Les 25 ans de Reporters Sans Frontières à l'hôtel de ville de Paris !
Par Freddy Mulongo, lundi 27 septembre 2010 à 14:08 :: radio :: #1068 :: rss
1. Les discours des officiels !
Sous les lambris de l'hôtel de ville, Bertrand Delanoë, le maire de Paris a exprimé son soutien indéfectible à la défense d'une expression libre en France et dans le monde.
L'aide de Bertrand Delanoë, maire de Paris n'est pas que moral. La maison des journalistes est situé à Paris, pas en provinces! Photo Henri Martin, Réveil-FM
Yamina Benguigui, Adjointe au Maire de Paris, chargée des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations et Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris, chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Reporters Sans Frontières peut compter le soutien indéfectible de la ville de Paris a déclaré Bertrand Delanoë. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Bertrand Delanoë, maire de Paris, Dominique Gerbaud, président de Reporters Sans Frontières (RSF), Jean-François Julliard, secrétaire Général de RSF,Yamina Benguigui, adjointe au Maire de Paris et Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Dominique Gerbaud, président de Reporters Sans Frontières (RSF) est monté au créneau. Il a estimé qu'il y a aujourd'hui deux nouveaux défis. "La situation se détériore un peu partout", dit-il, "y compris en France. Mais le plus grave est ailleurs. Je suis notamment inquiet du rôle croissant des milices, en Amérique centrale, en Afrique ou en Asie. Avec un pouvoir étatique autoritaire, on peut encore garder une marge de manœuvre politique. Avec les milices, on n'a pas de prises".
Dominique Gerbaud a fustigé la multiplication des violations du secret des sources des journalistes. Reporters Sans Frontières vient d'initier un programme pour permettre aux blogueurs et Netcitoyens d'écrire librement sans subir de censure a déclaré le président de RSF. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Jean-François-Julliard, secrétaire Général de RSF:" Cela fait 25 ans que pour défendre la liberté de la presse aux quatre coins du monde, RSF s'est constitué un réseau. Avec trois missions: enquêter, agir, soutenir. Enquêter, c'est le travail premier, bien sûr, des reporters. Agir, c'est le travail de lutte pour faire reculer la censure. Soutenir, c'est le travail de solidarité à l'attention des reporters emprisonnés, pris en otages, torturés, menacés. RSF est attaché à la défense d'une presse libre partout dans le monde. Au bout du monde, dans les pires dictatures de ce monde, mais aussi ici, chez nous et chez nos voisins européens. Parce que pour être crédible dans le domaine des droits de l'homme, il faut aussi balayer devant sa porte"
Répondant à Françoise Joly, présentatrice de l'émission Envoyé Spécial, Jean-François-Julliard a soulevé le cas de Mumia Abu-Jamal qui se qualifie lui-même de "journaliste hors la loi". Détenu depuis près de trente ans dans un couloir de la mort aux Etats-Unis, il continue à exercer son métier de journaliste depuis son pénitencier. Jean-François Julliard a aussi rappelé la situation des journalistes dans le monde, comme celle des deux journalistes de France 3 retenus en otages en Afghanistan depuis le 30 décembre, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. Photo Henri Martin, Réveil-FM
2. Ricardo González Alfonso, l'invité pathétique !
En le voyant arrivée à la tribune, on ne peut imaginer tout ce que ce confrère a vécu dans son pays. En effet Ricardo González Alfonso est un journaliste cubain. Il est le fondateur de la revue De Cuba et correspondant de Reporters sans frontières. Il vit actuellement en exil en Espagne.
Invité par Guilaine Chenu présentatrices de l'émission Envoyé Spécial, c'est en souriant que Ricardo González Alfonso est arrivé à la tribune accompagné de son interprète. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Les visages se sont glacés lorsque Ricardo González Alfonso a brandi son passeport avec mention “Sortie définitive” ! Photo Henri Martin, Réveil-FM
“Sortie définitive”. La mention figure en toutes lettres sur les passeports des journalistes cubains sortis de prison en contrepartie d’un exil forcé, au cours des mois de juillet et août 2010. Ils étaient 27 à avoir été arrêtés pour leurs opinions au cours de la vague répressive du Printemps noir de mars 2003, et condamnés à des peines allant de 14 à 27 ans de prison. Ils étaient encore 19 au moment de la succession dynastique officielle entre les frères Castro en février 2008. Ils sont désormais six, en plus de quatre autres collègues emprisonnés ultérieurement, à attendre de quitter leur cellule. Et sans doute le pays.
3. Les retrouvailles !
Robert Menard, fondateur de Reporters Sans Frontières et Freddy Mulongo. En 2000, lors de sa première visite en République démocratique du Congo, la seule radio qui avait osé l'invité dans ses studios, c'était Réveil-FM, Robert Menard s'en souviens encore. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Deo Namujimbo et Freddy Mulongo. Deo Namujimbo est un journaliste indépendant congolais, correspondant de Reporters Sans Frontières et de Infosud en RDC. Après l’ assassinat de son frère Didace Namujimbo, le 21 novembre 2008, qui fut journaliste de Radio Okapi à Bukavu, province du Sud Kivu, Deo Namujimbo a quitté le Congo. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Une consœur française qui s'intéresse aux situations des journalistes africains à Paris. Photo Henri Martin, Réveil-FM
4. Du Jazz et Swing !
les personnalités invitées ont pu apprécier le show de Thomas Dutronc, élégant et talentueux fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy et celui de l'artiste aussi doué et féru comme Thomas de jazz manouche, Sanseverino.
Thomas Dutronc à sa banane en bois qui par moment devient un téléphone. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Thomas Dutronc et ses musiciens. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Thomas Dutronc chante et joue la guitare. Photo Henri Martin, Réveil-FM
Le jazzman Sanseverino a fait swinger ! Phot Henri Martin, Réveil-FM
Le parcours de Reporters Sans Frontières, organisation fondée en 1985 par Robert Ménard a fait du chemin.
De la petite association montpelliéraine à l’incontournable organisation internationale sollicitée sur tous les fronts, en 25 ans, Reporters sans frontières n’a cessé de grandir et de se renforcer. Après le déménagement du siège à Paris, l’organisation se dote peu à peu d’un réseau de correspondants qui émaille l’ensemble du globe.
Début 1990, les sections commencent à voir le jour, en premier lieu les représentations en Belgique et en Suisse. Reconnue d’utilité publique en 1995, la presse française commence à découvrir ses mobilisations auprès des journalistes victimes de violences et de la censure. Mise en place du classement annuel des prédateurs de la liberté de la presse, constitution d’un bureau dédié au Net, ses activités se multiplient, son analyse s’affine. Elle travaille de plus en plus en partenariat avec des organisations qui, dans tous les pays du monde, mènent les mêmes combats.
Un quart de siècle, cela se fête! Reporters Sans Frontières n'a pas dérogé à la règle !


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