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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 28 octobre 2010

La République Démocratique du Congo: dernier pour liberté de la presse dans les pays francophones d'après RSF, et racole parmi les pays les plus corrompus, selon le classement 2010 de Transparency International

Ce n'est pas la rédaction de Réveil-FM qui le dit mais d'autres observateurs non Congolais. Contrairement à d'autres chefs d'Etat friands de conférences de presse pour mieux faire passer leur message auprès des journalistes. Joseph kabila en neuf ans qu'il trône à la tête de la République démocratique du Congo n'a pas avancé d'une pouce. Réservé, taciturne, la voix sort à peine malgré le micro, Joseph Kabila n'a pas saisi la perche qui lui était tendu, le dimanche 24 octobre 2010, à Montreux en Suisse, lors de la conférence de presse de la clôture du 13e sommet de la francophonie, pour mieux expliquer la situation des journalistes au Congo. On le sent très embarrassé par la question d'Ambroise Pierre, responsable Afrique de Reporters Sans Frontières (RSF) sur les assassinats des journalistes en République Démocratique du Congo. Joseph Kabila a botté en touche !

Joseph Kabila pas très à l'aise à la conférence de presse de Montreux en Suisse.

Joseph kabila n'est même pas au courant que les journalistes sont assassinés au Congo, que les vrais commanditaires ne sont jamais arrêtés, que les mascarades de procès sont initiés mais n'aboutissent jamais, qu'au moment où il s'exprimait à la tribune de Montreux, le journaliste Tumba Lumembu du "Tempête des Tropiques" était illégalement enfermé dans un cachot de l'ANR à Gombe etc... Joseph Kabila ne contrôle-t-il rien des actes de ses sbires de l'ANR ?

En marge des travaux de la Francophonie clôturés dimanche à Montreux, en Suisse, Reporters sans frontières (RSF) ONG de défense de la liberté de la presse, a publié un classement des pays francophones membres de l’Union africaine en matière de respect de la liberté de la presse dans l’espace francophone.

La République Démocratique du Congo, 39e au classement des pays francophones, n’a pas avancé dans ce domaine, selon cette organisation. RSF a publié le classement mondial qui reprend cent-soixante-dix-huit pays. Sur cette liste, la RDC figure à la 148e place.

La Suisse, pays hôte du 13e sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) y occupe la première place.

Il y quelques jours, l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires a publié son rapport annuel: sur les 122 pays en développement étudiés, la faim atteint des niveaux "alarmants" dans 25 pays et "extrêmement préoccupants" dans 4 pays d'Afrique sub-saharienne - la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi, le Tchad et l'Erythrée.

La République démocratique du Congo (RDC) est le pays qui a subi la plus forte détérioration de cet indice, souligne le rapport. C'est également le pays qui a le plus fort taux de mortalité infantile au monde.

A l'exception de Haïti et du Yemen, tous les pays dans lesquels cet indice a atteint un niveau "alarmant" se trouvent en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud.

Cet indice de la faim dans le monde est calculé à partir de trois indicateurs: la proportion de la population sous-alimentée, l'insuffisance pondérale infantile et le taux de mortalité infantile.

lLa malnutrition chez les enfants de moins de deux ans constitue l'un des principaux obstacles à la réduction de la faim dans le monde, souligne encore le rapport.

"Les conflits qui perdurent depuis la fin des années 1990 ont provoqué un effondrement de l'économie, des déplacements massifs de population et une situation chronique d'insuffisance alimentaire" en RDC, explique le rapport.

"L'accès à la nourriture et sa disponibilité se sont détériorés à la suite de la chute de la production agricole et les régions reculées sont devenues encore plus isolées en raison de la grande pauvreté des infrastructures", ajoute le document.

L'indice classe les pays sur une échelle de zéro à 100, zéro représentant le meilleur score et 100 le pire, bien qu'en pratique aucun de ces extrêmes ne soit atteint.

Selon cet indice, la faim atteint un niveau "alarmant" à partir d'un score de 20 et "extrêmement préoccupant" à partir de 30. La RDC se situe au dessus de 30 sur cette échelle.

Les 25 pays où la situation est "alarmante" sont par ordre de gravité croissante, le Népal, la Tanzanie, le Cambodge, le Soudan, le Zimbabwe, le Burkina Faso, le Togo, la Guinée-Bissau, le Rwanda, Djibouti, le Mozambique, l'Inde, le Bangladesh, le Liberia, la Zambie, le Timor oriental, le Niger, l'Angola, le Yemen, la République centrafricaine, Madagascar, les Comores, Haïti, le Sierra Leone et l'Ethiopie.

Après la RDC comme pays famélique du monde, Transperency International (TI) vient d'enfoncer le clou avec la République Démocratique du Congo est parmi les pays les plus corrompus, selon le classement 2010.

L'ONG Transparency International (TI) vient de rendre public son rapport 2010.

Il est très accablant : près de 75% des 178 Etats évalués dans ce rapport sont gravement corrompus.

En occupant la 164ème place sur 178, la République démocratique du Congo (RDC) est classée parmi les Etats les plus gravement corrompus.

Un triste record, qu'elle partage avec d'autres pays de la planète.

La Somalie est l'Etat le plus gangréné des 178 étudiés par l'organisation, avec une note de 1,1, précédée de l'Afghanistan et la Birmanie (1,4 pt). Tandis que des pays africains comme le Rwanda ont connu une belle progression. Le rapport indique que les Etats les plus "propres" sont le Danemark, la Nouvelle Zélande et Singapour avec 9,3 pt chacun. La corruption s'est affaiblie au Bhoutan, en Macédoine, en Jamaïque et au Koweit, mais s'est renforcée en Italie, en Grèce et aux USA, notamment.

Selon l'Indice de perception de la Corruption (IPC) 2010 de Transparency International dans un classement évaluant 178 pays en fonction de la perception du niveau de corruption affectant leur administration publique et classe politique, rendu public mardi 26 octobre à Berlin en Allemagne, près du trois-quarts des Etats sont gravement corrompus.

En publiant son rapport annuel, l'ONG Transparency International lance principalement une mise en garde aux gouvernements, estimant que la corruption pèse sur leurs efforts pour renflouer les marchés financiers, et lutter efficacement contre le réchauffement planétaire et la pauvreté.

Car sur les 178 pays étudiés, près des trois quarts affichent un indice de perception de corruption inférieur à la moyenne.

L'indice est établi grâce à des sondages réalisés auprès d'hommes d'affaires et de spécialistes. Il va de 10 pour un pays considéré comme "propre" à zéro pour un pays perçu comme gangrené par la corruption.

Dans un communiqué, la présidente de TI, Huguette Labelle, a fait un commentaire sévère.

"Ces résultats montrent que des efforts bien plus importants sont requis pour renforcer la bonne gouvernance dans le monde", a-t-elle affirmé. "Accepter que la corruption perdure est inacceptable ; trop de personnes pauvres et vulnérables dans le monde continuent à souffrir de ces conséquences.

Nous avons besoin de voir une mise en œuvre plus importante des règles et lois existantes", a-t-elle ajouté. Le Rwanda a progressé.

Parmi les pays africains qui ont fourni plus d'efforts dans la réduction de la corruption, le rapport note le Botswana (33e), l'île Maurice (39e) et le Cap-Vert (45e) tirent leur épingle du jeu, arrivant en tête des pays africains perçus comme parmi les moins corrompus.

Mais c'est surtout le Rwanda qui a réalisé une belle progression en passant de la 89e à la 66e place.

Le Rwanda tient ces performances grâce à la mise en application scrupuleuse de la politique de " la tolérance zéro " contre la corruption.

Alors que son voisin le Rwanda a sensiblement marqué des points de manière positive, la République démocratique du Congo est ex-aequo avec la Guinée Conakry à la 164e place....

Ex-aequo également, la Guinée équatoriale et l'Angola se partagent le 168e rang. Ils sont suivis du Burundi (170) et du Tchad (171).

Toujours selon Transparency international, certains pays, dont la Gambie, ont amélioré leur score depuis 2009 en passant de la 91e à la 106e place.

TI, fondée à Berlin en 1993 (son premier indice est sorti deux ans plus tard), a aujourd'hui un rayonnement international, possédant des sections autonomes dans 80 pays.

En 2010, l'ONG a gagné le prix Big Impact, décerné par Third Sector, une des œuvres d'entraide les plus importantes en Angleterre.

Le Cameroun très corrompu Quant au Cameroun, perçu comme très corrompu, il occupe avec sept autres pays le 146e rang avec une note de 2,2 sur 10.

Madagascar est parti de la 99e à la 123e place et le Niger (de 106e à 123e) sont également perçus comme plus corrompus que l'an dernier. En occupant la dernière place (178e place) du classement mondial, la Somalie est la lanterne rouge.

En Europe, la France, avec une note de 6,8, recule encore d'une place et passe au 25ème rang du classement mondial. Elle demeure ainsi derrière de nombreux Etats européens tels que la Suède, les Pays-Bas, l'Allemagne et le Royaume-Uni.

L'analyse de ce rapport fort révélateur montre que la corruption est loin d'être un virus qui ne gangrène que les pays du Sud. La gangrène très dévastatrice ronge aussi bien les pays du Sud que ceux du Nord, les pays tant les plus industrialisés que ceux en développement.

Bien des pays, comme la RDC, ont mis en œuvre une politique contre la corruption, appelée " Tolérance zéro ". La réussite de cette politique passe par son application rigoureuse, sans complaisance en punissant tous ceux qui, du simple citoyen aux autorités les plus haut placées du pays.

Une application à deux vitesses de cette lutte contre la corruption renvoie loin sa réussite.

Malheureusement, les Congolais ne cessent de dénoncer l'impunité dont bénéficient ceux qu'ils appellent les ''Kuluna en cravate'' en dépit de nombreux détournements dans lesquels ils sont impliqués, estimant que Tolérance zéro reste à ce jour un simple slogan, sans effet.

Bien des pays africains sont passés à la vitesse supérieure dans l'application de leur ''Tolérance zéro''.

C'est le cas, par exemple du Kenya où le maire de Nairobi, la capitale du Kenya, a été inculpé mardi 26 octobre pour corruption à propos de l'achat d'un terrain destiné à un cimetière, dont le prix (2,5 millions d'euros alors qu'il en valait 210 000 euros ) aurait été évalué plus de dix fois sa valeur.

Ainsi Geoffrey Majiwa risque d'être suspendu de ses fonctions jusqu'à la fin de la procédure, ainsi que le prévoient la loi et la Constitution du Kenya à propos de tout responsable public inculpé pour corruption ou détournement de fonds. Une dizaine d'autres personnes sont déjà poursuivies dans cette affaire.

Mais le maire de la capitale est le plus haut " gradé " d'entre eux.

Au Malawi, son ancien président, Bakili Muluzi, est poursuivi pour corruption.

Les faits qui lui sont reprochés remontent au temps où il était président du Malawi, entre 1994 et 2004.

Il devra notamment justifier comment des dons financiers destinés à son pays en provenance de Taiwan et de Libye, douze millions de dollars, se sont retrouvés sur ses comptes bancaires personnels.

Cette affaire remonte à 2006. L'ancien président malawite avait été une première fois arrêté cette année-là, mais les accusations contre lui avaient été rapidement abandonnées.

Les poursuites à son encontre ont été réactivées début 2009, au moment où Bakili Muluzi prévoyait d'affronter son successeur Bingu Wa Mutharika, lors des élections générales du 19 mai de la même année.

Si Bakili Muluzi est reconnu coupable de corruption, la perte de ses droits civiques pendant 7 ans figure parmi les peines encourues.

Que des Congolais, occupant de hautes fonctions, passent paisiblement leurs jours sans être inquiétés !

1 Denmark 9.3

1 New Zealand 9.3

> 1 Singapore 9.3

4 Finland 9.2

4 Sweden 9.2

6 Canada 8.9

7 Netherlands 8.8

8 Australia 8.7

> 8 Switzerland 8.7

> 10 Norway 8.6

11 Iceland 8.5

11 Luxembourg 8.5

13 Hong Kong 8.4

14 Ireland 8.0

15 Austria 7.9

15 Germany 7.9

17 Barbados 7.8

17 Japan 7.8

19 Qatar 7.7

20 United Kingdom 7.6

21 Chile 7.2

22 Belgium 7.1

22 United States 7.1

24 Uruguay 6.9

25 France 6.8

26 Estonia 6.5

27 Slovenia 6.4

28 Cyprus 6.3

28 United Arab Emirates 6.3

30 Israel 6.1

30 Spain 6.1

32 Portugal 6.0

33 Botswana 5.8

33 Puerto Rico 5.8

33 Taiwan 5.8

36 Bhutan 5.7

37 Malta 5.6

38 Brunei 5.5

39 Korea (South) 5.4

39 Mauritius 5.4

41 Costa Rica 5.3

41 Oman 5.3

41 Poland 5.3

44 Dominica 5.2

45 Cape Verde 5.1

46 Lithuania 5.0

46 Macau 5.0

48 Bahrain 4.9

49 Seychelles 4.8

50 Hungary 4.7

50 Jordan 4.7

50 Saudi Arabia 4.7

53 Czech Republic 4.6

54 Kuwait 4.5

54 South Africa 4.5

56 Malaysia 4.4

56 Namibia 4.4

56 Turkey 4.4

59 Latvia 4.3

59 Slovakia 4.3

59 Tunisia 4.3

62 Croatia 4.1

62 FYR Macedonia 4.1

62 Ghana 4.1

62 Samoa 4.1

66 Rwanda 4.0

67 Italy 3.9

68 Georgia 3.8

69 Brazil 3.7

69 Cuba 3.7

69 Montenegro 3.7

69 Romania 3.7

73 Bulgaria 3.6

73 El Salvador 3.6

73 Panama 3.6

73 Trinidad and Tobago 3.6

73 Vanuatu 3.6

78 China 3.5

> 78 Colombia 3.5

78 Greece 3.5

78 Lesotho 3.5

78 Peru 3.5

78 Serbia 3.5

78 Thailand 3.5

85 Malawi 3.4

85 Morocco 3.4

87 Albania 3.3

87 India 3.3

87 Jamaica 3.3

87 Liberia 3.3

91 Bosnia and Herzegovina 3.2

91 Djibouti 3.2

91 Gambia 3.2

91 Guatemala 3.2

91 Kiribati 3.2

91 Sri Lanka 3.2

91 Swaziland 3.2

98 Burkina Faso 3.1

98 Egypt 3.1

98 Mexico 3.1

101 Dominican Republic 3.0

101 Sao Tome and Principe 3.0

101 Tonga 3.0

101 Zambia 3.0

105 Algeria 2.9

105 Argentina 2.9

105 Kazakhstan 2.9

105 Moldova 2.9

105 Senegal 2.9

110 Benin 2.8

110 Bolivia 2.8

110 Gabon 2.8

110 Indonesia 2.8

110 Kosovo 2.8

110 Solomon Islands 2.8

116 Ethiopia 2.7

116 Guyana 2.7

116 Mali 2.7

116 Mongolia 2.7

116 Mozambique 2.7

116 Tanzania 2.7

116 Vietnam 2.7

123 Armenia 2.6

123 Eritrea 2.6

123 Madagascar 2.6

123 Niger 2.6

127 Belarus 2.5

127 Ecuador 2.5

127 Lebanon 2.5

127 Nicaragua 2.5

127 Syria 2.5

127 Timor-Leste 2.5 127 Uganda 2.5

134 Azerbaijan 2.4

134 Bangladesh 2.4

134 Honduras 2.4

134 Nigeria 2.4

134 Philippines 2.4

134 Sierra Leone 2.4

134 Togo 2.4

134 Ukraine 2.4

134 Zimbabwe 2.4

143 Maldives 2.3

143 Mauritania 2.3

143 Pakistan 2.3

146 Cameroon 2.2

146 Côte d´Ivoire 2.2

146 Haiti 2.2

146 Iran 2.2

146 Libya 2.2

146 Nepal 2.2

146 Paraguay 2.2

146 Yemen 2.2

154 Cambodia 2.1

154 Central African Republic 2.1

154 Comoros 2.1

154 Congo-Brazzaville 2.1

154 Guinea-Bissau 2.1

154 Kenya 2.1

154 Laos 2.1

154 Papua New Guinea 2.1

154 Russia 2.1

154 Tajikistan 2.1

164 Democratic Republic of Congo 2.0

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mercredi 27 octobre 2010

Lettre d'un compatriote sur l'insécurité grandissante à l'Est de le RDC !

Un compatriote a écrit à Réveil-FM, pour nous informer sur l'insécurité qui bat son plein à l'Est de la République démocratique du Congo. Nous publions le texte tel quel, nous avions pris le soin de rendre la lettre anonyme.

Le fleuve Congo, colonne vertébrale de la République Démocratique du Congo.

Chers frères et sœurs;

Quelqu'un a voulu savoir hier ce qui se passe chez nous maintenant. Pour répondre à sa préoccupation, voici, sans aucun commentaire de ma part, ce que j'en ai appris durant ces trois derniers jours:

1°) Plusieurs villages du territoire de Shabunda sont insécurisés par les éléments rwandais du FDLR. La situation concerne particulièrement le village de Kiziba en collectivité de Wakabango 1er qui, après avoir été pillé et incendié mardi dernier, a été déserté par ses habitants qui se sont réfugiés dans la province du Maniema.

2°) Dans les villages de Kalumba et Makese, toujours en Territoire de Shabunda, des enfants ont été enlevés par les rebelles, tandis que celui de Kabulungu près de Kigulube en groupement de Baliga a été déserté pas les élèves des écoles qui ont fermé leurs portes.

3°) Depuis son accession à la tête de l’Etat, «Joseph Kabila» est suspecté de «déloyauté» voire d’«intelligence» avec le Rwanda de Paul Kagame. Au Nord Kivu, la menace d'une nouvelle guerre entre Ougandais et Rwandais en RDC se précise au jour le jour. Les nouvelles les plus alarmantes ne cessent de fuser. Il est question de la présence massive des soldats de l’armée régulière rwandaise dans cette partie du pays. A Kinshasa, «Joseph» Kabila se tait. Il ne souffle pas un mot pendant que les Kivutiens font face chaque jour à l’insécurité générée par des groupes armés locaux et étrangers. C’est à croire que c’est le «raïs» qui a engagé le pari de brader la souveraineté de la RD Congo pour garantir la pérennité de son pouvoir.

4°) On apprend ainsi qu’un certain Mboneza, colonel étiqueté CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), est arrivé dernièrement à Walikale. But de sa mission : surveiller l’exploitation des matières précieuses pour le compte du Rwanda. Toute résistance est violemment réprimée. Informé, l’auditorat militaire à Goma a procédé à l’arrestation de ce fameux colonel et à son transfert au chef-lieu du Nord Kivu. Alerté de cette arrestation, le «général » Bosco Ntaganda a dépêché une douzaine d’officiers CNDP à l’auditorat militaire où ils ont procédé à l’arrestation… de l’auditeur militaire en charge du dossier en lui collant une arme sur sa tempe et en exigeant la libération pure et simple de Mboneza.

5°) L’Auditeur prit son téléphone pour se référer au général Mayala Vainqueur, commandant de la 8ème Région Militaire. Réponse de celui-ci : « la Haute Hiérarchie a ordonné la libération de Mboneza au nom de la paix». Peut-on parler de paix au moment des femmes et des enfants sont victimes de viols au quotidien dans cette partie du pays ? Aux dernières nouvelles, on apprenait que le colonel Mboneza est rentré à Walikale...

Comment ne pas donner raison à ceux qui soutiennent que «Joseph Kabila» est un «agent infiltré» du régime rwandais?

6°) A Mwenga, 3 femmes ont été enlevées par les présumés FDLR, le mercredi 13 octobre pendant qu’elles revenaient du marché de Cidasa à Kasika dans le territoire de Mwenga. Ces femmes ont été relâchées 3 jours après, moyennant en plus une rançon de 250$ que la communauté a pu collecter.

Jusqu’à quand, se demandent ceux qui nous envoient ces messages, la population congolaise va courber l’échine face à un pouvoir criminel et inefficace? Le moment n’est-il pas venu de “stopper” cette famille mafieuse qui trône à la tête de la République Démocratique du Congo depuis dix ans?

7°) Suite à une nouvelle bavure policière mortelle commise, au Rond-Point Socimat à Kinshasa il y a à peine trois jours, par des éléments de la garde rapprochée de Zoé, le petit frère du Président de la République, Colette BRAECKMAN du quotidien Le Soir, conclut ainsi sa note: Pour les Kinois qui ont assisté à cette scène brutale, comme pour tous ceux qui en ont été informés par la suite, la conclusion est claire : si le président ne sanctionne pas fermement les bavures et les abus commis par ceux qui se réclament de lui, il n’aura même pas besoin d’opposant sérieux lors de la prochaine campagne électorale, le comportement de ses proches aura suffi à le discréditer.

Voilà, chers frères et sœurs quelques informations qui me sont ces derniers jours.

Je vous en fais part, seulement aujourd'hui, pour vous rassurer que l'appel, que j'ai lancé il y a deux jours à nos différents Présidents de nos Lusu et Mutuelles pour nous organiser afin de défendre nos droits et nos intérêts, est plus que jamais fondé! Car, comme, je l'ai dit, il est temps de nous réveiller et d'agir ensemble, Hommes et Femmes, Étudiants, Jeunes et Vieux, pour sauver ce qui peut encore l'être!

Chaque jour, pareilles informations nous parviennent, mais je ne saurai vous les répercuter chaque jour. Cela va sans dire!

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Colette Braekman: fayote, barbouilleuse et cajoleuse de la République Démocratique du Congo !

Le ridicule ne tue pas dit-on. Colette Braeckman , journaliste indépendante ? Colette Braeckman n'a aucun crédit au près des populations congolaises encore moins au sein de sa diaspora. Elle est discréditée par ses torchons louangeurs au pouvoir de Joseph Kabila, alors que rien ne marche ! Depuis quand est-elle devenue une journaliste indépendante ? Elle qui vient à Kinshasa, escorter par les motards de la République, qui écrit ses reportages dans une Mercedes noire aux vitres fumées de la République, qui recueille ses infos auprès de sbires de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR), qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, est conseillère occulte de Joseph Kabila... De quelle indépendance, veut-elle parler Colette Braeckman ? Toute seule, elle s'est autoproclamée spécialiste de la République démocratique en Belgique.

Colette Braeckman, l'autoproclamée spécialiste de la République Démocratique du Congo.

Colette Braeckman n'a pas plus de légitimité que les Congolais nés de 450 tribus du Congo, qu'ils soient à l'intérieur du Congo ou dans la diaspora congolaise, ils sont plus de légitimité que la barbouilleuse du Soir. Elle ne connait pas mieux le Congo, que les Congolais eux-mêmes. La Belgique est un pays qui se déchire entre les Wallons et Flamands . Au lieu de balayer devant sa porte, elle se cancane en soutenant un régime odieux mis en place par un réseau des maffieux. Colette Braeckman par intimidation voudrait-elle que les Congolais et Congolaises se taisent face aux réalités calamiteuses dont elle ne veut pas voir ! Se couvrant du manteau de Noé, la gribouilleuse veut se passer pour une victime alors c'est elle par ses écrits encenseurs au pouvoir de Joseph Kabila qui provoquent et incitent à la révolte dans la Communauté congolaise. Ce n'est pas parce qu'on a fait le journalisme dans une école provinciale de Tournai en Belgique qu'on doit dire que les Congolais ne comprennent pas le français. Se croyant encore dans les années 80-90, où elle seule pouvait parler et écrire, elle se retrouve avec des centaines de Congolais, grâce à l'internet, qui lui répondent illico. La dinosaure du Soir est épassée par les événements, au lieu de s'amender, la cajoleuse du joséphisme voudrait se passer pour une journaliste indépendante alors que tout le monde sait qu'elle est à la mangeoire du Palais de la Nation. Elle pourfendait les dinosaures de Mobutu son ennemi juré. N'est-ce pas les mêmes dinosaures:Léon Kengo wa Dondo, Mokolo wa Pombo, Seti Yale, Tambwe Mwamba et autres mobutistes notoires et patentés qui écument le pouvoir de Joseph Kabila, qu'elle encense aujourd'hui nuit et jour. Avec une indignation aussi sélective de Colette Braeckman sur les malheurs voulus et imposés aux Congolais, une amnésie qui encourage l'imposture, la dictature et la barbarie au Congo, l'écrivassière du Soir devra faire profil bas. Colette Breackman n'a jamais aimé Etienne Tshisekedi, ni Patrice Emery Lumumba, ni Pierre Mulele et autres. Tous les Congolais qui d'une manière ou d'une autre-malgré leurs faiblesses humaines-se sont levés et ont proposés une voie alternative à ce que eux considérés comme la dictature, n'ont jamais eu l'assentiment de la gendelettre du Soir. Comme disent les Français, on connait la chanson: "Colette Braeckman joue à la victimisation pour cacher ses turpitudes à l'égard du régime de Joseph Kabila".

Manger à tous les râtelier finit par donner la constipation. Les Congolais savent pour qui elle roule, d'où elle tire ses sources. On n'en a déjà vu d'autres !

Sim Kilosho Kabale de l' Université Kenyatta Nairobi au Kenya, dans sa thèse: Les métaphores francophones à travers les portraits des présidents africains dans Jeune Afrique L'intelligent (1990- 2000)

Des métaphores «Totémiques» met en exergue les écrits de Sennen Andriamirado, décédé le 15 juillet 1997 qui fut Journaliste et grand reporter, au groupe Jeune Afrique. Ses accointances avec feu Mobutu Sese Seko, le poussait à écrire des articles pompeux sur le maréchal.

Sim Kilosho Kabale cite Jeune Afrique: Mobutu, le «Léopard zaïrois»

Les rédacteurs et les lecteurs des journaux francophones identifient facilement certains présidents par les noms de leurs totems. La fidélité à ce « pacte de lecture » amène les rédacteurs de J. A. I. à se ressourcer régulièrement dans l’imagerie populaire afin de portraiturer certains présidents ou parler d’eux. Ainsi, dans plusieurs numéros de J. A. I, le feu maréchal zaïrois Mobutu passe pour « le léopard zaïrois» ou un « léopard » tout court. Pendant que mourait le Zaïre, Mobutu était confronté aux difficultés politiques et économiques très graves. D’une part, la maison blanche et le capitole ne voulaient plus entendre de lui. D’autre part, les opposants politiques et le peuple zaïrois souhaitaient sa démission immédiate. Mais comme on s’y attendait, le « père de la nation» et le « guide suprême» ne céda à une quelconque pression. Par contre, il prit des mesures draconiennes à l’égard des ses opposants. Il déclara la guerre à Etienne Tshisekedi et aux Occidentaux.14 Sennen Andriamirado écrit à ce sujet : « Politiquement, cependant, les dernières décisions de Mobutu sont lourdes de conséquences. Le léopard ressort ses griffes et semble s’apprêter à frapper.15 » Les ténors de l’opposition Nguza Karl I Bond et Tshisekedi, quant à eux, estimaient que « le léopard était sur le point de mordre la poussière et de perdre le contrôle de la situation16. » Un autre fait remarquable surgit quand Mobutu nomma Tshisekedi au poste de Premier ministre et proposa des élections anticipées. Sans citer le nom du président, Jeune Afrique relate : « Le « léopard » lui-même a repris du poil de la bête. Sûr de lui, il a proposé des élections anticipées, avant même l’échéance des dixhuit ou vingt-quatre mois de la période de transition17. » Finalement, l’amplification de la métaphore « léopard » se lit dans un numéro de Jeune Afrique paru après la mort de Mobutu. Sous la rubrique Vous et Nous du n° 1942 du 31 mars au 6 avril 1998, un correspondant de ce magazine relate ce qui suit : « C’était, il y a presque un an, celui qu’on qualifiait d’ « incontournable », de « seul garant de l’intégrité territoriale du Zaïre » venait de tomber (…) Mobutu Sese Seko, le « guide », le « pacificateur », « le léopard », le « président fondateur », l’ « aigle de Kawele » quittait ce monde. » De tous ces exemples, il ressort que le nom « léopard » ne réfère pas au panthère d’Afrique, mais plutôt il désigne le feu maréchal zaïrois qui, d’ailleurs, portait une toque confectionnée en peau de cet animal.

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Le Général Mufu Ndenga n'est plus !

Le général Mufu Ndenga surnommé "Salomon Sukisa", "Démon sans tête" ou encore "Depax" n'est plus. Jean-Kalama Ilunga, le coordonnateur de l'Ucdp et ancien conseiller culturel de M'zée Laurent Désiré Kabila que nous avons joint au téléphone, nous a confirmé le décès du Général Mufu. "Il y a trois semaines, j'ai parlé avec lui au téléphone, il était à Lubumbashi dans le Katanga. Le Général Mufu était très malade, il se savait condamné. Il a été empoisonné. C'est ce qui ressort de notre dernière conversation" nous a confié Jean-Kalama Ilunga. Nous n'avons pas trouvé la photo du général Mufu Ndenga, nous nous referons à l'ouvrage de notre confrère Charles Onana dans lequel, il rétablit une vérité historique et lui rend hommage. Le 17 mai 1997, c'est le Général Mufu Ndenga qui avait pris Kinshasa, la capitale congolaise et non James Kabarebe, comme on voulu nous faire croire une certaine presse formatée et orientée. Après la fuite du Général Munene et la mort par empoisonnement du Général Mufu, ce sont tous les anciens collaborateurs de M'zée Laurent Kabila qui sont visés par le pouvoir des joséphistes.

En fait, « à la suite de la prise de Kinshasa par l’AFDL, une légende s’est installé dans l’opinion et les médias. Les militaires tutsi de l’Armée Patriotique Rwandaise avec à leur tête un certain James Kabarebe auraient été le fer de lance de la chute du maréchal Mobutu. James Kabarebe n’hésite pas à amplifier et à surdimensionner son rôle militaire pendant ces moments décisifs : « J’ai appelé Kabila sur son téléphone satellite et je lui dis que nous avons pris Kinshasa. Il était très excité et très heureux ». » (p.80) Et pourtant, « James Kabarebe n’a jamais été un acteur important dans la prise de Kinshasa. Il est arrivé après la bataille. C’est le général congolais Mufu Ndenga, venu d’Angola avec les Tigres angolais, qui est le véritable artisan de la chute de Kinshasa. Militaire chevronné et officier respecté, il a rejoint l’AFDL en 1996 en tant que haut responsable militaire. C’est à lui que sera dévolue la mission délicate de prendre la capitale congolaise sans effusion de sang et sans dérapage. » (p.81) Le récit de la chute de Kinshasa que ce compatriote livre à Charles Onana se passe de tout commentaire. Il nous permet de comprendre la récupération de la victoire de l’AFDL (à Kinshasa), à coup des mensonges et de la falsification de l’histoire congolaise par les extrémistes tutsi . « Cette imposture des extrémistes tutsi rwandais met Victor Mpoyo hors de lui : « Dire que la révolution de 1997 a été possible grâce à Kagame et à ses hommes c’est de la foutaise et je dirais même une insulte aux Congolais et à l’Angola. C’est l’Angola qui a fourni les moyens financiers, les militaires et les armes. Sur cette révolution, c’est l’Angola qui mérite notre respect et notre reconnaissance. Quand au Rwanda, son intérêt se limitait à la traque des Hutu réfugiés au Zaïre dont il voulait se venger en les exterminant». » (p.83) Et Charles Onana de commenter : « Ce qui est certain, c’est que le Rwanda, lui, a complètement atteint ses objectifs », avoués et non-avoués.

(C. ONANA, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009, p. 76)

17 Mai 1997, Mufu Ndenga, le héros de la spectaculaire prise de Kolwezi, celui-là même qui avait fait disloquer le dispositif défensif de la ville de Kisangani avec le « Mwanakashitu » ou « enfant de la bête », l’arme terrible amenée d’Angola qui avait provoqué la débandade dans les rangs des troupes de Mobutu, entrait le premier dans la ville de Kinshasa après avoir mis en déroute les mercenaires de l’UNITA stationnée à Kenge avec son contingent qui avait constitué le fer de lance de l’offensive de l’AFDL du Kivu jusqu’à Kinshasa !

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mardi 26 octobre 2010

VOUS AVEZ DIT MEDIAS ? JEROME CHOURAQUI

Jérôme Chouraqui est un homme de médias. Entrepreneur depuis dix ans, il préside avec brillance le select MédiaClub. Il nous livre avec beaucoup de lumière et de clarté la très belle histoire de la naissance de ce Club et fait un point très précis sur les activités et axes de développement de ce haut lieu de rencontres des professionnels de l’audiovisuel. Un homme au cœur des médias …

Monsieur Jérôme Chouraqui, président du MediaClub

Marie Cornet : Vous êtes Président du MediaClub qui est né quand ?

Jérôme Chouraqui : Simple, Le Media Club trouve sa genèse dans une association d’anciens élèves et un diplôme de l’université de Paris, lui-même fondé par Daniel Sabatier retraité à ce jour et qui a créé le DESS de « Droit et Administration de la Communication » à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne en 1982. Ce DESS est à l’origine de la formation d’une génération qui se retrouve aujourd’hui dans tous les secteurs de l’audiovisuel. J’ai moi-même passé ce diplôme et j’ai eu la chance d’être aux côtés de Daniel Sabatier pendant une année, d’ailleurs superbe, qui m’a fait prendre conscience de l’affect peu commun qu’il pouvait créer avec ses élèves. C’est peu dire, 80 pourcents d’ entre eux lui doivent leur premier job…Cet homme ou ce chef d’orchestre rare était capable de tisser des liens privilégiés avec ses élèves mais aussi des relations de proximité entre les élèves eux-mêmes… C’est en 2001 qu’un projet lui a été soumis, celui naturellement de constituer une réelle association des anciens élèves. Sachant qu’en 2003, Daniel Sabatier prendrait sa retraite et moi-même entrepreneur, je n’ai pas hésité une seconde à tenter de mettre en place ce projet. L’idée de mon côté était très simple, le remercier et prolonger dans le temps ce qu’il avait créé. Le MediaClub est donc né grâce avant tout à un homme puis deux, des sentiments et des désirs et enfin une envie d’entreprendre et de transmettre. Finalement en trois mots simplifiés : rencontre, remerciements et transmission…

Marie Cornet : Une belle histoire ?

Jérôme Chouraqui : Oui une très belle histoire !

Marie Cornet : Vous êtes resté en contact avec Daniel Sabatier ?

Jérôme Chouraqui : Oui, il vit entre Paris et la province maintenant. Je reste proche de lui, je le vois fréquemment. Je ne dirais pas que c’est « un Maître… à penser » … quoi que !

Marie Cornet : Il est présent au MediaClub ?

Jérôme Chouraqui : Absolument, c’est le Président d’honneur…Et il suit le développement du Media Club à travers toutes ses activités et l’on se voit pour en parler régulièrement. Des rencontres pour développer et structurer de façon très professionnelle le déploiement des ressources du Club.

Marie Cornet : Vous êtes un entrepreneur, à quand remonte la création de votre première société ?

Jérôme Chouraqui : J’ai monté ma première société, dans les locaux du DESS quand j’étais à l’université.

Marie Cornet : Vous étiez nombreux ?

Jérôme Chouraqui : Non, j’avais deux salariés.

Marie Cornet : Comment s’appelait votre société ?

Jérôme Chouraqui : « Net Partners », à l’époque. Nous faisions des sites Web.

Marie Cornet : Vous étiez déjà sur le Web ?

Jérôme Chouraqui : Exact, nous étions en avance et tellement en avance, que nous étions sollicités par téléphone très régulièrement et l’on nous demandait si nous étions spécialisés dans le nettoyage à sec ou le nettoyage de bureau après 22 heures …, du fait du nom « Net Partners ». C’est pour vous dire …à l’époque le mot net était plus assimilé à du nettoyage que à l’Internet d’aujourd’hui ! C’était très drôle. Plus sérieusement cette société s’est transformée en 1998, en « NP-TV », spécialisée dans la télévision interactive et plus précisément sur les décodeurs de TPS et CANALSAT. Le premier contrat de « NP-TV » a été signé avec CANALSAT en exclusivité et pour la commande de la création de bannières publicitaires interactives. Tout ceci grâce au réseau du DESS qui nous a permis d’être en contact avec les bonnes personnes…Une commande et des locaux nous ont aidé à lever des fonds et de faire partie de la vogue très prisée des « start up ». Grâce à cette impulsion, « NP-TV » a vécu pendant dix ans et a levé 17, 5 millions d’euros et s’est installée entre autre à Madrid et Kuala Lumpur. En 2001, nous avons eu le dernier round d’investissement. Et ces investisseurs nous ont demandé de recruter des séniors. Une opportunité d’ailleurs car ma disponibilité m’a permis de proposer à Daniel Sabatier, de reprendre le projet du MediaClub en 2001 avec un angle plus « Entreprise » et la volonté de le faire durer au-delà ou non de la présence permanente de Daniel Sabatier qui nous a d’ailleurs donné très directement, son « banco ». J’ai, de ce fait, repositionné mes activités en fonction de ce projet : vérifier les bases de données, partir à la rencontre des anciens élèves et créer des événements fédérateurs. Cela a été formidable d’ailleurs l’enthousiasme en retour face aux premiers événements comme la création de petits déjeuners et l’organisation de rencontres. C’est en 2003, quand Daniel Sabatier est parti à la retraite que l’association est sortie de l’université pour devenir l’association MediaClub avec le statut qu’on lui connait à ce jour.

Marie Cornet : Combien d’adhérents au MediaClub ?

Jérôme Chouraqui : Déjà un réseau de 600 anciens élèves, ensuite une trentaine de cooptations par an et enfin à ce jour 796 membres.

Marie Cornet : C’est beaucoup ?

Jérôme Chouraqui : C’est beaucoup et peu. C’est la dimension humaine qui convient pour rester proche des membres, les suivre professionnellement et leur apporter des contenus d’information ou de formation pour les accompagner tout au long de leur carrière professionnelle.

Marie Cornet : Le MediaClub, c’est un réseau social ?

Jérôme Chouraqui : Oui, en fait étymologiquement, c’est un réseau social qui a sa visibilité sur des réseaux sociaux : Le MediaClub a son compte twitter ou sa page facebook par exemple. A delà des technologies qui nous passionnent, le MediaClub a aussi pour vocation de mettre de l’humain dans ses relations aux membres. Si le MediaClub utilise tous les moyens pour la mise en contact il reste aussi un lien de rencontres physiques pour ses membres.

Marie Cornet : Quels sont les axes de développement du MediaClub ?

Jérôme Chouraqui : Deux axes, un qui correspondrait à celui de catégorie d’événements avec des petits déjeuners de réflexion sur des thématiques très ciblées ou des déjeuners, des cocktails en soirée, des grosses soirées événementielles avec jusqu’à 150 invités ou des soirées thématiques très techniques en petit comité. L’autre axe serait d’être présent sur des rendez-vous essentiels du monde de l’audiovisuel comme par exemple, le MIP TV, le Festival de Cannes, le MIP COM, Les Journées Internationales de Dijon, Scénaristes en série, le Festival international du film d’animation d’Annecy. Nous créons des partenariats avec les organisateurs.

Tous les événements du MediaClub doivent créer des échanges pour nos membres avec l’ensemble de la profession. D’ailleurs les membres peuvent inviter leurs amis qui feront partie pour nous d’un fichier secondaire.

Un axe très privé est pour nous l’accompagnement de nos membres. Chaque membre peut bénéficier de ce que l’on appelle l’accompagnement personnalisé. Construire de belles histoires entre des personnes est pour moi un facteur de vecteurs d’énergie très positif.

Marie Cornet : Le MediaClub regroupe tous les médias ?

Jérôme Chouraqui : Oui, mais si l’on se réfère aux chiffres, on peut dire que l’activité est à 55 % TV (producteurs, diffuseurs, distributeurs), 20% cinéma, 15% nouveaux médias, 10 % presse et radio.

Marie Cornet : The Media Faculty est une structure connexe ?

Jérôme Chouraqui : Oui et axée essentiellement sur la formation qui découle des problématiques que le MediaClub rencontre et par des reporting fait par des professionnels.

Marie Cornet : Quelle fréquence ?

Jérôme Chouraqui : Une par mois à raison de deux ou trois jours sur une thématique précise comme par exemple l’acquisition des contenus.

Marie Cornet : L’accompagnement vous intéresse à titre personnel, comment le concrétisez-vous ?

Jérôme Chouraqui : A titre personnel, à la vue les problématiques rencontrées par les gens qui recherchent un emploi, j’ai ouvert un cabinet de chasseurs de tête spécialisés dans les médias de façon parfaitement transparente.

Marie Cornet : The Media Faculty pourrait devenir une université ?

Jérôme Chouraqui : Une formation avec un diplôme à moyen terme, pourquoi pas…?

Marie Cornet : L’international vous y pensez ?

Jérôme Chouraqui : Oui, j’y tiens pour le MediaClub. Il faut travailler sur la légitimité et cela fonctionne. Je crois au positif, aux compétences et à l’humain.

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lundi 25 octobre 2010

Joseph Kabila à Montreux, arrêt sur image !

Contrairement à ce que rapportent les flagorneurs du pouvoir et médias, encartés AMP-Parti-Etat à Kinshasa, la présence de Joseph Kabila au Sommet de la Francophonie à Montreux en Suisse n'était pas de tout repos. Déjà une manifestation monstre"Anti-Kabila" se tenait à Bruxelles pour réclamer le rapatriement du corps d'Armand Tungulu en Belgique, tué à Kinshasa pour avoir jeté des pierres sur le véhicule blindé de Joseph kabila. Les 38 chefs d'Etat et de gouvernement francophones sur les bords du Léman, étaient au courant de la manifestation de Congolais de la diaspora à Bruxelles. Lors d'une conférence de presse de clôture du sommet de Montreux, Joseph Kabila a souligné "la détermination du gouvernement congolais de faire en sorte qu'un crime -- que ce soit contre les journalistes ou contre la population à Kinshasa, à l'Est, sur toute l'étendue du territoire national -- ne reste plus impuni". Joseph Kabila est-il décidé à livrer Bosco Ntangana à la CPI ? A-t-il prit la courageuse décision de ne plus interférer dans la justice du Congo ? Les membres de sa famille qui n'ont aucune fonction officielle mais agissent en Cow-Boy vont-ils répondre de leurs méfaits devant la justice ? Les arrestations arbitraires de ses agents de l'ANR vont-elles prendre fin au Congo-Kinshasa ? Il y a souvent la parole officielle qu'on peut tenir pour ne pas froisser la conscience des autres mais il y a surtout des actes et des ordres non écrites dont les apparatchiks et faucons du régime des joséphistes appliquent sans remord contre les populations civiles sans défense..

Montreux, dimanche 24 octobre 2010, Joseph kabila au Sommet de la Francophonie en Suisse.

Les Congolais discutent avec la police suisse qui demeure ferme: pas question de passer la barrière de sécurité.

Non loin de l’entrée du périmètre de sécurité, le ton monte. La police entoure un jeune Congolais en colère. Le jeune s’explique face aux forces de l’ordre: s’il ne le fait pas ici, où pourra-t-il exprimer sa colère contre Joseph Kabila, l’actuel président de la République démocratique du Congo, lui, le Congolais de Suisse? Un policier l’écoute attentivement, lui montre même de la compréhension, mais le prévient: d’autres actions pourraient l’amener au poste. Suivant attentivement la scène, un membre du PPRD, le parti au pouvoir au Congo est là, affichant une bonhomie de façade. Papy Mongengu est un Congolais de Genève. Lui et d’autres compatriotes ont demandé une autorisation de manifester, qui leur a été refusée. Six d’entre eux sont venus quand même à Montreux. Choqués que la Suisse accueille Joseph Kabila.

«Il y a des millions de victimes dans l’est du Congo. Notre sang part comme ça, cadeau!», dit le jeune manifestant.

«Et l’ONU ne veut pas parler de génocide. On ne comprend pas le silence de la communauté internationale, ça nous révolte. Comme on ne peut pas agir, on ne pouvait que venir à Montreux faire savoir à ces gens qu’on n’est pas d’accord.»

Face à la passivité mondiale, Papy et ses amis en sont venus à ce constat: il n’y a que les Congolais qui peuvent changer les choses. A Genève, ils veulent donc monter un collectif politico-culturel du nom de «S.O.S. Congo». «Au Congo, si j’exprimais mon désaccord face au gouvernement en place, je serais peut-être déjà mort. Ils faut donc que la diaspora s’exprime», constate Papy.

Quelques membres du collectif à venir, 'SOS Congo'.

Le fait que le prochain Sommet de la Francophonie aura lieu en 2012 à Kinshasa le choque.

«La France, c’est le pays de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Au Congo, il y a eu des millions de morts, des femmes et des enfants se font violer tous les jours. Pourquoi la France et la Francophonie légitiment-elles tout cela en allant faire leur Sommet là-bas? On interprète cela comme une façon d’encourager le régime en place.»

Tête-à-tête: Nicolas Sarkozy-Joseph Kabila, trop protocolaire, sans plus !

Ce sont les journalistes qui ont insisté pour que les deux présidents Nicolas Sarkozy et Joseph Kabila se donnent la main pour les immortaliser sur des photos. La salutation n'était ni naturelle encore moins amicale et affective mais protocolaire sans plus. Et l'entretien n'a duré plusieurs heures mais plutôt quelques minutes. Que les thuriféraires de l'AMP-Parti-Etat ne mentent pas à nos populations !

D'ici à ce que le Sommet de la Francophonie se tienne à Kinshasa, il y a 2011 qui sera l'année des élections présidentielles en République Démocratique du Congo. L'année de toutes les batailles mais aussi de tous les risques.

Déjà à Bruxelles, les Congolais ont déclarés:«Nous continuerons à manifester ici aussi longtemps que votre pays la Belgique, à travers des individus tels que Louis Michel, va continuer à s’ingérer dans la vie politique de notre pays le Congo en imposant aux Congolais des dirigeants choisis à Bruxelles». Les interventions alambiquées de Louis Michel "Big Loulou" en faveur de «Joseph Kabila» notamment en «prohibant» tout débat sur le parcours personnel du président sortant lors de l’élection présidentielle de 2006 est resté à la gorge de la majorité des Congolais. La «Congolité», une intervention de Louis Michel et sa bande congolaise, appuyé par les censeurs et bigorneaux de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) pour mieux étouffer l'implantation de la vraie démocratie au Congo-Kinshasa.

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Journaliste Tumba Lumembu: les membres de l'ACAT-France assaillent Luzolo Bambi, ministre congolais de la justice et Garde des Sceaux des fax !

La République démocratique du Congo, qui n'a de démocratique de nom, pays où les petits millionnaires du dimanche bastonnent et emprisonnent à tour de bras, tuent pour un jet de pierre...Autiste et réfractaire à l'autre son de cloche, le gouvernement congolais se fait encore tirer les oreilles concernant le manque de respect des droits de l'homme. Cette fois-ci par, l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT-France) qui appartient à la Fédération Internationale de l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (FIACAT) ayant statut d'observateur auprès de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples. L'ACAT-France vient de demander à tous ses membres à travers toute la France d'écrire au ministre de la justice et Garde des sceaux Luzolo Bambi sur le cas de notre confrère aîné Tumba Lubembu. En moins de 10 mois, c'est la troisième fois que l'ACAT-France fait des alertes sur la RDCongo.

Luzolo Bambi Lessa, ministre de la justice et Garde des Sceaux.

Âgé de 63 ans, Tumba Lumembu, journaliste à "Tempête des Tropiques" a été enlevé le 15 septembre 2010 sur la route de son domicile après avoir quitté les bureaux de son journal situés dans la commune de la Gombe. En effet, le 15 septembre 2010, le journal "Tempête des Tropiques" avait publié un éditorial rédigé par Tumba Lumembu qui traitait de la situation difficile des enseignants et des parents d'élèves à l'heure de la rentrée scolaire et dans lequel Tumba Lumembu avait, entre autre critiqué le gouvernement dans sa gestion du dossier. Il serait détenu au cachot de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), de triste mémoire, pour outrage au chef de l’Etat, selon la division de droit de l’homme de la Monusco. Pourquoi n'a-t-il pas été transféré aux institutions juridiques compétentes ? Mystère! S'il y a eu infraction commise pourquoi l'ANR damne -t-il le pion à la justice ? L' incarcération de Tumba Lumembu est restée secrète pendant près de deux semaines, au terme desquelles les autorités de l’ANR, suite à l’insistance de la Division des droits de l’homme de la mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), ont finalement admis détenir le journaliste.

Déjà, Reporters sans frontières (RSF) rappelle qu’en République démocratique du Congo, l’ANR est régulièrement responsable d’arrestations arbitraires, d’interrogatoires musclés et de détentions au secret. Pour cette raison, l’organisation avait envisagé en mai dernier d’inclure cette agence dans sa liste des prédateurs de la liberté de la presse. Les agents de l'ANR n'étant que de petits couteaux, c'est Joseph kabila qui porte le chapeau de ses tortionnaires.

Derniers exemples d'arrestations arbitraires, intempestives et inopportunes:

Le 29 septembre 2010, Maitre Nicole Bondo Muaka, membre de l'association de défense des droits de l'homme "Toges noires", a été arrêtée par les services spéciaux de la police nationale congolaise (DGRSS) à Kinshasa, alors qu'elle était dans la rue. Elle a été conduite, avec une amie qui l'accompagnait, au bureau de la DGRSS, après avoir été soupçonnée d'avoir filmé l'arrestation brutale, par les éléments de la Garde Républicaine (GR), la garde prétorienne de Joseph Kabila, d'Armand Tungulu Mudiambu, Congolais de la diaspora, qui avait lancé des pierres contre le véhicule blindé de Joseph Kabila.

Après la publication d'un communiqué de presse par les "Toges noires", dans la soirée du 29 septembre 2010, demandant la libération de Mme Nicole Muaka, Maître André Marie Mwila Kayembe, secrétaire général de "Toges noires", a été arrêté par la DGRSS, le 30 septembre vers 1530. Il a été libéré sans inculpation à 17h40.

Kinshasa, mars 2006, à la résidence du représentant du Centre Wallonie-Bruxelles: Freddy Mulongo, Réveil-FM et président Arco, Polydor Muboyayi, le Phare et président de l'Omec, le professeur Lukusa Mende, président de l'Alliance franco-congolaise et son épouse, Maître André Mwila kayembe de "Toges noires" et son épouse. Photo Réveil-FM, Archives

Le 7 octobre 2010, dans l’est du pays, un autre journaliste a été arrêté par trois agents de l’ANR. Kasereka Taipa, journaliste de la radio Moto Oïcha dans la ville d’Oïcha, et correspondant pour la radio Victoire Horizon à Butembo, avait mis en cause les agents de l’ANR d’Oïcha lors d’une émission diffusée par Victoire Horizon. Il les a accusés de prélever une taxe de 20 dollars sur toute personne désirant construire en dur. Kasereka Taipa est à ce jour toujours en détention. Il aurait été transféré du siège de l’ANR Oïcha à celui de l’ANR Béni.

Voici la lettre type envoyée à Luzolo Bambi:

M. Luzolo Bambi

Ministre de la justice et Garde des Sceaux

BP 3137, Kinshasa-Gombe

République Démocratique du Congo

Monsieur le Ministre, Membre de l'ACAT-France, je tiens à vous exprimer mon inquiétude sur le sort du journaliste Tumba Lumembu, actuellement détenu au secret dans un cachot de l'Agence nationale de Renseignements (ANR), à Kinshasa. Tumba Lumembu, 63 ans, journaliste à "Tempête des Tropiques", a été enlevé le 15 septembre 2010 sur la route de son domicile après avoir quitté les bureaux de son journal situés dans la commune de Gombe.

Pendant deux semaines, il a été porté disparu, en dépit des multiples recherches effectuées par les membres de sa famille et ses confrères du journal. dans le même temps, la police, informée de sa disparition n'a pas diligenté d'enquête efficace.

Jusqu'à ce jour, les raisons de sa détention ne sont pas connues et ni sa famille ni un avocat de son choix n'ont été autorisés à le voir.

En conséquence, je demande instamment aux autorités congolaises de:

° garantir en toutes circonstances, l'intégrité physique et psychologique de Tumba Lumembu;

° ordonner sa libération immédiate en l'absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire devant un tribunal impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux;

° garantir l'accès immédiat et inconditionnel à un avocat et à un médecin de son choix aux membres de sa famille;

° garantir une enquête indépendante et impartiale sur ces événements afin d'identifier et de traduire les responsables devant la justice.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération

Ministre congolais de la justice et Garde des Sceaux-Fax: 00243.88.05.521

Luzolo Bambi Lessa, le ministre congolais de la justice et Garde des Sceaux est né le 31 janvier 1958 à Lisala de parents originaires de la province du Bas-Congo. Son père, Joseph Bambi, est militaire de la Force publique du Congo belge, et ensuite de l'Armée nationale congolaise. Il fait sa scolarité à Lisala, puis à Kinshasa et à Matadi, chez les Pères de Saint Jean-Baptiste de la Salle, et dans l’Athénée central. Il poursuit des études en Droit et de Science politique après ses humanités littéraires à Matadi. Il obtient une licence en Droit à l’université de Kinshasa en 1985, où il travail comme assistant d’enseignement pour ensuite reprendre le même poste à la faculté de Droit de l’université de Lubumbashi. Il étudie par la suite à l’institut des Sciences pénales et de Criminologie d’Aix-en-Provence et à l'Université de Droit, d’Économie et de Science Politique d’Aix-Marseille III où il obtient un DEA en Droit pénal et sciences criminelles en 1990 et un doctorat d’État en droit en 1996, ainsi que le prix Balaja. Il obtient aussi un brevet de l’École nationale d’administration de Paris.

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samedi 23 octobre 2010

Abdou Diouf: "oser parler français même si ce n'est pas dans le vent"

Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, l'ancien président sénégalais en passe d'être reconduit pour un troisième mandat de 4 ans, lors d'une réunion à huit clos avec une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement a déploré le déclin de la langue française dans les organisations internationales et exhorte à "oser parler français même si ce n'est pas dans le vent", avant le sommet de son organisation qui se tient ce week-end à Montreux en Suisse. Ce sommet apparait de plus en plus comme celui contre le déclin de la langue française dans les instances mondiales.

Montreux en Suisse, ce samedi 23 octobre 2010, M.Bernard Kouchner, ministre Français des Affaires Etrangères en conversation avec Abdou Diouf, le patron de l'OIF

Le français doit retrouver ses lettres de noblesse. Comment donc ? Lorsqu'on sait que certains chefs d'Etats qui représentent les pays francophones s'expriment difficilement en Français qu'en langues maternelles africaines, Abdou Diof a du pain sur la planche!Que dire de tous ceux qui arrivent démocratiquement au pouvoir par les armes:kalachnikov aux poings et bottes verte de jardiner aux pieds ! La dictature monarchique qui s'installe paisiblement sur le continent n'émeuve personne, les élections frauduleuses non plus!

"Tous les ans, nous formons au français 12.000 à 13.000 fonctionnaires, notamment de pays d'Europe centrale et orientale. Ce que nous constatons, c'est que malgré cette formation, le français n'est pas plus utilisé au niveau de l'Union européenne", déplore-t-il.

"Si les quinze Etats à la fois membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et membres de l'Union européenne --donc la majorité-- parlaient français, le français gagnerait ses lettres de noblesse en Europe. Mais ce n'est pas le cas", regrette-t-il, alors que la chef de la diplomatie de l'UE, la Britannique Catherine Ashton, a été critiquée dans le passé pour ne parler qu'anglais.

"L'anglais est dans le vent, c'est une sorte de solution de facilité. Malheureusement nous constatons que même des hauts fonctionnaires de nos pays membres se laissent aller à cette solution de facilité et ce n'est pas acceptable", juge Abdou Diouf.

Pourtant les pays membres de la Francophonie avaient signé en 2006 un vade-mecum dans lequel ils s'engageaient à parler français à chaque fois qu'il ne s'exprimaient pas dans leur langue nationale, rappelle le secrétaire général.

"Il faut oser parler français même si ce n'est pas dans le vent", dit-il.

D'un autre côté, assure le secrétaire général, "le français est demandé à travers le monde et nous n'avons même pas les moyens de répondre à la demande" de davantage de lycées ou centres culturels français.

Et ce alors que des défenseurs du français - politiques, diplomates ou universitaires - appellent régulièrement les pays francophones, au premier rang desquels la France, à investir plus d'argent dans l'éducation, les projets culturels et les médias.

Par ailleurs, le secrétaire général déplore l'absence de l'Algérie, "pays très francophone", qui n'est pas membre de l'OIF qu'elle perçoit comme une extension de la sphère d'influence de son ancienne puissance coloniale.

Abdou Diouf se déclare aussi favorable à l'entrée d'Israël mais reconnaît qu'"il y a des Etats qui ne sont pas d'accord".

Il justifie l'ouverture à des pays de moins en moins francophones: "Il y a des pays qui, sans avoir beaucoup de locuteurs francophones, sont très francophonophiles". Des pays comme les Emirats arabes unis et l'Estonie sont candidats comme observateurs à l'OIF.

Evoquant l'action de l'OIF en matière de défense de la démocratie et de l'état de droit dans l'espace francophone, il insiste sur l'assistance électorale et notamment la gestion du contentieux électoral.

Dans la gestion des conflits, Abdou Diouf veut promouvoir la prévention et l'"alerte précoce". "Il faut que nous ayons un système d'information fiable, que nous ayons une interaction entre les différentes organisations internationales", dit-il.

"Nous pouvons dire Attention, alerte mais est-ce que nous avons la force politique de dire à un chef d'Etat Halte là! ? Non.

Il faut que toute la communauté internationale solidaire puisse agir", ajoute-t-il.

Son rôle, Abdou Diouf le définit comme "une magistrature d'influence": "c'est le pouvoir de convaincre et non pas de contraindre, d'ailleurs je n'ai pas les moyens de contraindre".

Les 40 chefs d'Etat et de gouvernements et leurs conjoints, à Montreux pour le 13e sommet de la Francophonie, vont être choyés par la Suisse qui leur prépare une montre unique ainsi que des soins dans une prestigieuse clinique.

Rompant avec la tradition des sommets de la francophonie, les autorités helvétiques n'ont pas hésité à faire appel à des sponsors pour compléter leur budget de 30 millions de francs suisses devant financer la rencontre sous haute surveillance.

Si c'est une première pour la francophonie, le recours à des partenaires privés pour ce genre d'évènement est une pratique courante dans la Confédération helvétique, explique Johannes Matyassy, directeur général du 13e sommet.

"C'est quelque chose que l'on fait toujours, une collaboration considérée comme normale en Suisse", ajoute-t-il faisant valoir que Berne voulait rendre l'événement plus ouvert en associant non seulement la population mais aussi l'économie.

Parmi les entreprises qui ont répondu à l'appel, l'horloger Hublot a confectionné spécialement 80 montres pour le sommet. Ces pièces uniques seront offertes aux chefs d'Etat et de gouvernement ainsi qu'aux responsables des délégations logés au somptueux Montreux Palace.

La Suisse n'a pas oublié les conjoints pour lesquels elle a prévu un programme très chic, à l'image de la station huppée de la Riviera suisse appréciée des people. Croisière en bateau sur le Léman devant les terrasses de Lavaux, classées au patrimoine mondial de l'Unesco, déjeuner dans un hôtel centenaire de Vevey, et visites des vignobles.

Cerise sur le gâteau, les conjoints auront le droit à une visite de la très exclusive clinique La Prairie, avec soins. La clinique se veut discrète sur le programme proposé. Mais la marque est célèbre pour son traitement concocté en 1931 qui permet de ralentir le vieillissement du système immunitaire, grâce à des injections de cellules qui proviennent du foie de jeunes moutons, a expliqué, la responsable marketing de la marque familiale, Yael Bruigom.

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Salon SATIS-Le RADIO 2010: Au coeur des contenus numériques !

Le Satis-le Radio 2010 a bien été à la hauteur de ses prétentions pendant trois jours du 19 au 21 octobre à Paris, à la Porte de Versailles. Un hall de ce haut lieu d’accueil de congrès s’est transformé en un véritable carrefour pour une rencontre de haut vol du « new market » avec un public curieux et avide de nouveautés !

Il fallait y être à ce Satis-le Radio 2010 pour comprendre la révolution numérique déjà bien en route et dont les acteurs de la TV sur mobile, Internet mais aussi de la Web TV et des Web radios offraient une démonstration sans précédent.

SATIS, le salon des innovations numériques. Photo Réveil-FM

Marie Cornet et Cauet, animateur-producteur radiophonique et télévisuel. Photo Réveil-FM

Le SATIS, c'est toutes les innovations numériques, Marie Cornet expérimente l'écoute à partir d'un micro fait à la main en Ukraine. Photo Réveil-FM

Un Salon pour voir le paysage audiovisuel bouger à grande vitesse et opérer les changements de format de contenus légitimes à la multiplication des nouveaux modes de diffusion numériques.

Le Cross Media et Transmedia sont des mots d’aujourd’hui et le Satis- Radio a répondu aux bouleversements d’une nouvelle ère totalement Global Médias. Ce que confirme bien volontiers Véronique Markarian, commissaire du salon « Face à ces changements, les professionnels, sont donc confrontés à des problématiques nouvelles et sont en attente de solutions.

Le média « salon » représente un outil business important et efficace et offre une véritable action de veille technologique. Pour 2010, Le Satis-le Radio ! poursuit ce rôle innovant. »

Le salon Le Satis-le Radio ! 2010 s’est donc fait l’accueil de conférences, expositions et animations. Les grands thèmes d’actualité du moment ont été largement et brillamment mis en avant comme, la Radio de Demain, les Radios Numériques IP, Le Cloud Computing, la S-3D, le Cross Media, la réalité augmentée, les nouveautés en prises de vue numérique.

Tous les prestigieux partenaires de cette révolution comme Orange, Arte, Sony, LG, TF1, Panasonic, Daily Motion, AMP, HBS, l’UER (Union Européenne de Radio Télévision), L’URTI (Université Radiophonique et Télévisuelle Internationale), l’INA, la FICAM, Le Réseau de l’image, Cap Digital...ont répondu aux professionnels et public sur les évolutions en terme de stratégie et développement du marché.

Sony a innové ses caméras pour permettre au caméraman de porter la caméra sans se faire mal au dos. Photo Réveil-FM

Le 3D est l'avenir de l'image à la télévision comme au cinéma. Photo Réveil-FM

La D'SAM fabrique les horloges électroniques, le Sénat est l'un des clients pour le comptage de la parole. Réveil-FM

Une conférence à la place Agora. Photo Réveil-FM

Chaque exposant doit convaincre ses clients. Photo Réveil-FM

Tous les grands sujets d’actualité ont été évoqués : la Radio de Demain (URTI) avec l’intervention de « guest » tels que Jean-Luc Hees, Président Directeur Général de Radio France, la Radio Numérique IP ou comment gagner de l’argent avec les radios en ligne, le Cross Media, le Transmedia ou de nouveaux contenus pour de nouveaux écrans.

On a pu cerner l’exceptionnelle ampleur des applications mobiles et l’audience de l’internet mobile ou suivre le best of des dernières réalisations en terme d’équipements des chaînes de télévision.

Les professionnels ont répondu à des questions multiples comme comment stocker, archiver et valoriser des contenus numériques ou comment créer sa Web TV ou bien encore qu'est-ce que cette technologie va changer pour la Micro Numérique.

On a pu suivre en direct des démonstrations très techniques de Cloud Computing, un nouveau modèle pour la postproduction, ou celles de tables de mixage numérique ou encore celles d’adaptation de solutions pour des caméras jugées trop lourdes pour des opérateurs de prise de vue…

Organisé par IEC, l’Espace « Entreprise du Futur » a accueilli les visiteurs pour des tests en situation réelle d’ applications et d’ outils audiovisuels adaptés à l’ensemble des espaces qui composent les lieux de vie, de travail et d’échanges des entreprises, collectivités ou administrations.

Pour ne rien oublier les Class-Room étaient bien présents pour compléter le dispositif de conférences ou débats aux espaces AGORA ou THEMA.

Il a été possible de se former, tester et passer commande des derniers outils et logiciels présents sur le marché.

La radio du Radio a été mise en place trois jours durant pour que des radios hertziennes et web radios puissent émettre en direct du salon.

Trois jours intenses de révolution numérique riches au Pavillon 7.3 avec en clôture les Trophées et pour les internautes la mise en place d’un vote en ligne pour les produits et services les plus innovants.

Le jury des Trophées du Satis a désigné les lauréats de la Compétition et dont ambition était bien de récompenser les produits et services innovants. Douze Trophées pour répondre aux questions suivantes : Résoudre des problématiques, proposer de nouvelles solutions et technologies, améliorer la productivité.

Le jury composé de professionnels : Olivier Binet de Tapages, Jacques Pigeon- Monteur, Truquiste, Alain Chaptal – Journaliste et Chercheur, Antoine Gruber- Consultant chez Play & Pause, Christophe Coin - Directeur technique du Groupe Transatlantic, Patrick Lespagnol de Astall, Jean-Baptiste Neyrac de Neyrac Films, Jacqueline Delaunayde Tatou, Gilles Hugo- Président du SYNPASE, et Alann HERY - Directeur Technique et Nouveaux Médias de OUI FM - La Radio Rock… a donné il y a quelques heures son verdict pour cette année 2010 et remis douze trophées dans trois catégories :

Diffusion

AMX France / HDMI-UTPRO-0808 La matrice HDMI 8x8 Optima peut router 8 sources HDMI différentes, avec indentification HDCP, vers un ou 8 afficheurs connectés à celle-ci, localement ou à distance jusqu’à 100 mètres sur un seul câble UTP Cat5.

Les produits actuels nécessitent au minimum 2 câbles UTP Cat5 propriétaires et des amplificateurs de signaux tous les 30 mètres sans jamais dépasser 90 mètres. En supportant des résolutions jusqu’au 1920x1200 (incluant 1920x1080p), cette matrice compatible HDMI 1.3 intègre la technologie AMX HDCP InstaGate®, permettant ainsi un temps de commutation quasi sans délai dû à la ré-authentification HDCP et éliminant ainsi des coupures du signal vidéo.

AV2P / TOOLS ON AIR

Une TV dans un Mac : ToolsOnAir, une vision claire de la vidéo. Un seul but : créer une station de télévision à partir d'un Mac. ToolsOnAir associe les technologies en utilisant des fabricants de solutions externes (Apple, Black Magic, AJA, Matrox…) et en développant tous les logiciels nécessaires au bon fonctionnement d'une chaine de télévision à partir d'un Macintosh. De l'administration à la mise à l'antenne en passant par toutes les étapes intermédiaires.

CHRISTIE / MIcroTiles

La technologie exclusive MicroTiles™ permet de créer de manière quasiment transparente une image numérique de presque n'importe quelle taille ou forme, offrant des images nettes et spectaculaires, quelle que soit la distance.

Composé de diodes électroluminescentes (LED) et de puces DLP®, ce système est conçu pour une utilisation commerciale durable dans les lieux publics, sans lampes ou autres consommables à remplacer.

Le système de LED sur lequel reposent les MicroTiles présente une durée de vie nominale de 65 000 heures avant de perdre la moitié de sa luminosité, soit près de 7,5 années de fonctionnement en continu.

Les Christie MicroTiles ont reçu le label "Janus de l'Industrie" en mai 2010 décerné par l'Institut Français du Design.

Production

SONY FRANCE SA / PVM-740

Le PVM-740 est un moniteur de terrain de 7 pouces de technologie OLED. Le nouveau PVM-740 est le premier moniteur de terrain à intégrer une dalle OLED (Organic Light-Emitting Diode) avec pour but de procurer un fort contraste et des images hautes en couleurs, même sous un fort éclairage ambiant.

Le PVM-740 offre des images à fort contraste, reproduisant parfaitement les noirs profonds d'une scène nocturne, et ne nécessitant aucune retouche des zones sombres de l'image au montage. Sa réponse au mouvement ne présentant aucun effet de flou, il est particulièrement idéal sur des applications sportives, ou comme écran référençant des caméras effectuant des panoramas ou intégrant du texte défilant.

SONY FRANCE SA / MPE-200

Le boitier MPE-200 est un processeur d’image 3D qui permet de recalculer l’image 3D en temps réel.

Il corrige la déviation d'alignement de source stéréo, assurant ainsi une 3D de haute qualité dans les environnements en direct. Il a été testé lors de la diffusion en direct et en 3D de 25 matchs de la Coupe du Monde en juin 2010.

Elément fondamental de la chaîne Broadcast, le processeur d'image multi format MPE-200 a notamment permis la production d'images 3D haute qualité en temps réel, tout en conservant le parfait alignement des caméras tout au long de l'événement, quelle que soit leur position de zoom.

EURO LIGHT SYSTEM / LED NILA BOXER 235W

Projecteur LED 235W, focalisable, Température 3200K ou 5600K. Équivalent en éclairement à un 2kW tungstène. 90% d'économie d'énergie, Compact et léger. Focalisable par un système optique holographique gravé au laser. Pilotable localement et en DMX 512. Aucune dissipation thermique. Durée de vie : 50.000 heures.

PANASONIC France / Panasonic AG-3DA1

Caméra 3D Full HD avec double optique intégrée et enregistrement sur cartes mémoire ! Avec l’AG- 3DA1, les optiques, la tête de caméra et les enregistreurs sur carte mémoire sont directement intégrées dans un corps de caméra léger et facile à manœuvrer.

Le système de double optique permet de régler facilement le point de convergence. GO PRO / XSORIES

SphynX-cam

Drone pour prise de vue aérienne professionnelle vidéo et photo.

Le SphynX-cam est un drone, très stable, permettant d’embarquer des caméras FullHD, sa mise en oeuvre facilitée et le retour au sol de l’image donne des possibilités de prises de vue impressionnantes.

Le SpynX-cam intègre les dernières technologies de capteurs intégrés, gyroscopes, accéléromètres, altimètre, GPS, ... cette technologie permet un pilotage facilité et intuitif et ainsi un apprentissage rapide.

Sa stabilité, associé à sa nouvelle génération de nacelle vidéo gyro-stabilisé SphynX-eye, confèrent au drone SphynX-Cam des qualités de prise de vue professionnelle augmentée. EMECATRONIK / Smartflyer

Le Smartflyer est un drone à six hélices permettant de faire des prises de vues aériennes HD. La stabilité électronique de l'appareil offre des mouvements de grues et des travellings en douceur et qui permet ainsi de réaliser des vidéos aériennes de très bonne qualité.

BINOCLE / DisparityTagger

Logiciel de visualisation et de correction du relief en temps-réel pour éliminer les problèmes géométriques. Permet aux téléspectateurs de profiter de vidéos 3D corrigées, dépourvues de disparités verticales, lorsqu'ils regardent un évènement diffusé en direct et en 3D.

Les disparités verticales engendrent une gêne visuelle, due à la fatigue oculaire résultant des déformations géométriques intrinsèques au tournage relief.

SOUND4 Voice "L" / SOUND4

SOUND4 présente pour la première fois en France le premier Processeur de Traitement de Voix 8 canaux – 3 bandes : Le SOUND4 Voice L – « L » comme Livewire compatible.

Après le succès de ses processeurs de Traitement de Son Broadcast HD/FM, SOUND4 lance maintenant le premier Processeur de Traitement de Voix LiveWire 8 canaux. Ce processeur s’appuie sur la nouvelle carte SOUND4 PCI express « D4 », une carte surpuissante dotée de 4 DSP Shark offrant une puissance de calcul de plus de 8 GigaFlops.

Coté chaîne de traitement, le SOUND4 Voice utilise du moteur algorithmique SOUND4 HQ Sound - 192 kHz.

Post-production

AV-IN / SVS Smyth Realiser A8

Le Realiser A8 intègre la technologie SVS de Smyth Research LLC. C'est un boîtier processeur compact, connectable indifféremment à tout type de système audio professionnel ou grand public (lecteur Blu-ray, console de mixage, de jeu) et destiné à écouter de la musique, des films ou jouer.

Le Realiser A8 est capable d'émuler un système audio multicanal comprenant jusqu’à huit enceintes (ou 7 et un caisson de grave) positionnées à loisir dans un local, studio d’enregistrement ou home cinéma.

Évènementiel Aucun prix n’a été attribué dans cette catégorie

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mercredi 20 octobre 2010

Participation citoyenne de Michelino Mavatiku Visi dans sa ville à Bobigny

C'est depuis 1994 que Michelino Mavatiku Visi vit dans la même ville de Bobigny. C'est depuis 2000 qu'il s'est engagé dans sa ville et y participe à toutes les assises concernant celle-ci. Il est un citoyen qui participe dans sa ville avec son association V.R.A (Voir-Réfléchir-Agir). Lorsqu'on a l'opportunité de côtoyer Michelino Mavatiku Visi on est parfois impressionné par la constance d'approche, dans sa vie privée mais surtout dans la maitrise de son instrument de travail qui est la guitare. Pour garder la forme, Michelino Mavatiku Visu fait du footing tous les matins le long du canal dans sa ville de Bobigny. Pour la doigté de sa guitare, "Michita" joue de son instrument tous les jours, son amplificateur est allumé en permanence et sa guitare sur son canapé en cuir blanc, là où il a l'habitude de s'asseoir. Son salon est son QG. Grâce au sport et sa guitare qu'il manie à merveille, l'auteur-compositeur de la célèbre chanson Makfé où il dit:" qu'il est toujours difficile pour une femme (respectable) d'aborder un homme"," si on t'assène des vérités sous l'effet de l'alcool, dis-toi que la personne l'a préméditée depuis longtemps dans son cœur !"

Catherine Peyge, Maire de Bobigny (PCF) et Michelino Mavatiku Visi. Photo Réveil-FM

Bobigny est la quatorzième ville du département de Seine-Saint-Denis-dont elle est la préfecture-par sa superficie (677 ha) et la douzième par sa population (48 159 habitants en 2006).

Catherine Peyge, Maire de Bobigny (PCF) et Michelino Mavatiku Visi discutant devant le Magic cinéma. Photo Réveil-FM

L'artiste ne fait pas son âge, il se maintient formidablement bien. Au delà de la musique, Michelino Mavatiku Visi est foncièrement spirituel sans bigoterie. C'est en discutant souvent avec lui qu'on le découvre, il ne s'affiche ni se réclame d'une religion. L'homme est demeuré "maquisard" dans son âme, simple dans vie au quotidien, mais politiquement très engagé. Avec lui on peut parler de tout et de rien.

Bobigny est une ville de la banlieue Nord-Est de Paris, de la plaine des Vertus, située à 3 kilomètres des portes de Paris, à 10 km du centre de Paris sur la rive Nord du canal de l'Ourcq. Elle s'établit dans une plaine à une altitude moyenne de 55 mètres d'altitude.

Le sud et l'ouest de la commune sont essentiellement occupés par des zones d'activité économique, le centre-ville est constitué d'un habitat collectif dense (tours d'habitation) entourant des équipements collectifs (mairie, préfecture, centre-commercial Bobigny 2) et le nord et nord-est de la ville (limitrophe de Drancy) conservent un habitat de type pavillonaire ancien, édifié au début du XXe siècle 3 km au nord­-est du périphérique. Préfecture de la Seine-Saint-Denis, Bobigny avec ses 48 156 habitants (évaluation INSEE 2009) a pour communes limitrophes : Bondy (à l’est), Drancy (au nord), La Courneuve ( au nord-ouest, Noisy-Le-Sec et Romainville (au sud), Pantin (à l’ouest)

Michelino Mavatiku Visi et une Balbynienne devant le Magic Cinema

Le vendredi 24 septembre 2010, le Magic Cinéma a ouverte la saison culturelle de la ville de Bobigny à l'honneur de l'actrice française Catherine Deneuve. Au programme était prévu l' inauguration de ses nouveaux extérieurs roses, la projection du court-métrage "Les Larmes, un buffet campagnard suivi, en avant-première, du nouveau film de François Ozon, Potiche.

En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel. Il s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec sa femme, qu’il prend pour une potiche.À la suite d’une grève, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle une femme de tête et d’action. Mais lorsque Robert rentre d’une cure de repos en pleine forme, tout se complique…

Souvenir, souvenir: beaucoup avions connu Michelino Mavatiku Visi avec sa coiffure à la Jackson Five

Maman Marie N'kemi qu'on appelle affectueusement sœur Mandela, âgée de 89 ans, la maman de l'artiste Michelino. Cela prouve que dans la famille de Michelino Mavatiku Visi on fait de vieux os!

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mardi 19 octobre 2010

Francophonie: Joseph Kabila et les fantômes de Floribert Chebeya, Armand Tungulu... à Montreux !

Du 22 au 24 octobre 2010, la Suisse accueille à Montreux le XIIIe Sommet de la Francophonie. Y participent 3'000 personnes représentant les 70 Etats et gouvernements, de nombreuses organisations et réseaux partenaires, des organes de presse et des médias. La francophonie regroupe 220 millions de personnes dans le monde, répartie dans les cinq continents dont 96,2 millions en Afrique. C'est aussi la troisième langue la plus employée sur Internet et la neuvième langue la plus utilisée sur la planète.70 chefs d'Etat sont attendus dont Joseph Kabila pour la République démocratique du Congo. Pour faire face à l'ensemble de la délégation, 5 000 militaires Suisses ont été dépêchés pour renforcer la police locale.Joseph Kabila qui brille par l’absentéisme de forums mondiaux a confirmé sa participation cette fois-ci à Montreux. Malgré la présence de ses sbires du beau l'attende de pied ferme en Suisse.

Joseph kabila viendra-t-il à Montreux en Suisse pour la francophonie ?


La francophonie à Montreux 2010
envoyé par maurice67. - L'actualité du moment en vidéo.

Floribert Chebeya, président et fondateur de La Voix des sans-voix (VSV), une organisation de droits de l'homme congolaise mondialement reconnue pour son sérieux et son intégrité. Assassiné le 2 juin 2010 à Kinshasa, Floriber Chebeya était un habitué de l'ONU à Genève en Suisse où il venait chaque année assister à la Commission puis au Conseil des droits de l'homme.Ayant appris son assassinat, Eric Sottas, président de l'Organisation mondiale contre la torture, déclarait : « Nous sommes sous le choc. Floribert est un ami, je le connais depuis quinze ans. Nous étions en contact sur une base quasi quotidienne. C'était un homme très discret et modeste, dévoué aux droits de l'homme, respecté et reconnu partout dans le monde et en Afrique. La dernière fois que je l'ai rencontré, c'était ce printemps lors de notre mission de solidarité en RDC avec Dick Marty et Dimitri. » La délégation avait, à son retour, dénoncé les viols massifs à l'encontre des femmes et des enfants en RDC, ainsi que les dangers qui pèsent sur les défenseurs des libertés.

Le communiqué de la haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, regrettait la « mort d'un des plus grands défenseurs des droits de l'homme de la RDC. » Le rapporteur spécial sur les exécutions arbitraires et extrajudiciaires, Philip Alston rendait hommage durant la session du Conseil au défenseur congolais mort. « Le Conseil des droits de l'homme ne peut laisser l'investigation aux mains du gouvernement de RDC qui semble impliqué dans cette mort. La mort de ce fleuron des droits de l'homme est un message symbolique clair à l'encontre de tous les autres défenseurs des libertés dans le pays. Nous ne pouvons laisser passer cela. » Les amis de Floribert Chebeya sont encore en Suisse.

La Belgique n'étant pas trop loin de la Suisse, Mme Philo Tungulu, ses 3 filles et leurs avocats veulent réclamer le corps d'Armand Tungulu, le lanceur des pierres sur le cortège présidentiel à Lingwala, à Joseph Kabila à Montreux. Le gouvernement qui a confisqué le corps d'Armand Tungulu et dénie à Mme Philo Tungulu sa situation d'épouse et demande à cette dernière de prouver qu'elle est bien l'épouse du défunt. Cynisme oblige, pour dénier à l'épouse épeuré son droit le plus légitime, le gouvernement du "Vuvuzélateur" Lambert Mende, lui a trouvé une famille putative dans la commune de Matete à Kinshasa et un oncle à Idiofa dans la province du Bandundu !

En marge du Sommet de la Francophonie, l’avocate Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene, présidente du Congo en Légitime Défense (CLD-Londres et Fweley Diangitukwa (politologue et vice-président du CLD/Suisse) animeront une conférence de presse, dimanche 24 octobre, de 9h00 à 10h30, à Montreux. Les orateurs aborderont la question relative à la pétition adressée par Me Nlandu à la CPI (Cour Pénale Internationale)-pétition que nous publions à la fin de l'article- pour la mise en accusation des personnes ci-après : le président "Joseph Kabila", le "général" John Numbi Banza Tambo, le "général" Raus Chalwe Munkutu Ngwashi, l’ancien ministre de l’Intérieur Denis Kalume Numbi, le colonel Daniel Mukalay et consorts pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le dernier rapport du Haut commissariat aux droits de l’Homme sur les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis entre 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo et les prochains enjeux électoraux en RD Congo seront également évoqués.Les orateurs entendent également informer l’opinion internationale "sur les crimes commis au Congo par le régime en place et sur les motivations de ces crimes". Il sera question de l’assassinat du défenseur des droits humains Floribert Chebeya Bahizire et d’Armand Tungulu Mudiandambu.

"Le but principal de cette conférence de presse est de donner la bonne information à la communauté internationale sur ce qui se passe réellement au Congo, indique un communiqué du Congo en Légitime Défense (CLD).

Il y a trop d’assassinats politiques et ce sont des Francophones qui sont tués depuis 1996. Plus de six millions de Congolais ont été fauchés, des adeptes de Bundu dia Kongo dans la province du Bas Kongo ont été massacrés, des femmes sont régulièrement violées par des hommes armés mais le gouvernement n’a ni poursuivi ni sanctionné les commanditaires alors que le monde entier s’est indigné après le massacre au Rwanda qui a fait 800.000 morts et après l’attentat des deux tours à New York le 11 septembre 2001."

Il faut compter aussi avec tous les Congolais qui veulent réclamer qui un frère, une soeur, un oncle, une tante...à Joseph Kabila. Les associations congolaises de la diaspora: "Objectif Congo", "Tolingi Congo" ... ne sont pas du reste .

Impossible pour la Suisse son armada de mobiliser 5000 militaires qui vont appuyer la police helvète à la seule sécurité de Joseph Kabila.

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lundi 18 octobre 2010

Bukavu: Grande fête pour un triste record celui d'innombrables viols des femmes !

A Bukavu dans le sud-Kivu, elles étaient des milliers de femmes congolaises à défiler. Une initiative du mouvement féministe la Marche mondiale des femmes (MMF), qui voulait pointer du doigt la violence envers les femmes, utilisée dans l'est de la République démocratique du Congo comme «une arme de guerre», selon Miriam Nobre, la responsable de la marche congolaise. En effet, selon l'ONU, plus de 15 000 femmes ont été violées, en 2009, dans cette région où des groupes armés sont encore actifs.

Bukavu, dimanche 17 octobre 2010, les femmes congolaises marchent contre le viol comme arme de guerre.

Vêtues de pagnes colorés, chantant et dansant, plusieurs milliers de femmes congolaises ont défilé joyeusement dimanche 17 octobre 2010 à Bukavu, dans l'est de la RD Congo, contre les violences sexuelles commises dans cette région où des groupes armés sont encore actifs.

Dans le long cortège, les marcheuses tenaient des banderoles ou pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Non au viol comme arme de guerre", "Non au terrorisme sexuel", "Au secours nous périssons", "La paix durable nous manque", "Pouvoir aux femmes et aux filles", ou encore "Stop aux mariages précoces". Les noms des groupes de participantes ressemblaient à un inventaire à la Prévert : associations de femmes porteuses, de vendeuses de viande, d'agricultrices, femmes musulmanes ou pygmées, syndicats, partis politiques, groupement religieux, femmes rastas, "Lionnes" du Lions club, régies financières locales, clubs de soutien à des élues locales ou nationales.

"Cela fait des années qu'on se bat, et là on a l'impression que la communauté internationale s'intéresse vraiment à nos problèmes", s'est réjouie le docteur Nene Rukunghu, médecin à l'hôpital de Panzi à Bukavu, où sont soignées les femmes victimes de viols.

Ces violences sont principalement le fait de groupes armés encore actifs dans l'est du pays, mais aussi de soldats de l'armée nationale qui les combattent. Selon l'ONU, au moins 15.000 viols ont été commis en 2009 dans l'est de la RDC.

"Il faut lutter contre l'impunité, que les auteurs des viols soient punis, quels qu'ils soient, pour que la femme retrouve sa dignité. Malgré ce qu'elles subissent, les femmes congolaises sont fortes et capables de se relever", a ajouté le docteur Rukunghu. Une des femmes victimes de viol collectif, devant sa maison à Luvungi, le 4 septembre 2010 La marche clôturait quatre jours de forums et discussions organisés par la MMF sur les thèmes de la paix et la démilitarisation, les violences envers les femmes ou encore le travail et l'autonomie économique des femmes.

Quelque 1.700 déléguées, dont 200 venues de 43 pays, participaient à cet événement. "Venir ici c'était important car la violence envers les femmes est utilisée de façon systématique comme une arme de guerre", a déclaré à l'AFP Miriam Nobre, l'une des responsables de la MMF, dont c'était la 3e édition après New-York en 2000, et une "marche relais" de Sao Paulo (Brésil) à Ouagadougou en 2005.

Samedi 16 octobre 2010, une cérémonie a été organisée à Mwenga, une localité à 135 km au sud-ouest de Bukavu, où 13 femmes et 2 hommes ont été enterrés vivants dans une fosse commune le 17 octobre 1999, par des rebelles congolais qui n'ont jamais été poursuivis en justice.

Interrogée sur la question de la récupération politique de la marche, avec la présence de Mme Olive Lembe Kabila à la cérémonie d'ouverture mercredi et au défilé dimanche, Mme Nobre a affirmé "résister" à cela mais que le choix était "de ne pas venir, ou venir dans ces conditions".

Alors que le défilé battait son plein, une veille femme, courbée sous le poids d'un sac de charbon de bois posé sur son dos, marchait seule sur le trottoir d'un pas pressé, totalement indifférente à la manifestation qui se déroulait sous ses yeux.

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Le reportage de la télévision Qatarie Al Jazeera sur le cinquantenaire de la République démocratique du Congo fait jaser !

Le reportage sur le cinquantenaire de la République démocratique du Congo a été mis sur le site d'Al Jazeera, le 6 octobre 2010. Al Jazeera est une chaîne de télévision qatarie de langue arabe devenue en très peu de temps un média mondial très écouté, au point d'être surnommée la « CNN arabe ». En octobre 2001, le président égyptien Hosni Moubarak en visite dans ses modestes locaux aurait dit : « C'est donc de cette petite boîte d'allumettes que vient tout ce vacarme ». En 2008, la chaîne compte entre 35 millions et 40 millions de téléspectateurs quotidiens dans le monde. Le reportage sur la République démocratique du Congo est bourré de faussetés historiques, mais cela passe pour ceux qui ne parlent pas anglais et ne connaissent pas les dessous de cartes du Grand Congo, ce géant endormi en Afrique.

Nicoletta Fagiolo, réalisatrice de documentaires.

S'il y a des Congolais, surtout ceux de la diaspora mieux informés que les compatriotes restés au pays refusent le naufrage du Congo avec ses 60 millions d'habitants; il y a aussi les amis du Congo, qui sont de toutes les nationalités à travers le monde, humanistes et de manière désintéressé, veuillent et refusent par leur silence d'être complice du désastre au Congo de Simon Kimbangu. Nicoletta Fagiolo, réalisatrice de documentaires, travaille pour plusieurs chaines de télévisions dans le monde. Depuis quelques années, elle suit l'histoire du Congo, elle est parfois mieux informée sur certains aspects de notre pays qu'une bonne partie de nos compatriotes.

Au delà de la présentation basique par Al Jazeera, il faut bien suivre la voix-off et les commentaires qui sont trompeurs: "La République démocratique du Congo est connu comme une nation avec de grandes quantités de ressources naturelles: or, argent, bois, cuivre, étain - des ressources qui ont changé la face du monde Westen, mais n'ont apporté que le chaos à la plupart des Congolais - la guerre de ravitaillement, de la corruption , la dictature et la violence.

Le Juin 30, 2010, Kinshasa, la capitale de la RD Congo, a célébré le 50e anniversaire du pays à l'indépendance de la Belgique. Joseph Kabila, le président du pays, a tenu à mettre sur un spectacle impressionnant - des milliers de personnes sont venues.

Toute la région a reçu un relooking complet: Des routes ont été réparées et de nouveaux lampadaires ont été mis en place. Le monde a vu l'image d'une capitale progresser et prospère.

"Lentement mais sûrement Congo se redresse, comme un géant qui se réveille après un long sommeil," a dit Kabila.

Mais la RD Congo de sommeil que l'on appelle long a été rien de moins qu'un cauchemar pour la population assiégée. Le salaire annuel moyen est de 300 $ - en termes réels de moins de ce qu'il était à l'indépendance - ce qui en fait le pays le plus pauvre du monde.

L'économie formelle, s'est pratiquement effondrée, les infrastructures sont dans un état de délabrement total et il a été dit avec ironie qu'il est plus facile de commencer une rébellion à une entreprise en RD Congo.

Et dans l'est du pays, un long conflit a coûté la vie à plus de cinq millions de personnes et établi dans les pays voisins du Rwanda et l'Ouganda, alimenté par des groupes rebelles et des minerais du conflit.

Le "grand pays de nouvelles" Patrice Lumumba, le leader indépendantiste congolais et la RD Congo le premier premier ministre, envisagé sur le point de se réveiller, ou est le maléfique géant endormi?"

La réaction de Nicoletta Fagiolo, qui parle plusieurs langues, est sans appel et la pertinence de sa réflexion, nous incite à avoir toujours du recul par rapport à la volonté de formater nos esprits par les médias puissants et des puissants:

"Le court métrage est loin de permettre une compréhension plus profonde des questions politiques en jeu dans le pays. Les informations de la voix-off sont trompeuses. Patrice Emery Lumumba et ses amis ne sont jamais allés en exil. Le coup d'Etat de 1961 n'a pas été seulement "approuvé" par la CIA. Le reportage prétend que le coup d'Etat a été seulement pris en charge par la CIA mais c'est la CIA qui a financé ce coup tordu, cela est historiquement prouvé. C'est plus qu'une nuance, il ya une différence.

Le reportage est expliqué comme si en 1997 pour évincer Mobutu du pouvoir le mouvement apparaissait à l'improviste. Pourtant, il existe suffisamment de preuves historiques que la société politico-militaire, l'American Mineral Fields International (AMFI) basée en Arkansas, aux Etats-Unis, était derrière l'agression contre le Zaïre, aujourd'hui République démocratique du Congo, masquée en rébellion. Quel est le lien de l' administration Bill Clinton à ce coup? (Rappelez-vous la question étrange posée par un étudiant congolais en août 2009 lors la visite de Mme Clinton, secrétaire d'Etat américain à Kinshasa? La question était sur la participation de son mari Bill Clinton dans les malheurs que subissent les Congolais? Elle a des implications beaucoup plus larges que d'une "question sexiste» que NBC et superficielle couverture médiatique conveniantley signalé à l'époque de Mme Clinton perdre pendant une minute. Deeper questions doivent être soulevées aussi sur cet incident.)

Pourquoi l'anglais, et non plus le français, voulait être imposé comme une langue officielle en 1997par Laurent Désiré Kabila une fois a Kinshasa ? Jusqu'à ce qu'il soit constaté que ce n'était pas viable!

Pourquoi Laurent Désiré Kabila était-il éliminé une fois qu'il s'interrogeait sur la traite d'entreprise signé pendant la guerre (d'un facteur en soi illégale) ou sa volonté de réduire l'influence du FMI et la Banque mondiale sur les politiques économiques du pays? Même Wrong Michael écrit que la Banque mondiale est extrêmement responsable de la chute économique de la République démocratique du Congo .

Pourquoi ne pas reconnaître et chercher dans le fait qu'il existe aujourd'hui même un procès contre la Banque mondiale aux activités illégales d'exploitation forestière en République démocratique du Congo? Ces faits sont un point de départ de toute analyse sérieuse du Congo d'aujourd'hui. Lire "Noir Canada" par Alain Deneault, Écosociété, Montréal Pour plus de détails sur les implications multinationales dans la guerre à l'Est de la République démocratique du Congo. Il fournit de l'information du public sur Barrick Gold qui souhaite stimuler une rébellion une fois que leur contrat a été rompu par Laurent Désiré Kabila, bien sûr, par peur pour sa vie, Joseph Kabila a rétabli le contrat lucratif. Le rapport d'Al Jazeera minimise le rôle des sociétés multinationales qui sont derrière les rébellions et utilise l'expression plutôt trompeuse: "il est plus facile à mettre en place une rébellion au Congo, q'une entreprise», il doit se lire "les entreprises d'affaires, principalement aux intérêts étrangers, poussent les rébellions au Congo ".... un fait largement documenté par le Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République démocratique du Congo.

Et plutôt que de chercher dans lesquelles les fonds du règne de Mobutu ont disparu, serait-il pas plus pertinent de se demander pourquoi l'Ouganda, qui a été condamnée par la Cour internationale de Justice, n'est pas à rembourser les 8 milliards de dollars qu'il doit le pays du pillage au cours la guerre, ce qui pourrait éliminer sa dette extérieure. Pourquoi cela, il faut se demander?

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dimanche 17 octobre 2010

Colette Braeckman-Jean Marie Kasamba, à la mangeoire du Palais de la Nation !

Depuis la prise de pouvoir de Joseph Kabila en janvier 2001, demander à Colette Braeckman de l'équité et l'impartialité dans ses écrits sur la République démocratique du Congo, c'est comme demander à une lionne de brouter de l'herbe. Colette Braeckman est à la mangeoire du Palais de la nation, elle rampe pour le joséphisme, cela accentue sa myopie, elle est la seule à qui Joseph Kabila accorde régulièrement des interviews. Colette Braeckman soutien la dictature macabre et mafieuse au Congo. L'affaire Armand Tungulu aura révélé le penchant raciste, xénophobe et cryptocolonialiste de Colette Braeckman. Si Armand Tungulu était un blanc-Belge ou un Belge-blanc, aurait-elle écrit ce qu'elle s'est permise d'écrire sur le défunt Armand Tungulu ? Si le cortège d'Albert II, le roi des Belges avait essuyé un jet de pierres à Bruxelles, Colette Braeckman aurait-elle accepté que le Belge interpellé soit zigouillé le jour même sans passer par la justice ? Que l'infortuné soit exécuté sommairement par les services "pour servir d'exemple et dissuader d'autres". Dictée par la mauvaise foi et des motivations obscures, Colette Braeckman rendrait un grand service à notre Peuple meurtri par sa conspiration en cessant d’écrire des torchons, de propager insidieusement des contrevérités assassines et de distraire l’opinion publique (internationale et congolaise) qui a soif de vérité. Faut-il nécessairement comme le fait Colette Braeckman soutenir un gouvernement de criminels de guerre, de génocidaires, de mafiosi, des pillards qui agissent en dépositaires de la logique d’anéantissement de la souveraineté congolaise ? Un gouvernement qui assassine, qui confisque le corps d'Armand Tungulu et se soustrait de la justice internationale en exhumant le dossier de l'assassinat de Patrice Émery Lumumba pour se dédouaner ! L'interpellation de Lambert Mende, ministre de communication et des médias de la RDC sur l'Affaire Armand Tungulu par M'zée Djamba Yohé, l'encrier de l'Atlantique du Nord est édifiant. Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" en prend pour sa grade. Il doit comprendre que même au Canada, les projecteurs sont bradés sur le Congo dans l'Affaire Armand Tungulu.

Colette Braeckman

Colette Braeckman va jusqu'à tromper l'opinion internationale qu'Armand Tungulu espérait beaucoup dans ses relations avec les acteurs politiques Belges que rien ne lui arriverait. Comment peut-elle affirmer les niaiseries pareilles ? Armand Tungulu était-il un homme libre, sans conscience ? Quelle est cette autorité Belge qui a levé son petit doigt pour dénoncer l'odieux assassinat d'Armand Tungulu ? C'est l'ambassadeur Américain à Bruxelles qui s'est permis de se déplacer vers la famille Tungulu pour recevoir un mémo pour le président Barack Obama. Aucun homme ou femme politique belge ne s'est fendu en communiqué contre l'assassinat d'Armand Tungulu !

C'est depuis 2005 que nous avons cessé d'être naïf à l'égard de Colette Braeckman. En effet, il faisait très chaud ce jour-là à Kinshasa dans la capitale congolaise. Je me rends donc au restaurant de l' Alliance Belgo-Congolaise, qui se situe en face de l'ex-restaurant italien Pergola, non loin du rond-point Socimat à Gombe, alors que je m'apprête à garer ma voiture. Une Mercedes noire aux vitres fumées arrive au même moment. Qui en descends ? Colette Braeckman! La plaque minéralogique est claire: PR (Présidence de la République) écrit en noire. nous parquions notre voiture, Colette Braeckman est descendu d'une Mercedes noire aux vitres fumées, immatriculée PR (Présidence de la République). A Réveil-FM, nous ne nous faisons plus d'illusions sur la dinosaure du Soir.

Colette Braeckman a pour mentor Louis Michel, l'ex-commissaire européen qui a profité de sa position à l'Union européenne pour faire main basse sur le Congo.

Elle se trompe d'époque, elle ne peut pas à elle seule prétendre connaitre l'histoire du Congo et d'autoproclamée experte.

Jean-Marie Kasamba

Quant à Jean Marie Kasamba, le bébé "Vuvuzélateur, il doit savoir que dans la fourberie et communication politique politicienne, avant lui il y a eu: Nzoko Eyobaba, Dominique Sakombi Inongo, Modeste Mutingan avec la fameuse HAM et le champion toutes catégories demeure sans aucun doute: Lambert Mende Omalanga. Jean Marie Kasamba qui a galéré à Paris devrait avoir de la retenue dans ses propos à partir du moment où il y a eu mort d'homme. Depuis qu'il a compris son bide, le responsable de la visibilité de 5 chantiers se terre, il devient aphone. Il pousse le toupet à ceux qui le poussent de s'exprimer d'interroger le porte parole du gouvernement, c'est-à-dire Lambert Mende. Pourquoi diantre s'était -il exprimait annonçant de manière pompeuse qu'Armand Tungulu était entre les mains de la justice, alors qu'il a été déjà sans vie !

Le seul lien qui lie Colette Braeckman et Jean-Marie Kasamba, c'est Louis Michel, leur mentor à tous les deux. Jean Marie Kasamba étant pistonné par Evariste Boshab, son frère de tribu or Boshab a été placé auprès de Joseph Kabila comme directeur de cabinet durant la transition par Louis Michel, lui-même. Il fallait contrôler Kabila et lui imposait la Constitution de Liège écrit par les Belges pour le Congo. Seuls Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, deux belges d'origine congolaise avaient participé à cette rédaction calamiteuse qui consacre la partition de la République démocratique du Congo. Le comportement ignoble de Louis Michel a pour objectifs: le retour à la servitude des Congolais, l’esclavage moderne des Congolais, la traite négrière des Congolais, le pillage des ressources de la République Démocratique du Congo et l'installation ad vitam de l’impunité au Congo...Les Congolais doivent lutter pour la reprise en main-sans concession-du destin national. par l’ensemble des Congolais maintes fois victimes de l’agression belge.

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samedi 16 octobre 2010

Brest: le Préfet maritime, une personne avec deux fonctions bien distinctes !

Du 13 au 14 octobre 2010, un voyage de presse a été organisé par le Conseil Général du Finistère sur le thème: "Prévention, détection et traitement des pollutions marines" à Brest, chef-lieu d’arrondissement du département du Finistère dans la région Bretagne. Brest est un port important, deuxième port militaire français après Toulon, à l'extrémité ouest de la France. La ville se situe à la pointe occidentale de l’Europe continentale, d'où l'expression « L'Europe de Brest à Brest ». Avec ses 142 722 habitants, les Brestois et les Brestoises (recensement de 2007), Brest est la première agglomération de l'Ouest breton, deuxième de région Bretagne derrière Rennes et la 22e commune la plus peuplée de France. Brest est aussi un pôle de recherche important, axé sur la mer, avec notamment le plus grand des centres Ifremer, le Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (le Cedre) ainsi que l'Institut polaire français - Paul Émile Victor. Brest a toujours été très marquée par son passé maritime : l'Académie de Marine y fut fondée en 1752, le porte-avions Charles-de-Gaulle y fut construit, et tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins ; il s'agit un rassemblement de gréements traditionnels venant du monde entier.

Brest, le 14 octobre 2010, le cercle naval. Réveil-FM

Brest, le 14 octobre 2010, les journalistes montent l'escalier du cercle naval. Réveil-FM

Brest, le 14 octobre 2010, la maquette d'une frégate à l'entrée. Photo Réveil-FM

12 journalistes, internationaux et nationaux ont été du voyage. La majorité des journalistes internationaux sont membres de l'Association de la Presse Etrangère (APE). En discutant avec quelques confrères, dans l'avion Air-France qui nous ramène à Paris, je suis arrivé à la conclusion que le Finistère est en pôle position dans la prévention et lutte contre la pollution marine. D'où quelques articles sur la Bretagne et ce qui s'y passe, ce que nous avons vu.

Les pouvoirs énormes du Préfet maritime !

Le préfet maritime est le représentant de l'État français en mer. Cette fonction est confiée à un officier général de marine. Délégué du gouvernement, le préfet maritime est le représentant direct du Premier ministre. Investi d'un pouvoir de police générale, il a autorité dans tous les domaines où s'exerce l'action de l'État en mer, notamment :

* La défense des droits et intérêts nationaux, particulièrement dans les zones sous souveraineté ou sous juridiction française (mer territoriale, zone économique exclusive) ;

* Le maintien de l'ordre public ;

* Le secours et le sauvetage maritime ;

* La protection de l'environnement ;

* La lutte contre les activités illicites en mer (pêche illégale, trafic de narcotiques, migration clandestine, piraterie...).

Il coordonne l'action en mer des administrations et la mise en œuvre de leurs moyens (marine, affaires maritimes, douanes, gendarmerie...).

Le préfet maritime est avant tout responsable de la sauvegarde de la vie humaine en mer. Les directeurs des CROSS ont délégation permanente de sa part pour conduire les opérations de sauvetage. La sécurité de la navigation fait également partie de ses missions. Il détecte les situations anormales pouvant entraîner des accidents, il organise l’assistance aux navires en difficulté et, en cas de nécessité, il peut imposer à un navire qu’il estime menaçant de se faire remorquer vers un abri ou dans un port. Le préfet maritime établit des plans d’urgence et de secours qu’il teste régulièrement par des exercices.Le caractère international de la mer et l’éloignement des côtes favorisent le déroulement d’activités illicites en haute mer, qui peuvent affecter notre pays. Le trafic de stupéfiants ou d’armes, l’immigration clandestine et les manœuvres terroristes font partie des menaces permanentes que le préfet maritime doit parer en mer. Le plan national VIGIPIRATE connaît en mer des développements particuliers et la vigilance mobilise sous son autorité les administrations, les ports et tous les moyens, publics ou privés, de surveillance maritime. La sûreté en mer c’est aussi le maintien de l’ordre public, notamment lors de conflits entre pêcheurs, ou la répression des pollutions volontaires par les navires (déballastages).

Le souci d’une mer propre n’est pas nouveau et lorsque les mesures de sécurité maritime n’ont pas permis d’éviter une collision ou un accident, le préfet maritime est traditionnellement en charge de lutter contre la pollution occasionnée, avant qu’elle n’atteigne le littoral.

Devant la pression de plus en plus importante des activités humaines sur la bande marine côtière, le préfet maritime a reçu une responsabilité dans la régulation de ces usages afin de permettre leur compatibilité avec le maintien de la qualité du milieu marin. Pêche, rejets de déblais de dragage des ports, extraction de sables et de graviers marins, implantation d’éoliennes en mer, autant d’usages qui s’appliquent à un milieu fragile et à la régulation desquels le préfet maritime doit participer. L'officier général de marine qui exerce les fonctions de préfet maritime exerce également les fonctions de commandant de zone maritime et commandant de région maritime. En tant que commandant de zone maritime et sous l'autorité du chef d'état-major des armées (CEMA), commandant opérationnel, il est appelé, normalement, à assurer le contrôle opérationnel des forces déployées dans sa zone de compétence, sauf si un autre officier général a été désigné à cet effet.

Ces fonctions militaires sont bien distinctes des fonctions de préfet maritime, pour lesquelles il relève du Premier ministre, et non du ministre de la défense.

Sur la mer depuis les côtes de métropole jusqu'en haute mer, l'Etat français dispose d'un représentant unique, le préfet maritime. Il est d'abord le garant du respect de la souveraineté et de la défense des intérêts de notre pays. Il veille notamment au maintien de l'ordre public et à une utilisation juste et harmonieuse des richesses de la mer.

En droit, le territoire français s'arrête à 12 milles marins (environ 22 kilomètres) des côtes ou des îles, mais les intérêts de la France vont bien au-delà.

La plupart des activités maritimes, le commerce, la pêche, l'exploitation des fonds marins entre autres, se déroulent en haute mer, tout comme nombre d'activités et de trafics illicites.

La France entend exercer en mer, par les préfets maritimes, toutes les compétences que reconnaît aux états littoraux le droit international.

Brest, 14 octobre 2010, au cercle naval, Michel de Grandi, Les Echos et le capitaine de Frégate Marc Gander,porte -parole du Préfet maritime. Photo Réveil-FM

Brest, le 14 octobre 2010, au centre naval, le capitaine de vaisseau Jean-Bernard Cerutti, directeur du centre d'expertises pratiques de lutte antipollution (CEPPOL)Photo Réveil-FM

Brest, le 14 octobre 2010 au cercle naval:Marc Lefur du Conseil Général du Finistère, Nathalie Fontrel, France-Info et France Inter; Freddy Mulongo, Réveil-FM; Olivier Aubrée, Métro et Brigitte Bejean, Europe 1. Photo Réveil-FM

Le Finistère, une région tournée vers la mer

Brest est le siège de la préfecture maritime de l'Atlantique. Le domaine de responsabilité du préfet maritime s'étend du Mont Saint-Michel à la frontière espagnole, soit 2500 km de côtes mais aussi : * 494 communes,

* 10 départements

* 4 régions

* 2 zones de défense

Ce sont aussi : * 4 directions régionales des affaires maritimes

* 8 directions départementales des affaires maritimes,

* 1 direction interdépartementale des affaires maritimes (Landes et Pyrénées Atlantiques)

* 1 direction interrégionale des douanes,

* 3 ports autonomes et 5 ports d'intérêt national,

* 16 ports de pêche.

L'action de l'Etat français en mer s'efforce de répondre aux risques de la zone sensible que constitue la Pointe de la Bretagne, avec une densité de trafic de plus de 45000 navires par an dans le rail d'Ouessant (150 navires par jour), soit 330 000 tonnes d'hydrocarbures et 90 000 tonnes de produits dangereux par jour.

Le littoral atlantique concentre une activité économique intense reposant sur quatre piliers principaux : le commerce, la construction et la réparation navales, la pêche et l'aquaculture et l'activité touristique.

Ce littoral de 2 500 kilomètres comprend :

* 3 ports autonomes : Nantes Saint-Nazaire, Bordeaux, La Rochelle.

* 5 ports d'intérêt national : Saint-Malo, Brest, Concarneau, Lorient, Bayonne.

* 16 ports de pêche importants : Saint-Malo, Erquy, Concarneau, Le Guilvinec, Lorient, Le Croisic, Yeu, Sables d'Olonne, Saint Gilles Croix de Vie, Bayonne, Saint Jean de Luz, La Rochelle, Arcachon…

Les activités de pêche y sont particulièrement présentes. Environ 70% de la production halieutique française est concentrée sur la façade atlantique.

Les grands centres conchylicoles sont Marennes d'Oléron, le bassin d'Arcachon, le Golfe du Morbihan, la baie du Mont Saint Michel.

Le tourisme est un secteur d'activités important pour les régions de la façade atlantique représentant un quart de la fréquentation touristique sur le marché français.

Générateurs de richesses, le littoral et ses atouts font l'objet d'une protection de plus en plus renforcée, pour des raisons tant environnementales qu'économiques. Ainsi, le littoral atlantique représente 19% des acquisitions du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres. D'autres sites font l'objet de classement en réserves naturelles, d'arrêtés de biotope, etc.

Plusieurs aires marines font également l'objet d'une protection comme par exemple l'archipel des Sept îles.

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vendredi 15 octobre 2010

Bryan G, jusqu'où ira-t-il ?

Bryan G. est un jeune Franco-Congolais. Il vit à Paris et fais la fierté de la diaspora congolaise. Auteur, compositeur, interprète, Bryan G. est amoureux de toute musique pouvant toucher l'âme. Serein, Bryan G n'en est pas moins meneur d'hommes. Le spirituel est sa principale source d'inspiration, il se met en scène régulièrement en interprétant les grands standards de Gospel et de soul mais son répertoire à bien d'autres couleurs musicales tel le R'n'b, le zouk, la soul ...

Bryan G

Passionné de foot dès son plus jeune âge, il pratiquera ce sport à un très haut niveau . Mais un jour sa rencontre brutale avec la musique bouleverse toute sa vie. Lorsque Bryan rencontre la musique pour la première fois dans son église.Il prend des courts de chant et de danse afin d'améliorer son talent naturel et sa technique...

Bryan G et friends se produisent ce samedi 16 octobre 2010 au Zeste à 20h00, 148 rue du Château, Paris 14è, Métro ligne 4: Mouton Duvernet

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Jean-Pierre Chevènement: "La RDC doit d'abord devenir un Etat!"

Le Sénateur Jean-Pierre Chevènement est un frondeur. Sa sa célèbre phrase est : « Un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ». Co-fondateur du Parti socialiste français (PS), il est le fondateur du Mouvement des citoyens, il est président d'honneur du MRC du 26 janvier 2003 au 22 juin 2008. Devenu président effectif de ce parti, il est à nouveau président d'honneur depuis le 27 juin 2010. Il est également président de la Fondation Res Publica, signataire de « Gauche avenir » et vice-président du RDSE. Lors de l'inauguration du CIDAL par Gérard Larcher, le président du Sénat, le mercredi 6 octobre 2010, Jean-Pierre Chevènement, le Sénateur de Belfort a répondu aux questions de de notre confrère Roger Bongos pendant que je filmais. C'est sans ambages que le "Che" parle durement de la République démocratique du Congo qui doit à son avis d'abord devenir un Etat. Dans ses propos, le Sénateur de Belfort et l'ancien ministre de l'intérieur fustige le manque de patriotisme des Congolais. "Les Congolais doivent aimer leur pays","La RDC n'est pas un pauvre, vous êtes très riche, il y a un manque patriotisme, de civisme..."

Jean-Pierre Chevènement, Sénateur et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Roger Bongos-Afrique Rédaction et le sénateur jean Pierre Chevènement. Photo Réveil-FM


LE SENATEUR JEAN PIERRE CHEVENEMENT PARLE DUREMENT DE LA RDC
envoyé par afriqueredaction. - L'actualité du moment en vidéo.

En 1979, avec le CERES (aile gauche du PS), il soutient François Mitterrand au congrès de Metz contre Michel Rocard et Pierre Mauroy. François Mitterrand l'emportant, il a la charge de rédiger le programme socialiste en vue de la présidentielle de 1981. La même année, il est élu président du conseil régional de Franche-Comté.

Le 22 mai 1981, il est nommé ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie. Il démissionnera le 22 mars 1983 pour protester contre la « parenthèse libérale » et lance sa célèbre phrase : « Un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ».

À partir du 14 mars 1983, il est constamment réélu maire de Belfort ; il devient cependant premier adjoint de sa ville en 1997 lorsque Lionel Jospin demande à ses ministres de choisir entre leurs fonctions gouvernementale et locale.

Le 19 juillet 1984, nommé ministre de l'Éducation nationale, il occupe cette fonction jusqu'en mars 1986. Il est de nouveau élu député du Territoire de Belfort en 1986 et 1988.

Nommé le 13 mai 1988, ministre de la Défense des gouvernements Rocard I et II, il démissionne le 29 janvier 1991 pour protester contre l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak. Il retrouve son siège à l'Assemblée nationale lors d'une élection partielle en 1991, et est réélu en 1993 et 1997.

En 1992, il fait campagne contre la ratification du traité de Maastricht, puis, critiquant la « dérive gestionnaire » des socialistes, il quitte le PS en 1993 et transforme le Mouvement des Citoyens (fondé en 1992) en parti politique, dont il prend la présidence.

Ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin (1997-2000).

Deux lois portent son nom : la loi Reseda du 11 mai 1998, sur le droit des étrangers, et la loi sur l'intercommunalité du 12 juillet 1999. Lors des débats sur la loi Reseda, qui visent à assouplir les lois Pasqua-Debré, Chevènement s'oppose à Charles Pasqua qui déclare, en janvier 1998, à propos de la carte de séjour pour les étrangers malades, « la France n’a ni vocation ni intérêt à devenir l’hôpital du monde ». Le Gisti note qu'un an plus tard, Pasqua réclame la régularisation de tous les sans-papiers. Dans un contexte de mobilisation du mouvements de l'immigration et d'une partie de la gauche (Verts, PCF, etc.), ces derniers critiquent des critères trop stricts de régularisation. La droite critique au contraire ces régularisations.

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lundi 11 octobre 2010

RENDEZ-VOUS au BRISTOL

Le 7 octobre un rendez-vous qu’il ne fallait pas manquer ! Dans le célèbre hôtel de luxe parisien s’est déroulé un menu quatre étoiles, avec un chef d’orchestre très particulier. Il fallait y être à ce rendez-vous incontournable des amateurs de vin pour écouter une conférence très futuriste sur Internet avec des invités prestigieux d’horizons très différents. Il faut dire que le lieu prestigieux et chic du Bristol, célèbre hôtel du 8ème arrondissement de Paris, annonce curieusement les délices d’une soirée cousue d’or.

Paris au Bristol, Monsieur Alain Marty, Président du Wine and Business Club

Paris au Bristol, conférence en partenariat avec le Groupe La Poste « Peut-on réellement faire confiance à Internet ? ». Photo Réveil-FM

Paris au Bristol, les panélistes: Nicolas Routier, Directeur général du Courrier, Président de SOFIPOST; Daniel Kaplan, Co-fondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération; Jean-Pierre Buthion, Président de la commission identités de l’Acsel. Photo Réveil-FM

Paris au Bristol, vue partielle de la conférence « Peut-on réellement faire confiance à Internet ? ». Photo Réveil-FM

Marie Cornet avec Monsieur Jacques Lasisz, Pionnier du Wine and Business Club, Dirigeant de Isaei Conseil (Conseil en Informatique et Télécommunications). Réveil-FM

Baudouin Prot, Administrateur Directeur Général du groupe BNP Paribas et Alain Marty. Photo Réveil-FM

Paris au Bristol, Monsieur Jacques Lasisz, Pionnier du Wine and Business Club, Dirigeant de Isaei Conseil (Conseil en Informatique et Télécom) et Freddy Mulongo. Réveil-FM

Déjà un peu d’histoire, le Bristol est né 1758 sur un terrain maraîché. C’est en 1925 que son ouverture officielle a lieu et par Hippolyte Jammet, Il est nommé « Bristol » en hommage au Comte de Bristol, un britannique fou de beauté…

À partir de 1945, l’hôtel se transforme en une place de réunions pour des ambassadeurs et diplomates du monde entier. C’est en 1949 qu’il obtient ses célèbres quatre étoiles et est classé en première position par le guide américain Fielding’s Travel Guide to Europe, en 1962, lui assurant la notoriété aux États-Unis.

Le groupe industriel allemand Oetker, acquiert le Bristol en 1978. Un an après, l’hôtel s’agrandit avec la construction d’une nouvelle aile côté jardin.

Deux autres symboles du Bristol voient bientôt le jour : la piscine et le vaste jardin à la française.

Les célèbres propriétaires du Bristol sont la famille Oetker, présent dans plusieurs secteurs dont celui de l’hôtellerie de luxe.

À ce jour, la famille Oetker possède le Brenner’s Park Hôtel (en Allemagne), le Cap Eden Roc (à Antibes), le Château du Domaine Saint Martin (à Vence) et l'Hôtel Le Bristol (à Paris).

Le Bristol c’est 187 chambres dont 85 suites, le plus grand jardin des palaces parisiens avec 1 200 m2, une piscine offrant une vue panoramique sur les toits de Paris et le Sacré-Cœur, 5 salons climatisés dont 4 ouverts sur le jardin, un centre de conditionnement physique et salle de massage, un centre de conditionnement physique et une salle de massage, un atelier de beauté.

Un cadre, exceptionnel donc pour un rendez- vous parmi les nombreux et prestigieux du club très chic et fédérateur : Wine and Business Club. La soirée avait pour thème " Peut- on réellement faire confiance à Internet ? ".

Une conférence en partenariat avec la poste et en présence de Nicolas Routier, Directeur général du Courrier, Président de SOFIPOST, Daniel Kaplan, Co-fondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération, Jean-Pierre Buthion, Président de la commission identités de l’Acsel… Le débat est lancé et une chose est sûre, nous sommes qu’au début d’une ère qui s ' annonce numérique…

Mais la soirée ne fait que commencer. Le Wine and Business Club fait les choses et bien.

Après une dégustation de points de vue très futuristes sur le monde de demain, le Club invite ses convives à des dégustations prestigieuses : un Champagne Perrier-Jouët, Grand Brut, Whisky The Glenlivet 12 ans, 15 ans et 18 ans d'âge Château Smith Haut-Lafitte, Les Hauts de Smith 2005, Pessac-Léognan Si mon Père Savait, Côtes du Roussillon rouge.

Discussions, rencontres, échanges de carte de visite, rires. Et le débat reprend en présence de Baudouin Prot, Administrateur Directeur Général du groupe BNP Paribas et Jérôme de Lavergnolle, Président-Directeur Général des Cristalleries de Saint Louis.

Le diner-dégustation qui suit est réalisé par Eric Frechon, 3 étoiles au Guide Michelin, 4 toques au Guide Gault Millau et en présence de Frédéric Brochet, Directeur de la Division Wine & Spirit FAUCHON Paris. Une soirée d’exception pour un club véritable lieu de rencontres et qui s’est développé à grande vitesse et dès 1991 par Alain Marty.

Et le Wine & Business Club constitue bien le premier réseau européen de chefs d'entreprise et professions libérales amateurs de vin. Aujourd'hui, les 2 460 membres des onze clubs sont répartis dans neuf villes : Paris, Reims, Lyon, Marseille, Toulouse, Montauban, Bordeaux, Monte-Carlo et Genève. Les soirées mensuelles du Wine & Business Club réunissent plus de 1 200 personnes.

De nombreuses ouvertures de Wine & Business Clubs sont actuellement en cours en France et à l'international...

A Paris, les membres du Wine & Business Club "Champs-Elysées" se réunissent chaque mois dans les salons du Pavillon Ledoyen (Carré des Champs-Elysées, 1 avenue Dutuit - 75008). Chaque manifestation accueille au minimum 400 dirigeants d'entreprise...

Des rendez- vous incontournables et très arrosés à ne pas manquer !

Alain Marty et Jérôme de Lavergnolle, Président-Directeur Général des Cristalleries de Saint-Louis. Photo Réveil-FM

Au Bristol-Bar, un pianiste vient agrémenter la soirée, le jeudi 7 octobre, c'était Freddy ! Photo Réveil-FM

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dimanche 10 octobre 2010

Les barbouzeries de Myra Ndjoku à Paris, le Procureur Général de la République française saisi !

Les barbouzeries, frasques barbouzardes et comportements de loubard de Myra Ndjoku l'ambassadeur plénipotentiaire de la République démocratique du Congo à Paris ne font plus sourire, les autorités françaises sont saisies dont le Procureur Général de la République. Cynique, confusionniste à outrance, récidiviste, arrogant et autosuffisant, le locataire du 32 cour Albert Ier, la diplomatie du Western et de bizutage de Myra Ndjoku ont montrés leurs limites. Ce dernier n'a jamais compris qu'être ambassadeur, c'est d'abord être à l'écoute des aspirations de ses compatriotes, être à leur service ainsi qu'aux étrangers qui s'intéressent à son pays, donner une image de marque pour son pays. Être ambassadeur veut dire aussi négocier, encore négocier et toujours négocier,à temps et contre temps surtout avec ceux qui ne sont pas de votre bord politique. Depuis que son frère et mentor Evariste Boshab, qui est le président de l'Assemblée nationale, l'a fait nommé comme Ambassadeur de la RDC à Paris, Myra Ndjoku n'a pas moins de 30 manifestations des Congolais de la diaspora à son compteur. Il ne se passe plus un jour sans qu'une association congolaise de la diaspora fasse une demande à la préfecture de police pour manifester devant la résidence de l'ex-Premier ministre Moïse Tshombe dans le 8e arrondissement de Paris.

Paris, vendredi 8 octobre 2010, la police très présente à la place Alma Marceau

Les Congolais sont calme et serein

Pacifiques et non violents, les Congolais de Paris parlent entre eux. On reconnait Serge Gabriel Wembo avec ses lunettes

Charly Esalo avec les compatriotes

La République démocratique du Congo est entrain de partir en vrille et elle pique dangereusement du nez. Le désespoir, l'injustice organisée du pouvoir oligarchique de Kinshasa deviennent très mobilisateur au sein de la diaspora. Ce vendredi 8 octobre 2010, la tension a été très vive devant l'Ambassade de la RDC à Paris. Alors que les manifestants voulaient remettre un mémo contre l'assassinat d'Armand Tungulu à Kinshasa, Myra Ndjoku a récidivé en demandant à ses vigiles-Tontons Macoutes de happer Guerlain Boluwa connu sous son petit nom de "Jo Boké". Les Vigiles l'ont exfiltrés de sa voiture après avoir cassé les vitres de son véhicule. Ils l'ont traînés de force au sein de l'ambassade. A l'intérieur, ils l'ont amené devant Myra Ndjoku qui a demandé à son fameux "Colonel Kandé", un ancien policier municipal en Suisse et son équipe de le tabasser. Muya Ndjoku a déclaré qu'il assumait le passage à tabac de "Jo Boké" Guerlain Boluwa, qui a été déshabillé et tabassé durant une vingtaine de minutes. Le temps que la police française soit prévenue, les policiers français ne pouvant pas entrer à l'ambassade de la RDC, ont demandé qu'on sorte l'infortuné. Pour sortir de l'ambassade de la RDC à Paris, malgré son refus on l'a contraint de s'habiller et à porter ses chaussures. L'ambulance de SAMU l'a amené à l'Hospital européen Georges Pompidou. C'est à la police du 8e arrondissement que Guerlain Boluwa a porté plainte contre Myra Ndjoku.

Le calvaire de "Jo Boké" Guerlain Boluwa en Photos

Jo Boké:"Muana mobali alelaka na miso ya bato té"

Jo Boké Guerlain Boluwa aux urgences de l'hôpital européen George Pompidou

Coeurs sensibles s'abstenir: à la police pour porter sa plainte Jo Boké Guerlain Boluwa a été obligé de se déshabiller pour pour monter les stigmates et hématomes sur corps

Jo Boké entrain de se déshabiller à la police

Blessure au niveau du coude de Jo Boké

Les stigmates aux fesses de Jo Boké

La voiture de Jo Boké d'oùil a été extirper par les Tontons macoutes de Myra Ndjoku avant d'être entraîné de force au sein de l'ambassade

Vitres et paraprises brisés

Ayant appris que "Jo Boké" était transféré à l'hôpital européen George Pompidou par le SAMU, certains compatriotes sont allés à sa recherche jusqu'à sortie

Shako et les Tontons Macoutes au service de Myra Ndjoku devant l'ambassade de la RDC à Paris

Mulumba, l'un des Tontons Macoutes de Myra Ndjoku

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samedi 9 octobre 2010

Cadavre mystérieux sur le fleuve Congo au niveau de Kinsuka!

On vient tout juste de l'apprendre. Un groupe de 6 pêcheurs congolais aurait découvert un cadavre macabre juste avant les rapides de Kinsuka sur le fleuve Congo. Cela s'est passé le jeudi 7 octobre 2010 dans la matinée d'après Mr Pierre Katalayi publié par le collectif SOS RDCongo. Il s’agit d’un homme de sexe mâle d’environ 1,80 mètre, de corpulence moyenne dont la tête est complètement défoncée. Alertés, les éléments de la garde présidentielle sont descendus en grand nombre sur les lieux pour récupérer ledit corps, en prenant soin d’embarquer - avec une violence inouïe - tous témoins oculaires.

Feu Armand Tungulu

S'il est difficile pour l’instant d’affirmer ou d’infirmer avec certitude que ledit corps est celui d’Armand Tungulu, le Bruxellois dont le corps n'a toujours pas été présenté à la famille. Cependant, eu égard aux moyens militaires impressionnants déployés dans le périmètre de l’endroit où le cadavre a été découvert, il y a pas de craintes sérieuses concernant l’identité du « précieux » cadavre.

Les autorités congolaises ont le devoir et l'obligation d'informer l’opinion tant nationale qu' internationale sur le lieu où se trouve la dépouille mortelle d’Armand Tungulu. Sa famille biologique a droit à l'identification de son corps. Ceci, sachant que le Parquet général présume que la personne retrouvée pendue dans sa cellule au Camp Tshatshi répond au nom d’Armand Tungulu, laquelle personne aurait déjà fait l’objet d’une enquête préliminaire, selon le communiqué publié par le Procureur Général de la République le samedi 2 octobre 2010.

Au demeurant, vu le cafouillage et les multiples incohérences dans les déclarations farfelues des officiels congolais concernant «L’Affaire Armand Tungulu» il y a risque que l'affaire soit étouffée.

Comme pour Floribert Chebeya, les assassins-tortionnaires a n'avaient Dieu n’oublie pas les siens !

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jeudi 7 octobre 2010

Gérard Larcher, Président du Sénat inaugure le CIDAL !

Gérard Larcher, qui ne peut jamais prendre le même avion avec le président Nicolas Sarkozy, est la deuxième personnalité de la République française. Il a inauguré ce mercredi 6 octobre 2010, le Centre d'information et de Documentation Allemande (Le CIDAL). Le président du Sénat, Gérard Larcher est un européen convaincu mais aussi un grand défenseur de la coopération franco-allemande, dans allocution rhétorique, Gérard Larcher a à plusieurs reprises citer les auteurs allemands Goethe en premier et n'a pas hésité à donner les explications en français de citations allemandes faites. Son engagement de toujours en faveur de cette coopération est connue de tous, tant dans ses fonctions de maire de Rambouillet (1983-2004) et de sénateur des Yvelines (1986-2004) que de ministre délégué à l’Emploi et à l’Insertion professionnelle (2005-2007) qu'actuellement en tant que le premier des sénateurs.

Paris, mercredi 6 octobre 2010, Gérard Larcher, président du Sénat au CIDAL. Photo Réveil-FM

Paris, mercredi 6 octobre 2010, M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France, lors de son discours d'inauguration du CIDAL. Photo Réveil-FM

Mme Cathérine Troendle, Sénatrice, Présidente du groupe d'amitié France-Allemagne au Sénat. Photo Réveil-FM

Jean-Pierre Chevènement, parfois surnommé le Che, Sénateur du Territoire de Belfort; ancien ministre de l'intérieur du gouvernement Jospin (1997-200). Photo Réveil-FM

Le jeudi 18 décembre 2008, l'ambassadeur d'Allemagne en France, M. Reinhard Schäfers, lui avait remis la croix de Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. Le président du Sénat français, Gérard Larcher, a effectué du 5 au 7 mai 2010 une visite officielle en Allemagne. Il avait honoré l’invitation de Jens Böhrnsen, actuel président du Bundesrat, la chambre des Länder qui doit valider de nombreuses lois fédérales.

A Land de Brême, dont M. Böhrnsen préside le Sénat tout en exerçant la présidence tournante du Bundesrat, Gérard Larcher et sa délégation ont visités le site brêmois d’EADS Astrium. Cette filiale du groupe franco-allemand EADS, spécialisée dans l’aérospatiale, a notamment participé au développement d’Ariane 5 et assuré l’assemblage final du laboratoire spatial Columbus. Le président fédéral Horst Köhler a reçu Gérard Larcher dans sa résidence officielle, au château de Bellevue.

Gérard Larcher s'était rendu au Reichstag, où il a été reçu par le président du Bundestag (parlement allemand), Norbert Lammert.

Le CIDAL qui quitté le quartier bourgeois du 16è arrondissement pour le quartier latin, le 5 arrondissement de Paris, quartier d'étudiants, d'intellectuels, d'écrivains...d'hommes et femmes de culture. Le CIDAL est voisin direct du Sénat. De par sa proximité avec le Sénat, le CIDAL bénéficie de la protection des gendarmes et policiers qui gardent le Sénat.

M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France , M. Gerard Larcher, président du Sénat et Mme Cathérine Troendle, Sénatrice, Présidente du groupe d'amitié France-Allemagne au Sénat. Photo Réveil-FM

Mme Karin Foistner, directrice du Cidal. Photo Réveil-FM

L'équipe du CIDAL. Photo, Réveil-FM

Mme Karin Foistner, directrice du Cidal, M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France et M. Gerard Larcher, président du Sénat. Réveil-FM

M.Gérard Larcher, président du Sénat et Freddy Mulongo. Avec le président du Sénat nous avons parlé de la République, la laïcité et du protestantisme. Photo Réveil-FM

Roger Bongos-Afrique Rédaction et M. Gerard Larcher, président du Sénat. Photo Réveil-FM

Jean-Pierre Chevènement, Sénateur et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Mme Générale Madré, présidente-Fondatrice de Heidelberg Alumni France (HAFR) expliquant ce qu'elle fait à Freddy Mulongo et Al Kébir-Tchad Info. Photo Réveil-FM

M.Matthias Koch, chargé de programmes du CIDAL et Mohamed Al Kébir. Photo Réveil-FM

Mme Foistner et M. Koch du CIDAL avec les journalistes africains qui ont été envoyé en Allemagne pour le cinquantenaire. Photo Réveil-FM

Inauguration des nouveaux locaux du CIDAL 6 octobre 2010

Discours de l'ambassadeur d'Allemagne, Reinhard Schäfers

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les Sénateurs,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Le Centre d’information et de documentation de l’ambassade d’Allemagne -le CIDAL- ouvre aujourd’hui une nouvelle page de son histoire. Je suis heureux de vous accueillir dans ce cadre moderne et lumineux, au coeur du Quartier Latin.

Certains, parmi vous, sont des fidèles.

Ils connaissaient bien le site de la rue Marbeau, dans le XVIe arrondissement.

D’autres sont venus en voisins.

Je voudrais saluer, en particulier, les membres du groupe interparlementaire d’amitié France-Allemagne du Sénat et les responsables d’universités et de grandes écoles.

Nous avons également l'honneur d'accueillir parmi nous le Président du Sénat, M. Gérard Larcher.

J'aimerais vous remercier chaleureusement de votre participation. Vous êtes un fin connaisseur de l’Allemagne.

Il y a longtemps que vous vous engagez en faveur de l’amitié franco-allemande. Il y a trois jours encore, vous étiez à Brême pour célébrer les vingt ans de l’unification avec le peuple allemand.

Aujourd'hui, nous inaugurons justement un « enfant » de l’unification. L’idée du CIDAL est née en 1990. Elle fut portée par Hans-Dietrich Genscher, le ministre allemand des Affaires étrangères. Quand il valida le projet, en décembre 1990, il ajouta dans la marge : « L’idée est excellente.

Le ministère devrait tout mettre en oeuvre pour réaliser ce projet ». En mars 1993, le CIDAL ouvrait ses portes.

L’enthousiasme de Hans-Dietrich Genscher se fondait sur une conviction : l’amitié entre Français et Allemands repose sur la connaissance mutuelle. Elle n’est jamais acquise. Nous avons l’impression de bien nous connaître. Mais nos différences peuvent créer des malentendus d’autant plus redoutables.

Il faut donc travailler sans relâche pour informer de manière fiable. Il faut dissiper les interrogations et les préjugés. Il faut décrire et expliquer la réalité telle qu’elle est de l’autre côté du Rhin.

Telle fut, dès l'origine, la vocation du CIDAL. Au fil des années, le CIDAL s'est imposé dans le paysage comme une source privilégiée d’information sur l’Allemagne contemporaine.

Il reçoit plusieurs centaines d'appels téléphoniques et un millier d’e-mails chaque mois. Il envoie chaque année deux mille paquets chargés de documentation.

La demande vient de tous les horizons : des particuliers, mais aussi de l'administration, des comités de jumelage et des médias. Elle est très vive parmi les enseignants et les étudiants. Certaines requêtes complexes exigent des recherches. Mais le demandeur est toujours renseigné, ou réorienté vers un service compétent.

Informer est essentiel. Mais, au XXIe siècle, c'est une tâche multiforme qui ne s'improvise pas. En dix-sept ans, l'activité du CIDAL s'est considérablement étendue et diversifiée.

Je voudrais saluer ici ses douze collaboratrices et collaborateurs.

Jour après jour, votre engagement et votre professionnalisme font du CIDAL ce qu'il doit être : la vitrine d'une Allemagne moderne, ouverte et innovante.

Votre installation au centre de Paris traduit cette ambition. Qu'est-ce qu'un centre d'information moderne en 2010 ? C'est une institution qui assume pleinement l'entrée dans une ère nouvelle. Une ère rapide et exigeante.

Elle impose d'être ouvert, réactif et interactif. Elle commande d'exploiter toutes les ressources de l'Internet, du multimédia et des nouvelles technologies. Et, plus que jamais, elle demande une information de qualité, facile d'accès et sur mesure. Le CIDAL a compris très tôt ces enjeux.

Dès 1993, il créait un service d'information électronique par minitel. Quatre ans plus tard, il était parmi les premiers à offrir un service d'information complet sur Internet.

Aujourd’hui, il gère trois sites web : celui de l’ambassade, son propre site et la version française du site du ministère allemand des Affaires étrangères. Il propose des vidéos et plusieurs flux RSS. Il joue aussi la carte de l’interactivité. Depuis 2009, il s'adresse directement aux jeunes via Facebook. Pour qui s'intéresse à l'Allemagne, le site internet du CIDAL est particulièrement précieux.

Avec environ 120.000 pages consultées chaque mois, il est devenu une référence. Il touche tout le monde francophone. Depuis 2007, il possède même une rubrique consacrée à l’Afrique francophone. Mais son « produit phare » est sa lettre d’information, les « Nouvelles d’Allemagne ».

Elle offre un panorama quotidien de l’actualité allemande et franco-allemande. Les articles sont conçus par le CIDAL pour répondre spécifiquement aux besoins d’information du public français. Ils sont souvent repris, notamment par le bulletin électronique de la Fondation Robert Schuman.

Vous l’avez compris, le CIDAL mise sur le service et la qualité. C’est un point important pour les étudiants et leurs professeurs. Car, en s’installant dans le Quartier Latin, le CIDAL se rend plus accessible.

Les étudiants y trouveront des conseils personnalisés lorsqu'ils recherchent un stage ou un emploi en Allemagne. Les enseignants y trouveront un espace équipé des technologies les plus modernes pour organiser des discussions avec des groupes d’élèves ou d’étudiants.

Et tous découvriront avec intérêt les expositions variées qui sont présentées ici. Le CIDAL continuera, par ailleurs, à aller à la rencontre du public. Il participe chaque année à une dizaine de forums à Paris et en province.

Il envoie ses expositions itinérantes dans toute la France, en métropole et même outre-mer, avec un succès croissant. En 2009, de nombreux établissements scolaires, bibliothèques et comités de jumelage ont accueilli une exposition sur l’un des sept thèmes disponibles.

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Rolain Mena, Gabriel Wembo, Dick Kanga, Eddy Kapanzu, Jean Louis Mbeka...interpellés devant l'ambassade, embarqués par la police puis relâchés !

Depuis l'odieux assassinat d'Armand Tungulu-dont le corps est introuvable, pour avoir caillassé le cortège de Joseph Kabila à Lingwala, les esprits sont surchauffés au sein de la diaspora congolaise à Paris. L'ambassade de la République démocratique du Congo, sise au 32 cour Albert Ier dans le 8ème arrondissement de Paris. Voisine du Brésil, l'ambassade de la RDC est la seule à Paris à connaitre des attroupements sur avec les hypothétiques passeports. Ce mercredi 6 octobre 2010, ils étaient plus de 200 manifestants Congolais, beaucoup moins d'après la préfecture de police qui se sont retrouvés devant l'ambassade de la RDC pour déposer un mémo contre les assassinats des Congolais dont celui du Bruxellois Armand Tungulu, à Myra Ndjoku, ambassadeur plénipotentiaire. Ayant reconnu les manifestants, Myra Ndjoku a vite téléphoné à la police, s'est engouffré dans sa voiture officielle et il a filé à l'anglaise, abandonnant ses 3 épouses et enfants dans son bunker. La police, qui a été alerté, est descendu sur lieu et a procédé à l'interpellation des Congolais. Par solidarité, certains Congolais dont Rolain et d'autres se sont laissés embarqués dans le grand bus de la police. 33 au total!

Paris, mars 2010, lors de la manifestation contre les passeports-biométriques, Rolain Mena de l'Apareco répondant aux questions d'une consœur de RFI sous le regard bienveillant de Serge Gabriel Wembo

Après un contrôle d'identité, les manifestants ont été relâchés. Lorsque vers 18h35, nous tentons de joindre les manifestants interpellés, c'est Gabriel Wembo qui répond à nos questions et qui nous passe Rolain Mena, ils étaient déjà dehors du commissariat du 11e arrondissement! Pourquoi l'ambassade de la RDC qui est situé dans le 8è arrondissement, les manifestants ont été acheminés au 11è arrondissement de Paris ? L'objectif étant d'éloigner le plus loin possible de l'ambassade. Contrairement aux thuriféraires-Kinois, qui encensent un pouvoir-Titanic prêt à couler, la diaspora Congolaise n'est pas constitué des voyous, zombies...Mais plutôt des hommes et femmes éprissent de paix, attachés aux valeurs républicaines, au respect des droits de l'homme...La police française n' a pas assassiné les congolais parce qu'ils ont manifestés devant l'ambassade de la RDC à Paris.


ARRESTATION DE MANIFESTANTS DEVANT L'AMBASSADE DE LA RDC
envoyé par afriqueredaction. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Cela devient une habitude, l'opposition dite républicaine est toujours aux abonnés absents face aux actes aussi grave que les assassinats des compatriotes empêcheurs de penser en rond. Aphone, sclérosée, l'opposition congolaise est muette. Faut-il nécessairement penser la même chose que les Joséphistes pour espérer vivre paisiblement au Congo-démocratique ? Les propos de Jean-Marie Kasamba, le bébé "vuvuzélateur" qui apprend à débiter les mensonges officielles, sur Armand Tungulu sont très graves. Lorsqu'on n'a pas d'informations justes, on ne pousse pas les bouchons trop loin et en se mettant en avant. Où se trouve le corps d'Armand Tungulu ? Pourquoi avoir dit ouvertement qu'il était entre les mains de la justice alors qu'il subissait la torture et était entrain de rendre l'âme?

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mercredi 6 octobre 2010

Charly Esalo: "A terreur, terreur et demie"

Charly Esalo a pris l'habitude de ne s'exprimer qu'à propos, pas à tout va! Lui qui est organisateur et habitué des manifestations sur la République démocratique à Paris et Bruxelles, qui a connu Armand Tungulu est un homme inconsolable.

Charly Esalo n'a pas sa langue dans sa poche sur le pouvoir de Kinshasa !

1. Réveil-FM: Armand Tungulu était-il un terroriste comme l'affirment les Joséphistes au pouvoir à Kinshasa ?

Charly Esalo: Je m'incline d'abord à la mémoire du compatriote Armand Tungulu. je présente mes condoléances à son épouse Philo et à deux enfants, ainsi qu'à toute sa famille et ceux qui l'ont connus. Je suis effaré voire abasourdi par les propos de Jean-Marie Kasamba, quelqu'un qui a galéré à Paris, une fois à la mangeoire joséphiste oublie d'où il est venu et se comporte en flagorneur du régime. Avant Kasamba, il y a eu Nzonko Eyo Baba, Dominique Sakombi Inongo et les autres. Armand Tungulu en bon père de famille n'est pas un terroriste, il a été assassiné pour ses convictions politiques pour la libération de la République démocratique du Congo, pays occupé par des Rwandais. Armand Tungulu a été assassiné au delà du caillassage du cortège présidentiel. D'ailleurs le communiqué de la Voix des Sans Voix est sans équivoque:"M. Armand Tungulu Mudiandambu, ressortissant RDCongolais vivant en Europe, a été appréhendé, mercredi 29 septembre 2010, par les militaires de la Garde Républicaine (GR) suite au jet de pierres sur le cortège présidentiel, particulièrement sur le véhicule conduit par monsieur Joseph Kabila, Président de la RDCongo, sur l’avenue de la Libération, à la hauteur de la Maison Schengen, Kinshasa/Lingwala.

M. Armand Tungulu Mudiandambu, a été immédiatement maîtrisé par des militaires de la GR qui l’ont soumis à une violence sans précédent avant de l’embarquer à bord d’un des véhicules du cortège présidentiel pour une destination inconnue.

Des informations parvenues à la VSV font état de la poursuite de la torture, traitements cruels, inhumains et dégradants dont a fait l’objet la victime jusqu’à son décès.

Dans tous les lieux de détention où M. Armand Tungulu Mudiandambu est passé, des traitements atroces et sévices corporels lui y auraient été infligés pendant des interrogatoires.

Contrairement au communiqué du Procureur Général de la République rendu public sur la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), samedi 02 octobre 2010, faisant état du décès par « suicide » à l’aide d’un fil d’oreiller, le décès de M. Armand Tungulu Mudiandambu serait consécutif à la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants auxquels la victime a été soumise.

Nul n’est besoin de rappeler les conditions généralement infrahumaines dans les lieux de détention en RDCongo.

…/…

Disposer d’un oreiller relève d’un luxe non accessible à tout détenu surtout lorsqu’on s’en tient à la nature des actes répréhensibles commis par le précité.

L’exécution sommaire et extrajudiciaire de M. Armand Tungulu Mudiandambu vient allonger la liste macabre après l’assassinat de monsieur Floribert Chebeya Bahizire et la disparition forcée de monsieur Fidèle Bazana Edadi par les services de l’ordre public et de sécurité et constitue une preuve de plus que le gouvernement RDCongolais ne garantit pas à la population RDCongolaise la jouissance des droits humains notamment le droit à la vie, le droit à ne pas être soumis à la torture ou autres traitements cruels, inhumains et dégradants…

Monsieur Freddy Mulongo, vous êtes Parisien et vivez en France. Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, 25 ans, tire en direction du président Jacques Chirac pendant le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées à Paris. Au moment où il vise M. Chirac avec sa carabine 22 long rifle, trois spectateurs l'immobilisent. Un coup part mais rate le président de la République qui ne remarque rien. Maxime Brunerie, membre du groupe d'extrême droite "Unité radicale" et du MNR de Bruno Mégret, avait laissé un message sur un site internet britannique incitant les internautes à regarder la télévision ce dimanche 14 juillet. Entendu par la police, le déséquilibré sera interné en unité psychiatrique. Maxime Brunerie n' a jamais été assassiné par le pouvoir français ! Pourquoi a-ton tué Armand Tungulu? Son acte est patriotique et politique. Le fait de n'est pas reconnaitre le pouvoir de Joseph Kabila à la tête de notre pays, est aussi légitime! Faut-il obligatoirement et systématiquement assassiner ceux qui ne croient pas aux joséphistes et leur régime sanguinaire ?

2. Réveil-FM: Que comptez-vous faire ?:Il faut d'abord prendre acte de l'assassinat de notre compatriote Armand Tungulu. Nous exigeons que son corps soit remis à la famille. S'il a été inhumé comme on nous l'apprends. Il faudra l'exhumé. Ce n'est pas au pouvoir assassin de l'inhumer. L'assassinat de Armand est plus qu'une sonnette d'alarme car les journalistes, les acteurs de la société sont aussi victimes du régime. Il nous importé d'éviter les gesticulations et réactions émotionnelles et les surenchères qui ne pourraient qu'accréditer le préjugé des coupagistes-thuriféraires du régime qui veulent que "Diaspora = violent!". Il nous faut être pondéré qu' à la réaction, mais demeurer ferme quant au droit. Kabila a assassiné Armand Tungulu. Son régime sera aussi terrorisé comme il terrorise les Congolais. Nous allons pas répondre aux peurs qui stigmatisent par l'invisibilité. Le pouvoir de Kinshasa aura sa réponse aux actes de barbarie causés, aujourd'hui, demain ou après demain.

Nous avons une réunion de grande importance ce vendredi 8 octobre 2010. Le lieu est gardé secret par mesure de sécurité. Les joséphistes nous ont cherchés et bien , ils vont nous trouver.

3. Réveil-FM: le mot de la fin ?

Charly Esalo: Nous n'avons plus le temps de discours. Nous devons agir et nous allons agir. Le Congo n'appartient à aucun pouvoir qu'aux Congolais. Nous sommes Congolais, la RDC est notre pays. Nous allons agir.

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mardi 5 octobre 2010

Paris, les visiteurs internationaux à l'ambassade des Etats-Unis !

Chaque année, le Département d'Etat des Etats-Unis invite 4000 personnalités à visiter les Etats-Unis. Crée en 1962, Africa Regional Services (ARS Paris) qui dépend du bureau des Affaires africaines du Département d'Etat des Etats-Unis, en 30 ans a déjà invité 203 visiteurs depuis Paris. Personnellement j'ai eu à visiter les Etats-Unis et à suivre le programme sur le journalisme durant 1 mois, en mars 2006, grâce à l'ambassade des Etats-Unis à Kinshasa. L'international Visitor Leadership Program (IVLP) est le premier programme d'échanges professionnels du Département d'Etat des Etats-Unis.

Monsieur Mark Taplin, Ministre près l'Ambassade des Etats-Unis à Paris et Chargé d'Affaire a mis l'accent dans son allocution sur le discours de Barack Obama à Accra, le destin de l'Afrique est entre les mains des Africains. Photo Réveil-FM

Au nom du Département d'Etat, Mark Taplin n°2 de l'Ambassade des Etats-Unis à Paris à encourager l'initiative des visiteurs internationaux à se constituer en association d'anciens. Photo Réveil-FM

Crée en 1940, l'IVLP est un programme d'échanges professionnels visant à construire une compréhension entre les Etats-Unis et les autres nations à travers de courts séjours aux Etats-Unis soigneusement préparés pour les leaders étrangers d'aujourd'hui et à venir.

Ces voyages reflètent les centres d'intérêt professionnels des International Visitors et appuient les objectifs de politique étrangère des Etats-Unis. Et le mercredi 29 septembre 2010, les visiteurs internationaux africains (Journalistes, acteurs de la société civile, professeurs et cadres supérieurs) ont été invité à l'ambassade des Etats-Unis au George Marshall Center, Hôtel de Talleyrand au 2, rue Saint Florentin, Paris Ier.

Le maître de cérémonie a été Monsieur Mark Taplin, Ministre près l'Ambassade des Etats-Unis à Paris et Chargé d'affaires qui a placé son allocution dans la droite ligne du discours du président américain Barack Obama à Accra au Ghana le 11 juillet 2009 au parlement ghanéen "Le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra".

Le chargé d'Affaires est aussi revenu sur les propos du Président Barack Obama au Forum des Jeunes Leaders Africains qui a accueilli près de 150 jeunes africains à la Maison-Blanche Bureau le 03 août 2010, annonçant une nouvelle ère de partenariat américain avec la fine fleur de la jeunesse africaine venue d’environ 50 Etats du continent “oublié”, de tous les maux..

Pour l’Administration Obama, l’Afrique constitue une partie fondamentale de notre monde interconnecté. Aussi le monde a-t-il besoin de la créativité et des talents de jeunes leaders pour une Afrique forte, autonome et prospère.

Selon Barack Obama,« l’ Afrique possède un potentiel de développement illimité au XXIe siècle. Les jeunes constituent des partenaires privilégiés pour une Afrique dynamique qui se modernise, une Afrique créatrice de débouchés, une Afrique politiquement mûre comme le Ghana, une Afrique prospère comme le Botswana engagée dans une révolution des services mobiles à large bande qui pourrait bien transformer le quotidien des générations à venir. Bref, une Afrique capable de grandes réalisations ».

Pour Obama l’époque de donner est dépassé, il faut mettre en place des partenariats avec des jeunes leaders incarnant une vision différente de l’Afrique, pas l’Afrique des conflits d’antan, pas l’Afrique dans laquelle «on ne peut nier les difficultés auxquelles tant de gens se heurtent au quotidien-pour nourrir leurs enfants, trouver du travail, survivre un jour de plus », mais une Afrique rebâtie et reconstruite et ce pour les 50 prochaines années.

Reportage Photos

Les journalistes très actifs lors de l'allocution de Mark Taplin, Chargé d'Affaires. Photo Réveil-FM

Thomas Atenga, professeur d'université et président des visiteurs internationaux africains à Paris.Photo Réveil-FM

Madame Donna Winton, Directrice d'Africa Regional Services (ARS) à Paris. Photo Réveil-FM

Madame Audrey Huon-Dumentat, Directrice adjointe de l'ARS à Paris. Photo Réveil-FM

Pascal Sim, responsable de presse et médias francophones à l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Photo Réveil-FM

M.Marc Taplin et Thomas Atenga signent le protocole d'accord. Photo Réveil-FM

Congratulation entre Marc Taplin et Thomas Atenga. Applaudissements des invités. Photo Réveil-FM

Dogad Dogoui, Président du Club Africagora et de la plate-forme France Diversité et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo et Madame Nicole Dillmann de l'ARS-Paris. Photo réveil-FM

Freddy Mulongo et Patrick Lozès, président du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN). Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo et M; Laurent Jacquet de l'Assistance et Développement des Entreprises à l'Etranger (EPEE). Photo Réveil-FM

Francis Laloupo, Africa N°1, Jules Hadji Komlan, Africa 24 et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Notre confrère Nestor Bidadanure d'Afrique-Asie en conversation avec quelques invités. Photo Réveil-FM

James Ngumbu et Thomas Atenga, membres du comité

Discours de Barack Obama à Accra au Ghana le 11 juillet 2009

Bon après-midi à tous. C’est un grand honneur pour moi d’être à Accra et de parler aux représentants du peuple du Ghana. Je suis profondément reconnaissant pour l’accueil que j’ai reçu, comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L’histoire du Ghana est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce que ma première visite en Afrique subsaharienne en tant que président des Etats-Unis d’Amérique soit celle-ci.

Je voudrais remercier madame la “speaker” (président du Parlement, ndt) et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais remercier le président Mills pour son leadership remarquable. Aux anciens présidents – Jerry Rawlings et l’ancien Président Kufuor –, au vice président, au chef du pouvoir judiciaire, merci pour votre extraordinaire hospitalité et les institutions magnifiques que vous avez bâties ici au Ghana. Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commence en Russie pour un sommet entre deux grandes puissances. J’ai voyagé en Italie pour une rencontre entre les plus grandes puissances économiques. Et je suis venu ici au Ghana pour une raison simple : le 21è siècle sera façonné non seulement par ce qui arrivera à Rome, à Moscou ou à Washington, mais aussi par ce qui arrivera à Accra. Ce que je dis traduit la vérité simple d’une période où les frontières entre les peuples sont débordées par nos connexions. Votre prospérité peut agrandir la prospérité de l’Amérique. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la prospérité du monde. Et la force de votre démocratie peut aider l’avancée des droits humains pour les peuples du monde entier. Je ne vois pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je vois l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté… comme des partenaires au nom du futur que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur une responsabilité et un respect mutuels. Et c’est de cela que je veux parler avec vous aujourd’hui. Nous devons partir d’un postulat simple : l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains. Je le dis en toute connaissance du passé tragique qui a souvent hanté cette partie du monde. Après tout, j’ai le sang de l’Afrique dans mes veines, et l’histoire même de ma famille témoigne des tragédies et des triomphes de l’histoire de l’Afrique. Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier pour les Britanniques au Kenya, et que, malgré le respect qu’on lui portait en tant qu’aîné dans son village, ses employeurs l’appelaient « boy » durant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes de libération au Kenya, mais il a été tout de même été emprisonné brièvement pendant la période répressive. Dans sa vie, le colonialisme n’était pas seulement la création de frontières artificielles ou le commerce inégal – c’était quelque chose qu’il expérimentait personnellement, jour après jour, année après année.

Mon père a grandi en élévant des chèvres dans un petit village, très loin des universités américaines où il devait aller pour s’instruire. Il est devenu adulte à un moment plein de promesses pour l’Afrique. Les combats de la génération de son père avaient donné naissance à de nouvelles nations, dont la première a justement été le Ghana. Les Africains ont été éduqués et se sont affirmés eux-mêmes dans de nouvelles voies. L’Histoire était en marche.

Mais malgré le progres qui a été fait – et il y a eu des progres considérables dans de nombreuses parties de l’Afrique – nous savons aussi que la plus grande partie de la promesse reste à accomplir. Des pays comme le Kenya avaient un PIB supérieur à celui de la Corée du Sud à ma naissance. Ils ont été largement dépassés. Les maladies et les conflits ont ravagé des parties du continent africain.

Dans de nombreux endroits, l’espoir de la génération de mon père a cédé le pas au cynisme, souvent au désespoir. Il est facile de pointer du doigt les autres et de les blâmer pour ces problèmes. Oui, une carte coloniale sans grand sens a contribué à la naissance des conflits. L’occident a souvent regardé l’Afrique comme une pourvoyeuse de matières première ou une source de ressources plutôt que comme un partenaire. Mais l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie de Zimbabwe durant cette dernière décennie, ou des guerres dans lesquelles les enfants sont enrôlés comme combattants. Dans la vie de mon père, c’est en partie le tribalisme, le clientélisme et le népotisme dans le Kenya indépendant qui a compromis durablement sa carrière, et nous savons que ce genre de corruption est toujours une réalité quotidienne pour beaucoup trop de personnes.

Nous savons aussi que cela n’est pas toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un visage de l’Afrique qui est trop souvent pas assez mis en lumière par un monde qui voit seulement la tragédie ou le besoin de charité. Le peuple du Ghana a travaillé dur pour établir la démocratie sur des fondations solides, avec les transferts pacifiques du pouvoir répétés, y compris dans le cadre d’élections très serrées. Et d’une certaine manière, je peux dire que l’opposition mérite autant de crédit que la majorité. Et, avec une meilleure gouvernance et une société civile émergente, l’économie du Ghana a connu des taux de croissance impressionnants. Ce progrès est moins grandiloquent que les combats de libération du XXè siècle, mais ne nous trompons pas : au final, il sera plus significatif. Parce que s’il est important de se libérer du contrôle d’autres nations, il est encore plus important de bâtir sa propre nation.

Donc, je crois que ce moment est tout aussi prometteur pour le Ghana et pour l’Afrique que le moment où mon père devient adulte et où de nouvelles nations naquirent. C’est un nouveau moment de grande promesse. C’est seulement maintenant que nous avons compris que ce ne sont pas seulement les géants comme Nkrumah et Kenyatta qui détermineront l’avenir de l’Afrique. Au contraire, il s’agira de vous – les hommes et les femmes du Parlement ghanéen – et du peuple que vous représentez. Il s’agira des jeunes qui regorgent de talent, d’énergie et d’espoir qui peuvent revendiquer le futur que beaucoup dans les générations précédentes n’ont jamais réalisé.

Pour réaliser, cette promesse, nous devons premièrement reconnaître une vérité fondamentale qui a été concrétisée au Ghana. Le développement dépend de la bonne gouvernance. Elle est l’ingrédient qui a manqué à trop d’endroits, trop longtemps. C’est le changement qui peut déverrouiller le potentiel de l’Afrique. Et cette responsabilité ne peut être endossée que par les Africains.

Pour ce qui concerne l’Amérique et l’occident, notre engagement doit être mesuré au-delà des dollars que nous dépensons. J’ai plaidé pour un accroissement substantiel de notre aide internationale, qui est dans l’intérêt de l’Afrique et de l’Amérique. Mais le vrai signe du succès n’est pas d’être une source perpétuelle d’aide. Il s’agit d’être des partenaires dans la construction d’un changement qui transforme.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Et aujourd’hui, je vais me concentrer sur quatre questions critiques pour le futur de l’Afrique et de tous pays en voie de développement : la démocratie, les opportunités, la santé et la résolution pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les gouvernements forts et durablement démocratiques.

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation accouche de la démocratie de sa manière à elle, et en conformité avec ses propres traditions. Mais l’Histoire présente un verdict clair : les gouvernements qui rspectent la volonté de leur propre peuple, qui gouvernent par le consentement et non la coercition, sont plus prospères, sont plus stables et réalisent plus de succès que les gouvernements qui ne le font pas.

Tenir des élections ne suffit pas. Il s’agit aussi de ce qui arrive entre les élections. La répression peut prendre plusieurs formes, et de nombreuses nations, y compris celles qui tiennent des élections, font face à des problèmes qui condamnent leurs peuples à la pauvreté. Un pays ne peut créer de richesse si ses leaders exploitent l’économie pour s’enrichir eux-mêmes, ou si la police peut être achetée par des trafiquants de drogue. Personne ne veut investi dans un pays où le gouvernement accapare des commissions de 20%... ou où la direction de l’autorité portuaire est corrompue. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la règle de brutalité et au gangstérisme. Cela n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, y compris même si vous y mettez une élection. Et aujourd’hui, il est temps que ce style de gouvernance s’arrête.

Au XXIè siècle, les institutions compétentes, sérieuses et transparentes sont les clés du succès – parlements forts, forces de police honnêtes, juges indépendants… presse indépendante, secteur privé dynamique, société civile. Ce sont des choses qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des peuples.

Les Ghanéens ont choisi la règle constitutionnelle au-delà de l’autocratie et ont fait preuve d’esprit démocratique, ce qui permet à l’énergie de votre peuple de s’exprimer. Nous le voyons à travers des leaders qui acceptent la défaite avec élégance – le fait que les opposants du président Mills étaient debout à côté de lui pour m’accueillir la nuit dernière quand je suis descendu de l’avion en dit beaucoup sur le Ghana ; le fait que ceux qui ont gagné résistent à ceux qui appellent à instrumentaliser le pouvoir contre l’opposition de manière malhonnête. Nous voyons cette vérité. Nous la voyons à travers une policière comme Patience Quaye, qui a aidé à traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous la voyons à travers les jeunes qui plaident contre le clientélisme et participent au processus politique.

A travers l’Afrique, nous avons vu des exemples innombrables de personnes prenant leur destinée en main et qui sont acteurs d’un changement qui va du bas vers le haut. Nous l’avons vu au Kenya, où la société civile et les entrepreneurs se sont mis ensemble pour aider à mettre fin à la violence électorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où les trois-quarts de la population a voté durant les récentes élections – la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwe, où le réseau de soutien aux élections a bravé une répression brutale pour affirmer le principe selon lequel le vote de chaque individu est un droit sacré.

Il ne faut pas se méprendre : l’Histoire est du côté de ces braves Africains, et non pas du côté de ceux qui utilisent les coups d’Etat et les changements de constitution pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes.

Cela dit, l’Amérique ne cherchera pas à imposer un système de gouvernement à une autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine son propre destin. Mais ce que l’Amérique fera, c’est augmenter l’assistance aux individus et aux institutions responsables, qui agissent pour la bonne gouvernance, pour des parlements qui signalent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition sont entendues, pour la règle de droit, qui assure le caractère équitable de la justice, pour la participation civique, qui pousse le peuple à s’impliquer, sur des solutions concrètes à la corruption comme l’expertise des fraudes et les services automatisés, le renforcement des centres d’appel, la protection des arbitres permettant l’avancement de la transparence et de la responsabilité.

Et nous apportions ce soutien. J’ai engagé mon administration à accorder plus d’attention à la corruption dans nos rapports sur les droits de l’homme. Partout, les gens devraient avoir le droit de commencer une activité économique ou de se former sans avoir à payer un bakchich. Nous avons la responsabilité de soutenir ce qui agissent de manière responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que l’Amérique fera.

Cela nous conduit directement à notre deuxième axe de partenariat : soutenir un développement qui apporte des opportunités au plus grand nombre. Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tient une promesse : celle d’une prospérité plus partagée. Regardez l’extraordinaire succès des Africains dans mon pays, l’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont le talent, l’esprit d’entreprise. La question est, comment s’assurer qu’ils réussissent ici, dans leurs propres pays ? Le continent est riche en ressources naturelles. Et des entrepreneurs dans le monde du téléphone mobile aux petits fermiers, les Africains ont montré leur capacité et leur engagement à créer leurs propres opportunités. Mais les vieilles habitudes doivent aussi être brisées. La dépendance aux matières premières – ou les économies basées sur une seule exportation – ont tendance à concentrer la richesse dans les mains d’une minorité et à rendre les peuples trop dépendants de la conjoncture.

Au Ghana par exemple, le pétrole apporte de grandes opportunités, et vous avez été très responsable dans la préparation de l’arrivée de cette nouvelle source de revenu. Mais comme beaucoup de Ghanéens le savent, le pétrole ne peut pas devenir le nouveau cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent quand ils investissent dans leur propre peuple et dans les infrastructures… quand ils font la promotion de plusieurs produits d’exportations, développent une force de travail compétente et créent de l’espace pour les petites et les moyennes entreprises qui créent de l’emploi.

Au fur et à mesure que les Africains s’approcheront de cette promesse, l’Amérique sera plus impliquée et tendra sa main. En diminuant les ressources qui vont aux consultants européens et à l’administration, nous voulons mettre plus de ressources dans les mains de ceux qui en ont besoin, en formant les gens à faire plus pour eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative pour la sécurité alimentaire (3,5 milliards de dollars) se focalise sur les nouvelles méthodes et technologies pour les agriculteurs – et non simplement sur l’envoi de producteurs ou de produits américains. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu’elle ne soit plus nécessaire. Je veux voir les Ghanéens non seulement dans une situation d’autosuffisance alimentaire, je veux les voir exporter de la nourriture dans les autres pays et gagner de l’argent. Vous pouvez le faire.

Cela dit, l’Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et l’investissement. Les nations riches doivent ouvrir leurs portes aux produits et services venant de l’Afrique de manière significative. Cela sera un engagement de mon administration. Et là où il y a de la bonne gouvernance, nous pouvons accélérer la prospérité à travers des partenariats public-privé qui permettent des investissements dans de meilleures routes et dans électricité, dans le renforcement des capacités et la formation à entrepreneuriat, dans les services financiers qui ne s’arrêtent pas aux villes mais aussi aux zones pauvres et rurales. C’est aussi notre propre intérêt

– parce que si des personnes sortent de la pauvreté et si de la richesse est créée en Afrique, de nouveaux marchés s’ouvrent pour nos propres produits. Donc, c’est mutuellement profitable.

S’il y a un secteur qui représente à la fois un péril indéniable et une promesse extraordinaire, c’est l’énergie. L’Afrique est l’endroit du monde qui produit le moins de gaz à effet de serre, mais qui est le plus menacé par le changement climatique. Une planète plus chaude va répandre la maladie, moins de ressources en eau et une production agricole qui réduit créent des conditions qui produiront plus de famine et plus de conflits. Tous – et particulièrement le monde en développement – nous avons la responsabilité de ralentir cette tendance – à travers la mitigation et la manière donc nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons aussi travailler avec les Africains à transformer cette crise en opportunité.

Ensemble, nous pouvons bâtir un partenariat au nom de notre planète et de la prospérité en aidant les pays à accélérer leur accès à l’électricité tout en effaçant les phases les plus salissantes du développement. Pensez-y : à travers l’Afrique, il y a beaucoup de vent et d’énergie solaire, de l’énergie bio thermique et des biocarburants. De la Vallée du Rift aux déserts d’Afrique du nord, des côtes de l’Ouest aux plantes de l’Afrique du Sud - les généreux dons de la nature peuvent générer leur propre énergie, et participer à l’exportation d’une énergie propre et utile.

Ces pas valent plus que les chiffres de la croissance sur une balance des paiements. Ils évoquent une jeune personne éduquée qui peut avoir un travail et s’occuper de sa famille ; un agriculteur qui peut écouler sa production sur le marché ; un entrepreneur avec une bonne idée pour commencer un business. Il s’agit de la dignité du travail ; il s’agit de l’opportunité qui doit exister pour les Africains du XXIè siècle.

La gouvernance est vitale pour saisir cette opportunité ; elle a également une forte importance pour la troisième problématique dont je veux parler : le renforcement de la santé publique.

Dans les années précédentes, d’énormes progrès ont été fait dans plusieurs parties de l’Afrique. Beaucoup plus de personnes vivent de manière productive avec le VIH/SIDA, et ont accès ont médicaments dont ils ont besoin. J’ai vu une merveilleuse clinique et un hôpital qui se spécialise sur la santé maternelle. Mais beaucoup trop de personnes continuent de mourir de maladies qui ne devraient pas les tuer. Quand des enfants meurent d’une piqûre de moustique, quand les mères meurent en enfantant, nous savons que des progrès restent à faire.

A cause de bourses – souvent offertes par des nations donatrices – plusieurs médecins et infirmiers africains vont à l’étranger, ou travaillent pour des programmes qui se concentrent sur une seule maladie. Et cela crée des disparités dans les soins primaires et la prévention de base. Dans le même temps, les Africains, individuellement, doivent aussi faire des choix responsables qui préviennent la dissémination de la maladie, en faisant la promotion de la santé publique dans leurs communautés et pays.

A travers l’Afrique, nous voyons des exemples de personnes qui résolvent ces problèmes. Au Nigeria, un effort inter religieux de chrétiens et de musulmans a montré un exemple de coopération pour s’attaquer au paludisme. Ici au Ghana et à travers l’Afrique, nous voyons des idées innovantes pour réduire les disparités dans les soins – par exemple, à travers les initiatives de e-santé qui permettent à des médecins dans des grandes villes de soutenir ceux des petites villes.

L’Amérique soutiendra ces efforts dans une stratégie cohérente et globale, parce que dans ce XXIè siècle, nous sommes appelés à agir par notre conscience mais également par notre intérêt commun, parce que quand un enfant meurt d’une maladie qui pouvait être prévenue au Ghana, cela nous diminue, où que nous soyons. Et quand la maladie n’est pas prise en charge dans un coin du monde, nous savons qu’elle peut se répandre au-delà des océans et des continents.

C’est pour cette raison que mon administration a consacré 63 milliards de dollars pour faire face à ces défis. Nous appuyant sur les efforts considérables du Président Bush, nous allons continuer à prendre en charge le combat contre le VIH/SIDA. Nous allons continuer à poursuivre l’objectif de mettre fin aux décès causés par le paludisme et la tuberculose, et nous allons travailler à éradiquer la polio. Nous allons combattre les maladies tropicales négligées. Nous n’allons pas faire face à la maladie de manière isolée – nous allons investir dans les systèmes de santé publique qui vont promouvoir le bien-être et se consacrer à la santé de la mère et de l’enfant.

Alors que notre partenariat se fonde sur notre foi en un meilleur avenir, nous allons mettre fin aux destructions qui sont causées, non par la maladie, mais par la violation des droits de l’homme – ainsi, le dernier axe de notre propos.

Laissez-moi être clair : l’Afrique ne correspond à la caricature grossière d’un continent en guerre perpétuelle. Mais si nous sommes honnêtes, pour beaucoup trop d’Africains, les conflits sont une partie de leur vie, de la même manière que le soleil. Il y a des guerres centrées sur la terre et des guerres centrées sur les ressources. Et il est beaucoup trop facile pour ceux qui n’ont pas de conscience de manipuler des communautés entières dans des combats entre religions et ethnies.

Ces conflits sont une verrue sur le nez de l’Afrique. Nous avons tous des identités différentes – tribales et ethniques, religieuses et nationales. Mais définir quelqu’un en opposition à quelqu’un qui appartient à une tribu différente ou qui adore un prophète différent n’a pas de place au XXIè siècle. La diversité de l’Afrique devrait être une source de force, et non une cause de division. Nous sommes tous des enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes – vivre en paix et en sécurité, accéder à l’éducation et aux opportunités, chérir nos familles, nos communautés et notre foi. Cela représente notre humanité commune.

C’est pourquoi nous devons refuser l’inhumanité au milieu de nous. Ce n’est jamais justifié, jamais justifiable de cibler des innocents au nom de l’idéologie. Quand une société force des enfants à tuer lors de guerres, elle se condamne à mort. C’est l’ultime marque du crime et la lâcheté de condamner les femmes au viol répété et systématique. Nous devons porter témoignage de la valeur de chaque enfant du Darfour et de la dignité de chaque femme du Congo. Aucune foi, aucune culture ne devrait tolérer les outrages qu’on leur fait subir. Et nous devons tous nous engager pour la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

(…)

L’Amérique a la responsabilité de travailler avec vous en tant que partenaire pour faire avancer cette vision, non seulement avec des mots, mais en venant en appui aux capacités africaines. Quand il y a un génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains – ce sont des défis de sécurité globale, et ils demandent une réponse globale.

C’est pourquoi, en même temps que nous sommes prêts à coopérer à travers la diplomatie, l’assistance technique et le soutien logistique, nous prendrons la tête des efforts pour que les criminels de guerre soient responsables de leurs actes. Permettez-moi d’être clair : notre « Commandement Africain » ne servira pas à prendre pied en Afrique, mais à faire face à ces défis communs pour la sécurité de l’Amérique, de l’Afrique et du monde.

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lundi 4 octobre 2010

Déclaration de l'Union des Patriotes de la diaspora congolaise

Assassinat de A. TANGULU: Kanambe racourcit son séjour au Congo de Lumumba !

Chers Compatriotes, Congolaises et Congolais,

En ce jour où nous apprenons l’assassinat terrifiant de notre frère et vaillant fils du Kongo, Armand TANGULU Mudiandambu, en lui rendant un Hommage mérité, mobilisons-nous pour envoyer un message et une action forts au monde entier comme un peuple averti et souverain. Nous présentons avec douleur et avec beaucoup de courage nos condoléances les plus cordiales aux membres de sa famille et á tous ses amis proches. C’est notre deuil et toute la nation congolaise perd un fils, un grand patriote lassé de voir les siens croupir sous le joug de l’esclavage.

Que son âme repose en paix.

Congolaises et Congolais,

Partenaires et associés de l’Union des patriotes de la Diaspora Congolaise,

La lutte est féroce, mais á nous la Victoire. Vous avez été tous, encore une fois, avec consternation et colère justifiées, témoins des sorties immondes et infernales envers et contre tous de ce fantôme tourmenté qui se fait appelé « lambert Ngoi ». Tout récemment encore, notre organisation, l’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC), ses membres et même des personnes non membres ont fait l’objet de diffamations injustifiées, de ses injures odieuses et de ses défoulements pathologiques inadmissibles, et qui portent gravement atteinte á l’intégrité et á la vie de personnes et d’une organisation légale qui n’ont aucun compte á lui rendre!

Merci beaucoup de votre sagesse qui ressort dans vos réactions respectives que nous ne cessons de recevoir. Répondant á votre question que plusieurs d’entre nous se posent á juste titre : Au nom de quoi et de quel droit ce fantôme de « lambert Ngoi » se permet-il d’insulter et de porter gratuitement atteinte en permanence envers et contre tous d’une manière immonde et injustifiée? Nous nous joignons á vous tous et ajoutons clairement ceci : L’UPDC en tant qu’une organisation légale – de même que toutes les structures (personnes morales et individus) au sein de la Diaspora Congolaise et ailleurs – n’a aucun compte á rendre á « lambert Ngoi« . Peut importe ses insultes, ses aboiements démoniaques envers et contre tous, cela ne change rien dans notre détermination et engagement pour notre peuple. Vous toutes les âmes saines, dignes filles et fils du Congo l’ignorez et crachez avec force sur ces insultes qui le disqualifient sur toute la ligne. Qui peut-il encore distraire en ce moment avec ses gesticulations indignes?

L’UPDC a un outil de communication et ses programmes; elle est redevable á tous ses membres, á ses bénéficiaires et á ses partenaires ou associés qui ont foi en nos actions au travers de nos comptes rendus approuvés par ses membres et certifiés par les autorités locales et qui ne sont pas de moindres. Il appartient á eux d’apporter un jugement sur notre travail. Voilà notre fierté!

Au moment où nous traversons une période cruciale et décisive; tous ensemble avons pris la ferme résolution d’agir comme un seul Homme, partant du Mémo Collectif proposé par notre frère le pasteur Roger Puati, et que nous avons vaillamment soumis á notre peuple et adressé avec succès aux Nations Unies, vous avez tous vu juste, ces hurlements de « lambert Ngoi » qui apparaissent comme une vaine distraction infernale sont en réalité, et comme toujours, des cris d’angoisse qui nous rassurent: Nos actions et notre lutte noble dans l’Union font peur á l’ennemi et ses valets, il est assommé á bout portant et ca le fait hurler!

En effet, notre message sur l’action collective auquel il réagit est un message puissant, juste et non négociable! Par le sang de nos Martyrs, l’ennemi attrape le vide et mord la poussière! Il s’enfonce terriblement…Il crache sa haine mais nous atteint pas. Lui, en revanche, ne nous échappera jamais. Demeurons mobilisés pour la suite des nos actions collectives pour la libération notre Patrie. Le séjour de Kanambe se racourcit au Congo de Lumumba.

Levons-nous, peuple congolais, unis nous sommes forts. La lutte est féroce, mais á nous la victoire par la main du Très Haut !

Salutations fraternelles á tous.

Pour l’UPDC,

Nicaise Mboma

Jeanne-Marie Sindani

Secrétaire Général Présidente

C.c. Jean-Pierre Bayamba

Facilitateur de la Diaspora Congolaise

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dimanche 3 octobre 2010

Le Césaro-Joséphisme en perte de vitesse !

Les joséphistes, djaléloïstes, arrivistes et parvenus se trompent d'époque...La République démocratique du Congo n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes. Il étonnant d'entendre de la part de ceux qui sont allés à l'école débiter des inepties du type: "Armand Tungulu est un terroriste", "la personne du chef de l'Etat est sacré". Etre président de la République est un métier à risques comme les autres métiers, à la seule différence que celui qui incarne la fonction doit être au service de tous ses concitoyens y compris ceux qui ne l'ont pas élus !

Bruxelles, place Luxembourg, le 18 juin 2010, Armand sous le drapeau de la République démocratique du Congo lors de sa dernière manifestation organisée pour dénoncer les morts au Congo. Il s'était couvert du drapeau du Congo, cette mis en scène annonçait déjà le sort qui l'attendait quelques semaines plus tard à kinshasa.

Armand Tungulu, le lanceur de pierres au cortège présidentiel était-il vraiment un terroriste? En quoi une pierre est comparable au bazooka ou lance roquette ? Fallait-il puisqu'il a lancé des pierres au cortège lui infliger la mort, en brisant son crâne avec des crosses de kalachnikovs ? En le faisant battre au camps Tshatshi lui qui était qu'un civil ? Pourquoi la justice congolaise ne joue -t-elle pas son rôle en république démocratique du Congo ? Pourquoi Armand Tungulu n'a pas été remis à la justice et a subi une justice particulière? Seule la justice élève une nation mais en aucun cas une justice expéditive et parallèle !

Le 14 décembre 2008,le journaliste irakien Mountazer Al-Zaïdi avait lancé ses chaussures sur George Bush, président des Etats-Unis, première puissance mondiale.

Paris au CAPE, décembre 2009, le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi

Paris, décembre 2009 au Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape), le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi avait dû esquiver un soulier propulsé par un homme défendant la politique américaine en Irak. Son jet de chaussures à la face de George W. Bush lui avait valu une célébrité mondiale. On voit bien qu'il est vivant !

Lundi 14 décembre 2009, Silvio Berlusconi était victime d'une agression à Milan en Italie.

Berlusconi au visage tuméfié, visiblement sonné, était embarqué dans sa voiture et aussitôt emmené à l'hôpital. Son agresseur, Massimo Tartaglia, a été maîtrisé et arrêté. Il n'a jamais été assassiné!

L'assassinat d'Armand Tungulu est disproportionné par rapport à l'acte posé. Pourquoi les autorités congolaises veulent -elles qu'on les applaudissent lorsqu'ils font entrer les soldats Rwandais dans les territoires congolais pour massacrer les autres Rwandais, sans au préalable avoir reçu l'aval du parlement ? Comment ceux qui dirigent le Congo actuel évaluent le fait que Paul Kagamé le président Rwandais peut venir se pavaner à Kinshasa, arrivant avec deux heurs de retard faisant attendre une vingtaine des Chefs d'Etat y compris le roi de Belges pour son arrivée ? Comment peuvent-ils penser à la place du peuple alors que le rapport Mapping de l'ONU tend à reconnaître le génocide commis sur le sol congolais alors que certaines autorités s'opposent à ce rapport ?

La tension est à son comble au sein de la diaspora congolaise. Que les autorités congolaises ne puissent pas s'étonner de la tournure que risque de prendre l'affaire Armand Tungulu. Les Congolais de l'étranger risquent de se radicaliser davantage face à un pouvoir fantoche qui ne défend pas les intérêts de la République démocratique du Congo et des Congolais.

En 1984, lors de la visite de François Mitterrand à Kinshasa, les étudiants de l'Institut du bâtiment et des travaux publiques (IBTP) voisins du Mont-Ngaliema, avaient attendu le cortège du président Français accompagné du Maréchal Mobutu pour se déshabiller et montrer leur derrière au cortège. Le Marechal Mobutu Sese Seko qui s'était senti humilier par les étudiant devant le président Français François Mitterrand, en colère il signa une ordonnance présidentielle pour fermer les portes de l’IBTP en le transformant à un camp militaire.

Aujourd'hui, Mobutu gît au Maroc et les étudiants de l'IBTP sont dans leurs bâtiments.

L'histoire doit pousser les autorités actuelles à plus d'humilité.

On ne peut justifier aucune violence surtout pas lorsqu'on est à la tête d'un pays. Les mêmes qui avaient applaudis Mobutu dans ses dérives autocratiques et dictatoriales, ce sont les mêmes qui entourent Joseph kabila et les pousse à la faute. Fallait-il obligatoirement tuer Armand Tungulu pour son caillassage du cortège présidentiel ? Non , mille fois non!

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samedi 2 octobre 2010

Benda Bilili honoré par Michelino Mavatiku Visi au Trianon !

Alors que les membres de l'orchestre "Benda Bilili" sont à bord d'un avion entre Paris et la sibérie à destination du Japon, le cinéma Trianon est archicomble y compris son balcon! Les Congolais et africains sont moins nombreux que les Français qui ont pris la salle d'assaut. C'est Mme Annie Thomas, Directrice du Trianon qui nous accueille, ce dimanche 19 septembre 2010 au cinéma Trianon à Romainville (93) pour la projection de Benda Bilili. Elle a travaillé avec les associations congolaises du département 93 "Seine-Saint-Denis" (Région Ile-de-France) pour la réussite de la manifestation. C'est Jean Butshie Mulumba, président de la Plateforme des Associations Congolaises de France (Pacof) qui prendra la parole au nom de la République démocratique du Congo pour remercier l'honneur qui est fait au Congo, pays aux 6 millions de morts, aux femmes violées, premier pays francophone...Butshie Mulumba a remercié tout le monde y compris Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, pour sa mise en exergue de cet évènement. Les maman Congolaises ne sont pas du reste, elles ont fait des beignets, des makayabu...pour les invités.

Romainville, dimanche 19 septembre 2010, la projection de Benda Bilili au cinéma le Tranon. Photo Réveil-FM

Michelino Mavatiku Visu au cinéma le Trianon. Photo Réveil-FM

José Nzolani de Fréquence Paris Plurielle (FPP-106.3FM), Michelino Mavatiku et Dekeke Tunkemba, président du Mouvement de Résistance de la diaspora Congolaise en France (MRDCF). Photo Réveil-FM

Après la projection de Benda Bilili, lors du débat avec la salle, c'est Michelino Mavatiku Visi, grand guitariste et auteur compositeur qui prend la parole. Lui qui est le trait d'union entre Rochereau Tabu Ley et Franco Luambo Makiadi, explique la musique rumba à l'auguste assemblée. Il faut dire que Michelino Mavatiku Visi a plusieurs cordes à sa guitare. En 1970, lorsque Tabu Ley et l'Afrisa International se produisent à L'Olympia Bruno Coquatrix, c'est la chanson "Moussa" de Michelino Mavatiku qui est plébiscitée. Dans son intervention, il rappelle comment à l'âge de 12 ans, il fabriquait tout seul sa guitare à Matadi, à la manière de "Roger" qui joue le santongé (qui signifie estropié) dans Benda Bilili. Bony Bikaye, un expert de la musique congolaise, l'homme s'est battu à ses risques et périls pour l'introduction de la musique congolaise dans en France et Belgique, apporte son grain de sel dans les dires de Vieux Michelino. Dans cette complémentarité, notre confrère José Nzolani de Fréquence Paris Plurielle (FPP) n'est pas du reste, ses connaissances de notre musique sont mis à profit.

Michelino Mavatiku Visi et Bony Bikaye expliquant la musique congolaise au Trianon. Photo Réveil-FM

Mme Annie Thomas, directrice du Trianon, Renaud Barret et Florent de La Tullaye réalisateurs du film "Benda Bilili". Photo Réveil-FM

Nos compatriotes de Benda Bilili malgré le fait qu'ils soient tous des handicapés sont devenus par la force les ambassadeurs de la République démocratique du Congo, n'en déplaisent aux empêcheurs de penser en rond.

Feu Sammy Davis Jr ne manquait pas de souligner qu'il lui avait fallu une certaine assiduité pour réussir une carrière artistique aux Etats-Unis, au triple titre de Noir, de juif et de borgne. Les membres de l'orchestre congolais Staff Benda Bilili n'en ont sûrement pas démontré moins, en tant que paralytiques, indigents et musiciens des quartiers dévastés de Kinshasa, en République démocratique du Congo, véritable cour des miracles peuplée d'enfants en déshérence, de miséreux, de marginaux.

Ce formidable documentaire, filmé au ras du bitume et au coeur de la glèbe, raconte leur histoire, une success story aussi authentique que miraculeuse, qui vous soulève l'âme, vous fait danser le coeur, et vous fera même verser une petite larme, d'émotion et de joie mêlées.

On doit cette joie à Renaud Barret et Florent de La Tullaye, deux anciens publicitaires reconvertis dans le documentaire, qui méritent un éloge à double titre : comme auteurs du film, mais aussi comme déclencheurs du succès rencontré par cette formation hors norme.

Présents à Kinshasa en 2004 pour les besoins d'un précédent documentaire sur les musiques urbaines, ils y font connaissance du groupe, et, enthousiasmés par leurs compositions - un mélange très singulier de musiques traditionnelles, de funk et de blues mis au service de récits triviaux, décrivant les problèmes de leur vie quotidienne - décident de produire leur premier album. Dans la foulée, ils entreprennent aussi de les filmer, depuis les répétitions à Kinshasa dans un studio de fortune jusqu'au succès inespéré rencontré par l'album et leur tournée européenne. La première vertu du film qui en résulte est la réelle modestie des réalisateurs qui, loin de se mettre en avant comme ils auraient pu en avoir la tentation, s'effacent totalement devant leur sujet, qu'il s'agisse de ses personnages principaux ou de ce que le film parvient, sans ostentation ni complaisance, à montrer de la cruelle réalité sociale qui les environne.

L'autre mérite de ce documentaire, à travers les extraordinaires personnages qu'il met en valeur, est d'offrir un exemple de vitalité, une leçon de persévérance et d'espoir, comme le cinéma ne nous en donne pas si souvent. Dans leur chaise roulante transformée en vélo, dans leurs habitats de fortune, dans la lutte harassante qu'ils livrent pour leur seule survie, ces hommes animés par une passion de la musique qui est aussi bien une passion de la résistance à l'infortune nous donnent une sacrée leçon de vie.

Michelino Mavatiku Visi trait d'union entre Franco Lwambo Makiadi et Rochereau Tabu Ley dans Lisanga Ya Ba Nganga en 1984 à Bruxelles

Paris, juillet 2008, lors du premier Bal Anticolonial à la place Aligre (Séance de répétition)

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