Dans l’enveloppe, il y avait une lettre : c’est moi Elise. Les yeux que tu vois sont les miens. Tu dois rester ici pendant trois jours. Tu ne mangeras pas ; tu resteras nu ; et je ferai de toi tout ce que je voudrai. Le boa s’enroula autour de moi. Il me souleva jusqu’au lit. Il se mit à jouer avec moi. Il commença à me lécher tout le corps. Il prit ma langue dans la sienne et l’enroula. Je ne peux vous décrire comment ce boa s’est joué de moi. Le troisième jour, le boa n’avait plus les yeux d’Elise. Je fis venir mon garde du corps pour le tuer. Dans la tête du boa, je trouvai une bague qui devint ma protection". Il y en a d’autres, de plus terrifiantes encore, comme l’histoire de cette mallette acquise par Sakombi en 1983, et qui pouvait multiplier les richesses à l’infini, mais avec pour condition, le sacrifice de deux enfants chaque année… On sort de l’univers "sakombien" bouleversé, tout en ayant la conviction que l’univers des pouvoirs absolus en Afrique est bien plus complexe qu’on ne peut le croire de prime abord.