Malu Malu, la farce tranquille !
Par Freddy Mulongo, lundi 23 août 2010 à 21:58 :: radio :: #1037 :: rss

Apollinaire Malu Malu, abbé tripatouilleur des élections en RDC.
A Kinshasa, quelques "Vuvuzelateurs-coupagistes" ont embouchés leur "Vuvuzela" pour tenter d'amadouer les Congolais sur le cas Malu Malu, président de la défunte CEI qui s'est précipité d'annoncer un calendrier électoral alors qu'il n'en avait plus droit. Rien d'étonnant les mangeurs à tous les râteliers habitués à aller à la mangeoire et à virer au gré de vent en bonne girouette
L'ordre de Mission de Malu Malu signée par le défunt professeur Samba Kaputo. Archive, Réveil-FM
L'ordre de Mission de la présidence, signé par la défunt professeur Samba Kaputo.Archive, Réveil-FM
Certains compatriotes de l'intérieur comme ceux de la diaspora se posent même la question de savoir si Malu-Malu était toujours prêtre de Butembo et s’il continuait de célébrer quotidiennement sa messe et de lire son bréviaire. pour la majorité des Congolais, Apollinaire Malu-Malu, l'abbé donne l’impression d’être un prêtre sui generis’ qui se serait déconnecté de sa hiérarchie catholique. L’on se rappelle encore de cette brouille intervenue entre l'abbé de Butembo et le Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, lequel, malade à Rome, le pressait de dire la vérité qu’il connaissait sur les résultats électoraux de 2006. La réplique fut cinglante de l’Abbé Malu Malu, président de la CEI, qui accusa plus ou moins le cardinal de délirer sous l’effet de la maladie. Et en son temps, Mgr Laurent Monsengwo, alors archevêque de Kisangani, avait bien invité l'abbé de Butembo de prendre garde à ne pas porter préjudice à l’Eglise catholique dont il était prêtre. D’aucuns avaient mis la sortie de Mgr Monsengwo sur la jalousie, le suspectant de regrette de n’avoir pas pris la place de Malu-Malu.
Malu-Malu n'a jamais fait partie de la société civile congolaise, les lobbyistes Belges et Canadiens ont tout fait pour cacher la vérité aux Congolais. Avant sa nomination comme président de la Commission électorale indépendante, Malu-Malu, travaillait déjà pour Joseph kabila à la présidence de la République. Il y était comme expert au Service Présidentiel d'études stratégiques (SPES) au Cabinet du Président.
Le M17 aura été à l'époque victime de sa vérité sur le parcours de l'Abbé Malu-Malu. "Nous avions déposé régulièrement les candidatures de nos membres. Nous avons été surpris que la CEI puisse interdire à ce que nous puissions déposer nos candidatures au motif que le parti avait un contentieux devant la Cour suprême de justice alors que cette dernière avait déjà réglé ce problème. Ces gens qui refusent les décisions de cette institution, comment pouvait-on croire en leur bonne foi d'organiser des élections transparentes, libres et démocratiques. Lors d'un point de presse tenu à Kinshasa, nous avions présenté un document d'Ordre de mission établi le 19 juin 2003 par la Présidence de la République, sous la signature de Samba Kaputo, alors directeur de cabinet adjoint et secrétaire général du gouvernement. Ce document signale que c'est en qualité d'Expert au Service Présidentiel d'Etudes Stratégiques (SPES) au Cabinet du Président (sic) qu'Apollinaire Malu-Malu devait effectuer à partir du 21 juin 2003 une mission de dix jours. Destination indiquée : Kinshasa-Bruxelles-Paris-Londres-USA-New-York et Washington-Bruxelles-Kinshasa (sic). Moyen de transport : Avion et Train. Frais : A charge du Trésor Public (authentique). L'objet de la mission est ainsi formulé : Campagne de sensibilisation de la Communauté Internationale sur la Requalification du Mandat de la MONUC (sic). Font aussi partie de la délégation : 1. Maître Flavien MISONI MBAYAHE : Chargé de Mission au Service Présidentiel d'Etudes Stratégiques (SPES), 2. Monsieur Jean-Marie BWINE : Chargé de Mission au Service Présidentiel d'Etudes Stratégiques (SPES). L'ordre de mission porte les références n°088 CAB/PR/DCA/SM/2003. Il a été réceptionné par le cabinet du ministre des Finances et Budget le 20 juin 2003.
Lorsqu'il a présenté sa biographie devant notre parlement, Malu-Malu n'avait pas mentionné ce fait. Nous avions compris qu'au moment où Malu-Malu a été nommé président de la CEI, qu'il n'appartenait pas à la Société civile ; qu'il appartenait à la famille politique du chef de l'Etat. Donc, Malu-Malu ne pouvait pas diriger la Commission étant donné qu'il fait allégeance au chef de l'Etat. Mais, malheureusement, dans notre pays, les textes législatifs bne sont pas respectés…".


Commentaires
1. Le lundi 23 août 2010 à 22:16, par John
2. Le lundi 23 août 2010 à 22:42, par Euphrasie Kalombo
3. Le mardi 24 août 2010 à 10:57, par Lucien M. Naki
4. Le mardi 24 août 2010 à 11:26, par Alex Tambwe
5. Le mardi 24 août 2010 à 15:12, par Casgogne Paul
6. Le mardi 24 août 2010 à 17:50, par Francis Mbayu Ilo
7. Le mardi 24 août 2010 à 19:29, par Lacoste
8. Le mercredi 25 août 2010 à 21:07, par Euphrasie Kalombo
9. Le vendredi 27 août 2010 à 02:20, par Lucien M. Naki
10. Le vendredi 27 août 2010 à 12:39, par Lacoste
11. Le vendredi 27 août 2010 à 19:16, par Euphrasie Kalombo
12. Le vendredi 27 août 2010 à 22:11, par Lacoste
13. Le jeudi 9 septembre 2010 à 17:07, par Bolowa David
Ajouter un commentaire