Kinshasa veut assujettir RFI à la RTNC !
Par Freddy Mulongo, vendredi 25 juin 2010 à 01:29 :: radio :: #948 :: rss
Logo de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC)
Logo de Radio France Internationale (RFI)
Certes RFi, la radio mondiale a besoin des auditeurs congolais mais les 60 millions de congolais de la RDC, le premier pays francophone au monde, ont aussi besoin de RFI pour une information alternative et diversifiée. Une information autre que cela plaise ou pas. Or en lisant cette dépêche on a le sentiment que le pouvoir de kinshasa veut assujettir RFI à la RTNC. Comment un média locale qui ne couvre pas tout le territoire de la République Démocratique du Congo peut avoir l'ambition d'assujettir un média mondial qui en a l'ambition et les moyens ?
La RTNC sous Joseph kabila est "la voix de son maître" et de l'AMP, parti-Etat. Normalement elle devrait avoir le courage de quitter le chemin tortueux de la pensée unique des joséphistes, du parti-Etat, pour être un média publique non étatique, c'est-à-dire accessible à tous les Congolais, non partisane et non propagandiste or ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Certes, RFI c'est la voix de la France à l'extérieur au moins sa mission et ses objectifs sont clairement définis. Mais comment un média djaleloïste qui ne donne pas la parole à ses propres citoyens qui pensent différemment du pouvoir en place, qui ne laissent pas écouter par toute sa population (la RTNC couvre que 60 % de la RDC) peut se donner bonne conscience en recyclant la ligne éditoriale d'une radio dont l'ambition est d'être mondiale ? 15 jours de recyclage de RFI pour savoir si cette radio- qui déjà fait ses preuves ailleurs y compris au Congo avant sa fermeture abusive et arbitraire-est bonne pour reprendre ses émissions au Congo-démocratique n'est-ce pas de la méprise ?
RFI a -t-elle droit de tout dire sur la RDC ou non ? Maintenant qu'elles ont acquises le fait que RFI ait son bureau à Kinshasa, n'y-a-t-il pas risque que demain les têtes qui ne plaisent au pouvoir des joséphistes soient écarté d'antenne de RFI ? RFI va-t-elle ménager le pouvoir de Kinshasa pour continuer à exister au Congo-démocratique ? Qu'est-ce qui est consigné dans le contrat que les joséphistes imposent à RFI ? Pourquoi La BBC, la Voix de l'Amérique (VOA) ou Africa N°1 n'ont pas un même cahier de charges que RFI ?
La force d'un média, ce sont ses lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes. Les journalistes de RFI doivent veiller que leurs infos sur la RDC ne soient pas saucissonnés uniquement pour plaire à un pouvoir défaillant, fantoche incapable de sécuriser ses citoyens, qui sème la mort... Le pouvoir de Kinshasa a ses médias coupagistes et thuriféraires pour l'encenser.
Aux confrères de RFI de se souvenir que si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie. Durant la transition 2002-2006, la coopération française a équipée l'Institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RNTC. Nos confrères de RFI, Christophe Boisbouvier et Jean karim Fall sont venu à plusieurs reprises au Congo participant à la formation des journalistes Congolais y compris ceux de la RTNC sur "le traitement neutre, équitable, impartial en période électorale". Comment à cette période on avait accepter si facilement que RFI s'implique dans le processus et aujourd'hui on lui impose des conditions ?
RFI perdrait toute sa crédibilité s'il se laisse imposer comme boulet la RTNC et accepte que celle-ci soit son cordon ombilical car leurs lignes éditoriales sont différentes et les Congolais attendent de RFI une information non thuriféraire, détachée car les médias "coupagistes" (les ministres, sénateurs et députés sont propriétaires des journaux, radios et télévisions) encensent déjà trop, le pouvoir des joséphistes au pouvoir. de les informer en gardant leur dis
Historique de la RTNC
La Radio-Télévision nationale congolaise a été créée en 1945. Elle prend le nom de "Office zaïrois de radiodiffusion et de télévision (OZRT)" à l'époque du Zaïre de 1971 à 1997, elle était d'ailleurs la seule agence zaïroise à diffuser sur les ondes hertziennes depuis la loi de 1972. Depuis la libéralisation politique des années 1990, d'autres compagnies privées diffusent de l'audiovisuel. Elle a pris son nom actuel le 17 mai 1997, suite à l'arrivée au pouvoir de l'ADFL, le parti de Laurent-Désiré Kabila. La RTNC couvre 60% du territoire congolais et opère deux chaînes de télévision : RTNC1 : chaîne généraliste à couverture nationale ; RTNC2 : chaîne publique commerciale provinciale et de divertissement à Kinshasa.
Le 16 septembre 200, le frère "Jacob" Dominique Sakombi Inongo, le joseph Goebbels de Mobutu devenu par quelle magie, le ministre de la communication Dominique Sakombi Inongo de Laurent-Désiré Kabila ferma les médias à Kinshasa 6 stations de radios (Radio Elykia, Réveil-FM, Radio Kintuadi,...) et 4 chaînes de télévisions (RTKM, Canal Kin télévision, Antenne A et Raga) pour des motifs soit disant administratifs. Fieffé menteur Dominique Sakombi Inongo ferma la Radio Elykia, étant une radio diocésaine par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et moeurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et moeurs pour prouver qu'il est cardinal ? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio rebelle , subversive sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récépissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le ministre exigeait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité gênaient beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise sur nous. Réveil FM mit 48 jours de radio silence à cause d'un ministre qui ne contrôlait pas nos informations de proximité.
Le 22 septembre 2000, créateur des dieux, Dominique Sakombi Inongo, un propagandiste hors paire ira trop loinira trop loin en " Congolisant " les chaînes de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à l'époque par Dominique Sakombi était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion. Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo, ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain Ngongo Luwowo qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées- seront débaptisées : Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3.
Il nommera même les mandataires dans ces chaînes de télévisions privées-congolisées, Dominique Sakombi ira jusqu'à dicter les grilles de programmes de ces nouveaux médias accès vers le culte de la personnalité. confisqua deux chaînes de télévision privées, RTKM et Canal Kin Télévision, qu'il rebaptisa le 30 octobre RTNC3 et RTNC4, faisant ainsi de l'État congolais le plus grand promoteur du secteur de l'audiovisuel. Il justifia sa décision, en ce qui concerne RTKM, par le fait que "les fonds ayant servi à l'acquisition des équipements provenaient du Trésor public". Aucune preuve n'a été apportée pour étayer ces accusations. Quant à Canal Kin, elle payait le fait que son promoteur, Jean-Pierre Bemba, était devenu chef rebelle. Ces chaînes furent rendues à leur propriétaire fin 2001.


Commentaires
1. Le mardi 6 juillet 2010 à 15:05, par Jenny
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