Par Freddy Mulongo,
jeudi 30 septembre 2010 à 14:32 ::radio
Aux thuriféraires-blablateurs de Kinshasa de faire l' éloge funèbre et hommage funéraire à Dominique Sakombi Inongo. A Réveil-FM nous n'avons pas pour ligne éditoriale de tirer sur les ambulances, ni de nous réjouir de malheurs des autres encore moins d'encenser ceux qui par leurs turpitudes et forfaitures ont mis la République démocratique du Congo sens dessus dessous, même s'ils nous ont quitté. C'est le cas de Dominique Sakombi Inongo. Fieffé menteur, fanfaron, clown, opportuniste, Sakombi Inongo est tout un personnage au Congo-démocratique. Les Vuvuzélateurs, les prédateurs de la liberté de presse et d'expression, les museleurs de tout poil, les propagandistes obscurs supposés « éclairés » ont tous un peu du Sakombi Inongo "Buka Lokuta " dans leurs veines. Ceux qui par commisération veulent blanchir "Frère Jacob" Sakombi Inongo, le sanctifier voire le canoniser sont poussé par une volonté amnésique, qui peut être destructrice et suicidaire de la vraie histoire du Congo. Si nous ne prenons garde, demain, nous risquons de sanctifier Kundabatwaré, les assassins de Franck Ngycke, Ba mpuwa wa Mulumba, Serge Maheshe, Didace Namujimbo, Kabungulu, Floribert Chebeya et tous les morts pour rien du Congo. N'est pas saint homme, qui veut ! Dominique Sakombi Inongo avait oublié que nous ne sommes que des pèlerins sur cette terre des hommes.
Kinshasa, le 19 mars 2001, au Palais du peuple, Dominique Sakombi Inongo, ministre de l'information et presse inaugure le Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil-FM et d'autres partenaires. Photo Réveil-FM
Il faut être rusé et opportuniste pour traverser tous les pouvoirs: du mobutisme au M'zéeïsme-Kabilisme pour finir Joséphiste.
Je l'ai rencontré pour la première en 1994, il était venu à Paris pour son "Témoignage" je l'avais donc invité et reçu à Fréquence protestante, 1 rue Denis Poisson, non loin de l'Arche de triomphe pour une émission radio. Il connaissait avec exactitude le jour de sa rupture avec Mobutu-le 8 mars 1989- le jour où il accepta Jésus-Christ comme seigneur et comme sauveur personnel. L’opinion r-dcongolaise atterrée, n’a pas encore oublié ce témoignage coupe-gorge de Dominique Sakombi Inongo, maître-propagandiste mobutiste devant l’Éternel, passé avec armes et bagages à la kabilie, selon lequel feu le maréchal Mobutu «est allé» - doux euphémisme pour dire ce que ça veut dire - avec les femmes de tous ses collaborateurs.
«Ah oui, il l’a fait - même avec la mienne!»
"C'est moi, dit-il, qui ai conçu le Mobutisme et l'ai fait inscrire dans la Constitution du pays." Mais il se couvre aussitôt le visage. "Je re-demande pardon au peuple zaïrois (congolais); j'ai été aveugle et égaré; j'ai été dans les ténèbres." . Pendant au moins un quart de siècle, il a été responsable du stratégique ministère de l'Orientation nationale, Sakombi Inongo a aussi fait chanter et danser les 35 millions de Zaïrois d'alors et lorsqu'on le lui rappelle, il réitère ses regrets et glorifie Dieu pour l'avoir tiré de ces tourments. Sakombi alias "Frère Jacob" est sans doute un personnage de tout premier plan des années héroïques du mobutisme. C'est lui avec trois autres, feu Bisengimana Rwema, feu Madrandele Tanzi, feu Mpinga Kasenda qui ont façonné Mobutu et le Mobutisme.
Dominque Sakombi Inongo, le Joseph Goebbels de Mobutu !
Après une formation de trois mois des 32 jeunes étudiants de l'IFASIC, INA et UNIKIN et un test en interne, Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, est inauguré officiellement, le 20 novembre 1999, en présence des autorités congolaises et corps diplomatique accrédité au Congo.
Nommé par M'zée Laurent-Désiré Kabila, ministre de l'information en remplacement de Didier Mumengi, Dominique Sakombi convoque tous les responsables des médias à l'Institut de l'Audiovisuel congolais (ICA) le 12 septembre 2000. Au cours de cette rencontre j'ai le malheur de l'appeler "Frère Dominique" et de lui signifier qu'en tant que ministre de l'information, il n'avait pas le droit de fermer les médias car il fallait un organe de régulation indépendante. S'il le faisait il serait juge et partie, cela ne serait pas démocratique! Dominique Sakombi Inongo après m'avoir ouvertement menacé, il donna 48 heures à chaque média pour se se conformer. Il leva suivi par son policier de garde corps, il s'en alla. Pendant deux jours j'ai eu droit à mon image en gros plan à la RTNC me tenant par la joue (position que j'avais pris involontairement sans savoir que j'étais filmé), pendant qu'on lisait la fatwa de Sakombi Inongo aux médias. Le 14 septembre 2000 où 6 stations de radios et 4 chaînes de télévisions étaient fermées à Kinshasa pour des motifs soit disant administratifs mais farfelues. Sakombi Inongo venait de rééditer le coup de 1971 car en 1971, le Goebbels de Mobutu avait signé des arrêtés interdisant la parution de plus de cent journaux au Zaïre à l'époque !
Tordant le cou à la loi n° 96/002 du 22 juin 1996 qui régit la liberté de presse en République démocratique du Congo, "Dmsak" s'en foutait !
Pour exemple : la Radio Elykia a été fermée par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et mœurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et mœurs pour prouver qu'il est cardinal ? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récépissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le ministre exigeait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité gênaient beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise. Réveil FM mit 48 jours de radio silence. Menteur hors pair, Dominque Sakombi Inongo ira dire à M'Zée Laurent Désiré Kabila que nous étions une radio rebelle soutenue par Jonas Savimbi, le galo négro de l'Angola pour mieux nous couler. Durant les 48 jours de radio silence, tout le jour je montais au 18è étage de la tour de la voix du peuple pour réclamer l'ouverture de Réveil-FM.
Dominique sakombi Inongo ira trop loin le 22 septembre 2000 en " Congolisant " les chaînes de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à l'époque par Dominique Sakombi Inongo était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion. Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo, ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées- seront débaptisées : Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra Radio télé nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3. Il nommera même les mandataires dans ces chaînes de télévisions privées-"congolisées", Dominique Sakombi ira jusqu'à dicter les grilles de programmes de ces nouveaux médias accès vers le culte de la personnalité.
Kinshasa, 19 mars 2001, Bernard Sexe, l'attaché culturel de l'ambassade de France dialoguant avec Dominique Sakombi Inongo, ministre de l'information qui salue Georges Lorry (RFI). En retrait le défunt Tshiteya Mbiye qui fut Directeur de l'EPRA-Echanges et Productions Radiophoniques.
Kinshasa, 19 mars 2001, Freddy Mulongo lisant son discours sur l'importance du pluralisme radiophonique en République démocratique du Congo
Kinshasa, 19 mars 2001, Dominique Sakombi Inongo nota les points soulevés
Kinshasa,19 mars 2001, avec fougue et virulence, Dominique Sakombi Inongo parla de lui !
Deux mois après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, nous organisons Le Festival " Fréquences Libres" ou le pluralisme radiophonique du 19 au 22 mars 2001, à Kinshasa. Dominique Sakombi Inongo en tant ministre de l'inauguration vint à l'inauguration. Je fis un discours sur le pluralisme radiophonique qui l'a secoué et désorienté au point qu'il délaissa son discours écrit pour me répondre durant 45 minutes à mes interrogations. Il rappela tout ce qu'il avait fait pour le pays: mobutisme, Renatlsat-qui ne fonctionnement plus depuis trois décennies, patati patata...A trois reprise dans sa brillante démonstration pour son faire valoir, il m'appela "Président Mulongo" et il déclara ouvert notre festival. je l'accompagna à la sortie et il s'en alla !
Après le dialogue Intercongolais de Sun-City en Afrique du Sud, les fourbes et roublards: Modeste Mutinga, Dominique Sakombi Inongo, Esdras Kambale, Primo Mukabilwa... prirent d'assaut l'institution de régulation des médias, la Haute Autorité des Médias (HAM) qui sera transformé en étouffoir des libertés. Des sanctions farfelues, des décisions alambiquées émailleront de la HAM. Ils inventèrent "La congolité" pour mieux museler les journalistes, les médias et l'opposition. Corrompus jusqu'à la moelle épinière, contre espèces sonnantes et trébuchantes: Modeste Mutinga et ses acolytes dont Dominique Sakombi Ingo "Buka Lokuta" privèrent 60 millions de Congolais d'un débat démocratique entre Jean Pierre Bemba et Joseph Kabila. A Réveil-FM, nous nous astreignons de tomber dans les panneaux:Dominique Sakombi Inongo a été un tortionnaire de ses propres compatriotes, nous refusons de pleurnicher sur son sort.
Qu'es-ce qui lui a empêché de dire la vérité aux Congolais que M'zée Laurent Désiré Kabila était assassiné ? Alors que plusieurs sources d’information y compris les chancelleries occidentales confirmaient la mort de Kabila, le fameux " pasteur ministre ", persistant dans le mensonge, insistait que "l’immortel" Mzée Kabila était vivant. Mais le mensonge n’a rien d’éternel et, ceci a prouvé que quelque soit la longueur de la journée, le jour finit toujours par apparaître.
Mais on ne saisira jamais la personnalité troublante de Dominique Sakombi Inongo, si l’on ne visite pas "Les magiciens du repentir" (les confessions du frère Dominique) ; un ouvrage de Pius Ngandu Nkashama (L’Harmattan 1995, 176 pages). Dans lequel on tombe sur des aveux surprenants. Mais plus troublants encore, sont ceux-ci, qu’il a faits dans un autre ouvrage, "La société zaïroise dans le miroir de son discours religieux " : "Pendant vingt ans, j’ai fréquenté les magiciens des Indes et d’Israël, des marabouts du Sénégal et de Guinée, des sorciers du Bas-Zaire et de l’Equateur. J’étais devenu l’incarnation de Satan. J’étais porte-parole du gouvernement. Tous les communiqués, je les "travaillais" sataniquement, avant que le peuple ne les écoute, afin qu’il soit envoûté."
Les expériences personnelles de l’homme qui avoue avoir communié avec Satan relèvent plutôt d’un univers étonnant : "Au moment de rentrer, la valise s’ouvrit toute seule. Je vis la grosse tête d’un boa de huit mètres. Le boa me regarda. Il avait des yeux de femme. A sa queue était attachée une enveloppe comme celle que m’envoyait Elise, la secrétaire de la maison de la magie.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 29 septembre 2010 à 16:18 ::radio
D'après Jeune Afrique, le chef de l'État angolais a catégoriquement nié dans les médias d'État être le père d'une Congolaise de 46 ans qui affirmait être sa fille. Selon elle, Dos Santos aurait rencontré sa mère quand il était en exil à Kinshasa, du temps de la lutte pour l'indépendance de l'Angola.
Le président angolais José Eduardo dos Santos lors d'une visite à Lisbonne, le 11 mars 2009. Photo Jeune Afrique
L'énigmatique président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 31 ans, ne s'exprime quasiment jamais dans les médias sauf pour délivrer un message écrit d'avance avant de s'éclipser aussitôt. C'est dire la surprise des Angolais lorsque, mardi 28 septembre, il a longuement pris la parole sur les ondes de la télévision d'État pour parler... de sa vie privée.
Et pas de n'importe quelle façon, puisqu'il s'agissait d'un sujet grave : démentir la paternité d'une Congolaise de 46 ans, Joséfa Matias, qui affirme être sa fille aînée. Son père biologique « est une autre personne qu’elle doit continuer à rechercher », a déclaré le président Dos Santos dans une intervention aussitôt reprise en boucle par les médias d'État.
"Edu" ou "Zé"
Pour obliger le chef de l'État à s'exprimer, il fallait que l'information paraisse particulièrement crédible et amène un début de polémique au sein de la société angolaise. C'est dimanche, dans les pages du magazine reconnu et indépendant Folha 8, dirigé par William Tonet, que Joséfa Matias a déclaré que le président était son père et qu'elle avait toujours fait référence à lui sous le sobriquet de « Edu ».
« Si elle m’entend ou me voit à la télévision, a répondu Dos Santos, qu’elle écoute ce que j’ai à dire : d’abord je ne suis pas “Edu”, je suis José. À la maison, mes proches m’appellent “Zé” », a-t-il expliqué au cours d'une longue tirade sur ses divers surnoms.
"Aucune maîtresse"
Puis, il est ensuite revenu sur son séjour en RD du Congo, entre 1961 et 1963, quand l'Angola était une colonie portugaise en proie à une intense guerre de décolonisation qui perdurera jusqu'en 1974. Né en 1942 à Luanda d’un père maçon et d’une mère employée de maison, il a abandonné l’école à 19 ans pour rejoindre, en exil, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). D'abord à Brazzaville, puis à Kinshasa, où il s’occupe de l’organisation de la jeunesse du parti.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 29 septembre 2010 à 13:26 ::radio
Myara Ndjoku, l'ambassadeur plénipotentiaire de la République démocratique du Congo en France vient de changer de look. Il opte pour le style "Kojak", la boule à zéro, à la manière des catcheurs de la WW ! En changeant de tête pour passer inaperçu, après les actes barbouzards au sein de l'ambassade, 32 cours Albert Ier, son travestissement ne lui a pas trop réussi, il a été repéré.
Paris, le lundi 27 septembre 2010, Myra Ndjoku, ambassadeur de la RDC à la gare du Nord. Photo Roger Bongos
Myra Ndjoku use de la menace mais ne peut brandir son revolver comme à l'ambassade. Photo Roger Bongos
Paris, il est 10h45, Lambert Mende, le "Vuvuzélateur", négationniste de surcroît est au quai de la gare du nord accueilli par Myra Ndjoku. Photo Roger Bongos
Myra Ndjoku essaye de faire barrage pour que Lambert Mende ne réponde à aucune question sur les raisons de sa visite en catimini à Paris. Photo Roger Bongos
Lambert Mende et Myra Ndjoku, les deux joséphistes à Paris s'en vont, ils ont été démasqués ! Photo Roger Bongos
Intimidations, menaces avec un revolver, séquestration, tabassage en règle le jeudi 19 aout 2010 du jeune Gali Mukania, citoyen de la RD Congo, qui a été rossé par des «vigiles» de la mission diplomatique congolaise à Paris en présence d’un certain Espérant Kande, appelé aussi «colonel», qui serait l’«assistant» de l’ambassadeur Myra Ndjoku en matière de sécurité, a laissé un goût amer au sein de la diaspora congolaise. Le lundi 27 septembre à 10h45, Myra Ndjoku est allé chercher à la gare du Nord, Lambert Mende, ministre de la communication et des médias. Notre "Vuvuzélateur" national, négationniste de crimes contre l'humanité et de viols massifs sur les populations congolaises, espérait arriver incognito à Paris. Depuis ses déclarations alambiques et farfelues, l'héritier de Sakombi Inongo"Buka Lokuta" marche sur les œufs. Sa virée parisienne devrait se faire en catimini, sans tambours ni trompettes. Les fins limiers de Réveil-FM et Afrique-Rédaction étaient présents à la gare du Nord.
L'ambassade de la République démocratique du Congo en France est la seule ambassade où il y a des attroupements. Que fais Myra Ndjoku ? Pourquoi les Congolais doivent s'attrouper dehors sous la pluie pour des passeports hypothétiques qui n'existent pas?
Paris, 32 cours Albert Ier, les Congolais de France sous la pluie!
Par Freddy Mulongo,
lundi 27 septembre 2010 à 18:46 ::radio
Lambert Mende Omalanga, le ministre de la communication et des médias de la République démocratique du Congo est arrivé à Paris en catimini. C'est aux environs de 10h45 qu'il est descendu du Thalys venant de Bruxelles.
Lambert Mende Omalanga.
C'est Myra Ndjoku qui l'a accueilli à la gare du nord à Paris. Lambert Mende qui nie qu'il n'y a jamais eu ni génocide ni fémicide en République démocratique du Congo peut toujours se pavaner dans la ville lumière. Les fins limiers de Réveil-FM-Afrique Rédaction ont eu raison de se poster à la gare du Nord. Notre confrère Roger Bongos a été bousculé par les sbires de Myra Ndjoku. La police française est intervenue et a encouragé le confrère à faire son boulot de journaliste. Les images que nous allons vous montrer prouve à dessein la volonté de nuire aux journalistes Congolais à Paris. Les menaces proférées par Myra Ndjoku , ambassadeur de la RDC en France ont été filmées.
Par Freddy Mulongo,
lundi 27 septembre 2010 à 14:08 ::radio
A l'occasion des 25 ans de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF), une belle fête a été donnée le jeudi 23 septembre dans l'un des salons de l'Hôtel de Ville de Paris. Une foule de personnalités était présente pour l'événement et tous les convives ont pu apprécier, les discours d'engagement pour continuer à défendre les journalistes et la liberté de presse, les retrouvailles entre confrères, la convivialité, le cadre: l'hôtel de ville de Paris est prestigieux....En partenariat avec notre confrère Henri Martin, correspondant Bulgare à Paris et membre de l'Association de la Presse Etrangère (APE), dont nous sommes membres, nous vous proposons la fête de RSF en 19 photos.
1. Les discours des officiels !
Sous les lambris de l'hôtel de ville, Bertrand Delanoë, le maire de Paris a exprimé son soutien indéfectible à la défense d'une expression libre en France et dans le monde.
L'aide de Bertrand Delanoë, maire de Paris n'est pas que moral. La maison des journalistes est situé à Paris, pas en provinces! Photo Henri Martin, Réveil-FM
Yamina Benguigui,
Adjointe au Maire de Paris, chargée des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations et Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris, chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Reporters Sans Frontières peut compter le soutien indéfectible de la ville de Paris a déclaré Bertrand Delanoë. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Bertrand Delanoë, maire de Paris, Dominique Gerbaud, président de Reporters Sans Frontières (RSF), Jean-François Julliard, secrétaire Général de RSF,Yamina Benguigui,
adjointe au Maire de Paris et Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Dominique Gerbaud, président de Reporters Sans Frontières (RSF) est monté au créneau. Il a estimé qu'il y a aujourd'hui deux nouveaux défis. "La situation se détériore un peu partout", dit-il, "y compris en France. Mais le plus grave est ailleurs. Je suis notamment inquiet du rôle croissant des milices, en Amérique centrale, en Afrique ou en Asie. Avec un pouvoir étatique autoritaire, on peut encore garder une marge de manœuvre politique. Avec les milices, on n'a pas de prises".
Dominique Gerbaud a fustigé la multiplication des violations du secret des sources des journalistes. Reporters Sans Frontières vient d'initier un programme pour permettre aux blogueurs et Netcitoyens d'écrire librement sans subir de censure a déclaré le président de RSF. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Jean-François-Julliard, secrétaire Général de RSF:" Cela fait 25 ans que pour défendre la liberté de la presse aux quatre coins du monde, RSF s'est constitué un réseau. Avec trois missions: enquêter, agir, soutenir. Enquêter, c'est le travail premier, bien sûr, des reporters. Agir, c'est le travail de lutte pour faire reculer la censure. Soutenir, c'est le travail de solidarité à l'attention des reporters emprisonnés, pris en otages, torturés, menacés. RSF est attaché à la défense d'une presse libre partout dans le monde. Au bout du monde, dans les pires dictatures de ce monde, mais aussi ici, chez nous et chez nos voisins européens. Parce que pour être crédible dans le domaine des droits de l'homme, il faut aussi balayer devant sa porte"
Répondant à Françoise Joly, présentatrice de l'émission Envoyé Spécial, Jean-François-Julliard a soulevé le cas de Mumia Abu-Jamal qui se qualifie lui-même de "journaliste hors la loi". Détenu depuis près de trente ans dans un couloir de la mort aux Etats-Unis, il continue à exercer son métier de journaliste depuis son pénitencier. Jean-François Julliard a aussi rappelé la situation des journalistes dans le monde, comme celle des deux journalistes de France 3 retenus en otages en Afghanistan depuis le 30 décembre, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. Photo Henri Martin, Réveil-FM
En le voyant arrivée à la tribune, on ne peut imaginer tout ce que ce confrère a vécu dans son pays. En effet Ricardo González Alfonso est un journaliste cubain. Il est le fondateur de la revue De Cuba et correspondant de Reporters sans frontières. Il vit actuellement en exil en Espagne.
Invité par
Guilaine Chenu présentatrices de l'émission Envoyé Spécial, c'est en souriant que Ricardo González Alfonso est arrivé à la tribune accompagné de son interprète. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Les visages se sont glacés lorsque Ricardo González Alfonso a brandi son passeport avec mention “Sortie définitive” ! Photo Henri Martin, Réveil-FM
“Sortie définitive”. La mention figure en toutes lettres sur les passeports des journalistes cubains sortis de prison en contrepartie d’un exil forcé, au cours des mois de juillet et août 2010. Ils étaient 27 à avoir été arrêtés pour leurs opinions au cours de la vague répressive du Printemps noir de mars 2003, et condamnés à des peines allant de 14 à 27 ans de prison. Ils étaient encore 19 au moment de la succession dynastique officielle entre les frères Castro en février 2008. Ils sont désormais six, en plus de quatre autres collègues emprisonnés ultérieurement, à attendre de quitter leur cellule. Et sans doute le pays.
3. Les retrouvailles !
Robert Menard, fondateur de Reporters Sans Frontières et Freddy Mulongo. En 2000, lors de sa première visite en République démocratique du Congo, la seule radio qui avait osé l'invité dans ses studios, c'était Réveil-FM, Robert Menard s'en souviens encore. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Deo Namujimbo et Freddy Mulongo. Deo Namujimbo est un journaliste indépendant congolais, correspondant de Reporters Sans Frontières et de Infosud en RDC.
Après l’ assassinat de son frère Didace Namujimbo, le 21 novembre 2008, qui fut journaliste de Radio Okapi à Bukavu, province du Sud Kivu, Deo Namujimbo a quitté le Congo. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Une consœur française qui s'intéresse aux situations des journalistes africains à Paris. Photo Henri Martin, Réveil-FM
4. Du Jazz et Swing !
les personnalités invitées ont pu apprécier le show de Thomas Dutronc, élégant et talentueux fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy et celui de l'artiste aussi doué et féru comme Thomas de jazz manouche, Sanseverino.
Thomas Dutronc à sa banane en bois qui par moment devient un téléphone. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Thomas Dutronc et ses musiciens. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Thomas Dutronc chante et joue la guitare. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Le jazzman Sanseverino a fait swinger ! Phot Henri Martin, Réveil-FM
Par Freddy Mulongo,
dimanche 26 septembre 2010 à 18:31 ::radio
Jeudi 3 juin 2010, nous sommes à Berlin. Un soleil radieux dans un ciel serein illumine le tout Berlin, la ville aux mille facettes, ville passionnante et sans cesse en mouvement comme pour nous souhaiter la bienvenue. La journée commence par un circuit en ville qui va déboucher sur le Mémorial du Mur de Berlin. Nous sommes au Checkpoint Charlie. L'endroit est mythique. Il est chargé d'histoire. On y voit avec stupéfaction les stigmates encore vivaces de la guerre froide. A cet endroit précis, Américains et Russes s'observèrent en chiens de faïence en se postant d'un côté comme de l'autre du Mur, Berlin-Est étant sous contrôle soviétique et Berlin-Ouest sous contrôle des Alliés occidentaux. Comme nous, un incessant va et vient de touristes affluant de partout est perceptible autour du Mémorial. Le temps qui nous est imparti pour la visite s'écoule un peu trop vite tellement il y a des choses à découvrir à cet endroit, symbole par excellence de la division du monde en deux blocs.
Au cœur de la diplomatie allemande
Nous avons l'habitude, lorsqu'un diplomate vous invite. Et qu'il est en tenue décontractée, sachez que aurez droit à la langue de soie, c'est-à-dire la vérité toute crue! De même s'il était en costume cravate et qu'il tombe soit sa veste ou enlève sa cravate, la vérité est dans le parage. Par contre s'il a gardé sa tenue de ville, sachez qu'il vous parle en diplomate, c'est la langue de bois! Mais en Allemagne, nous n'avons eu droit qu'à la langue de soie surtout en ce qui concerne la République démocratique du Congo.
Berlin, le jeudi 3 juin 2010, l'Ambassadeur Matthias Mülmenstädt, "Monsieur Afrique" du Ministère des Affaires étrangères allemand s'entretient avec les journalistes africains de Paris au cours du déjeuner au 7ème étage, au restaurant "Internationaler Club" du Ministère des Affaires étrangères Allemand. Notre déjeuner tombe mal en point, Floribert Chebeya a été assassiné la veille à Kinshasa. Le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle qui a rencontré le matin du 3 juin 2010, Alexis Tambwe Mwamba, venu à Berlin pour inaugurer l'ambassade de la République démocratique du Congo, lui a signifié la préoccupation allemande sur l'assassinat de Floribert Chebeya.Ne nous contenta pas de bonnes paroles, nous avions sonné le tocsin jusqu'à la chancellerie allemande sur le cas de Floribert Chebeya.
A 14h30, nous avions rendez-vous avec M. Matthias Fisher, Chef de la division formation des diplomates étrangers, à la direction générale centrale, dans une autre aile du Ministère des Affaires étrangères. Le diplomate a envoyé sa secrétaire nous chercher et nous traversons plusieurs couloirs, un vrai labyrinthe.
M. Matthias Fisher, diplomate allemand, responsable de l'académie diplomatique allemande au Ministère des Affaires étrangères à Berlin.
Oussouf Diagola (Farafinamag-AFI, Mali), Olivier Enogo (Vox Africa, Cameroun), Mohamed Ahmed Kebir (ITchad, Tchad), Matthias Fischer, diplomate, responsable de l'académie diplomatique, Freddy Mulongo (Réveil-FM, RDC) et James Ngumbu (secrétaire général de l'APPA, RDC).
A notre arrivée Matthias. Fischer nous apprend, qu'il a servi dans quatre pays dont les initiales comment toutes par la lettre «P». Il a servi notamment en Pologne, au Portugal, encore au Portugal et enfin au Pakistan avant d'être rappelé en Allemagne pour se voir assigner la mission de former les jeunes diplomates étrangers.
Deux programmes sont proposés aux jeunes diplomates: un programme en français et un programme en anglais. «Nos programmes sont destinés aux États singuliers. Construire ou reconstruire leurs services diplomatiques nouveaux», dixit le diplomate et de poursuivre que «Nous accueillons chaque année une trentaine de jeunes diplomates». Nous sommes présents dans 140 pays dans le monde. L'académie se trouve à Tegel. Comment former les jeunes diplomates? Ils sont hébergés dans un immeuble situé non loin du Ministère. Ils apprennent le système fédéral allemand reparti en trois thèmes: Le système fédéral; La démocratie; Le système économique international» explique-t-il dans un excellent français à l'accent «germanique», ajoutant que «les jeunes diplomates sont formés pendant deux mois. Le stage de formation s'adresse également à de jeunes diplomates originaires des pays d'Afrique au Sud du Sahara. Au de-là des frontières politiques, il se propose de renforcer la prise de conscience des marges de manœuvre économique et politiques dans un cadre régional et multilatéral.»
Quels sont les enjeux?
«Il y a trois buts en matière d'enseignement ou de formation en diplomatie dans l'académie: Présenter l'Allemagne et à travers le pays, toute l'Europe; Présenter les thèmes internationaux importants; Présenter les États nouveaux comme le Kosovo, la République Tchèque, la République Slovaque, l'Afghanistan et l'Irak», précise-t-il.
Il n' ya pas que l'Afrique où les ministres casent leurs nièces , neveux ou membres de famille, le moyen orient et l'Asie ne sont pas du reste. L'Allemagne fait un effort pour privilégier la méritocratie, pas toujours facile. Les critères pour l'octroi des bourses sont clairs en Allemagne, mais les pays qui envoient leurs diplomates en formations respectent-ils les mêmes critères ?
Avant notre sortie Matthias Fischer à chacun dédicace la dernière parution de son livre intitulé «Internationale Diplomatenausbildung» («Formation des Diplomates étrangers») et nous raccompagne tout seul à la sortie.
Et le samedi 5 juin 2010, rebelote. Dès 8h30 nous avions rendez-vous avec M. Günter Nooke, le Représentant personnel de la Chancelière fédérale allemande, Angela Merkel, pour l'Afrique. L'entretien a lieu dans l'enceinte du somptueux hôtel MARITIM où nous étions logés. Günter Nooke avait été délégué du gouvernement fédéral à la politique des droits de l’homme et à l’aide humanitaire de 2006 à 2010. Depuis avril 2010, il est le délégué personnel de la chancelière pour l’Afrique au G8. L'Allemagne donne 20 milliards chaque année à l'Afrique «L'Allemagne n'a pas la tradition d'un débat public en ce qui concerne la politique étrangère, contrairement à ce qui se passe en France ou en Grande Bretagne», affirme le représentant personnel de la Chancelière. «A partir du 15ème anniversaire de la chute du Mur, les choses ont commencé à changer. L'Allemagne contribue à hauteur de 20% au niveau du fonds européen pour le Développement. Ainsi, l'Allemagne donne 20 milliards de chaque année à l'Afrique. Cependant, nous sommes entrain de faire un changement structurel de notre politique vis-à-vis de l'Afrique. C'est l'Afrique subsaharienne qui sera désormais bénéficiaire du programme de notre aide" a-t- déclaré.
Du 13 septembre au 8 octobre 2010, 13 diplomates africains suivent à Berlin une formation inédite au sein du ministère fédéral des Affaires étrangères. La spécificité de ce programme ? Il se déroule pour la première fois en langue française et s’adresse en priorité aux pays francophones d’Afrique subsaharienne.
Les jeunes diplomates africains en formation en Allemagne du 13 septembre au 8 octobre 2010.
La première promotion du programme brille par son cosmopolitisme : les participants viennent du Burkina Faso, du Sénégal, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, de Djibouti, du Tchad, de la Guinée équatoriale… En tant que futurs représentants de leur pays, ils seront amenés à négocier sur des questions décisives dans un cadre régional, voire global.
L’Académie du service diplomatique et consulaire les prépare à leurs futures missions sur le plan théorique comme pratique.
Techniques de négociation
Des conférences reviennent sur le potentiel économique de l’Afrique et sur son rôle en tant qu’acteur mondial. D’autres modules éclairent les grands enjeux qui se posent au continent noir en ce début de XXIe siècle, notamment la gestion durable des ressources naturelles. Par ailleurs, l’accent est mis sur la contribution de la diplomatie africaine francophone au règlement des problèmes internationaux.
Plus concrètement, les participants ont l’occasion de mobiliser les compétences requises dans l’exercice de leur métier. Des ateliers proposent un entraînement intensif à la pratique des relations internationales, ainsi qu’une initiation à diverses techniques de présentation et de négociation. Les jeunes diplomates gagnent donc en assurance dans leurs relations avec les médias ou les investisseurs potentiels.
Communauté d’intérêts et de valeurs
La formation insiste sur l’importance du dialogue et de la coopération, mais aussi sur la nécessité de valeurs communes telles que les droits de l’homme. Pendant leur séjour, les participants approfondissent leurs connaissances politiques et économiques sur l’Allemagne et l’Union européenne. Au-delà des cours théoriques, des voyages d’étude leur permettent de découvrir de l’intérieur les institutions et de rencontrer des entrepreneurs allemands qui entretiennent des relations avec le continent africain.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 26 septembre 2010 à 17:01 ::radio
2010 est une année particulière dans l'histoire de l'Afrique. C'est l'année des cinquantenaires de 17 pays africains devenus indépendants en 1960 proclamée « Année de l'Afrique ». La République Fédérale d'Allemagne a voulu les choses en grand. L'ambassade d'Allemagne à Paris, à travers son service de communication le CIDAl, aura permis aux journalistes professionnels africains qui exercent à Paris de visiter l'Allemagne. Deux équipes ont été formées pour Berlin en juin et pour Bonn en août. Du 2 au 6 juin 2010, munis de stylos, micros et caméras: James Ngumbu (secrétaire général de l'APPA, RDC), Oussouf Diagola (Farafinamag-AFI, Mali), Mohamed Ahmed Kebir (ITchad, Tchad), Olivier Enogo (Vox Africa, Cameroun) et Freddy Mulongo (Réveil-FM, RDC). Nous avions assisté au premier volet des « Journées de l’Afrique » organisées par le ministère fédéral des Affaires étrangères pour célébrer le cinquantenaire des indépendances africaines. Parmi des personnalités allemandes rencontrées: Madame Ursula , "Uschi" Eid, une personnalité politique allemande engagée.
Depuis 1980, elle est membre des Verts. De 1998 à 2005, elle a été secrétaire parlementaire au ministère fédérale de la Coopération économique et du développement. De 1994 à 2009, elle a été membre du Bundestag allemand. En Octobre 2001, Dr.Uschi Eid était la représentante personnelle du Chancelier fédéral Gerhard Schröder au G8-Afrique.
C'était le Vendredi 4 juin 2010 à 10h00 précise que nous avions rencontré Dr. Uschi Eid, Vice-présidente de la Fondation allemande pour l'Afrique; ancienne Secrétaire d'État du Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement. Elle nous avait reçu à l'hôtel Dietrich-Bonhoeffer-Haus. Le lieu n'est pas choisi au hasard. Pour moi qui suis d'abord théologien protestant de formation, Dietrich Bonhoeffer est une aubaine.
Issu de la haute bourgeoisie allemande, Dietrich Bonhoeffer accomplit de brillantes études de théologie à l'université de Berlin et achève son doctorat à l'âge de 24 ans.
Il voyage ensuite à l'étranger et a l'opportunité d'étudier un an à New York. De retour à Berlin, il donne des cours de théologie et écrit plusieurs ouvrages. Dès l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, Dietrich Bonhoeffer dénonce ses prétentions dictatoriales et s'oppose fermement au nazisme.
Avec les théologiens Martin Niemöller et Karl Barth-le plus grand grand théologien du XXe siècle, il fonde l'Eglise confessante.
De 1933 à 1935, il officie à Londres dans deux églises protestantes de langue allemande. Il rentre dans son pays pour donner un séminaire clandestin de théologie.
La Gestapo lui a en effet interdit de prêcher, enseigner et parler en public. Il travaille alors avec de nombreux opposants au pouvoir d'Hitler. Durant la seconde Guerre mondiale, il se bat contre l'antisémitisme et l'Eglise confessante représente un foyer d'opposition au nazisme.
En 1939, il rejoint un groupe d'opposants dont le but est de renverser le régime en tuant Hitler.
Mais en 1943, Bonhoeffer est associé à de l'argent sorti de Suisse pour aider les juifs et est emprisonné.
Après l'échec de la tentative d'assassinat d'Hitler du 20 juillet 1944, le lien entre Bonhoeffer et les conspirateurs est découvert.
Il est pendu le 9 avril, trois semaines après la libération de la ville. Eminent théologien, Dietrich Bonhoeffer s'inscrit surtout parmi les héros de la résistance au nazisme.
L'hôtel Dietrich Bonhoeffer à Berlin est un endroit mythique car c'est en sein que le processus de la réunification des deux Allemagne a commencé.
La Fondation Deutsche Afrika Stiftung a son siège au deuxième étage. Dr.Uschi Eid, Vice-présidente de la Fondation allemande pour l'Afrique avait choisi de nous accueillir dans la salle où les opposants et les membres du gouvernement se réunissaient pour débattre et trouver des solutions aux problèmes caractéristiques d'alors, à savoir les droits de l'homme et les changements climatiques.
«Je suis de la Rhénanie. J'ai joué un rôle efficace dans la réunification des deux Allemagne. Je suis membre du Parti Les Verts. J'ai été membre du Parlement pendant 20 ans. J'ai été Secrétaire d'État à la Coopération économique et du Développement.» C'est par ces mots que le Dr Uschi Eid a ouvert le débat. L'ex-Secrétaire d'État à la Coopération économique et du Développement de la République fédérale d'Allemagne poursuit: «En 2001, le G8 a décidé de soutenir le NEPAD. Le Chancelier Schröder m'a désignée comme envoyée personnelle pour l'Afrique dans le cadre du G8, avec Michel Camdessus. De leur côté, les pays membres du NEPAD ont désigné des représentants spéciaux et j'ai travaillé avec eux jusqu'en 2005».
Cela fait 15 ans que
Mme Uschi Eid est Vice-présidente de la Fondation allemande. La majorité des personnalités politiques africaines qui passent par Berlin, la rencontre. Elle est l'ouïe et le regard du gouvernement allemand même si elle n'occupe plus les fonctions officielles. Sa fondation s'occupe de deux principales activités: soutenir le NEPAD et travailler avec la société allemande pour avoir plus de connaissance sur l'Afrique afin de mieux œuvrer pour son développement.
Depuis 1993, la Fondation allemande pour l’Afrique décerne chaque année, au mois de septembre, le Prix allemand pour l’Afrique à d'éminentes personnalités africaines s'impliquant dans le processus de la paix, les droits de l’homme, la démocratie et le développement sur le continent africain.
En 2009, le Prix allemand pour l'Afrique a été décerné à Christiana Thorpe, présidente de la Commission nationale électorale (NEC) de la Sierra Leone. Selon Dr. Uschi Eid, la remise du prix s'effectue toujours en présence de hautes personnalités du gouvernement fédéral allemand.
«La philosophie et le but de ce prix, est d'encourager les Africains à œuvrer davantage dans le sens de la bonne gouvernance, du développement économique, du processus démocratique et surtout donner une bonne image de l'Afrique», souligne-t-elle. «Les membres de la Fondation sont des personnalités issues du Parlement, des journalistes et des personnalités de la société civile» détaille-t-elle avant de poursuivre que «l'Afrique est un continent avec lequel on travaille comme partenaire». Elle insiste sur l'idée selon laquelle «les gouvernants Africains doivent pratiquer la bonne gouvernance afin que les populations puissent vivre mieux.»
«Nous organisons des événements publics. On invite des hommes politiques ici en Allemagne pour un débat public. Le public y est également convié. Nous travaillons aussi avec les Chambres de commerce. La Fondation allemande pour l'Afrique fait un travail d'information en organisant des débats publics en Allemagne. Si un membre d'un gouvernement africain vient ici, on discute ensemble. Cependant, certains se défilent, ils ont peur d'un débat démocratique. D'autres confirment qu'ils vont venir mais à la fin, il n'y a personne». Le reportage diffusé sur Vox Africa à propos de notre séjour.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 23 septembre 2010 à 17:32 ::radio
Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies Vertes et des Négociations sur le Climat, a clôturé hier mercredi 22 septembre 2010, la 10e Conférence des villes tenue à l'hôtel de ville de Paris. Le président du Parti radical et vice-président de l'UMP, est.
Ministre sans interruption depuis 2002 (Successivement ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale et ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement...
Il est l'un des membres des gouvernements Raffarin et Villepin les plus populaires, ce que les analystes attribuent à une forte image d'homme politique (franchise, proximité avec le peuple) ainsi qu'à son rôle « social » dans ces gouvernements).
Hôtel de ville de Paris, mercredi 22 septembre 2010, Jean Louis Borloo, Ministre d'Etat lors de son allocution après la remise du "Manifeste" des maires. Photo Freddy Mulongo.
Le tutoiement qu'il a usé à la tribune, appelant certains maires par leur prénom, prouve à suffisance sa connaissance et son ancrage dans la politique de la ville. Jean-Louis Borloo dirige la ville de Valenciennes pendant 13 ans, de 1989 à 2002. Il s'entoure essentiellement sur une équipe municipale issue de la société civile locale et d'horizons politiques souvent divers. Jean-Louis Borloo a réussi à enrayer le déclin démographique de Valenciennes présent depuis les années 1960 : la commune passe ainsi de 38 441 à 41 278 habitants entre 1990 et 1999. Il a particulièrement marqué son mandat par ses initiatives en matière de culture (l'un de ses slogans étant alors « l'intégration par la culture et la culture pour tous »).
Jean-Louis Borloo entrain de dialoguer avec une consoeur et Freddy Mulongo. Photo Roger Bongos.
Voici le Manifeste des maires qui a été remis à Jean Louis Borloo, Ministre d'Etat:
Paris, le 22 septembre 2010
MANIFESTE
COHESION SOCIALE ET URBAINE :
LES MAIRES MONTENT AU CRENEAU
Nous savons que la sécurité est l’une des premières composantes de la cohésion sociale et urbaine.
Nous voulons évidemment des villes plus sûres.
Mais nous affirmons que la lutte contre ce fléau, révélateur du délitement du pacte social dans notre pays, nécessite une réponse globale.
Nous disons cela en nous appuyant sur nos convictions, nées de notre expérience de femmes et d’hommes de terrain.
Des convictions d’élus qui savent qu’il n’existe pas de lutte efficace contre l’insécurité sans politiques publiques de solidarité, de développement économique, d’insertion et d’emploi, d’habitat et de transports, d’éducation et de culture…
Avec pour but de renforcer la cohésion sociale et urbaine à l’heure de la mondialisation et à un moment où il faut concevoir un nouvel humanisme centré sur la ville durable et solidaire.
LA SÉCURITÉ, PREMIER PILIER DE LA COHÉSION SOCIALE ET URBAINE
La sécurité est d’abord une responsabilité régalienne. Nous sommes tous très attachés au vivre ensemble et à la tranquillité publique. Nous avons un rôle important à jouer, depuis les lois de 2002 et de 2007, notamment en matière de prévention de la délinquance. Mais nous savons que la répression est de la compétence de l’Etat (police nationale, gendarmerie, justice). C’est pourquoi nous demandons :
- le gel du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans la police nationale et la gendarmerie ;
- une meilleure utilisation des effectifs de la police nationale couplée à une affectation prioritaire sur le terrain, avec le développement de missions ciblées dans la lutte contre les trafics de drogue et d’armes ;
- davantage de moyens financiers au bénéfice du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance et au soutien des actions que nous menons au niveau local, lesquelles ne sauraient se réduire à la seule vidéo surveillance.
Au-delà des moyens alloués à la gestion des crises et des événements, il convient de réunir tous les acteurs concernés afin de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité et de partager nos constats et nos objectifs.
C’est pourquoi nous demandons la tenue d’une rencontre nationale qui réunira l’ensemble des acteurs, qu’ils soient nationaux ou locaux, représentants de l’Etat (police, éducation nationale, justice, emploi…), des collectivités et des associations qui interviennent dans nos villes.
Seule une action coordonnée à l’échelle nationale et locale permettra de mettre en œuvre des solutions durables pour lutter contre la délinquance.
LA POLITIQUE DE LA VILLE, UNE PRIORITÉ NATIONALE
Notre pays a laissé se territorialiser la misère et l’exclusion. Trop de territoires se trouvent, de fait, « spécialisés » dans l’accueil des populations en grande difficulté. Certains sont devenus de véritables ghettos. D’autres sont en phase de le devenir.
Nous voulons que la politique de la ville soit réellement considérée comme une priorité nationale au regard de l’urgence sociale et de la désespérance qui sévissent dans trop de nos quartiers.
Ce n’est pas seulement une question de moyens, c’est avant tout une question de volonté politique.
C’est pourquoi nous proposons :
- une politique spécifique et appropriée en faveur des quartiers populaires. On ne peut plus proposer les mêmes dispositifs pour les 751 Zones Urbaines Sensibles (ZUS). Trop de problèmes diffèrent, les urgences ne sont pas les mêmes ;
- des moyens exceptionnels, si nécessaire dérogatoires au droit commun, pour les quartiers réputés les plus sensibles. Ces derniers ont besoin d’une intervention spécifique au niveau national, le temps nécessaire pour recréer les conditions d’une véritable dynamique sociale ;
- La pérennisation et le lancement dans les délais les plus rapprochés d’un programme ANRU 2 et la finalisation des opérations en cours, en partenariat avec les bailleurs sociaux et les collectivités locales, avec les crédits prévus à cet effet ;
- une meilleure articulation des différentes administrations en charge de la politique de la ville avec une simplification de son organisation générale, qu’il s’agisse de l’ANRU, de l’ACSE, de l’ANAH ou du Secrétariat Général au Comité Interministériel des Villes (SG-CIV)…
POLITIQUE DE L’HABITAT, UN ENJEU MAJEUR DE LA VILLE DURABLE ET SOLIDAIRE
Trop de familles en grande difficulté se trouvent concentrées dans les logements sociaux de nos quartiers les plus difficiles. Trop de quartiers sont devenus des quartiers-ghettos peuplés de populations déshéritées issues de l’immigration.
La politique de l’habitat est un enjeu politique et social prioritaire, au regard des difficultés grandissantes de nos concitoyens à accéder à un toit.
Le logement doit être considéré comme une « grande cause nationale ».
A ce titre nous préconisons :
- d’introduire une offre diversifiée de logements HLM correspondant à une véritable diversité sociale (PLAI – logement très social, PLUS logement intermédiaire, PLS logement pour les plafonds de revenus parmi les plus élevés) et favoriser les parcours résidentiels des ménages ;
- de conduire un programme spécifique pour l’Ile-de-France dont l’importance sera à la mesure des besoins et des enjeux.
C’est à ces conditions que s’établira une véritable mixité sociale durable.
En outre, nous souhaitons :
- une action résolue de l’Etat, en lien avec les collectivités territoriales compétentes, sur le sort des copropriétés dégradées qui, trop souvent, deviennent des territoires laissés à l’abandon ;
- le soutien et la consolidation des Programmes Locaux de l’Habitat (PLH) mis en œuvre par les grandes villes et leurs groupements, notamment le développement, la construction ou la rénovation d’un parc social à haute qualité environnementale pour réduire la facture énergétique des ménages ;
- la reconnaissance des grandes villes et de leurs groupements comme autorités organisatrices des politiques sociales du logement sur leur territoire ;
- une coopération étroite du parc privé et du parc social au service de la construction de logements sociaux ou très sociaux et de dispositifs d’accession sociale à la propriété ;
- un bilan d’étape de l’application du DALO (Droit Au Logement Opposable), notamment sur les territoires les plus tendus, ce qui apparaît indispensable, après plusieurs années de mise en application.
POUR UNE MOBILITÉ DURABLE
Toute politique de rénovation urbaine est vouée à l’échec si certains territoires directement concernés ne sont pas désenclavés. Cela participe de la construction de la ville durable et solidaire que les élus élaborent au quotidien. C’est pourquoi, nous proposons de :
- désenclaver, d’ici 2014, tous les quartiers sensibles de la politique de la ville faisant l’objet d’un programme ANRU ;
- renforcer les Transports en commun en site propre (TCSP), là où ils sont au cœur des projets de villes, comme alternative à la voiture individuelle, afin, notamment, d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 comme le prévoient le Grenelle de l’environnement et les recommandations européennes ;
- développer le rôle des gares comme pôle intermodal au cœur de la ville durable ;
- relancer le principe d’un Plan local d’urbanisme (PLU) à l’échelle de l’intercommunalité et développer une approche intégrée visant à mieux articuler transports, habitat et urbanisme ;
- rechercher des partenariats public/privé à même de prendre en charge les coûts importants d’infrastructure et d’exploitation, en plus des financements attendus de l’Etat (Grenelle de l’environnement).
L’AVENIR DE LA VILLE : JEUNESSE ET ÉDUCATION
Il est urgent de changer le regard de notre société sur la jeunesse, notamment celle des quartiers sensibles. La jeunesse doit être perçue pour ce qu’elle est, un réservoir de potentialités et d’innovations, non une source de difficultés, un danger, voire une menace.
Là est l’avenir de nos villes. La qualité de l’éducation a des conséquences directes sur la capacité future des jeunes à trouver une formation et/ou un emploi. Il en va de l’émergence de nouvelles classes moyennes qui permettront aux quartiers sensibles de « s’en sortir ».
Des expériences innovantes et qui montrent leur efficacité existent d’une ville à l’autre. En nous appuyant sur elles, nous demandons :
- des moyens spécifiques pour les établissements situés dans les quartiers sensibles : prérogatives des proviseurs renforcées, enseignants expérimentés et volontaires, projets pédagogiques adaptés…
- un renforcement de la lutte contre le décrochage scolaire au travers, notamment, des dispositifs de la seconde chance ;
- la simplification des nombreux dispositifs existants en matière scolaire et périscolaire et la généralisation, comme cela existe déjà dans nombre de nos villes, des écoles de la deuxième chance et, dans chaque département, des internats de réussite éducative.
Il convient de développer la mixité sociale au sein des collèges et lycées, à travers des dispositifs incitatifs (système d’options, préparation aux concours, cordées de la réussite, etc.) et d’envisager la destruction des établissements les plus dégradés.
Nous estimons nécessaire :
- d’étendre les passerelles entre l’Education nationale, l’apprentissage, le monde de l’entreprise et de renforcer les services d’orientation dès le collège ;
- d’engager une politique ambitieuse d’éducation à la citoyenneté et de soutien à la parentalité. Les adultes doivent retrouver leur place et leur autorité aux yeux des adolescents, notamment dans l’occupation des espaces publics ;
- d’initier une réflexion sur la mise en œuvre du nouveau service civique pour rendre ce dernier plus attractif.
VERS UNE POLITIQUE TERRITORIALE DE L’EMPLOI
Un tiers de la population en ZUS vit sous le seuil de pauvreté. Dans certains quartiers de nos villes, plus de 40 % de nos jeunes sont au chômage.
Toute cohésion sociale et urbaine demeure un souhait pieux dans un tel contexte.
C’est pourquoi nous préconisons :
- une formation professionnelle et une qualification pour chaque jeune ;
- une modulation des exonérations fiscales et sociales des entreprises en fonction de la politique menée en matière de promotion de la diversité et de recrutement des jeunes issus des quartiers ;
- une simplification du zonage des ZFU et ZRU, une amélioration des conditions d’évaluation de leurs effets en termes d’emplois dans les quartiers, un renforcement des clauses d’insertion sociale ;
- Nous sommes convaincus que seule une politique territorialisée de l’emploi peut être efficace. En ce sens, nous demandons que soient systématiquement créées des agences du Pôle emploi dans les sites où le chômage est le plus élevé.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 23 septembre 2010 à 16:10 ::radio
Nous sommes dans l'une de grande, belle et prestigieuse salle de l'hôtel de ville de Paris, pour le cocktail. Les invités de la 10e conférence des Villes se croisent, se parlent, discutent...Nous croisons Particia Brunel-Maillet. Elle est maire-adjointe déléguée au logement et aux politiques contractuelles à Montélimar. Persuasive, c'est avec passion qu'elle parle de sa ville où il fait bon vivre. Malgré nos questions tatillonnes sur l'octroi de logement aux personnes immigrées. Patricia Brunel-Maillet ne se dégonfle pas, bien au contraire on perçoit l'humanisme qui l'habite: "Pour moi, que le demandeur du logement soit homme, femme , rouge, vert ou qu'il clignote...Je ne m'attarde pas sur le nom de la personne, encore moins de sa couleur de peau. Il suffit que la personne fasse sa demande et ait des ressources limitées, elle a droit à un logement HLM".
Freddy Mulongo en conversation avec Mme Patricia Brunel-Maillet, maire-adjointe de Montélimar. Photo Roger Bongos.
L'une des salles de réception de l'hôtel de ville de Paris. Photo Roger Bongos
Montélimar est une ville française, située dans le département de la Drôme et la région du Rhône-Alpes. La ville de Montélimar est le chef-lieu de . Ses habitants sont appelés les Montiliens et les Montiliennes.
La commune s'étend sur 46,8 km² et compte 35 988 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 754,0 habitants par km², Montélimar a connu une nette hausse de 14,6% de sa population par rapport à 1999.
Entourée par les communes de Montboucher-sur-Jabron, Ancône et Le Teil, Montélimar est située à 43 km au Sud-Ouest de Valence la plus grande ville des environs.
Située à 85 mètre d'altitude, Le fleuve le rhône, la rivière le roubion, la rivière le jabron sont les principaux cours d'eau qui traverse la ville de Montélimar.
La commune est proche du parc naturel régional des Monts d'Ardèche à environ 22 km.
Freddy Mulongo au repos à l'hôtel de ville de Paris. Photo Roger Bongos.
Roger Bongos dans la grande salle de conférence. Photo Freddy Mulongo.
Montélimar est à environ 40 minutes de Valence, 1h00 d'Avignon, 1h30 de Lyon et des Alpes, de Marseille, de Grenoble, de Montpellier et de la mer Méditerranée mais aussi à
à 2h30 de Paris en TGV. Montélimar est la porte nord de la Provence. Son écosystème est un mélange de Dauphiné et de Provence. Il est situé dans la moyenne vallée du Rhône au confluent des rivières Jabron et Roubion sur les promontoires de Géry et de Narbonne d'où on contrôle toute la plaine de la vallée du Rhône.
C'est une cité touristique située aux portes de La Provence, voisine des Gorges de l'Ardèche et au pied du Vercors. Montélimar bénéficie d'une position stratégique en plein cœur de l'Europe. Son développement économique et le nombre de nouveaux arrivants (700 chaque année) témoignent de son attractivité grandissante.
Ces dernières années, de nombreuses entreprises internationales ont choisi notre ville : Autajon (cartonnage), Würth (outillage), Sotrimo (transport)... Cinq zones d'activités représentant pas moins de 300 hectares ont été récemment aménagées. Avec plus de 300 permis de construire délivrés en 2006 et le cap des 2.000 entreprises franchi, Montélimar présente des indices de développement parmi les plus positifs de la région Rhône-Alpes.
L'avenir de notre ville, c'est aussi le projet urbain de Saint Martin, une ancienne caserne militaire de 8 hectares transformée en un nouveau quartier attractif et contemporain.
Une ville « où il fait bon vivre »
Un patrimoine préservé
Mondialement connue pour son nougat, une confiserie à base de miel et d'amandes, très proche du touron espagnol. Montélimar marque l'entrée en Drôme Provençale. Ses produits authentiques du terroir (lavande, fruits, vins, picodon...) en font une ville de goût, et ses vestiges une ville d'histoire.
Le visiteur qui découvre Montélimar pour la première fois est parait-il charmé par son patrimoine et sa douceur de vivre. Le centre ancien, bordé par les allées Provençales, abrite un cœur de ville préservé et entièrement piétonnier, dans lequel se marient commerces et artisanat, sans oublier des marchés typiques de la Provence. De nombreux édifices - parmi lesquels le célèbre château des Adhémar et la Maison Diane de Poitiers - hôtels particuliers, places, temple, église, chapelles... jalonnent la ville et rendent compte de son important passé historique.
Un patrimoine préservé
Mondialement connue pour son nougat, Montélimar marque l'entrée en Drôme Provençale. Ses produits authentiques du terroir (lavande, fruits, vins, picodon...) en font une ville de goût, et ses vestiges une ville d'histoire.
Le logo de la ville de Montélimar.
Montélimar a la chance d'avoir un Député-maire,Franck Reynier, qui n' a que 44 ans. Il a été élu maire de Montélimar en mars 2001, il n'avait que 35 ans, il a été réélu en 2008. Et c'est depuis le 20 juin 2007, qu'il est député.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 23 septembre 2010 à 15:24 ::radio
Les maires des grandes villes de France se sont retrouvés ce mercredi 22 septembre 2010 à l'hôtel de ville de Paris pour "Faire ville ensemble". La 10e Conférence des villes a été inaugurée par Mme Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris. Les maires sont montés au créneau et tous les thèmes ont été abordés: la citoyenneté, la politique de la ville, la sécurité et tranquillité publiques,la mobilité et les déplacements, l'éducation, l'accès aux droits pour les jeunes, l'emploi, la politique de l'habitat, le logement, la culture et la création...
Les maires de grandes villes de france à l'hôtel de ville de Paris.
Attentifs, les maires se concentrent sur les débats !
Les maires de grandes villes ont profité de la 10e Conférence des villes pour demander au gouvernement la tenue d'un Grenelle de la sécurité. Ils demandent également un lien plus étroit avec la politique de la ville.
Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, a été obligée de reconnaître l'ampleur de la tâche. "Il n'est pas possible qu'un petit secrétariat d'Etat à la Politique de la ville puisse régler ce problème", s'est-elle résignée, plaidant pour que lors du prochain remaniement son secrétariat d'Etat soit directement rattaché au Premier ministre. Rappelant que "les deux chantiers incontournables à venir sont la réforme de la géographie prioritaire et la réforme de la péréquation", elle est restée assez vague. Tout juste a-t-elle répondu à Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, ancien ministre d'Etat sous François Mitterrand, qui demandait de ramener le nombre de quartiers actuellement éligibles de 751 à une centaine. "Il faut réduire la géographie prioritaire mais 100 ce n'est pas assez", a-t-elle dit.
Après un été très agité, les maires de grandes villes ont fait leur rentrée, en demandant la tenue d'un Grenelle de la sécurité. Et de placer la sécurité et la politique de la ville au premier rang de leurs préoccupations du moment, devant l'habitat, la mobilité ou la jeunesse. "La sécurité, on lit que c’est l’affaire des maires, alors qu’elle engage aussi l’Etat. Il ne faut pas séparer la politique de la ville du logement de celle de la sécurité.
Il faut aborder les questions dans leur globalité", a ainsi insisté Michel Destot, député-maire de Grenoble et président de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), lui qui cet été avait demandé la tenue de ce Grenelle de la sécurité après les violents incidents survenus dans la cité de la Villeneuve, en plein coeur de Grenoble. Et les maires semblent décidés à faire tomber un certains nombres de tabous.
Pour Manuel Valls, maire d'Evry, "l'apartheid est lié à une non-maîtrise de l'immigration". Il s'est dit "très intéressé" par le livre polémique du sociologue Hugues Lagrange (Le Déni des cultures) qui étudie le lien entre immigration et délinquance.
"Le débat est ouvert, on ne peut pas nier une réalité que vivent les Français, a-t-il déclaré. On est à un moment-clé qui appelle à un consensus."
Alors que nombre d'élus socialistes réclament un retour de la police de proximité, le criminologue Alain Bauer a expliqué que celle-ci était morte de "la précipitation à l'approche des élections et de la confusion". "En somme, Nicolas Sarkozy en a été le médecin légiste, pas l'assassin, mais il ne l'a pas remplacée", a précisé l'expert. Selon lui, "la seule police de proximité qui fonctionne, c'est celle de Paris". Une allusion à la police d'agglomération qui vient d'être mise en place, et dont l'expérience pourrait faire tache d'huile dans d'autres agglomérations, comme le permet désormais la Loppsi 2.
Des élus ont appelé à ne plus regarder les banlieues comme des quartiers à part, mais comme la préfiguration d'un monde en transformation. "Les ruptures que l'on vit sont les ruptures que vit la société française. Il y aura de plus en plus de ségrégation si on refuse de voir qu'on assiste à un monde qui s'écroule", a ainsi mis en garde Stéphane Gatignon, maire de Sevran, qui n'a pas hésité à se prononcer en faveur de la libéralisation du cannabis qui représente "quatre millions de consommateurs" en France.
Selon lui, le mal qui ronge les banlieues est l'économie souterraine qui "déstructure les quartiers et renforce la ghettoïsation".
Précisons qu'une brochette de personnalités s'étaient succédés au podium parmi pour défendre leur point de vue, parmi les panélistes on peut citer: Dominique Voynet, sénatrice-Maire de Montreuil, ancien ministre; Jean-Paul Alduy, Sénateur, président de la communauté d'Agglomération de Perpignan Méditerranée, Michel Delebarre, maire de Dunkerque, président de la Communauté urbaine de Dunkerque grand littoral, ancien ministre d'Etat; Valérie Fourneyron, députée-maire de Rouen; Thierry Repentin, Sénateur, président de l'Union Sociale pour l'habitat (USH); Marc Philippe Dubresse, ministre de la jeunesse et des solidarités actives; Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville....
Roger Bongos-Afrique Rédaction à l'hôtel de ville de Paris. Photo Freddy Mulongo
Freddy Mulongo au coin presse de l'hôtel de ville de Paris. Photo Roger Bongos
Au coeur du vivre-ensemble réside le projet fondateur de mixité sociale, fruit d'un large consensus politique. Premiers interlocuteurs des citoyens, les maires de grandes villes agissent au quotidien. leur principal défi consiste à "faire cité", à garantir la cohésion sociale et urbaine, alors que l'on observe l'affirmation croissante de l'individu face au collectif.Acteurs de terrain, les élus agissent à partir des gens autant que des lieux pour assurer la cohésion sociale et urbaine de territoires qui sont souvent considérés pour leurs difficultés, et non comme des lieux de richesses et de créativités. Et ceci tant au plan culturel qu'au plan des expérimentations sociales qui peuvent y être mises en place. Acteurs aux côtés de l'Etat pour conduire les politiques en faveur du logement, de l'éducation, de l'emploi...ils sont les garants du vivre et de l'agir ensemble.
L’Association des Maires de Grandes Villes de France: AMGVF
Depuis 1974, les maires et présidents des plus grandes villes et de plus grands groupements intercommunaux de France (plus de 100 000 habitants) sont regroupés au sein de l’Association des Maires de Grandes Villes de France (95 membres).
Michel Destot, Député-Maire de Grenoble, est devenu le 8ème président de l’Association le 13 septembre 2007. Il a succédé à Jean-Marie BOCKEL, Maire de Mulhouse, démissionnaire de la présidence de l’Association en raison de sa nomination en qualité de Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes, en charge de la Coopération et à la Francophonie.
L’AMGVF est dotée d’un bureau de 25 membres et organisée en 14 commissions thématiques.
L’AMGVF a pour but de défendre les intérêts des grandes villes et de leurs habitants. Elle participe ainsi aux débats parlementaires concernant les collectivités, et fait connaître régulièrement ses propositions.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 22 septembre 2010 à 11:43 ::radio
En marge du sommet sur les objectifs du millénaire tenu au siège de l'ONU à New York, les Congolais des Etats-Unis, du Canada ainsi que les activistes américains des droits de l'homme se sont retrouvés pour manifester contre la mollesse de l'ONU sur la République Démocratique du Congo et ont criés sur les crimes contre l'humanité et génocide de Paul Kagamé, le président Rwandais au Congo. Ils n'ont pas oubliés ses Kapos congolais. Ils attendent de pied ferme la publication sans concession du rapport de l'ONU sur les crimes rwandais commis au Congo.
L'affiche que les Congolais du Canada ont brandi hier devant le parlement cannadien.
L'ONU va -t-il publié le vrai rapport dont plusieurs médias internationaux ont la copie ou biaisé ce rapport pour ménager Paul Kagamé et sauver sa tête. Kagamé a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Mme Louise Mushikiwabo, à Kinshasa, le dimanche 12 septembre 2010 pour amadouer les autorités congolaises dont certaines sont à ses bottes pour retravailler l'avant-projet du rapport des Nations unies sur le génocide et des exactions en République démocratique du Congo, impliquant plusieurs pays de la région des Grands Lacs dont en première ligne, le Rwanda ! La diplomatie à l'africaine peut-elle coiffer la justice internationale ? Les Congolais "génocidés" ont-ils droit à la justice ?
Devant le siège de l'ONU à New-York, une congolaise a immaculé son T-shirt du sang
Les manifestants congolais devant le siège de l'ONU.
Pas de répit pour Paul Kagamé et ses capots !
Crime contre l'humanité, crime de génocide: ces expressions vont-elles figurer dans le rapport final de l'ONU ?
Par Marie Cornet,
mercredi 22 septembre 2010 à 11:13 ::liens
A l’occasion de l’ouverture du salon E-Commerce Paris 2010, la société eBusiness Events a agrégé quelques données sur le commerce électronique hexagonal et mondial.
En France, ce secteur pèserait environ 25 milliards d’euros en 2009 et il pourrait franchir le cap des 32 milliards d’euros dès l’année 2010. Selon les dernières estimations de la Fevad, il existerait plus de 70 000 sites e-commerce, représentant plus de 80 000 emplois à travers la France.
Dynamique, le marché français se situe au troisième rang européen, derrière l’Allemagne (31 milliards d’euros) et la Grande-Bretagne, en tête du podium avec plus de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
La bonne nouvelle est que l’Europe est désormais en tête du e-commerce mondial avec un chiffre d’affaires global 2009 de plus de 153 milliards d’euros contre 117 milliards d’euros aux Etats-Unis et moins de 100 milliards pour toute la zone asiatique.
Par Freddy Mulongo,
mardi 21 septembre 2010 à 14:08 ::radio
Les slogans de Reporters Sans Frontières (RSF) sont clairs: « N'attendez pas qu'on vous prive de l'information pour la défendre »,
« Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu ». Ce jeudi 23 septembre 2010, Reporters Sans Frontières fête ses 25 ans d'existence à l'hôtel de ville de Paris, en présence de Bertrand Delanoë, le maire de Paris, Dominique Gerbaud, président de Reporters Sans Frontières et Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF ainsi plusieurs autres invités de marque.
14 mai 2009, Le secrétaire-général de RSF, Jean-François Julliard (au centre), a reçu, au nom de RSF, la médaille Charlemagne pour les médias européens
Reporters sans frontières (RSF) est une organisation non gouvernementale internationale, se donnant pour objectif la défense de la liberté de la presse.
Fondée par le Français Robert Ménard en 1985,
Reporters sans frontières défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde, c'est-à-dire le droit d'informer et d'être informé, conformément à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
En 2005, l'association a été lauréate du Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit décerné par le Parlement européen.
Les actions de RSF pour la défense de la liberté de la presse sont :
-dénoncer les atteintes à la liberté de la presse ;
-aider les journalistes et leurs collaborateurs qui sont persécutés à cause de leur activité professionnelle ;
-soutenir les familles des journalistes persécutés ;
-aider à poursuivre devant la justice les personnes ou institutions coupables de persécutions à l'encontre des journalistes et de leurs collaborateurs ;
-rassembler des pétitions nominatives de soutien à ses actions, les publier et les présenter auprès des autorités compétentes en termes d'action justicière ;
-promouvoir son action auprès de la communauté publique internationale et publier les résultats de son action.
Pour les journalistes Congolais de la République démocratique du Congo-ceux qui sont liberté, ceux qui sont en sursis et ceux qui ont été arbitrairement emprisonnés- la fête de RSF à Paris pour ses 25 ans d'existence, doit être une fête pour de tous ceux-hommes et femmes-qui défendent la pluralité d'opinion et le pluralisme médiatique, au Congo dit "Démocratique". Et encourager que le "Zoom" d'alertes sur la liberté de presse soit braqué en permanence sur la République démocratique du Congo. Et que le travail qu'abat au quotidien, Journalistes en Danger (JED)- qui est partenaire de RSF- sur terrain soit soutenu.
Pour Preuve "La lettre ouverte au président Joseph Kabila" de RSF-JED du 30 août 2010 a contraint les autorités congolaises à libérer de toute urgence, notre confrère Jullson Eninga, directeur de publication du quotidien Le Journal, incarcéré abusivement durant cinq mois pour "trahison". Le 13 avril 2010, Jullson Eninga a été placé en détention provisoire au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) sur décision du parquet de grande instance de Kinshasa. Celui-ci reprochait au journaliste la publication, le 11 septembre 2009, d’un communiqué des rebelles Hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), tiré du site internet Africatime.com. Initialement accusé de faire la "propagande de la rébellion", le journaliste a finalement été jugé pour "trahison". A ce titre, il risquait entre 20 ans de prison et la peine de mort.
Face aux museleurs patentés, aux prédateurs qui mordent à pleine dents la liberté de presse au Congo, aux "Vuvuzélateurs", propagandistes sans vergogne, aux étouffeurs de l'information libre et alternative, aux casseurs de pieds partisans de la pensée unique...La riposte de ceux qui croient au pluralisme, à la pluralité et aux diversités doivent se lever et ne pas baisser pavillon.
Rapport annuel
RSF publie chaque année un rapport sur l'état de la liberté de la presse dans le monde pour lequel elle a forgé la notion de prédateurs de la presse pour les chefs d'État, chefs de guerre et dictateurs, qui privent les journalistes de la liberté nécessaire à leur travail. Et qui, non seulement ne les protègent pas, mais les maltraitent, les persécutent, jusqu'à l'assassinat.Jusque là, la République démocratique du Congo a échappée de figurer sur la liste de la prédation de la liberté de presse. Continuera-t-elle à y échapper pour longtemps ? Wait and see.
Réseau Damoclès
En raison de l'impunité dont jouissent certaines responsables de crimes commis contre les journalistes, RSF a décidé de créer, en janvier 2002, le réseau Damoclès.
Son but est d'aider les victimes et d'intervenir auprès des différentes instances juridiques compétentes pour que les responsables soient jugés.
Le réseau aide également à financer les assistances juridiques, avocats et détectives, permettant la défense de journalistes emprisonnés ou condamnés, ou blessés ou tués pour lesquels les actions judiciaires tardent ou se refusent à en juger les auteurs.
Il a également négocié une "assurance mission" destinée aux photo-reporters, journalistes ou pigistes indépendants, leur assurant (ou à leur famille) une garantie d'assistance en cas de décès accidentel, de dommages physiques ou d'invalidité permanente survenue au cours de leur mission dans le monde entier.
Par Freddy Mulongo,
lundi 20 septembre 2010 à 17:45 ::radio
Son mentor et protecteur Evariste Boshab, président de l'assemblée nationale se mord les doigts. Les chefs coutumiers Kuba dans le Grand Kasaï n'en reviennent pas. Myra Njoku, l'ambassadeur plénipotentiaire de la République démocratique du Congo court à sa perte. Myra Ndjoku qui a "équateurisé" son nom pour plaire à Mobutu Sese Seko sous la deuxième République et devenir son barbouze et recourir aux méthodes barbouzardes, pour faire taire les paisibles citoyens et compatriotes.
Tambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères de la RDC.
Depuis qu'il est ambassadeur à Paris, Myra Ndjoku multiplie des gaffes sans précédent: à la manière d'un Al Capone, il brandit son revolver sur tout ce qui bouge, il menace ses compatriotes... Le diplomate a tabassé un agent de l’ambassade dans son bureau, il a exhibé une arme à feu en pleine réunion pour rendre crédible sa menace de s’en prendre à ceux qui s’adonneraient à des « fuites d’informations », il a de remplacé par ses « proches » des agents qui ont jusqu’à une trentaine d’années de services sans que ces licenciements déguisés n’aient suivi la procédure adéquate, sans compter une gestion des demandes de passeport qui frise la concussion... La dernière en date est le cas "Gali Mukania", un confrère vivant qui le 19 août dernier a été agressé devant l’ambassade de la République démocratique du Congo par l’un des agent de sécurité de l’ambassade, avant d’être attiré sournoisement à l’intérieur où il a été menacé purement et simplement à l’aide d’un revolver tenu par un certain « Colonnel » Esperant Kande, « assistant » de l’Ambassadeur Ndjoku Myra, et ceci pendant que les deux vigiles de l’ambassade le rouaient de coups. Il a ensuite été séquestré pendant 8 heures au sein de l’ambassade, privé de soin alors qu’il était blessé et qu’il saignait. Et lorsque ses bourreaux se sont enfin décidés à le laisser rentrer chez lui , ils l’ont obligé à changer de chemise en lui en donnant une autre parce que la sienne était trop ensanglantée. En début de la semaine dernière Tambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères de passage à Paris pour le sommet de l'ONU sur les objectifs du millénaire- sommet qui vient tout juste de s'ouvrir-lui et ses conseillers ont réprimandés vivement le locataire du 32 cours Albert Ier. Lui rappelant qu'il n'était pas "Ministre" mais ambassadeur et qu'il devrait se conformer aux règles de la diplomatie. Pour renforcer l'équipe de Paris, 4 diplomates de carrière ont été affectés pour travailler aux côtés de Myra Ndjoku. Celui qui devait s'occuper de l'administration a toujours reçu une fin de non recevoir de la part de Myra Ndjoku qui claironne à tout va, que l'administration c'est lui ! Tancé, réprimandé Myra Ndjoku est demeuré silencieux dans cette réunion tenue à huis clos dans son bunker d'ambassade. Celui qui avait promis au pouvoir des joséphistes d'apporter sur un plateau les "Têtes" des anti-joséphisme résidant en France, tourne en rond ! Depuis jeudi 16 septembre 2010, il semblerait que notre confrère Ilunga Muana Buté, chargé de communication de l'ambassade de la RDC à Paris aurait jeté l'éponge et démissionné. En effet, Myra Ndjoku voulait en faire un thuriféraire et l'aurait obligé à répondre avec un ton menaçant les confrères de "Congoindépendant" et "Apareco" qui ont divulgués l'information de "Gali Mukania" rossé dans l'ambassade. Ilunga Muana Buté même ayant travaillant à la voix du Zaïre devenue depuis 1997, la RNTC, la voix des joséphistes, est revenu à la raison. "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" disait Science sans conscience n’est que ruine de l’âme …
François Rabelais ! Encenser un pouvoir, est un couteau à double tranchant. Contraindre Mwana Bute wa Mutombo à un bras de fer avec les internautes congolais, plus outillés et mieux informés que la majorité de leurs compatriotes au pays, est un pari difficile. Ilunga Mwana Buté a-t-il refusé de devenir un chef d'orchestre du paquebot Titanic ? Rien n'a encore filtré. Ce qui est sûr est que sa lettre de démission a été sur la table de Myra Ndjoku, qui a fini par la parapher.
Avec toutes les casseroles et plaintes à son encontre qui traînent Myra Ndjoku sait qu'il peut toujours être rattrapé par la justice, quelque soit les jours et nuits.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 17 septembre 2010 à 11:01 ::radio
L'Action des Femmes Africaines Solidaires pour le Développement (AFAS) mobilise ses femmes adhérentes pour participer à la fête de la Fraternité avec Ségolène Royal, ce samedi 18 septembre 2010 au Parc du Coteau-avenue Fançois-Vincent Raspail-94110 Arcueil. Depuis plusieurs mois, elles s'organisent avec l'équipe de Désirs d'avenir pour une participation active et réussie dans la troisième édition de la Fête de la Fraternité dans la ville d'Arcueil. Ségolène Royal attache une importance toute particulière à ce que la troisième édition soit une véritable fête populaire, ouverte sur la société et plus spécifiquement sur les réussites et les talents de la diversité en France.
Paris, le 22 avril 2010 au Carrousel du Louvre, Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006, l'inventeur de la première institution de microcrédit, la Grameen Bank, est surnommé le « banquier des pauvres » et Mme Bintu Mulongo, présidente d'AFAS lors de la conférence organisée par Danone Community.
Nous publions ici le texte de Mme Bintu Mulongo adressé à Désirs d'avenir, l'équipe de Ségolène Royal:
FEMMES EN FRATERNITE : Une réponse à la crise sociale !
La Fraternité commence par le sourire à l’étranger qui passe. Pascal Obispo, dans sa chanson, ’’savoir aimer’’, l’illustre parfaitement. Sourire, c’est déjà être en capacité d’aimer son prochain quel qu’il soit. C’est le premier mode d’expression.
Car la Fraternité est tout simplement le besoin d’exprimer un amour profond, un lien de partage, une aptitude à être empathique, un souci de solidarité dans l’unité, qui se vit par le don de soi envers son prochain à qui on donne rendez–vous en permanence, en tendant sa volonté vers l’excellence du « savoir donner et recevoir ». Comment en faire un principe de solidarité inter communautaire ? L’Actions des Femmes Africaines Solidaires pour le développement (L’A.F.A.S) que j’ai cofondée il y a dix ans, est partie de cette croyance profonde en cette vertu et valeur humaniste, partagée au départ par une communauté de femmes Africaines, qui raisonnent beaucoup en mères, c'est-à-dire réunies ensemble en une « matrice des consciences » qui mène à l’action.
Ceci étant, nous revendiquons la diversité et refusons d’être stigmatisées en fonction de nos origines.
Nos actions s’étendent à tous les jeunes, les familles, à l’être humain en général quand il est en détresse ou en difficultés, et se passe de limites géographiques entre ici et là-bas ; là-bas reflétant nos actions de développement en Afrique, mais dont les expériences sont simultanément partagées avec l’Occident et les autres pays émergents, qui partent de la volonté des humbles de s’en sortir.
Ici en France également, et de plus en plus, il y a urgence à agir.
Nous essayons donc de décliner au quotidien, par des rencontres riches et en partages, la mutualisation de nos compétences, dans le but d’améliorer prioritairement les conditions de vie des plus vulnérables, les femmes, les jeunes et les enfants.
Nous souhaitons avec nos modestes moyens, arriver à une harmonisation conséquente et internationale de nos actions.
Nous encourageons le travail en équipe qui favorise l’unité et la cohésion sociale. Nous partons toujours de la volonté populaire, de manière participative, pour hisser nos programmes vers les institutions, les collectivités locales et les autres associations partenaires. L’A.F.A.S va à la découverte d’autres horizons, convaincue que la Fraternité peut donner un nouveau sens à la vie en général, mais à la société universelle surtout.
Maman Mazia, Maman Claire Wanabiele et Maman Charlotte Kaniki, trésorière d'Afas
M. Pablo et Mme Claire Bouthillon de Désirs d'avenir.
C’est en « mettant la main à la pâte », par des actions même modestes, des programmes auto gérés par les « oubliés » du progrès économique, que l’on apporte, par la participation active et collective, une réponse adaptée à la crise sociale que nous traversons.
La solidarité comme l’Amour qui la sous-tend, « déplace des montagnes ».
Rien ne s’achète, tout se mérite. La société capitaliste a oublié le sens ou même l’essence du mot « Fraternité », qu’elle exhibe pourtant en France aux frontons de ses institutions républicaines, car sa notion de progrès et de développement passe par l’argent, le gain et le profit.
Il lui est même devenu ridicule de se laisser imprégner par l’idée que « rien ne s’achète, tout se mérite ». La notion d’amour fraternel, qui est pourtant le ciment des relations humaines et peut seule provoquer l’élan solidaire vers les transformations de notre société, doit obligatoirement être ridiculisée, caricaturée comme une manifestation de faiblesse, dans une nécessité en survie du tout concurrentiel et du profit à court-terme.
A quoi sert la Fraternité dans l’âpreté de l’instant suscitée par la mondialisation ?
Le citoyen doit se vivre et s’épanouir exclusivement dans la consommation. Or que cette fraternité peut surprendre aux détours du chemin en de multiples occasions.
Elle est la force des humbles, oubliés de la République parce que non productifs ou peu consommateurs, qui n’ont plus que leur solidarité pour s’en sortir.
Quand on est à la recherche de l’Amour par définition, qui en définitive est la quête de notre existence ici-bas, on sait l’attendre et le découvrir caché derrière une amitié.
Individuellement, le « retour sur cet investissement » pourtant au départ totalement désintéressé, est fabuleux.
Il procure une paix profonde qui n’est pas que matérielle mais aussi philosophique, spirituelle ou métaphysique, dans la transcendance qui se fait vers le tout universel et qui projette nos civilisations en avant.
Les Mamans mobilisées...
Mais aussi à l'écoute !!!
La Fraternité, crée l’Unité et le Rassemblement, en se dépouillant des artifices de l’hypocrisie. Elle crée des climats de confiance, des liens sociaux sereins.
Dans nos réunions mensuelles nous rappelons régulièrement ces valeurs, que nous avons l’obligation de transmettre aux générations futures.
Le programme GELEC – LOISIR. Parmi nos programmes d’actions dans les quartiers dans lesquels nous nous investissons, nous avons imaginé renforcer la cohésion familiale mise à mal par les difficultés de tous les jours, en invitant des familles, sans considération des origines, dans des camps des familles.
Lors de cette troisième édition annuelle, nous avons, pendant les deux sessions des mois de Juillet et d’Août, personnellement accompagné plus de 80 familles. Nous sommes arrivés à expérimenter cette réalité du « savoir aimer » et du « vivre ensemble ».
A l’arrivée, le premier jour, toute les familles semblaient angoissées et ne savaient pas s’y prendre pour entrer en relation les unes et les autres. Le deuxième jour, l’adaptation a commencé à se faire tout doucement. Les quatrièmes et cinquièmes jours, les amitiés s’étant déjà formées, on a eu du mal à séparer les groupes qui se sont formés.
Pour dépasser la douleur de la séparation, spontanément les enfants ont décidé de s’inviter par la suite les uns chez les autres… Cet impact social positif génère déjà des inscriptions pour la quatrième édition de l’année prochaine, qu’il s’agit de ne pas manquer.
Bryan G lors de la répétition !
De l’Amour Eros à l’Amour Agapé. C’est cela la Fraternité. Il est encore possible dans nos sociétés de plus en plus déshumanisées et cyniques, de vivre et d’expérimenter des relations d’amour vraies, sans tricheries.
Avec Elle, l’amour du prochain est possible. L’Amour Eros Laisse la place à l’Amour Agapé. Je me nourris de ces instants riches en relations humaines. De ces moments où cet état d’amour où je me trouve, incite à une sorte de brassage du moi et de ma culture, qui devient une passerelle d’ouverture au métissage interculturel et intergénérationnel, riche en partages de savoirs et d’expériences.
Alors l’esprit s’ouvre sans horizons, se libère de ses préjugés et surtout de ses peurs, moteurs de racisme, de frilosité sécuritaire, de conservatismes de tous bords, d’égoïsme érigé en principe de survie qui amène à la sublimation de l’individualisme. Or nos différences deviennent des richesses que l’on garde pour la vie comme un trésor, mais surtout aident structurellement au développement de nos sociétés.
L’A.F.A.S en 2010, n’a pas cessé de vivre cette réalité. C’est l’année des plus belles rencontres que nous avons eues dans la Fraternité. Nous y avons non seulement amélioré la qualité dans l’écoute des besoins des autres femmes « leader(e)s » et partenaires - cette faculté à écouter étant le deuxième acte de fraternité après le sourire - mais aussi éprouvé la pertinence de notre engagement, tant au niveau national qu’international. Cela nous a aidées à aller de l’avant, à progresser dans la Co-construction. La Fraternité, par la solidarité, relève son prochain.
Quand on ne cherche pas à tirer profit dans sa relation à l’autre, que le désintéressement motive nos actions, nos coordinations, nos contributions, dans un principe de solidarité vécu en communion harmonieuse, il se produit pour tous, un épanouissement au développement tant physique, mental, qu’économique et social.
C’est pourquoi je ne peux donc terminer ce partage de mes réflexions et de mes propos, sans recommander à tous nos jeunes des associations fédérées de la C E A F , D’AFAS , DU CES – GELLEC , ESPACE WAJLER , SAVEURS D’AILLEURS , CŒURS SOLIDAIRES, LE FORIME , DROITS ET TALENT DES FEMMES , LE GRDR , LA PACOF , UN JEUNE – UN METIER , LES FEMMES ET LES JEUNES DANS NOS BANLIEUES ; à Herblay , Chelles , Nanterre , Corbeil-Essonnes , Arcueil , Bagneux et autres …, de s’ouvrir à cette belle initiative de rapprochement voulue récemment par Désirs d’Avenir 92 et d’y participer activement.
Nous sommes invités à partager la réussite de la troisième édition de la Fête de la Fraternité.
Il se trouve que l’Afrique y est représentée, dans un partage métis de cette Fraternité.
Nous sommes appelés, avec ardeur, à nous mobiliser et à nous impliquer en respect de nos différences.
C’est une expérience unique et réelle qui passera par la dégustation de nos plats et la jouissance des moments de partages animés par des spectacles. Ensemble, levons-nous et bâtissons.
Agissons pour la Paix et le Développement Durable.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 16 septembre 2010 à 11:11 ::radio
Belle et louable initiative d'Objectif Congo (OC), une association des jeunes congolais de la diaspora, qui organise un grand concert humanitaire au profit des victimes de la guerre en République démocratique du Congo. La brochette d'artistes invités (Thomas Lokofe, Mimi Mavatiku, Frère Mbuta, Boketsu Ier, Nana Lukezo, Anges d'Afrik, Bana C4, Tito Prince, Fatima Cia, Commando Toxic, Freddy Wanga, Marlay J Hill, Lodja H20 Dj Evra et autres) prouve la diversité musicale-chrétienne et profane-dont vont bénéficier ceux qui vont y assister, mais surtout cette volonté fédératrice des jeunes d'Objectif Congo de rassembler au delà des appartenances ethno-tribalistes des Congolais de l'étranger. Il y a certes la volonté de soutenir les Congolais qui croupissent dans une misère sans nom en République démocratique du Congo. Mais les victimes de La guerre au Congo ne se limite pas à l'Est du pays où Paul Kagamé, ses sbires et sa soldatesque règnent en maître. La province de l'Equateur a aussi aussi sa guerre avec les attaques des Enyeles. Au Bas-Congo, les adhérents du mouvement politico-religieux "Bundu dia Kongo" ont été massacrés par une descente punitive par les éléments armés jusqu'aux dents venus spécialement de Kinshasa. C'est aussi une guerre que l'Etat congolais a livré a ses propres ressortissants. Les Congolais de Kahemba qui sont devenus Angolais par la force des choses, ont aussi besoin d'aide humanitaire. Kahemba étant annexé sans que des "Mangercrates-ventipotents" installés à Kinshasa ne lèvent leurs petits doigts. Face à l'occupation illégale de Kahemba par l'Angola, le pouvoir de Kinshasa a baissé pavillon et fait la fine bouche sur l'affaire.
Pierrot Itela avec sa canne entouré des jeunes congolais motivés pour la RDC.
Le concert humanitaire de Paris du 19 septembre 2010 à l'espace Reuilly dans le 12è arrondissement ne doit pas dédouaner l'Etat congolais de ses responsabilités envers ses citoyens abandonnés à eux-mêmes. Ce que la diaspora peut faire à l'égard des compatriotes restés au pays ne doit en aucun cas devenir une fin en soi. Au delà de deux fontaines placées à Kinshasa, le gouvernement congolais doit revisiter les contrats léonins qui hypothèquent la République démocratique du Congo aux mains de quelques prédateurs aux mensonges éhontés sur le développement du Congo. Il faudrait assurer le minimum civilisationnel à tous les Congolais. Or ce n'est pas le cas aujourd'hui, les "nouveaux millionnaires du dimanche " qui écument les institutions de la République, ne pensent qu'à une seule chose: rempiler sans résultats, cette fois-ci dès le premier tour !
Grand défi que veulent relever les jeunes congolais qui œuvrent au sein d'Objectif Congo, tous sont motivés pour la réussite de ce méga-concert, car les fonds récoltés seront aux bénéfices aux femmes violées, aux enfants mutilés, aux grabataires de la guerre
Le flyer du concert qui est distribué dans tout Paris.
L'organisation internationale CARITAS CONGO développement qui œuvre surplace accompagne Objectif Congo dans cette opération. Futés les jeunes ont prévus d'organiser tout de suite après le concert une conférence de presse, pour tout dire aux journalistes sur le résultat de l'opération.
C'est tout de même bizarre, ceux qui s'enrichissent sur le dos des Congolais roupillent. Les jeunes avec leurs économies au lance-pierres s'organisent pour sauver les leurs en épreuves.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 15 septembre 2010 à 16:09 ::radio
Immense souffrance intérieure, grand dilemme au sein de l'équipe de rédaction de Réveil-FM dès l'annonce de l'arrestation de notre compatriote Patrice Kobanghé au Congo-Brazzaville. Comment agir sans mettre la vie en danger de Paty Kobanghé qui croupit dans le geôle de Denis Sassou Nguesso ? Il faut l'aval de sa famille. Toute sa famille habite Paris et région parisienne:son épouse Valérie Kobanghé, ses enfants, ses soeurs et sa mère, qui malheureusement vient de nous quitter. Cet aval tant réclamé et attendu, nous venons seulement de l'avoir maintenant.
Le pasteur Pathy Kobanghé, président du Parti de l'Alliance Chrétienne "PAC".
Président du Parti de l'Alliance Chrétienne "PAC", dont les objectifs sont: le développement, l'amélioration du quotidien du peuple Congolais. Étant attaché aux valeurs de progrès social, de justice, d'égalité et de démocratie plurielle, amener une nouvelle dynamique de révolution intellectuelle. Changer de mentalité et apprendre à appliquer le partage équitable des ressources et richesses du sol et du sous sol du Congo RDC. Garantir la sécurité des biens et des personnes sur toute l'étendue du territoire. Le PAC prône l'Unité - la paix- le travail.
Patrice Kobanghé est tombé dans un guet-apens orchestré de mains de maître par les sbires de Denis Sassou Nguesso, il croupit arbitrairement en prison à Brazzaville.
Connaissant son amour pour sa patrie, les sbires l'ont accusés de tous les maux, pour se faire prévaloir auprès de leur chef-président. Affable, serviable, serein, le pasteur Patrice Kobanghé n'est ni un homme problématique encore moins un inconnu dans la diaspora congolaise. A-t-on voulu le noyer uniquement à cause de son amour pour sa patrie ? Originaire de la province de l'Equateur en République démocratique du Congo, le Pasteur Kobanghé était-il une proie facile à accuser et condamner ?
Patriote, il a toujours manifester un amour sans mesure pour son pays: la République Démocratique du Congo. A la mort de son père Mr. Kobanghé, très connu à Bandalungwa dans la capitale congolaise, Paty Kobanghé, fils aîné de son père s'était juré de lui faire bâtir une tombe.
Connaissant son implication dans les médias de la diaspora: il animait la radio Likembe, il avait pris goût à l'écriture et écrivait des articles que nous publions sur Réveil-FM, il s'était investit pour la réalisation et dans l'animation de "Libumu ndunda", certaines personnes proches l'avaient déconseillées de ne pas se rendre à Brazzaville au Congo.
Mais il tenait à honorer la mémoire de son père, en bon fils aîné d'une famille africaine. Le gouvernement de Sassou peut-il expliquer comment Patrice Kobanghé a-t-il passer à l'aéroport de Roissy avec tous les systèmes de sécurités existants avec un missile sol air dans ses bagages sans se faire prendre malgré l'opération Vigipirate?
Accusation farfelue pour justifier la connivence entre le pouvoir de Sassou et celui de Joseph kabila, pour traquer tous ceux qui ne sont pas formatés pour courber l'échine face aux dictatures. Qui disent ce qu'ils pensent sans ambages !
Sa dernière prédication date du 11 janvier 2009 à l'Assemblée les Bénis de Béthel à Stockholm en Suède
Les autorités judiciaires du Congo-Brazzaville avaient demandées à la famille Kobanghé de ne pas bruiter l'affaire mais après plus de 600 jours et face à une arrestation arbitraire, illégale et inopportune doit-on encore se taire ? Valérie Kobanghé, son épouse qui est française vient de nous transmettre sa lettre ouverte au Président Denis Sassou Nguesso avec copie au président Français Nicolas Sarkozy et aux autorités françaises. Nous publions aussi la lettre d'explication de Patrice Kobanghé ainsi que d'autres documents. Nous à Réveil-FM, avec l'aval de la famille, nous ne tairons plus jamais sur le cas Patrice Kobanghé. Si par malheur, il arrivait quelque chose de fâcheux au Pasteur Pathy Kobanghé, le gouvernement de Sassou Nguesso sera tenu pour responsable. Déjà à Paris, la diaspora congolaise se prépare à sit-in pour la libération immédiate et sans conditions du pasteur Patrice Kobanghé devant l'ambassade du Congo-Brazzaville au 37 Bis rue Paul Valéry, Paris 16ème arrondissement Métro: Victor Hugo !
Famille KOBANGHE
Monsieur SASSOU
Monsieur le Président de la République
République du Congo Brazzaville
S/C Ambassade du Congo en France
37 Bis rue Paul Valéry
75116 PARIS
Objet : Situation de Monsieur KOBANGHE Mbelenga Patrice
Demande de libération immédiate
Nanterre le 12 Septembre 2010
Monsieur SASSOU
Monsieur le Président de la République,
Je me permets de venir vous faire part de la situation de mon mari afin que vous puissiez y mettre fin.
Mon mari est retenu par les autorités judiciaires de votre pays depuis 600 JOURS et ceci dans l'illégalité puisque arrêté le 22 janvier 2009, il ne s'est pas vu appliqué le cadre réglementaire de votre pays en matière de justice en référence aux dispositions du code pénal en matière de détention préventive.
De plus, aucune réponse n'a été donnée aux différentes demandes de mise en liberté ; la dernière demande de juillet 2010
La réalité est donc une séquestration de mon mari par les autorités judiciaires de votre pays.
Aussi, je souhaite vous soumettre une demande de grâce pour libérer mon mari et lui permettre de rentrer chez nous en France où il vit depuis 1980 afin qu'il puisse continuer l'éducation de nos deux enfants âgés de 12 et 14 ans. La situation administrative de mon mari vis à vis des règles françaises lui permettre de rentrer auprès de nous.
Partageant les valeurs de DIEU, je souhaite qu'en ce 12 septembre annonçant la JOIE qui nait du PARDON, date du 600eme JOUR de détention illégale de mon mari, retentisse en vous, Monsieur SASSOU, la lecture du psaume 50 afin que la joie puisse revenir dans notre famille.
Espérant pouvoir bénéficier de votre sollicitude afin de mettre fin à ce cauchemar humain et familial, je vous prie d'agréer
Monsieur le Président de la République en l'expression de mes salutations.
Valérie KOBANGHE
Copie:
Monsieur le Président de la République Française, Monsieur SARKOZY
Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur KOUCHNER
Monsieur l'Ambassadeur de France au Congo, Monsieur VALETTE
Madame et Monsieur les Sénateurs, Madame GONTHIER-MAURIN, Monsieur BADINTER
Madame la Députée, Madame FRAYSSE
Monsieur le Maire, Monsieur JARRY
Voici ce que Pathy Kobanghé, témoigne dans sa lettre:
En date du 08 janvier 2009, j’ai été ré-contacté par une vieille connaissance qui date de 2002 et qui se prétendait un membre de la famille de Omar Bongo.
Il se fait dénommé ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick, mais cette identité semble fausse selon les informations du colonel Ndinga Gauffram de la DCSM de Brazzaville, un vrai goulag à la congolaise.
Nous nous sommes rencontrés à Paris, Porte Maillot et nous avons échangé sur mon projet de devoir me rendre à Brazzaville pour faire face aux suites du décès de mon père.
De retour sur Brazzaville, le même ITOUA Jean-Marie alias Tshibinda Ying Yon Patrick me téléphone le 12 janvier 2009 et me propose le bénéfice d’un billet d'avion pour Paris-Brazzaville-Paris, offre que j’accepte avec un voyage établi du 16 au 23 janvier 2009.
Je quitte donc Paris le 16 janvier 2009 pour Brazzaville,
Arrivé sur place ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick m’accueille à l’aéroport de Maya Maya et me prend en charge, son chauffeur, un certain Romarique nous conduit.
Il me propose de séjourner à l’hôtel Marina et d’avoir pour restaurant d’attache le Nénuphar.
Nous nous sommes rencontrés les 16,17 et 18 janvier 2009.
Le 19 janvier 2009 au soir il me téléphone pour me proposer de l’accompagner le lendemain à un rendez-vous avec une personnalité congolaise.
Le 20 janvier 2009, il vient me chercher à l’hôtel à 14h30 et nous nous rendons chez cette personnalité qui est en fait le général Ngouele Ndele chez qui nous restons une petite demi-heure et avec qui il échange sur les généralités de la situation du pays.
Me sentant piégé,
de retour de ce rendez-vous, je demande à ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick la raison pour laquelle il a souhaité que je l’accompagne. Il divague et ne me convainc pas avec ses réponses imprécises.
Nous nous retrouvons tardivement en soirée pour un repas au restaurant Nénuphar.
Le mardi 21.01.2009, je dois passer une journée plus familiale avec mes soeurs pour la pierre tombale de mon père. Par après j'ai retrouvé messieurs Yogo, Boleko, et Ngule qui connaissaient bien mon défunt père, qui sont installés à Brazzaville.
Je sollicite ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick qu’il me dépanne d’un peu de liquidités sur place ; nous convenons d’un rendez-vous à l’Olympic Palace Hôtel.
Je signe la décharge sur le prêt des 500 euros que me fait ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick.
Ce dernier nous précise qu’il ne nous sera pas possible de déjeuner à l’Olympic Palace Hôtel et nous propose de nous rendre au restaurant Mamiwata tous ensemble.
A la fin du repas, ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick paie le repas et demande à la serveuse de faire une photo en présence de nous tous et des liquidités ayant servi au paiement des repas.
Nous nous sommes séparés en cours d’après-midi.
En soirée, ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick me téléphone pour m’inviter à l’accompagner le lendemain à un rendez-vous avec Monsieur NDZON ; nous convenons qu’il passera me prendre le 21 janvier 2009 vers 10H00.
Dans la nuit du 20 au 21 janvier 2009 aux alentours de 04h00 du matin, des personnes frappent à ma porte sous prétexte d’avoir un colis à me remettre. Très surpris de cette démarche, j’entreprends une discussion à travers la porte et prend conscience d’un réel danger.
Je quitte par la fenêtre l’hôtel à 05h30 du matin,
au cours de la journée du 21.01.2009, je cherche à comprendre l’événement de la nuit :
- Je prends contact avec l’hôtel. Je suis informé que les personnes se seraient présentées comme des éléments de la sécurité de l’Etat,
- Je cherche à prendre contact avec la police aidé par un vieux chef de quartier dénommé Kambo Baudouin,
Le 22 janvier 2009, je me rends volontairement au commissariat de la police centrale pour déposer une main courante sur l’évènement de la nuit du 20 au 21 janvier 2009.
Le colonel qui me reçoit constate que c’est la DCRM qui s’est présentée à l’hôtel et il me remet à cette autorité en la personne du colonel Tshami.
L’équipe du colonel Tshami pour mon interrogatoire est composée des membres suivants :
- Le colonel NDINGA Gaufrant,
- Le commandant ou major Bokesse Carlos,
- Le capitaine Oya Tshami
- Le lieutenant Linkonzi Michel
- L’adjudant Okema Aimé
Au cours de l’enquête, l’équipe :
- Me montre les différentes photos prises par ITOUA Jean-Marie alias TSHIBINDA YING YON Patrick au cours de nos différents rendez-vous,
- Me menace d’extradition vers Kinshasa, la capitale congolaise,
- M’interdit tout contact avec l'extérieur,
- Me confronte avec le lieutenant Boleko, lui aussi en état d’arrestation à la DCRM,
- M’accuse de disposer d’un missile Solair pour faire exploser l’avion du président Kabila
- M’accuse de participer au projet de mercenariat contre le président Denis Sassou Nguesso
Par Freddy Mulongo,
mardi 14 septembre 2010 à 09:31 ::radio
Jean-Kalama Ilunga, l'ancien conseiller de Mzée Laurent Désiré Kabila, tance, dénonce l'apathie de certains compatriotes et la mollesse des Nations Unies sur les crimes de génocide au Congo-Kinshasa. Il voudrait rétablir la vérité historique, de son point de vue. Pour lui, l’UCDP n’a rien oublié et n’oubliera jamais tout le mal que ces criminels avaient fait subir au peuple congolais! Tôt ou tard, les responsables, congolais ou non, des crimes sur les plus de 6 millions des congolais, victimes de la sauvagerie devront payer, quitte à les traquer et exécuter la justice par nous- mêmes comme les juifs l’avaient fait contre les criminels nazis!
Kigali 9 septembre 2010, Ban Ki-Moon, le secrétaire Général de l'ONU est venu en personne au Rwanda pour calmer Paul Kagame sur le "Rapport" et l'exhorter à ne pas retirer ses soldats des forces de paix onusiennes au Soudan.
Le « rapport » qui fait trembler les criminels de guerre, contre l’humanité et de génocide en RDC et leurs complices congolais !
L’annonce de la prochaine diffusion du rapport de l’ONU sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide en RDCongo, met clairement en évidence et à l’ordre du jour les responsabilités du dictateur criminel Rwandais Paul Kagame et consorts! Leur implication active dans cette tragédie humaine, sans précédent au monde, mais subie par le peuple congolais et occultée délibérément, ne doit souffrir d’aucun doute! En dépit des réactions hystériques des uns et des gesticulations politiciennes pathétiques des autres, assaisonnées des menaces déjantées des criminels au pouvoir au Rwanda, l’étau de la justice est en train de se resserrer sur eux tant que sur cette terre, il existe encore des femmes et des hommes épris de justice et de vérité!
Les projecteurs de l’actualité braqués sur les criminels de guerre, contre l’humanité et de génocide en RDCongo : Le « rapport » qui accuse!
« La guerre sera longue et populaire…! Ne lâchez jamais! La victoire est certaine ! » dixit M Laurent Désiré Kabila, le soldat du peuple!
C'est révolu la période où le criminel ruandais Paul Kagame, fort du soutien de l'équipée de manipulateurs, dont le belge Louis Michel, conduits par Tony Blair pour la déstabilisation et la partition de la RDCongo, se bombait la poitrine, narguant tout le monde, proférant des menaces et se croyant être le nouveau ''messie'' investi des droits illimités de commettre impunément des crimes et d'abuser des mensonges pour tromper l'opinion internationale.
Paul Kagame continue piteusement et honteusement, à abuser de la commisération internationale sur le génocide 94 alors qu’il en est le «facteur déclencheur» pour avoir ordonné l'acte terroriste qui avait abattu l’avion du président Habyarimana, resté impuni! En dépit de l’évidence selon laquelle la manivelle tourne inexorablement dans l’autre sens et que la peur a changé de camp, il y a encore des faux-myopes qui font semblant de ne pas voir la fin proche du dictateur sanguinaire du Rwanda!
De toutes les façons, ce minable criminel dictateur du Rwanda, Paul Kagame doit et devra payer tôt ou tard pour ses crimes en RDCongo!
Témoignages de Charles Onana:
ces tueurs tutsi
Pour l'UCDP : Monsieur Ban Ki Moon doit démissionner!
Même si, ces derniers temps, monsieur Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations Unies, s’agite dans tous les sens pour trouver une voie de sortie en faveur du dictateur criminel ruandais Paul Kagame en jouant l’occultation délibérée des délits criminels à son encontre à savoir : crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo comme au Ruanda contre les populations hutu!
Il apparaît clairement, aujourd’hui, qu’il est manipulé pour jouer, piteusement, dans un jeu de dupe! Nous ne sommes pas des dupes ni cons! Pour détourner l’attention de l’opinion, monsieur Ban Ki Moon fait semblant de s’émouvoir sur les viols en RDCongo en taisant délibérément les crimes abominables de plus de 6 millions de congolais privés de justice dont son protégé dictateur et criminel en porte la responsabilité au premier chef!
En faisant ’’ami-ami’’ avec ce plus grand dictateur criminel en Afrique, Paul Kagame non seulement menteur mais, en plus, manipulateur et fourbe, monsieur Ban Ki Moon se met, bêtement, au premier rang de l’apologie des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo! La stratégie consistant à accuser, à diaboliser et à charger à outrance les FDLR et les maï-maï adoptées et entretenues par les manipulateurs infiltrés dans les rouages de la direction de l’ONU, est une pantalonnade de mauvais goût et un faux fuyant pour tromper les opinions!
En fait, rien ne nous empêche de penser que ce soient ces manipulateurs- comploteurs qui arment eux-mêmes des individus en provenance du Rwanda et de l’Ouganda pour commettre des exactions de toutes sortes à savoir les viols etc.…. sur les populations civiles congolaises en vue de crédibiliser les accusations fallacieuses contre ces mouvements de résistance congolaise et ruandaise!
Si Monsieur Ban Ki Moon est incapable de protéger et de promouvoir les idéaux et les valeurs humanistes sensées être ceux des Nations Unies, il doit démissionner!
Rappel
Plus de 6 millions de congolais avaient été massacrés sauvagement par des hordes terroristes du Ruanda et de l'Ouganda, sous couvert d’une pseudo-rébellion sous l'instigation des dictateurs Paul Kagame et Yoweri Museveni, eux –mêmes sous le pilotage criminel de l'ancien 1er ministre britannique Tony Blair, placé à la tête des lobbies maffieux et des réseaux infiltrés dans certaines structures des institutions internationales comme l’ONU pour bloquer insidieusement toutes les actions de justice contre les responsables de cette tragédie provoquée délibérément en RDCongo! Pour les complices congolais, la liste de tous ces criminels sera diffusée bientôt par Info UCDP !
Mise au point historique: résistance héroïque de Mzee Laurent Désiré Kabila à la tentative des criminels tutsis ruandais de contrôler le pouvoir en RDCongo!
1. Ceux qui continuent à raconter que les ruandais avaient financé la guerre de l’AFDL sont des menteurs :
- Le territoire ruandais n’avait servi à l’AFDL que de base-arrière et aucun sou n’avait été dépensé par les ruandais pour piloter la lutte armée qui avait mis un terme au pouvoir du maréchal Mobutu parce qu’ils n’en disposaient pas et que c’était l’Angola qui avait assuré toute la logistique et les moyens indispensables!
- Après avril 1994, les tutsi du FPR avaient pris le pouvoir en réalisant des exterminations systématiques des hutus restés au Rwanda qu’ils tuaient sans pitié! Et après octobre 1996, la seule raison qui les poussait à faire des incursions furtives sur la partie libérée du territoire congolais derrière les forces de l’AFDL, était l’extermination massive des hutus réfugiés en RDCongo ! Ngandu Kisase, chef d’état major des forces de l’AFDL, qui protestait et dénonçait publiquement les massacres des hutu par les tueurs tutsis de l’armée patriotique ruandaise sur le territoire congolais, était assassiné sur ordre de Paul Kagame par ses hommes de main dont James Kabarebe, Jack Nkuruzinza, …!
2. Ceux qui continuent à raconter que les ruandais avaient porté Laurent Désiré Kabila au pouvoir sont des menteurs :
« Parce que le peuple congolais est l’artisan premier de l’accession de LDK au pouvoir... »
- Ce mensonge est une insulte à l’égard du peuple congolais du Nord Kivu, Sud Kivu, du Maniema, de la Province Orientale , de l’Equateur, du grand Kasaï, du Katanga, de Bandundu, du Bas-Congo, de Kinshasa qui avait participé et permis ce changement désiré par les congolais qui s’était concrétisé le 17 mai 1997! Grâce au peuple congolais d’abord, tout avait été possible et Mzee Laurent Désiré Kabila avait accédé au pouvoir!
Ainsi donc, c’est une insulte contre les combattants congolais (tigres venus d’Angola, maï-maï) et les soldats des ex- FAZ (qui les avaient rejoints à l’Est) dont la bravoure avérée sur les 2000kms de marche forcée pour conquérir le pouvoir n’avait pas besoin de ces criminels tutsis ruandais qui, d’ailleurs, n’avaient jamais été au front car c’étaient les combattants congolais dits tigres venus d’Angola qui étaient en pointe des offensives de Goma à Kinshasa!
Les témoins sont là, il faut leur poser la question à ce sujet pour éclairer l’opinion!
« … infiltration insidieuse au cœur du nouveau pouvoir congolais par les tutsi kagamiste…. »
- Ce mensonge avait servi à l’infiltration insidieuse de ces criminels tutsis rwandais, se faisant passer pour benyemulenge, dans les rouages du nouveau pouvoir congolais, après le 17 Mai 1997 :
Avant l’arrivée de Mzée Kabila à Kinshasa :
a. Le tutsi kagamiste Déogratias Bughera prit le contrôle total de l’appareil de l’AFDL et s’installa dans les bureaux de la primature (les bureaux de Patrice Emery Lumumba),
b. Le tutsi kagamiste Bizimana Karamuheto alias Bizima Karaha s’empara des affaires étrangères avec comme directeur de cabinet le tutsi kagamiste Azarias Ruberwa,
c. Le tutsi kagamiste Moïse Nyarugabo, imposé comme directeur de cabinet de Mzée Laurent Désiré Kabila depuis Goma avant Aubert Mukendi et Yerodia, s’installa au palais de la Nation , pour isoler ce dernier en lui collant une secrétaire tutsi rwandaise Madeleine et un autre tutsi kagamiste du nom de Michel aux finances de la Présidence ! Dès que Mzee arriva à Kinshasa, après avoir remarqué ce coup fourré par lequel ce entourage controversé tentait de lui faire signer n’importe quoi notamment la nomination des tutsi rwandais et certains de leurs pions congolais comme ambassadeurs et dirigeants d’entreprises publiques, il refusa de signer ce genre de décret de nomination, donna à chaque ministre la responsabilité de signer les arrêtés et il vira Moïse Nyarugabo pour nommer Aubert Mukendi comme directeur de cabinet!
Les tutsi réussirent quand même à placer leurs pions congolais à des postes stratégiques dans les rouages du pouvoir : par exemple, pour contrôler la ville de Kinshasa, les tutsi avaient réussi à imposer comme gouverneur leur taupe congolaise, à savoir Théophile Mbemba, qui, pour consolider les excellentes relations avec les rwandais, était choisi par le criminel rwandais Bizima Karaha comme son parrain de mariage!
C’est vrai et vérifiable! Pour contrôler la télécommunication, feu maître Kinkela Vikansi qui était avocat de la société Télécel du tutsi ruandais Miko, fut pistonné comme ministre des Postes et télécommunications!
La liste des faits similaires n’est pas exhaustive !
« Mainmise sur les forces de sécurité… »
- Ce mensonge avait servi aux tutsi dans leur tentative de contrôler le pouvoir par la mainmise sur les forces de sécurité : le tutsi ruando- ougandais James Kabarebe était malicieusement imposé au sommet de l’armée comme chef d’état major général ad intérim des Forces armées congolaises FAC, avec Joseph Kabila, qu’il critiquait et qualifiait, en privé, de taciturne et irresponsable, comme adjoint! Ce criminel ruandais était arrivé bien après la prise de Kinshasa et c’est un fieffé menteur lorsqu’il prétendait à qui voulait naïvement le croire que c’était lui qui avait conduit la prise de Kinshasa!
Pour se débarrasser de la présence de la coopération militaire angolaise, les tutsi avaient commencé à diaboliser les Angolais en les accusant faussement de toutes sortes d’exactions sur les populations congolaises! Anselme Masasu, tutsi par sa mère et ancien de l’armée patriotique ruandaise, avait tenté de faire main basse sur le Conseil national de sécurité CNS en se faisant passer pour le conseiller spécial en matière de sécurité du président, pourtant, c’était Kazadi Nyembue qui y était nommé officiellement!
Masasu s’était même permis d’arrêter et d’enfermer, dans la villa qu’il occupait au Mont fleuri, Paul Kabongo, l’administrateur de l’ANR, en vue d’y placer quelqu’un à leur solde.
- Ce mensonge avait permis aux tutsi ruandais, maîtres dans l’art de la flagornerie, de la roublardise, de la fourberie de recruter, par la corruption, leurs complices congolais en quête maladive des postes dans le milieu politique, l’armée, l’administration publique, les entreprises publiques! Ainsi donc, pour contrôler tous les secteurs, ils y avaient imposé à tous postes stratégiques des tutsi ruandais, si ce n’était pas à la tête de la structure (trop visible), c’était toujours à un niveau stratégique discret comme la finance! Au sein de chaque cabinet ministériel important, il y avait quelques tutsi imposés pour veiller!
Ceux qui continuent à rouler les congolais dans la farine en cherchant à trafiquer l’histoire en disant que c’était Mzée Laurent Désiré Kabila qui avait emmené les rwandais en RDCongo, sont des menteurs:
Les tutsi rwandais étaient en RDCongo avant l’avènement de l’AFDL!
Le tutsi rwandais Bisengimana Rwema était directeur de cabinet du maréchal Mobutu pendant 10 ans! Il avait placé ses compatriotes tutsi ruandais sur des postes importants dans l’administration, les entreprises publiques! C’est connu et les congolais s’étaient toujours plaints de leur arrogance! Face à ce vaste complot des tutsi ruandais qui, sans avoir donné quoique ce soit, voulait contrôler le nouveau pouvoir congolais, Mzée Laurent Désiré Kabila avait opposé une résistance farouche dès le début et comment? :
« Eloignement de l’entourage tutsi Kagamiste »
a) En arrivant à Kinshasa, il était logé au Palais de la Nation où les tutsi s’étaient déjà installés: Directeur de cabinet du président, le financier, la secrétaire, gardes, intendance, sécurité… ! Mzée commença par refaire son cabinet avec Aubert Mukendi comme nouveau directeur de cabinet qui était menacé de mort, quelques temps après, par les tutsi ruandais, non contents d’avoir perdu cette position de pouvoir stratégique qu’occupait le tutsi kagamiste Moïse Nyarugabo!
« Changement de résidence »
b. Pour sortir de l’étreinte ruandaise, plus tard, sans tambour ni trompette, LDK déménagea pour le palais de marbre, en laissant les tutsi, furieux, au palais de la Nation ! Si le cabinet administratif du président était toujours au palais de la Nation , Mzee Kabila travaillait désormais dans sa nouvelle demeure, débarrassé de l’entourage tutsi désemparé et privé de contact direct avec lui!
« S’appuyer sur la nouvelle police nationale imperméable à l’infiltration tutsi kagamiste »
c. L’armée étant infiltrée : Mzée s’appuya sur la nouvelle police nationale, une force hermétiquement fermée à l’infiltration des tutsi rwwandais et fit appel aux anciens des services du renseignement de l’ancien système qui avaient plus d’une raison de traquer les arrogants tutsi ruandais qui se comportaient comme s’ils étaient en terrain conquis!
« Faire échec au plan d’assassinat d’Etienne Tshisekedi par les tutsi Kagamiste »
d. Pour lui nuire, les tutsi rwandais complotèrent pour assassiner Etienne Tshisekedi afin de faire porter le chapeau à Mzée Kabila!
Dès que celui-ci reçut ce renseignement, pour protéger le leader de l’UDPS, il le fit quitter Kinshasa, loin de tout risque d’assassinat grâce à un isolement forcé à Kabeya Kamwanga au Kasaï Oriental en dépit des indignations hypocrites des comploteurs qui parlaient de relégation!
A la fin de la mesure d’isolement, Etienne Tshisekedi eut un long entretien de près de 4 heures à Lubumbashi avec Mzée Kabila qui lui expliqua les raisons sécuritaires qui avaient prévalues pour décider de son isolement physique (le mettre à l’abri d’un assassinat programmé par les tutsi en vue de faire porter le chapeau à Mzee)! En plus, il aurait proposé au leader de l’UDPS certains postes ministériels pour son organisation et celui de vice-président pour lui-même (Pour l’histoire, Etienne Tshisekedi est encore vivant, il devra confirmer ou non cette épisode de la rencontre avec LDK) !
Jusqu’à quelques jours avant le 30 juin 1998, le leader de l’UDPS n’avait toujours pas donné de suite à la sollicitation de Mzée LDKabila !
C’était pour cela que le président demanda à son directeur de cabinet Yerodia de consulter pour l’aménagement du gouvernement, certains ministres ayant été jetés en prison!
« Contrôler la sécurité en mettant un terme au désordre et les excentricités de Masasu »
e. Anselme Masasu qui se disait conseiller spécial en matière de sécurité, se complaisait à créer la pagaille dans l’action sécuritaire! Ses partisans commettaient impunément des enlèvements, des assassinats et des exactions de toutes sortes sur les populations civiles, il avait transformé son habitation en petit Etat autonome et même en prison jusqu’à y enfermer l’administrateur de l’ANR Paul Kabongo et bien d’autres qui peuvent témoigner!
La folie de grandeur avait gagné ce garçon : Entre autre, il convoqua un dimanche de grands artistes musiciens et comédiens pour l’amuser et le faire rire chez lui, vautré dans un fauteuil avec une bouteille de whisky, et tout ce qu’il avait pu leur dire, ce fut qu’il était congolais en présentant son père! En fait, les actes déjantés de Masasu cachaient un coup monté de déstabilisation d’autant plus qu’il avait effectué un long périple sur le territoire national pour se présenter aux différentes garnisons en dehors de tout contrôle de la hiérarchie militaire ou politique! En dépit des mises en garde, Masasu n’a avait pas suivi !
En conséquence, pour mettre un terme aux excentricités de ce dernier, Mzée LDKabila le mit aux arrêts et démantela tout le réseau qu’il avait mis en place !
« Récupérer et contrôler la machine AFDL transformée en l’antre de la déstabilisation et des traîtres »
f. Pour libérer l’AFDL de l’emprise tutsi kagamiste, après le sabotage par la mobilisation insuffisante lors de la célébration du 1er anniversaire de la prise de pouvoir le 17 mai 1998, Mzée évinça le tutsi kagamiste Déogratias Bughera, furieux, du secrétariat général de l’AFDL pour le ministère d’Etat délégué à la présidence (sans portefeuille).
« Contrôler les affaires étrangères et la diplomatie »
g. Aux affaires étrangères, le tutsi kagamiste Bizimana Karamuheto alias Bizima Karaha, après avoir empoché 2 millions de dollars US destinés à la rémunération des diplomates congolais en poste à l’étranger, disparut dans la nature prétextant qu’il était empoisonné et qu’il était en soin en Afrique du Sud ! Les diplomates n’avaient jamais perçu leurs rémunérations détournées par le tutsi kagamiste Bizimana Karamuheto! Mzée le remplaça!
« Mettre définitivement un terme à la présence militaire ruandaise nuisible et indésirable en RDCongo »
h. En juillet 1998, le tutsi kagamiste James Kabarebe, chef d’état major ad intérim des FAC, au cœur du complot éventré contre Mzée, fut débarqué de son poste! Après l’échec d’une dernière tentative pour s’approcher de Mzee pour lui faire mal, James Kabarebe était contraint de quitter le territoire congolais et par la même occasion Mzée mit définitivement un terme à la pseudo –coopération militaire avec le Rwanda, un acte qui avait provoqué un élan de joie et de satisfaction de l’ensemble du peuple congolais! Mzee Laurent Désiré Kabila dénonça publiquement la mauvaise fois, les turpitudes et les mensonges des tutsi ruandais ainsi que le vaste complot qu’ils animaient pour déstabiliser la RDCongo !
Des vols et détournements des biens des congolais (automobiles transportés au Rwanda) ainsi que des équipements militaires étaient réalisés impunément !
Sous prétexte d’expédier des équipements militaires à l’Est, James Kabarebe avait détourné pour son compte des camions de transport des troupes acquis en Chine pour les FAC!
Avec l’éviction de Kabarebe et le départ des soldats ruandais, tous les tutsi s’était passé le mot d’ordre pour déserter leurs postes et la ville de Kinshasa!
En désespoir de cause, le 02 Août 1998, une centaine d’officiers congolais étaient assassinés à Bukavu, à Kinshasa, les soldats tutsis soi-disant banyemulenge, lancèrent l’offensive!
Ils étaient neutralisés! La guerre d’agression par la coalition rwando-ougando-burundaise qui a causée la mort de plus de 6 millions de congolais, venait de commencer!
Sus aux traîtres et fieffés collabos : Lambert Mende Omalanga pris en flagrant délit d’apologie des criminels rwandais et ougandais
« La guerre sera longue et populaire… ! Ne jamais trahir le Congo ! »dixit Mzee Lauret Désiré Kabila, le soldat du peuple !
Politicien ’’waya-waya ’’ devant l’éternel, Lambert Mende n’étonne personne! Il est prêt à vendre sa femme, ses parents, ses enfants, ses frères et sœurs, ses ’’amis’’, Dieu Seul sait combien il en a sacrifié pour ses intérêts de positionnement politicien!
Aujourd’hui, Lambert Mende, aux abois, étale ses turpitudes d’agent de propagande des bourreaux du peuple congolais: Paul Kagame et Yoweri Museveni!
Il a l’outrecuidance de prendre en otage et d’utiliser abusivement les outils de communication du peuple congolais pour faire l’apologie des responsables des crimes de guerre, crimes contre l’humanité en RDCongo! Tant que la justice ne sera pas rendue pour les plus de 6 millions de congolais, les excellentes relations dont se prévaut Monsieur Mende avec le Rwanda et l’Ouganda dirigés par des criminels Paul Kagame et Yoweri Museveni, ne concernent absolument pas le peuple congolais meurtri profondément dans sa chaire et son esprit, et victime des actes criminels injustes et de la barbarie!
Les institutions de la République Démocratique du Congo sont une propriété du peuple congolais, il est donc inacceptable qu’elles continuent à servir de marche-pieds aux tueurs des congolais et leurs complices congolais qui avaient reçu, en prime pour leur trahison et les crimes, de postes de pouvoir dont ils s’en servent pour bloquer le processus judiciaire contre les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo!
Lambert Mende, qui entretiendrait des relations familiales par sa femme ou une de ses épouses avec le dictateur Ougandais Yoweri Museveni, démontre, au travers de son discours, la réalité de sa caporalisation à ses parrains criminels chez qui il a, sans doute, reçu des injonctions pour faire barrage au rapport de l’ONU!
Ils sont légion les traitres et criminels, comme Lambert Mende, qui ont infiltrés les institutions politiques de la RDCongo dont certains, toute honte bue, sont devenus de donneurs de leçon notamment : Roger Lumbala, Mbusa Nyamwisi, Nyarugabo, Adolphe Onusumba, Mbusa Nyamwisi, Azarias Ruberwa, Bosco Ntaganda, Zaïdi Ngoma, Wamba dia Wamba, Bizimana Karamuheto alias Bizima Karaha, Olivier Kamitatu, François Mwamba, Ondekane, Tambwe Muamba, Kalala Shambuyi, Gabriel Amisi dit Tango fort, ….. !
Par Freddy Mulongo,
lundi 13 septembre 2010 à 17:31 ::radio
Grande cause. Petit effet. L’ancien
évêque de Bruges Roger Vangheluwe
a annoncé, hier, sa retraite « en toute
discrétion » hors de son diocèse. En
avril dernier, il avait été le premier
évêque belge à reconnaître son passé
de pédophile. Son neveu mineur avait
ainsi été abusé pendant treize ans.
Dans la foulée, l’Eglise belge avait incité
toutes les victimes à témoigner auprès
d’une commission ad hoc. Elle n’a pas
été déçue.
L'ex-évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, a quitté Westvleteren, dans une lettre lue samedi, à Malines, par Jürgen Mettepenningen, porte-parole de la Conférence épiscopale belge.
Aucune congrégation n’y échappe
Rendu public vendredi, le rapport de
cette commission fait état de 475
plaintes pour abus sexuels, commis
dans le cadre d’une relation pastorale.
La plupart des faits sont prescrits, mais
le choc en Belgique est violent. « C’est
le dossier Dutroux de l’Eglise, a ainsi
déclaré Peter Adriaenssens, pédopsychiatre
qui a dirigé les travaux de la
commission. Aucune congrégation
n’échappe à l’abus sexuel de mineurs
par un ou plusieurs de ses membres. »
Pour preuve, ce professeur a choisi de
publier – en français et en néerlandais
– 124 témoignages de « survivants
d’abus sexuels ». Une ancienne « adolescente
taiseuse » raconte ainsi ses
rapports avec son confident religieux :
« Il m’a dit que je devais apprendre la
tendresse humaine, qu’il était préférable
de l’apprendre en douceur avec lui. »
Spectaculaires, ces révélations apparaissent
souvent salvatrices pour les
victimes. « J’attends de la commission
de faire savoir à l’auteur des faits que je
ne compte pas me taire toute ma vie… »,
explique par exemple un autre abusé.
L’Eglise, accusée dans un premier
temps de vouloir étouffer l’affaire, doit
présenter justement aujourd’hui une
« initiative » pour aider les victimes.
Abus sexuels: le communiqué complet de l'Eglise
Voici le document complet de la réaction de l'Eglise suite au rapport Adriaenssens sur les abus sexuels dans le cadre de relations pastorales.
Les derniers mois ont été très mouvementés pour la communauté ecclésiale et certainement aussi pour nous. Après la visite quinquennale « Ad limina » à Rome, nous avons exprimé dans une lettre pastorale, le 19 mai 2010, notre compassion envers les victimes d’abus sexuel et notre détermination à résoudre cette problématique de manière nouvelle. Une lettre est parue après la démission de notre collègue-évêque pour des faits très graves qui ne peuvent nous laisser indifférents. Depuis, nous recevons de nombreuses réactions souvent pleines d’émotion de personnes qui expriment leur mécontentement ou leur stupeur. Nous vous assurons que cette suite d’événements bouleversants nous touche douloureusement de même que tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, sont actifs dans l’Eglise, comme permanents ou bénévoles. Un sentiment de colère et d’impuissance domine parmi les croyants, les prêtres en particulier. Aucune issue n’est facile à trouver à une crise si complexe.
Lors de la publication de la lettre pastorale, la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale, sous la direction du Professeur Peter Adriaenssens, était encore en pleine activité. Nous et bien d’autres, sommes persuadés que cette Commission a ouvert la voie d’une approche nouvelle et responsable du problème de l’abus dans une relation pastorale. Le premier souci de la Commission fut le bien-être des victimes et de leurs proches. Le fait que de nombreuses victimes ont trouvé le courage de se tourner vers cette Commission fut une confirmation de sa nécessité.
Suite à l’intervention inattendue d'un juge d'instruction, le 24 juin 2010, tous les dossiers ont été pris à la Commission. Le Président et les membres de la Commission n'ont alors vu d’autre alternative que de donner leur démission. Nous déplorons toujours cette intervention et ses conséquences. Tous en ont subi les dommages. Un temps précieux a été perdu. En outre, la saisie fait clairement apparaître la nécessité d’une concertation encore plus approfondie avec le Ministère de la Justice et le Ministère Public pour la poursuite du travail dans un cadre légal mieux garanti.
Vendredi dernier, le Professeur Adriaenssens a publié un certain nombre de récits de victimes. Ces récits et la souffrance qu’ils contiennent nous font frissonner. Ils nous confrontent à ce qui jamais n’aurait pu arriver. Ils méritent notre écoute la plus profonde et la plus grande attention pour le drame humain qui s’y est joué. Le berger de l'Evangile va à la recherche de la vie blessée et la prend sur ses propres épaules. Une attention personnelle pour la victime est la première chose que nous devons rétablir. Dans le sillage du rapport du Professeur Adriaenssens, nous voulons nous engager à une disponibilité maximale pour les victimes. Il nous faut écouter leurs questions pour rétablir leur dignité et les aider à guérir la souffrance qu’ils ont dû endurer.
Dans son rapport, le Professeur Adriaenssens a tiré diverses conclusions du travail de la Commission. Il émet de lourdes objections quant à l'approche passée du problème de l’abus, tant dans l'Eglise que dans la société et avance aussi des propositions pour améliorer cette approche. Des erreurs du passé, nous souhaitons tirer les leçons nécessaires. Dans les entretiens qui seront menés dès demain, nous tiendrons compte des réflexions et propositions du Professeur Adriaenssens. Toutefois, le défi est de telle taille et touche tant d'émotions, qu’il nous semble impossible de vous présenter dès aujourd’hui une proposition jusque dans ses moindres détails. Il est impossible de vouloir résoudre des expériences si traumatiques en un tour de main.
Quand les victimes d’un abus sexuel se font connaître, des besoins et espérances nombreuses affleurent en même temps. Chaque récit est bien sûr unique, mais globalement les questions touchent trois plans : le plan juridique, canonique et clinique. L'expérience des derniers mois a montré que ces trois domaines doivent être clairement discernés et requièrent chacun une approche plus spécifique. Avant la mise en route d’une nouvelle initiative, une étude et une concertation plus approfondies sont nécessaires, en collaboration avec toutes les parties concernées. Trop de ponts ont été endommagés, pour présenter dès aujourd’hui un suivi directement utilisable de la Commission Adriaenssens. Il faut s'occuper d'abord d'une nouvelle structure de collaboration entre les différents acteurs : entre Eglise et Justice, entre Justice et assistance en soins ; entre les victimes d'un côté, l'Eglise, la Justice et l’assistance en soins de l'autre côté. Nous voulons nous concerter avec tous dans les plus brefs délais, en vue d’une approche fondamentale et sociale du problème de l’abus. La mise en route d’une nouvelle initiative et le recrutement de nouveaux collaborateurs présupposent une base de confiance réciproque. Quels contours se dessinent-ils déjà aujourd'hui? A côté des réflexions critiques, des suggestions précieuses ont été entendues ces derniers jours. Je souhaiterais exposer cinq d’entre elles.
1. Le besoin primordial émis par les victimes est celui de la guérison et de la reconnaissance, du rétablissement de leur dignité personnelle et sociale, de l'accompagnement psychologique et du soutien. On ne peut répondre à ce besoin que par une assistance compétente et spécialement formée dans ce but. Les victimes qui veulent également s'adresser à l'Eglise, doivent en avoir la possibilité. L'abus sexuel sape fondamentalement tout ce qu’on peut dire de Dieu, de l'Evangile ou de ‘l’être chrétien’. Les énormes dommages pastoraux qui s’ensuivent, requièrent une guérison pastorale. L’Eglise doit veiller à ce que des voies adaptées et le soutien nécessaire soient proposés.
2. Un problème clé au cours des derniers mois fut la relation entre Eglise et assistance en soin d’une part et Justice de l’autre. Nous poursuivons notre tâche dans le sens d’une collaboration correcte et loyale de l'Eglise et de l'assistance en soins avec la Justice. En revanche, en vue d’un bon résultat, des conventions neuves et meilleures sont nécessaires avec la Justice et le Ministère Public.
3. Comme le droit civil, le droit canon prévoit des procédures particulières pour « de lourds délits » comme l'abus sexuel dans une relation pastorale. Le droit canon n’entrave pas le droit civil; il s'agit ici uniquement de mesures qui peuvent être prises au sein de l'Eglise, concernant les coupables et les conséquences de leurs actes. Chaque prêtre, religieux ou laïc dans une relation pastorale doit savoir que tout abus de cette relation l’expose à une sanction d’après les règles du droit canon. À côté de mesures préventives, le droit canon prévoit des procédures pénales qui peuvent mener entre autres, à une déchéance temporaire ou définitive de la fonction ecclésiale.
4. Du rapport du Professeur Adriaenssens publié la semaine dernière, il ressort que la plupart des faits d'abus sexuel rapportés à la Commission, se sont déroulés il y a déjà de nombreuses années. Des données des Centres d’écoute, des psychothérapies ainsi que des données judiciaires, nous savons aussi que des abus sexuels sont commis, aujourd’hui encore dans tous les réseaux de la vie en société avec les conséquences tragiques qui s’ensuivent. Beaucoup d’hommes et de femmes adultes souffrent d’abus sexuels subis dans d'autres relations que pastorales. L'abus sexuel est aussi un problème de société. Dès lors, il semble nécessaire de relier l’approche ecclésiale de l’abus à une approche sociale plus large du même problème. Nous souhaitons l’établissement d’une concertation approfondie à ce sujet avec le gouvernement, notamment les ministères du bien-être des deux régions.
5. Les victimes d'abus ont toujours très clairement demandé qu’on entende ce qui leur était arrivé. Elles souhaitent être personnellement impliquées dans le planning des nouvelles initiatives en vue de leur guérison. Ce désir est justifié. Il mérite notre toute première attention. Le sens et le contenu d’une approche plus coordonnée ne peuvent être déterminés que par l’apport des victimes.
Sur cet arrière-plan, les évêques et les Supérieurs majeurs souhaitent entamer une nouvelle étape dans la démarche entreprise avec ‘la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale’, sous la présidence du Professeur Adriaenssens. Que pouvons-nous annoncer ou confirmer aujourd’hui? Je vais vous présenter la démarche en neuf points.
1. Après la Commission Adriaenssens, nous envisageons la création d’un ‘Centre’ pour la reconnaissance, la guérison et la réconciliation. Nous solliciterons quatre experts pour entamer des pourparlers préparatoires pour la création d’un réseau de collaboration pour ce projet. Leur première mission sera la mise sur pied d’une nouvelle plate-forme de confiance. Nous ne pouvons encore vous communiquer leurs noms car les parties concernées n’ont pas toutes encore été entendues, entre autres suite au respect des procédures judiciaires en cours. Nous ne voulons pas agir précipitamment car nous souhaitons travailler avec le plus grand soin. Nous souhaitons votre compréhension car le sérieux de la matière nous y oblige. Vous serez informé dans les plus brefs délais de la constitution et du fonctionnement de ce Centre.
2. Les quatre responsables du Centre entameront le plus rapidement possible une consultation large et pro-active avec toutes les parties concernées. Les victimes, le Ministère de la Justice, le Ministère Public, les Ministères du bien-être des deux régions et les tribunaux ecclésiastiques interdiocésains de notre pays seront les premiers contactés. Les responsables examineront aussi par qui et comment aura lieu le traitement des questions de nature financière. Ils auront également pour tâche de rédiger les statuts du nouveau Centre et d’en déterminer le fonctionnement. Nous espérons une finalisation des pourparlers préparatoires et une opérationnalité du Centre dans un délai raisonnable. Dans un but de transparence, un rapport public mensuel sur les résultats de ces pourparlers devra être établi.
3. Après la démission de la Commission Adriaenssens, nous avons demandé à la Justice que la restitution des dossiers aux évêques ne se fasse que sous scellé. Nous persistons dans cette requête. Lors de cette restitution, ces derniers seront déposés dans un endroit neutre avec maintien sous scellés. Celui qui a communiqué une plainte, continuera bien sûr à disposer des éléments de son dossier. En cas de restitution des dossiers par la Justice aux évêques, tout plaignant qui le souhaite, pourra reprendre le contenu de son dossier et s’adresser au nouveau Centre en préparation ou à toute autre instance de son choix.
4. Tant avant qu’après la saisie des dossiers, le Professeur Adriaenssens a informé individuellement les évêques et les Supérieurs majeurs de certaines plaintes en sollicitant de leur part une réaction adéquate tant vis-à-vis de la victime que de l’auteur des faits. Bien que nous ne disposions ni des dossiers, ni des avis définitifs de la Commission Adriaenssens, nous suivrons les problèmes dont nous avons été avertis et prendrons les mesures nécessaires, selon nos possibilités.
5. Dans ses conclusions, le Professeur Adriaenssens réitère l'appel déjà adressé par Mgr. Léonard aux coupables éventuels de se faire connaître. Nous voulons répéter cet appel avec vigueur. Il est de l'avantage de tous que l’auteur d'abus dans une relation pastorale communique ce fait à son supérieur ou auprès du Centre qui sera créé. En se faisant connaître et en permettant une intervention opportune, ils rendent un grand service aux victimes et à la communauté ecclésiale toute entière.
6. Les mots mal, péché, aveu, réparation, guérison, demander et donner le pardon appartiennent au noyau du langage chrétien. Ces mots sont malheureusement, terriblement souillés et déformés par le contenu de nombreux récits d’abus sexuel. Si douloureuse que soit cette confrontation, les récits d'abus et le visage des victimes ne peuvent être cachés à notre communauté. Ils méritent au contraire un lieu de reconnaissance, de respect et de rétablissement de la dignité. La tradition chrétienne dispose de récits, de paroles, de gestes et de rituels qui peuvent contribuer à la guérison des personnes et des communautés. Nous examinerons avec les victimes la place de ce thème dans l’Eglise.
7. Dans notre déclaration du 19 mai 2010, nous avons annoncé une série de mesures concrètes. Nous avons déjà entrepris la rédaction d’un code professionnel pour les prêtres, diacres, assistants paroissiaux et travailleurs pastoraux, contenant des règles explicites sur l’intégrité nécessaire dans le travail pastoral. En accord avec les services et les mouvements concernés, nous espérons, pouvoir faire appliquer ces règles à toute personne en lien avec des enfants ou des jeunes dans un mouvement chrétien; nous pensons notamment à l'enseignement catholique, aux institutions spécifiques d’aide à la jeunesse et aux œuvres chrétiennes pour les jeunes.
8. En attendant l’opérationnalité du nouveau Centre, nous mettrons dès demain en place un point d'information muni de compétences restreintes pour une réponse aux demandes d’information. Il ne s’agit aucunement d’un nouveau point de contact pour plaintes ou délits. Aucun dossier ne peut y être accepté, ni aucune aide spécifique offerte. En revanche, il offrira une oreille attentive aux victimes ou à leurs proches et verra comment orienter leur demande vers la personne ou le service adéquats. Ce point d'information fonctionnera en toute discrétion. Il peut être atteint via le téléphone 02 509 97 96 ou le mail info.abus@catho.be
9. En Communauté flamande, toute personne recherchant aide ou information concernant une forme d’abus sexuel dans une relation pastorale, peut se tourner entretemps vers l'assistance offerte par CAW-onthaal. Les collaborateurs du CAW sont liés par le secret professionnel. Le CAW-onthaal est joignable via le téléphone 0476/92.18.04 ou le mail onthaal@caw.be. La mise sur pied d’un pendant francophone est actuellement en examen. Toutefois, toute personne qui souhaite déposer une plainte, peut toujours s’adresser au Magistrat fédéral Lieve Pellens au 02/557.77.31, Avenue des Quatre- Bras 19, 1000 Bruxelles.
Tels sont les objectifs et propositions auxquels nous attellerons. Nous espérons ainsi pouvoir assurer une continuité dans le soin des victimes ainsi qu’une meilleure prévention des abus. Nous voulons et devons nous réconcilier avec le passé. Nous avons fait preuve de courage en permettant à la Commission Adriaenssens d’achever son travail et en la laissant publier ses conclusions. Si douloureux soit-il, un grand pas a été franchi. Nous sollicitons maintenant le temps et la confiance pour développer la nouvelle approche que nous avons réussi à établir en collaboration avec les personnes concernées.
Au nom des évêques de Belgique :
Par Freddy Mulongo,
dimanche 12 septembre 2010 à 10:33 ::radio
Hier, samedi marquait le neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3000 morts. A cette occasion, et alors que le climat est particulièrement tendu à cause du projet de construction d'une mosquée près du site de Ground Zero, et du projet -avorté- d'un pasteur de brûler des exemplaires du Coran, les Américains ont rendu hommage aux victimes.
1. Biden consolateur:
le Vice Président Joe Bilden réconforte une mère de famille.Photo Reuters
2. Un deuil douloureux:
Anna Sereno porte un portrait de son fils Athuro Angelo. Photo Reuters
3. L'absence d'une mère:
Victor Ortiz, sept ans, attend d'entendre le nom de sa grand-mère Sonia, qui travaillait au restaurant Windows on the World, situé tout en haut du World Trade Center. Il ne l'a jamais connue. Photo Reuters
4. Haute protection:
policiers et pompiers entourent le Reflecting Pool sur le site du World Trade Center. Photo Reuters
Par Freddy Mulongo,
vendredi 10 septembre 2010 à 16:27 ::radio
Comme Joseph Kabila, Julien Paluku Kahongya, gouverneur du Nord-Kivu a assisté à la cérémonie d'investiture à Kigali de Paul Kagamé. La Décision de Joseph Kabila,prise le jeudi 9 septembre 2010 lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques, les forces vives et les autorités politico administratives de la province du Nord-Kivu, présents à Goma, de suspendre l’exploitation des minerais ( le coltan, la cassitérite et l’or) dans tout le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, cette énième décision contre l'insécurité sera-t-elle efficace et applicable ? .
Nos amis du Collectif SOS RDCONGO viennent de faire parvenir à la rédaction de Réveil-FM, une interview d'un fonctionnaire de l'Etat de Walikale qui a requis l'anonymat.
Pouvez-vous vous présenter aux internautes ?
Visiteur de Walikale :
Je viens de Walikale. Pour raisons sécuritaires, je demande que mon nom soit gardé secret.
Pouvez-vous rafraichir la mémoire de nos lecteurs sur le territoire de Walikale ?
Visiteur de Walikale
: Walikale est l’un de 6 territoires que compte la province du Nord Kivu. Il est le plus vaste en superficie mais aussi le moins peuplé de tous les six. Le chef lieu du territoire est Walikale qui abrite plusieurs bureaux des services de l’Etat mais aussi les bureaux des ONG, de la Zone de santé de Walikale, etc. PINGA est une des grandes agglomérations du Territoire de Walikale. Le Territoire de Walikale est dirigé par un administrateur de territoire aidé de deux adjoints, l’un chargé des finances et l’autre de l’administration.
Pouvez-vous donner leurs noms ?
Visiteur de Walikale:
L’Administrateur de Territoire s’appelle Dieu Donnée TSHISHIKU.
L’Administrateur de Territoire Adjoint chargé des finances s’appelle MALIYASEME
L’Administrateur de Territoire Adjoint chargé de l’administration s’appelle MUHIMA WA SHANGAMI.
Ce dernier avait été Administrateur de Territoire de Beni pendant la rébellion du RCD-K-ML.
Quelle distance vous sépare de la capitale provinciale du Nord- Kivu et par quelle route va-t-on à Walikale ?
Visiteur de Walikale:
Walikale est situé à environ 200 km de Goma. Pour atteindre Walikale, il y a deux possibilités : la voie routière ou la voie aérienne. Mais la voie aérienne est la plus sûre.
La piste d’atterrissage de Walikale est un tronçon de route aménagée pour accueillir les avions, notamment les hélicoptères. Ainsi quand il y a atterrissage, la circulation des véhicules s’arrête de deux côtés. Heureusement, que la circulation des véhicules n’est pas intense comme ici à Butembo. Dans d’autres endroits du territoire, les terrains de football, les cours scolaires servent de piste d’atterrissage aux hélicoptères.
A qui appartiennent ces hélicoptères ?
Visiteur de Walikale
: Les hélicoptères qui atterrissent à Walikale sont souvent ceux de la Monuc devenue Monusco, ou ceux des compagnies d’exploitation minière. L’Hélicoptère de la Monusco organise un transport des civils chaque vendredi. Une fois cette occasion ratée, il faut attendre le vendredi suivant. Ainsi, si l’on a un programme d’urgence tel un cas d’un malade ou d’une victime de l’insécurité on ne peut pas compter sur la Monusco et encore moins sur les hélicoptères des compagnies minières. La population de Walikale est vraiment enclavée mais ses minerais sortent chaque jour par route et par voie aérienne.
Et qu’en est-il de la voie routière ?
Visiteur de Walikale
: Par voie routière, il faut du temps, une journée de voyage pour parcourir les 200 km qui nous séparent de Goma. Avant il fallait deux à trois jours pour parcourir ces 200 Km. L’état relativement bon de la route est le fruit du travail de l’Action Agro-Allemande (AAA).
Quel itinéraire prend-on pour aller de Goma à Walikale ?
Visiteur de Walikale
: L’itinéraire va de Goma – Sake - Masisi- Mitebero - Walikale. Cela parait un grand détour mais on n’a pas le choix.
Pouvez-vous dire un mot sur les activités sources de revenue pour les populations de Walikale ?
Visiteur de Walikale
: Je dirai que l’activité principale de la population de Walikale est l’exploitation minière. Quelques personnes non autochtones s’occupent de l’agriculture. C’est le cas des Nande de Walikale. Le sol de Walikale est fertile pour la culture du bananier, haricots, manioc, maïs, arachide, etc. Le palmier à huile pousse de lui-même partout dans la brousse.
Quel type de minerais trouve-t-on à Walikale ?
Visiteur de Walikale
: Presque tous les minerais. A Walikale, on exploite de l’or, du coltan, du diamant, de la cassitérite, de la bauxite, etc. Actuellement, c’est la cassitérite et la bauxite qui sont plus exploitées à cause de la forte demande du marché international.
Qu’en est-il de la situation sécuritaire de Walikale ?
Visiteur de Walikale
: C’est très grave mon cher… et pour le dire en un mot le milieu est très insécurisé et l’on vit au jour le jour sans savoir dans quel état on se réveillera le lendemain. Jamais Walikale n’a été aussi insécurisé comme maintenant.
Qui sème l’insécurité à Walikale?
Visiteur de Walikale
: C’est difficile de vous dire qui en est à la base de l’insécurité à Walikale. Nous avons comme armée les FARDC issus du mixage avec les rebelles du CNDP. Comprenez par là le niveau de confiance de la population locale. Vous suivez vous-mêmes ce qui se passe dans les contrées où vivent les militaires issus du CNDP. Posez la question à ceux qui vivent dans les axes Kayna- Lubero et environs et vous saurez quel type de protection nous avons à Walikale. La population a plus peur des Fardc issus du CNDP que des autres groupes armés.
Voulez-vous dire que ce sont les Fardc issus du mixage qui sèment l’insécurité à Walikale ?
Visiteur de Walikale
: C’est ce que je pense. Mais officiellement on parle des FDLR et des Mai-Mai Cheka.
Pourquoi soupçonne-tu les Fardc issus du Mixage ?
Visiteur de Walikale
: Je trouve et je ne suis pas le seul à penser que les Fardc issus du mixage et les FDLR travaillent pour la même mission. Non seulement, les FDLR qui étaient rapatriés au Rwanda sont revenus à Walikale au vu et au su des Fardc et de la défunte Monuc mais aussi parce que les FDLR revenus à Walikale sont visibles dans plusieurs endroits où ils commettent des violations des droits humains sans se faire inquiéter ni par les Fardc ni par la Monuc. Ceux qui ont osé parler d’eux aux Fardc ont reçu leur visite nocturne en signe de représailles contre leur traitrise. D’où le silence de la population qui n’ose plus parler de FDLR aux Fardc. Mon frère, j’ai l’impression que les FDLR seront à Walikale pour longtemps. Entre ce qui se dit tout haut sur les média officiels et la vie sur terrain… il y a un grand écart.
On a parlé d’un viol collectif dans une des localités du territoire que vous habitez. En savez vous quelque chose ?
Visiteur de Walikale
: Haaa… ! Ce que l’on raconte de ce viol collectif est tout en fait vrai… Il est préférable d’en attendre parler dans les médias que de voir l’état des victimes par vous-même.
C’est horrible de voir une fille de 7 ans et une vieille de 75 ans qui ont été violées plusieurs fois en l’espace une semaine en présence des membres de leurs familles. Ce viol collectif s’est passé dans la localité de Luvungi. D’abord pendant 5heures de temps d’une manière à la filée et systématique dans la localité de Luvungi du 30 juillet au 5 août 2010. L’IMC (international Médical Corps) et Heal Africa (DOCS) deux ONGs appuyant la Zone de santé de Walikale dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles ont identifié au lancement de son assistance aux victimes 124 cas de viols et ça ce n’était qu’un rapport partiel. Les victimes ont été conduites à l’Hôpital Général de Walikale et dans d’autres centres de santé du Territoire.
Qui sont les auteurs de ce viol collectif ?
Visiteur de Walikale
: On estime que ce sont les FDLR et les Mai-Mai cheka parce que, semble-t-il, les violeurs disaient être des FDLR et des Mai-Mai Cheka pendant le viol. Mais le fait qu’ils aient opéré pendant une semaine sans que les Fardc et la Monusco n’interviennent, me pose quelques problèmes.
Où se trouve Luvungi par rapport au Chef-lieu du territoire ?
Visiteur de Walikale
Luvungi est situé à environ 64 km de walikale. Et par rapport à la base de la Monusco, c’est à environ 15 km. La Monusco est basée à Kibua, soit 84 km de Walikale. Ce qui fait qu’entre Luvungi et Kibua il y a environ 15 km.
Le viol collectif de Luvungi a-t-il affecté la crédibilité de la MONUSCO ?
Visiteur de Walikale
: La Monusco et comme la Monuc. Les gens l’aiment et la haïssent à la fois. Elle rend beaucoup de services. Pour venir à Butembo, j’ai quitté Walikale à bord d’un hélicoptère de la Monuc. Et comme je l’ai dit avant, chaque vendredi la Monuc organise un vol sur Goma pour les civils. Aussi, sur certains axes routiers de Walikale, la Monusco escorte les véhicules qui viennent entre Walikale et Kibua la veille du jour du marché, c’est-à-dire le vendredi du fait que le marché a lieu chaque samedi, pour protéger les marchands contre les attaques des hommes en armes. Cette escorte continue le samedi après midi lors du retour du marché.
Mais compte tenu de l’étendue du territoire de Walikale, les services rendus par la Monuc sont en deçà de ce que l’on attend d’elle. Pendant que la Monusco escorte les véhicules des marchands sur l’axe Walikale-Kibua, les tueries et viols sont commis à Luvungi, Pangi, etc.
C’est à cause de cela qu’on n’aime pas la même Monusco. Nous pensons que la Monusco a des moyens pour s’attaquer aux causes de l’insécurité en territoire de Walikale, notamment muter les commandants militaires et les troupes issus du CNDP, surveiller les frontières congolaises pour les FDLR rapatriés au Rwanda ne retournent pas en R.D.Congo. Evidemment, cela demanderait que le gouvernement de Kinshasa soit du même avis.
Vous êtes fonctionnaire de l’Etat à Walikale, qu’est-ce que vous faites pour aider la Monusco à faire son travail de maintien de la paix ?
Visiteur de Walikale
: Vous-mêmes vous savez ce qu’est un fonctionnaire de l’Etat en République Démocratique du Congo. Je n’ai que le titre et le numéro matricule qui date de l’époque de Mobutu. Mais en réalité je n’ai aucun pouvoir sur terrain et pour vivre je suis obligé de me débrouiller autrement. Et depuis que les chefs coutumiers et agents de l’Etat sont les cibles des hommes en armes, j’ai peur de ma fonction car elle peut m’attirer des tueurs. Le pouvoir à Walikale est concentré entre les mains des commandants militaires issus du CNDP qui, avec leurs armes, ont le pouvoir de vie ou de mort sur les populations civiles et les minerais.
Et que dites-vous des Mai Mai Cheka qui sont devenus des preneurs d’otages ?
Visiteur de Walikale
: Moi aussi j’ai suivi les nouvelles du kidnapping d’otages à la radio. Les Mai-Mai cheka que je connais n’ont pas la capacité militaire de prendre des avions en otage chaque mois et de sécuriser les circuits de paiement des rançons sans se faire attraper par les Fardc. Je doute vraiment. Je pense qu'il s'agit d'un montage pour salir les Mai-Mai. Mais s’il est vrai qu’ils ont déjà de la force pour prendre des otages, nous espérons qu’ils nous libéreront bientôt de la domination étrangère.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 10 septembre 2010 à 13:37 ::radio
Brûlera, brûlera pas? Le pasteur Terry Jones, après avoir annulé son projet d’autodafé du Coran le 11 septembre, menace de faire machine arrière, entretenant un climat qui met mal à l’aise les autorités aux Etats-Unis. Une situation qui fait du bruit hors des frontières, à l’approche de la date fatidique.
Floride, le pasteur Terry Jones, à Gainesville le 9 septembre 2010
Une lourde incertitude planait sur le projet d'un pasteur extrémiste américain de brûler le Coran lors de la commémoration du 11-Septembre, projet qui a provoqué de nouvelles manifestations vendredi en Afghanistan et au Pakistan à la fin du ramadan.
Jeudi, le pasteur Terry Jones, chef du groupe chrétien intégriste "Dove World Outreach Center" ("Centre colombe pour aider le monde") de Gainesville (Floride), avait déclaré avoir fait marche arrière en échange de la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé.
Mais, quelques heures plus tard, il a menacé de mettre sa menace à exécution lorsque les responsables du projet de mosquée ont démenti tout accord avec lui. "Nous pourrions être obligés de revoir notre position", a alors déclaré le pasteur.
Vendredi, jour de grande prière et fin du mois de jeûne du ramadan, des milliers de manifestants afghans en colère ont défilé en jetant des pierres devant une petite base de l'Otan dans une ville du nord-est. "C'est une foule importante", a dit un responsable local de la police, en parlant de ce rassemblement, le troisième en Afghanistan et le plus important depuis l'annonce par Terry Jones de son projet de brûler le Coran.
Au Pakistan, à Multan (centre), quelque 600 personnes, dont des religieux, ont manifesté brûlant des drapeaux américains, selon un journaliste de l'AFP.
Signe de l'importance que l'administration Obama accorde à l'affaire: le secrétaire à la Défense Robert Gates a appelé jeudi après-midi le pasteur pour le convaincre d'annuler ses plans.
Terry Jones avait affirmé avoir obtenu l'assurance par un imam d'Orlando agissant en tant qu'intermédiaire, Mohammed Musri, que l'imam Faisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de mosquée près du lieu des attentats du 11 septembre 2001 à Manhattan, était prêt à un accord et qu'il le rencontrerait samedi à New York pour en discuter.
Mais les responsables du projet de mosquée ont aussitôt nié cette version et l'imam Rauf a rejeté tout "marchandage" avec le pasteur.
"Nous mettons les choses entre parenthèses pour l'instant, car nous sommes vraiment déçus et choqués, car si (la position de l'imam Rauf) est vraie, il (Musri) nous a clairement menti", a déclaré le pasteur.
"Nous avons annulé (l'autodafé) en nous appuyant sur sa parole. Et maintenant, je crois comprendre qu'il affirme partout qu'il n'a jamais dit cela", a affirmé Terry Jones en parlant de Musri.
"Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là", avait dit le pasteur lors de cette journée à rebondissements où est également intervenu le milliardaire américain Donald Trump, proche des républicains, qui a proposé de racheter le site du centre islamique de Manhattan, en payant 25% de plus que le prix initial, pour désamorcer une situation "explosive".
Le projet initial du groupuscule de Terry Jones était de brûler 200 exemplaires du Coran samedi, vers 18H00 (22H00 GMT), à Gainesville (Floride). Cette initiative était censée glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.
Elle survenait à un moment particulièrement sensible: les musulmans célèbrent autour du 10 septembre la fin du ramadan et les autorités aux Etats-Unis craignaient déjà, avant cette polémique, une montée du sentiment anti-musulman.
Ce projet a suscité des mises en garde partout dans le monde. Il s'agit d'"un geste destructeur", a averti le président Barack Obama, soulignant qu'il constituait "une aubaine pour le recrutement d'Al-Qaïda".
Interpol a lancé une alerte à ses 188 pays membres, mettant en garde contre des "attaques violentes visant des innocents" si le projet de brûler le Coran était mis à exécution.
Les présidents afghan Hamid Karzaï et indonésien Susilo Bambang Yudhoyono ont profité vendredi de la fin du ramadan pour exprimer leur indignation.
Le pasteur Jones à l'origine du projet d'autodafé du Coran prévu le 11 septembre.
Entre réactions et manifestations, le projet du pasteur Terry Jones provoque un tollé...
Des milliers de manifestants afghans ont défilé ce vendredi en jetant des pierres devant une petite base de l'Otan dans une ville du nord-est de l'Afghanistan. «Nous avons su qu'aux Etats-Unis, un pasteur a décidé d'insulter le Coran. Maintenant, bien que nous ayons entendu que finalement ils n'allaient pas le faire, nous leur disons qu'ils ne devraient même pas y penser», a déclaré par ailleurs le président Hamid Karzaï.
La paix dans le monde menacée
Benjamin Netanyahu s'est également élevé contre le projet de Terry Jones. Le Premier ministre israélien a appelé «à ce que de telles actions irresponsables ne soient pas prises» soulignant que «brûler des livres religieux n'est pas bien et mine la tolérance religieuse et la paix», selon un communiqué de son bureau.
Le président de l'Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, a quant à lui mis en garde contre de tels agissements qui, s’ils avaient lieu pourraient menacer la paix dans le monde. «Je continue à exhorter le gouvernement et le peuple des Etats-Unis à empêcher qu'un tel acte incompréhensible, irrationnel et immoral ne soit mené à bien», a déclaré Susilo Bambang Yudhoyono dans une adresse télévisée pour célébrer la fin du ramadan.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 10 septembre 2010 à 13:10 ::radio
Le rassemblement communiste célèbre ses 80 ans ce week-end.
C'est dans un contexte politique brûlant, marqué par une rentrée sociale très chaude, que la Fête de l'Humanité soufflera ses 80 bougies, au son, notamment, de Prodigy et Jacques Dutronc. Un succès jamais démenti depuis huit décennies, puisque cette année encore, la fréquentation devrait dépasser les 500 000 personnes.
Jacques Dutronc, Alain Souchon et Prodigy, notamment, se relaieront sur scène.
Preuve aussi que la programmation et le prix très raisonnable des pass ne font pas tout. Et que la recette est plus complexe : un mélange de culture et de politique saupoudré d'un brin de social, « une mayonnaise qui nous dépasse », résume Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité.
Ambiance de solidarité
Le succès est tel qu'il viendrait presque cruellement souligner le déclin du PCF. Paradoxal ? Pas vraiment. La Fête de l'Huma demeure le dernier rassemblement populaire où coexistent débats et spectacles culturels. Or, souligne le politologue Stéphane Rozès, « notre imaginaire est très politisé, et l'on aime se réunir pour discuter et polémiquer lors d'un moment rituel ». Un désir renforcé par la crise, qui nous pousse à aller vers cette « ambiance très particulière de solidarité et de fraternité » presque unique « dans ce monde de brutes », selon Patrick Le Hyaric.
Toutes ces raisons font que « la fête dépasse aujourd'hui l'influence politique et électorale du PCF », explique Stéphane Rozès. Cette année, les militants débattront entre eux.
Aucune invitation n'a été lancée aux membres du gouvernement. « On ne pouvait pas accepter que des ministres dialoguent avec nous lors de la fête, pendant qu'à l'Assemblée, on veut bâcler le débat sur les retraites », explique Patrick Le Hyaric.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 8 septembre 2010 à 21:55 ::radio
Le film "Benda Bilili" sort aujourd'hui en France et dans toute l'Europe. Dans le cadre du 50e Anniversaire des Indépendances Africaines, au Trianon, cinéma intercommunal Noisy-le Sec/Romainville, une projection du film est prévue le dimanche 19 septembre à 15h30 suivi d'un débat avec Florent de La Tullaye, réalisateur du film,
en présence de Michelino Mavatiku Visi, l'un des acteurs majeurs de la rumba congolaise et de Bony Bikaye, un consultant.
Paris, l'affiche de Benda Bilili est brocardée partout !
Les membres de Staff Benda Bilili viennent de Kinshasa, République Démocratique du Congo. Ils sont 4 chanteurs, guitaristes. Petite particularité : ils sont tous atteints de la polio depuis leur enfance (ils ont désormais autour de la cinquantaine). Autre particularité : ils se déplacent sur des tricycles customisés à la Mad Max et sont accompagnés par un petit prodige qui joue d'un instrument de sa création : le satongué, constitué d'une conserve et d'un arc souple, sorte de guitare mutante à une corde.
Les Staff Benda Bilili sont accompagnés rythmiquement par des shégués, enfants vivant en bande dans la rue, formant une caravane improbable. Leur lieu de répétition ? Le zoo de Kinshasa, vidé de ses animaux, mangés pendant la guerre civile ...
Leur musique est un merveilleux mélange de blues, rumba congolaise, reggae et afrofunk.
Benda Bilili! est, en effet, né d'une impulsion. En 2004, Renaud Barret et Florent de La Tullaye, alors publicitaire et photographe, tournent un film sur des artistes du ghetto kinois. Galvanisés par l'inébranlable optimisme de ces musiciens handicapés cloués dans des fauteuils déguisés en motos, les réalisateurs se sont improvisés managers et producteurs, décidés à concrétiser le rêve de ces irréductibles.
On ne peut évidemment qu'être admiratif du parcours effectué en cinq ans. On peut aussi en profiter pour voir différemment la misère de la capitale congolaise, abordée ici sous un angle humaniste plutôt qu'alarmiste.
Il y a quelques années, un film sortait à Paris:"Michelino , star de la rumba". La rumba, c'est le socle de la musique congolaise. Artiste-compositeur et guitariste de talent, Michelino Mavatiku Visi est un artiste atypique et foncièrement progressiste, non figé: à 12 ans il fabriquait sa première guitare, l'inventeur du mi-composé est le trait d'union entre Rochereau Tabu Ley et Franco Luambo Makiadi. Lisanga ya banganga fut sa consécration en 1984. Mais Michelino abandonna la musique de scène pour s'inscrire au conservatoire de musique. Les diplômes obtenus, il se consacre à travers son association V.R.A (Voir.Réfléchir.Agir) à accompagner et soutenir les jeunes talents. Benda Bilili est un véritable exemple de la revanche de la vie. Le handicap est principalement psychologique. Atteints de poliomyélite dans leur jeunesse, les membres du groupe se déplacent en fauteuil roulant et vivent dans la rue, entourés par les shegués (enfants vagabonds).
Suisse, Zurich, le 31 juillet 2010. Michelino Mavatiku Visi lors du concert organisé par l'Association N'zadi Rumba N'ko
Roxy Tshimpaka et Michelino Mavatiku à Zurich. Une complicité réelle !
Par Freddy Mulongo,
mercredi 8 septembre 2010 à 15:30 ::radio
Diffusée pour la première fois en juillet 2006, la lettre ouverte aux Congolais de Patrick Cocriamont, Député de la Couronne Belge revient en force sur le net. C'est pour la énième fois qu'elle parvient à la rédaction de Réveil-FM. Nous nous sommes fait violence avant de vous la proposer, du moins montrer à tous ceux qui l´ont lue, que contrairement à beaucoup de congolais, nous n´avons pas peur de voir certaines vérités en face, autant que par ailleurs nous ne nous laissons pas impressionner par les élucubrations d´un député belge complexé qui cherche, comme ses arrières parents et monarques, à se rendre célèbre en donnant des leçons de savoir faire aux congolais.
Patrick Cocriamont est un homme politique belge né à Nivelles le 21 septembre 1952.
Ancien chauffeur d'autocar, il a été conseiller communal d'Anderlecht de 1994 à 2000. Il est député du parti belge d'extrême droite Front National dans la circonscription électorale du Hainaut depuis le 1er juillet 2004, en remplacement de Daniel Féret, démissionnaire le 29 juin 2004 (élu au Parlement bruxellois). Depuis décembre 2006, il est également conseiller communal à Charleroi. En juin 2007, il a été ré-élu député de la circonscription du Hainaut1, où il se présentait en tête de la liste Front National.
Voici le contenu de sa lettre ouverte:
Patrick Cocriamont Député de la Couronne Belge
Chères Dames, Chers Messieurs les congolais
Je confirme mon point de vue concernant le bien fait de la colonisation belge au profit des populations indigènes du Congo, le fait que Lumumba était un bandit, Kasa-Vubu un incompétent, Mobutu un sanguinaire, Laurent Désiré Kabila et Joseph Kabila deux dictateurs sanguinaires.
Il n'est un peuple que congolais sur terre qui puisse accepter une vie hors de l'imaginable ! Pour cause, les congolais préfèrent s'occuper des histoires qui dépassent leur niveau de vie actuelle en lieu et place de se prendre en charge en partant de petites choses journalières. Le congolais ne réfléchit pas, en tout cas s'il le fait, il ne le fait pas assez pour lui permettre d'atteindre le niveau de vie qu'il veut s'octroyer. On me dirait que c'est la maladie de diamant, de l'or, du coltant, etc. car jamais sur cette terre des hommes les minerais ont battu les puissances. Mais la réalité est que le Congo est une déception pour la Belgique, une déception pour l'Afrique, une déception totale pour toute la terre.
J'ai reçu beaucoup des mails d'indignation de la part des Congolais et de certains hommes politiques belges hypocrites. En effet, je ne fais que dire tout haut ce que la plupart des Belges pensent tout bas. Mon parti politique est injustement étiqueté d'antidémocratique par les autres. Les Congolais ne doivent pas se faire d'illusions, depuis l'accession du Congo à l'indépendance, c'est bien différents gouvernements belges socialistes,libéraux et socio-chrétiens qui soutiennent les régimes dictatoriaux successifs au Congo.
Maintenant tout est fait par les libéraux et les socialistes belges pour imposer à la tête de la RD Congo monsieur Joseph Kabila à la faveur d'une parodie d'élections, (alors que) cet individu est connu par nos services de renseignements comme étant un sujet d'origine Rwandais, ayant passé par plusieurs petits métiers : vendeur ambulant des oufs à Kigoma, avant de passer pour un taximan en Tanzanie et finir comme ancien militaire de l'armée patriotique Rwandaise. Le pauvre Kinois qui ont applaudi quand Kabila disait le plus innocemment la vérité qu'il fut vendeur des oeufs en Tanzanie, ont cru voir en lui un homme sage.pourtant tout le parterre des politiciens informés présents pendant la cérémonie (25 Juin 2006) savaient bien que le Monsieur parlait bel et bien de son histoire, de ses origines et indiquait qu'il est parvenu à arracher ce que ces commanditaires rwandais attendent depuis belle lurette de son passage à la tête de la RDC.Les congolais, peuple applaudisseur, peuple danseur, n'auront à s'en prendre que contre eux-mêmes : il ne suffit pas de balbutier quelques mots de Lingala pour se faire dédouaner ; « tout le monde qui s'exprime en latin n'est pas un romain », disait Titus !
Tous les hommes politiques belges sont au courant de la responsabilité de Joseph Kabila en tant que chef militaire de l'AFDL avec son cortège de massacres, épurations ethniques, génocides et crimes de guerre contre des populations civiles pendant la rébellion visant à chasser le dictateur Mobutu du pouvoir dès 1996. Les rapports décrivant ce génocide tiré du travail de Monsieur Roberto Garreton, de Madame Emma Bonino (prédécesseur de Louis Michel aux affaire humanitaire de l'UE), de Monsieur Aldo Ajello et de Monsieur Christopher Harland, sont consignés depuis 1997 aux Nations Unis et à l'union européenne, mais curieusement tout le monde fait semblant de les ignorer. Ce beau monde aux têtes bien-pensantes oublie que la vérité est très têtue. A beau mentir qui vient de loin !
Combien d'hommes politiques belges ont-ils déjà levé un seul doigt pour demander l'établissement d'un Tribunal Pénal International pour la RDC afin de juger tous les responsables de 5 millions de Congolais morts depuis 1996 ? La politique de l'autruche caractérise bien le monde politique belge ; on ne voit que ce que l'on veut bien voir et on n'entend que ce que l'on veut bien entendre.
Mon parti n'est nullement responsable de l'imbroglio politico maffieux dont les intérêts économiques se moquent obstinément des conditions sociales du peuple congolais. Il est facile de sortir un nègre de la jungle, mais il est très difficile de sortir la jungle qu'il y a dans la tête des congolais. C'est aux Congolais eux-mêmes de se prendre en charge et d'arrêter de se comporter comme des éternels mendiants, éternels danseurs, éternels pleurnichards, éternels applaudisseurs. Il faut surtout arrêter de croire que la solution à leurs problèmes viendra de l'Occident qui ne réfléchit qu'en terme d'intérêts économiques. Franchement, élire un ancien vendeur des œufs cuits ou un taximan à la tête de la RD Congo n'est pas la responsabilité des occidentaux quand bien même ceux-ci veulent voir cela arriver pour garantir une extraction des richesses minérales de ce pays sans que personne n'ait à les questionner.
Mon parti souhaite vivement que les conditions sociales des Congolais s'améliorent en RD Congo afin que les 25 à 30 milles Congolais qui vivent en Belgique puissent retourner dans leur pays. La Belgique ne peut pas supporter indéfiniment toute la misère du Congo. Je vous ai tout dit : cesser de danser, cesser de croire que danser même en priant enlèverait vos misères ! Même s'il existait, Dieu ne serait pas là seulement à s'occuper de pleurs de pauvres congolais. Prenez votre destin en mains, soyez maîtres de votre destin, c'est tout ce qu'un vrai ami du Congo peut vous dire pour l'instant.
Peuple congolais, rendez un peu de dignité pour l'Afrique, le monde et surtout le Dieu que vous croyez être congolais, à l'image duquel vous avez été créés : aussi bien le bandit de Lumumba, l'incompétent de Kasa-Vubu, le sanguinaire de Mobutu que son alter ego de Laurent Désiré Kabila sont venus des entrailles congolaises. De ce fait, ils n'étaient que l'image de votre société. Il ne faut pas les rejeter comme s'ils sont sortis d'autres cieux. Vous devez mériter vos dirigeants.
Sincèrement,Patrick Cocriamont Député de la Couronne Belge
Prière d'enlever mon adresse email de tous vos listes de communication,j'en ai marre de m'entretenir avec les gens qui ne comprennent rien des enjeux internationaux sur leur propre pays.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 8 septembre 2010 à 13:42 ::radio
Un nouveau bras de fer a débuté le mardi 8 septembre 2010 sur la réforme des retraites entre le gouvernement et les syndicats, forts de la mobilisation massive, qui a rassemblé entre 1,1 (police) et 2,7 (CGT) millions de manifestants dans toute la France, soit environ 40 % de plus que le 24 juin dernier. Etienne Lopalo, président de 3RA que nous nous avons interrogé à l'issue de la manifestation a déclaré: "Les Congolais de la diaspora qui ont choisi librement la France comme pays d'accueil et d'adoption, doivent s'impliquer dans tout ce qui se joue comme destin dans ce pays et pour ce pays. Demeurer à l'écart, attendre que les autres luttent pour jouir après est une attitude irresponsable et condamnable. D'ailleurs 3RA compte confectionner des banderoles pour sa visibilité dans les manifestations touchant aux retraites"
Paris, 7 septembre 2010. François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, Bernard Thibault, le leader de la CGT, et d'autres responsables syndicaux attendent désormais les réponses de Nicolas Sarkozy. Photo AFP
Dans l'après-midi, l'Assemblée nationale a entamé l'examen du projet de loi.
Ce mercredi 8 septembre 2010 s'annonce, lui aussi, capital : dans l'après-midi, l'intersyndicale va se réunir pour donner suite ou non au mouvement susceptible de se durcir. Auparavant, le gouvernement devra faire des propositions d'aménagements du projet et peut-être ouvrir des négociations.
Eric Woerth, le ministre du Travail en charge de cette réforme, a annoncé que Nicolas Sarkozy fera une déclaration dans la matinée au conseil des ministres.
La CGT ne rejette pas l'hypothèse d'une grève générale
«Il n'y a pas photo avec le 24 juin» dernier, a déclaré Bernard Thibault, le leader de la CGT, au micro de RTL. Cette manifestation d'avant les vacances avait alors rassemblé entre 800 000 et 1,9 million de protestataires. Ce mardi, la centrale syndicale a comptabilisé 2,735 millions de personnes. La mobilisation dans la rue sur les retraites mardi «va forcément faire réfléchir» le gouvernement, a-t-il déclaré sur TF. Millimètre après millimètre, les choses sont en train de bouger». Le syndicat s'enorgueillit aussi que de la présence de nombreux travailleurs du secteur privé dans le défilé. Bernard Thibault n'a pas voulu dialoguer en direct avec Eric Woerth, craignant que le débat glisse sur l'avenir de l'actuel ministre du Travail.
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly réclame au nom de l'organisation syndicale, l'abandon du texte, comme Solidaires. Ne souhaitant pas d'opérations ponctuelles, il préfèrerait une grève générale, si possible dans l'unité syndicale, a-t-il indiqué sur RTL. Un moyen d'action que ne rejette pas la CGT : «Rien n'est écrit d'avance», a indiqué Bernard Thibault, sur TF1, même si il est «réservé» sur ce mode d'action.
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT qui a, elle, recensé 2,5 millions de manifestants dans toute la France, a prévenu qu'«il faut que le gouvernement parle vite», mardi «soir» ou mercredi «matin», sinon il «organise la radicalité» et «on n'a pas d'autre solution que de continuer» la mobilisation contre la réforme des retraites.
Samedi 18 septembre, une manifestation nationale pourrait être organisée à Paris.
Eric Woerth : des «avancées sur la pénibilité»
Que va proposer le chef de l'Etat ce mercredi ? Mardi matin, le Premier ministre n'excluait pas «quelques ouvertures». Interviewé au journal de 20 heures de TF1, le ministre du Travail, Eric Woerth, a réaffirmé que cette réforme était «un devoir d'Etat» pour «continuer à pouvoir payer les retraites des Français». Il a toutefois laissé entendre, comme attendu, des avancés sur la pénibilité du travail serait prise en compte de même que les cas des polypensionnés. «Les fondamentaux» (comme l'âge légal de la retraite à 62 ans) ne seront pas mis en cause, a-t-il réaffirmé. Lui-même, et son collègue en charge de la Fonction publique, Georges Tron, ainsi que le Premier ministre, François Fillon, seront reçus par le chef de l'Etat à l'Elysée avant la réunion hebdomadaire de l'exécutif.
Face aux questions posées par Laurence Ferrari dans le cadre des affaires Bettencourt, Eric Woerth a refusé de répondre. Il a affirmé haut et fort qu'il «ne démissionnera pas».
S'exprimant devant les ministres réunis en conseil à l'Elysée, ce matin, Nicolas Sarkozy maintient le cap de la fermeté en matière de réforme des retraites. Bien qu'il se soit dit «attentif» aux préoccupations exprimées mardi dans la rue par des millions de Français, le président de la République l'a assuré : il n'est «pas question» de revenir sur l'âge légal de départ à 62 ans, coeur de sa réforme des systèmes de retraite.
«C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées», a déclaré le chef de l'Etat, selon le communiqué de l'Elysée transmis à la presse.
Pour autant, l'âge de la retraite «sera progressivement augmenté, de quatre mois par an, pour atteindre 62 ans en 2018, tandis que l'âge d'annulation de la décote sera relevé au même rythme d'ici 2023» (repoussant l'âge effectif de départ de 65 à 67 ans), réaffirme ce texte.
Pénibilité : le taux d'incapacité abaissé à 10%
Nicolas Sarkozy a proposé d'abaisser à 10% le taux d'incapacité permettant aux salariés effectuant un travail pénible de continuer à partir à la retraite à 60 ans, contre 20% dans le texte actuel, et souhaité des accords de branche pour aménager leur fin de carrière, un voeu allant dans le sens d'un amendement adopté dans la nuit en commission des Affaires sociales. Un fonds public expérimental sera mis en place pour le financement et un bilan sera dressé en 2014.
Geste en direction des fonctionnaires, qui se sont massivement mobilisés depuis le mois de mars, et notamment des femmes, qui ont trouvé des soutiens véhéments jusqu'au sein de la majorité, l'Elysée veut maintenir pendant cinq ans le dispositif permettant aux fonctionnaires ayant eu trois enfants et 15 ans de service de faire valoir leurs droits à la retraite avant l'âge légal. «Mais personne ne doit voir ses projets de vie bouleversés», a estimé Nicolas Sarkozy.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 8 septembre 2010 à 11:46 ::radio
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est arrivé le mardi 7 septembre 2010 (soir) au Rwanda pour tenter d'apaiser la colère de ce pays après la publication d'un rapport l'accusant de crimes graves en République démocratique du Congo. L'enjeu est important pour l'ONU car Kigali menace de retirer ses soldats des forces internationales de paix au Soudan. M. Ban doit rencontrer au cours de cette visite surprise à Kigali le président rwandais Paul Kagame et la ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU.
Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, le 2 septembre 2010 à Vienne. Photo AFP
"Le secrétaire général a décidé de visiter Kigali pour parler directement au président rwandais et à d'autres officiels du gouvernement de l'inquiétude concernant le rapport sur la République démocratique du Congo préparé par le bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme", a ajouté le porte-parole de l'ONU. La radio d'Etat Radio Rwanda a confirmé mardi soir la visite du secrétaire général de l'ONU, qui n'a été annoncée qu'une fois M. Ban arrivé sur place.
L'ARMÉE RWANDAISE ACCUSÉE DE CRIMES DE GUERRE ET DE GÉNOCIDE
La presse avait divulgué à la fin du mois dernier un projet de rapport de l'ONU accusant l'armée rwandaise de possibles crimes de génocide commis lors de la première guerre en République démocratique du Congo (1996-1998) à l'encontre des Hutus rwandais réfugiés dans ce pays. Selon ce texte du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, "les attaques systématiques et généralisées – contre des Hutus réfugiés en RDC après le génocide de 1994 contre les Tutsis – révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide". Le nombre de victimes s'élève à "probablement plusieurs dizaines de milliers", selon le rapport.
Le régime du président Paul Kagame, issu du FPR, avait très vivement réagi à la publication par la presse de ce rapport et menacé de retirer les 3 550 soldats qu'il a mis à la disposition de l'ONU au Soudan, essentiellement dans la province du Darfour. "L'ONU ne peut pas gagner sur les deux tableaux (...). On ne peut pas accuser notre armée de pourchasser des civils sur la base de leur ethnie (...) et demander à cette même armée d'être une force morale et disciplinée pour protéger les civils dans le monde", avait estimé la chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo.
L'ONU avait fait savoir quelques jours après ces protestations qu'elle repoussait au 1er octobre la publication de la version finale du rapport contesté, afin de laisser le temps aux "Etats concernés" de faire des commentaires qui seront ajoutés au document.
Un porte-parole de l'ONU avait ensuite démenti les affirmations du Monde, à l'origine de la publication du texte, selon lesquelles M. Ban Ki-moon aurait fait pression sur le haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme pour que ce dernier ôte le terme de "génocide" du texte.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 5 septembre 2010 à 14:48 ::radio
Le 3 mai 2010, Reporters sans Frontières (RSF) avait publié sa liste de 40 prédateurs de la liberté de presse. C'est de justesse que Joseph Kabila n'ait pas figuré sur la liste et les joséphistes avaient sabré le champagne. Assassinats des journalistes, arrestations arbitraires, emprisonnement illicites, menaces et interpellations intempestives et inopportunes dont sont victimes les journalistes et professionnels des médias congolais avaient estomaqués les Congolais de la diaspora que le régime de Kinshasa ait pu échapper à la liste des prédateurs de RSF. La lettre ouverte au président Joseph Kabila, de Reporters sans Frontières, datée du 30 août 2010, met le doigt sur la fragrance des violations des droits des journalistes à exercer librement leur métier au Congo dit démocratique avec un titre évocateur:"Détérioration persistante du climat de travail pour les journalistes".
Lambert Mende Omalanga, ministre Congolais de Communication et des Médias
Comme à l'accoutumée Lambert Mende Ombalanga, vuvuzélateur, ministre de la communication et des médias qui a la mauvaise habitude de balayer tous les rapports internationaux qui indexent la République démocratique du Congo, en matière des droits de l'homme a ameuté sa presse et ses médias. En vrai "moutons de Panurge", les journaux coupagistes et les médias thuriféraires de l'AMP, parti-Etat de Kinshasa, sans aucun recul, ont suivi le mot d'ordre de Mende: torpiller le rapport de RSF et faire diversion.
Voici le texte de la lettre :
Monsieur Joseph Kabila
Président de la République
Kinshasa – République démocratique du Congo
Paris et Kinshasa, le 30 août 2010
Monsieur le Président de la République,
Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, et Journaliste en danger (JED), son organisation partenaire en République démocratique du Congo, souhaitent, une fois de plus, attirer votre attention sur la détérioration persistante du climat de travail pour les journalistes, ainsi que sur la réduction progressive des espaces de liberté et d’expression en RD Congo.
A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le 30 juin 2010, nos organisations avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en revenant sur plusieurs cas d’assassinats de journalistes, sur les menaces et arrestations régulières pesant sur les professionnels de l’information, et enfin sur les difficultés de la presse étrangère à pouvoir travailler convenablement.
Deux mois plus tard, rien n’a été fait pour que la situation s’améliore. Nos organisations ont même recensé, dans cet intervalle, près d’une dizaine d’attaques délibérées contre des journalistes et contre des médias qui préludent, si on n’y prend garde, à une répression plus grande à l’approche des échéances électorales annoncées.
A titre illustratif :
1. Le 17 août 2010, Michel Tshiyoyo, cameraman de la Radio Télévision Amazone (RTA) émettant à Kananga, capitale de la province du Kasaï-Occidental, a été évacué d’urgence sur Kinshasa par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO). Le journaliste recevait, depuis quelques jours, des menaces de mort par SMS de la part d’individus supposés proches du gouverneur de la province, Trésor Kapuku. Le seul tort du journaliste est d’avoir été un témoin gênant des affrontements ayant opposé, quelques jours auparavant, le gouverneur et ses hommes à la population du village de Lwandanda, à 25 kilomètres de Kananga. Même après son évacuation, le journaliste a déclaré continuer de recevoir des menaces, comme celle provenant du numéro 0812221172 l’avertissant que "l’assassinat est fréquent à Kin" et rappelant le "sort de Chebeya". Faut-il rappeler que c’est le sentiment d’impunité ambiante qui autorise ce genre d’écart et d’outrecuidance ?
2. Pascal Mulunda, éditeur de l’hebdomadaire privé Le Monitor, vient d’être libéré après avoir passé 24 jours en prison et payé 600 dollars de caution injustifiée. Le journaliste avait été arrêté, le 27 juillet, et placé en détention provisoire à la prison centrale de Kinshasa. Cette mesure faisait suite à une plainte en diffamation déposée par Baudouin Iheta, coordinateur du service public d’assistance et d’encadrement du Small scale mining (Saesscam), qui reprochait au journaliste la publication, le 23 juin dernier, d’un article dans lequel il dénonçait sa mauvaise gestion et le détournement des biens publics. Le 19 août, Pascal Mulunda a bénéficié d’une libération conditionnelle. Son avocat a déclaré que son client devait se présenter chaque mardi et vendredi devant le magistrat et qu’il lui était interdit de quitter la capitale avant la clôture de son dossier.
Faut-il rappeler également que la RDC reste ce pays où des journalistes sont systématiquement envoyés en prison pour des motifs supposés de diffamation alors que la législation congolaise en la matière ne se soucie même pas de vérifier la véracité ou non des faits allégués ?
3. Depuis cinq mois, un journaliste, Jullson Eninga, du quotidien Le Journal, est incarcéré au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), sans aucune chance de bénéficier de la présomption d’innocence. Initialement accusé de faire la "propagande de la rébellion", une infraction qui n’existe pas dans la législation congolaise, ce directeur de publication est actuellement jugé par le tribunal de grande instance de Kinshasa pour "trahison" et risque entre 20 ans de prison et la peine de mort. Le parquet lui reproche la publication, au mois de juin 2009, d’un communiqué, tiré du site internet Africatime.com, des rebelles Hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) opérant dans l’est de la RDC.
Le journaliste clame son innocence en affirmant qu’il s’agissait d’une méprise de son journal pour laquelle il a officiellement demandé pardon aux autorités congolaises. Pourtant, Le Journal reste suspendu depuis une année par le ministre de la Communication, qui a également saisi la justice pour obtenir une double sanction contre le média incriminé. Comment, dans ces conditions, ne pas penser à un acharnement et à une volonté de musellement de la presse indépendante ?
4. Le 26 juillet 2010, les signaux d’émission de Canal Kin Télévision (CKTV), Canal Congo Télévision (CCTV) et Radio liberté Kinshasa (Ralik), propriétés de M. Jean-Pierre Bemba, ont été coupés. Selon nos informations, un commando armé a fait irruption au milieu de la nuit dans les installations abritant les émetteurs et a ordonné aux techniciens de couper les faisceaux de ces trois chaînes proches de l’opposition. Aucune explication officielle n’a été donnée aux médias qui ont pu reprendre une activité normale deux jours plus tard.
5. Le 28 juillet dernier, plusieurs militaires ont fait irruption dans les locaux de la radio Moto Oïcha, à Oïcha, dans le territoire de Béni (province du Nord-Kivu), et ont demandé à parler à un animateur. Ce dernier étant absent, les hommes armés s’en sont pris au technicien, qu’ils ont passé à tabac avant de fouiller tout le bâtiment. Inquiet pour sa sécurité, l’animateur vit désormais dans la clandestinité. Quelques jours avant cet incident, le rédacteur en chef de la radio avait reçu des menaces de mort anonymes par téléphone.
Toutes ces atteintes à la liberté de la presse sont symptomatiques des difficultés pour les journalistes congolais d’exercer leur métier à l’abri des menaces et des risques, que ce soit dans la capitale ou en province, notamment dans l’est du pays.
Depuis plusieurs années, nous enjoignons votre gouvernement de prendre des dispositions pour offrir davantage de sécurité aux reporters, pour garantir un climat plus favorable à la liberté d’expression, et pour lutter contre l’impunité dans les cas d’assassinats de journalistes. Peu après la mort de Didace Namujimbo, à Bukavu, en novembre 2008, nous vous avions par exemple invité à mettre sur pied une commission judiciaire spéciale chargée de faire la lumière sur les assassinats de journalistes. Cette recommandation est restée sans suite de votre part.
Il est aujourd’hui plus urgent que jamais que vous engagiez ces réformes profondes et courageuses afin de faire progresser la liberté de la presse en République démocratique du Congo. Cela permettrait à la fois de répondre aux problèmes actuels mais aussi de préparer l’année à venir, sachant qu’à un an de l’élection présidentielle de 2011, les journalistes congolais risquent de faire face à de nouvelles difficultés liées à la campagne électorale.
Dans l’espoir que vous tiendrez compte de nos requêtes, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.
Jean-François Julliard, Secrétaire général de Reporters sans frontières
Donat M’Baya Tshimanga, Président de Journaliste en danger