Le président angolais dément avoir une fille congolaise de 46 ans
Par Freddy Mulongo, mercredi 29 septembre 2010 à 16:18 :: radio :: #1077 :: rss

Le président angolais José Eduardo dos Santos lors d'une visite à Lisbonne, le 11 mars 2009. Photo Jeune Afrique
L'énigmatique président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 31 ans, ne s'exprime quasiment jamais dans les médias sauf pour délivrer un message écrit d'avance avant de s'éclipser aussitôt. C'est dire la surprise des Angolais lorsque, mardi 28 septembre, il a longuement pris la parole sur les ondes de la télévision d'État pour parler... de sa vie privée. Et pas de n'importe quelle façon, puisqu'il s'agissait d'un sujet grave : démentir la paternité d'une Congolaise de 46 ans, Joséfa Matias, qui affirme être sa fille aînée. Son père biologique « est une autre personne qu’elle doit continuer à rechercher », a déclaré le président Dos Santos dans une intervention aussitôt reprise en boucle par les médias d'État. "Edu" ou "Zé" Pour obliger le chef de l'État à s'exprimer, il fallait que l'information paraisse particulièrement crédible et amène un début de polémique au sein de la société angolaise. C'est dimanche, dans les pages du magazine reconnu et indépendant Folha 8, dirigé par William Tonet, que Joséfa Matias a déclaré que le président était son père et qu'elle avait toujours fait référence à lui sous le sobriquet de « Edu ». « Si elle m’entend ou me voit à la télévision, a répondu Dos Santos, qu’elle écoute ce que j’ai à dire : d’abord je ne suis pas “Edu”, je suis José. À la maison, mes proches m’appellent “Zé” », a-t-il expliqué au cours d'une longue tirade sur ses divers surnoms. "Aucune maîtresse" Puis, il est ensuite revenu sur son séjour en RD du Congo, entre 1961 et 1963, quand l'Angola était une colonie portugaise en proie à une intense guerre de décolonisation qui perdurera jusqu'en 1974. Né en 1942 à Luanda d’un père maçon et d’une mère employée de maison, il a abandonné l’école à 19 ans pour rejoindre, en exil, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). D'abord à Brazzaville, puis à Kinshasa, où il s’occupe de l’organisation de la jeunesse du parti.


Commentaires
1. Le mercredi 29 septembre 2010 à 17:18, par Kifindi Bunkheti
2. Le mercredi 29 septembre 2010 à 20:29, par Banga-banga, Nzo Muntu
3. Le mercredi 29 septembre 2010 à 21:42, par kele katue
4. Le jeudi 30 septembre 2010 à 15:44, par Kiku
5. Le jeudi 30 septembre 2010 à 15:45, par Kiku
6. Le vendredi 1 octobre 2010 à 13:04, par DJOECOM
7. Le vendredi 1 octobre 2010 à 21:53, par Guy Ngel ea Ntando
8. Le samedi 2 octobre 2010 à 12:03, par DECLO
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