DES POLITIQUES CULTURELLES AU CŒUR DU « FAIRE VILLE ENSEMBLE »

Les politiques culturelles à dimension locale sont au cœur du « faire ville ensemble ». Elles sont des vecteurs de rapprochement de nos concitoyens, quelles que soient leurs origines. Elles participent de l’intégration socio-culturelle et du dialogue citoyen.

La définition et la mise en œuvre de politiques culturelles sont alors d’autant plus importantes que nos villes, dans le contexte de la mondialisation, ne peuvent plus être le creuset de l’intégration en des termes identiques à ceux dans lesquels elle s’est opérée jusque-là.

Nous devons réinterroger les politiques culturelles de nos villes.

Cela implique :

- la reconnaissance et l’apprentissage d’un patrimoine commun issu du passé et tendant vers l’avenir ;

- la prise en compte de la diversité dans le choix des pratiques culturelles ;

- la recherche de l’universel, par-delà la barrière des langues, dans les activités privilégiées par nos villes.

C’est pourquoi, nous entendons développer et amplifier :

- Une véritable politique de soutien à la vie associative, premier lieu de vie sociale et collective, à travers la signature de conventions pluri-annuelles d’objectifs ;

- des actions partagées entre les ministères de la Politique de la ville, de l’Education nationale, de la Culture, les régions, les départements et nos villes en vue de promouvoir l’apprentissage de la citoyenneté dès le plus jeune âge (égalité filles-garçons, respect des règles collectives, etc…)

Nous entendons, en tant que Maires de grandes villes de France, attachés aux valeurs républicaines, œuvrer à la consolidation du lien social.

Nos villes demandent de la sécurité, de la cohésion sociale et urbaine, du projet partagé, une nouvelle gouvernance.

Il nous faut – élus et citoyens – relancer notre destin commun – un destin urbain - de transmission du passé, de laboratoire du futur mais aussi de solidarité.

Cela est d’autant plus important qu’un des atouts cruciaux de l’Europe dans la mondialisation, ce sont ses villes, leur nombre, leurs réseaux, leur taille relativement moyenne, la qualité de leurs services publics.

Mais il faut pour cela les moyens financiers nécessaires. Ce qui implique de consolider et développer les ressources du monde urbain.

Alors seulement nous pourrons construire la ville durable et solidaire du XXIe siècle !