui sont pourtant connus et qui se sont dépassés en artifices pour la faire oublier voire l’effacer de l’opinion internationale !

Aujourd’hui, les 6 millions et plus de victimes congolaises ne sont plus seules !

Au mois d’avril 2010, une cinquantaine de Rabbins anglais ont élaboré une pétition qui appelle le monde à ne pas oublier la tragédie du peuple congolais victime de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide !

Cet appel majeur des rabbins pour la justice en faveur des 6 millions et plus de victimes congolaises constitue une interpellation à ’’la communauté internationale’’ visiblement instrumentalisée pour jeter un voile d’ignorance sur la responsabilité pénale des commanditaires et autres exécuteurs et pour faire oublier cette tragédie qui plane sur la RD Congo parce qu'elle ne peut se résoudre sans la justice.

Lettre de remerciement et reconnaissance adressée par l'UCDP aux Rabbins anglais pour le soutien aux 6 millions et plus des congolais privés délibérément de justice, pourtant victimes de crimes de guerre, contre l'humanité et génocide !

Honorables Rabbins,

Je suis Jean Kalama-Ilunga, coordonnateur de l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple en sigle UCDP qui est une organisation congolaise indépendante à caractère politique strictement tournée vers la quête du bien-être de nos concitoyens.

Plus de 6 millions de congolais étaient massacrés sauvagement sous l’indifférence délibérée de la communauté dite internationale !

Une guerre multiforme injuste était imposée au peuple de la République Démocratique du Congo par des forces obscures dont la finalité était de faire du mal à d’autres êtres humains, créatures du Divin Juste !

"Ne rien entendre, ne rien voir, ne rien faire" comme disait les nazis qui avait massacrés sauvagement et injustement 6 millions de juifs est l’analogie voire la répétition de la tragédie délibérée subie par le peuple congolais !

L’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple UCDP s’était toujours investie depuis le début de cette tragédie en RD Congo dans une démarche volontariste pour promouvoir la justice et appeler l’opinion internationale à soutenir le peuple congolais pour que justice soit rendue aux 6 millions et plus des victimes qui en sont privées délibérément.

Nous avons pointé du doigt les personnes qui portent la responsabilité de cette tragédie qualifiée comme crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide sans qu’une voix ne se soit levée énergiquement pour exiger la tenue d’un nouveau ’’ Nurember ’’, d’un procès qui pourra rendre justice aux 6 millions de congolais massacrés injustement.

Pourtant, nous avons toujours cité nommément les acteurs principaux à la base de cette tragédie congolaise volontairement oubliée, il s’agit de Bill Clinton, ancien président des USA, Tony Blair, ancien 1er ministre de la Grande Bretagne comme commanditaires de l’agression contre la RD Congo et Paul Kagame, président du Ruanda et Yoweri Museveni, le président de l’Ouganda comme exécuteurs.

Si Bill Clinton s’est fait discret sur ce sujet, par contre, votre compatriote, l’ancien 1er ministre Tony Blair est resté le cerveau-moteur déterminé à déstabiliser la RD Congo jusqu’à sa partition.

En effet, après son mandat en 2007, pour piloter lui-même les opérations d’occultation des responsabilités cruminelles en RD Congo, monsieur Tony Blair s’était engagé comme conseiller spécial de ses complices Paul Kagame, donneur d’ordre des crimes de guerre, crimes contre l’humanité en RD Congo tout comme Yoweri Museveni !

Pourquoi Tony Blair ?

Il y a 10 ans, je lui avais personnellement adressé une lettre au 10 Downing street, dans laquelle je lui avais démontré qu’il était responsable de la tragédie qui se déroulait en RDCongo et que, du fait de son ascendance avérée sur Kagame et Museveni, il avait le pouvoir d’arrêter les massacres consécutifs à l’agression contre la RD Congo.

Pour brouiller sa propre responsabilité et celles de ses complices sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité en RDC, Tony Blair a monté un mûr de mensonges et poser sur l’opinion internationale un voile d’ignorance pour bloquer le déclenchement de l’action judiciaire internationale à leur encontre.

Nous avons dénoncé le noyautage et l’instrumentalisation de certaines structures des Nations Unies par ses complices imposés sur des postes stratégiques pour crédibiliser des mensonges, bloquer ou détourner tout programme sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RD Congo.

Nous avons dénoncé les complices congolais de cette tragédie qui a fait 6 millions de morts. Ils jouissent, aujourd’hui, de l’impunité institutionnalisée après avoir reçu en prime les postes de pouvoir pour bloquer toute action judiciaire en faveur des millions des victimes congolaises.

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Ellen Berends-Vergunst, de la langue de bois à la langue de soie sur la République Démocratique du Congo !

Une corruption massive, l’un des pires climat des affaires du monde : la diplomate néerlandaise en poste à Kinshasa, Ellen Berends-Vergunst, a dressé un portrait peu élogieux de la RD Congo à l’occasion de son départ, mercredi 24 juin 2010.

Mme Ellen Berends-Vergunst, ex-ambassadrice du Pays-Bas en République Démocratique du Congo

Pour la Néerlandaise, les Congolais n’ont pas assez pris en main « le destin de leur pays ». « Cinquante ans après [l’indépendance], il ne faut plus trop se concentrer sur les méfaits de la colonisation ou d’une accession à l’indépendance à la hâte, ou encore pointer à chaque fois du doigt les responsabilités de la communauté internationale. »

Selon le rapport "Doing Business 2010" de la Banque mondiale, qui évalue le climat des affaires dans le monde, la RDC est classée au 182e rang sur 183 pays.

La diplomate a relevé toutefois des "progrès" notamment dans le vote de lois pour l'amélioration du climat des affaires et l'adhésion récente de la RDC à l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).

"Il est essentiel de miser sur le secteur privé pour une véritable croissance économique", a-t-elle ajouté, en soulignant qu'il y avait actuellement moins 100 entreprises européennes opérant en RDC, contre 6.000 en 1960.

Alors que le pays est en passe d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), ouvrant la voie à un allègement de la dette, Mme Berends-Vergunst s'est inquiétée des "risques de réendettement sous forme de contrats commerciaux d'un autre genre, et devant un certain relâchement dans la discipline budgétaire ainsi que le retard dans les réformes structurelles nécessaires au développement du pays".

Kinshasa espère l'atteinte du point d'achèvement d'ici le 30 juin 2010, date du cinquantenaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge.

La dette extérieure de la RDC s'élève à quelque 11 milliards USD à ce jour. Après le point d'achèvement, la dette tomberait à 2,3 milliards USD.

S'agissant des élections prévues en 2011, l'ambassadrice des Pays-Bas a jugé que "l'absence de calendrier clair comportant des dates fixes permettant de conduire dans les temps l'ensemble des opérations électorales ainsi qu'un budget électoral non réaliste évalué à 780 millions USD présentent un risque à la réussite de ce processus".

Une station de l’entreprise congolaise de distribution de carburant Cobil, à Lumumbashi.

Pour son discours de départ, l’ambassadrice des Pays-Bas en RD Congo a eu la main lourde : de la politique à l’économie, tout y est passé, ou presque.

Ellen Berends-Vergunst a ainsi fustigé le climat des affaires dans le pays, estimant qu’il s’agissait de l’un des « pires au monde » (le rapport « Doing Business 2010 » de la Banque Mondiale classe la RD Congo 182e sur 183).

« Au niveau des investissements privés, on observe une grande incertitude juridique, une corruption massive ainsi que des pratiques d’un autre temps : expulsions, double vente de concessions, non-respect des contrats, extorsions… » a-t-elle poursuivi.

Après trois ans dans la capitale congolaise, Ellen Berends-Vergunst a bien noté quelques « progrès » (la RD Congo a récemment adhéré à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), mais cela ne l’a pas empêchée d’attaquer « des fuites massives dans les recettes douanières fiscales et dans d’autres secteurs ».

Les Congolais et le destin de leur pays

Elle a aussi regretté que moins de 100 entreprises européennes soient présentes dans le pays d’après elle (contre 6000 en 1960), alors que « miser sur le secteur privé » est essentiel pour la croissance économique.

Le pays est certes en passe d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) qui lui permettrait d’obtenir une annulation d’une partie de sa dette extérieure elle passerait (de 11 milliards de dollars à 2,3 milliards) mais cela ne rassure pas la diplomate. Il y a des « risques de réendettement sous forme de contrats commerciaux d’un autre genre », a-t-elle estimé et « un certain relâchement dans la discipline budgétaire » ainsi que des « retards dans les réformes structurelles nécessaires au développement du pays ».

Côté politique, Ellen Berends-Vergunst n’est pas moins critique. La réussite des élections prévues en 2011 n’est pas assurée, du fait de « l’absence de calendrier clair comportant des dates fixes […] ainsi qu’un budget électoral non réaliste évalué à 780 millions de dollars ».

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Kinshasa veut assujettir RFI à la RTNC !

L'information publié par l'Agence Congolaise de Presse (ACP) du 22 juin 2010 a fait tiqué plus d'un à la rédaction de Réveil-FM: "Le gouvernement va signer dans la dernière semaine de ce mois de juin un avenant avec Radio France Internationale portant sur l’établissement d’un bureau de cette média à Kinshasa, un des préalables à la réouverture des fréquences de la Radio. Une séance de travail a regroupé lundi, autour du ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, l’ambassadeur de France à Kinshasa, Pierre Jacquenot et le staff dirigeant de la RTNC pour peaufiner les derniers détails de l’accord. Une équipe de la presse française composée du président de l’audiovisuel français et du directeur général de RFI, Christino Grent est attendu dans ce cadre à Kinshasa du 27 juin au 1er juillet prochain en marge des festivités du Cinquantenaire de l’indépendance. Le gouvernement a l’option de rouvrir les fréquences RFI, mais souhaite qu’un bureau de RFI soit ouvert à Kinshasa et fonctionne en étroite collaboration avec la RTNC, durant une période probatoire de quinze jours."

Logo de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC)

Logo de Radio France Internationale (RFI)

Certes RFi, la radio mondiale a besoin des auditeurs congolais mais les 60 millions de congolais de la RDC, le premier pays francophone au monde, ont aussi besoin de RFI pour une information alternative et diversifiée. Une information autre que cela plaise ou pas. Or en lisant cette dépêche on a le sentiment que le pouvoir de kinshasa veut assujettir RFI à la RTNC. Comment un média locale qui ne couvre pas tout le territoire de la République Démocratique du Congo peut avoir l'ambition d'assujettir un média mondial qui en a l'ambition et les moyens ?

La RTNC sous Joseph kabila est "la voix de son maître" et de l'AMP, parti-Etat. Normalement elle devrait avoir le courage de quitter le chemin tortueux de la pensée unique des joséphistes, du parti-Etat, pour être un média publique non étatique, c'est-à-dire accessible à tous les Congolais, non partisane et non propagandiste or ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Certes, RFI c'est la voix de la France à l'extérieur au moins sa mission et ses objectifs sont clairement définis. Mais comment un média djaleloïste qui ne donne pas la parole à ses propres citoyens qui pensent différemment du pouvoir en place, qui ne laissent pas écouter par toute sa population (la RTNC couvre que 60 % de la RDC) peut se donner bonne conscience en recyclant la ligne éditoriale d'une radio dont l'ambition est d'être mondiale ? 15 jours de recyclage de RFI pour savoir si cette radio- qui déjà fait ses preuves ailleurs y compris au Congo avant sa fermeture abusive et arbitraire-est bonne pour reprendre ses émissions au Congo-démocratique n'est-ce pas de la méprise ?

RFI a -t-elle droit de tout dire sur la RDC ou non ? Maintenant qu'elles ont acquises le fait que RFI ait son bureau à Kinshasa, n'y-a-t-il pas risque que demain les têtes qui ne plaisent au pouvoir des joséphistes soient écarté d'antenne de RFI ? RFI va-t-elle ménager le pouvoir de Kinshasa pour continuer à exister au Congo-démocratique ? Qu'est-ce qui est consigné dans le contrat que les joséphistes imposent à RFI ? Pourquoi La BBC, la Voix de l'Amérique (VOA) ou Africa N°1 n'ont pas un même cahier de charges que RFI ?

La force d'un média, ce sont ses lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes. Les journalistes de RFI doivent veiller que leurs infos sur la RDC ne soient pas saucissonnés uniquement pour plaire à un pouvoir défaillant, fantoche incapable de sécuriser ses citoyens, qui sème la mort... Le pouvoir de Kinshasa a ses médias coupagistes et thuriféraires pour l'encenser.

Aux confrères de RFI de se souvenir que si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie. Durant la transition 2002-2006, la coopération française a équipée l'Institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RNTC. Nos confrères de RFI, Christophe Boisbouvier et Jean karim Fall sont venu à plusieurs reprises au Congo participant à la formation des journalistes Congolais y compris ceux de la RTNC sur "le traitement neutre, équitable, impartial en période électorale". Comment à cette période on avait accepter si facilement que RFI s'implique dans le processus et aujourd'hui on lui impose des conditions ?

RFI perdrait toute sa crédibilité s'il se laisse imposer comme boulet la RTNC et accepte que celle-ci soit son cordon ombilical car leurs lignes éditoriales sont différentes et les Congolais attendent de RFI une information non thuriféraire, détachée car les médias "coupagistes" (les ministres, sénateurs et députés sont propriétaires des journaux, radios et télévisions) encensent déjà trop, le pouvoir des joséphistes au pouvoir. de les informer en gardant leur dis

Historique de la RTNC

La Radio-Télévision nationale congolaise a été créée en 1945. Elle prend le nom de "Office zaïrois de radiodiffusion et de télévision (OZRT)" à l'époque du Zaïre de 1971 à 1997, elle était d'ailleurs la seule agence zaïroise à diffuser sur les ondes hertziennes depuis la loi de 1972. Depuis la libéralisation politique des années 1990, d'autres compagnies privées diffusent de l'audiovisuel. Elle a pris son nom actuel le 17 mai 1997, suite à l'arrivée au pouvoir de l'ADFL, le parti de Laurent-Désiré Kabila. La RTNC couvre 60% du territoire congolais et opère deux chaînes de télévision : RTNC1 : chaîne généraliste à couverture nationale ; RTNC2 : chaîne publique commerciale provinciale et de divertissement à Kinshasa.

Le 16 septembre 200, le frère "Jacob" Dominique Sakombi Inongo, le joseph Goebbels de Mobutu devenu par quelle magie, le ministre de la communication Dominique Sakombi Inongo de Laurent-Désiré Kabila ferma les médias à Kinshasa 6 stations de radios (Radio Elykia, Réveil-FM, Radio Kintuadi,...) et 4 chaînes de télévisions (RTKM, Canal Kin télévision, Antenne A et Raga) pour des motifs soit disant administratifs. Fieffé menteur Dominique Sakombi Inongo ferma la Radio Elykia, étant une radio diocésaine par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et moeurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et moeurs pour prouver qu'il est cardinal ? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio rebelle , subversive sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récépissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le ministre exigeait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité gênaient beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise sur nous. Réveil FM mit 48 jours de radio silence à cause d'un ministre qui ne contrôlait pas nos informations de proximité.

Le 22 septembre 2000, créateur des dieux, Dominique Sakombi Inongo, un propagandiste hors paire ira trop loinira trop loin en " Congolisant " les chaînes de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à l'époque par Dominique Sakombi était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion. Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo, ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain Ngongo Luwowo qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées- seront débaptisées : Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3.

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mercredi 23 juin 2010

Grands Reporters: L'Afrique au coeur d'Albert Londres

Journaliste et écrivain français, Albert Londres ((1884-1932) est un inconnu pour nos contemporains ? Non. Depuis 1933, le Prix Albert Londres récompense les meilleurs journalistes francophones. Et pour de nombreux journalistes à travers le monde, sa célèbre maxime qui résume bien l'idéal de ce professionnel de l'information demeure une référence. Maxime écrit à son retour d'Afrique, qui le démarque complètement des autres journalistes de son époque : « Je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

Freddy Mulongo et Laurent Bignolas encadrés par les personnalités Vichissoises, membres de soutien pour le rayonnement d'Albert Londres à la Rotonde. Photo Frédéric Fossaert

L'Association RÉAGIR avec Marie de Colombel (présidente), Michel Rathueville (Vice-président), Dominiqe (trésorière) ainsi que leurs membres s'étaient mobilisés comme un seule pour la réussite des premières rencontres Albert Londres qui ont eu lieu le week-end dernier à Vichy (Palais des Congrès et Pôle Lardy) et c'est l'Afrique qui a été à l'honneur. « Notre travail est de défendre l'image d'Albert Londres et de porter à la connaissance de tous l'œuvre qu'il a accomplie. C'est le maître incontesté du reportage et il est de chez nous. Nous nous en félicitons à juste titre et l'agglomération vichyssoise peut être fière de cet homme qui a marqué son époque aussi bien que la notre. Nous menons donc beaucoup d'actions et organisons des événements pour que le nom d'Albert Londres ne tombe jamais dans l'oubli » a déclaré Marie de Colombel.

Laurent Bignolas journaliste et animateur de France Télévision (7 d'or en 2000, pour l'émission "Faut pas rêver". Il est le présentateur du 19-20 à France 3) a été le modérateur de l'événement. Trois journalistes africains exerçant actuellement à Paris: Lucie Umukundwa (Rwandaise), Rémy Ngono (Camerounais) et Freddy Mulongo (Congolais-RDC). Grands reporters, film de Gilles de Maistre, documentaire fiction pour Arte tourné au Tchad, a ouvert, au Palais des Congrès de Vichy.

Laurent Bignolas (France 3), Freddy Mulongo (Réveil-FM), Gilles de Maistre (Grand reporter), Rémy Ngono (Maison des journalistes) et Lucie Umukundwa (Reporters Sans Frontières) lors du débat au Palais des Congrès. Photo Rémi DUGNE/LA MONTAGNE

Marie de Colombel (présidente) et M. Dominique (trésorière)

Echanges entre les journalistes, les membres et amis qui soutiennent l'Association d'Albert Londres à la Rotonde

Après la projection du film documentaire de Gilles de Maistre "Grands reporters", Laurent Bignolas a joué son rôle de modérateur en donnant la parole aux journalistes sur l'estrade de dire le ressenti par rapport au film mais surtout de parler de son expérience et travail sur terrain.

Pour Lucie Umukundwa « Le reporter c'est celui qui accepte de prendre des risques. Ce qui m'a poussé à faire ce métier, c'est ce que je voyais autour de moi. J'ai vécu le génocide, la première guerre au Congo- démocratique, c'est ce qui m'a poussé à m'engager. On est plus exposé à l'insécurité que les journalistes étrangers car les gouvernements pensent qu'ils ne sauront pas la vérité par manque de la maitrise de culture locale ! Je comprend la consoeur reporter dans le film qui voyant les enfants moribonds et affamés craque, sorte de la salle et se mette à pleurer. Elle est une femme avec toutes ses émotions ! »

Rémy Ngono, notre confrère camerounais adore les proverbes. Qu’il parle du football ou de la politique, sur RTL ou sur RFI, le journaliste émaille ses interventions de percutantes maximes empruntées, jure-t-il, à la sagesse africaine. « Mon père disait : "le coup de machette blesse, la langue tue". J'ai choisi cette deuxième arme. J'ai été tabassé, arrêté, emprisonné à Yaoundé au pavillon 8 surnommé "Kosovo", 210 prisonniers pour 5 lits, 3 toilettes dont deux bouchées. Il n'y a pas de droits de l'Homme au Cameroun. Puisque je suis Beti comme le président Paul Biya, les gens s'attendent qu'ethniquement que je soutienne son pouvoir ce qui n'est pas mon cas. Je suis devenu journaliste vagabond ; je faisais mes émissions par téléphone car je ne pouvais plus accéder à la radio. La plupart des journalistes africains exilés ont troqué leur micro et leur stylo pour être veilleur de nuit. Il faudrait créer ici, une radio, une télévision qui permettent aux journalistes réfugiés de s'exprimer, d'émettre vers leur pays à partir de la France. La seule liberté, c'est de toujours nous battre pour avoir la liberté ! ». Il ne faut jamais provoquer Rémi Ngono, sur les Lions Indomptables du Cameroun qui ont été domptés par les Danois, qui n'hésite pas à sortir l'artillerie lourde avec humour. Un exemple pris au hasard dans un réservoir qui semble inépuisable: "Quand la barbe brûle, il faut s’en débarrasser pour sauver la tête." Paul Le Guen est notre Domenech à nous ! Il ne faut jamais donner sa tête à un coiffeur chauve, Le Guen est un chauve qui a rendu un service au Cameroun car Paul Biya avec la défaite des lions ne pourra plus briguer la magistrature suprême en 2011. Nous avions à la place d'un gardien de nuit à la place d'un gardien de but !"

« En République démocratique du Congo, on n'a pas accès aux sources, le droit de prendre des photos. Un journaliste a trois options: se retrouver en prison, être exilé ou mourir pour ses écrits, ses dires. On ne peut pas départager le fait d'être grand reporter et journaliste d'investigation. Mais en RDC, pas facile d'être journalistes déjà 7 ont été assassinés en moins de trois ans sans qu'on ne retrouve les commanditaires».

En 1928, Albert Londres part en Afrique pour un périple de quatre mois. De Dakar à Brazzaville, il passe par le Sénégal, le Soudan, la Côte d'Ivoire, le Niger et le Congo. Partout il constate les mêmes faits, une seule vérité : l'exploitation des populations noires par les Blancs. N'en déplaise au ministre des colonies André Maginot et aux hauts représentants de la France au plan international, le journaliste s'oppose alors à l'image exotique défendue par le colon et justifiée par une certaine « mission civilisatrice » des colonies.

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mardi 22 juin 2010

Floribert Chebeya: Avec ou sans violence ?

Cette photo est-elle une photo d'un homme qui a subi des violences physiques avant de mourir ou non ? Ceux qui ont commandité cet odieux assassinat ont-ils la conscience tranquille ? Ceux qui ont cautionné, ceux qui ont toléré et tous ceux qui sont passé en action, mourront-ils en paix dans leur lit ? Les assassins de Floribert Chebeya ont agi comme de sans foi ni loi. Quelqu'un a même suggéré aux Congolais pour le 30 juin 2010 d'être des sans voix ni roi... à cause de cet odieux assassinat.

Floribert Chebeya assassiné sans violence ?

La meilleur façon de défendre la mémoire de Florybert Chebeya est de porter haut l'étendard de la défense de la liberté d'expression et de droits de l'homme toujours plus haut afin que la RDC ne soit plus une République "Démocratique" que de nom. Et que chaque homme, femme, enfant vivant dans cette contrée ait des droits mais aussi de devoirs.

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vendredi 18 juin 2010

Bernard Mayo: Journaliste polyvalent, artiste éclectique et reconnu à Berlin en Allemagne !

Bernard Mayo n'est pas un inconnu à Berlin en Allemagne. Son téléphone portable n'arrête pas de sonner et avec sa voix sereine, il répond dans un allemand châtié. Je feins de ne plus reconnaitre Bernard Mayo. Journaliste à Jeunes pour Jeunes, Mayo s'est installé depuis 1994 à Berlin.

Berlin, Freddy Mulongo et Bernard Mayo devant l’Horloge Universelle Urania (Weltzeituhr en allemand, inaugurée le 2 octobre 1969) à Alexanderplatz. Chacun des 24 côtés de l’Horloge Universelle Urania représente un fuseau horaire dans lequel on peut lire l’heure des principales villes du monde.

Cela fait plus de vingt-ans qu'on ne s'était plus vu. Depuis l'eau à coulé sous le pont ? Bernard Mayo a plus d'une flèche à son arc. Du journalisme pur, il a perfectionné ses talents en arts: Mayo chante en allemand, français, kikongo, tshiluba, Swahili et Lingala. Il compose et écrits ses chansons (déjà à Kinshasa , il le faisait comme passe temps), avec sa discographie de 6 albums, il a eu à à plusieurs reprises de se produire devant les autorités allemandes y compris Horst Köhler, le président fédéral allemand qui a démissionné dernièrement. Son public est essentiellement composé des allemands qui viennent parce qu'ils aiment sa musique.

Bernard Mayo dessine, il fait de la caricature. Il croque avec un coup de crayon les Apolosa, KiKwata, Mose Konzo, Mama Sakina, Coco et Didi, Sinatra Saka Duma, Molok le Tambu Mabe....

Bernard Mayo Nke est l'initiateur et le créateur de la revue "Suka ya Epoque", précurseur de "Lingala facile" où il met en exergue la langue congolaise, son lexique et permet aux internautes de s'exprimer en "Lingala" sans aucun complexe. Il a acquit une expertise dans la confection de la bande dessinée animée. Mayo fait également de la peinture, il peint ses tableaux qu'il expose dans des musées à Berlin. Artiste complet, ce congolais né à Kisangani qui a quadruplé ses capacités artistiques en moins d'une décennie est d'une simplicité écrasante, et garde un amour pur pour la République Démocratique du Congo, son pays d'origine. Mayo est très connu et reconnu dans sa ville à Berlin, il suffit de se promener avec lui pour s'en rendre compte. Il est très engagé dans les associations notamment celles qui s'occupent des immigrants mais aussi africaines.

Tableau sur le pays

Scène de ménage

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Unesco: Rufifi au tour du prix Théodoro Obiang N'Guema, président équato-guinéen !

Organisme des Nations unies en charge de la science et de la culture, l’UNESCO a une réputation bien établie. Mais depuis la polémique née autour du prix portant le nom du président équato-guinéen, Théodoro Obiang N’Guéma Mbasogo, l’image de la sexagénaire UNESCO est mise à rude épreuve.

Le président équato-guinéen: Théodore Obiang N'Guema Mbasogo

On se souvient en effet que le président équato-guinéen avait remis trois millions de dollars (soit environ 1,5 milliard FCFA) à cette organisation onusienne, dont Paris abrite le siège, la moitié de cette somme devant revenir pour les cinq prochaines années aux lauréats, l’autre moitié étant consacrée aux frais de fonctionnement.

Quand on a voulu procéder à l’attribution de ce prix UNESCO-Obiang N’Guéma sur la recherche en science de la vie, les activistes des droits de l’homme et autres militants de la lutte anticorruption n’ont pas manqué de crier haro sur le baudet.

Pour ce beau monde, le président équato-guinéen n’est autre qu’un dictateur qui a usurpé le pouvoir d’Etat le 3 août1979 des mains de son cousin de président, Macias N’Guéma, de triste renommée, lui aussi, en matière de droits de l’homme. Voilà donc 31 ans que Téodoro préside aux destinées de la Guinée Equatoriale où, depuis quelques années, le pétrole coule à flots.

Si ce petit pays de 28 000 km2 est devenu un géant pétrolier à l’échelle africaine, avec une richesse ostentatoire dont font montre quelques dirigeants, ils sont nombreux, ceux de ses habitants qui continuent de végéter, de trimer là-bas où la liberté d’expression et la démocratie ne sont pas les choses les mieux partagées. Et pour bien d’observateurs, l’UNESCO s’est bel et bien tiré une balle dans le pied en donnant un blanc-seing à un despote qui, régulièrement, se fait réélire sur le score stalinien d’au moins 98%.

On se souvient qu’en mars dernier, de nombreux Equato-Guinéens en exil, dont de respectables savants, n’avaient pas manqué de se prononcer en écrivant à la Bulgare Irina Bokova, la patronne de l’UNESCO, pour lui faire part de leur désaccord au sujet de ce prix présidentiel.

Ils estiment que Téodoro Obiang n’est autre qu’un despote qui, en dépit du boom pétrolier du pays, n’a consacré qu’une faible part de ses revenus à l’amélioration des conditions d’existence de ses concitoyens. Au lieu de donner cet argent à l’UNESCO, ceux-ci pensent que cette manne aurait donc été plus profitable au système éducatif équato-guinéen, mal subventionné, pour l’acquisition de livres, de bancs d’école et autres fournitures de base...

Et pourtant, selon des statistiques dignes de foi, le pays de Téodoro Obiang N’Guéma est le quatrième plus grand producteur de pétrole d’Afrique avec un revenu par habitant de 36 000 dollars en 2009, plus élevé qu’en Israël, en Italie et en Arabie Saoudite. Paradoxalement, la plupart des indicateurs le classe dans les derniers rangs mondiaux avec une espérance de vie planant autour de 50 ans avec un taux d’inscription à l’école primaire en décrépitude.

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Floribert Chebeya à Kinshasa a eu droit à l'autopsie mais André-Philippe Futa à Paris n'en a jamais eu droit

Suite aux pressions des ONG congolaises, de la diaspora congolaise et des institutions internationales Floribert Chebeya a eu droit à l'autopsie.

Kinshasa, vendredi 11 juin 2010, l'équipe qui a pratiqué l'autopsie de Floribert Chebeya. (c) Ambassade des Pays-Bas en RDC

Des légistes néerlandais ont pratiqué vendredi 11 juin 2010 une autopsie sur le corps du président de La Voix des sans-voix, sans fournir de détails. Mais selon une source proche de l’enquête, Floribert Chebeya a eu le cou tordu. Les conclusions de cette autopsie sont attendues après les analyses qui se poursuivront aussi bien à Kinshasa qu’à Amsterdam.

Les questions de notre confrère de "Congo Indépendant" sont valables: "Plus de deux semaines après la découverte du corps inerte de ce défenseur des droits de l’Homme, des questions restent sans réponses. Qui l’avait convoqué au bureau de l’Inspecteur général (IG) de la police nationale? Qui est le fonctionnaire de police qui l’a reçu ce mardi 1er juin à 16h30 à l’IG? Qui l’a tué? Pourquoi? Qui a transporté son corps jusqu’au quartier Mitendi? Qui a déposé des préservatifs, mèches de cheveux, ongles artificiels et autre Viagra trouvés dans la voiture du défunt? Qui est le policier qui a découvert le corps ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi la charge de faire les premières constations a été confiée aux policiers et non à des magistrats instructeurs du parquet ? Qui a commandité cet assassinat? Qu’est devenu le corps de Fidèle Bazana Edadi, chauffeur et membre de la «VSV»?

Et André Philippe Futa ?

André-Philippe Futa Mudiumbula Tshitumbu Tshipadi (1946-2009).

André-Philippe Futa, ministre de l'économie et du commerce extérieur de la République Démocratique du Congo, était décédé dans la nuit de mercredi 30 septembre au jeudi 1 octobre 2009 dans sa suite à l'hôlel Warwick Champs Elysées (4 étoiles) dans le 8è arrondissement à Paris.

Alors que Réveil-FM avait posé la grande question à l'époque : De quoi est mort André Philippe Futa ? Myra Ndkoku, ambassadeur de la RDC à Paris s'était empressé de répondre qu'André Philippe Futa est mort d'une crise cardiaque et l'ambassade s'était précipité à envoyer au Congo le corps de Philippe Futa sans autopsie

A Paris avec l'odieux assassinat de Floribert Chebeya, les langues commencent à se délier. Simple coïncidence ou similitudes, d'après certaines sources, on reconnait qu'on avait trouvé dans la chambre du ministre André Philippe Futa des comprimés bleus "Viagra" mais aussi des préservatifs comme avec l'odieux assassinat de Floribert Chebeya. On dit même que la dernière personne qui aurait vu André philippe Futa vivant serait une femme métisse. Mme Chris... Mbu..., mère de trois enfants qui habiterait le département de Val d'Oise (95) dans la région parisienne.

Qu'est-ce que cette femme voulait-elle dire de si particulier à André-Philippe Futa ? En arrivant à Paris, André-Philippe Futa était le chef de délégation, pourquoi l'a-ton laissé seul avec une inconnue ? Quelle était la mission de cette femme métisse ?

Pourquoi a-t-on eu peur de pratiquer l'autopsie sur le corps d'André-Philippe Futa, baron du joséphisme et membre influent de l'AMP, Parti-Etat ?

André-Philippe Futa était en transit à Paris après avoir représenté la RDC au deuxième sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA) réunissant plus de 60 pays des deux régions.

La France qui est la 5è puissance économique mondiale soigne même les plus démunis, pouvait-elle refuser de soigner un ministre malade d'un pays membre de la francophonie sur son sol ? Non ! A chaque fois qu'il y a mort d'homme surtout dans un hôtel une enquête est ouverte. A-t-on privilégié l'aspect diplomatique dans la mort de André-Philippe Futa ? Notre ambassade s'est-elle interposée pour que l'enquête n'ait pas lieu ? Pourquoi a-t-on délibérément refuser de pratiquer l'autopsie sur le corps de Futa ? Pourquoi l'ambassade de la RDC à Paris s'était précipité à renvoyer le corps du défunt au Congo sans que les légistes français fassent une autopsie en bonne et du forme ?

Pour la petite anecdote: L’avion de Hewa-Bora qui transportait lundi 6 octobre 2010 la dépouille du ministre André Philippe Futa vers Mbuji-Mayi pour l’inhumation prévue mardi dans le village natal de Miabi n’avait pas pu atteindre sa destination du chef-lieu du Kasaï Oriental.

Des difficultés techniques avaient poussé l’équipage à revenir dans la capitale Kinshasa.

En effet, la dépouille mortelle de André-Philippe Futa, qui devait être amenée lundi 6 octobre 2010 à Mbuji-Mayi, au terme des hommages lui rendus à Kinshasa, n’avait pu atteindre sa destination. Alors que les personnalités politiques et d’affaires, les membres de sa famille, les amis et connaissances sélectionnés pour le voyage se trouvaient dans l’avion en partance pour Mbuji-Mayi, l’appareil de Hewa-Bora avait connu des ennuis techniques après 20 minutes de vol. Selon le commandant de bord, le système de pressurisation avait subitement lâché, pour des raisons inexpliquées. Etant donné qu’une heure entière de vol séparait encore Kinshasa de Mbuji-Mayi, il avait estimé plus prudent de ramener passagers et bagages à l’Aéroport International de N’Djili. En principe, un autre vol est prévu ce mar di 6 octobre 2009 pour le chef-lieu du Kasaï Oriental. Le retour précipité de l’aé ronef de Hewa Bora dans la capitale s’est accompa gné d’un vent de panique parmi les voyageurs, dont certains ont confié leur sort entre les mains du Créateur.

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jeudi 17 juin 2010

Albert II incapable de fédérer ses deux tribus: flamands et Wallons mais s'obstine à aller Congo pour le 30 juin !

Poutinisés à outrance, les journaux coupagistes de Kinshasa continuent à rêver débout. Quant aux joséphistes, ils espèrent la venue d'Albert II, roi des Belges pour légitimer leur pouvoir aux abois.Or Albert II, de son nom complet Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie de Belgique, 6e et actuel roi des Belges depuis la mort de son frère Baudouin, est lui-même en très grande difficulté de légitimité en Belgique. Albert II tient à tout prix le Congo crée par son arrière-grand-oncle Léopold II. C'est le Congo qui invite et qui paye: 12 Millions d'euros pour la présence du roi des belges aux festivités du cinquantenaire du Congo à Kinshasa.

Lundi 14 juin 2010, l'indépendantiste flamand et anti-monarchiste notoire Bart De Wever (premier à gauche), raccompagné par Albert II, (au centre) après leur entrevue.

En Belgique, pays qui risque un jour de disparaître de la carte mondiale, c'est le grand casse-tête, après le triomphe des indépendantistes flamands dimanche dernier, néerlandophones et francophones de Belgique préparent les négociations pour former un gouvernement un tant soi peu viable. Elle s'annoncent ardues.

a été le théâtre hier d'une rencontre peu ordinaire entre le souverain Albert II et le vainqueur chez les néerlandophones dimanche des élections législatives,

A la tête de la Nieuw-Vlaams Alliantie (Nouvelle Alliance flamande, N-VA), devenue dimanche la plus importante formation de Belgique avec 27 députés sur 150, M. De Wever est incontournable. Il a été le premier président de parti à franchir les grilles du Palais royal belge.

Le roi des Belges saura-t-il endiguer le «tsunami» flamand déclenché par la victoire du parti nationaliste NVA aux élections législatives de dimanche? Chef de l’Etat, Albert II de Saxe-Cobourg n’a en tout cas pas perdu de temps.

Dès lundi 14 juin 2010, après-midi, le leader de la NVA, Bart De Wever, un historien flamand polyglotte féru d’histoire romaine, a franchi le portail du palais royal de Laeken, près de Bruxelles.

L’attitude et les convictions de Bart De Wever en disent long sur la mission compliquée qui attend le monarque. Arrivé sans cravate, contre les us et coutumes protocolaires, ce père de quatre enfants âgé de 39 ans, devenu à l’issue du scrutin l’homme politique le plus puissant de Flandre, n’avait, jusque-là, visité qu’une seule fois le palais où tous les autres chefs de parti sont comme chez eux. Une preuve de son ascension rapide, mais surtout de ses sentiments mitigés envers le souverain, mal-aimé dans le nord néerlandophone du pays en général: «Dans l’histoire, les Saxe-Cobourg ont été contre chaque mouvement d’émancipation: émancipation flamande, sociale, ouvrière, ils étaient toujours contre», avait-il déclaré dans le passé à la télévision, tout en s’estimant «républicain de cœur».

Le courant, pourtant, doit passer entre les deux hommes si la Belgique veut continuer d’exister. Mieux: c’est en fait un trio qui devra, dans les prochaines semaines, prendre ses responsabilités.

Au souverain, attendu pour une visite au Congo-Kinshasa le 30 juin pour le 50e anniversaire de l’indépendance, le soin d’obtenir du vainqueur incontesté des urnes néerlandophones qu’il respecte les institutions.

A Bart De Wever, le devoir d’accepter des concessions pour parvenir à une coalition nationale entre Flamands et Wallons. Et au président du Parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, la charge de prendre une initiative, en tant que leader de la première famille politique du pays.

Elio Di Rupo «formateur»

Preuve des fractures belges et du surréalisme politique local, le scrutin de dimanche 13 juin 2010 a en effet accouché d’un résultat bicéphale: la poussée nationaliste en Flandre d’une part; et le retour en forme des socialistes arrivés en tête en Wallonie (plus de 35% des suffrages, 26 sièges sur 150 députés), et stables au nord du pays (13 sièges).

Bourgmestre (maire) de Mons, à proximité de la France, surtout réputé pour son habileté tactique, ses nœuds papillons, l’ancien vice-premier ministre Elio Di Rupo se retrouve par conséquent en lice pour diriger le gouvernement fédéral. Cela alors que le nord néerlandophone – dont il parle mal la langue – penche de plus en plus à droite…

Au milieu de tout cela, Albert II devra donc régater. «Le fait que Bart De Wever n’ait jamais prononcé durant la campagne le mot séparatisme est le meilleur atout du souverain, expliquait un éditorialiste francophone. Qu’il veuille ou non la mort de la Belgique, le leader de la NVA, en son for intérieur, n’est pas encore décidé à passer à l’acte.»

Le francophone Elio Di Rupo pourrait par conséquent être nommé «formateur» par le roi et s’engager en échange sur la voie d’une réforme durable de l’Etat, seule garantie contre la scission.

«Les Flamands qui ont voté De Wever ne l’ont pas chargé de couper le pays en deux. La seule chance de voir la Belgique survivre est de leur répondre banco!» pouvait-on lire dans la presse francophone après le vote.

Reste à savoir si un tel accord droite-gauche et Flamands-francophones est possible. Et, surtout, s’il pourra tenir dans ce royaume au bord de la crise de nerfs, à quelques semaines de l’accession de la Belgique à la présidence tournante de l’Union européenne, le 1er juillet prochain. Tout un symbole.

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La vuvuzela, déjà objet culte du Mondial !

Nous sommes plusieurs à Réveil-FM à être halluciné par l'ampleur de la polémique sur les vuvuzelas. Partout ce sont des plaintes, elles empêcheraient les joueurs de communiquer, elles ne permettent pas de bien entendre les retransmissions télévisées. Bref, elles gênent. Certains ont même demandé leur interdiction. Sepp Blatter, le président de la FIFA a bien réagi en disant qu'il n'en n'était pas question car elle correspondent à une coutume locale.

Une supportrice espagnole manie le vuvuzela avant le premier match de l'Espagne contre le Suisse mercredi.

Ce débat surréaliste montre la versatilité des réactions. Il y a quelques semaines, avant le coup d'envoi du mondial, on craignait que les stades soient désertés et que le public sud-africain n'ait pas les moyens d'y venir. Or, les stades sont bien remplis et si ces vuvuzelas font autant de bruit, c'est bien parce que le public local est au rendez-vous.

C'est également le signe d'un certain européocentrisme.

Demander que l'on baisse le son ou que l'on interdise les vuvuzelas c'est un peu demander à ce que la Coupe du monde puisse avoir lieu en Afrique du Sud à condition qu'elle soit organisée complètement à l'européenne.

Ne va-t-on pas bientôt demander de cacher les townships ? N'y a-t-il pas une forme d'arrogance de vouloir définir ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas dans les traditions d'un pays qui reçoit chez lui ?

C'est un peu « les sud-africains ils sont bien sympas mais ce serait mieux s'ils évitaient de faire du bruit ».

Les vuvuzelas font partie de la tradition et du folklore sud-africain, elle donne une touche d'authenticité. Elles me sont sympathiques car elles viennent apporter du bruit aux multiples couleurs du stade. Chaque public a sa forme particulière de soutenir une équipe. Rien n'est pire qu'un stade sans bruit. La vuvuzela c'est au contraire un enthousiasme collectif permanent et il faut du souffle pour maintenir un tel son pendant tout un match.

Espérons que ce débat douteux s'achève vite. Et nous sommes convaincu qu'à la fin du mondial c'est avec une tendre nostalgie qu'on parlera des vuvuzelas.

Les vendeurs de vuvuzelas en Europe sont submergés de commandes. La trompette, popularisée par la Coupe du monde de football, séduit même les syndicats français. Les manifestations contre les retraites pourraient être plus bruyantes qu'à l'accoutumée. Ces derniers jours, des syndicats français ont passé des commandes de vuvuzelas, les assourdissantes trompettes en plastique popularisées par la Coupe du monde, vendues autour d'une dizaine d'euros. «Pour leurs commandes groupées, ces syndicalistes ont exigé une livraison rapide» en prévision de la journée intersyndicale de mobilisation le 24 juin, a précisé mercredi à Reuters José Pecci, dont la société importe des vuvuzelas en France. Les forces de l'ordre en ont aussi acheté, «pour faire des tests» avant la manifestation.

CRS et manifestants ne sont pas les seuls à s'intéresser aux vuvuzelas. Le distributeur français, qui ne pourra expédier ses commandes qu'à partir du 21 juin, enregistre «plusieurs milliers de commandes par jour», de supporteurs de clubs sportifs, de chorales et «de tas de gens qui ont en commun de vouloir mieux se faire entendre», précise José Pecci. En Grande-Bretagne, la tendance est la même. La chaîne de supermarchés Sainsbury en a vendu 50.000 et prévoit d'écouler son stock de 70.000 dans les 48 heures. Une société allemande, qui a acquis les droits de production pour l'Europe des modèles d'origine, pense en fabriquer «plusieurs millions» et en vendre 90% dans son pays, malgré leur interdiction durant les retransmissions en public.

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Près de 1500 prêtres étrangers en France

Près de 1500 prêtres venus de l’étranger vivent leur ministère en France, un chiffre qui a doublé en six ans. Tous les acteurs insistent sur le nécessaire travail d’inculturation qui doit accompagner cet accueil.

Père Henri Ekofo, prêtre congolais de la République Démocratique du Congo en mission en Seine-Maritime, invité dans une famille le jour de Pâques . Photo-CIRIC

Cela ressemble à un beau roman, à une belle histoire… Celle de contrées lointaines, jadis évangélisées par les missionnaires européens, qui envoient aujourd’hui « leurs » prêtres dans les villes et les campagnes de France, où le clergé vieillit et où les vocations presbytérales se font rares. Des prêtres venus de la République Démocratique du Congo, du Cameroun, du Vietnam ou de Madagascar, qui représentent aujourd’hui près de 10% du clergé français.

« Tous les diocèses, même les plus ruraux, accueillent désormais des prêtres “venus d’ailleurs”, une expression que nous préférons à “prêtres étrangers” car il n’y a pas d’étranger dans l’Église », dit le P. Jean Forgeat, responsable de la cellule d’accueil récemment mise en place par la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieux et religieuses en France (Corref).

Dans l’Hexagone, le phénomène est massif. En six ans, le nombre de ces prêtres a doublé. Ils sont aujourd’hui 1 472 dans cette situation, parmi lesquels environ 1000 prêtres diocésains (les autres étant des religieux rattachés à une congrégation), dont la majorité exerce une mission à temps plein en paroisse, officiellement pour une durée de trois ans, renouvelable deux fois. La réussite de l’accueil commence avant le départ

Une belle histoire ? Certainement, juge le P. Jean Forgeat : « Ces prêtres nous ouvrent à l’Église universelle et empêchent notre Église de se replier sur elle-même. » Pour autant, cet accueil suppose un accompagnement sérieux. Depuis quelques années, la formalisation d’accords écrits entre prêtres accueillis et diocèses accueillants manifeste que la bonne volonté ne suffit pas.

« Tout doit se faire après accord d’évêque à évêque, conseille fermement le P. Jean Forgeat. Un contrat doit être établi qui précise les droits et les devoirs de chacun, les conditions de la prise en charge, sa durée, et ce qui se passe en cas de rupture de contrat. »

Même dans ces cas-là, les difficultés peuvent être nombreuses. « J’ai le plus grand mal à recevoir des réponses des évêques africains quand je leur écris au sujet d’un de leurs prêtres, regrette le P. Alphonse Borras, vicaire général de Liège et professeur de droit canonique à l’Université catholique de Louvain. Deux sur trois ne me répondent pas et je n’ai pas le don d’interpréter tous les silences. »

«Veiller à ne pas les mettre en situation d’échec»

La réussite de l’accueil des prêtres étrangers commence en fait avant le départ. Le P. Philippe Simon- Barboux, qui a accompagné pendant dix ans ces prêtres pour le diocèse de Paris, insiste sur la « nécessaire exigence » à mettre en œuvre dans le discernement des candidatures. « Quand un prêtre est seul en France, ses difficultés sont exacerbées. C’est pourquoi je disais franchement à leurs évêques : si votre prêtre a un problème d’alcool, de femmes ou autres, ce n’est pas la peine de l’envoyer chez moi ! »

Exigence, aussi, sur le niveau scolaire pour ceux qui viennent faire des études. « Nous devons veiller à ne pas les mettre en situation d’échec. Cela les dévalorise et complique encore leur insertion. »

Parmi les prêtres accueillis, les situations peuvent être très différentes. Certains sont venus pour des études, d’autres pour se faire soigner ou parce qu’ils sont demandeurs d’asile. Les motifs économiques jouent aussi, quand des diocèses du Sud, très pauvres, ne parviennent plus à supporter le coût de leur clergé. «J’étais habitué à des messes avec de la danse»

S’ajoutent à ces différences celles des pays d’origine, le premier continent de provenance étant l’Afrique (près de 800 prêtres), devant l’Europe (Pologne, Italie) et l’Asie (Inde, Vietnam, Corée…). Un point commun va pourtant vite rapprocher les situations : les surprises et les difficultés qui attendent ces prêtres dans leurs nouvelles terres paroissiales.

« Quand je suis arrivé, je me suis senti tout seul, vraiment comme Robinson Crusoé sur son île », témoigne le P. Adelard Kaseshi Mulenge, 42 ans, arrivé en 2000 de la République démocratique du Congo dans le diocèse d’Évry. Il se souvient de son étonnement devant « la froideur des célébrations ». « J’étais habitué à des messes avec de la danse, où tout le monde participait. Ici, j’avais l’impression de célébrer tout le temps des messes de requiem. C’était timide, froid… »

Même sentiment de solitude pour le P. Isaac Bitsoumanou, 47 ans, du Congo-Brazzaville. « Chez nous, on est au minimum deux prêtres en paroisse, avec des religieux, des religieuses, des séminaristes… En France, pour partager avec un confrère, il faut prendre le téléphone ! »

«Je me souviens de prêtres parisiens me disant : je ne le supporte plus !»

Dans l’exercice même du ministère, les difficultés peuvent prendre une autre ampleur et devenir plus douloureuses. « Ces prêtres viennent de pays où le prêtre est une figure socialement reconnue, importante. Il est servi, c’est l’autorité », témoigne Mgr Alain Bobière, vicaire général du diocèse d’Évry.

Le P. Jean de Dieu Ratsimbazafy, 59 ans, a eu bien du mal à se faire à ce changement : « À Madagascar, le passage du prêtre en brousse est un événement : on arrête le travail, les églises sont remplies. Les gens ont besoin des prêtres. Je n’étais pas habitué à aller au-devant des gens. »

Les difficultés surgissent parfois là où on les attend le moins, dans la vie quotidienne la plus prosaïque d’un calme presbytère… « Je me souviens de prêtres parisiens me disant : je ne le supporte plus ! Il attend toujours que je lui fasse cuire son steak, il est incapable de mettre son assiette dans le lave-vaisselle, il ne fait pas le ménage dans son studio », se souvient, avec humour mais non sans sérieux, le P. Simon-Barboux.

«Découvrir de nouvelles facettes du ministère»

Difficultés avec les laïcs aussi, décontenancés par un exercice du ministère souvent plus traditionnel. Dans sa paroisse bretonne, le P. Christophe Hermanowicz, 42 ans, Polonais, reconnaît s’être confronté à ses paroissiens pour revenir à la pratique de la confession individuelle, contre l’avis de la communauté. « Je sais que ce n’est pas facile pour eux. Ils voient cela comme un retour en arrière. »

« Un travail d’inculturation est absolument nécessaire, juge le P. Alphonse Borras. Cela requiert que les prêtres s’imprègnent de notre culture. Comme nos missionnaires jadis chez eux, ils doivent avoir l’humilité de “recevoir” avant d’avoir la prétention de “donner”. » Quand les choses ne sont pas faites dans l’improvisation – ce qui est encore le cas dans certains diocèses qui ouvrent leurs portes avec générosité mais sans grand discernement –, la rencontre peut être d’une grande richesse.

« En France, j’ai la chance de découvrir de nouvelles facettes du ministère que je ne connaissais pas à Madagascar, comme l’accueil des divorcés remariés et l’accompagnement des chrétiens retraités », partage, enthousiaste, le P. Jean de Dieu. Pour Mgr Alain Bobière, la présence de ces prêtres est « un atout dans un diocèse pluriculturel » : « Ils peuvent nous aider à rendre nos communautés paroissiales fraternelles et à éviter la ghettoïsation des personnes migrantes. »

«Ne pas nous dispenser d’inventer de nouvelles formes de ministères»

Reste la difficile question de l’avenir de ces prêtres. « Si je devais réécrire le récit évangélique des tentations pour aujourd’hui, j’en ajouterais deux, confie le P. Philippe Simon-Barboux. Pour les prêtres venus de l’étranger : la tentation de rester en France, car c’est vraiment héroïque de repartir. Pour nos évêques : la tentation de les utiliser comme une réponse facile à la pénurie de prêtres. »

« Notre premier objectif n’est pas de boucher des trous, mais force est bien de reconnaître que, là où ils sont, ces prêtres rendent un vrai service », partage avec franchise Mgr Jean-Claude Vieillard, vicaire général du diocèse d’Arras.

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mercredi 16 juin 2010

Affaire Floribert Chebeya: la société civile du Katanga désapprouve l'instruction pré-juridictionnelle !

les Organisations de la Société Civile du Katanga désapprouvent l’instruction pré-juridictionnelle de cette affaire par le parquet général de la république au détriment de l’auditorat général de l’armée, ce dernier censé être plus compétent et efficace, du fait de la qualité des présumés auteurs et complices de cet assassinat.

Floribert Chebeya Bahizire, 46 ans, porté disparu depuis le mardi 1er juin 2010, le corps du président de l’ONG de défense des Droits de l’Homme la « Voix des Sans Voix » a été retrouvé par la police ce mercredi 2 juin 2010 dans la matinée à bord de sa voiture sur la route de Matadi vers Mitendi, dans la périphérie de Kinshasa.

Les Organisations de la Société Civile du Katanga notent que l’assassinat de Floribert CHEBEYA est le fruit d’une politique de dénigrement et du mépris du travail des défenseurs des Droits de l’homme congolais dont a toujours fait montre le Gouvernement de la RD Congo, à travers les déclarations intempestives de M. Lambert MENDE OMALANGA, Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Congolais.

Les Organisations de la Société Civile du Katanga, qui louent les différentes déclarations faites par le Ministre de la justice quant à l’engagement du gouvernement congolais d’inclure pour l’autopsie du corps de la victime des médecins légistes américains et hollandais, ainsi que de la famille et des membres des ONGDH, s’étonnent du manque de prise de positon officielle du Gouvernement congolais par l’entremise de son Ministre de la communication, M. Lambert MENDE OMALANGA.

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Les fonds volés par les dictateurs à leur propre pays représentent entre 20 et 40 milliards de dollars par an !

On estime que le général Sani Abacha, qui dirigea le Nigeria d'une main de fer de 1993 à 1998, détourna entre 3 et 5 milliards de dollars durant sa dictature. Une sorte de record !

Le général Sani Abacha, au pouvoir au Nigeria de 1993 à 1998, était un champion du recyclage d'"argent sale".

"Il procédait de deux façons, explique Ngozi Okonjo-Iweala, directrice du Groupe de la Banque mondiale et ancienne ministre des finances du Nigeria. Soit il faisait gonfler les marchés publics pour s'approprier la différence, soit il allait directement se servir à la banque centrale de mon pays. Avec son fils et ses amis, il faisait ensuite circuler cet argent du Kenya à Londres, puis en Suisse, pour brouiller les pistes." Elle ajoute : "Notre président Olusegun Obasanjo a lancé des avocats sur la trace de ces milliards. Cela a permis de récupérer 505 millions de dollars qui ont été utilisés, sous le contrôle d'ONG, au développement des zones déshéritées."

La récupération de ces biens "mal acquis" représente un énorme enjeu. Car les fonds volés à leur propre pays par les dictateurs et leurs complices représentent entre 20 et 40 milliards de dollars (16,7 à 33,4 milliards d'euros) par an, selon la Banque mondiale.

Pour des pays où le moindre dollar compte, la saignée est meurtrière, quand on sait que 100 millions de dollars permettent de traiter pendant un an 600 000 malades du sida ou de raccorder à l'eau 250 000 ménages.

La traque de l'argent volé est difficile : en seize ans, seuls 5 milliards de dollars ont été récupérés. "Il faut prouver l'origine criminelle des fonds, explique Jean Pesme, manager "intégrité des marchés financier" à la Banque mondiale. Cela suppose que les pays victimes prennent l'initiative, et que les centres financiers se montrent coopératifs. Dans les deux cas, cela ne va pas de soi."

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Berlin, une ville émotive pour les africains !

La Chancellerie fédérale (Bundeskanzleramt en Allemand) est le bâtiment qui accueille depuis 2001 le bureau du Chancelier fédéral d'Allemagne et de ses services à Berlin.

125 ans après, si le chancelier Otto Von Bismarck revenait aujourd'hui reconnaitrait-il Berlin sa ville ? C'est sous son initiative qu'eut lieu La conférence de Berlin qui décida le partage et la division de l'Afrique aux grandes puissances. Cette conférence débuta le 15 novembre 1884 à Berlin et finit le 26 février 1885. À l'initiative de Bismarck, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège et la Turquie ainsi que les États-Unis y participèrent. Le bâtiment où se tint cette conférence n'existe plus, pourtant les séquelles demeurent jusqu'aujourd'hui.

Freddy Mulongo devant le musée de l'art antique, place de la cathédrale à Berlin

Après trois mois et demi et seulement huit réunions plénières, les participants signent, le 23 février 1885, l'«acte général» de la conférence. Cet acte définit des zones de libre-échange dans le bassin du Congo. Il proclame la liberté de navigation sur les grands fleuves africains, le Niger et le Congo. Il arrête aussi quelques principes humanitaires contre la traite des esclaves ainsi que le commerce de l'alcool et des armes à feu. Enfin et surtout, il reconnaît à Léopold II, roi des Belges, la possession à titre privé d'un vaste territoire au coeur de l'Afrique noire, qui sera baptisé «État indépendant du Congo» ! 80 fois par sa superficie, sa petite Belgique !

Léopold II comblé, le principal bénéficiaire de la conférence de Berlin est donc le roi des Belges, par ruse, roublardise et fourberie, il a acquis Son «État indépendant du Congo», avec son drapeau bleu avec étoile d'or au centre, pays qu'il ne mettra jamais ses pieds. Léopold II promet aux grandes puissances de l'ouvrir à leur commerce. Ce fut l'apocalypse pour les habitants du Congo. Un « holocauste oublié de 10 millions de morts » entre 1880 et 1920 selon Adam Hochschild (Les fantômes du roi Léopold ) Il va tirer de sa colonie un maximum de ressources (caoutchouc,...), au prix du travail forcé avec amputation des mains, d'un génocide de congolais... À sa mort, il lèguera le Congo à la Belgique mais celle-ci ne l'acceptera qu'à son corps défendant.

Si Bismarck revenait, il ne reconnaitrait sa ville. Certes l'Allemagne est demeurée une grande puissance mondiale mais a connu beaucoup de soubresauts: première guerre mondiale:14-18, deuxième guerre mondiale:40-45 avec Adolphe Hitler, la pourchasse des juifs avec holocauste, plus tard l'érection de mur de Berlin séparant la République Fédérale d'Allemagne (RFA) à la République Démocratique d'Allemagne...

Berlin est une ville émotive pour tout africain surtout Congolais. Une très belle ville moderne avec de grandes avenues, une ville verte luxuriante, une ville où le métro n'a pas de tourniquet ni de guichet mais dont les contrôleurs voyagent incognito en civils et se lèvent une fois le métro démarre pour demander les tickets aux passagers, un conseil faites un arrêt à la station Alexanderplatz, situé dans le quartier Mitte (Centre), dans la partie est de la ville, l'Alex, comme la surnomment les Berlinois, est un des principaux centres d'activité de Berlin. La place est fréquentée quotidiennement par 300 000 personnes. Elle tient son nom du tsar Alexandre Ier. Alexanderplatz est un peu le châtelet-les-Halles Berlinois...La porte de Brandebourg (Brandenburger Tor en allemand) se situe à l'entrée ouest de l'ancien Berlin et est un symbole de la ville. Lors de la partition de la ville, la porte de Brandebourg se retrouve dans la Zone est. Avec la construction du mur de Berlin, le 13 août 1961, celle-ci se retrouve au milieu du No Man's Land gardé par les soldats de RDA et ne peut donc plus être traversée ni à l'est ni à l'ouest. A la place de la porte de Brandebourg, l'Ambassade des Etats-Unis se retrouve en face de celle de la France. A quelques mètres de là, on peut voir le mémorial des juifs.

Porte de Brandebourg, Freddy Mulongo devant le portrait de Barack Obama placé à l'entrée du musée John Fitzgerald Kennedy.

L’Allemagne est l'un des principaux producteurs d’électricité éolienne avec 22 247 MW de puissance installée à la fin de l’année 2007. Avec plus de 30 000 emplois. On voit les mastodontes d'éolienne un peu partout.

Puissance économique de l'Europe, l'Allemagne tarde encore à avoir ses Rama Yade, Fadela Amara, Yannik Noah, Jo Wilfried Songa etc. On ne sent pas les gens de la diversité émerger facilement. On peut dire que la France de ce côté là a fait un pas important en intégrant les français d'origines différentes. Reportage de notre confrère Olivier Enogo de la Vox Africa, il suffit de cliquer sur la vidéo pour que cela se déclenche.

Une conférence antérieure1 initialisa le débat sur la conquête des Congos2 et amorça ainsi le début des luttes coloniales. La conférence de Berlin aboutit donc à édicter les règles officielles de colonisation. L’impact direct sur les colonies fut une vague européenne de signature de traités.

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mardi 15 juin 2010

Berlin, Sarkozy-Merkel : une entente de rigueur

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont mis de côté leurs différences lundi 14 juin 2010 à Berlin. Le président français a repris plusieurs propositions allemandes. «L’Allemagne et la France sont décidées à parler d’une même voix.» Lors de sa rencontre, hier, avec la chancelière Angela Merkel à Berlin, le président Nicolas Sarkozy a mis les points sur les i.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Photo-Archive

Une semaine après un premier rendez-vous manqué, le couple francoallemand a ainsi voulu accorder ses violons avant le Conseil européen d’après-demain, crucial pour la stabilité de la monnaie unique.

Malgré les rumeurs, France et Allemagne travaillent «main dans la main».

Le couple franco-allemand bat de l’aile, mais il est encore temps de sauver les meubles. L’annulation de dernière minute, lundi dernier, d’un rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avait mis en évidence les tensions entre Paris et Berlin. La réunion a finalement eu lieu lundi 14 juin 2010, offrant une belle occasion de rattraper le coup.

Oubliées, les différences sur les réponses à apporter à la crise grecque, les deux chefs d’Etat se sont concentrés lundi à Berlin sur ce qui les unit. “Plus que jamais, l'Allemagne et la France sont décidées à parler d'une même voix”, a assuré Nicolas Sarkozy, en amorce d’une conférence de presse. Le président français semble toutefois avoir fait plus de compromis que la chancelière allemande. Ils ont ainsi défendu la création d'un “gouvernement économique des 27” pays membres de l'Union européenne.

Mais sans créer de nouvelles institutions, comme le souhaitait Berlin, alors que la France défendait jusqu’alors l'instauration d'un secrétariat permanent, afin de coordonner les politiques budgétaires.

Un pragmatisme tout germanique a également dominé leur désir de lutter contre les déficits des membres de l’UE. Le président français a ainsi rejoint Angela Merkel en proposant une suspension des droits de vote pour les pays de l'UE laxistes en matière budgétaire. Reste à voir si cette union de circonstance tiendra jusqu’au sommet du G20, les 26 et 27 juin, à Toronto.

Désaccords

Car en coulisses, les tensions entre les deux dirigeants alimentaient ces derniers temps les commentaires sur les «froideurs et malentendus» entre eux, selon le quotidien allemand Die Welt.

Il y eut, par exemple, les tergiversations allemandes pour porter secours à la Grèce, ou les rumeurs de pressions exercées par la France pour mettre en place un plan de secours européen.

Mais, au-delà, ce sont bien deux visions de l’économie européenne qui s’opposent : le culte de la rigueur budgétaire pour l’Allemagne, la tradition d’interventionnisme de l’Etat pour la France.

Pragmatisme Renforcer le pacte de stabilité européen, suspendre les droits de vote pour les pays de l’Union laxistes en matière budgétaire, taxer les transactions financières ou bancaires : autant de positions communes qu’ont en tout cas annoncées hier Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

En matière de gouvernance économique de la zone euro, Paris évoquait jusque-là la création d’un secrétariat des seize pays membres, alors que Berlin préférait continuer à agir au niveau de l’ensemble des vingt-sept Etats de l’UE.

Hier, les deux ont finalement appelé à un «gouvernement économique fort» dans l’Europe des Vingt-Sept, tout en prévoyant des réunions «pragmatiques».

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lundi 14 juin 2010

Charly Esalo:"Floribert Chebeya sera enterré le 30 juin à Kinshasa, pas ailleurs !"

Connu et reconnu pour ses implications dans les marches pacifiques pour défendre la souveraineté du Congo dans la diaspora en France et Belgique, Charly Esalo vient de hausser le ton dans l'assassinat de Floribert Chebeya dont on ne sait plus trop si la corps sera enterré à Kinshasa (volonté de la famille et tous les congolais y compris la diaspora) où à Bukavu (manigance du pouvoir en place)."Floribert Chebeya sera enterré le 30 juin à Kinshasa, pas ailleurs !" déclare Charly Esalo. On apprend que " Kinshasa veut déplacer le corps de Floribert Chebeya à Bukavu. L’objectif est d’empêcher des millions de Kinois de rendre un dernier hommage à ce valeureux défenseur des droits de l’Homme dans une ville où il a mené, durant plusieurs années, un combat sans concession pour respect des droits et libertés" commencent déjà à se plaindre les ONG.

Charly Esalo à Paris

Selon le programme provisoire publié par les organisations de défense des droits humains, la date des funérailles de Floribert Chebeya Bahizire a été fixée au 30 juin prochain au cimetière de la Gombe. Or Il semblerait que pour les autorités congolaises, le corps de Floribert Chebeya pourrait quitter la morgue de l’hôpital Mama Yemo, dès ce lundi 14 juin 2010 avec pour destination, la ville de Bukavu. hasard du calendrier ? Marcellin Chisambo, ex-conseiller diplomatique de Joseph Kabila vient d'être élu gouverneur du Sud-Kivu dont la ville province est précisément Bukavu.

Le joséphiste gouverneur ne va-t-il pas céder aux sirènes trop pressantes de son chef ? Pour Charly Esalo, rien ne doit être négligé, en politique il ne faut jamais regarder le doigt à la place du soleil.

La société civile congolaise, le peuple congolais dans sa diversité doivent se mobiliser contre l'assassinat de Floribert Chebeya pour que ce dernier soit élucider et les assassins trainer en justice.

Charly Esalo qui en décembre 2008, était déjà sorti du silence pour témoigner au grand jour que Nkunda n'était pas un officier congolais avec preuve à l'appui n'en démord pas avec l'histoire de 26 provincettes au Congo. Il faut dire que l'article 2 de la constitution de Liège de 2005 avec appui forcené de Louis Michel de la République démocratique du Congo spécifie un découpage du pays en 26 provinces, comprenant la ville-province de Kinshasa.

Votée en février 2006, cette nouvelle organisation territoriale adoptée par les députés et sénateurs AMP, parti-Etat pose un vrai problème sur l'unité même de la RDC et de sa balkanisation. Certains s'appuient sur l'article 226 pour exiger cette provincialisation à outrance. Les modérés estiment que les réalités congolaises ne doivent en aucun ressembler à la Belgique qui est entrain de se pulvériser entre les Flamands et les Wallons. La division est plus que profonde entre ces deux tribus.

Déjà, la NVA, parti nationaliste flamand vient de créer un véritable séisme politique en Belgique en obtenant 27 sièges au parlement qui en compte 150 dont 60% pour les partis flamands. La NVA prône pour la Flandre, plus d’autonomie pour ne pas dire l’indépendance. A la longue la disparition de la Belgique dans la configuration actuelle.

Or la Constitution de Liège écrit par les Belges et non par des Congolais cache en elle, les dérives de la balkanisation et la République Démocratique du Congo ne doit pas suivre l'exemple de la Belgique qui se déchire. "Le Congo doit demeurer dans sa vision unitaire actuel même s'il faut encourager une forte décentralisation. Il ne faut pas encourager la balkanisation" déclare-il.

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samedi 12 juin 2010

Funérailles de Floribert Chebeya: Kinshasa ou Bukavu ?

Les informations qui nous parviennent de Kinshasa sont plus qu'alarmantes. La diaspora congolaise et les ONG des droits de l’homme sont formelles: Floribert Chebeya, directeur exécutif de la Voix des sans voix sera inhumé le 30 juin 2010. D'après une source digne de foi, les autorités congolaises auraient décidé que l'inhumation de Floribert Chebeya se passe rapidement avant le 30 juin 2010 hors de Kinshasa la capitale, mais plutôt à Bukavu, le chef lieu de la province du Sud-Kivu, à l'Est de la République Démocratique du Congo. L'épouse de Floribert Cheyeba s'opposerait à cette décision mais le gouvernement congolais contre espèces sonnantes et trébuchantes tente de convaincre les membres proches de la famille de Floribert Chebeya (frères, soeurs, cousins, oncles, tantes...). Floribert Chebeya ne s'appartenait plus, et il a passé sa vie à défendre les droits de l'homme depuis Kinshasa au prix de sa vie.

Floribert CHEBEYA, président de l'Ong la "Voix des Sans Voix" à Paris, place de la Bastille haut lieu symbolique de la Révolution française. Photo-Freddy Mulongo

Ramener sa dépouille à Bukavu, ville qui l' a vu naître est un non sens par le fait même que "Floribert" était Congolais et défendait tous les Congolais sans considération ethnique, tribale ou clanique. Pourquoi vouloir ramener son corps à Bukavu alors qu'une marche de protestation du Réseau des ONG des droits de l'homme du Sud-Kivu (Rodoski), en rapport avec l'assassinat à Kinshasa de l'activiste de la Voix des sans voix, (VSV) a été interdite lundi 7 juin 2010. C'est vers midi local que le maire de la ville de Bukavu a interdit cette manifestation, après une longue explication entre les organisateurs de la manifestation et le Conseil urbain de sécurité. La manifestation a été programmée à 10 heures locales, alors qu'elle était annoncée depuis le samedi 5 juin 2010. Si le maire de ville de Bukavu s'est autorisé à interdire la manifestation pro-Floribert, qu'est-ce qui dit que son corps y reposera en paix ?

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Odieux assassinat de Floribert Chebeya, JED s'en prend aux coupagistes !

Donat Mbaya, le président de Journalistes en Danger (JED) qui s'époumone avec son équipe à défendre la liberté de presse et d'expression en République Démocratique du Congo n'est pas du tout content et il le fait savoir à Réveil-FM. En effet, depuis l'odieux assassinat de Floribert Chebeya, le gouvernement congolais s'appuie sur certains journalistes "coupagistes" moyennant quelques billets verts- c'est nous qui soulignions- afin de désinformer et désorienter les citoyens congolais et l'opinion internationale qui ont droit à une information vraie dans ce crime d'Etat qui petit à petit commencer à lever ses voiles.

Kinshasa, 19 avril 2010, résidence de l'ambassadrice du Canada lors de la visite Mme Michaëlle Jean, la Gouverneur général du Canada . Sur cette photo, on voit de profil avec sa chemise à carreaux rouge et ses légendaires lunettes Floribert Chebeya, Donat Mbaya, Michel Losembe de la Citi Bank-FEC et Steve Matenga (extrême gauche, costume gris-Fondation Hirondelle) à l'issue d'un diner.

Floribert Chebeya est un mort de trop dans ce pays où les commanditaires des assassinats des journalistes et activistes de droits de l'homme se la coulent douce, vivent en villégiature sans être inquiétés. Aujourd'hui, la peur est entrain de changer le camp. Ce ne sont plus les paisibles citoyens qui ont la trouille mais plutôt les autorités congolaises.

Donat Mbaya, président de JED et Freddy Mulongo au siège de Reporters Sans frontières (RSF) à Paris. Photo-Archive 2008.

voici la teneur de sa lettre, qui est suivi par l'article d'Olivier Diosso:

Cher Freddy Mulongo,

As-tu lu le papier du potentiel signé Olivier Diosso? C'est scandaleux cette presse qui joue le rôle de la justice en inculpant et disculpant selon qu'elle a été menacée ou payée, ou selon qu'elle aime ou n'aime pas. C'est selon. Dans un pays sérieux, complice ou pas, les chefs hierarchiques d'un corps gravement compromis démissionnent ou sont démissionnés pour garder l'honneur de l'institution ou pour se défendre en tant que citoyen simple. Cette responsabilité du chef hierarchique peut aller jusqu'au ministre ayant en charge la Police. Il est vrai que chez nous, l'honneur n'est pas une charge! Malheureusement. Dans l'affaire Chebeya, la police nationale ne sera plus crédible tant qu'elle sera conduite par des hommes, et des femmes peut-être, sur qui pèsent des suspicions dans la commission d'un crime odieux et la tantative de son maquillage ehonté.

L'autre chose qui me choque est que beaucoup d'écrits, comme dans le potentiel et bien d'autres, veulent faire croire qu'on ne peut convoquer un activiste au téléphone. C'est faux. Pour avoir été plusieurs fois convoqué en tant que responsable de JED, je peux affirmer que c'est une pratique courante d'inviter, par téléphone, à rencontrer tel ou tel patron d'un service de sécurité.

Le mercredi d'avant le meurtre de Chebeya, JED a recu, sur mon portable, un appel du responsable de la communication de l'ANR un certain Patrick Kitenge, m'invitant, avec tshivis, à rencontrer, le lendemain l'AG de l'ANR pour "une séance de travail". Autre exemple, à l'époque du prof Kaumba comme conseiller spécial en matière de sécurité du chef de l'Etat, JED avait été "invité" par téléphone à rencontrer le conseiller spécial au sujet d'une plainte de JED pour menaces de mort. A l'arrivée au CNS ('Mont Ngaliema) nous avons été reçu par un conseiller juridique (M. Kahozi) au nom de son chef. Donc les "invitations" ou convocations par téléphone sont une pratique courante dans les services de sécurité congolais.

Je sais que Chebeya était d'un courage exceptionnel mais aussi d'une prudence de chat. C'est lui qui nous a dissuadé de répondre à l'invitation téléphonique de l'ANR le mercredi d'avant sa mort. Pour que lui-même réponde, apparemment si facilement, à une invitation téléphonique passée au nom du patron de la police, c'est qu'il connaissait bien son interlocuteur qui l'aurait rassuré sur les intentions non nocive de l'invitation. La question est de dénicher qui était l'interlocuteur de Chebeya lors de cette invitation téléphonique. C'est un fil important de ce crime.

Le journal "Le potentiel" exclut l'hypothèse d'un "crime d'Etat" (Quid du crime d'Etat justement) sur le simple fait que l'on ne retrouve pas le chauffeur ou le corps du chauffeur de Chebeya. Il peut avoir raison mais l'argument en appui à cette thèse est léger et simpliste. L'histoire de la RDC est pleine des morts sans cadavres. Trois exemples seulement: Lumumba le héro national, Masasu Nindaga le compagnon de LD Kabila et le journaliste congolo-béninois Belmonde Magloire. Ils sont bel et bien morts. Mais où sont leurs dépouilles?. "L'incapacité" justement de la Police à retrouver le corps du chauffeur de chebeya, vivant ou mort, discrédite justement en l'institution police et ferait même penser à un astuce de plus dans le maquillage du crime déploré. Aucun criminel de grand chemin, seul, ne peut, en une nuit, opérer un double crime et faire un tel montage sans bénéficier des soutiens officiels ou officieux... dans l'appareil sécuritaire.

Dernière remarque. Le fait de ne pas être sur le lieu de la commission du crime au moment de la commission de celui-ci est un alibi plausible mais pas suffisant à l'heure du cellulaire. Seule une analyse des relevés téléphoniques avant, pendant et juste après le crime peut dire si oui ou non il n' y a pas eu contacts entre les présumés commanditaires, la victime et les présumés exécutants de la tâche macabre.

A défaut pour les journalistes et autres "écrivains des nouvelles" de conduire des investigations citoyennes rigoureuses et indépendantes sur ce crime de trop, il vaut mieux se taire, par respect pour la mémoire de Floribert Chebeya, celui de sa famille et de tous ceux qui lui sont proches.

Meilleures salutations

Assassinat de Floribert Chebeya : le crime d’Etat est à écarter

Par Olivier Diosso

Tout de go, il convient de faire remarquer que, sous la pression de l’opinion tant nationale qu’internationale ou non, le gouvernement congolais semble jouer à la transparence. Les faits attestent cela. Le Conseil supérieur de la défense a suspendu de ses fonctions l’Inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC), le général John Numbi, qui n’est pas aux arrêts, comme l’avancent certaines langues. Simplement parce qu’il est le responsable fonctionnel de toutes les unités de la police et parce que les premiers éléments de l’enquête font état d’une implication d’éléments de la PNC. L’enquête déterminera les circonstances et les manifestations de cette implication, car les premiers indices disponibles font état d’un coup de fil adressé le mardi 1er juin à Chebeya, l’invitant à se rendre à l’Inspection générale de la PNC vers 17 H00’. A signaler aussi que, des milieux proches du cabinet du ministre de l’Intérieur font remarquer que le patron des services spéciaux de la police, le colonel Mukalay n’a pas désigné l’Inspecteur général John Numbi comme le donneur d’ordre.

Le premier élément discordant de cette affaire se situe dans le fait que le général Numbi ne s’est pas rendu dans ses bureaux à cette date, et qu’il était en réunion, à la ferme présidentielle ou avec de hauts responsables de la sécurité nationale. L’enquête nous confirmera cet alibi. Mais, à en croire les mêmes milieux, cette réunion aurait eu pour objet les aspects sécuritaires des festivités du Cinquantenaire de l’Indépendance de la RDC.

Dans ce cas, il deviendrait troublant, d’entrée de jeu, que le chef de la PNC soit désigné comme le principal suspect en faisant convoquer l’activiste des droits de l’homme, retrouvé mort le lendemain, soit le mercredi 2 juin. «Ce scénario, qui impliquerait la commission d’un crime d’Etat, ne retiendrait l’attention d’aucun criminologue sérieux, puisque qu’il est une loi universelle selon laquelle les criminels cherchent avant tout à effacer les traces de leurs crimes, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit de crimes d’Etat », a fait valoir un membre du cabinet du ministre de l’Intérieur sous le coup de l’anonymat».

En effet, poursuit-il, à la date du 1er juin, la famille de l’illustre disparu, ainsi que l’ONGDH La Voix des Sans Voix et le Réseau Bassin Congo Océan, regroupement des ONG de défense et de protection des droits de l’homme de la RDC, du Congo-Brazzaville et de l’Angola, tous étaient au courant du coup de fil adressé à Floribert Chebeya, l’invitant à se rendre au siège de la PNC. En début- de soiirée du mardi 1er juin, alors que Chebeya, attendu par son épouse ne revenait pas, et qu’un message adressé à cette dernière du téléphone portable de son mari la prévenait que le rendez-vous n’avait pas eu lieu et que l’activiste faisait un détour par l’UPN, l’Université Pédagogique nationale située sur la Route de Matadi, en direction de la province du Bas-Congo, la communauté mondiale des activistes des droits de l’homme était déjà avertie de la présence de Chebeya au siège de la PNC, ainsi que le montrent les messages postés sur le réseau Internet à partir du 1er juin et jusqu’au lendemain 2 juin par une multitude d’organisations de défense des droits de l’homme. Si l’activiste s’est rendu à la PNC suite à un simple appel téléphonique, cela signifie qu’il entretenait suffisamment de bonnes relations avec les responsables de ce corps pour ne pas craindre de s’y rendre sans une forte escorte d’activistes de son réseau, ou à tout le moins sans son avocat. Le déplacement au siège de la PNC en l’absence de convocation écrite est un indice qui plaide en faveur de relations suivies et constantes, fait d’ailleurs confirmé par l’Inspecteur provincial de la PNC, le général Oleko, qui a qualifié Chebeya de « partenaire» qui attirait régulièrement l’attention de la PNC sur divers cas d’atteintes ou de violations des droits de l’homme par de mauvais éléments de la PNC. L’activiste était dont le bienvenu au siège de la PNC et n’avait rien à craindre en s’y rendant.

Floribert Chebeya ne dérangeait personne dans son pays. Ses activités dataient de la Deuxième République et il était devenu la figure de proue des activistes des droits de l’homme en RDC. Son action en faveur des droits de l’homme s’est étendue sur trois régimes successifs et, par la force des choses, Chebeya avait défendu des personnalités politiques de tous les bords. Bien des acteurs politiques de la majorité d’aujourd’hui étaient hier des opprimés auxquels Chebeya a rendu service. Sa collaboration suivie avec les services de la PNC et de l’administration pénitentiaire ne fait ombre d’aucun doute.

Selon les déclarations du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Adolphe Lumanu, Chebeya était un « «thermomètre» très utile à divers services de police et de l’appareil judiciaire. La thèse du crime d’Etat ne tient pas, car les autorités congolaises ont joué la carte de la transparence en acceptant, à la demande de la famille Chebeya et de La Voix des Sans Voix, l’arrivée d’une équipe de médecins légistes hollandais pour assister à l’autopsie et vérifier qu’elle se déroule conformément aux règles de l’art et qu’aucun indice probant ne sera escamoté par les opérateurs congolais.

Par ailleurs, la dépouille mortelle de Chebeya est gardée conjointement par des éléments de la Police judiciaire et de la Monusco. Un Etat coupable n’aurait pas agi de la sorte. Il aurait tergiversé, s’abritant derrière divers prétextes et sa mauvaise foi aurait vite été mise en évidence, comme c’est le cas pour l’Etat d’Israël dans la récente affaire des flottilles coulées alors qu’elles cherchaient à approvisionner la bande de Gaza. Un Etat criminel n’aurait pas donné autant d’indices de sa culpabilité. Chebeya ne savait pas conduire. Son chauffeur était membre de la VSV. Ils étaient partis avec au siège de la PNC. L’Inspecteur provincial Oleko, qui dirige la police de Kinshasa, a donné le détail des circonstances dans lesquelles le corps de Chebeya a été retrouvé. Le défunt était menotté mains derrière le dos, allongé sur la banquette arrière de sa voiture, pantalon rabaissé jusqu’aux genoux.

A côté de lui étaient déposés une boîte de stimulants aphrodisiaques, des bouts d’ongles féminins, une mèche de cheveux et des préservatifs. Cette mise en scène macabre est la marque d’un crime spécialisé qui ne peut avoir été commis que par des agents entraînés à la propagande et à l’intoxication car d’évidence, l’exposition sur la voie publique d’un véhicule contenant une telle mise en scène révèle une volonté de focaliser l’attention de l’opinion sur le seul Chebeya pendant que le corps du chauffeur Fidèle Bazana n’a pas encore été retrouvé. Pourquoi deux traitements différents pour ces deux personnes qui s’étaient rendues ensemble au siège de la PNC? Cette mise en scène a voulu alarmer, alerter l’opinion sur la commission d’un crime odieux. Cela ne cadre pas avec la commission d’un crime d’Etat.

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Mama Jeanne-Marie Sindani sonne le tocsin sur l'assassinat de Foribert Chebeya dans la diaspora congolaise !

La dame de fer de la diaspora congolaise, Mama Jeanne-Marie, la présidente de l'Union des patriotes de la diaspora congolaise (Updc) sonne le tocsin sur l'assassinat de Floribert Chebeya dans la communauté afin que l'impunité qui a élu domicile en République Démocratique du Congo ne laisse pas pousser ses tentacules. Le Congo dit-elle est devenu " un camp de concentration à ciel où les assassinats, tueries, massacres et viols en tous genres font partie du lot quotidien de congolais. En République Démocratique du Congo, la vie n'est pas respecté. Respecter la vie, c'est ne pas l'abîmer, ne pas lui nuire, ne pas la détruire… Chosifiés, les Congolais dans leur propre pays sont devenus des cimetières ambulants. Dans un pays normal, les autorités sécurisent ses citoyens, veillent et protègent son intelligentsia. Floribert Chebeya par son travail d'activiste et défenseur de droits de l'homme-travail qui par ailleurs était reconnu par tous y compris hors de nos frontières, méritait mieux or ce sont ceux qui devraient le protéger qui l'ont assassiné ".

Mama Jeanne-Marie Sindani, la dame de fer de la diaspora congolaise.

Ma Sindani est plus que déterminé pour que "le plus jamais ça"," Floribert Chebeya, le mort de trop" soient bien ancré dans l'état d'esprit des autorités congolaises car dit-elle on est chef que parce qu'il y a la population, sans elle le chef est inexistant.

Voici la teneur du communiqué :

Congolaises et Congolais,

L’assassinat de notre cher frère et Grand Défenseur de nos droits fondamentaux, Floribert Chebeya le soir du 1er Juin 2010 vient de renforcer le deuil, la douleur et la Force inébranlable de tout un peuple, notamment la détermination des Congolais au sein de la Diaspora d’enclencher un changement profond pour l’instauration d’un État de droit au Cœur de l’Afrique, au Congo.

Cet assassinat supplémentaire du Porte-parole et de l’Avocat de notre Peuple Sans Voix, rendu quasi muet par la terreur et son extermination en cours avec au moins 7 millions des victimes, doit redonner La Voix et renforcer la prise de conscience aux Congolais partout où ils se trouvent pour interpeller davantage tous les peuples et nations du monde entier de soutenir nos efforts, briser le silence et l’inaction pour que prenne fin le règne de terreur au Congo.

Nous condamnons ce crime horrible perpetré á l'endroit d'un Grand Défenseur de nos valeurs Universelles au 21 ème siècle; un crime odieux et révoltant qui dépeint toute la violence qu’endure si péniblement le peuple du Congo depuis trop longtemps et en toute impunité sous le regard du monde entier.

Le Congo est le Cœur de l’Afrique, le poumon d’une multitude. Le cri du peuple Congolais doit être entendu. Si le monde et L’HUMANITÉ refusent la paix et la sécurité aux Congolais et au Congo, le monde s’enterre et se refuse á lui-même cette paix et cette sécurité, car le drame du peuple congolais est un scandale qui se répercute au monde et sur toute l’Humanité dans toutes ses dimensions, visibles et invisibles, car, ce drame concerne L'HUMANITÉ toute entière.

Chebeya, Muntu Kongo, Mbuta Muntu na Biso, to ko lela yo te, po okufi te, ba bomi bazongisi nde Nzoto na yo na bobangi okati ya Mabele ya Bokonzi, Mabele ya ba Nkoko ba yo, Mabele Ya Nzambe ya Kimbangu pe ya Lumumba: Kongo.

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vendredi 11 juin 2010

Tambwe Mwamba, le désenchantement général au Ministère des Affaires étrangères à Kinshasa !

Le Congo va très mal. Après avoir pris une décision alambiquée et ampoulée d'imposer les passeports bio-métriques-sans étude préalable de faisabilité-aux congolais afin de renflouer les caisses de son ministère, Alexis Tambwe Mwamba est dans l'impasse, il est incapable de payer les fonctionnaires et agents du ministère des Affaires étrangères malgré le fait d'avoir majoré le frais des formulaires de 10 à 20 $ usd. Le jeudi 10 juin 2010 à Kinshasa, la majorité de bureaux du ministère des Affaires étrangères étaient fermés, et tous leurs occupants étaient dehors à l’exception des membres du cabinet de ministre.

Alexis Tambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères.

Depuis quelques jours les fonctionnaires et agents du ministère des Affaires étrangères sont en grève. Ces fonctionnaires et agents réclament le paiement de plus de six mois de la prime sur la vente "des formulaires des passeports". A tort ou à raison, il est reproché à Alexis Tambwe Mwamba de consacrer le clair de son temps à la «gestion» ainsi qu’aux voyages à l’étranger négligeant les réformes à conduire tant au niveau de l’administration du département que de la politique étrangère du pays. Pire, «Alexis» est accusé de prendre des décisions sans disposer des moyens d’action conséquents.

Au ministère des Affaires étrangères, Thambwe et ses proches collaborateurs font face à une ambiance de fin d’état de grâce. Des syndicalistes se disent déterminés à obtenir le changement du titulaire aux Affaires étrangères mais aussi à la tête du secrétariat général. «Le ministre Thambwe est souvent en voyage à l’étranger, commente un fonctionnaire. Il en est de même du secrétaire général du ministère qui a été à Paris rien que pour réceptionner la machine destinée à coller les photos sur les passeports bio-métriques". Le fonctionnaire de poursuivre : «Il arrive que le ministre, les deux vices-ministres, le secrétaire général et le directeur du cabinet du ministre soient tous à l’étranger. Qui s’occupe, dès lors, de l’administration du département ? »

Bide du lancement des passeports bio-métriques

Ignorant sans doute que le ministère des Affaires étrangères compte en sein tout un directeur chargé de la «Chancellerie», Tambwe Mwamba s’était accaparé d’un dossier "technico-administratif". Les Kinois n’ont pas manqué de découvrir dans certains journaux de la place datés 18 mars dernier un communiqué portant le numéro 131/007/2009 publié sur papier à en tête du ministre des Affaires étrangères. Le communiqué est signé: Alexis Thambwe Mwamba.

Voici la teneur de cette annonce : « Il est porté à la connaissance du public que le processus de fabrication des passeports bio-métriques est arrivé fort heureusement à la fin. Les spécimens (…) viennent d’être communiqués, ce 17 mars 2009, à toutes les missions diplomatiques accréditées en RD Congo. Le ministère des Affaires étrangères est désormais en mesure de délivrer, à partir du 1er avril 2009, les nouveaux passeports (…). «Les frais pour l’acquisition du passeport ordinaire ou pour pèlerins sont fixés à 150 USD la pièce. Les frais bancaires afférents au versement du prix du passeport ne sont pas compris. Pour les formulaires de demande (…), le coût est de 20 USD la pièce. La vente de ces formulaires débutera le 25 mars 2009 au ministère des Affaires étrangères.»

Rapatriement des diplomates congolais

En diplomatie, le rappel des diplomates est une mesure normale. Mais les diplomates congolais sont souvent rappelés au pays sans un sou d'indemnisation. D'après certaines sources, les autorités diplomatiques congolaises ont demandé aux autorités diplomatiques françaises, belges, hollandaises, anglaises de ne plus compter les agents rappelés dans la liste diplomatique congolaise établie par le Protocole. Et pourtant, ces agents sont toujours en France, Belgique, Hollande, Grande Bretagne...attendent les moyens financiers pour leur rapatriement. Conséquence : ces agents n’ont plus droit à la prorogation de leur carte de séjour.»

Dans certains milieux diplomatiques belges, on entend dire que le ministre Alexis Thambwe Mwamba aurait demandé le plus officiellement du monde à son homologue belge Karel De Gucht de lui consentir une "aide" d’un import d’un million d’euros pour assurer le rapatriement des diplomates "fin terme". "La Belgique pourrait-elle demander à la République Démocratique du Congo de prendre en charge le retour en Belgique de ses diplomates en poste à Kinshasa ?", aurait réagi à l’époque l’actuel l’actuel commissaire européen aux Affaires humanitaires.

Notre diplomatie est à l'image du pays: déstructuré !

15 ans après tout le monde, la République Démocratique du Congo vient à peine d'ouvrir son ambassade à Berlin, la capitale de la République Fédérale d'Allemagne. Cela s'est passé le 3 juin 2010.

Si nos diplomates doivent se faire payer avec l'argent des passeports et visas, et les fonctionnaires et agents du ministère des Affaires étrangères avec les frais des formulaires, où allons-nous exactement ?

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jeudi 10 juin 2010

Jean-Claude Nzita réclame la libération sans condition de "Mike Elima" régisseur de la Radio Communautaire de Muanda arrêté depuis le 3 mai 2010 !

Jean-Claude Nzita, le jeune président de la communauté cabindaise de Suisse s'insurge contre l'arrestation arbitraire de "Mike Elima" régisseur de la Radio Communautaire de Muanda (RCM)

D'après les informations en possession de Jean-Claude Nzita et son équipe en Suisse, Etienne Maluka, plus connu sous le nom de "Mike Elima", le régisseur de la RCM et par ailleurs étudiant de l'Institut Supérieur de Navigation et Pêche de Moanda (ISNP), serait toujours maintenu au "cachot du territoire" de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR) à Muanda et non pas à Matadi.

Le fait de vouloir le transporter par avion ver Matadi, chef lieu de la province du Bas-Congo ne serait qu'une diversion.

Au départ, les Tontons Macouts de l'ANR-Muanda reprochait au jeune "Mike Elima" d'avoir en tant que régisseur diffusé la chanson dénommée "Cabinda 25" du groupe musical Kizomba de Cabinda louant les mérites du président Nzita Henriques Tiago du Cabinda qui se bat depuis plus de 35 ans contre l'occupation angolaise du Cabinda. Au moment où nous couchons ces lignes, les Tontons Macouts de l'ANR qui ne reculent devant rien dans la fabrication de preuves, ont trouvé une belle parade: Etienne Maluka, plus connu sous le nom de "Mike Elima" serait un infiltré, un cabindais réfugié en République Démocratique du Congo. Son ADN, sans aucun examen médical, indique qu'il est cabindais, cela pose problème. Signalons que son arrestation était intervenu le 3 mai 2010, après la plainte du consul de l'Angola à Muanda auprès des autorités congolaises locales de la diffusion de cette chanson polémiste.

Etienne Maluka dit "Mike Elima" ignorait le sens des paroles contenues dans cette chanson (en portugais) et était plus intéressé par son rythme".

Argument selon lequel "Mike Elima" est un Cabindais infiltré au Congo est farfelu et réfuté avec la dernière énergie Jean-Claude Nzita: "Le Cabinda-Congo-Portugais, le Congo-Brazzaville-Français et le Congo-Kinshasa-Belge font partie du grand bassin du kongo". Nos coutumes se ressemblent, nos noms sont identiques, nos familles sont fraternelles... ". Dans l'affaire Mike Elima qui croupit encore dans le cachot de l'ANR: L'Angola a-t-il droit de décider sur le sort des congolais dans leur propre pays ? N'est-ce pas très grave comme agissement et soumission ? Le régime congolais est fantoche assujetti aux pouvoirs de pays voisins et limitrophes.

La main mise du pouvoir du président angolais Dos Santos sur la République Démocratique du Congo est plus que regrettable. Les soldats angolais font de rafle sur le territoire congolais sans que les autorités congolais ne lèvent le petit doigt.

"Les Dépêches de Brazzaville " du 03 juin 2010, page 7, Floribert Chebeya, président de la Voix des Sans Voix (VSV), assassiné par le pouvoir policier de Kinshasa. Feu Floribert Chebeya qui était également responsable du Réseau bassin Congo-Océan avait exigé, dans une communication faite le 01 juin 2010 que l'Etat Angolais libère des activistes Cabindais arrétés au Cabinda. A cette occasion, Chebeya et son réseau avaient dénoncé les arrestations opérées par la police angolaise dans le terrotoire du Cabinda. Presque toute les victimes ont été apprehendées à domicile par la police angolaise, sans mandat, ni motif réel de cette rafle.

Pour Floribert Chebeya et son réseau Bassin Congo-Océan, le Gouvernement angolais aurait depuis longtemps indexé ces défenseurs des droits de l'homme pour leurs activités en faveur de la population du Cabinda. Récusant l'arbitraire, ce regroupement exigeait leur libération. » s'il n'ya pas de raisons, ils doivent être liberés sinon, il faut les déferer devant les instances judiciaires compétentes pour un procès juste et équitable » avait-il préconisé avant sa mort le jour d'après.

Parmi les activistes Cabindais, victimes de la police angolaise, l'on note André Zéferino Puati, José Benjamin Fuca, Belchior Tati, Raul Tati, Francesco Luemba, tous arrétés en Janvier dernier, Bernabé Paca Pezo, appréhendé en février, et Bernabé Paca Panzo en avril, entre autres. Ils sont tous Cabindais et pour certains activistes de Mpalambanda, Association des droits de l'homme au Cabinda, dissoute en 2006 Luanda.

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Berlin: Joseph Kabila est-il un point ?

Invités à déjeuner par l'Ambassadeur Matthias Mülmenstädt, Directeur général des affaires politiques d'Afrique au Auswärtiges Amt (Ministère des Affaires étrangères Allemand), les cinq (5) journalistes africains: James Ngumbu (secrétaire général de l'APPA, RDC), Oussouf Diagola (Farafinamag-AFI, Mali), Mohamed Ahmed Kebir (ITchad, Tchad), Olivier Enogo (Vox Africa, Cameroun) et Freddy Mulongo (Réveil-FM, RDC). Au 7ème étage, au restaurant "Internationaler Club" du Ministère des Affaires étrangères deux groupes sont attendus: Les ambassadeurs africains accrédités aux nations unies et les journalistes africains de Paris. Et à Berlin, un africain endimanché est un diplomate potentiel. Arrivé en premier, le groupe de journalistes est conduit par le protocole à la table des ambassadeurs. Le temps de s'apercevoir de l'erreur, on apprend que la République Fédérale d'Allemagne fait un travail de lobbying auprès des Ambassadeurs africains pour un siège au Conseil de sécurité des l'ONU. L'ambassadrice de la RDC est absente !

Berlin, le jeudi 3 juin 2010, l'Ambassadeur Matthias Mülmenstädt, "Monsieur Afrique" du Ministère des Affaires étrangères allemand s'entretient avec les journalistes africains de Paris.

Dès son arrivée, l'ambassadeur Matthias Mülmenstädt, nous demande de tomber sa veste. Petit clin d'oeil avec le confrère Oussouf Diagola, on comprend qu'on aura affaire à la langue de soie et non pas à la langue de bois ! " A Messieurs James Ngumbu et Freddy Mulongo, les deux congolais de la délégation je vous présente mes condoléances pour votre ami Floribert Chebeya assassiné à Kinshasa. Notre ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle qui a rencontré Alexis Tambwe Mwamba ce matin lui a signifié notre préoccupation sur l'assassinat de Floribert Chebeya. Il nous a promis qu'une enquête sera urgement diligenté. La République Démocratique du Congo est un grand pays, on comprends aussi qu'il y ait de nombreux problèmes urgentes à résoudre. La République Fédérale D'Allemagne va réhabiliter l'aéroport de Goma. Depuis l'éruption volcanique du 17 janvier 2002, la piste de l'aéroport de Goma, initialement de 3 000 mètres, ne compte plus que 1 900 mètres utilisables. Un montant de 15 millions d'euros est déjà disponible et sera mis à la disposition d'une ONG allemande, Agro action allemande (AAA), qui se chargera de l'exécution des travaux de réhabilitation de l'aéroport de Goma". A entendre les diplomates Allemands sur la situation de la République Démocratique du Congo, il y a des questions qui jaillissent: Joseph Kabila est-il un énigme, un incompris au pays de la Chancelière Angela Merkel ? Sa vision politique est-elle comprise ? Les diplomates usent souvent d'un langage diplomatique : "Le Congo est trop vaste et les problèmes à résoudre sont nombreux ". Le Congo est-il trop grand pour Joseph kabila, les joséphistes et mobutistes revisités qui nous dirigent ? Comment comprendre que plusieurs projets allemands initiés à l'époque de 1+4=0, surtout avec la vice-présidence de l'économie-finance de Jean Pierre Bemba, que tous ces projets sont tombés à l'eau depuis qu'il est en prison à la Cour Pénale Internationale ? En écoutant attentivement et en essayant de lire entre les lèvres, on peut sans avoir peur de se tromper dire que la République Fédérale D'Allemagne s'est sent floué et blessé par les élections de 2006 en République démocratique du Congo et que s'il fallait le refaire, ils s'y prendront différemment. Malgré nos questions parfois incisives, certaines d'elles sont demeurées sans réponses.

Les journalistes africains de Paris avec l'ambassadeur Matthias Mülmenstädt et les membres de son équipe à la terrasse du 7ème étage du Ministère des Affaires étrangères.

La politique étrangère de la République Fédérale d'Allemagne en Afrique: Valeurs et intérêts

Le ministre fédéral des Affaires en a déjà tiré les conséquences, il ya deux ans: en 2007, le ministre fédéral Franck-Walter Steinmer a fixé les orientations nécessaires, et les actes ont suivi les paroles: des fonds supplémentaires ont été débloqués.

Le ministère fédéral des Affaires étrangères, disposant de nouveaux crédits budgétaires, a alloué en 2008 et 2009 plus de 110 millions d'euros aà la prévention et à la gestion des crises, àla promotion de l'état de droit et de la démocratisation, à la coopération policière et à la création de structures de sécurité en Afrique. nous avons lancé la campagne "Aktion Afrika" pour renforcer l'engagement culturel en Afrique.

Depuis 2008, 40 millions d'euros ont déjà été alloués dans le cadre de cette campagne. l'association de l'Afrique aux débats du G8, que reflète déjà depuis 2007 ce que l'on appelle le processus de l'Heiligendamm, et la détermination avec laquelle nous avons élaboré la Stratégie commune Union européenne-Afrique pendant notre présidence du Conseil de l'Union européenne en 2007 prouvent que nous sommes convaincus que l'Afrique doit être traitée comme partenaire sur un pied d'égalité.

Les lignes directrices sont définies par une "double approche":

1. Renforcement des capacités de l'Afrique à assumer ses responsabilités: nous ne voulons pas lui fournir de schémas de modernisation tout prêts. Aujourd'hui, l'Afrique se développe par ses propres moyens. nous appuyons ces approches.

2. Paix et sécurité: nous entretenons, dans le cadre de la stratégie commune Union européenne-Afrique ainsi qu'à d'autres niveaux, un dialogue étroit avec les Etats d'Afrique sur les questions de sécurité, à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de l'Afrique. Nous soutenons l'Union africaine en renforçant ses capacités à conduire des opérations de maintien de la paix et en créant des capacités de gestion des crises.

3. Nous participons aux efforts déployés par l'Union africaine pour résoudre les crises notamment au sein des groupes de contact internationaux sur Madagascar, la Mauritanie et la Guinée.

4. Parallèlement, nous apportons des contributions concrètes au règlement des graves conflits actuels: nous nous engageons directement dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, au Darfour, au Zimbabwe, en République Démocratique du Congo, à Madagascar et en Afrique de l'Ouest.

5. Nous fournissons de l'aide humanitaire: là où la vie humaine est exposée à de graves dangers, le ministère fédéral des Affaires étrangères apporte une aide rapide en débloquant des fonds importants à partir de son budget.

Notre politique africaine est prévisible, et l'Afrique nous fait confiance:

1. La politique étrangère allemande est guidée par des valeurs universelles telles que le respect des droits de l'homme, la démocratie, l'état de droit, le règlement pacifique des différends/la juridiction internationale.

2. Nous poursuivrons des intérêts clairement définis: grande nation exportatrice, nous sommes dépendants d'un système de commerce mondial à la fois performants et sûr. La paix, la sécurité et la stabilité en sont les conditions préalables. Nous attachons beaucoup de prix à la protection de l'environnement et du climat dans le souci de laisser aux générations futures un monde vivable. Nous avons besoin de partenaires sur un pied d'égalité, conscients de leur propre valeur et faisant preuve de tolérance: pour cela, nous encourageons l'éducation et la volonté de dialogue des sociétés civiles entre elles et créons les conditions pour développer et répartir équitablement la prospérité. Nous assurons notre approvisionnement énergétique en aidant nos entreprises à s'ouvrir les portes en Afrique également.

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Football:Les jeunes espoirs africains, un juteux commerce

Le footballeur africain est une marchandise recherchée. Le continent africain est un réservoir inépuisable de joueurs. Des prospecteurs occidentaux, réputés ou non, en tirent parfois des profits. Mais pour les jeunes joueurs, le rêve de devenir footballeur se termine parfois très mal, explique le journal allemand «Der Spiegel». Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde de football se déroule en Afrique, où les joueurs talentueux sont convoités depuis longtemps par les grands clubs européens. Mais, si ce commerce permet aux passeurs et aux agents d’empocher des millions, pour la plupart des joueurs le rêve d’une grande carrière se termine dans la rue.

© Dessin de Kazanevsky, Ukraine / Cartoons@courrierinternational.com

Dès les années 1950, les clubs européens sont venus sur le continent noir dénicher des joueurs. Ces dernières années, cette activité de prospection s’est transformée en un juteux business. A la tête de ce «commerce de l’espoir», on trouve des managers sérieux mais aussi des trafiquants sans scrupule. L’Europe attire les Africains, parce qu’ils pensent y trouver tout en abondance: le travail, l’argent, la confiance en eux. Quelques rares joueurs y parviennent, comme Mahamadou Diarra au Real Madrid, Samuel Eto’o à l’Inter de Milan, Didier Drogba à Chelsea.

Mais, pour la plupart, le désir d’une vie meilleure sous un maillot professionnel ne sera jamais exaucé. Jean-Marc Guillou est un «gros bonnet» du commerce de footballeurs africains, peut-être le plus important. Lui-même a été joueur professionnel et compte 19 sélections en équipe de France. Il a ensuite été entraîneur, au début des années 1980, à Cannes, où il avait pour assistant Arsène Wenger, aujourd’hui entraîneur d’Arsenal.

Jean- Marc Guillou a ouvert sa première école en 1994 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. «J’ai choisi l’Afrique parce qu’il y a un potentiel inépuisable, comparable à celui de l’Amérique du Sud.

Sauf qu’en Amérique du Sud, la mafia s’en mêle, justifie-t-il.

En Afrique, j’ai pu tout monter seul. C’était une aventure à la fois humaine et économique.» Lui seul fixe les règles de son système.

Jean-Marc Guillou entre dans un club européen, y fait jouer ses élèves en se servant du club comme vitrine et, lorsqu’un autre club achète l’un de ses joueurs, il empoche une partie du montant du transfert.

En règle générale, entre 60 et 90 %. Il a procédé de cette manière pour la première fois en 2001, en prenant le contrôle du KSK Beveren, un club belge de l’élite à deux doigts de la faillite. Arsenal, le club de son vieil ami Arsène Wenger, a été partie prenante de la transaction et a injecté près de 1,5 million d’euros dans l’affaire.

Utiliser la Belgique pour faire entrer ses joueurs en Europe s’est révélé astucieux.

Dans le football belge, le nombre de joueurs étrangers n’est pas limité et, pour les footballeurs professionnels non originaires de l’Union européenne, les conditions pour obtenir un permis de séjour sont assez souples.

Certains responsables po litiques accusent Jean-Marc Guillou de trafic d’êtres humains.

Et, à la Fédération internationale de football association (Fifa) aussi, mieux vaut éviter de prononcer son nom.

Pour Lennart Johansson, l’ancien président de l’UEFA, ce commerce des joueurs africains relève de «l’enlèvement d’enfants, et rien d’autre ».

Mais, pour les jeunes de Bamako, au Mali, le Français est un homme qui peut les aider à accéder à une vie meilleure. Près d’un Africain noir sur deux vit avec moins d’un dollar par jour, et la file d’attente de jeunes rêvant de tenter leur chance ne désemplit pas.

En 2001, la Fifa a étoffé son règlement sur les transferts d’un article sur la «protection des mineurs». Depuis, la limite d’âge pour les transferts à l’étranger est fixée à 18 ans.

Ou alors il faut que les parents soient du voyage. Mais les clubs cherchent sans cesse à contourner le règlement.

Ainsi, le FC Midtjylland, club danois de première division, a voulu faire jouer six Nigérians de 16 et 17 ans qu’il avait fait venir dans son pays dans le cadre d’un échange scolaire.

Pour le Britannique Paul Darby, sociologue du sport, les projets professionnels entrepris en collaboration avec des clubs européens ou des investisseurs occidentaux sont des exemples de «l’exploitation néocoloniale».

D’après lui, seuls comptent à leurs yeux «l’extraction, l’affinage et l’exportation de matière première, en l’occurrence des footballeurs.»

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Bonn-Allemagne: Il y a 6 ans, 13 journalistes congolais étaient formés à l'éthique dans le processus de démocratisation grâce à la Fondation Konrad Adenauer

En août 2004, le gouvernement allemand par l'entremise de la Fondation Konrad Adenauer, avait jugé utile de recycler les journalistes congolais au moyen d'un stage de formation à Bonn, ancienne capitale de la République fédérale d'Allemagne.

La Fondation Konrad Adenauer

Thème général retenu à l'époque : éthique journalistique dans le processus démocratique. Avec des sous-thèmes aussi variés qu'intéressants, entre autres le rôle des médias en République Démocratique du Congo, la déontologie et l'éthique du journaliste, les recherches du journaliste et la bonne utilisation des sources, les souhaits/attentes des lecteurs, des auditeurs et des téléspectateurs, le journalisme en temps de paix et des conflits, la réconciliation nationale à travers les médias. Au total treize (13) journalistes, représentant aussi bien la presse audiovisuelle qu'écrite avaient suivi cette formation à Bonn: Willy Kabwe Lumbala (Le Potentiel), Frank Baku Fuita (La Référence Plus), Faustin Fwasa Tombisa (Rtnc 1), François Lomba Tenda (Rtnc 2), Nicole Sesep Mapuka (Rtnc1), Freddy Mulongo (Réveil-FM/ Président Arco), Alain Claude Djate Yodi (Raga), John Ngombwa Tshipamba (Antenne A), Zaina Kasonga Kumbu (Antenne A), Martin Sebujangwe Mazembe (Radio Okapi), Clément Nzau Tsobo (Top Congo), Mamina Masengo Kasongo (Tropicana Tv) Rose Masala Ndarabu (Tkm).

La formation s'est déroulée au sein de l'académie de la Deutsche Welle (La Voix de l'Allemagne) à Bonn. L'objectif du stage , selon les formateurs, était de permettre aux journalistes congolais de comprendre le rôle qui est le leur dans une société démocratique, en l'occurrence, la RD-Congo qui se trouve en plein processus de démocratisation.

Il s'est agi , en fait, de l'amélioration du travail journalistique par le perfectionnement en matière de l'utilisation de nouveaux médias, de nouvelles technologies de l'information et des techniques de présentation.

Ceux-ci sont partis du constat selon lequel, les représentants de la presse n'ont pas toujours une idée suffisamment claire de leur rôle pour y répondre avec responsabilité.

En effet, pour M. Winfried Weck et Mme Gerda Meuer, responsables de l'Académie de la Deutsche Welle, les médias congolais jouent un rôle crucial pour le développement et la construction d'une société démocratique en RDC. Le déroulement et l'issue de ces échéances seront largement déterminés par l'influence de la couverture médiatique sur l'opinion publique et par l'existence des médias pouvant agir en toute liberté et en indépendance.

C'est dans ce contexte que le respect des droits de la personne, le traitement responsable de l'information et l'intégrité du journaliste sont mis en exergue.

Expérience intéressante et enrichissante

Il sied de noter que c'était la première fois que la Fondation Konrad Adenauer et la Deutsche Welle se mettaient ensemble pour la formation d'un groupe de journalistes venus d'un seul pays d'Afrique. Le stage dont avait bénéficié les journalistes congolais a contribué à pallier les déficits existants au niveau de l'application de nouveaux instruments d'information et de communication. Cela s'est effectué par l'échange d'expériences avec les journalistes allemands.

Près de douze maîtres de conférence ou professeurs de stage s'étaient répartis les différentes tâches liées au programme établi à l'avance. Il s'agit Patrick H. Leusch, chef de projet et chargé des projets francophones à la Deutsche Welle, de Martin Durm de la Swr (une maison de radio et télévision au Sud-Ouest de l'Allemagne), de Patrice Cuvier, animateur de stages de perfectionnement à la Deutsche Welle, de Mme Beate Weides, directrice de programmes au studio régional de la Wdr et animatrice de stages de perfectionnement à la Deutsche Welle, de Frantz Thébaud, directeur de la rédaction française de la Dw de Reinhold Meyer, chef de département des programmes Afrique/ Proche Orient de la Dw, de Mme Mélanie Djédjé, directrice du Ded au Burkina Faso et initiatrice du programme Iba-Eh, de M. Hans Paukens, directeur de l'académie radiophonique à Dortmund et de M. Stech, directeur de la section économique du journal General anzeiger de Bonn.

Avaient été également associés à la formation MM. Winfried Weck, Walter Bajohr et Dr Holger Dix, respectivement chefs des départements ''Projets en Allemagne'',''communication et médias'' et responsable Afrique/Proche Orient de la Fondation Konrad Adenauer.

Les cours s'étaient déroulés en plusieurs phases. Des exposés théoriques, suivis des travaux pratiques ; des visites guidées des studios et rédactions des télévisions, radios et journaux allemands. Des contacts très intéressants et enrichissants qui avaient permis aux journalistes congolais de découvrir les réalités des médias allemands : leur fonctionnement, leur matériel et l'organisation des services.

Au bout des treize jours , les journalistes congolais avaient dit leur satisfaction d'avoir acquis un plus dans l'exercice de leur pratique quotidienne d'un métier qui n'est pas toujours facile à exercer dans un pays en voie de développement et engagé de plain pied dans le processus de démocratisation.

Ce plus s'était axé surtout sur la collecte, le traitement et la diffusion des informations en période électorale. Responsabilité, équilibre et éthique ont été recommandés aux médias afin d'accompagner efficacement le processus en cours au pays. Car, les initiateurs du projet et les formateurs étaient convaincus d'une chose : les médias congolais ont un rôle crucial à jouer dans le développement et la construction d'une société démocratique en RDC.

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lundi 7 juin 2010

Floribert CHEBEYA: " Droits de l'Homme en République Démocratique du Congo, les signaux sont au rouge !"

Cet article que nous vous proposons a été publié le 3 avril 2008 sur le site de Réveil-FM. Nous étions loin de nous imaginer presque deux ans après, Floribert CHEBEYA allait être assassiné pour ses prises de positions. Souvent traqué par les sbires du pouvoir depuis MOBUTU à ce jour, contraint parfois à vivre en clandestinité pour sauvegarder son intégrité physique, Floribert CHEBEYA est le Président l'Ong la "Voix des Sans Voix" (VSV). VSV a dénoncé publiquement l'assassinat de Mme Aimée Kabila MULENGELA, âgée de 32 ans et fille de feu Président Mzée Laurent Désiré KABILA- à son domicile dans la nuit du 15 au 16 janvier 2008. Floribert CHEBEYA et l'équipe de "la Voix des Sans Voix" ont accompagné la victime porteuse d'un passeport diplomatique n° D0012893 jusqu'à sa dernière demeure, au cimetière de Kinkole (Kin-Est). Malgré le fait qu' une sorte d'étau invisible semble se resserrer sur la "Voix des Sans Voix", Floribert CHEBEYA a participé, à Genève, à la session des Nations Unies sur les Droits de l'homme. Alors que la situation est alarmante d'impunité massive en République Démocratique du Congo, le Conseil des Droits de l'homme a pris la décision de ne pas renouveler le mandat de l'expert indépendant sur la République Démocratique du Congo, Monsieur Pacéré.

Floribert CHEBEYA, président de l'Ong la "Voix des Sans Voix" à Paris, place de la Bastille haut lieu symbolique de la Révolution française.

En ce début d'année 2008, c'est l'assassinat de l'Aimée KABILA, fille de feu président M'zée Laurent Désiré KABILA qui a mis la diaspora Congolaise en émoi. On sait aujourd'hui que le communiqué initié par l'Ong la "Voix des Sans Voix" pour dénoncer cet assassinat a été saucissonné par "la presse coupagiste" de Kinshasa, selon l'expression consacré par Jean Pierre MBELU. Sans doute, les journalistes Congolais travaillent la peur au ventre et sont sujet aux pressions politiques énormes. Le communiqué saucissonné a alerté les Congolais du monde entier qui voulait en savoir davantage malgré le démenti de Monsieur MUGALU, chef de la maison civil de Joseph Kabila.

La convocation - dont l'objet n'avait pas été préciser-de Floribert CHEBEYA au Palais de la justice de Kinshasa, a poussé une mobilisation sans précédent de la diaspora Congolaise. Congonet radio au Japon a été la plus engagée dans l'opération "Sauvons Floribert CHEBEYA": tous les acteurs politiques y compris à la présidence de la République, ont réussi les coups de fil provenant du monde entier pour que l'intégrité physique du président de la "Voix des Sans Voix" ne sois pas touché.

Le pouvoir de Kinshasa avait dissuadé la famille de ne pas participer au deuil d'Aimée Kabila. C'est Floribert CHEBEYA qui a négocié le prix à la baisse de la morgue de l'hopital Monkole à Mont-Ngafula. L'accompagnement d'Aimée Kabila , fille assassinée de feu président M'zee Laurent Désiré Kabila, a été sans faille de la part de l'ong "la Voix des Sans Voix".

C'est encore "la Voix des Sans Voix" qui a initié la Conférence parallèle de la socièté civile à Kinshasa, pendant que se tenait à Goma, la Conférence sur la paix. Dans ses résolutions, on trouve tout ce qu'un gouvernement soucieux des Droits de l'homme peut prendre comme disposition.

Une bonne partie des Ong de Droits de l'homme de la République Démocratique du Congo se reconnaissent dans le communiqué diffusé par la COJESKI. Nous vous en donnons la teneur:

Après 47 ans d’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté internationale (1960-2008) durant lesquels le pays a été astreint à 42 ans d’un système politique dictatorial (1965-2006), 15 ans de transition politique (1990–2005), 07 ans des conflits armés internationalisés ayant occasionnés plus de quatre millions des morts parmi les populations civiles et sans défense (1996-2003) , 03 ans de la gestion consensuelle du pays et la privatisation de la vie publique nationale par des seigneurs des guerres pourtant présumés auteurs des crimes imprescriptibles perpétrés en République Démocratique du Congo (2003-2006) et 09 ans de la présence sur terrain en RDC de la plus grande et la plus importante mission de maintien de la paix des Nations Unies (1999-2008), La Situation générale des droits de l’homme en RDC se résume en 07 points non exhaustifs suivants que le COJESKI condamne fermement et pour lesquels nous attirons ce jour la particulière attention du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies et par son biais l’Assemblée Générale des Nations Unies :

1). La sacralisation des crimes imprescriptibles, l’institutionnalisation de l’impunité ainsi que la discrimination des victimes des graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, tributaires de l’incapacité temporelle de la Cour Pénale Internationale et des faiblesses institutionnelles du système judiciaire Congolais ;

2). Les violations massives des droits des populations congolaises à l’autodétermination et à la pleine jouissance de leurs ressources naturelles les plus importantes du Continent, suite notamment à l’existence de plusieurs contrats miniers, forestiers et énergétiques qui n’ont jamais été bénéfiques aux masses laborieuses congolaises. Le pays reste ainsi victime du pillage endogène et exogène de ses ressources naturelles sous toutes les formes, notamment par des entreprises multinationales et transnationales, pillage mettant en péril le droit des 60 millions des populations congolaises à la paix et au développement durable ;

3). Les Assassinats des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes suivi des procès non concluant suite aux manipulations politiques de nos juges au demeurant inféodés au pouvoir exécutif. C’est notamment le cas des procès relatifs aux assassinats du défenseur des droits de l’homme Pascal KABUNGULU, des Journalistes Serge MAHESHE, Franck NGYCKE et Louis BAPUWA MWAMBA ;

4). Les violations systématiques du droit des populations congolaises à la paix et au Développement. En effet, en dépit de la présence en République Démocratique du Congo de la plus grande et la plus budgétivore Mission de maintien de la paix des Nations Unies (MONUC), en dépit de l’organisation de premières élections générales pluralistes, des millions des populations congolaises demeurent assujetties à des conflits armés ayant déjà provoqué plus de 1.300.000 déplacés de guerre qui du reste aujourd’hui abandonnés à leur triste sort dans les savanes, forets et montagnes de la République Démocratique du Congo. Ce droit est constamment violé par un groupe des gens bien identifiés qui avec le concours de la République du Rwanda et de l’Ouganda, ont crée en 1996 le mouvement dit politico–militaire dénommé AFDL (Alliances des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre ), le même groupe des gens ont crée par la suite en 1998 le RCD-Goma ( Rassemblement des Congolais pour la Démocratie ) ce dernier étant assujetti aux accords de paix, le même groupe des gens se sont mués depuis 2005 en CNDP ( Convention Nationale pour la défense du Peuple ) qui du reste vient d’être astreint aux accords de paix de Goma dit Acte d’engament. Ce groupe des gens par ailleurs présumés auteurs des principaux crimes imprescriptibles perpétrés dans provinces de l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-kivu, Maniema, Province Orientale, …) ont pris en otage une décennie durant, le Peuple Congolais et les Institutions légitimes de la RDC dans un cycle infernal des guerres extraconstitutionnelles.

5). Les violations des droits des femmes restent aussi d’actualité en dépit de la consécration constitutionnelle de la parité ainsi que de la promulgation d’une loi sur les violences sexuelles. Les cas des violations des droits sexospécifiques ne cesse d’augmenter surtout dans les milieux ruraux de la RDC où règne le viol et l’impunité y relatif. La plupart des viols sont perpétrés par les groupes armés étrangers retranchés en RDC depuis 1994, par les éléments des Forces Armées Congolaises, par les éléments de la Police Nationale Congolaise, … ;

6). Les enfants restent également victimes des violations systématiques et odieuses dans chacune des principales catégories définies par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa résolution (1612) de 2005 sur les enfants et les conflits armés. Ces violations sont notamment : massacres et mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle, enlèvements, refus d’autoriser l’accès aux organisations humanitaires, attaques contre les écoles, recrutement et utilisation d’enfants. En outre, d’autres violations, telles que le déplacement forcé et la torture, sont toujours commises contre des enfants et leurs familles. Les agressions sexuelles, utilisées comme armes de guerre contre les enfants, ont atteint des proportions effroyables ;

7). Depuis le 29 septembre 20007, sept citoyens Congolais parmi lesquels Me Michel SHETEBO BYAMUNGU (37 ans), Conseiller en Communication au Cabinet du Ministre de l’Energie, … sont portés disparus et/ou pris en otage au Soudan ou en Russie. Ils ont été embarqués à l’aéroport national de Bangoka à Kisangani, à bord d’un Antonov an – 12, Matricule 9Q-CZB affrété par BUSINESS CARGO COMPAGNIE (BCC) avec pour destination l’aéroport national de Goma. L’Antonov 12 au lieu de se rendre à Goma avec les 07 personnes et les marchandises à bord, a tout simplement pris une autre destination aujourd’hui inconnue. L’Antonov serait aujourd’hui soit au SOUDAN, en UKRAINE, en RUSSIE ou en TURQUIE. Nos sources précises, en guise de luminaire, que l’ANTONOV était régulièrement affrété par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui n’arrivaient pas toujours à honorer leurs factures vis-à-vis du Propriétaire de l’ANTONOV qui serait tantôt Monsieur Victor VLADMIR ou tantôt PANAVIN. L’Antonov serait de nationalité Russe et avec pour raison sociale AVIAKRILO SH.

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mardi 1 juin 2010

Albert Léopold Ebene, l'après Paul Biya ?

A Nice où se déroule le 25e Sommet Afrique-France, les partisans de Paul Biya disent haut que ce dernier sera candidat pour 2011 et avalisent le tripatouillage de la Constitution camerounaise pour qu'il se représente.

Albert Léopold Ebene, Voilà pourquoi nous devons changer le Cameroun, Editions Ccinia communication 2009

Albert Léopold Ebene, candidat aux élections de 2011 au Cameroun. Les 19 millions de Camerounais ont le nationalisme à fleur de peau et la fierté de leur drapeau.

En cinquante ans, le Cameroun n´a connu que deux présidents: Ahmadou Ahidjo (vingt-deux ans) et Paul Biya (presque vingt-huit ans). "Président vacancier" qui passe les 3/4 de son temps en villegiature en Suisse ou dans son village à Mvomeka´a, prisonnier d´une voix fluette et enrouée Paul Biya n´accorde jamais d´interview aux journalistes et réfute l´exercice de conférence de presse.

Paul Biya ne préside jamais le Conseil des ministres, ces derniers á quelques exceptions près ne le voient pratiquement pas.

Habile politique, Biya depuis presque vingt-huit ans, fait voler l´avion Cameroun en pilotage automatique par sa maîtrise de l´entrelacs des gouverneurs, préfets, secrétaires généraux et chefs traditionnels fonctionnarisés...

Paul Biya veille à une règle non écrite dans la Constitution camerounaise mais clé de l´apparente stabilité mais aussi sclérose qui veut quáucun secteur significatif de l´élite camerounaise ne soit durablement tenu à l´écart de l´exercice du pouvoir. Toute élite doit passer à la mangeoire.

En France, Albert Léopold Ebene, fonctionnaire de haut rang dans la sûreté nationale au Cameroun, protagoniste de lópération Mains propres, lancée officiellement pour lutter contre la corruption, menacé pour avoir enquêté sur les proches de la présidence, dit sa détermination pour être candidat aux élections présidentielles de 2011.

"Pour l´honneur de l´Afrique, il n´est pas bon de voir les anciens chef d´Etat africains en exil. Si Paul Biya quittait le pouvoir sans coup férir et que les élections présidentielles de 2011 se passent sans lui. Nous n´allons pas le chasser du Cameroun, bien au contraire nous l´associerons pour son expertise dans la gestion de la chose publique. On ne gouverne pas un Etat sur base des rancunes. Les intérêts supérieurs de la Nation doivent primer sur ceux des individus. Les rancunes et haines finissent par détruire un pays."

Albert Léopold Ebene renchérit:"J’ai la certitude de battre Biya aux prochaines élections, même dans ce qu’il considère être ses bastions, surtout dans son propre village à Mvomeka´a. Depuis un an, nous claironons notre candidature à la magistrature suprême du Cameroun. Paul Biya le sait, c´est à lui de nous donner toutes les garanties pour rentrer chez nous et nous présenter sans être inquieté pour nos opinions divergentes ! Notre ambition pr´sider le cameroun et personne ne peut nous contrarier de quelques maniéres que ce soit. Nous conseillons à Paul Biya de faire le bon choix car nous ne resterons pas le bras croissé entre de voir le Cameroun sombrer sansrien faire ".

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