Gérard Larcher, Président du Sénat inaugure le CIDAL !
Par Freddy Mulongo, jeudi 7 octobre 2010 à 15:02 :: radio :: #1083 :: rss
Paris, mercredi 6 octobre 2010, Gérard Larcher, président du Sénat au CIDAL. Photo Réveil-FM
Paris, mercredi 6 octobre 2010, M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France, lors de son discours d'inauguration du CIDAL. Photo Réveil-FM
Mme Cathérine Troendle, Sénatrice, Présidente du groupe d'amitié France-Allemagne au Sénat. Photo Réveil-FM
Jean-Pierre Chevènement, parfois surnommé le Che, Sénateur du Territoire de Belfort; ancien ministre de l'intérieur du gouvernement Jospin (1997-200). Photo Réveil-FM
Le jeudi 18 décembre 2008, l'ambassadeur d'Allemagne en France, M. Reinhard Schäfers, lui avait remis la croix de Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. Le président du Sénat français, Gérard Larcher, a effectué du 5 au 7 mai 2010 une visite officielle en Allemagne. Il avait honoré l’invitation de Jens Böhrnsen, actuel président du Bundesrat, la chambre des Länder qui doit valider de nombreuses lois fédérales.
A Land de Brême, dont M. Böhrnsen préside le Sénat tout en exerçant la présidence tournante du Bundesrat, Gérard Larcher et sa délégation ont visités le site brêmois d’EADS Astrium. Cette filiale du groupe franco-allemand EADS, spécialisée dans l’aérospatiale, a notamment participé au développement d’Ariane 5 et assuré l’assemblage final du laboratoire spatial Columbus. Le président fédéral Horst Köhler a reçu Gérard Larcher dans sa résidence officielle, au château de Bellevue.
Gérard Larcher s'était rendu au Reichstag, où il a été reçu par le président du Bundestag (parlement allemand), Norbert Lammert.
Le CIDAL qui quitté le quartier bourgeois du 16è arrondissement pour le quartier latin, le 5 arrondissement de Paris, quartier d'étudiants, d'intellectuels, d'écrivains...d'hommes et femmes de culture. Le CIDAL est voisin direct du Sénat. De par sa proximité avec le Sénat, le CIDAL bénéficie de la protection des gendarmes et policiers qui gardent le Sénat.
M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France , M. Gerard Larcher, président du Sénat et Mme Cathérine Troendle, Sénatrice, Présidente du groupe d'amitié France-Allemagne au Sénat. Photo Réveil-FM
Mme Karin Foistner, directrice du Cidal. Photo Réveil-FM
L'équipe du CIDAL. Photo, Réveil-FM
Mme Karin Foistner, directrice du Cidal, M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France et M. Gerard Larcher, président du Sénat. Réveil-FM
M.Gérard Larcher, président du Sénat et Freddy Mulongo. Avec le président du Sénat nous avons parlé de la République, la laïcité et du protestantisme. Photo Réveil-FM
Roger Bongos-Afrique Rédaction et M. Gerard Larcher, président du Sénat. Photo Réveil-FM
Jean-Pierre Chevènement, Sénateur et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM
M. Reinhard Schäfers, ambassadeur d'Allemagne en France et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM
Mme Générale Madré, présidente-Fondatrice de Heidelberg Alumni France (HAFR) expliquant ce qu'elle fait à Freddy Mulongo et Al Kébir-Tchad Info. Photo Réveil-FM
M.Matthias Koch, chargé de programmes du CIDAL et Mohamed Al Kébir. Photo Réveil-FM
Mme Foistner et M. Koch du CIDAL avec les journalistes africains qui ont été envoyé en Allemagne pour le cinquantenaire. Photo Réveil-FM
Inauguration des nouveaux locaux du CIDAL 6 octobre 2010
Discours de l'ambassadeur d'Allemagne, Reinhard Schäfers
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les Sénateurs,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Le Centre d’information et de documentation de l’ambassade d’Allemagne -le CIDAL- ouvre aujourd’hui une nouvelle page de son histoire. Je suis heureux de vous accueillir dans ce cadre moderne et lumineux, au coeur du Quartier Latin.
Certains, parmi vous, sont des fidèles.
Ils connaissaient bien le site de la rue Marbeau, dans le XVIe arrondissement.
D’autres sont venus en voisins.
Je voudrais saluer, en particulier, les membres du groupe interparlementaire d’amitié France-Allemagne du Sénat et les responsables d’universités et de grandes écoles.
Nous avons également l'honneur d'accueillir parmi nous le Président du Sénat, M. Gérard Larcher.
J'aimerais vous remercier chaleureusement de votre participation. Vous êtes un fin connaisseur de l’Allemagne.
Il y a longtemps que vous vous engagez en faveur de l’amitié franco-allemande. Il y a trois jours encore, vous étiez à Brême pour célébrer les vingt ans de l’unification avec le peuple allemand.
Aujourd'hui, nous inaugurons justement un « enfant » de l’unification. L’idée du CIDAL est née en 1990. Elle fut portée par Hans-Dietrich Genscher, le ministre allemand des Affaires étrangères. Quand il valida le projet, en décembre 1990, il ajouta dans la marge : « L’idée est excellente.
Le ministère devrait tout mettre en oeuvre pour réaliser ce projet ». En mars 1993, le CIDAL ouvrait ses portes.
L’enthousiasme de Hans-Dietrich Genscher se fondait sur une conviction : l’amitié entre Français et Allemands repose sur la connaissance mutuelle. Elle n’est jamais acquise. Nous avons l’impression de bien nous connaître. Mais nos différences peuvent créer des malentendus d’autant plus redoutables.
Il faut donc travailler sans relâche pour informer de manière fiable. Il faut dissiper les interrogations et les préjugés. Il faut décrire et expliquer la réalité telle qu’elle est de l’autre côté du Rhin.
Telle fut, dès l'origine, la vocation du CIDAL. Au fil des années, le CIDAL s'est imposé dans le paysage comme une source privilégiée d’information sur l’Allemagne contemporaine.
Il reçoit plusieurs centaines d'appels téléphoniques et un millier d’e-mails chaque mois. Il envoie chaque année deux mille paquets chargés de documentation.
La demande vient de tous les horizons : des particuliers, mais aussi de l'administration, des comités de jumelage et des médias. Elle est très vive parmi les enseignants et les étudiants. Certaines requêtes complexes exigent des recherches. Mais le demandeur est toujours renseigné, ou réorienté vers un service compétent.
Informer est essentiel. Mais, au XXIe siècle, c'est une tâche multiforme qui ne s'improvise pas. En dix-sept ans, l'activité du CIDAL s'est considérablement étendue et diversifiée.
Je voudrais saluer ici ses douze collaboratrices et collaborateurs.
Jour après jour, votre engagement et votre professionnalisme font du CIDAL ce qu'il doit être : la vitrine d'une Allemagne moderne, ouverte et innovante.
Votre installation au centre de Paris traduit cette ambition. Qu'est-ce qu'un centre d'information moderne en 2010 ? C'est une institution qui assume pleinement l'entrée dans une ère nouvelle. Une ère rapide et exigeante.
Elle impose d'être ouvert, réactif et interactif. Elle commande d'exploiter toutes les ressources de l'Internet, du multimédia et des nouvelles technologies. Et, plus que jamais, elle demande une information de qualité, facile d'accès et sur mesure. Le CIDAL a compris très tôt ces enjeux.
Dès 1993, il créait un service d'information électronique par minitel. Quatre ans plus tard, il était parmi les premiers à offrir un service d'information complet sur Internet.
Aujourd’hui, il gère trois sites web : celui de l’ambassade, son propre site et la version française du site du ministère allemand des Affaires étrangères. Il propose des vidéos et plusieurs flux RSS. Il joue aussi la carte de l’interactivité. Depuis 2009, il s'adresse directement aux jeunes via Facebook. Pour qui s'intéresse à l'Allemagne, le site internet du CIDAL est particulièrement précieux.
Avec environ 120.000 pages consultées chaque mois, il est devenu une référence. Il touche tout le monde francophone. Depuis 2007, il possède même une rubrique consacrée à l’Afrique francophone. Mais son « produit phare » est sa lettre d’information, les « Nouvelles d’Allemagne ».
Elle offre un panorama quotidien de l’actualité allemande et franco-allemande. Les articles sont conçus par le CIDAL pour répondre spécifiquement aux besoins d’information du public français. Ils sont souvent repris, notamment par le bulletin électronique de la Fondation Robert Schuman.
Vous l’avez compris, le CIDAL mise sur le service et la qualité. C’est un point important pour les étudiants et leurs professeurs. Car, en s’installant dans le Quartier Latin, le CIDAL se rend plus accessible.
Les étudiants y trouveront des conseils personnalisés lorsqu'ils recherchent un stage ou un emploi en Allemagne. Les enseignants y trouveront un espace équipé des technologies les plus modernes pour organiser des discussions avec des groupes d’élèves ou d’étudiants.
Et tous découvriront avec intérêt les expositions variées qui sont présentées ici. Le CIDAL continuera, par ailleurs, à aller à la rencontre du public. Il participe chaque année à une dizaine de forums à Paris et en province.
Il envoie ses expositions itinérantes dans toute la France, en métropole et même outre-mer, avec un succès croissant. En 2009, de nombreux établissements scolaires, bibliothèques et comités de jumelage ont accueilli une exposition sur l’un des sept thèmes disponibles.
En 2009, il a commémoré les vingt ans de la chute du mur de Berlin sous le signe de la jeunesse. Il avait réuni plus de 300 personnes à l’ambassade d’Allemagne, dont une vingtaine de jeunes nés en 1989. Il avait organisé un concours de journalisme auprès des étudiants.
Cette année, il célèbre les vingt ans de l’unification allemande sous le signe de l’Europe. Il organisera, le 2 novembre, un grand débat à la Sorbonne avec des invités prestigieux : le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, et Jacques Delors.
Ainsi, le CIDAL ne se contente pas d'accomplir la mission d'information qui lui a été confiée au lendemain de l'unification allemande. Il le fait avec conviction et perspicacité. Et il le fera de manière plus innovante et visible au coeur du Quartier Latin. Sa création visait à promouvoir la compréhension entre Français et Allemands. Souhaitons que son travail continue de faire vivre pleinement le débat européen.


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