Lille: La discothèque voit le Bleu en Noir !
Par Freddy Mulongo, mercredi 11 août 2010 à 20:30 :: radio :: #1013 :: rss

Martial Mbandjock, un Bleu.
A lui tout seul, Mbandjock en porte 3 autour du cou: une en or pour le relais 4X100 mètres, et 2 autres de bronze pour le 100 et le 200 mètres. Après les petits-fours et les compliments présidentiels, c'est la descente des Champs-Elysées en bus à impériale.
Quatre jours plus tard, le samedi 7 août 2010 vers minuit, le sprinteur et cinq amis d'enfance se présentent à la porte de la Fabrik, une boîte branchée de la banlieue lilloise. Pour trinquer sous les ors de l'Elysée, Mbandjock avait enfilé le maillot de l'équipe de France. Mais ce soir-là il est habillé chic. Il a même laissé ses baskets victorieuses au vestiaire. A l'entrée, les videurs- observent ce petit monde. Des Flamands, une femme et un black ? " ça va pas être possible." Ils ont pourtant réservé une table. Rien à faire. Des explications ? Aucune. Autour d'eux, des clients passent tranquillement le barrage des cerbères.
"Quand c'est plein, on ne laisse entrer que les habitués", explique au "Canard" Franck Duquesne, patron de la boîte. Lorsqu'on lui demande si, par hasard, sa discothèque ne pratiquerait pas l'entrée au faciès, comme SOS Racisme le constate parfois en temps réel aux portes des boîtes de nuit, il soupire. "Il n'y a pas de racisme ici. Le problème, c'est que, quand on refuse un étranger, il pense toujours que c'est à cause de sa couleur." Mais quand même avoir laissé dehors le triple champion !Il n'y a pas de racisme, explique le patron de la boîte, soulignant que le problème, c'est que quand on refuse un étranger, il pense toujours que c'est à cause de sa couleur". Duquesne, que l'on surnomme" le Roi de la nuit liloise", est salement embarrassé:"Mbandjock aurait dû glisser en douce à un portier qu'il était un grand sportif et on l'aurait laissé entrer", avoue-t-il. Seulement voilà. Né à Roubaix, français et d'origine camerounaise, Martial Mbandjock n'est pas du genre à sortir ses médailles. Plutôt à rebrousser chemin sans histoire.Le même patron précise que Mbandjock aurait dû glisser en douce à un portier qu'il était un grand sportif "et on l'aurait laissé entrer". Et le Canard de conclure que Martial Mbandjock, né à Roubaix, français et d'origine camerounaise, n'est pas du genre à sortir ses médailles à tout propos. Ni à protester. Plutôt à rebrousser chemin sans histoire.


Commentaires
1. Le mercredi 11 août 2010 à 21:56, par Albert KISUKIDI
2. Le mercredi 11 août 2010 à 23:27, par zulema
3. Le jeudi 12 août 2010 à 10:27, par kitetejoseph
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