Citoyen du monde, il était connu comme l’un des avocats les plus déterminés de la liberté de la presse et des droits de l’homme dans son pays et en Afrique. A ce titre, il se voudra un journaliste pugnace et intransigeant. Entre 1997 et 1998, pour avoir écrit que le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a été victime d’un malaise lors d’une finale de la coupe du Cameroun, il est arrêté et jeté à la prison de New-Bell à Douala.

Pourfendeur du pouvoir politique de son pays, il s’engage aux côtés de l’opposition politique à la fin des années 80. Probablement déçu, Pius Njawé dénonce certains pouvoirs en place en Afrique. Mais aussi l’opposition africaine en général, « celle du Cameroun en particulier, qui n’existe pratiquement pas ». Un autre front de combat en somme. Un peu comme celui qu’il ouvre en 2002, lorsque sa première épouse, Jane Njawé, trouve la mort au Cameroun dans un autre accident de la circulation.

Pius Njawé crée la Fondation Jane & Justice, une association pour lutter contre les accidents de la route dans son pays. Dès lors il sensibilise organise des campagnes de prévention routière. C’était sans savoir qu’il mourrait lui-même sur la route. Loin des siens, dans un pays où les voies de communication sont plus sécurisées. Huit ans seulement après le brutal départ de son épouse, il s’en va sans jamais avoir réussi le pari de sa vie : Le retour au Biya originel. Terrible destin !

Réveil-FM présente ses condoléances à toute la famille de Pius Njawé ainsi qu'à toute l'équipe du journal "Le messager" qui a pris l'honorable décision de continuer la lutte de la liberté de presse de Pius.