Elections 2011: Malu Malu provoque des querelles électorales !
Par Freddy Mulongo, vendredi 13 août 2010 à 16:17 :: radio :: #1018 :: rss

Appolinaire Malu Malu, tripatouilleur patenté des élections en RDC
Au delà de Malu-Malu, ses balivernes de Pinocchio et fanfaronnades électorales une question demeure, quelle société civile avons-nous en République Démocratique du Congo ?
Avant le dialogue inter-congolais de Sun-City, certains acteurs de la société civile s'étaient même battus devant le bureau de Ketumiré Masiré, sur le boulevard du 30 juin afin que leurs noms puissent figurer sur la liste pour le départ en Afrique du Sud. La honte ! Ceux qui y sont allés, sont revenus frimeurs, vaniteux, arrogants, orgueilleux, antipatriotes et n'hésitaient pas à répondre à ceux qui les interpellaient par rapport à leur attitude versatile:" Vous n'aviez qu'à aller à Sun-City comme nous !"
En se référant à l’esprit et à la lettre de l’accord global et inclusif, ainsi qu’à la Constitution de transition, les 5 institutions appelées aussi « institutions citoyennes » relèvaient du champ d’action de la société civile. De ce fait, ces institutions devraient être composées et animées essentiellement par les délégués librement désignés par les ONG, les confessions religieuses, bref, la société civile ; et à l'époque on craignait déjà la politisation et la récupération politicienne qui risquait de replonger la République Démocratique du Congo dans un autre conflit armé. Quel est le bilan de ces 5 institutions citoyennes d'appui à la démocratie ?
1. La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) dans un pays en guerre permanente, cette Commission devrait être la plus importante. Car la Commission devrait rétablir la vérité, promouvoir la paix, la justice, la réparation, le pardon et la réconciliation en vue de consolider l’unité nationale. C’est-à-dire, elle devrait assurer:
– L’accompagnement citoyen de la Transition
– La prévention ou la gestion des conflits par la médiation ;
– La création d’un espace d’expression entre congolais ;
– La recherche de la gestion de guérison des traumatismes et le rétablissement de la confiance mutuelle entre congolais.
Qu'ont fait, Jean-Luc Kuye Ndondo wa Mulemera (président de la Commission, Société civile du Sud-Kivu) ses acolytes et affidés ? Rien, c'est la Commission la plus nulle de la transition qui n'a atteint aucun objectif et proposé aucune réconciliation ni réparation aux congolais victimes. Echec cuisant d'une Commission des nuls, Et pourtant Jean Luc Kuye a atterri au Sénat, il est Sénateur pour le Sud-Kivu. En janvier 2008, après avoir abandonné sciemment armes et minutions au CNDP de Laurent Nkunda Batwaré à Mushaké, aux travaux de la Conférence de Goma sur la paix, la sécurité et le développement dans les deux Kivu, le duo ecclésiastique formé par l’Abbé Apollinaire Malu-Malu et Mgr Jean-Luc Kuye Ndondo wa Mulemera, était face au public. Les deux ecclésiastiques avec Vital Kamerhe, ex-président de l'Assemblée nationale avaient boutiqués la fameuse Conférence de Goma sur la paix, qu'on connait la suite. Rien n'a été fait sauf de billets verts distribués à tout va pour calmer les esprits faibles. Que Pascal Kabungulu de l'ONG « Héritiers de la justice » et Floribert Chebeya de "Voix des sans Voix" soient assassinés, sans que leurs commanditaires soient inquiétés, cela ne dédouane pas le comportement de certains Kivutiens de la société civile d'en-haut, mangeurs à tous les râteliers, opportunistes et situationnistes qui écument les deux Kivus. Cela n'annulent pas aussi les efforts d'un travail sur terrain d'une société civile d'en bas.
2. L’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH), avec le Bâtonnier Michel Innocent Mpinga Tshibasu (société civile du Kasaï Oriental). L'ONDH avait pour mission de promouvoir les droits de l'homme et de protéger la population. Qui sont les Congolais qui ont bénéficié de l'aide de l'ONDH ? Quel est ce congolais qui se souvent encore de cette Commission ? Les droits de l'homme ont-ils évolués, sont-ils mieux défendus en RDC? Qu'est devenu le bâtonnier Tshibasu ? Est-il rentré à Mbuji-Mayi ?On se souvient peut-être de ce rapport de la description du début du pillage de la Haute Autorité des Médias (HAM) par l’Observatoire Nationale des droits de l’Homme (ONDH) du 27 juillet 2006 :
« Aux environs de 13h30’, la foule des manifestants grossissait au devant du bâtiment abritant les bureaux de la Haute Autorité des Médias (HAM). Les manifestants scandaient des slogans hostiles au parti PPRD et au Président de la HAM en menaçant les membres et agents des Institutions précitées. Les jets de pierres à l’endroit des occupants du bâtiment susvisé ont donc constitué la première réaction d’hostilité des manifestants. En vue de contenir cette foule des manifestants de plus en plus nombreuse et hostile, un Policier commis à la garde dudit bâtiment va tirer en l’air. De ce tir s’ensuivra une intervention de deux militaires armés du MLC devant la grille du bâtiment. Pris de panique, ledit Policier se retirera, ce qui permettra l’assaut par les manifestants du bâtiment et le pillage systématique de ses bureaux. »
3. La Commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption (CELC) avec Pamphile BADU WA BADU comme président. Elle avait pour mission de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines. Rien n'a été fait. la corruption bat son plein et les Kuluna en col blanc se pavanent, narguent les paisibles citoyens.
4. La CEI et La HAM, deux soeurs siamoises !
Malu Malu et Modeste Mutinga, deux joséphistes-vuvuzélateurs par leur corruption avéré auront corrompus les institutions citoyennes d'appui à la démocratie qu'ils ont présidés. Malu Malu s'accroche comme une sangsue tyrannosaure à la Commission électorale indépendante (CEI) qui constitutionnellement n'existe plus, de quoi a-t-il peur ?
Sans lui les élections libres, démocratiques et transparentes ne peuvent-elles pas avoir lieu au Congo ?
La transition de Sun-city qui devrait se terminer au 30 juin 2005 à minuit avait été prorogé par le même Malu Malu sans aucune consultation. La manifestation de l'UDPS-Alliés, organisée à l'époque à Kinshasa fut réprimée dans le sang avec une dizaine de morts, Malu Malu s'en foutait ! Altercations, accrochages, arrestations, interpellations musclées, enlèvements, cacophonies, manipulations médiatiques, mensonges...tout porte à croire que Malu Malu veut réitérer ses exploits de 2006.

Kinshasa, le 30 juin 2005, sur le boulevard Lumumba, 9è rue Commune de Limeté, les manifestants bravent les "Robots"

Kinshasa, jeudi 30 juin 2005, les journalistes qui ont pris de photos et filmés ont été interpellés par la police avec la complicité de la HAM.Les appareils Mini-disc d'enregistrement de Réveil-FM ont été confisqués !
Après la prorogation unilatérale de Malu Malu, les policiers avaient ravivé la psychose d’une violence à la machette qui avait gagné la ville avec la découverte, jour après jour, des corps sans vie de citoyens congolais tués de nuit de la manière la plus atroce. Violence à la machette, appelait « phénomène Kata Kata ». L’opération macabre consistait à créer la psychose dans la ville en tuant et en sectionnant la victime avec une machette.
Les Kinois avaient appris à regagner la maison avant 22 heures. Plus question de traîner dehors parce que le hasard, le mauvais alors, pourrait vous amener à croiser Kata Kata (Coupeur des têtes) sur son parcours. Il ne s’agissait pas d’une légende urbaine, mais bien d’une réalité que nous avons connue.
Sans doute, c'est en ayant peur de "kata kata" que Malu-Malu avait enfilé un gilet pare-balle, était monté sur dans un char de la Monuc, pour aller annoncer le résultat du second tour de l'élection présidentielle à la RTNC ?
Malu Malu se reconnait aujourd'hui de l'Eglise catholique, qu'avait-il répondu au feu Cardinal Frédéric Etsou qui lui demandait poliment de publier le vrai résultat ? Pourquoi n'avait-il pas adhéré à la proposition de l'Eglise catholique qui proposait que chaque congolais donne 10 $ pour que les Congolais s'approprient leurs élections ?
Quelques jours après les troubles du 30 juin 2005 liés au prolongement de la transition politique, soldés par une dizaine de morts, le Comité permanent des évêques de la République Démocratique du Congo (Rdc) avait publié une déclaration, dont Réveil-FM a gardé une copie, rapportée ci-dessous dans son intégralité. Datée du 9 juillet, la déclaration est signée par Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale.
"Le Comité permanent des évêques de la Rdc déplore les tristes événements survenus autour du 30 juin 2005. En effet, malgré notre appel à l'apaisement et à la retenue, des massacres, pillages, vols et viols, ont été perpétrés en différents endroits dans notre pays et plus récemment encore à Mbandaka. Ces morts que rien ne peut justifier et ces dégâts matériels imposés à un peuple déjà paupérisé nous attristent au plus profond de notre cSur de pasteur et ne peuvent, en aucun cas, nous laisser indifférents.
Nous disons notre proximité spirituelle aux diocèses concernés ainsi qu'aux victimes de ces événements et nous adressons nos condoléances chrétiennes aux familles éprouvées.
Nous stigmatisons le fait que ces agissements indignes proviennent des forces de l'ordre qui sont censées maintenir l'ordre dans le pays et assurer la sécurité des personnes et des biens.
Nous condamnons avec la dernière énergie les sévices et les atteintes à l'intégrité physique et morale des personnes et exigeons réparation.
Il est pénible de constater que des fils et filles de notre pays se coalisent avec des étrangers pour bafouer la vie humaine et continuer à ravager ce pays et ses infrastructures sociales, surtout les infrastructures appartenant à l'Eglise, dans cette phase de notre histoire où nous devrions tous nous engager à reconstruire ce que les guerres à répétition ont détruit.
Nous demandons au Gouvernement de la République de diligenter une enquête pour découvrir les auteurs de ces crimes tout en prenant les mesures qui s'imposent pour que de pareils incidents ne se reproduisent plus. "
Roublard et fourbe, Modeste Mutinga a été parachuté au Sénat comme Rapporteur de l'AMP, parti-Etat après commis de dégâts dans la profession. Travaillant pour Joseph Kabila, à la tête de la HAM, Modeste Mutinga ne s'était pas privé en connivence avec les agents de l'ANR pour arrêter les journalistes qui couvraient la manifestation du jeudi 30 juin 2005. Les journalistes de Réveil-FM parmi d'autres avaient reçu le gaz lacrymogène à la place de la Victoire et Limeté. Plus grave la Chaîne Raga TV qui diffusait la manifestation en direct "No commet", ses locaux ont été assiégés et son signal coupé avec la complicité de la Haute Autorité de Médias (HAM). Voici la communiqué diffusé le 3 juillet 2005 par l'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA)
Suspension de Raga TV à Kinshasa : OLPA craint pour l’indépendance de la Haute Autorité des Médias
L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse en Afrique, a appris avec stupéfaction la décision n°HAM/B/CP/037/2005 du 1er juillet 2005 du Bureau de la Haute Autorité des Médias (HAM), institution publique de régulation des médias congolais, portant suspension de la chaîne privée de télévision Raga TV, émettant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
Les motifs de cette décision indiquent qu’il y a eu traitement manifestement partial de l’information relative aux manifestations du 30 juin à Kinshasa, la récidive dans la diffusion d’un montage des images filmées alternant le genre « no comment » et le son sélectionné par un réalisateur subjectif. La HAM signale avoir aussi reçu une plainte des Services de l’ordre public.
Dans le dispositif, elle précise que la chaîne de télévision Raga Tv est suspendue pour une durée de dix jours. Elle est sommée de se faire enregistrer à la HAM conformément à la loi n°04/017 du 30 juillet 2004 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Haute Autorité des Médias. La décision de suspension ne concerne pas la chaîne de télévision Raga Plus.
De prime abord, OLPA constate que la décision prise par la réunion extraordinaire du bureau de la HAM est intervenue plusieurs heures après que les bureaux de Raga TV, Raga FM et Raga Plus aient été assiégés par des agents de la Police Nationale Congolaise (PNC), le signal des émissions coupé.
Il en est aussi de l’interpellation, le 30 juin 2005, de Luc Mikomo Kabongatre et Robert Muila, respectivement directeur des informations et journaliste à Raga Tv, Raga FM et Raga Plus par les éléments des services spéciaux de la PNC à l’immeuble Kin-Mazière de Kinshasa-Gombe.
Lors de sa réunion extraordinaire, le Bureau de la Haute Autorité des Médias n’a nullement fait allusion aux vices de procédure qui ont entaché la démarche des services de l’ordre public qui lui ont adressé la plainte dont ils ont obtenu gain de cause, d’autant plus que le président de la HAM s’était rendu le 30 juin 2005 à Kin-Mazière où étaient détenus les journalistes de Raga Tv et ceux d’Antenne A.
L’indépendance d’action dont jouissent les institutions d’appui à la démocratie entre elles et par rapport aux autres institutions de la République (Article 156 de la constitution), oblige à ces dernières de ne pas cautionner une irrégularité d’où qu’elle vienne. Dans l’esprit du législateur congolais, la HAM devrait permettre aux médias d’accompagner efficacement le processus de paix, de réconciliation et de reconstruction. C’est pourquoi les médias devraient être mis à l’abri de l’emprise des pouvoirs politiques ainsi que des lobbies financiers afin qu’ils puissent bien former, éduquer et divertir la population par une information saine et objective. C’est ainsi que les dispositions de l’article 9 de la loi n°04/017 du 30 juillet 2004 assigne entre autres objectifs à la HAM :
De garantir la neutralité et l’équité des médias publics vis-à-vis des forces politiques et sociales, notamment lors des consultations politiques et électorales ; réguler le secteur des médias publics et privés commerciaux, confessionnels, associatifs, et communautaires ; mener en cas de conflit des actions de médiation entre les différents protagonistes intéressés et intervenants dans le domaine des médias ; veiller à la conformité des productions des radios, des télévisions et de la presse écrite aux lois de la République et l’éthique.
L’analyse simple de la décision de la HAM du 1er juillet 2003 démontre, à juste titre, que les membres du Bureau de cette institution ont péché par excès et par abus, sinon par pression.
Les accusations de partialité, de récidive dans la diffusion d’un montage des images filmées alternant le genre « No comment », la subjectivité du réalisateur portées contre Raga Plus ne semblent pas être fondées par rapport au droit professionnel et national de la presse ou encore à la technologie et pratiques de notre époque.
Il paraît aussi illogique que la diffusion d’une émission comme celle incriminée puisse entraîner la suspension de toute une station de télévision, au détriment de son personnel, de sa clientèle et de ses téléspectateurs.
OLPA rappelle que dans un passé récent lorsque les signaux de Canal Kin télévision, Canal Congo télévision, Radio Liberté Kinshasa ont été coupés par les forces de police ainsi que Global TV et la chaîne de télévision CEBS interdites d’émission par le porte-parole du gouvernement, la HAM avait protesté vigoureusement, qualifiant ces mesures d’illégales alors qu’il s’agissait des faits analogues à ceux reprochés à Raga Tv.
En prenant une telle décision sans respecter la procédure en vigueur au niveau de l’institution elle-même, le Bureau de la HAM a violé manifestement la liberté de la presse qui justifie même sa raison d’être et sur laquelle elle fonde son action. La décision de la HAM semble fouler au pied le principe de légalité. Elle entame malheureusement la crédibilité de cette instance de régulation au niveau de la corporation et sème le doute sur son indépendance vis-à-vis des autres institutions du pays. OLPA craint dès lors sur l’indépendance de l’action de la HAM pour l’avenir. Il en est de même du crédit à accorder à toute initiative ou décision qui proviendrait des organes de cette institution d’appui à la démocratie.
Un appel pressant est donc lancé à tous les professionnels de la presse qui oeuvrent au sein de cette institution d’avoir l’humilité et le courage de lever immédiatement et inconditionnellement cette mesure liberticide; et d’amorcer des actions susceptibles de redorer l’image de la HAM qui a été ainsi ternie par la prise d’une décision qui va au travers de la loi et du code de déontologie du journaliste congolais mis à jour par le Congrès de refondation de la presse congolaise du mois de mars 2004.
Que la société civile ne se précipite pas à entrer dans la CENI, elle sera discréditée. Mais qu'elle joue son rôle de sentinelle et veille.
Le calendrier proposé par Malu Malu n'est que provocation, il ne sera ni réalisé encore moins appliqué.
Une société civile avant gardiste non ventripotente est importante, si nous voulons que la RDC se relève.
Le Congo actuel est comparable à un mouton entouré des loups, lions, hyènes tant que ces derniers seront rassasiés, le mouton ne risque pas grand chose.
Les prédateurs extérieurs travaillent en accointances avec ceux de l'intérieur. Ils sont leurs seconds couteaux.
Face à une population paupérisé à outrance, sans leaders politiques visionnaires, sans opposants qui jouent leur rôle et sans une société civile qui veille et dénonce, le Congo ne résistera pas trop longtemps.


Commentaires
1. Le vendredi 13 août 2010 à 18:20, par John
2. Le samedi 14 août 2010 à 11:53, par Jose ode
3. Le dimanche 15 août 2010 à 11:51, par Lucien M. Naki
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