"La Croix-Rouge internationale s'efforce de récupérer les corps et de les transporter à la morgue, mais la priorité est bien évidemment d'emmener les blessés à l'hôpital", a expliqué à Reuters la coordinatrice du comité international de l'organisation (CICR), Inah Kaloga.

cette dernière tragédie à la congolaise interpelle les décideurs politiques, car elle a pour toile de fond la misère généralisée, la paupérisation voulue et imposée qui affectent l’écrasante majorité des Congolais, surtout dans l’arrière-pays. A cause de leur incapacité à réunir chaque jour le minimum vital, des millions de compatriotes sont prêts à tout, même à mettre leur existence en péril pour une bouchée de pain. Siphonner de l'essence dans un camion prêt à exploser, est-ce de l'inconscience ? ou plutôt le désir de la survie qui neutralise le réflexe pavlovien du danger. Encore des morts de trop, après des festivités du cinquantenaire sans liesse populaire.