Les procédures pénales ne concordent pas et même quand la bonne volonté est générale, les obstacles se multiplient. Ainsi, l'Initiative StAR (Stolen Assets Recovery), bras armé de l'ONU et de la Banque mondiale pour combattre la corruption, a-t-elle aidé Haïti à entamer une procédure pénale pour obtenir de la Suisse la restitution de 7 millions de dollars gelés sur les comptes de la famille Duvalier.

Formation des policier

Malgré l'aide suisse, la Cour suprême helvétique a débouté Haïti : la demande n'était pas fondée en droit. Le gouvernement de Berne a promis de légiférer pour permettre des restitutions sans attendre une décision de justice.

"Parce que nous sommes tous l'une des causes du problème, nous devons être tous un des éléments de la solution afin que la corruption cesse d'entraver le développement", a déclaré Micheline Calvy-Rey, ministre suisse des affaires étrangères, qui a souligné que son pays avait restitué 1,6 milliard de francs suisses (1,16 milliard d'euros) aux pays victimes.

La conférence de Paris sur les "biens mal acquis" a voulu mettre en présence toutes les acteurs de cette traque, afin de leur faire partager les pratiques qui marchent. Par exemple, le financement par l'agence de coopération britannique de la formation des policiers chargés de pister les fonds frauduleux à la City.

Il s'est agi aussi de faire pression sur les pays du G20 qui n'ont pas encore ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc), au premier rang desquels l'Allemagne et le Japon.