La dignité constante et la voix de velours de Ricky, le leader, l'incroyable niaque du jeune Roger, adopté par l'orchestre, et les sons d'outre-monde qu'il tire de son instrument de fortune (une boîte de conserve, un bout de bois et une corde entre les deux), l'énergie rageuse et enchanteresse fournie par la formation sur scène, l'humour inespéré de ces hommes jeté à la face de l'adversité, seront pour le spectateur des sentiments, des images inoubliables. Benda Bilili ! n'est peut-être pas une leçon de cinéma, mais il est en un certain sens mieux que ça : un film qui aide à vivre.