La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 30 novembre 2010

3RA: Etienne Lopalo pose les jalons pour la reconnaissance de la diaspora congolaise à Kinshasa !

Etienne Lopalo, le président de 3RA est égal à lui-même. D'un calme olympien, sans tambour ni trompette, l'homme de Belleville dans le XI ème arrondissement de Paris, se bat pour le réveil et une bonne prise de conscience des Congolais et africains de la diaspora sur les méfaits d'une retraire non préparée. Sans bousculer les gens ni leurs vieilles habitudes mais expliquer pour dissuader et convaincre que la reforme des retraites en France qui a poussé les Français dans la rue, celle-ci aura une répercussion pour les Congolais et Africains de France. Car le passage à 41 annuités de cotisation : comment ça marche ? D'ici à 2012, il faudra cotiser 41 annuités au lieu de 40 pour avoir droit à une retraite à taux plein.

Décryptage

En français dans le texte cela veut dire qu’à partir de 2012, il faudra travailler 41 ans au lieu de 40 ans pour toucher l’intégralité de sa retraite. En langage technique, traduisez : à partir de 2009, la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à une pension à taux plein sera majorée d’un trimestre par an jusqu’en 2012, pour atteindre 164 trimestres.

Ainsi une personne de 60 ans qui partirait à la retraite en 2009 devra justifier de 161 trimestres de cotisation. En 2010, elle devra avoir cotisé 162 trimestres (163 en 2011 et 164 en 2012). Les départs anticipés pour carrières longues en faveur des salariés qui ont commencé à travailler à 14 ans et 16 ans sont préservés.

Et pour l’avenir ?

Le déficit de la caisse d'assurance vieillesse a atteint 4,6 milliards d'euros en 2007. L’un des points clés de la réforme Fillon de 2003 pour lutter contre le déséquilibre de financement du régime général des retraites va bientôt faire sentir ses effets. De nouvelles négociations sont prévues tous les 5 ans par la loi : en 2012, la durée de cotisation pourra être à nouveau revue à la hausse en fonction des données économiques. Elle pourrait vraisemblablement atteindre 42 ans en 2020.

Au cours de son séjour de trois semaines à Kinshasa, en octobre 2010, Etienne Lopalo, le président de 3RA a signé un contrat de partenariat avec MIDA-Le programme Migrations pour le Développement de l'Afrique, structure rattachée au Ministère de l'Emploi, Travail et prévoyance sociale. Partenariat dont nous vous révélons le contenu:

Kinshasa, 28 octobre 2010, Messieurs Nyombe Kongoli de MIDA et Etienne Lopalo, président 3RA signent un partenariat.

Messieurs Nyombe Kongoli et Etienne Lopalo à Kinshasa.

Kinshasa, le 28 octobre 2010, Messieurs Nyombe Kongoli, Etienne Lopale, Olivier Saya Mandjia, Bourgmestre de Mont-Ngafula et un assistant.

Lire la suite

Etienne Tshisekedi, l'opposant historique de Mobutu, Mzée Laurent- Désire Kabila, Joseph et tous les joséphistes s'exprime

Etienne Tshisekedi wa Mulumba a fait une sortie médiatique préélectorale remarquable et remarquée. Sa participation à l’émission « Entretien » de la chaine française France 24, le samedi 20 novembre dernier, a retenu l'attention de plus d'un au sein de la diaspora. Après 5 ans hors de la République démocratique du Congo, le sphinx de Limete n'a pas perdu son esprit d'analyse. Les joséphistes de la première comme ceux de la dernière heure n'ont qu'à bien se tenir.

Etienne Tshisekedi wa Mulumba sur le plateau de France 24.


Etienne Tshisekedi, l'opposant historique de Joseph Kabila
envoyé par france24. - L'actualité du moment en vidéo.

Lire la suite

lundi 29 novembre 2010

JEAN CASTAREDE : UN MAITRE DE L’AME ET DE L’ART DE LA BEAUTE

Jean Castarède est un homme avide de nouveautés. Avant tout humaniste, il est officier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Arts et des Lettres. Sa vie se passe entre Paris où il anime plusieurs associations culturelles et sa propriété de Gascogne. Diplômé d’ HEC et de L’ENA, ce Docteur en Sciences Économiques peut exceller aussi bien dans le secteur public ou privé… ! Célèbre écrivain entre deux rendez-vous, il transmet son goût du luxe en pédagogue au sein de Sup de Luxe et sa Maison d’édition France-Empire. Un fin mélange à l’Armagnac qui vous conduit à une beauté de l’âme et une brillance d’une qualité exceptionnelle.

Monsieur Jean Castarède.

Marie Cornet : France-Empire une grande maison que vous présidez, un rêve ou une suite logique ? Comment y êtes-vous parvenu ?

Jean Castarède : Écoutez, cela n’a été ni un rêve ou une suite logique mais une opportunité. France-Empire a été créée il y a cinquante ans par un Monsieur très connu à l’époque pour son rôle important dans le patronat français et qui s’appelait Yvon Chotard.

Lui-même ayant repris un fonds existant qui couvrait la littérature concernant l’empire français ou nos anciennes colonies d’un point de vue historique. Les choses ont évidemment évolué et France-Empire est une grande maison d’édition très connue avec des spécialités comme l’histoire mais aussi la géographie et des témoignages de grandes personnalités notamment les résistants. C’est une maison prestigieuse qu’Yvon Chotard avait vendu à Monsieur Jean-Louis Giral, lui aussi figure éminente du patronat puisqu’il en était le vice-président et aussi le président de la Fédération Nationale des Travaux Publics.

Ce dernier m’a cédé le fonds de commerce afin que je puisse continuer à faire vivre cette Maison. J’ai donc repris France-Empire depuis un an avec ses titres et ses auteurs et je dirige les nouveaux projets d’édition.

Marie Cornet : Il faut avoir été écrivain pour diriger une société d’édition ? Pourquoi ?

Jean Castarède : Non, absolument pas. Le lien a été naturel pour moi car j’avais publié chez France-Empire une dizaine d’ouvrages. C’est par ce biais que les propriétaires me connaissaient. Donc pour répondre à votre question on peut être un très bon éditeur sans avoir été écrivain. Il est évident qu’en ce qui me concerne ayant publié plus de trente livres dans une dizaine de maisons d’édition, je connais le métier d’écrivain et je peux quelques fois me mettre à la place des écrivains que je reçois pour leurs projets de manuscrits. Je peux les orienter en fonction de ce que j’ai moi-même vécu. Je le fais d’ailleurs avec précaution, car un écrivain est un artiste, il est aussi un créateur et son œuvre est respectable.

Jean Castarède, "L'assassinat d'Henri IV, un tournant pour l'Europe ?" France-Empire

Marie Cornet : Quels sont vos principaux ouvrages, où peut-on se les procurer ?

Jean Castarède : Le fonds de France-Empire dépasse le millier d’ouvrages. On peut se procurer ces livres en écrivant à mon distributeur qui est Editis Interforum, la deuxième société de distribution en terme d’ importance…la première faisant partie du groupe hachette.

Editis Interforum était autrefois la maison d’édition de ce que l’on appelait : Les Presses de la Cité. Editis Interforum diffuse 100 éditeurs et je suis l’un des cent éditeurs. L’autre moyen passe par le réseau classique des libraires et Internet bien entendu. Un libraire diffuse pendant trois mois un ouvrage après sa publication.

Marie Cornet : Écrire, produire aussi ?

Jean Castarède : Mes activités sont nombreuses, j’anime plusieurs clubs et associations, une université du luxe aussi. Je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer dans la journée…Pour résumer, je suis écrivain le week-end et lors des vacances. D’ailleurs tous mes livres ne sont pas publiés chez France-Empire. Par exemple mon dernier ouvrage « Pour vivre vieux, restons jeunes » a été publié par les Éditions Médicis et je vais signer la semaine prochaine quatre livres aux Éditions Eyrolles.

Pour ce qui concerne les sujets historiques, je suis publié chez France-Empire, notamment pour des manuscrits que j’avais déjà déposés dans cette maison. J’ai donc par conséquent deux métiers. L’un qui consiste à recevoir des auteurs et à décider des manuscrits et l’autre qui est celui de l’écrivain. Mon dernier ouvrage et je vous l’offre est «Les lettres d’amour d’Henri IV»,… j’ai fait une présentation et sélection personnelle de la collection complète des lettres d’amour d’Henri IV.

Marie Cornet : L'art pour vous...un luxe, une philosophie, une multitude de passions ? Lesquelles ?

Jean Castarède : Il faut déjà prendre en considération que mes activités ont été différentes car déjà j’ai travaillé dans deux secteurs le public et le privé. Dans le secteur public, j’ai dirigé plusieurs Ministères dont le Ministère de la Culture puis le cinéma, comme contrôleur d’Etat. Et j’ai été aussi donc un entrepreneur dans le privé, j’ai notamment été directeur général de L’ESSEC et d’un syndicat professionnel. Il est vrai qu’aujourd’hui je suis un sénior et j’ai tenu à rester le plus actif possible comme je l’ai toujours été.

Je considère d’ailleurs qu’il est essentiel de rester très ouvert à tout ce qui se passe dans le monde. Le métier d’éditeur est passionnant et assez idéal, il permet de rencontrer des personnalités et des idées émergentes et de façon permanente.

En d’autre termes, ma passion est de rester au contact de l’évolution du monde et de la société, d’ apporter ma petite pierre à l’édifice en terme de conseils ou de pédagogie à travers l’école du marketing du luxe et de faire avancer par mes publications certaines recherches.

Ma passion est plus de rester en contact avec tout ce qui se passe dans le monde très simplement avec beaucoup d’ouverture que l’excellence à proprement parler. Je préfère d’ailleurs le mot ouverture à esthétisme. Je crois que je me retrouve assez bien dans ces mots de Montaigne « Rien de ce qui est humain ne m’est indifférent ». L’humain dans le cadre humaniste me passionne, le matérialisme et le financier de base ne me plaisent pas, le dégradant m’intéresse encore moins.

Gammes Castarède.

Marie Cornet : Vous êtes néanmoins sur trois vecteurs : genèse, réalisation et transmission. Quel est celui qui vous parle le plus ?

Jean Castarède : Votre distinction est intéressante. Ce qui m’intéresse le plus effectivement et par dessus tout est la réalisation.

Ce qui signifie que je souhaite voir les choses aboutir. D’ailleurs je pense que si l’on est à la genèse des choses, l’aboutissement peut être facilité…La genèse est essentielle quant au choix qui doit être fait sur le développement. Le secteur choisi doit être réfléchi avec un sens du fond et ancré dans une réalité. J’attache à cet effet une grande importance à la méthode.

Je me rappelle d’ailleurs que lorsque j’étais étudiant à HEC j’ai fait une conférence à mes camarades plus jeunes pour leur expliquer avec conviction comment il fallait faire dans la vie.

Cela partait de certitudes. J’ai toujours eu une devise d’ailleurs latine et de Cicéron «Cupidus rerum novarum», ce qui signifie intéressé par les choses nouvelles.

Cupidus, signifiant non la cupidité mais l’ouverture. En cela je suis toujours attentif à l’émergence de courants nouveaux.

Marie Cornet : Vous êtes aussi un homme de communication ?

Jean Castarède : Oui mais la communication à mon sens, cela vient après. Et bien après. On fait une bonne communication à condition d’avoir un bon dossier ou un bon sujet. On ne fait pas de communication pour le plaisir de faire de la communication. Je ne ferai jamais de communication sans conviction profonde. On revient à la transmission essentielle et pour le partage avec d’autres individus. J’aime beaucoup la formule américaine «Get things done». D’ailleurs pour aider dans toutes les étapes d’un projet, il faut être soucieux de deux choses : vérifier que les instructions transmises soient arrivées et… bien comprises.

Marie Cornet : Le cinéma, donc aussi, sous quelle forme êtes-vous intervenu dans ce domaine ?

Jean Castarède : Mon dernier poste dans la fonction publique a été celui de contrôleur d’Etat du cinéma français. Comme vous le savez le cinéma français reçoit beaucoup de subventions. Et il faut souligner que sans ces aides, le cinéma français ne serait pas resté ce qu’il est.

Et ce système de subventions est assez sophistiqué, Il y a en effet une quarantaine de commissions au sein du Centre national de cinématographie (CNC) qui de façons différentes aident les professionnels du cinéma. Cet argent est public donc le gaspillage est exclu. Mon rôle a été de vérifier les comptes et d’éviter toute malversation. J’ai exercé ce métier pendant sept ans.

Marie Cornet : Le programme Médias dans tout cela ?

Jean Castarède : C’est un programme de l’Union Européenne. Donc je n’avais aucun contrôle dessus mais j’assistais à des réunions régulières avec les instances de Bruxelles pour vérifier que nous étions compétents et cohérents. En cela je participais aux activités européennes sans contrôle sur le contenu du programme mais sur la manière dont il était négocié.

Le programme Médias étant financé par les Etats membres, la somme accordée par la France à ce programme était décidée en amont lors de réunions auxquelles j’étais associé sur la négociation donc et par définition sur les utilisations et pour information. Ma fonction était opérationnelle quant au montage financier avec les Etats conjoints.

Au CNC, par contre je possédais un pouvoir de véto sur les aides octroyées.

Marie Cornet : A votre avis la communication sur les subventions octroyées par les régions et pour des financements liés à des œuvres audiovisuelles est-elle suffisamment claire ?

Jean Castarède : Pas assez. Cela vient d’un fait simple. Autrefois les régions n’avaient pas ce droit de subventions. Ce droit étant nouveau, il est possible que les gens ne soient pas encore parfaitement informés. Néanmoins, cela se met en place. Chaque région d’ailleurs a son rythme. Il faut mettre des moyens logistiques en place et les présidents de régions s’organisent pour cela.

Si vous allez au Festival de Cannes, vous trouvez un stand des régions et elles sont pratiquement toutes représentées…et ouvertes aux professionnels et à la presse.

Les régions ont un intérêt simple dans ces subventions : des emplois, une mise en valeur de la région, des implantations donc des investissements.

La France regorge d’endroits merveilleux et qui méritent d’être mis en valeur par tous les moyens pour les professionnels français et aussi internationaux. Paris est notre meilleure carte de visite et phare pour accueillir les films étrangers. Je pense que les producteurs qui sont aussi des hommes d’argent sont à ce jour informés concernant ces subventions et ils savent aussi s’entourer de sponsors qui apparaissent sous formes de marques de différente façon.

Marie Cornet : Une différence entre une marque et une Maison ?

Jean Castarède : Une Maison doit avoir une histoire, un patrimoine et une tradition donc je dirais une authenticité. Une marque peut devenir une Maison et acquérir ce statut à condition que la qualité de ses produits soit légitimée. L’esprit, la qualité et le talent me semblent plus nécessaires sur ce point que le quantitatif. C’est mon point de vue.

Marie Cornet : Revenons aux régions...la vôtre, le Sud-Ouest ?

Jean Castarède : Le Sud-Ouest est mon terroir, c’est pour cela que je m’intéresse tant à Henri IV. Quant à l’Armagnac c’est une AOC. Donc un produit à appellation d’origine contrôlée. C’est un produit qui ne peut qu’être fait dans cette petite région de Gascogne. A cet effet, il est distribué à Paris.

C’est grâce au Baron Haussmann que nous avons été la première Maison d’Armagnac inscrite au registre du commerce donc autorisée à faire du commerce d’Armagnac.

Marie Cornet : Le luxe et l'excellence, des mots qui vous parlent donc ?

Jean Castarède : Le luxe est effectivement l’un de mes sujets favoris, pour deux raisons. La première car il y a 21 ans aujourd’hui j’ai créé avec Alain-Dominique Perrin qui était président de Cartier à l’époque l’école du marketing du luxe. J’ai proposé à Alain-Dominique de créer à l’extérieur des grandes écoles une école qui s’intéressait aux métiers à proprement parler.

Il s’est montré intéressé et a créé au sein de Cartier une formation qui est devenue la première formation du luxe dans le monde.

D’ailleurs la décoration des téléphones portables, le spa et la thalassothérapie ont été développés par des étudiants de cette école Sup de Luxe.

La deuxième raison est que suite à cette école, j’ai créé des œuvres écrites sur le luxe. D’abord un "Que sais-je » sur le luxe".

L’avantage est qu’il doit être réactualisé tous les ans et l’évolution sur les ans est notoire…Et puis deux ouvrages mondialement connus sur «L’histoire du luxe en France» et «L’histoire du luxe dans le monde» aux Éditions Eyrolles.

Marie Cornet : Quels sont vos prochains projets au sein de France-Empire ?

Jean Castarède : En janvier, Gustave Le Bon de Michel Korpa et Alexandra Feodorovna, La dernière tsarine de Paul Mourousy. En février Flash Back de François Moreuil et Que reste-t-il de nos divorces ? de Valérie Pineau Valencienne et Corinne Bellie. En mars Brigitte Lahaie répond aux cent questions que vous vous posez sur l’amour.

Mon ouvrage sur Louis XIII et Richelieu sort en mars.

Marie Cornet : Quelques qualités essentielles pour réussir à parvenir au niveau d'excellence ?

Jean Castarède : C’est assez simple, du travail, de l’énergie et encore du travail.

Marie Cornet : En deux mots, en terme de conseils avez- vous les règles de bases et les limites à ne pas franchir ?

Jean Castarède : Le conseil c’est l’honnêteté vis-à-vis de soi, ses projets et collaborateurs et cela n’exclut pas la stratégie mais avec une éthique.

Marie Cornet : L'élégance ou le luxe pour vous en six mots c'est possible ? ...

Jean Castarède : Écoutez, là un mot suffit pour moi et qui vous parle : la qualité de l’âme…morale et esthétique et je dirais pour finir que l’ostentation ne fait absolument pas partie de cette sphère !

Lire la suite

Paris, le Prix RFI – RSF – OIF a fêté ses 10 ans au Musée Drapper !

L'Afrique a été à l'honneur lors de la cérémonie de remise des prix s’est déroulée le mercredi 24 novembre 2010, au soir, en présence des représentants de RFI, de Reporters sans frontières (RSF), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Jury international, présidé par Patrick Poivre d’Arvor, journaliste et écrivain. Le Jury était composé de Sidiki Kaba, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, vice-président du Centre africain pour la démocratie et les droits de l’homme, Michèle Montas, journaliste, ancienne porte-parole du secrétaire général des Nations Unies, et de Plantu, dessinateur de presse et caricaturiste, président de la Fondation « Cartooning for peace ».

Musée Drapper, Paris, mercredi 24 novembre 2010, Plantu, Michèle Montas, Sidiki Kaba et Hugo Sada de la francophonie. Photo Réveil-FM

Les lauréats et les membres du jury lors de la photo de famille. Photo Réveil-FM

Le Prix RFI–RSF–OIF est un concours ouvert aux journalistes de 44 pays francophones. Ce prix récompense le meilleur reportage d’actualité traitant des droits de l’Homme dans trois catégories : presse écrite, étendue à la presse électronique, radio et dessin de presse.

video platformvideo managementvideo solutionsvideo player

Le jury a désigné quatre lauréats :

- le Malgache William Rasoanaivo dit « Pov », dans la catégorie « Dessin de presse » pour son dessin de presse « 50 ans d’indépendance en Afrique », paru dans le quotidien mauricien L’Express Dimanche le 27 juin 2010.

- les Marocains Aïcha Akalay et Hassan Hamdani lauréats dans la catégorie « Presse écrite et électronique » pour leur article « Enquête : la tentation du Christ », publié dans Tel Quel Magazine le 27 mars 2010.

- la Camerounaise Rosine-Flore Azanméné dans la catégorie Radio « Prix Jean Hélène », pour son reportage intitulé « L’alimentation des détenus à la prison centrale de Yaoundé », diffusé sur les antennes de Radio Tiemeni Siantou le 26 août 2010.

Le sujet est abordé habilement, alternant la prise de parole des détenus et des geôliers de la prison de Nkondengui de Yaoundé. L’alimentation, toujours la même – du maïs blanc et des haricots – et toujours en quantité insuffisante, est préparée dans des conditions sanitaires et d’hygiène déplorables. Dans cette prison, les détenus sont victimes de malnutrition et de manque de soins, et subissent un traitement inhumain et dégradant.

Notre consœur Rosine-Flore Azanméné a profité du fait qu'elle était à la tribune pour annoncer la bonne nouvelle de la libération de deux journalistes Camerounais. En effet, deux confrères camerounais écroués à Yaoundé en mars 2010, au même moment que leur confrère Cyrille-Germain Ngota Ngota dit Bibi Ngota, mort en détention en avril, ont été libérés mercredi 24 novembre 2010 sur ordre du président Paul Biya.

M. Mintya et Sabouang avaient été écroués en mars à la prison centrale de Yaoundé, en même temps que leur confrère Bibi Ngota, patron de Cameroon Express, mort en détention le 22 avril. Inculpés de "faux et usage de faux", les trois journalistes avaient été accusés d'avoir imité la signature du secrétaire général à la présidence, Laurent Esso. L'information judiciaire avait ensuite visé une "coaction de contrefaçon des signatures et timbres, des marques et imprimés" contre MM. Mintya et Sabouang.

Lire la suite

Procès Bemba: où sont François Mwamba, Jean de Dieu Moleka et tous les cadres du MLC ?

Le MLC est-il une coquille vide ? Que le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) soit aphone, inaudible, sans propositions alternatives claires cela ne comprend pas et laisse pantois. Comment comprendre que François Mwamba, le secrétaire Général du parti soit à Paris alors que le procès de son chef du parti Jean-Pierre Bemba s'ouvre à La Haye le lundi 22 novembre 2010 et qu'il n'y soit pas ? Et Jean de Dieu Moleka qui fut Ambassadeur de La République démocratique du Congo en France pour le compte du MLC sous la transition 1+4=0, pourquoi n'était-il pas présent ? La Haye est à 3h30 de Paris, par Thalys ! Bizarre, non ! Bizarre aussi lorsqu'on sait que les sénateurs, députés et alliés du MLC qui sont au nombre de 120 au Palais du peuple à Kinshasa touchent chacun 6.500 $ par mois, sans compter les députés provinciaux. Que les caisses du MLC soient vides pour ne pas soutenir les avocats de la défense, cela parait extrêmement grave. Pourquoi les Sénateurs, Députés du MLC ne cotisent pas pour leur parti ? Pourquoi ce parti qui avec ses alliés est arrivé en deuxième position avec 42 % lors des élections présidentielles Louis Michel de 2006 n'a pas de viabilité financière ? Qu' à La Haye pour l'ouverture de la République Centrafricaine contre Jean-Pierre Bemba que seuls Adam Bombolé (Député MLC) et Eve Bazaïba (Sénatrice MLC) soient présents, cela nous pousse à des interrogations. Faut-il coopter pour boucher le trou, Jean-Claude Vuemba, Député de Kasangulu et Président National du Mouvement du Peuple Congolais pour la République, qui a été omniprésent le premier jour du procès ? Il est vrai que le Sénateur Jeannot Bemba Saolona s'investissait dans la libéralité de ses fonds propres pour le parti, maintenant qu'il n'est plus de ce monde, pourquoi le MLC ne s'adapte-t-il pas ? Fort heureusement, à l'ouverture du procès de Bemba à La Haye, les Congolais étaient présents.

Reportage photos:

1. Madame Liliane Bemba à la sortie du procès de son mari. Photo Réveil-FM

2. Madame Bemba et une amie écoutant religieusement Me Liriss Kwebe. Photo Réveil-FM

3. L' entente est cordiale entre Madame Bemba et l'avocat conseil de son mari, Me Liriss Kwebe. Photo Réveil-FM

4. Me Liriss Kwebe nous dit au revoir. Photo Réveil-FM

5. Me Liriss Kwebe s'en va. Photo Réveil-FM

6. Paul Nsapu Mukulu, président de la Ligue des électeurs et secrétaire général Afrique de la FIDH. Photo Réveil-FM

7.James ngumbu, secrétaire Général de l'Association de la Presse Panafricaine et Me Aimé Kilolo Musamba, le chouchou de la presse. Photo Réveil-FM

8. Me Aimé Kilolo et Guy Kalenda, directeur d'antenne d'Africa N°1. Photo Réveil-FM

9. Jean Jacques Mbungani, Représentant du MLC-Benelux. Photo Réveil-FM

sderf

10. Les Congolais et Congolaises en discussion lors de la pause du procès. Photo Réveil-FM

Lire la suite

samedi 27 novembre 2010

Mme Silvania Arbia, chef d'orchestre du greffe de la CPI

Il est 11h00, le lundi 22 novembre 2010, à l’ouverture de la conférence de presse tenue au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à l’occasion du commencement du procès dans l’affaire République Centrafricaine contre Jean-Pierre Bemba Gombo, Mme Silvana Arbia est la première à se présenter devant les journalistes. Dans son intervention, elle a souligné l’importance capitale du respect des droits des parties et des participants à la procédure judiciaire devant la Cour. Le Greffier de la Cour, Mme Silvana Arbia, a affirmé que « seul un procès équitable permettra à la justice de remplir son rôle dans l’établissement d’une paix durable et de lutter efficacement contre l’impunité des crimes qui […] touchent l’ensemble de la communauté internationale, et heurtent profondément la conscience humaine ». Italienne, Mme Silvana Arbia est la patronne de l'administration de la Cour Pénale Internationale (CPI). Elle est la chef d'orchestre de tout ce qui se passe à la CPI. Elle s'occupe de la gestion du bâtiment administratif de la Cour, des salaires des fonctionnaires, les services de la sécurité, la restauration, la communication de la CPI, la salle des journalistes accrédités, les interprètes (anglais, Français, Sango) etc...La règle d'or à la Cour Pénale Internationale est la sécurité. Les policiers de la Cour en tenue bleue, armés sont omniprésents. Les policiers du prétoire changent toutes les 15 minutes y compris les trois policiers qui gardent Jean-Pierre Bemba.

CPI, La Haye, lundi 22 novembre 2010, Mme Silvana Arbia, le Greffier de la CPI, répond aux questions des journalistes. Photo Réveil-FM

Aucun journaliste n'est présent dans le prétoire, les caméras sont automatiques et téléguidées. Il y a un décalage de 30 minutes entre le procès et sa diffusion. Les journalistes suivent le procès à partir de la galerie publique séparé du prétoire par quatre baies vitrées blindés dont les deux du milieu servent à protéger le témoin. Lorsque la juge présidente accepte un huis-clos, le coulissages de stores se font automatiques. Comme le témoin 38 jouit d'une protection de la Cour Pénale Internationale (CPI), les deux stores du baie vitrée sont constamment baissés. En République démocratique du Congo, les greffiers sont des griffonneurs, à la CPI, Mme Silvania Arbia, le greffe est le numéro 1 de la Cour Pénale Internationale. D'ailleurs, c'est avec elle que les journalistes ont eu à s'entretenir, pas Louis Moreno Ocampo, le procureur.

Jean-Pierre Bemba est poursuivi pénalement responsable pour avoir agit en qualité de chef militaire au sens de l’article 28-a du Statut de Rome, de deux crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), prétendument commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.

Son procès se tient devant la Chambre de première instance III, composée des juges Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Joyce Aluoch (Kenya) et Kuniko Ozaki (Japon). Des magistrats indépendants qui ont la charge de veiller à ce que le procès soit conduit de façon équitable et avec diligence, dans le plein respect des droits de la défense, de l’égalité des armes et du principe du contradictoire ainsi qu’en tenant dûment compte de la nécessité d’assurer la protection des victimes et des témoins. La CPI a déjà prévenu, on devra s’attendre à un long procès. Le procès a débuté dans un contexte où de nombreuses voix s’élèvent pour accuser la CPI d’appliquer une justice à deux vitesses.

Certaines analyses affirment aussi qu’il existe aussi un grand risque d’impartialité dans un procès qui pourrait être utilisé comme rampe de lancement pour la CPI qui jusqu’ici n’a toujours pas été reconnue par trois membres du conseil de sécurité des Nations-Unies, dont les États-Unis, la Russie et la Chine. Au delà de ces trois "Grands pays", il faut ajouter que le statut de Rome n'a jamais été ratifié par l'Inde, Israël... et le Soudan.

Voici les règles de bienséance dans l'enceinte de la CPI

1. Il est rappelé aux visiteurs qu'ils entrent dans l'enceinte d'une cour de justice où ils doivent observer les règles de conduite appropriéees. Tout visiteur manquant à ces règles ou adoptant une conduite inappropriée peut être expulsé sur le champ des locaux de la Cour et l'accès peut lui en être ultérieurment refusé.

2. En cours d'audience, l'accès aux galeries publiques de la Cour est interdit aux personnes de moins de 16 ans sauf si la chambre concernée a préalablement donné l'autorisation.

3. Les visiteurs assistant à une audience prennent place dans la galerie publique. Le juge président peut ordonner l'évacuation des galeries publiques de toute personne qui perturbe l'audience.

4. Les visiteurs doivent se lever quand les juges entrent dans la salle d'audience et en sortent.

5. Si la chambre décide le passage en huis clos ou en huis clos partiel, les visiteurs doivent rester silencieux et suivre les instructions des agents de sécurité.

6. Les visiteurs ne sont pas autorisés à montrer du doigt les personnes se trouvant dans la salle d'audience ni à leur faire signe. Il est interdit de lire des journaux, livres ou revues dans les galeries publiques.

7. Il est interdit de parler, de faire du bruit et d'adopter un comportement turbulent, grossier ou susceptible de perturber les audiences de la Cour ou les autres visiteurs.

8. Aucun code vestimentaire n'est imposé aux visiteurs; en revanche, il est demandé à ceux qui assistent aux audiences de s'habiller décemment. Les tenues provocantes, susceptibles de déranger ou arborant des images ou insignes offensants ne sont pas autorisés.

9. Les téléphones portables, ordinateurs portables, assistants personnels de poche (PDA), appareils photos et autres appareils audio-vidéo ou équipements d'enregistrement ou de traitement de l'information sont interdits dans les galeries publiques. Ces appareils doivent être déposés dans les consignes prévues à cet effet.

10. Il est strictement interdit de faire des enregistrements audio, de filmer ou de prendre des photographies dans les locaux de la Cour. Les agents de sécurité sont en droit de confisquer et-ou d'effacer tout enregistrement non autorisé.

11. Il n'est pas permis de boire, manger et fumer en dehors de zones réservées à ces fins. L'usage de stupéfiants est interdit.

12. Les visiteurs ne sont pas autorisés à laisser des bagages ou effets personnels sans surveillance. Des consignes sont prévues à cet effet. L'accès peut être refusé aux personnes cherchant à pénétrer dans l'enceinte de la Cour avec une charge excessive ou inhabituelle de bagages. La cCour décline toute responsabilité pour les pertes, dommages ou vols d'effets personnels survenant dans l'enceinte de la cour. coullisantes ou pour

Lire la suite

vendredi 26 novembre 2010

CPI: Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo sont la fierté des Congolais et du Congo !

Dire que la justice doit être équitable et impartiale, ne veut en aucun cas dire l'égalité des moyens. Et à la Cour Pénale Internationale (CPI): le greffe, le bureau du procureur et le bureau des victimes sont les trois organes- à part entière-qui bénéficient des moyens énormes. La défense est l'enfant pauvre de la CPI. Et c'est sans beaucoup de moyens financiers que les avocats de Jean Pierre Bemba défendent leur client à la Cour Pénale Internationale. Quelque soit l'issue qu'aura le procès République Centrafricaine contre Jean Pierre Bemba, les Congolais peuvent être fiers de deux de leurs fils. Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo sont Congolais. Liriss Kwebe est originaire de la province du Bandundu, tandis que Aimé Kilolo de la province du Katanga. Me Kwebe est inscrit au barreau de Kinshasa, tandis que Kilolo au barreau de Bruxelles. Dès qu'ils quittent leurs toges noires et sortent de la Cour, ils sont acclamés, chouchoutés par la Communauté congolaise venue à La Haye pour l'ouverture du procès de la RCA contre Jean Pierre Bemba. Pour la diaspora, Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo sont des petits "David" qui se battent contre le grand "Goliath".

CPI, La Haye, Maitre Liriss Kwebe. Photo Réveil-FM

CPI, La Haye, Maître Aimé Kilolo. Photo Réveil-FM

CPI, La Haye, lundi 22 novembre 2010, Maîtres Aimé Kilolo et Liriss Kwebe lors de la conférence de presse. Photo Réveil-FM

Maîtres Aimé Kilolo et Liriss Kwebe, deux petits "David" face à un vrai rouleau compresseur qui est la CPI. Photo Réveil-FM

Contrairement à tous les "Congolopessimistes", nous pouvons affirmer sans peur de nous tromper, ce ne sont pas les experts qui manquent en République démocratique du Congo. Maître Liriss Kwebe et Aimé Kilolo apparaissent à la Cour Pénale internationale (CPI) comme deux avocats décomplexés.Contre le procureur Luis Moreno Ocampo et son bureau, Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo se battent avec l'expertise de leurs forts arguments. Ils expliquent, déficellent, décortiquent, réfutent les propos de l'équipe du procureur Luis Moreno Ocampo, composée de 25 personnes.

Alors que l'équipe de Défense de Jean-Pierre Bemba est composée de Me Nkwebe Liriss, Me Aimé Kilolo Musamba et Me. Nick Kaufman.

Me Liriss Nkwebe a parlé aux journalistes d'un procès le plus inéquitable, il a enfoncé le clou en parlant d' enquête partiale et bâclée du procureur Luis Moreno Ocampo. Il a émis des doutes sur les vingt-deux témoins qui viendraient déposer sur les prétendus mille cas de viols et tous les biens de la Centrafrique qui auraient été transportés en République démocratique du Congo, l'avocat s'est attardé sur la responsabilité partagée avec l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé. Me Liriss Kwebe s'est étonné au prétoire d'entendre le procureur Luis Moreno Ocampo déclarer qu'il n'y avait aucune preuve à charge de Patassé, que personne dans la hiérarchie militaire centrafricaine n'a été cité comme témoin ; alors que plusieurs commandants centrafricains ont participé à cette guerre.

Me Liriss Nkwebe a révélé qu'à l'époque, le gouvernement centrafricain avait réuni des troupes de différents pays qui agissaient comme une seule armée sous l'uniforme centrafricain ; sans oublier qu'ils étaient équipés et nourris par le Trésor centrafricain.

Il a émis des doutes sur la légitimité de l'enquête menée par Luis Moreno, lequel est appelé à instruire à charge et à décharge. Il reste d'avis qu'il sera difficile d'établir la responsabilité de Jean-Pierre Bemba en tant que commandant. Cela, du fait que la responsabilité du chef hiérarchique incombait au chef suprême de l'armée centrafricaine.

Me Liriss Nkwebe a révélé que le MLC de Jean Pierre Bemba n'était pas une milice, et encore moins une rébellion, il s'agissait d'une administration reconnue par l'ONU et toute la communauté internationale. Il a fait voir aux juges de la CPI que le déploiement incriminé est intervenu à la suite d'une résolution de l'Union africaine, et de la résolution d'Alger qui interdisait toute prise de pouvoir par la force.

La défense a comparé l'intervention du MLC à celle de l'EUFOR au Tchad et de l'OTAN en Serbie. Il s'est demandé si l'OTAN ou l'EUFOR ont été tenus responsables de crimes commis. Elle a fait savoir que les actes posés par un Etat qui a été appelé sont imputables à l'Etat bénéficiaire. Me Nkwebe a dit que la défense mettait au défi l'accusation de prouver que la RCA s'était dépouillée de sa souveraineté militaire au profit de Jean-Pierre Bemba, que celui-ci pouvait, à plus de 2000 km de distance, coordonner des opérations sur le terrain...

Selon les représentants légaux des victimes: les viols, souvent collectifs, étaient utilisés comme arme de guerre. « En majorité, ce sont des personnes vulnérables, rejetées aujourd'hui par la société. Beaucoup sont infectées, certaines sont mortes et d'autres se sont suicidées ».

Me Liriss Nkwebe, l'un des avocats de Jean-Pierre Bemba, a rappelé aux juges qu'ils ne peuvent statuer que sur base des preuves et non sur les émotions.

Lire la suite

mercredi 24 novembre 2010

Luis Moreno Ocampo, le tout-puissant procureur de la CPI, est très haut perché !

La cour Pénale internationale (CPI) à La Haye est-elle congolaise ? Les seuls prisonniers qui s'y retrouvent sont originaires de la République démocratique du Congo: Germain Katanga, Matthieu Ngudjolo Chu, Thomas Lubanga et Jean-Pierre Bemba Gombo. 7 journalistes des médias panafricains de Paris, dont Réveil-FM, ont été accrédités et invités à la Cour Pénale Internationale de La Haye pour l'ouverture du Procès République centrafricaine contre Jean-Pierre Bemba. Avant le début du procès qui devait commencer ce lundi 22 novembre 2010 à 14h30, les journalistes ont eu en primeur lors de la conférence de presse à la CPI, des charges retenues contre Jean Pierre Bemba par le procureur Luis Moreno Ocampo: crime de guerre, crime contre l'humanité, viols de masse...La conférence de presse était suivie en direct par les confrères à Kinshasa (RDC) et à Bangui (RCA).

CPI, La Haye, lundi 22 novembre 2010, le procureur Luis Moreno Ocampo lors de la conférence de presse. photo Réveil-FM

CPI, La Haye, Luis Moreno Ocampo et Mme Fatou Ben souda, procureure adjointe. Photo Réveil-FM

. Au dire de certaines sources proches du procureur: Jean-Pierre Bemba risque 30 ans de prison ou la perpétuité. un confrère ironisait: la CPI on sait quand on y entre, on ne sait jamais si on peut y sortir en tant que prisonnier. Maitres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo qui parlent d'un procès inéquitable plaident "Non coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre". Luis Moreno Ocampo est la deuxième personnalité la mieux protégée après Beatrix, reine des Pays-Bas, qui réside d'ailleurs à La Haye. 43 millions d'euros ont été investis par le bureau du procureur Luis Moreno Ocampo uniquement pour ses enquêtes. On apprend que les appels radiophoniques auraient été lancés à la nationale centrafricaine pour que les victimes aillent se présenter avec promesse qu' ils seront indemnisés. Lorsqu'on connait la paupérisation qui sévit dans les sociétés africaines, on espère que l'équipe du procureur Moreno Ocampo a fait le tri entre le bon grain et l'ivraie. La défense sans larmoyer se plait qu'elle n'a toujours pas reçue les preuves du procureur. Notamment, lors de l'arrestation de Jean-Pierre Bemba dans la nuit du samedi à dimanche 25 mai 2008 à Bruxelles, Luis Moreno Ocampo avait arguait que Jean-Pierre Bemba Gombo, Sénateur, ancien Vice-président de la République démocratique du Congo, président et commandant en chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC) était sur le point de prendre la fuite. Pour quelle destination ? Pas de réponse du Procureur. Jean-Pierre Bemba est un "Gros poisson" pour Luis Moreno Ocampo.

Alors que qu’il était a la tête du MLC, à l’époque groupe rebelle contre le gouvernement de Kinshasa, Jean-Pierre Bemba avait envoyé ses troupes en Centrafrique pour prêter main forte à l’ancien président Ange Félix Patassé dont l’armée était attaquée par les forces du général François Bozizé qui avaient fini par l’emporter. Durant cette guerre et après, les troupes du MLC sont accusées d’avoir commis des atrocités, et notamment de viols de femmes à grande échelle ainsi que des actes de cannibalisme...Pas moins de 28 fois le nom de "Jean-Pierre Bemba" a été cité par le procureur et ses deux substituts. Au prétoire, Louis Moreno Ocampo a repeté à plusieurs reprises l'ordre que Jean-Pierre Bemba aurait donné à ses troupes: "Vous allez là-bas. Vous n'avez ni frères, ni sœurs. Tout celui que vous croiserez est un ennemi surtout s'il est en civil ". Cette phrase a été réfuté par Maitre Liriss Kwebe rappelant à la cour les frères frontaliers qui vivent les deux côtés du rive oubangui. Et que le "Sango" parlé en Centrafrique est équivalente au "Gwandi" de la RDC parlé en Equateur, province de jean-Pierre Bemba.

Bemba est accusé d'avoir laissé ses hommes mener une campagne de meurtres et de viols en 2002-2003 en République centrafricaine où ils étaient intervenus pour mater des tentatives de coup d'Etat à la demande du président d'alors, Ange-Félix Patassé... Le témoin 38 dont le visage a été floué, la voix transformée a raconté que les hommes de Bemba s'étaient déployés un soir d'octobre 2002 dans PK12, localité située au nord de Bangui, à la croisée de routes venant du Tchad et du Cameroun, alors que les rebelles de François Bozizé - devenu depuis président de République centrafricaine - venaient de s'en retirer. "Ils sont arrivés dans la soirée et le lendemain, vers cinq heures du matin, la population a été réveillée par des tirs et ils ont fait irruption dans des maisons", a dit le témoin, ajoutant que les rebelles de Bemba étaient "les seuls à perpétrer de tels actes de violence". Le témoin qui a révélé lui-même qu'il était un notable centrafricain a même dit à la cour que les militaires de Jean Pierre Bemba était entre 800 et 1000. Comment a-t-il eu le temps de compter les militaires ? Dans une ville où crépite les armes, sauve-ton d'abord sa vie ou prend-on le temps d'égrainer le nombre de militaire ?

Confusionniste le témoin 38 à parlé des « Banyamulenge », terme qu'on avait affublé les soldats du MLC de Bemba: "Ils avaient des bottes en caoutchouc et portaient un béret noir, violet ou rouge". Pygmées, arrivés à la queue leu leu au PK12, ils pillaient tout sur leur passage surtout des mousses et des briques. Ils avaient pour chefs de commandement: "Mustafa" et "Mopao".

La CPI a autorisé la participation de 759 victimes au procès et doit encore examiner plus de 500 demandes. Les comptes bancaires de Jean-Pierre Bemba, ses biens mobiliers et immobiliers ont été saisis. Son jet privé après deux ans d'être cloué au sol peut-il encore voler ? N'est-il pas depuis devenu un cercueil volant ?

Dans le procès Bemba, les vraies questions demeurent pendantes: pourquoi lui seulement à la barre, pas Ange Felix Patassé ni François Bozizé ? Pour un procès équitable n'est-ce pas toutes les fractions en présence doivent être entendues ? Les"Banyamulengés" de Jean-Pierre Bemba étaient sous commandement militaire de l'armée centrafricaine ! Qui s'occupait des troupes ? De la logistique ? Des budgets etc...

Condamner Jean-Pierre Bemba seul, sans les autres co-accusés, la crédibilité de la Cour pénale internationale risque fortement d'être entachée.

Les 6.000.000 de morts Congolais auront-ils droit à la justice ? Lorsque le gouvernement de Kinshasa, protège Bosco Ntangana qui doit répondre de ses actes à la CPI, n'est-ce pas un mépris au souverain primaire qui est le peuple congolais ? Et Laurent Nkundabatwaré ? Des crimes commis sur le sol congolais relaté dans le rapport Mapping, ce rapport a -t-il été transmis par les autorités congolaises à la CPI ?

Me Nkwebe Liriss s'adressant à la cour a dit un moment: "Des hommes politiques véreux et sans scrupules" cherchent à utiliser la CPI pour se débarrasser d'un de leurs opposants politiques.

Le tout puissant procureur de la Cour pénale Internationale (CPI) est un homme déterminé, photos choisies:

Luis Moreno Ocampo, écoute les questions des journalistes de Bangui en République Centrafricaine.Photo Réveil-FM

Le procureur de la CPI, Luis Moreno écoute les questions de confrères de Kinshasa en RDC. Photo Réveil-FM

Même lorsque les questions sont pertinentes, Luis Moreno demeure impassible. Photo Réveil-FM

Lire la suite

samedi 20 novembre 2010

Argentat, inoubliable et attachante commune !

La commune d'Argentat est située au sud du département de la Corrèze sur les rebords du plateau du Limousin dans la vallée de la Dordogne. Elle s'est implantée dans la cuvette qu'ont creusée la Dordogne et ses affluents : le Doustre, la Maronne et la Souvigne principalement. Argentat compte 3125 habitants et s'étend sur 2 241 hectares. Chef lieu de canton, Argentat est un centre administratif important dont le rayon d'action couvre de nombreuses communes.rgentat est installée dans la première grande plaine alluviale que forme la Dordogne, au débouché de gorges profondes et peu propices à une implantation humaine d'envergure. Installée au carrefour d'une route et d'un fleuve-la Dordogne-Argentat se développe au gré des différents échanges commerciaux dont elle peut profiter. La cité demeure un pays chargé d'histoire dont les principaux monuments, évoquent son évolution dans un cadre pittoresque et attachant.Argentat est une charmante ville de Corrèze blottie entre les contreforts du massif Central, du Lot et la Vallée de la Dordogne, à 54 km de Brive-la-Gaillarde et d'Aurillac et 28 km de Tulle. Argentat est un village au charme intact qui séduira tous les amoureux des sports de plein air : avec un des plus beaux parcours de pêche de France et ses nombreux plans d’eaux, Argentat est une destination très prisée des amateurs de pêche et de canoë-kayak. Les randonneurs et les inconditionnels de VTT ne sont pas en reste avec 80 sentiers de grande randonnées et de VTT. Avec son passé médiéval, ses traditions et son terroir, Argentat ravira tous ceux en quête d’authenticité et de plaisirs simples.

Reportage Photos, Réveil-FM

Le quai maçonné Lestourgie- du nom du maire qui l'a fait aménager, en 1844, succède à la berge du port Saulou. Les maisons de pêcheurs à bolets sont caractéristiques, couvertes de toits de lauzes.

Un courpet (bateau traditionnel à fond plat) reconstitué rappelle les riches heures de la batellerie de Haute-Dordogne, lorsque les gabariers partaient pour un voyage uniquement descendant vers Bergerac ou Libourne.

De là, le franchissement du fleuve s'effectue par le pont de la République, érigé en 1892, qui remplaça au même endroit un pont suspendu à péage, le pont Marie, appelé ainsi en l'honneur de la fille du comte de Noailles qui finança l'opération.

Depuis le pont, la vue sur les rives de la Dordogne est formidable : les maisons aux balcons de la rive gauche, avec les lucarnes, donnant à pic sur la rivière en amont du pont et les maisons nobles situées en aval contribuent à caractériser la cité.

La cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin, l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse.

De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers Bergerac et Libourne.

Lire la suite

vendredi 19 novembre 2010

Café-journalisme: Djamba Yohé, prochain journaliste Congolais invité à Clermont-Ferrand en Auvergne !

Clermont-Ferrand est une ville du centre-sud de la France, préfecture du département du Puy-de-Dôme et chef-lieu de la région d'Auvergne. En partie pour des raisons historiques, la ville est souvent appelée « Clermont ». Elle est officiellement la 23e ville de France avec 139 501 habitants en 2007. Elle est au cœur d'une agglomération de près de 300 000 habitants. Avec 426 698 habitants en 2006 selon l'Insee, elle possède la 17e aire urbaine et le 12e espace urbain de France. La ville moderne est née de l'union de deux villes distinctes, Clairmont et Montferrand. Cette union a été imposée par Louis XIII en 1630 (édit de Troyes) et fut confirmée sous Louis XV. Alors que Montferrand fut fondée au début du xiie siècle par les comtes d'Auvergne sur le modèle des bastides du Sud-Ouest, Clairmont est beaucoup plus ancienne, puisqu'elle existait déjà à l'époque antique. La plus ancienne mention de l'existence de Clairmont figure dans l'œuvre de Strabon, au début du ier siècle. La ville est alors dénommée Nemossos et qualifiée de « métropole des Arvernes ». Elle prit par la suite la dénomination d'Augustonemetum, puis Arvernis. Le vendredi 22 octobre 2010 a eu lieu une encontre débat sur le thème:"Le journalisme en Afrique avant et après Albert Londres" avec Marie De Colombel, présidente de l'Association Regarder...Agir: Albert Londres, et Freddy Mulongo, Réveil-FM.

Marie De Combel-Albert Londres et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

L'affiche pour la libération de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, deux journalistes pris en otage en Afghanistan était bien en exergue. Notre confrère hyppolite Kimbalanga, nous a rejoint par la suite. L'association Regarder Agir veut sauver la maison d'Albert Londres, le père du journalisme et lui redonner vie, elle vient de créer un Fonds de dotation pour sauver sa maison natale, qui deviendrait une maison de grands reporters, sur le modèle de la maison des écrivains. Pour sa deuxième édition, en juin 2011, les "Rencontres Albert Londres", qui, accueilleront des grands reporters dont un Prix Albert Londres-Le prix Albert Londres a été créé par sa fille, Florise, en 1933. Ces Rencontres sont agrémentées d'une exposition sur Albert Londres et de conférences et d'échanges sur le grand reportage. Après Reporter en Terre d'Ébène, la prochaine thématique portera sur Albert Londres Reporter de guerre de 1915 à 1917.

Tous les exemplaires de notre ouvrage les "Dix questions", le Congo post-Kabila, Edilivre AParis, 478 pages, ISBN: 978-281211-303-1, commandés par Café-Lecture les Augustes ont été achetés par les universitaires, étudiants et journalistes venus au débat. Depuis mars 2010, Les "Dix Questions" est recensé dans le catalogue de la Bibliothèque Nationale Française (BNF), Notice n° : FRBNF42114138 http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb421141382/PUBLIC.

C'est ici l'occasion d'honorer Mzée Djamba Yohé qui a été plébiscité par les universitaires et étudiants de Clermont-Ferrand. Au delà de sa préface des "Dix questions", ce sont ses réponses fouineuses dans l'ouvrage qui ont attirées l'attention des journalistes et universitaires à Clermont-Ferrand. Le café lecture les Augustes pense l'inviter en Auvergne pour un café-journalisme.

Les"Dix Questions", Edilivre AParis, 478 pages

Freddy Mulongo lisant son texte sur le journalisme en Afrique. Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo répondant aux questions des participants. Photo Réveil-FM

Hernando Sierra remerciant tout le monde. Photos Réveil-FM

vue partielle des participants. Photos Réveil-FM

Freddy Mulongo et Hippolyte Kimbalanga. Photo Réveil-FM

Voici en résumé notre texte:

Parler aujourd'hui de l'état de la presse écrite et de la démocratie dans les pays africains,au regard du passé élogieux du grand reporter Albert Londres, le père du journalisme, c'est décrire une presse à majorité artisanale et démunie en plein siècle de révolution technologique de l'information et de mondialisation de l'économie; c'est profiler des journalistes héroïques et sans moyens, frisant le martyre et la misère dans leur vécu quotidien professionnel; c'est analyser des pouvoirs d'Etat pris en étau entre les aspirations des citoyens à une complète liberté d'expression et la volonté des gouvernements de la restreindre sous le prétexte de satisfaire de soi-disant conditions contractuelles posées par des partenaires du développement. C'est aussi évoquer les pratiques répressives des régimes autoritaires d'hier, aujourd'hui reconvertis; les confusions du double langage de nouveaux décideurs, héritiers et continuateurs des anciens; et l'hypocrisie des promoteurs extérieurs des droits de l'homme, de la démocratie et du commerce international.

Parler de l'état de la presse et de la démocratie en l'Afrique de cette fin de siècle, rappelle aussi les temps de l'apartheid, de cette idéologie anti-démocratique dont une minorité de Sud Africains s'est servie pendant plusieurs décennies pour maintenir la majorité de la population dans un état de sujétion politique, de dépendance économique, de pauvreté et d'exclusion sociale. Et qui, malgré les appuis dont ce régime a bénéficié pendant la Guerre froide, a fini par être balayé grâce à la lutte déterminée des Sud Africains eux-mêmes et des démocrates du monde entier.

La presse et la démocratie de la République sud africaine sont citées aujourd'hui en modèles à la majorité des autres pays africains qui sont à la recherche de leurs voies.

Dans ceux de ces pays où la presse et la démocratie se trouvent en situation d'impasse (au Rwanda et au Burundi par exemple), les voix que l'on entend, ne différent en rien aux discours de l'apartheid; et les affrontements sanglants auxquels on assiste, dépassent déjà, par leur barbarie et par leurs nombres de victimes, les massacres organisés jadis et perpétrés contre la majorité de la population d'Afrique du Sud. Des "médias de la haine", non seulement y appellent à la guerre d'extermination inter-raciale, mais se dressent contre la démocratie qu'ils dénoncent et accusent d'être la voie royale pour la liquidation physique de soi-disant minorités ethniques.

Quant aux autres pays qui sont à la croisée des chemins du processus de démocratisation, la presse y est harcelée par des mesures judiciaires, financières et de destruction des équipements qui l'empêchent de jouer son rôle de "quatrième pouvoir", tandis que les institutions démocratiques sont fragilisées dans leur fonctionnement par les politiques officielles d'oppositions tribales.

Parler de démocratie et de liberté de la presse en Afrique, invite également et inévitablement à une comparaison de l'état de ces institutions en Afrique d'une part et en Europe occidentale d'autre part.

A cet égard, les questions se posent de savoir quels sont les héritages de la colonisation européenne sur la presse et la démocratie dans les pays africains. Où vont ces deux institutions en Afrique en cette veille du 21ème siècle dans un monde où l'humanité est menacée par des problèmes tels que la croissance démographique, la pauvreté, la pollution de l'environnement, l'épuisement des réserves d'énergie fossiles et des nappes phréatiques, l'expansion urbaine, etc.

Les chemins qu'elles empruntent répètent-ils les voies anciennes de l'Occident, ou bien s'agit-il d'orientations nouvelles qui sont les contributions des pays africains aux solutions des défis globaux? Quels sont les problèmes que ces pays se doivent de poser et de résoudre en matière de presse et de démocratie?

Dans le présent article, nous n'avons pas la prétention de répondre à ces questions. Le temps et l'espace impartis ne nous le permettent point d'autant plus que très peu de données sont disponibles sur les dernières périodes examinées, par ailleurs trop courtes. Nous nous proposons plutôt de contribuer à la recherche de solutions à ces questions en procédant à une analyse historique des problèmes de la presse et de la démocratie en Afrique. Notre étude portera sur les points suivants:

le rappel des synergies entre démocratie et libertés individuelles;

la longue lutte de l'Occident pour la liberté d'expression. Nous en indiquons quelques enjeux et quelques étapes dans deux pays européens qui ont joué un grand rôle dans la colonisation de l'Afrique. Ce survol historique permet de situer les racines lointaines de certains traits de la presse et de la démocratie dans les pays africains;

les Etats-nations et la crise des médias en Occident;

le contexte historique de la presse écrite et de la démocratie en Afrique subsaharienne. Cette partie permet d'identifier les éléments de la presse et de la démocratie qui ont été mis en place en Afrique et comment. Elle veut aussi servir d'éclairage pour leur évolution;

la démocratie et la presse au lendemain de l'indépendance;

la presse et la démocratie en Afrique aujourd'hui:

les antécédents des luttes démocratiques d'aujourd'hui,

les craintes et les espoirs de la transition,

les problèmes de la démocratie politique, les problèmes de la presse,

la maîtrise technologique, et

les problèmes géopolitiques.

Etre journaliste en Afrique, c'est accepter de ne pas faire des vieux os. On peut être bastonné, arrêté, emprisonné et tué selon le cas, simplement pour avoir écrit, parler derrière un micro ou avoir filmé . Le journaliste connait beaucoup de difficultés dans l'exercice de son métier:

1. Il y a un manque criant de moyens.

2.Les médias et journaux, appartiennent souvent aux apparatchiks du pouvoir ou aux grands commerçants de la place. Le cas de la République démocratique du Congo est criante où la majorité des médias appartiennent aux sénateurs, députés, ministres...Un ancien président de la Haute des Médias (HAM), Modeste Mutinga par fourberie et roublardise s'est octroyé une fréquence radio et télé... Le mouton noir a poussé le bouchon trop loin en continuant à signer de ses articles dans son journal avec son titre de Sénateur! Conséquence l'indépendance des médias ne sont pas garantie.

3.Les journalistes sont rarement payés, ils se font facilement corrompre car il faut bien bouillir la marmite.

4.L'accès aux sources officielles est inexistant, les journalistes se débrouillent d'où parfois des dérapages.

5. Les tracasseries administratives sont un des moyens utilisé par les pouvoirs pour faire taire les journalistes et leurs rédactions.

Le journaliste africain a trois options devant lui:

-se faire tabasser, arrêter et aller en prison,

- se faire tuer

-s'exiler

Pour ne pas noircir le tableau, il faut quand même dire que les journalistes pratiquent un journalisme de proximité en allant sur terrain. Il ya un travail à faire pour un journalisme d'investigation qui est pan important du vrai journalisme.

La question de formations de journalistes se posent aussi avec acuité dans certains pays. L'Afrique est un continent de 56 pays.

Il y a une urgence et importance de renforcer la liberté de la presse et la liberté d’expression, principes sans lesquels n’est possible aucun fonctionnement démocratique, préalable à un développement économique juste et socialement efficace, car vecteur de cohésion sociale.

Ces questions sont cruciales pour le continent africain, longtemps poursuivi par son image de corruption et de sous-développement. Il existe aujourd’hui une Afrique à deux vitesses :

celle des pays vertueux, les plus respectueux de la liberté de la presse et du travail des journalistes, et celle de pays comme la Gambie, le Rwanda,la République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville, le Tchad, le Cameroun qui perçoivent le journaliste comme un ennemi. (exemple Notre confrère Puis Njawé vient de mourir d'un accident de voiture aux Etats-Unis, commandité par le pouvoir camerounais de Paul Biya).

La richesse du paysage médiatique malien avec plusieurs radios associatives n’a rien à voir avec l’absence totale de médias indépendants en Erythrée.

Un professionnel de l’information au Ghana dispose d’une capacité d’expression et d’une liberté de ton infiniment plus grandes que son confrère de Guinée équatoriale.

Les droits fondamentaux, préalables au développement La situation de la liberté de la presse en Afrique est contrastée, comme l’est la situation politique du continent en général.

De plus en plus la dictature devient héréditaire, les fils remplacent les pères au au pouvoir. Un tiers des pays africains sont dirigés par un chef d’Etat issu de l’armée ou de la rébellion, des crises internes minent le Soudan, la Somalie, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine.

Plusieurs pays comme le Liberia et la Sierra Leone ont de grandes difficultés à exorciser leurs vieux démons. Un chef d’Etat africain est sous le coup d’un mandat d’arrêt international et de sept chefs d’inculpation dont ceux de génocide et de crimes contre l’humanité : le président du Soudan nouvellement réélu, Omar el-Béchir. Plusieurs dictateurs délirants, comme Teodoro Obiang Nguema, "Dieu de la Guinée équatoriale", ou Issaias Afeworki en Erythrée, sorte de Roi Lear convaincu de défendre son peuple contre une guerre imaginaire, se maintiennent grâce en partie au manque de volonté politique des organisations régionales et dans l’indifférence de la communauté internationale. Les situations en Côte d’Ivoire et au Zimbabwe sont volatiles. Tous ces régimes occultent malheureusement les réussites de certains Etats et les efforts des autres.

Car le continent africain abrite également des pays porteurs d’une vraie tradition démocratique, comme l’Afrique du Sud, le Mali, le Bénin ou, dans une moindre mesure, le Sénégal. D’autres encore vivent dans les contradictions permanentes.

A cet égard, le contraste entre une Tunisie économique dont le niveau de développement la rapproche des standards européens et une Tunisie politique qui la renvoie dans le cercle des Etats autoritaires peu fréquentables est saisissant.

Lire la suite

Les Augustes, premier café-lecture de France à Clermont-Ferrand !

Michelin est un fabricant français de pneumatiques. C'est une multinationale dont le siège social est à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), en France. Avec 20 % du marché mondial, elle est le leader mondial du pneumatiqueMichelin publie aussi une série populaire de cartes routières et le fameux guide Michelin, qui mentionne des restaurants gastronomiques et se vend dans le monde entier. C’est à Clermont en 1095 que naquit l’idée de Croisade, mouvement d’enthousiasme sans pareil, regroupant riches et pauvres, hommes du Nord et hommes du Sud, laïcs et clercs, liés par un idéal chrétien, source d’une véritable identité. Ce fut aussi le point de départ de l’idéologie de conquête, du refus de l’autre qui allait aboutir quelques siècles plus tard à l’asservissement du Nouveau Monde.

Une statue équestre de Vercingétorix à Clermont-Ferrand. Oeuvre de Bartholdi: le sculpteur de la statue de "La Liberté éclairant le monde" installée dans le port de New-York. Il meurt en octobre 1904, un an presque jour pour jour, après l’inauguration du monument de Vercingétorix à Clermont-Ferrand. Photo Réveil-FM

Hernando Sierra, l'un des fondateurs du premier café-lecture en France à Clermont-Ferrand. Photo Réveil-FM

Clermont-Ferrand, c'est aussi la ville du premier café lecture de France. Crée en 1997, le café lecture est devenu une marque déposée, il faut répondre à certains critères pour s'appeler ainsi.

Un excellent concept où la lecture est mise à l'honneur, lieu de paroles qui prend appui sur l'écrit. La culture à la portée de tous à des heures accessibles à tous. Un café comme tous les cafés, ouvert à tous et à toutes, mais avec quelques milliers de livres, des journaux quotidiens et hebdomadaires, des revues, des animations, des débats, des auteurs-es, et des espaces pour vous isoler confortablement. Excellent afterwork de culture. Il y a des débâts organisés dans le respect de tous et, également, des soirées à thème, très intéressantes.

Visite guidée avec Hernando Sierra, l'un des fondateurs de café lecture de Clermont-Ferrand. Français d'origine Colombienne, cela fait 17 ans qu'Herando Sierra habite la ville de Clermont-Ferrand en Auvergne.

Le café lecture des augustes est un lieu de partage avant tout. Les cafés philo sont une source d'enrichissement très agréables car ils prêtent à des débats et des discussions intelligentes sur la société actuelle, tout cela dans une ambiance simple et apaisante. De nombreux journaux, livres, romans, journaux sont accessibles, et peuvent être accompagnés de pâtisseries, boissons ou sandwiches frais. Les produits sont toujours de bonne qualité. Bon pour un retour à des valeurs sures.

Régine Cusset, Assistante d'animation-secrétaire et Hernando Sierra. Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo et Hernando Sierra devant les Augustes, café de lecture. Photo Réveil-FM

Hernando Sierra, place Jaude à Clermont-Ferrand. Photo Réveil-FM

L'office de tourisme est un partenaire privilégié de café-lecture. Photo Réveil-FM

Le Tramway de Clermont-Ferrand est aujourd'hui un système ferroviaire urbain de type tramway sur pneumatiques Translohr à propulsion électrique, guidé par un rail central. Depuis sa mise en service en 2006, le tram est intégré au réseau de transport en commun de la ville de Clermont-Ferrand en Auvergne. Ce type de transport n'est pas nouveau dans la ville, puisqu'en 1890 Clermont-Ferrand est la première ville française à être équipée d'un tramway électrique. Il fonctionne jusqu'en 1956, époque ou il est remplacé par un réseau d'autobus.

Lire la suite

jeudi 18 novembre 2010

Louis Michel à Kinshasa pour les assises ACP-UE du 2 au 5 décembre 2010 !

La 20ème session de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE qui se déroulera à Kinshasa (République démocratique du Congo) du 2 au 4 décembre 2010. Les co-présidents Louis Michel et David Matongo (Zambie), ainsi que le président de la RDC, Joseph Kabila, et celui de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, s'adresseront à l'Assemblée lors de la séance inaugurale du jeudi 2 décembre à 11h00. Il suffit de parler en aparté hors caméras et micros, avec les Députés européens Français, Allemands, Italiens et autres pour comprendre ce qu'ils pensent du personnage aussi controversé qu'est Louis Michel. "Big Loulou", aujourd'hui simple député européen Belge ne sera jamais un homme d'Etat. Volubile, ses coups de colère et oukases n'impressionnent que ceux qui ignorent les méandres de la politique étrangère. L'ancien ministre belge des Affaires étrangères et ancien Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel a usé et abusé de ces deux casquettes pour instaurer un système mafieux en République démocratique du Congo tout en trompant l'opinion internationale qu'il défendait la cause de la République démocratique du Congo en Belgique et au sein de l’Union européenne. Marionnettiste par excellence, tireur de ficelle patenté dans l'histoire politique congolaise, Louis Michel aura placé sa bande des mafieux dans les institutions de la République démocratique du Congo. Près de 500 millions de dollars, de l'Union européenne pour financer les élections "Louis Michel 2006". 500 millions de dette contracté par la République démocratique du Congo qui doivent être remboursés pour des élections qui n'ont été ni libres, ni démocratiques encore moins transparentes. Pas de recensement des congolais, musellement des médias, journalistes et partis politiques d'opposition, invention de la "Congolité" pour favoriser Joseph Kabila..

Louis Michel, le controversé député européen belge.

C'est à l'Université de Liège soutenue par le parti politique de Louis Michel-Mouvement Réformateur (MR) qu'a été conçue loin des terres congolaises et des Congolais: la Constitution de Liège, imposée par Louis Michel et sa bande aux Congolais. Deux Belges ont assistés à la rédaction de la calamiteuse Constitution: Evariste Boshab, l'actuel président de l'Assemblée nationale, à l'époque directeur de cabinet de Joseph Kabila, pistonné par Louis Michel et Bob Kazadi Kabamba, un vrai pyromane. Il se dit Ecolo mais apparaît aux yeux de l'opinion comme un garçon des courses pour les missions secrètes de Louis Michel au Congo. Bizarre, après avoir écrit en catimini la Constitution de Liège, il y a quelques semaines Evariste Boshab a transiter par la Belgique avant de se rendre à Tunis en Tunisie. Et à l'université de Liège, il s'est exprimé devant ses compatriotes pour dire que la Constitution de Liège, monarchique par ses articles n'était plus tenable, c'est au grand jour qu'Evariste Boshab estime il faut la modifier. Mais qui va la modifier ? Les Joséphistes qui sont à la mangeoire, soucieux de se maintenir et préserver leurs acquis ou des Congolais qui ne sont pas ni juges ou parties et qui sont soucieux de l'intérêt général ?

Démagogue, négationniste Louis Michel ne s'était pas privé le 20 juin 2010, de prendre la défense de Léopold II et de la politique que celui-ci a mené au Congo. Il voit dans le monarque un « héros avec de l’ambition pour un petit pays comme la Belgique ». Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire « P Magazine », L’ancien ministre des Affaires étrangères s’en prend aux critiques sur l’action menée par Léopold II au Congo, le régime inhumain qu’il y faisait régner et la façon dont la Belgique s’est enrichie en exploitant sa colonie. « C’est de la démagogie pure. Léopold II ne mérite pas de tels reproches. Les Belges ont construit le chemin de fer, des écoles et des hôpitaux et mis en marche la croissance économique. Un camp de travail ? Certainement pas. En ces temps-là, c’était simplement la façon de faire », a-t-il déclaré. M. Michel reconnaît qu’au cours de la période de l’Etat indépendant du Congo, quand le pays était propriété du roi et n’avait pas encore été cédé à la Belgique, il était peut-être question de domination et de quête du pouvoir. « Mais à un moment -et ça, on ne peut dire le contraire- la civilisation est arrivée », a-t-il ajouté. « On se laisse facilement aller à l’exagération quand il s’agit du Congo », dit-il encore, tout en concédant que « certaines choses se sont sans doute passées dans l’Etat indépendant du Congo ». Mais condamner Léopold II à titre posthume est une chose trop facile et dangereuse. Quant à l’utilisation du terme de génocide, il la juge « absolument inacceptable et inadéquate ».

Déclaration et dérapage réfutées par les anti-coloniaux et anti-néolonialistes qui considèrent toujours et encore que le Congo de Léopold II était un camp de concentration à ciel ouvert. Le travail forcé pour le portage et l'exploitation du caoutchouc, les exécutions sommaires, les mutilations- les Congolais jugés improductifs étaient fréquemment amputés de leurs mains droites, y compris les morts, afin de prouver que les cartouches n'étaient pas gaspillées inutilement, mais bien utilisées contre ceux qui ralentissaient la productivité attendue. Les sévices violentes, coups de chicotte, mutilations et exécutions accompagnaient le travail forcé. Léopold II criminel contre l'humanité défendu par Louis Michel, député belge européen, cela devrait faire réfléchir tous ceux qui approchent ce personnage !

Il faut comprendre une chose, lorsque le francophone Louis Michel arrive aux Affaires étrangères, en 1999, il doit redorer le blason international belge, terni par le trafic du poulet à la dioxine et la sordide affaire du pédophile Marc Dutroux. La Belgique étant un petit pays dans l'Union européenne, pour avoir le poids voulu, Louis Michel a commencé à joué la carte de la République démocratique du Congo. Il a joué la carte Congo pour se donner une stature en prétendant qu'il maîtrise mieux les affaires africaines au niveau de l'Europe. Ses intérêts au Congo ont obscurcis ses analyses partisanes. L'intelligentsia congolaise dans son ensemble ne croit pas en Louis Michel contrairement à Karel de Gucht son successeur de 2004, lorsque "Big Loulou" est devenu commissaire européen au Développement. et le libéral flamand Karel de Gucht lui a succèdé aux Affaires étrangères, jusqu’en 2009. Là où Louis Michel s’était illustré par une politique congolaise complaisante, hypocrite et farfelue pour protéger sa bande placée au pouvoir à Kinshasa, Karel de Gucht a toujours dit la vérité aux Congolais.

Propos choisis, Karel de Gucht 3-Louis Michel 0:

Karel de Gucht et Louis Michel, deux politiques Belges, deux approches diamétralement opposées

Karel de Gucht, janvier 2010

« Ce qui se passe au Congo est un drame inconcevable. En tant qu'être humain, je n'aurais jamais pu me résoudre à un entretien agréable avec Joseph Kabila, un verre de bière à la main. »

Louis Michel, février 2010

« Le Congo reprend des couleurs et va bientôt arriver à une vitesse de croisière qui va le faire monter en puissance. »

Karel de Gucht, avril 2008

« Les institutions ne suffisent pas pour faire une démocratie, il faut que cette dernière s'inscrive aussi dans les moeurs de la classe politique et du peuple. »

Louis Michel, juin 2006

« Joseph Kabila représente l'espoir pour le Congo. »

Karel de Gucht, octobre 2004

« Je n'ai pas rencontré d'homme d'Etat au Congo. »

Bruxelles, vendredi17 septembre 2010, le fameux Bob Kazadi Kabamba et Malu Malu, l'abbé tripatouilleur des élections au Congo. Le jeudi 19 avril 2008, Malu Malu a été reçu Docteur Honoris causa à l'Université de Liège où preste Bob Kazadi Kabamba, Université financée par le Mouvement Réformateur(MR), parti de Louis Michel. Photo Cheik Fita

D'aucuns se souviennent encore des étranges relations de Louis Michel, Commissaire européen à l'époque avec Georges Arthur Forrest, Consul général de France à Lubumbashi, République Démocratique du Congo et Conseiller du Commerce extérieur du gouvernement belge, mis en ligne par Erik Bruyland journaliste belge néerlandophoneun in « Trends » du 11 juillet 2002 .

Madame Angela Merkel, Monsieur le Président Borell, Monsieur Le Président Barosso,

Le 18 février 2000 (Moniteur Belge du 15.03.2000), l'actuel Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire le Belge Louis Michel a nommé par arrêté royal M. Georges Arthur Forrest - un homme d'affaires belges dont la famille est établie depuis plus de 80 ans au Katanga (riche province minière de la RDC) - aux fonctions de Conseiller du commerce extérieur du gouvernement belge.

Georges Arthur Forrest

M. Georges Arthur Forrest fait donc partie du réseau diplomatique belge ! ! ! Interrogé par une sénatrice belge - Madame Erika Thijs - en date du 27 juin 2002 M. Louis Michel à l'époque ministre des Affaires étrangères a prétendu n'avoir rencontré M. Georges Arthur Forrest qu'à deux reprises. Or, le contenu du courrier adressé par M. Georges Arthur Forrest à M. Louis Michel en date du 28 février 2002 démontre l'existence d'une relation suivie entre ces deux personnages !

M. Georges Arthur Forrest, dans une interview accordée le 21 juillet 2006 au journal suisse germanophone « Neue Zürcher Zeitung » a reconnu avoir financé, le « Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie »,PPRD en sigle, la formation politique du Président Joseph Kabila de la RDC.

Je vous rappelle, ainsi qu'indiqué supra que M. Georges Arthur Forrest fait partie du réseau diplomatique belge et attire votre attention sur le prescrit de l'article 24 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC qui interdit à un Etat étranger de financer directement ou indirectement un parti politique en RDC !

Sachant que Louis Michel a nommé Georges Arthur Forrest par arrêté royal du 18 février 2000 aux fonctions de Conseiller du commerce extérieur du gouvernement belge connaissant les relations étroites entre ces deux individus (cf affaire dite du "telexgate" et le contenu de la lettre adressée le 28 février 2002 par Georges Arthur Forrest à Louis Michel ; intervention de Louis Michel pour que l'Office National du Ducroire couvre un risque commercial et accorde sa garantie au projet de construction à Lubumbashi de l'usine "STL" par une société de Georges Arthur Forrest) et enfin compte tenu de ce que Georges Arthur Forrest a reconnu qu'il a financé le PPRD (parti pour la reconstruction et la démocratie) formation politique du Président Joseph Kabila :

M. Louis Michel offre-t-il les garanties d'indépendance et d'intégrité qui sont exigées de la part de tous les Commissaires européens ? Ne porte t-il pas atteinte à la crédibilité de la Commission européenne, l'Union européenne ayant été le principal bailleur de fonds du processus électoral en République Démocratique du Congo ?

En clair, la question de la démission du Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire Louis Michel ne doit-elle pas être posée ?

1 ° Interview de Georges Arthur Forrest publiée dans le « Neue Zürcher Zeitung » du 21 juillet 2006 dans laquelle l'homme d'affaires belges reconnait avoir financé le parti du Président Joseph Kabila : www.nzz.ch

2° Questions orales posées le 27 juin 2002 par la sénatrice Erika Thijs à M. Louis Michel au sujet de l'exploitant minier Georges Arthur Forrest : www.senate.be

3° Considérations de la sénatrice Sabine de Bethune au sujet des relations de M. Georges Arthur Forrest et M. Louis Michel.

Rapport de la commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter sur l'exploitation et le commerce légaux et illégaux de richesses naturelles dans la région des Grands Lacs au vu de la situation conflictuelle actuelle et de l'implication de la Belgique (Doc. 2-942) :

Mme Sabine de Bethune (CD&V). : Je parlerai des liens étroits entre Georges Forrest et son groupe et la coalition arc-en-ciel.

Les contacts et le rôle de certains responsables politiques belges dans le fonctionnement du groupe Forrest soulèvent de nombreuses questions. Je tiens à préciser que les remarques que nous formulons se situent au niveau déontologique et que nous nous demandons comment le gouvernement belge peut mener sa politique africaine dans ce contexte et jouer de manière crédible un rôle dans le processus de paix en Afrique centrale.

Comment peut-il tenter de convaincre les dirigeants africains de résister aux tentatives de corruption et aux pressions dont ils font l'objet si, dans le même temps, des personnalités du pouvoir législatif et exécutif belge sont mises en cause dans l'affaire des pillages ? Nous ne nous prononçons pas sur la culpabilité éventuelle de ces personnes mais nous estimons que de tels liens sont pour le moins imprudents et ne sont pas conformes à l'éthique politique.

Je donnerai quelques exemples. Depuis juin 2001, Pierre Chevalier est administrateur et l'un des trois vice-présidents du groupe Georges Forrest International (GFI). Depuis 1998, il était déjà l'avocat du groupe et, en tant que secrétaire d'État au Commerce extérieur, il a été impliqué dans la garantie controversée accordée par le Ducroire à la Société pour le traitement du terril de Lubumbashi (STL).

Depuis septembre 2000, il préside la Commission des Relations extérieures de la Chambre. Cela ne nous gêne pas, c'est une fonction parlementaire à laquelle la majorité l'a nommé. Le problème est que cette commission se réunit souvent à huis clos pour discuter de la politique belge à l'égard du Congo et de la région. Le président d'une commission des Relations extérieures est une autorité morale et politique qui peut jouer un grand rôle vis-à-vis des partenaires avec lesquels la Belgique négocie.

Une autre personnalité dont le nom n'a pas souvent été cité lors des travaux de la commission mais que le groupe CD&V tient à mentionner est Jean-Claude Marcourt. Il est vice-président de GFI et chef de cabinet de la vice-première ministre Onkelinx, chargé de la politique générale et de la coordination générale. Il a travaillé, depuis 1988, dans différents cabinets PS. Au moment où la firme STL a introduit sa demande auprès de l'Office du Ducroire, il a obtenu une fonction au service du Commerce extérieur. Inutile d'expliquer le rôle important que joue un chef de cabinet d'un vice-premier ministre.

Il s'agit à nouveau d'une personne qui dispose d'importantes informations sur la politique belge et la politique à l'égard du Congo et peut influencer certaines décisions politiques et qui, simultanément, est vice-président d'un groupe jouant un rôle majeur dans le commerce avec la région des Grands Lacs et les éventuels pillages.

Cette personne a également été un conseil du groupe Forrest par le biais de son bureau d'avocats Marcourt-Collins. Ce bureau s'occupe toujours des dossiers du groupe Forrest et Bruno Collins, qui est aussi administrateur de GTL, était l'un des conseils qui ont assisté Georges Forrest lors de son audition par notre commission d'enquête. Cela prouve que le bureau Marcourt-Collins est étroitement lié aux activités du groupe Forrest.

M. Frans Lozie (AGALEV). : Vous ne voulez pas aller plus loin dans ce dossier. Au nom de mes collègues d'Écolo, du VLD et d'Agalev membres de la commission d'enquête, je déclare que nous souhaitions continuer à travailler sur ce dossier. Le CD&V ne nous a toutefois pas soutenus.

Mme Sabine de Bethune (CD&V). : Nous avons donc le même objectif sur ce point. Reste à savoir comment les deux sénateurs du CD&V pouvaient bloquer cette fantastique commission. La commission s'est enlisée d'elle-même par manque de volonté politique, de méthodologie et de collégialité.

Le vice-premier ministre Michel nie tout lien avec le groupe Forrest International, alors que lors de sa première visite au Congo, il s'est rendu sur le site avec Georges Forrest. C'est également par son entremise que la garantie de l'Office du Ducroire a été approuvée dans le dossier STL et qu'un risque commercial a été couvert pour un investissement du groupe Forrest.

La couverture d'un risque commercial ne fait pas partie des missions du Ducroire. Le rapport de l'expert juridique indique à plusieurs reprises que le cabinet des Affaires étrangères est intervenu pour que le risque commercial soit couvert en raison d'intérêts politiques.

Rappelons enfin que l'ancien directeur général des Affaires étrangères et ancien membre du conseil d'administration de l'Office du Ducroire, M. Guillot-Pingue, a également été administrateur du groupe Forrest International avant M. Chevalier.

Ces informations objectives montrent l'existence de liens évidents entre la majorité et des personnes jouant un rôle majeur au sein du groupe Forrest. Ces liens sont pour le moins en contradiction avec le rôle qu'entend jouer la majorité dans la région des Grands Lacs. D'un côté, le gouvernement négocie avec les dirigeants africains pour rétablir la paix et faire respecter certains principes et, de l'autre, des personnalités proches de la majorité sont présentes dans des groupes économiquement actifs dans la région - et souvent dans la zone floue.

Je fais référence à l'audition de M. Forrest et aux déclarations de nombreux collègues. Ils se sont moqués de Mme Thijs et de moi-même et nous ont traitées de naïves, prétendant qu'il est impossible de faire des affaires au Congo sans distribuer de pots de vins ou céder aux pressions politiques. La majorité considère par ailleurs qu'il n'est pas gênant qu'une personne censée encourager les pays de la région à oeuvrer pour la paix et une bonne gouvernance, joue un rôle dans un groupe ayant des intérêts économiques dans ce pays.

Pour nous, les choses sont claires : la majorité connaît l'existence de ces liens mais n'y voit pas d'objection éthique, elle y a donc intérêt.

M. Frans Lozie (AGALEV) : Des personnes que vous défendez se sont rendues coupables de pillages, madame de Bethune.

Mme Sabine de Bethune (CD&V) : Je suis née en 1958. Ma génération n'est pas responsable de ces faits.

Je voudrais poursuivre. Je vous donne des exemples de décisions ou événements controversés où un lien est établi avec les responsables politiques que j'ai cités. Ils peuvent éclairer notre vision des choses.

Le premier exemple est le « telexgate ».

Grâce à une fuite, un e-mail contenant un rapport confidentiel et critique du cabinet des Affaires étrangères sur l'Entreprise Générale Malta Forrest est arrivé entre les mains de Georges Forrest. Ce dernier n'as pas voulu expliquer comment en commission.

Je suis persuadée qu'il savait très bien de qui venait ce document mais je ne peux le prouver. Certains collègues partagent mon avis.

La commission n'a toutefois pas fait usage de ses compétences de juge d'instruction pour tirer cette affaire au clair. Qui plus est, le ministère des Affaires étrangères et M. Forrest lui-même ont déposé une plainte contre X, façon habile d'éviter que la commission d'enquête ne fouille trop profondément.

Où la fuite s'est-elle produite ? Plusieurs noms ont été cités mais la commission n'y a donné aucune suite. Elle n'a pas organisé de confrontation pour faire éclater la vérité.

Le deuxième exemple est la STL et le rôle de l'Office du Ducroire.

La couverture du risque à concurrence de 20 millions de dollars plus 2 millions de dollars d'intérêts, accordée par l'Office du Ducroire à la STL en dépit d'avis négatifs préalables, amène à s'interroger. Tous les indicateurs de risque pour le Congo étaient négatifs en raison de la guerre. Aucune couverture ne devait donc en principe être accordée pour ce pays. La garantie a néanmoins été accordée après intervention du vice-premier ministre Michel.

La lettre figure dans le dossier. Cette lettre demande une approche positive du dossier et précise que le vice-premier ministre n'est pas compétent pour exercer des pressions sur la commission chargée d'étudier le dossier.

Une lettre bien tournée propre à l'ancienne culture politique et au clientélisme politique. Les collègues plus âgés connaissent bien la méthode qui consistait à plaider pour une chose tout en s'assurant, par une petite phrase, une couverture juridique. C'est la méthode utilisée dans la lettre du ministre Michel.

Telle est la teneur de la lettre.

4° Article d'Erik Bruyland journaliste belge néerlandophone in « Trends » du 11 juillet 2002 concernant les relations entre Forrest et Louis Michel ce dernier prétend l'avoir rencontré que deux fois :

http://makr.roularta.be/archief/Sho...

5° arrêté royal du 18 février 2000 (Moniteur Belge du 15.03.2000) portant nomination de Conseillers du Commerce extérieur

Publié le : 2000-03-15

MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DU COMMERCE EXTERIEUR ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

18 FEVRIER 2000.

Arrêté royal portant nomination de Conseillers du Commerce extérieur

Albert II, Roi des Belges,

A tous, présents et à venir, Salut.

Vu l'arrêté royal du 11 avril 1984 portant statut des Conseillers du , modifié par l'arrêté royal du 4 juin 1997 ;

Sur la proposition de Notre Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et de Notre Secrétaire d'Etat au,

Nous avons arrêté et arrêtons :

Article 1er.

Sont nommés Conseiller du Commerce extérieur les personnes dont le nom suit :

M. Adriaens, Romain, managing director de Siemens Communications Ltd. à Nairobi, Kenya.

M. Arts, Umberto, general manager de la S.A. KBC Banque à Hong Kong, Chine.

M. Baudru, André, consultant auprès de Belgo-Lux Rio à Rio de Janeiro, Brésil.

M. Bauwen, Guy, director marketing & business development de la S.A. Alcatel.

M. Benoit, Marc, président, directeur général de la S.A. Ecotechnic à Genay, France.

M. Becquart, Dirk, marketing director du Port of Kotka Ltd. à Kotka, Finlande.

M. Berlinblau, Alain, propriétaire-exploitant de Airborne.

M. Beunier, Jean-Marc, directeur régional de la S.A. Sabena à Lille, France.

M. Bruyland, Marcel, gérant de la S.P.R.L. Brucar.

M. Chataoui, Youssef, président, directeur général de la S.A. Golden Rock, Sal et Euro Feed Industries à Beyrouth, Liban.

M. Cluydts, Yvan, administrateur de la S.A. Sebel-Invest à Dakar, Sénégal.

M. Coppens, Maximilien, représentant auprès de l'Union européenne de la S.A. Banque Nationale de Paris.

M. Corne, Johan, administrateur de la S.A. Corne Packaging (Wevelgem) et président, directeur général de la S.A. Corne Emballages à Halluin et Le Meux, France.

M. Cornet, Jean-Pierre, administrateur de la S.A. Gobi Europe.

M. Cremers, Pierre, chairman de Anglo-Eastern Ship Management Ltd. à Hong Kong, Chine.

M. Cuvelier, Jean-Paul, propriétaire, administrateur de Alfa Technology Ltd. à Hong Kong, Chine.

M. Dada, Sikander, managing director de Dadex Eternit Ltd. à Karachi, Pakistan.

M. Dahlmann, Frédéric, associé-gérant de la S.P.R.L. Findahl à Harare, Zimbabwe.

M. Deckers, Daniel, overseas area export manager de la S.A. Van Hool.

M. Decoster, Raymond, administrateur délégué de la S.A. Flanders International Trading.

M. De Keyser, Jean, administrateur délégué de W.E.S.T. Forwarding Services Inc. à Bensenville, Etats-Unis d'Amérique.

M. Delbecque, Jean, senior regional manager de la S.A. Banque Bruxelles Lambert.

M. De Leu, Jean-Pierre, managing director de AT & T SSI Inc. à Lavington, Kenya.

M. De Maayer, Petrus, directeur général de Agfa (Pty) Ltd. à Isando, Afrique du Sud.

Mme Demeestere, Katelijn, directeur de l'A.S.B.L.I. the European Petrochemical Association.

M. Demoustier, Alain, administrateur de la S.A. Soc. Luso-Belga de Marmores à Lisbonne, Portugal.

M. Deschietere, Philip, gérant de la S.P.R.L. International Strategic Alliance.

M. Deruytter, Dave, chief representative de la S.A. Banque Bruxelles Lambert à Pékin, Chine.

M. De Souza Lima, Joao, président de la Fédération des Chambres du à Rio de Janeiro, Brésil.

M. De Wilde, Stefan, administrateur délégué de la S.P.R.L. Denatra.

M. D'Hanens, Franciscus, représentant de la S.A. Belgibo et directeur de la Chambre de Commerce et d'Industrie Belgo-Luxembourgeoise-Brésilienne au Brésil à Sao Paulo, Brésil.

M. Dossche, Jan, administrateur délégué de la S.A. Dynag.

M. Duffeler, Freddy, managing director de Agfa-Gevaert Ltd. Australia à Melbourne, Australie.

M. Dufour, Jean-Marc, president Vesuvius systems de la S.A. Vesuvius Group.

M. Fontaine, Roger, directeur général de la S.A. Gerling Namur Inform à Compiègne, France.

M. Fornoville, Stéphane, consultant à Lyon, France.

M. Forrest, Georges, président de la S.A. Georges Forrest International à Lubumbashi, République démocratique du Congo.

M. France, Claude, administrateur-directeur général de la S.P.R.L. Brasimba à Lubumbashi, République démocratique du Congo.

M. Gauquier, Jean-Marie, administrateur délégué de la S.C. Groupe G.

M. Gilliot, Denis, senior manager de la S.A. Bank Brussels Lambert à Singapour, Singapour.

M. Gillon, Baudouin, directeur général pour l'Italie de la S.A. Fortis Banque à Milan, Italie.

M. Goethals, Hubert, administrateur délégué de la S.A. Goethals.

M. Goto, Susumo Bill, general manager de la S.A. Bekaert Asia à Tokyo, Japon.

Mme Hakim, Srikandi, president director de la S.A. P.T. Indo Public Relations à Jakarta, Indonésie.

M. Hanin, Bernard, administrateur délégué de la S.A. Agence pour l'investisseur étranger en Wallonie.

M. Hardy, Jean, vice-président de l'A.S.B.L. World Trade Center Association of Brussels.

M. Hebrant, Gérard, directeur général de la S.P.R.L. ITS Gambia et VMC Gambia à Banjul, Gambie.

M. Hoes, Walter, owner's representative pour SCL/CMBT à Kampala, Ouganda.

M. Hoyez, Pascal, directeur général de la S.A. Advanced Industrial & Engineering Consulting Co à Amman, Jordanie.

Mme Hupperts, Isabelle, chief representative for Japan and Asia-Pacific de la S.A. Société Générale de Belgique à Tokyo, Japon.

M. Israël, Hasday, directeur de Quickinsert (Pty) Ltd. à Cape Town, Afrique du Sud.

M. Jacques, Paul, directeur de la S.A. Fortis Banque.

M. Janssen, Leo, managing director for financial markets de la S.A. ING Barings à Hong Kong, Chine.

M. Jourquin, Christian, directeur général du secteur « Transformation » ; membre du comité exécutif de la S.A. Solvay.

M. Kaczorowski, Alain, directeur général de la S.P.R.L. Tecnobel à Santiago, Chili.

Mme Latache Pimentel, Gisela, directeur de Assessor-Assessoria e Marketing Ltda. à Recife, Brésil.

M. Ledoux, Luc, administrateur délégué de la S.A. Agrim Consult.

M. Leflot, Marc, administrateur délégué et président du comité de direction de la S.A. Banque de la Poste.

M. Lemaire, Maximilien, directeur général de la Générale de Manufacture S.A.R.L. à Abidjan, Côte d'Ivoire.

M. Lerho, Roger, directeur commercial de la S.A. Distrigui à Conakry, Guinée.

M. Lips, Gabriel, directeur général de Telindus B.V. à Utrecht, Pays-Bas.

M. Litvine, Ronald, business development manager de la S.A. Tractebel.

M. Lohoury Guigui, Gabriel, président du conseil d'administration de Motoragri S.E.M. à Abidjan, Côte d'Ivoire.

M. Loizaga Viguri, José, président de Mercapital Servicios Financieros S.L. à Madrid, Espagne.

M. Lucidi, Francesco, agronome à Ascoli, Italie.

M. Lys, Jean-Claude, directeur de la S.P.R.L. Entreprise de construction Jean-Claude Lys à Bissau, Guinée Bissau.

M. Maleh, Hassan, président de Maleco for Trading & Industry à Damas, Syrie.

M. Mechant, Robert, consultant de la S.C. JAC Management.

M. Mercier, Patrick, president and chief executive officer du Bureau d'Electronique Appliquée Inc. à Pittsburgh, Etats-Unis d'Amérique.

M. Mikolajczak, Michel, directeur de la zone Liège, Namur, Luxembourg de la S.A. Fortis Banque.

M. Nelis, Philippe, directeur général de la S.A. Fina Italiana à Milan, Italie.

M. Nienhaus, Benoit, administrateur délégué de la S.A. Grands Elevages de Katongola à Lubumbashi, République démocratique du Congo.

M. Parmentier, Claude, gérant-administrateur de la S.P.R.L. PC Consultants.

M. Parser, Jacques, conseiller de la S.A. Trade Arbed à Pozuelo de Alarcon, Espagne.

M. Pauwelijn, Patrick, directeur général de Impextraco Latin America Ltda. à Curitiba, Brésil.

Mme Ponnet, Ghislaine, administrateur délégué de la S.A. Packo America à Santiago, Chili.

M. Poppe, Luc, general manager de la S.A. Alcatel Bell à Pékin, Chine.

M. Regout, Jean-Marc, administrateur délégué de la S.A. Banque Belgolaise.

M. Regout, Stanislas, consultant de la S.P.R.L. Aegist Conseil.

M. Renauld, André, administrateur délégué de la S.A. de Vente des Equipements Trane. M. Rosé, Claude, airfreight manager de Transami Kenya Ltd. à Nairobi, Kenya.

M. Rosenfeld, Jean-Michel, directeur de Solvay do Brasil Ltda. à Sao Paulo, Brésil.

M. Sharara, Fayçal, directeur général de la S.A. Pêcheries Frigorifiques du Sénégal à Dakar, Sénégal.

M. Simoen, Yvan, managing director de la S.A. Anglo Bel Investments à Cape Town, Afrique du Sud.

M. Slagmulder, Paul, président du « Nederlands Verbond van de Groothandel » à la Haye et président de la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise pour les Pays-Bas à Dordrecht, Pays-Bas.

M. Smet, Frank, general manager de Hamburg Sud Columbus Line Chile à Santiago, Chili.

M. Somville, Jacques, président, administrateur délégué de la S.A. Fonderies Africaines à Lubumbashi, République démocratique du Congo.

M. Taeymans, Marc, senior counsel de la S.A. Fortis Banque.

M. Thoelen, Karel, directeur général de la S.A. Sioen Tunisie à La Charguia, Tunisie.

M. Tropp, Izak, directeur de Ies Tropp Agencies à Tel Aviv, Israël.

M. Tumson, Francis, président de la Belgian Irish Business Association et managing director de Nobleway Ltd. à Stillorgan, Irlande.

M. Van Ass, Guy, administrateur délégué de la S.A. Banque B.T.M. à Tananarive, Madagascar.

Mme Van Bladel, Mercedes, administrateur de la S.A. Cofin Technologies et représentant de la S.C. Incofin à Arica, Chili. M. Vandoorne, Laurent, general manager de Vipatex Inc. à Karachi, Pakistan. M. van Engelen, Pierre, administrateur de Vanilla Development Kenya Ltd.

M. Van Hooghten, Paul, avocat-associé du bureau d'avocats De Bandt, van Hecke & Lagae. M. Van Innis, Noël, administrateur, directeur général de Belmic S.R.L. à Erba, Italie.

M. Van Riet, Piet, directeur de International Consult Piet Van Riet.

M. Van Vollenhoven, Willem-Jan, directeur de « Handels- en Transportmaatschappij Bingham & Co. B.V. » à Rotterdam, Pays Bas.

M. Vergucht, Eric, general manager de Terrisol Corporation à New York, Etats-Unis d'Amérique.

M. Verva, Jacques, président de la Chambre de Commerce franco-belge du Nord de la France à Lille, France.

M. Verwilghen, Alain, directeur général France de la S.A. Sabena à Paris, France.

M. Westerlund, Jean-Jacques, président de la S.A. Westerlund Corporation.

M. Willems, Guy, gérant de la S.P.R.L. WEC International.

Art. 2.

Le titre de honoraire est conféré à la personne dont le nom suit :

M. Dollinger, Jean-Marie, administrateur de l'A.S.B.L. Foire internationale de Bruxelles.

Art. 3.

Le présent arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Moniteur belge.

Art. 4.

Notre Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et Notre Secrétaire d'Etat au sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.

Donné à Bruxelles, le 18 février 2000.

Albert Par le Roi :

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, L. Michel

Le Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, P. Chevalier

SA ZETES et ses machines à frauder les élections

Les Togolais qui dernièrement ont choisis la même société belge SA ZETES que les Congolais de la République démocratique du Congo pour les Kit électoraux n'ont que leurs yeux pour pleurer. Louis Michel est l'artisan et l'architecte des élections de 2006 en République Démocratique du Congo, que des Congolais ironisent en les appelant "Elections Louis Michel". Les élections Louis Michel consiste à ne pas faire préalablement le recensement des populations. A procéder à l’enregistrement des électeurs avec tous les risques que cela comportent. La méthode d’enregistrement des électeurs, qui semble fiable à première vue, comporte plusieurs risques dès lors que les différents acteurs en lice n’ont aucune maîtrise sur la collecte des données enregistrées, la société ZETES qui fournit le logiciel en a la seule maîtrise.Or, ZETES est une société belge, pays dont est originaire Louis Michel. Les Congolais de Belgique dénoncent le contenu de plusieurs courriels, un hypothétique lobbying de l'ancien Commissaire européen au Développement et à l'Action humanitaire le Belge Louis Michel en faveur de la société belge spécialisée dans les technologies d'identification biométriques la SA ZETES Industries. Les Congolais viennent de mettre en évidence ce qui pourrait être le chainon manquant entre Louis Michel et la SA ZETES Industries : la présence du Vicomte Olivier Davignon (dont le Père le Vicomte Etienne Davignon fût précisément le Conseiller spécial du Commissaire européen Louis Michel) au sein du conseil d'administration de la SA COBEHOLD la société qui détient 95 % de la SA COBEPA elle même actionnaire à hauteur de 16,09 % de la SA ZETES Industries.

Le Vicomte Etienne Davignon, Président de Brussels Airlines et ancien associé de la MIBA (société minière exploitant le diamant dans la Province du Kasaï-Oriental) au travers de la société SIBEKA impliqué en sa qualité de jeune diplomate stagiaire à Léopoldville (Kinshasa) dans l'enchaînement des événements ayant conduit à l'assassinat du Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba exerçait les fonctions de Conseiller spécial de l'ex-Commissaire européen Louis Michel.

SA Zetes livrera 9.500 kits biométriques à la République démocratique du Congo, dans le cadre des élections présidentielles de 2011

A cet égard, la Banque Mondiale (BM) a indiqué dans un courrier adressé à l’asbl Aprodec en date du 17 août 2010 que contrairement à ce que le communiqué de la s.a. Zetes du 22 juin 2010, laissait croire qu’elle n’était pas intervenue ni dans le financement ni dans la passation du marché litigieux.

Lire la suite

mercredi 17 novembre 2010

Paul Kagamé à Brazzaville, quel dessous des cartes ?

Plusieurs médias africains se sont limités au fait d'annonce officielle de la visite de Paul Kagamé, le "Bismack des Grands Lacs" au Congo-Brazzaville, chez Denis Sassou Nguesso: le reporter Brazzavilois s'est trompé en parlant de l'accolade entre les deux présidents alors qu'il y a eu poignée des mains (voir vidéo), 21 coup de canon à Maya Maya, discours alambiqué devant les parlementaires Congolais...Pourquoi cette visite de Paul Kagamé maintenant à Brazzaville ? Quel est le dessous des cartes ? Quel message sublimal a voulu faire passer Paul Kagamé, nouvellement élu président du Rwanda après une mascarade électorale pour se perpétuer de manière pathétique à la tête d'un pays où la population hutu majoritaire est mâtée et les 2% des twa, pygmés ignorés ? Quelle est la crédibilité de la déclaration de Paul Kagamé devant la presse à l’issue de sa visite de 48 heures au Congo-Brazzaville: « L’Afrique est riche en ressources mais ces abondantes richesses n’ont pas toujours profité à nos peuples, principalement parce que nous ne possédons pas les moyens de les exploiter et d’en contrôler la commercialisation ». « L’Afrique, qui va bientôt avoir un milliard d’habitants, mérite d’être bien représentée au Conseil de sécurité des Nations Unies » a dit le chef de l’Etat rwandais estimant que revendiquer son entrée dans cet organe de l’ONU est « une question de droit ». Des vraies paroles en l'air! Qui ne sait pas le Rwanda s'enrichit grâce aux pillages systématiques des ressources naturelles de la République démocratique du Congo ? Combien des hutus et twa (pygmés) occupent les hautes fonctions au Rwanda ? Au lieu de réclamer et revendiquer une représentation au Conseil de Sécurité des Nation-Unies, revendication légitime, Paul Kagamé devrait d'abord balayer devant sa porte en intégrant les hutus et les twa au lieu de les pousser à l'exil et de cesser d'agresser, piller les ressources minières de la République démocratique du Congo.

Brazzaville, dimanche 14 novembre 2010, arrivée de Paul Kagamé à Maya Maya

Paul Kagamé et Denis Sassou Nguesso passent les troupes en revue


Le Président rwandais en visite d’Etat à Brazzaville
envoyé par Congo-SiteOfficiel. - L'info video en direct.

Les raisons de la visite de Paul Kagamé à Brazzaville:

1. Paul Kagamé mentor de Joseph Kabila est allé plaidé la cause de son sous-fifre au près de Denis Sassou Nguesso. Joseph Kabila n'est plus en odeur de sainteté auprès de Dos Santos, le président angolais. En effet, 6 barbouzes rwandais en tenue militaires des Fardc ont été arrêtés à Luanda. Ils avaient pour mission d'assassiner le président Angolais: Dos Santos.

Or l'armée angolaise est la plus puissante et aguerrie de l'Afrique centrale. Paul Kagamé le sait très bien, malgré les promenades de santé de sa soldatesque pillarde, tueuse à l'Est de la République démocratique du Congo

Souvenons-nous, le 5 juin 1997 lorsque débute une nouvelle guerre civile au Congo-Brazzaville qui fera plus de 100 000 morts, autant que la guerre des Balkans. À la mi-octobre, c'est l'armée angolaise venue de Cabinda, avec des mercenaires et miliciens qui prendront le contrôle du pays et Denis Sassou-Nguesso s'autoproclamera président de la République face à la fuite de Pascal Lisouba.

Lors de l'agression de la République démocratique du Congo par la coalition Rwando-Oungando-Burundaise, le 2 août 1998. L'Angola a sauvé le régime de Kinshasa, un peu de chronologie peut nous y aider:

-27 juillet 2008: Le President Laurent-Desire Kabila donne l'ordre a toutes les troupes etrangeres, y compris les Rwandais et les Ougandais, de quitter le pays.

- 2 août 1998: Une partie de l'armee commence une rebellion contre Kabila dans l'est de la RDC. Des combats sont rapportes a Goma et a Bukavu (Nord et Sud Kivu) entre les troupes loyales au gouvernement et une coalition rebelle, qui comprendrait des soldats congolais, en particulier des soldats banyamulenge d'origine tutsie, appuyes par des forces rwandaises. Des combats eclatent egalement dans deux camps militaires a Kinshasa lorsque les troupes du gouvernement cherchent a desarmer les soldats rebelles banyamulenge et les Rwandais.

-3 août 1998: Les rebelles prennent le controle de Goma et de Bukavu alors que les combats s'etendent a d'autres regions de l'est de la République démocratique du Congo. Les troupes du gouvernement reussissent a maitriser la rebellion a Kinshasa. Un couvre-feu de trois jours est impose sur la capitale. La circulation fluviale entre Kinshasa et le Congo-Brazzaville est interrompue.

-4 août 1998: Le Rwanda dement toute implication dans la rebellion congolaise. Les rebelles detournent un avion sur l'aeroport de Goma et oblige le pilote a traverser le pays jusqu'a la base militaire de Kitona situee dans la province du Bas-Congo. L'avion aurait transporte des centaines de soldats rwandais pour ouvrir un front sur l'ouest.

-5 août 1998: Le Ministre congolais des affaires etrangeres, Bizima Karaha, annonce à Goma qu'il a rejoint les rangs de la rébellion.

-6 août 1998: Uvira dans le Sud Kivu tombe aux mains des rebelles. M'zee Laurent-Désiré Kabila accuse le Rwanda d'avoir envahi le pays. Les orgnisations de defense des droits de l'homme rapportent des persecutions de Tutsis à Kinshasa par les soldats du gouvernement.

-7 août 1998: Les rebelles prennent le controle de Muanda et de la base navale de Banana dans le Bas-Congo, coupant efficacement les principales voies d'approvisionnement de Kinshasa depuis le port de Matadi.

-8 août 1998: Les dirigeants de la République démocratique du Congo, du Zimbabwe, du Rwanda, de l'Ouganda, de la Zambie, de la Namibie et de la Tanzanie se réunissent à Victoria Falls, au Zimbabwe, pour discuter de la crise.

-9 août 1998: Beni dans le Nord-Kivu tombe aux mains des rebelles. M'zée Laurent-Désiré Kabila accuse publiquement les troupes ougandaises de combattre en République démocratique du Congo aux côtés des rebelles.

-12 août 1998: Les rebelles prennent Bunia en Ituri (Province Orientale).

-13 août 1998: Les rebelles prennent le barrage hydro-electrique d'Inga dans le Bas-Congo, ayant ainsi le contrôle sur l'approvisionnement en électricité dans Kinshasa, la capitale congolaise.

-17 août 1998: Les rebelles annoncent que leur mouvement va être connu sous le nom de Rassemblement congolais pour la democratie (RCD). Ernest Wamba dia Wamba, professeur d'universite en exil, est nomme President, Arthur Z'Ahidi Ngoma, homme politique de l'opposition, devient son adjoint. Les rebelles revendiquent egalement la prise du port de Matadi dans l'ouest, et de Walikale, Baraka, Lubutu et Fizi dans l'est.

-18 août 1998: Dans un communique publié à Addis-Abeba, l'OUA appelle les rebelles à déposer leurs armes et condamne "toute agression extérieure" dans les affaires de la RDC.

-19 août 1998: Les ministres de la défense du Zimbabwe, de la Namibie et de l'Angola, réunis à Harare, décident d'envoyer des troupes et du matériel militaire en RDC pour repondre favorablement à la demande d'aide que M'zée Laurent-Désiré Kabila a faite à la 'Southern African Developement Community' (SADC -Communaute de developpement de l'Afrique Australe). -21 août 1998: Les troupes zimbabweennes et angolaises arrivent à Kinshasa et dans le Bas-Congo pour renforcer l'armée de la RDC face à l'avancée rebelle vers la capitale.

21 et 22 août 1998: Dans deux communiques differents, le Rwanda et l'Ouganda mettent en garde qu'ils pourraient intervenir dans le conflit congolais pour proteger les interets nationaux (dans le cas de l'Ouganda) et les interets des Tutsis (dans le cas du Rwanda). Le Rwanda maintient n'avoir aucun soldat en République démocratique du Congo, alors que l'Ouganda fait savoir que sa presence est limitée à deux bataillons de l'armée envoyés, pour combattre les rébelles ougandais basés en RDC, avant que ne commence la rébellion.

-23 août 1998: Le President sud-africain Nelson Mandela preside un sommet à Pretoria où sont présents les pays membres de la SADC, y compris la RDC. Ce sommet, auquel participent également les présidents de pays non membres de la SADC, notamment l'Ouganda, le Rwanda et le Kenya, donne à Nelson Mandela le mandat d'organiser un cessez-le-feu en consultation avec le Secretaire general de l'OUA, Salim Ahmed Salim.

Le Vatican annonce que 207 personnes ont été massacrées par les rebelles banyamulenge dans la mission catholique de Kasika près d'Uvira.

Les troupes du gouvernement et leurs alliés notamment Angolais reprennent la base militaire de Kitona dans le Bas-Congo, alors que les rebelles prennent Kisangani dans la province Orientale et qu'ils se trouveraient a une trentaine de kilometres seulement de Kinshasa.

-24 août 1998: Les troupes du gouvernement et leurs allies reprennent les villes de Muanda et de Banana dans l'ouest.

-26 et 27 août 1998: Des combats font irruption pres de l'aeroport international de Kinshasa et de sa peripherie. Des dizaines de milliers d'habitants quittent leur domicile et se retrouvent deplaces. Un couvre-feu nocturne est imposé à nouveau. Les rébelles prennent la ville de Kalemie sur le lac Tanganyika, dans la province du Katanga.

-28 août 1998: Les troupes loyalistes soutenues par les forces angolaises et zimbabweennes repoussent un offensive rebelle sur Kinshasa. Des agences de presse rapportent des scènes ou des habitants de Kinshasa brûlent vivant des personnes soupçonnées d'être ou sont des rebelles tutsis, ou leurs sympatisants.

-30 août 1998: Les troupes du gouvernement et leurs allies reprennent le port de Matadi et le barrage hydro-electrique d'Inga dans l'ouest de la RDC.

Nous nous arrêtons là pour aujourd'hui, mais l'histoire ne s'arrete pas là.

Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville

Paul Kagamé, président du Rwanda

2. Joseph Kabila au delà d'être un problème pour la République démocratique du Congo, est un problème pour l'Angola. Pourtant lors de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, l'armée angolaise visible et omniprésente à Kinshasa aurait pu empêcher que Joseph Kabila n'accède au trône. L'Angola est un allié sûr de la République démocratique du Congo. Les expulsions des Congolais de l'Angola et des Angolais du Congo ne devraient pas se faire de manière tonitruante et avec des tintamarres. Joseph Kabila et les joséphistes n'ont jamais dénoncés l'invasion de Kahemba par les Angolais. Lorsque les joséphistes tentent de jouer aux souverainistes, cela fait beaucoup rigoler !

Certes, les principales compagnies pétrolières américaines (Chevron, Gulf) opèrent à Muanda-Banana dans le Bas-Congo, sur des plateformes installées en haute mer, dans des eaux qui sont désormais revendiquées par Kinshasa. Ces gisements, dit-on, souvent comparés à ceux de l’Arabie saoudite, représentent 10% des importations américaines de pétrole africain et la moitié des ressources de l’Etat angolais.

Les prétentions congolaises au partage de ces ressources pétrolières sont d’autant plus mal vécues à Luanda que les Angolais considèrent que, par deux fois, c’est l’intervention de leur armée qui a sauvé le régime de M'zée Laurent-Désiré Kabila et l’accession de Joseph au trône de la République démocratique du Congo. Faut-il pourfendre l'Angola, qui a la volonté et les moyens de sa politique, face à un gouvernement congolais des rameurs-ventripotents qui travaillent pour l'enrichissement rapide et facile au détriment des Congolais qu'ils sont sensés servir ? Doit-on continuer à être complaisant, complice avec le Rwanda et vouloir se montrer dure avec l'Angola, mieux organisé et beaucoup plus puissant que la RDC ? En politique, il faut savoir négocier avec ses partenaires directes surtout qu'un pays ne change pas d'adresse tous les 4 matins.

Dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), un trafiquant chasse l'autre, avec la bénédiction du gouvernement central de Joseph Kabila. Jusqu'à récemment, des hauts gradés de l'armée congolaise et des rebelles hutus originaires du Rwanda, les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), contrôlaient l'exploitation de minerais de haute valeur, très prisés par l'industrie mondiale, tel le tantale et l'étain, qui entrent dans la composition de téléphones mobiles et de circuits informatiques. Mais l'alliance scellée, début 2009, entre Kigali et Kinshasa a redistribué les cartes, permettant à de nouveaux acteurs de s'enrichir. De manière illicite, cela va sans dire.

Les nouveaux maîtres des mines du Nord-Kivu sont les ex-rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), pour la plupart des Tutsis congolais. C'est ce que révèle l'ONG britannique Global Witness à l'issue d'une mission de quatre semaines sur place. Fin 2008, les hommes du CNDP, soutenus activement par le Rwanda voisin, avaient lancé une vaste offensive militaire, balayant les troupes de Kinsahsa et provoquant des déplacements massifs de population. Un véritable désastre humanitaire, condamné par la communauté internationale. Mais, début 2009, coup de théâtre: le chef du CNDP, Laurent Nkunda, était écarté par Kigali, qui décidait de s'allier avec le régime congolais aux Kivus.

Visiblement, cette alliance a permis de faire d'une pierre deux coups. A la faveur d'offensives militaires, soutenues localement par les Casques bleus de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo), les Hutus du FDLR ont dû lâcher leurs positions, sans pour autant être défaits militairement. Par la même occasion, les ex-rebelles du CNDP, intégrés depuis au sein de l'armée congolaise, se sont emparés des richesses locales, en particulier dans la région de Walikale. "Ils ont ainsi acquis un contrôle bien plus important des zones minières que celui dont ils jouissaient en tant qu'insurgés (...)", écrit Global Witness.

Les cargaisons de cassitérite et de tantale sortent toujours, principalement, par le Rwanda voisin, sans que personne ne s'en offusque. A commencer par le gouvernement central de Kinshasa qui, semble-t-il, ferme les yeux en échange du maintien d'une paix précaire dans les Kivus. Un "deal" qui pourrait s'avérer illusoire. "Du fait de leur capacité à détourner les recettes des mines, les anciens rebelles auraient les moyens financiers de se réarmer s’ils décrétaient que la paix ne leur convenait plus", analyse Global Witness, Quant à la communauté internationale, elle fait de même. "Les gouvernements bailleurs de fonds occidentaux ont fait grand cas de leurs engagements visant à rétablir la paix et la stabilité dans l’est de la RDC. Mais ces belles paroles sont en contradiction avec le fait qu’ils persistent à ne demander aucun compte aux entreprises de leur juridiction qui achètent des minerais du conflit", affirme l'ONG.

3. Denis Sassou Nguesso, le président Congolais s'est-il laissé avoir par Paul Kagmé ? Non! La vision hégémonique qu'affiche Paul Kagamé en provoquant la guerre pour faire fuir les populations locales d'un pays pour les remplacer par les Rwandais, son pays étant trop petit pour contenir sa population a alerté tous les chefs d'Etat de la sous-région. Faire des autres pays, un déversoir de sa population qu'on ne peut contenir est plus que criminel. Pourquoi Paul Kagamé n'a profité de son séjour à Brazzaville, lui pas son ministre, de parler des réfugiés rwandais ? La situation des 7500 réfugiés rwandais au Congo sera examinée en décembre 2011 selon le délai fixé par les instances internationales, à declare le président congolais Denis Sassou N’Guesso, au terme d’une visite d’Etat de deux jours qu’il a achevé lundi a Brazzaville. Prés de 7.500 réfugiés rwandais sont présents au Congo depuis le début des années 90, a cause des troubles que ce pays a connus suite à la mort du président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994.

‘’Selon le délai fixé par les instances internationales, le séjour de ces réfugiés au Congo va expirer en décembre de l’année 201. C’est à partir de ce moment que nous allons, en liaison, avec le gouvernement du Rwanda et le Haut Commissariat aux réfugies (HCR), étudier les modalités d’un retour volontaire dans leur pays, leur transfert vers un pays d’accueil, ou leur installation définitive au Congo’’ a indiqué Denis Sassou N’Guesso. Puisque le Rwanda est devenu démocratique, pourquoi ne pas déclencher dès maintenant le retour des réfugiés rwandais au Rwanda ?

Denis Sassou Nguesso sait dans son fort intérieur que les réfugiés rwandais du Congo, une fois au Rwanda seront traités de "génocidaire" donc zigouillés ! Sassou Nguesso va-t-il plaider la cause de Joseph kabila au près de Dos Santos ? C'est moins sûr ! La priorité est ailleurs ! La Cour de cassation de Paris a validé la constitution en partie civile d'une ONG dans l'affaire des "biens mal acquis". Un retentissant arrêt de la Cour de cassation relance l’affaire dite des "biens mal acquis". La plus haute juridiction de l’ordre judicaire français a annulé, ce mardi 9 novembre 2010, un arrêt de la Cour d’appel de Paris, et a ordonné la saisie d’un juge d’instruction pour instruire la plainte de l’association Transparence internationale France (TIF) contre trois chefs d’État africains et leur entourage.

L’arrêt de la Cour de cassation valide une plainte de l’ONG déposée en 2008 contre le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, le Congolais Denis Sassou Nguesso et le Gabonais Omar Bongo (décédé en juin 2009).

La branche française de Transparence internationale reproche aux trois chefs d’État les conditions d’acquisition d’un impressionnant patrimoine immobilier en France. Des propriétés et un mobilier qui, selon l’ONG, s’élèvent à 160 millions d’euros et auraient été acquis avec de l’argent public détourné.

Une enquête de police datant de 2007 avait recensé 39 propriétés et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou Nguesso, ainsi que des limousines de luxe achetées par la famille Obiang.

L'ouverture d'une enquête ne signifie cependant pas que les accusés soient coupables d'un quelconque délit, ont aussitôt tempéré les avocats des chefs d’État. En outre, même lorsque l'enquête sera officiellement lancée, le ou les juges d'instruction ne pourront pas poursuivre les chefs d'État incriminés, eu égard à leur immunité. Seuls la famille et les proches n'en bénéficiant pas peuvent en théorie être auditionnés, voire arrêtés.

Donc la visite de Paul Kagamé, c'est-à-dire, du dimanche 14 au lundi 15 novembre 2010, quelques jours seulement après l'arrêt de la cour de cassation de Paris, arrive au mauvais moment où les priorités sont ailleurs !

Lire la suite

lundi 15 novembre 2010

KENNETH JOHNSON : UN PRINCE DE DIPLOMATIE INTERNATIONALE !

Le Président du Comité Europe-Afrique est un homme d’une diplomatie rare. Il œuvre sans relâche et avec conviction aux bonnes relations de gouvernance entre l’Europe, la France et l’Afrique. C’est aussi un homme pressé, dans sa lutte pour l’égalité des chances et le droit à l’éducation et la santé pour tous. Soucieux de l’équilibre, il se livre sans détour et avec clarté à une série de questions et problématiques à consonance internationale.

Monsieur Kenneth Johnson, le Président du Comité Europe-Afrique.

Marie Cornet : Kenneth Johnson vous êtes Président du Comité Europe- Afrique, une vocation pour vous ou un concours de circonstances ?

Kenneth Johnson : Une vocation. D’abord une vocation de cœur. Je pense en effet que les relations entre l’Europe et l’Afrique sont fondamentales. Une vocation car je crois à la lutte pour l’égalité des chances, l’élévation de l’esprit et le rapprochement des peuples. Il est effectivement fondamental d’œuvrer en ce sens. Je vous confirme sans hésitation donc, une vocation.

Marie Cornet : Qui remonte alors à quelle époque ?

Kenneth Johnson : En 1991. L’année 1991 c’est déjà la chance, celle que le Président Nelson Mandela accepte de parrainer notre Comité. Ensuite 1991, c’est l’année de création du Comité.

Marie Cornet : Par qui ?

Kenneth Johnson : Le Président d’honneur donc, les membres de l’exécutif en France et en Europe et moi-même. Il a fallu d’ailleurs au départ développer beaucoup d’actions pour se faire connaître, porter ce projet ambitieux et le soutenir financièrement. En cela, nous nous sommes beaucoup investis.

Et le Président Nelson Mandela tout comme Emile Derlin Zinsou qui est le premier fondateur de la charte de l’Union Africaine, sont des hommes d’exception et de convictions. Ces convictions sont les ciments essentiels pour le combat du Comité.

C’est une vraie chance d’être entouré de ces grands hommes encore vivants… ! Et je vous accorde cette interview exclusive, car je vous parle de tout cela avec plaisir et très librement.

Monsieur Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire Général des Nations Unies, au centre kenneth Johnson, Président du Comité Europe-Afrique et Son Excellence Emile Derlin Zinsou, ancien président de la République du Bénin

Marie Cornet : Combien de membres dans le Comité Exécutif ?

Kenneth Johnson : Le Comité Exécutif compte l’ensemble des Etats membres. C’est la France et l’ensemble des pays de L’Union Africaine. C ‘est L’Europe aussi. Les membres de l’Exécutif arrivent d’ailleurs par la voie démocratique.

Nous nous faisons un devoir de préserver cette démocratie et de tout faire pour renforcer ce terrain parfois encore fragile en Afrique.

Marie Cornet : En quoi consistent les actions du Comité ?

Kenneth Johnson : Déjà et fondamentalement favoriser les échanges entre l’Europe et l’Afrique. Ce qui signifie la gouvernance. Nous accompagnons au mieux la paix. Pour ce qui me concerne j’ai pour mission de pacifier les relations entre les Etats.

J’exerce ce rôle de Médiateur depuis longtemps dans la région des grands lacs, au Rwanda. D’ailleurs aux débuts du Comité nous avons eu de très gros dossiers à régler.

Le Rwanda était très difficile à gérer et aujourd’hui plus personne n’ignore nos actions.

Je crois d’ailleurs que si les élections ont eu lieu au Togo, il en est un peu de notre intervention. Je dis un peu car il faut rester humble. La situation est identique en Côte d’Ivoire.

Nous avons travaillé étroitement avec le Président Blaise Compaoré pour parvenir à des accords. Et la situation n’était pas simple. En nous sommes en plein cœur du sujet puisque le deuxième tour des élections aura lieu le 28 novembre et je vous le livre encore en exclusivité.

L'eau , une priorité pour beaucoup des pays en voie de développement.

Marie Cornet : Pacifier les peuples et aider à la bonne gouvernance entre les pays. Avez- vous des actions en faveur de la santé ?

Kenneth Johnson : La question est fondamentale et je vous remercie d’y penser car nous intervenons dans ce domaine de façon systématique et essentielle. A cet effet nous avons un département, « Priorité Santé » et j’insiste pour la création d’un fond d’urgence afin de répondre étroitement aux besoins des populations, je dirais état par état. Nous pouvons intervenir via des médecins qui sont pris en charge, par exemple.

Les aides touchent des pathologies comme la cancérologie, un fléau en Afrique. Le constat est très dur, il est effectivement quasi impossible pour un africain de se soigner.

J’oeuvre d’ailleurs pour une politique plus responsable et d’accompagnement aux soins pour les pays de l’Afrique. Il y a bien entendu d’autres fléaux comme le paludisme : une personne meurt tous les jours du paludisme. Nous avons créé pour cela un fond de soutien.

Nous créons aussi des partenariats avec la Croix Rouge par exemple. Je dois citer d’ailleurs notre excellent Ambassadeur, Christian Karembeu qui est venu en Afrique avec nous.

Je dois dire que le mouvement d’aide dans le domaine de la santé s’étend et il y a de plus en plus de gens de bonne volonté qui interviennent en faveur de la solidarité pour les pays africains.

Le président Burkinabé Blaise Campaoré saluant Kenneth Johnson.

Elysée à Paris, Kenneth Johnson entre l'ex-ambassadeur du Burkina Faso et le président Boni Yayi du Bénin

Marie Cornet : Haïti a subi un séisme et aujourd'hui une épidémie de Choléra, vous êtes intervenu ?

Kenneth Johnson : Nous étions un des premiers à réagir bien sûr. Nous étions en coordination et compte tenu de mon implication rapprochée avec la Francophonie, nous avons mis les moyens efficaces. Nous avons signé des accords avec la Fondation Casques Rouges d’ailleurs pour toute action qui vise à sauver des vies. Je dois citer d’ailleurs l’excellent travail de Nicole Guedj, pour tout ce qui concerne Haïti.

Nous avons beaucoup de plaisir à travailler avec elle tout comme le Président Abdou Diouf, qui vient d’être renouvelé dans ces fonctions. Notre Secrétaire Général a mis d’ailleurs toute sa bonne volonté pour œuvrer dans le sens de l’aide maximale et possible en faveur d’Haïti. Et L’action doit continuer…

Marie Cornet : Pour subventionner tout cela, faites-vous appel à des partenaires ou des sponsors ?

Kenneth Johnson : Il est difficile de faire des grandes actions sans moyens. On peut le faire par la bonne volonté, mais une grande action mérite de lui consacrer des moyens. Lorsque l’on parle de démocratie et de développement sur des pays africains, nous avons des partenaires comme L’Union Européenne.

Je suis moi-même à la Commission chaque fois que le besoin se ressent pour analyser, travailler, prévenir, encourager sur des budgétisations et sensibiliser sur des pays qui sont plus à même de se voir allouer des budgets de développement. Et la bonne gouvernance, je l’ai souligné est un secteur phare des actions du Comité.

Je dirais que L’Union Européenne est l’un de notre premier partenaire. Je n’exclurais pas L’UNESCO quelques soient les évolutions des uns et des autres, car notre action commune reste dominante et depuis longtemps. D’un point de vue culturel, je dirais que cette une maison où il est toujours bon d’échanger.

C’est d’ailleurs ma deuxième maison. Nous avons une façon particulière à nous pour avancer. Cet échange entre le Comité-Europe Afrique et L’UNESCO est riche, notre mode de fonctionnement de travail est excellent et cela est parfait ainsi.

De façon plus large il y a d’autres partenaires, des entreprises par exemple mais aussi toute personne de bonne volonté ou des gouvernements sans restriction… Tout ce qui peut sauver des vies nous sommes pour et nous agissons en ce sens.

Marie Cornet : Des institutions, des entreprises, des mécènes, des subventions aussi ?

Kenneth Johnson : Je n’ai pas la capacité de budgétiser les choses, aussi bien que notre Ministre du Budget Monsieur Eric Woerth qui est d’une grande compétence. J’ai des hommes extraordinaires et des lors que nous décidons de faire des actions, en général je m’assure que ces actions soient budgétisées pour les accompagner. D’ailleurs il m’arrive d’en refuser, à regret car celles-ci ne sont pas budgétisées.

Marie Cornet : Vos projets en développement pour 2010 -2011 ?

Kenneth Johnson : Votre question est large et permet à la fois de répondre à l’ensemble des questions. L’éducation est l’une de nos priorités et connue du calendrier de L’UNESCO.

La lutte contre l’analphabétisme est prioritaire. Les pays africains comptent 60 à 70 % pour certains pays, de jeunes de moins de 25 ans. Cela mérite qu’il y ait une formation aujourd’hui afin de parvenir à ce que les gens arrivent à se parler la même langue.

Un même niveau éducation qui permettrait aux personnes de se comprendre. Une éducation qui permettrait alors de régler des conflits dès lors que l’on peut se comprendre.

Créer des passerelles pour éviter des conflits. La santé, aussi est au centre de nos projets tout comme la lutte pour la paix.

Marie Cornet : Quelles sont les actions essentielles en matière d’avenir, pour vous ?

Kenneth Johnson >: La situation israélo-palestinienne mérite d’être abordée et d’être définitivement réglée. On ne peut laisser depuis la création des Nations Unies, ces peuples en conflit. C’est une responsabilité je dirais mondiale de se mettre au chevet de cette cause. Par ailleurs, nous devons œuvrer pour ne pas laisser des peuples dans la famine aujourd’ hui alors que la crise financière nous a montré des exagérations sans précédent. En clair, nous devons trouver des situations appropriées pour préserver l’équilibre.

Ce minimum d’équilibre se retrouve dans l’environnement, comme une budgétisation de l’eau. Il y a encore des pays qui n’ont pas accès à l’eau. L’eau me semble aussi primordiale. La santé à travers la lutte contre des épidémies ou maladies. Pour terminer ma volonté va dans le sens du rapprochement entre les peuples et les cultures et qui pourrait contribuer à un gouvernement mondial ayant pour but la pacification.

Des Sages de la qualité de Nelson Mandela pourraient se regrouper et L’exécutif de ce gouvernement composé des chefs d’Etats garderait tout son pouvoir de gouvernance mais bénéficierait de l’avis des Sages.

Marie Cornet : Vos fonctions sont forcément très prenantes ?

Kenneth Johnson : Bien entendu, mais prenantes dans le bon sens. Dans le sens que nous avons plaisir à les faire. Je pense que dès lors que l’on s’engage sur de telles fonctions, on en accepte les responsabilités.

Lire la suite

"Épouses de brousse" ou hommes violés à l'Est de la République démocratique du Congo !

En août 2009, le New York Time avait déjà alerté sur le viol des hommes congolais à l'Est de la République démocratique du Congo, sans que cela ne soulève une compassion, des enquêtes et protestations. Au Congo, la corruption et le laxisme de la justice entretiennent l’impunité des violeurs. Media part à travers notre consoeur Pascaline Zamuda , journaliste-productrice, membre de l'Association des Femmes des Médias du Sud-Kivu (RDC) remet une couche sur le viol des hommes ou "Épouses de brousse" dans la partie orientale de la RD Congo. « Si j’ai eu le courage de dénoncer cet acte diabolique dont j’ai été victime, c’est parce que je sais que des dizaines d’autres hommes ont été comme moi violés au cours des dernières années dans l’Est du Congo. » Jules César Bagaya retient sa voix, chaque phrase est comme détachée de sa pensée…

Arme de guerre, le viol sur les femmes et hommes est commis en toute impunité en République démocratique du Congo. Photo Réveil-FM, archives

Jules a la trentaine passée. Son métier d’alors, au moment des « faits », était l’achat et la revente des richesses du sous-sol congolais. Comme tant d’autres… Sa vie a basculé un certain vendredi 30 avril 2010. La paix, officiellement, s’était pourtant installée depuis plusieurs mois dans l’Est du Congo… J’ai rencontré Jules à Panzi , là où il vit comme il dit… à l’hôpital.

« Les militaires Hutus rwandais et les anciens rebelles du CNDP – qui ont intégré l’armée congolaise depuis la paix retrouvée entre Kinshasa et Kigali, n’ont pas seulement violé nos femmes. Cette arme de guerre, pour semer la désolation dans les familles et les villages, a aussi été utilisée contre nous, des hommes. Très peu en ont parlé ouvertement, la plupart n’arrive pas à mettre des mots sur ce qui leur est arrivé, à dénoncer ce crime car ils éprouvent une grande honte et humiliation. Ils ne parviennent pas à briser le silence, en parler, chercher une aide, afin de retrouver une humanité qu’ils croient avoir perdu » explique Jules.

« Durant la guerre, dans l’Est, nous étions pillés, dépouillés de tous nos biens. Nous étions régulièrement obligés de fuir dans la forêt, et même si notre sort n’était pas enviable, nous étions en vie. Nous n’avions pas subi cet acte ignoble, raconte Jules après quelques minutes de silence, la tête inclinée. Jules essuie ses larmes et poursuit : « aujourd’hui, moi qui vous parle, en ce moment, j’ai été utilisé comme esclave sexuel par voie anale par plusieurs hommes, à maintes reprises durant 21 jours. J’étais ligoté… »

Dans un flot ininterrompu, Jules se souvient car il veut témoigner : « Des éléments des FDLR (ndlr : des rebelles hutus) ont débarqué à la maison vers 3 heures du matin, ils ont pris une somme équivalent à 30.000 dollars et de nombreuses marchandises comme des pagnes, des costumes. Ils m’ont forcé à partir avec eux. Nous avons marché pendant plusieurs jours, jour et nuit, dans la forêt avant d’arriver à leur site. Là, nous étions plus de deux cents otages. Tous des hommes, il n’y avait aucune femme. On n’avait rien à se mettre sous la dent, parfois ils nous donnaient de l’eau et des aliments sales. Ils m’ont déshabillé, pris par force, sodomiser.

Pendant qu’ils me violaient, ils lançaient des moqueries choquantes et dénigrantes pour m’humilier. Un jour, ils ont demandé de l’argent. J’ai fait la sourde oreille mais ils étaient agressifs. Après en avoir trouvé un peu caché dans mes vêtements, ils m’ont aspergé d’acide sur tout le corps. J’ai été brûlé sur la poitrine, les cuisses et mes organes génitaux ont aussi été un peu touchés. »

Sans savoir pourquoi, un beau jour, Jules et d’autres ont été relâchés. Les rebelles changeaient de campement et de toute évidence nous étions un poids pour eux. « Ils nous ont dit de partir en courant. Nous avons dû marcher plusieurs jours pour atteindre un village. Notre enlèvement était connu. Mon état de santé s’est vite détérioré, j’avais des signes d’infection sexuelle. Je m’en rendais compte mais je ne pouvais en parler à personne. Mais vu mon état, je me suis résigné à me rendre en consultation dans un centre de santé. La syphilis a été diagnostiquée.

Les services de santé m’ont payé l’avion jusqu’à Walikalé et de là je suis allé à Bukavu pour être soigné à l’hôpital général de Panzi. C’est là que je vis aujourd’hui, enfin pour le moment et je dois accepter d’y rester encore pendant huit mois pour les soins. J’ai reçu une prise en charge médicale et psychosociale et je suis entrain de me rétablir petit à petit. C’est une page que je suis en train de tourner bien que sur le plan social ma réintégration s’annonce difficile. »

Jules s’arrête. Pendant quelques minutes il n’est plus là, les yeux dans le vide. Puis reprend : « Ce qui est vrai, c’est qu’il est plus difficile pour un homme de dénoncer le viol dont il a été victime. Enfin je crois. Si je n’avais pas été malade, je ne sais pas ce que j’aurai fait. C’est cette leçon que je veux partager aujourd’hui, avec toute la communauté et tous ces amis qui ont subi le même sort que moi, il ne faut pas garder le silence. Se taire est encore pire. »

Ce silence n’est pas le silence d’un homme ou d’une femme. C’est le silence de toute une société, analyse le psychologue Justin Kabanga, responsable du CAMS, le centre d’assistance psycho-médicale pour les victimes de guerre. Ce spécialiste explique que dans la plupart des cas, les victimes sortent de leur silence lorsqu’apparaissent des traumatismes physiques consécutifs au viol. Les différences hommes-femmes vont se retrouver au niveau des manifestations psycho-sociales, dans le comportement de la victime et dans le comportement du groupe social à son égard. Pour une femme violée, dans une grande majorité des cas, c’est le rejet, rejet par son mari, par le village etc. Il y a là même comme une sorte de banalisation. Presque d’acceptation de notre société. Un homme, dans notre culture africaine, représente la domination, la force, la brutalité, la protection. En violant l’homme, on détruit son image au sein du groupe. L’homme violée se sent rabaissé au niveau d’une femme. Voilà ce qu’on entend ici. Désolant ou pas, il faut prendre la mesure de ce sentiment partagé et « de ce que dit » une société sur de tels sujets douloureux, les images qu’elle renvoie de chacun de nous.

Le psychologue Justin Kabanga affirme avoir reçu, au cours des dernières années, dans son cabinet, plus de cent hommes victimes de viol. Toutes ces personnes vivaient dans l’axe Sud-Sud de la province du Sud Kivu et dans le territoire de Mwenga. Plus de cent cas pour ces seules zones… Qu’en est-il des autres provinces, le Maniema et la province du Nord Kivu qui ont aussi connu la guerre ? Antoinette Shangalumé, magistrate et première substitut du Procureur à Bukavu, confirme avoir déjà eu à traiter plusieurs dossiers de viol commis sur des hommes. Jules va longtemps revivre ces 21 jours passés en forêt entre les mains des rebelles. Car pour se reconstruire, il ne faut pas oublier.

Lire la suite

dimanche 14 novembre 2010

RFI : Polémique sur la nouvelle campagne publicitaire à Paris et Ile-de-France !

La radio mondiale ne fait pas que d'heureux dans sa campagne publicitaire qui a débuté le 9 jusqu'au 24 novembre 2010. Faut-il encourager et soutenir ceux qui lancent de fatwa contre cette campagne publicitaire ? RFI est autorisé à émettre à Paris et sa région en fréquence modulée (FM): 89 Mhz, ne doit surtout pas en aucun cas faire concurrence aux radios publiques et privées au niveau national: France Info, France Inter, France culture, RTL, Europe 1, RMC, FIP etc... D'où son cantonnement à Paris et sa région, RFI ne couvre pas la France mais uniquement Paris et sa région. Les différentes communautés de la diaspora mondiale sont à Paris et sa région. Les leaders d’opinion, les décideurs africains politiques, économiques, culturels et environnementaux résident dans la majorité de cas, à Paris où en banlieues parisiennes. N'oublions pas tous ceux qui passent par la ville lumière! RFI est tourné vers l'extérieur, son l’expertise en termes d’information internationale n'est plus à démontrer.

Un enfant soldat "Kadogo" au Rwanda

La nouvelle campagne publicitaire de RFI en Ile-de-France, fait de buzz sur le net. Pour nous Congolais, l'image prise au Rwanda de cet enfant soldat "Kadogo" est plus qu’interpellateur! On sait comment les "Kadogo" et Seigneurs de guerre en toute impunité écument les institutions politiques, économiques et sociales en République démocratique du Congo. Les "Kadogos" ont tronqués leurs treillis militaires, kalachnikov et bottes de jardinier contre les costumes trois pièces, devenus "Millionnaires du dimanche", ils roulent Jeeps blindées en plein Kinshasa sans doute pour éviter le jet de pierre...Que dire de viol des femmes congolaises sans défense, viol utilisé comme arme de guerre par les miliciens, hommes en armes qui jouissent de l'impunité! Lorsque les voix, non le moindre comme celle de Béchir Ben Yamed -BBY-de Jeune Afrique l'intelligent, se lèvent pour déclarer que le Congo n'est "ni gouverné, ni géré. Il est plutot pillé et il dérape". Faut-il en prendre compte ou continuer à se voiler la face comme le font les joséphistes, mangeurs à tous les râteliers politiques, caméléons et politicailleurs ventripotents à bord du Titanic, AMP, Parti-Etat ?

Femme en Niqab

Les photos ne sont pas choquantes, mais les extrémistes n'ont pas loupé l'occasion pour faire de reproches à RFI. La campagne d’affichage actuelle dont le site Al-Kanz ne va pas sur le dos de la cuillère "RFI truffe Paris et sa région de niqab" suscite incompréhension et colère au sein de la communauté musulmane. "Du 9 au 24 novembre, Paris sera truffée de niqab: 3 900 faces d’affichage, grands formats et arrières de bus, et 500 faces dans le métro parisien, la campagne de publicité de la chaîne d’information internationale francophone RFI ne passera pas inaperçue".

Quatre thèmes ont été choisis: la sécheresse en Afrique, sommet du G20, enfants soldats au Rwanda et… « port du voile », selon les termes du communiqué de RFI. Alors que l’objectif de RFI est de rappeler la mission que s’est donnée la chaîne internationale, celle « de sensibiliser et d’alerter ses auditeurs sur les grands sujets de société internationaux et nationaux et de leur en expliquer les enjeux. ». Pour Al-Kanz qui nous file l'information:"La médiatrice de la chaîne répondait vendredi sur son blog à la vague de protestations de auditeurs mécontents. Cette dernière a tenu à rappeler que chez RFI, on a beau être ouvert au monde, on reste franchouillardement étriqué au point d’insulter 1,5 milliard d’êtres humains en faisant l’amalgame entre l’utilisation forcée d’enfants soldats et le port du voile". Pourtant la réponse de RFI est compréhensible:

Même les commentaires vont dans le sens de diabolisation de la campagne de RFI:"Regardez pour exemple le JT de TF1 à 13h00, la chaîne passe en boucle les reportages dans les villages de la France profonde, des bon auvergnats qui présentent leur jardin, gratin et j’en passe et tout cela , ça n’attire pas, ça ne vend pas. Alors que parler de terrorisme, burqa et barbu arrêtés à Roissy ça explose l’audimat. Et ça, ils l’on vite compris. Y’a pas une journée où ont entend pas un sujet touchant l’islam et les musulman, un sujet qui fait vendre, qui est rentable, le tout sur le dos de ses extrémistes barbus".

Enorme paradoxe tout de même… On fait "Peur", on voudrait nous éliminer… mais en même temps on ne cesse de parler de nous….pour vendre et créer le Buzz… Ahlala.. dans quelques temps on saura les héroïnes d’un livre de compte… j’en suis persuadée !

De la sécheresse en passant par le G20, le port du voile et les enfants soldats, RFI se donne pour mission de sensibiliser et d'alerter ses auditeurs sur les grands sujets de société internationaux et nationaux et de leur en expliquer les enjeux.

La signature de cette campagne, « L’INFO NAIT ICI… RFI, ET L’INFO DEVIENT MONDIALE », a été choisie pour réaffirmer l’expertise unique de RFI en termes d’information internationale.

Lire la suite

mercredi 10 novembre 2010

Janet kabila à Paris, tohu-bohu au 32 cour Albert Ier

A Paris, non seulement il pleut mais il fait également très froid. Les Congolais de Paris et provinces sont contraint de faire une longue queue dans la rue devant l'Ambassade de la République démocratique du Congo, au 32 cour Albert Ier, dans le 8 arrondissement, depuis l'imposition par le tartuffe Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères, d'un passeport-biométrique aux Congolais qui n'a de biométrique que le nom et les sommes d'argent que le Picsou de la République empoche sans mis à la disposition des passeports. Il est 10h30, ce lundi 8 novembre 2010, lorsque la voiture qui amène Janet Kabila arrive au bunker de la RDC.

Janet Kabila. Photo, Réveil-FM, archives

Les Tontons Macoutes de Myra Ndjoku qui ont l'outrecuidance d'annoncer la visite de la présidente de la Fondation Mzée Laurent Désiré kabila, fonction non officielle en République démocratique du Congo et se voient dépasser par une forme de résistance de la part des Congolais surtout ceux venus des provinces dont certains ont passés le week-end à paris pour être sûr d'être servi. C'est un véritable tohu-bohu que les Congolais affichent à Janet Kabila. Sévèrement hué, les tontons Macoutes réussissent tout de même à faire entrer le véhicule dans le bunker, les deux grandes portes de la République se ferment. Avec l'arrivée de Janet Kabila, la République est fermée, elle prend congé de ses obligations envers ses concitoyens. Les Congolais n'ont qu'à circuler, il n'y a rien à voir.

Paris, 32 cours Albert Ier, les Congolais de France sous la pluie! Photo Réveil-FM, archives

Joseph Kabila doit gagner les élections présidentielles de 2011 au premier tour, quoiqu'il arrive ! Après la négoce secrète le vendredi 28 août 2010 à l'hôtel Ritz, 15 place Vendôme à Paris, entre celui que les Kinois surnomme "Dieu le père": Augustin Katumba Mwanké, Secrétaire Exécutif honoraire de l'AMP, parti-Etat; accompagné de M. Ilunga Kitombolwe, Administrateur-Directeur-Général Adjoint de Sep Congo et 5 courtiers pétroliers européens pour avoir des liquidités pour la campagne présidentielle de Joseph Kabila de 2011 contre le bradage du pétrole congolais. C'est Janet kabila qui prend le relais. Contre quoi va-t-elle négocier au nom de la République démocratique du Congo pour le passage de premier tour de Joseph kabila ? Même la Côte d'ivoire qui vient d'avoir ses élections présidentielles, avec 20.579.429 habitants, Laurent Gbagbo président sortant n'est passé au premier tour ! Pourtant la population ivoirienne a été recensée, ce que n'a pas la République démocratique du Congo. Et les Ivoiriens de la diaspora ont voté dans leurs ambassades. Les Joséphistes refusent ce droit élémentaire aux Congolais de la diaspora.

Dans la République des frères, sœurs, tantes, copains et coquins, tout est possible ! Après Joé Kabila qui fait tabasser les policiers commis à réguler la circulation au rond point Socimat, Alexis Thambwe Mwamba Junior, Coordonnateur et Ordonnateur national délégué de la Cellule d’Appui du Fonds Européen de Développement (COFED), qui a pillé 270 millions FC de cette institution, n'a trouvé mieux que de faire coffrer illico Achille Kadima Mulamba, directeur de publication de « AfricaNews », a été condamné par défaut, mardi 2 novembre 2010, par le Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe qui l’a reconnu coupable de diffamation. Journaliste en Danger (JED), qui émet quelques réserves de principe sur l’application encore en République démocratique du Congo, de certaines lois liberticides qui ne laissent aucune chance aux médias de jouer leur rôle de « chien de garde » par la dénonciation de la mauvaise gestion, de corruption et des détournements des biens publics, sera-t-il entendu ? Pendant ce temps, les Seigneurs de guerre sont encensés voire protéger: Bosco Ntangana, Laurent Nkundabatwaré et autres. L'impunité pour les criminels économiques, politiques et guerre. La prison pour empêcheur de penser en rond !

Que dire de Modeste Mutinga, l’un des fossoyeurs de la IIIème République. Fourbe et roublard, faucon du joséphisme, devenu Sénateur de l'AMP, Parti-Etat, pour cacher ses turpitudes dans la gestion calamiteuse de la Haute Autorité des Médias (HAM), a épousé en quatrième noces Me Keith, la responsable financier de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). L'Union européenne, la coopération française, l'Usaïd...qui ont financé la dite institution durant la transition, savent désormais en quoi s'en s'en tenir: en cas d'audit, c'est Modeste Modeste Mutinga et Keith Mutinga qui vont se présenter. On peut cacher sa calvitie avec un chapeau. Cacher ses magouilles en épousant la caissière, il fallait y penser Modeste Mutinga l'a réalisé. N'oublions pas les 400.000 $ empochées par Modeste Mutinga pour empêcher le débat légitime, démocratique et contradictoire du second tour des élections présidentielles de 2006. Débat inscrit dans la constitution de la transition. En privant aux Congolais la possibilité de voir face à face Joseph Kabila avec son incurie et incompétence face à Jean-Pierre Bemba, en dépossédant à la même occasion, les Congolais de faire le bon choix entre les deux, Modeste Mutinga politicailleur du ventre avait négocié en catimini son poste de rapporteur au Sénat, au détriment de l'installation de la vraie démocratie au Congo.

Que dire de Malu Malu qui se bat comme si la CEI avait encore sa raison d'être. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) sera présidé par le pasteur Ngoy Mulunda du Parec-c'est le secret d'alcôve et le choix des Pprdiens. Après un abbé tripatouilleur, on aura droit à un pasteur dont l'expertise de "Arme contre 100 $ ou arme contre contre vélo" n'est plus à démontrer. 100$ contre un bulletin de vote est plus facile encore.

Lire la suite

mardi 9 novembre 2010

Mumia Abu-Jamal risque de nouveau la peine capitale aux Etats-Unis

Accusé du meurtre d'un policier blanc, Mumia Abu-Jamal, un "radioteur" noir clame son innocence depuis trente ans... C'est quand même dingue cette histoire ! «Je vais les aider à faire frire ce nègre.» La phrase du juge Sabo, en 1981, est emblématique. Avec l'audience de ce mardi 9 novembre 2010, devant la cour d'appel de Philadelphie, «nous sommes au bout de la procédure judiciaire américaine», explique Jacky Hortaut, animateur du collectif français de soutien. «La cour refuse d'examiner les preuves» ! Pourquoi, une fois de plus ? Pourquoi alors une fois de plus refuser les audiences contradictoires avec les témoins de l'époque écartés de l'enquête ? La cour peut confirmer la peine capitale ou convoquer un nouveau jury qui choisira entre exécution et perpétuité. Un choix limité car la justice refuse de rejuger le fond de l'affaire. Pourtant, Amnesty International a dénombré 70 raisons de le faire. Et de nouveaux témoignages prouveraient son innocence. Claude Guillaumaud-Pujol, auteur d'un ouvrage sur le condamné, résume: «Avant, il n'avait pas assez d'argent pour lancer une contre-enquête et maintenant, la cour refuse d'examiner les preuves.»

Mumia Abu-Jamal. Photo, archives

Dans un pays où les Noirs représentent 11% de la population et 40% des condamnés, l'ex-membre des Black Panthers est un symbole. En 1995 et en 1999, il a déjà frôlé le pire, «sauvé par la mobilisation», selon Jacky Hortaut. D'où une pétition et des manifestations, aujourd'hui, partout dans le monde. Et l'intention de maintenir la pression jusqu'à la décision, qui tombera dans plusieurs mois.

Entretien avec Robert R. Bryan, avocat de Mumia Abu-Jamal

vendredi 06 février 2009, à l'auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, Me Robert R. Bryan, l’avocat Américain de Mumia Abu- Jamal et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM, archives

L'avocat Robert R Bryan et son client Mumia Abu-Jamal se connaissent depuis 1985. A cette époque Robert R. Bryan n'avait pu assumer la défense de Mumia Abu-Jamal. Ce dernier s'est rappelé dix-huit ans plus tard à l'avocat, d'emblée conscient des nombreuses irrégularités qui ont émaillé la procédure, de l'iniquité du procès qui a abouti à la condamnation à mort, mais aussi des erreurs commises par les défenseurs de Mumia Abu-Jamal à cette époque. Robert R. Bryan plaide depuis trente ans la cause de condamnés à mort. Il a toujours réussi à éviter à ses clients leur exécution.

Mumia Abu-Jamal est né en 1954. En 1969, il est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia Abu-Jamal est surnommé « la voix des sans-voix » pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Jeune père de famille, pour augmenter ses revenus, il travaille comme chauffeur de taxi la nuit, lorsqu’aux petites heures du 9 décembre 1981, au volant de son taxi, il voit son frère interpellé par un policier, Daniel Faulkner. Quelques minutes plus tard, l’agent Faulkner est tué par balles et Abu-Jamal gît à côté, une balle lui ayant traversé la poitrine. Un procès inique conclut à sa culpabilité ; il est condamné à mort en juillet 1982.

À deux reprises, en 1995 puis en 1999, la mobilisation internationale permet de suspendre son exécution. Aujourd’hui, son avocat Robert R. Bryan demande la tenue d’un nouveau procès, au titre des pressions exercées sur les témoins et en raison de la sélection discriminatoire et raciste du jury à l’ouverture du procès de 1982. Il vient de porter l’affaire auprès d’une Cour d’appel fédérale rattachée à Philadelphie. L’enjeu est immense : soit Mumia Abu-Jamal sera exécuté soit il se verra accorder un nouveau procès qui reprendra l’affaire dans son ensemble.

Mumia Abu-Jamal continue à exercer son métier de journaliste en prison. Après près de trente ans dans les couloirs de la mort américains, il est devenu le symbole du combat abolitionniste américain, et continue son combat, au nom des 20 000 personnes condamnées à mort dans le monde.

Où en êtes-vous avec Mumia, aujourd’hui ?

Robert R. Bryan : À la frontière entre la vie et la mort. Le 28 juillet dernier, à la suite d’un renvoi de la Cour suprême des États-Unis, nous avons déposé un nouveau recours devant la Cour d’appel fédérale, qui avait auparavant statué en notre faveur.

L’enjeu aujourd’hui est immense. Si nous gagnons, l’accusation saisira à nouveau la Cour suprême, laquelle peut refuser d’examiner la demande, alors nous aurions droit à un nouveau procès. Si nous perdons, nous nous adresserons nous aussi à la Cour suprême, avec également très peu de chances de voir notre requête acceptée. Dans ce cas, nous irions droit à l’exécution. Je traite exclusivement de peine de mort. Je n’ai jamais perdu un seul procès, mais celui-ci est très dur et j’espère que je pourrai ajouter une nouvelle corde à mon arc pour éviter le pire des scénarios !

Quelles seraient alors vos options ?

Robert R. Bryan : Je ne tiens pas vraiment à en parler aujourd’hui, mais une loi de 1996, l’« Antiterrorism and Effective Death Penalty Act », accélère le processus d’exécution, tout en limitant les possibilités de recours. L’esprit du texte est que le condamné ne peut « croquer dans la pomme qu’une seule fois », donc il n’a pas droit à un second procès. Toutefois, le texte comporte quelques lacunes, notamment en matière d’innocence : on peut par exemple prouver que la personne n’a pas tiré ou que c’est un cas de légitime défense, qu’il n‘y a pas eu préméditation…

Comment Mumia a-t-il pu en arriver là ?

Robert R. Bryan : Si Mumia est un condamné atypique, son sort est typique. Mumia a écrit six livres depuis les couloirs de la mort sans aucun accès à un ordinateur ; une fois par semaine, on peut entendre sa chronique radio (enregistrée par téléphone) dans le monde entier. Très bon orateur, jamais il ne parle jamais de sa situation personnelle. Il est vraiment devenu la « voix des sans-voix », un exemple pour les autres. Son sort, lui, est typique, simplement parce que ce ne sont pas forcément les vrais coupables qui sont condamnés à mort ; ce sont toujours les pauvres et, de façon disproportionnée, les membres des minorités ethniques, essentiellement les noirs.

En réalité, sa situation est le fruit d’une très mauvaise conjonction entre les erreurs terribles commises par des avocats d’un côté et de l’influence politique inhérente à l’application de la peine de mort de l’autre. Mumia est comme de nombreux autres détenus, attendant dans les couloirs de la mort ou qui ont déjà été exécutés non pas pour ce qu’ils ont fait, mais parce qu’ils ont été mal défendus par des avocats qui s’intéressent plus à leur carrière politique qu’à l’intérêt de leur client.

Le dossier de Mumia est sous la pression de policiers, de politiciens, et de la droite pure et dure… Ajoutons à tout ceci le fait qu’aux États-Unis, la plupart des juges non fédéraux sont élus, les procureurs sont des politiques, tout comme les législateurs, les politiciens, les gouverneurs et de nombreuses Cours de justice.

Dans mon métier, je défends exclusivement des cas de peine de mort dans lesquels le gouvernement, qu’il soit d’État ou fédéral, veut toujours la mort de mon client. Dans le cas de Mumia, je n’ai jamais vu autant d’ardeur, de passion, d’avidité, d’acharnement à tuer quelqu’un. Le mot d’ordre c’est « envoyez-le au bûcher », c’est inimaginable !

Si bien qu’en 2003, lorsque j’ai accepté de le représenter, je savais que ceci pourrait être le dossier le plus difficile que j’ai jamais eu à défendre.

Auriez-vous pu changer les choses ?

Robert R. Bryan : Je m’en suis énormément voulu de ne pas avoir accepté de l’aider plus tôt. Une chose qui me hante est qu’il y a vingt-cinq ans, sa famille m’avait demandé d’assurer sa défense. C’était en 1985-1986. En 1991, Mumia et moi avons eu notre premier entretien à la suite duquel j’ai décidé de ne pas le défendre, parce que j’étais trop occupé pour suivre son dossier.

À l’époque, j’estimais par ailleurs qu’il était trop tôt, que ce n’était pas le bon moment pour lui de changer d’avocat et aussi, j’étais assez mal à l’aise avec son réseau de soutien… J’ai senti que j’aurais les mains liées, et que je ne pourrais donc pas faire mon travail correctement. Pendant les années qui ont suivi, nous sommes restés en contact. En 2003, découvrant avec horreur que son dossier était un massacre juridique, je ne pouvais pas en bonne conscience refuser une nouvelle fois mon aide à Mumia.

Je fais des erreurs, comme tout le monde, mais je ne fais pas le type d’erreurs qui font perdre à quelqu’un ses droits constitutionnels, et encore moins qui le conduisent à l’exécution.

Quels sont vos soutiens financiers ?

Robert R. Bryan: Mumia est devenu une petite entreprise artisanale qui s’est exportée et a permis de lever des fonds, énormément de fonds, dans les années 1990 notamment. Aujourd’hui, aux États-Unis, s’il y a des levées de fonds pour Mumia, qui sont souvent lancées par internet, on ne sait jamais à quoi l’argent récolté va servir exactement et la défense en voit rarement la couleur !

Il reste encore des gens de bonne volonté qui nous permettent de récolter le minimum pour assurer notre survie. Ce qui fait du bien, ce sont les quelques organisations, notamment en France, comme le Collectif unitaire de soutien à Mumia Abu-Jamal, avec Jacky Hortaut ou Claude Guillaumaud-Pujol, pour qui j’ai beaucoup de respect, car ils sont scrupuleusement honnêtes et n’agissent que pour le bien de Mumia. Aujourd’hui, nous avons besoin de 70 000 à 100 000 dollars pour mener une enquête et nous en sommes encore loin.

Êtes-vous soutenu par le mouvement abolitionniste américain ?

Robert R. Bryan : Aux États-Unis, s’il y a de belles organisations, comme la National Coalition to Abolish the Death Penalty, ou Journey of Hope (Bill Pelke), il y a en revanche de sérieux problèmes au sein du mouvement, qui connaît une « droitisation » de certaines associations. Par exemple les tentatives très étranges d’alignement et d’alliances avec des organisations qui soutiennent et luttent pour la peine de mort, mettent des gens dans les couloirs de la mort et appellent au sang et aux exécutions, comme la très inquiétante Fraternal Order of Police qui fait campagne pour l’exécution de Mumia depuis des années, et qui est très influente – 350 000 membres et des millions de dollars collectés ces dernières années, aux États-Unis.

Lire la suite

lundi 8 novembre 2010

Présidentielles 2011: "Pour sauver le Congo, Joseph Kabila ne doit pas se présenter comme candidat" dixit Jean Kalama Ilunga

A Paris, seul M'zée Victor Mpoyo arrivait encore le calmer, Jean-Kalama Ilunga, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Le coordonnateur de l'UCDP et l'ancien conseiller de M'zée Laurent-Désiré Kabila ne décolère plus, il a radicalisé son discours face aux joséphistes. Depuis l'invitation et l'arrivée de deux heures de retard de Paul Kagamé à Kinshasa pour la célébration du cinquantenaire de la République démocratique du Congo, le 30 juin dernier, les assassinats politiques, les nominations farfelues dans l'armée congolaise et les entreprises publiques, l'abandon de M'zée Séverin Kabwe en Afrique du Sud pour soins médicaux dont le passeport a été confisqué par les autorités sud-africaines, depuis Severin Kabwe est décédé à Kinshasa ; la mort du Général Mufu Ndenga dont le corps a été vite exposé au camp Kokolo délesté-sans électricité, comme un vulgaire soldat et hop, vite enterré à Lubumbashi, la fuite du Général Faustin Munene...ont poussé Jean-Kalama Ilunga à sortir de ses gongs. C'est une véritable "Bombe", mais ne ’’Bombe’’ qui va faire mouche, lancée par Jean- Kalama Ilunga dans la mare politicienne de la République Démocratique du Congo et va faire trembler tous les accrocs de la ’’mangeoire’’ entretenue autour de Joseph Kabila!

Jean-Kalama Ilunga, coordonnateur de l'UCDP et ancien conseiller de Mzée Laurent-Désiré Kabila. Photo Réveil-FM

S'exprimant sur Réveil-FM, Jean-Kalama Ilunga a passé au scanner : Aldo Ajello! Tony Blair et consorts ! Kagame! Museveni! FARDC! Del Campo! Jean Pierre Bemba! ArmandTungulu ! Faustin Munene! L'affaire "Angola"…, il conclut en disant, avec arguments à l’appui, que pour sauver le Congo, la nécessité impose que Joseph Kabila ne soit pas candidat aux élections présidentielles de 2011!

Les réponses de Jean Kalama-Ilunga, à nos 10 questions, sont d'une acuité intellectuelles, elles sont excellentes et interpellatrices.

L’entretien avec Jean-Kalama Ilunga, donne une autre grille de lecture de ce qui se passe réellement en RDC : Pour répondre aux nombreuses questions que la majorité de congolais se posent, en quelques lignes, il a brossé verticalement, horizontalement et transversalement toutes les actualités mouvementées qui rappellent sur le fond que la République Démocratique du Congo n’est pas sortie de l’auberge et qu’en dépit des apparences conjoncturelles, le danger de balkanisation est toujours à l’ordre du jour! Comment agir contre les ennemis du peuple congolais si on n’a pas compris ce qui se passe? Jean-Kalama Ilunga y répond sans langue de bois!

1. Réveil FM: Que pensez-vous de ce qui ceux qui disent que seul le Mzéïsme équivaut au Kabilisme, le joséphisme n'a rien avoir avec kabilisme. Le joséphisme est-il réactionnaire et fausseté ?

Jean Kalama-Ilunga: Merci encore une fois de m'offrir cette occasion pour éclairer l’opinion sur la méprise, la confusion et l’amalgame autour du nom prestigieux de Mzée Laurent Désiré Kabila, le soldat du peuple et propriétaire unique du nom « Kabila ».

Après ce petit préambule et à la question posée, aujourd’hui, le Kabilisme n’a de sens voire de signification qu’au travers le combat, l’idéal patriotique, les idées et l’action politique de Mzée Laurent Désiré Kabila.

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple fut le principe fondamental qui balisait la démarche politique de celui-ci qui s’y appuyait effectivement pour forger et mettre en place les outils politiques susceptibles de conduire au développement.

Pour cela, il avait entrepris un travail colossal par la mobilisation et la conscientisation du peuple congolais à la base afin qu’il apprenne à se prendre en charge pour la défense de ses intérêts.

L’idéal patriotique exprimé par Mzée Laurent Désiré Kabila au travers les actes posés est incomplet sans le Lumumbisme et sans évoquer la mise en application du Lumumbisme au travers la lutte menée par Pierre Mulele contre l’impérialisme et le néocolonialisme. Mzee Laurent Désiré Kabila était lumumbiste avant tout et avait continué cette lutte après l’assassinat de Pierre Mulele par Mobutu.

De ce point de vue, le kabilisme est indissociable du lumumbisme et, c’est pour cela qu’on ne peut se prévaloir du kabilisme sans être lumumbiste! Le lumumbisme est une idée pour un Congo libre, souverain et uni.

Le Kabilisme est la mise en application du lumumbisme par une ambition pour le Congo souverain et uni, un état d’esprit pour protéger et défendre les intérêts du Congo et ne jamais le trahir! On ne devient donc pas kabiliste, comme on veut.

Quant au ’’josephisme’’ comme vous dites, je ne sais pas ce que c’est ! Mais en y réfléchissant tout de même, la vacuité idéologique et la politique politicienne qui tient lieu de politique autour de Joseph ’’Kabila’’ a contribué et contribue chaque jour à agrandir le fossé qui le sépare du peuple congolais.

Ainsi donc, le groupe d’individus qui pataugent dans cet imbroglio autour de lui, n’est pas différent de celui que notre Mzee avait qualifié de ’’conglomérat d’aventuriers’’! En désespoir de cause, ne pouvant pas se situer autrement politiquement et, le vrai kabilisme étant lourd à assumer pour ces derniers, ils se sont octroyés une fausse identité idéologique à savoir ’"Kabiliste" de Joseph’’ d’abord, ensuite ’’kabiliste-josephiste’’.

Pris en flagrant délit de supercherie pour utilisation abusive du nom de Mzée Laurent Désiré Kabila, ces individus ont furtivement emprunté une bifurcation en se dotant d’une doctrine dit ’’joséphisme’’.

En fait, ils ont bien raison d’avoir fait ce choix qui clarifie l’échiquier politique d’autant plus que Joseph ’’Kabila’’ lui-même n’est pas Kabiliste.

Au demeurant, certains pourront arguer qu’il est ’’fils’’ à Mzée.

Mais il s’agit ici d’idéologie politique de Mzée Laurent Désiré Kabila dit le kabilisme tel que je l’ai définie précédemment et à partir de laquelle il est situé aux antipodes.

Par ailleurs, sa position par rapport à Mzée s’est clarifié lorsque non seulement Joseph "Kabila’" s’en était pris violemment aux compagnons de Mzée en les privant de tout moyen pour les neutraliser en vue de les éloigner des rouages du pouvoir (il suffit de s’interroger sur ce que sont donc devenus les Wazee Victor Mpoyo, Séverin Kabue, Sikatenda, Yerodia, Madoadoa, Mwilambue, Mufu,Kakudji, Tutumuetu, Kifua, Mwati, Freddy Mulongo le vieux, Mulelwa… ainsi que mes camarades Kabilistes Faustin Munene, Raphaël Nghenda,Tshamala wa Kamwanya, Pierre Yambuya, Mulemba, Ngangweshe, Lambert Kaboy, Kikukama, Mutomb Tshibal,Celestin Luangy, Mukulubundu, Babi Mbayi, Sondji, Tshapa, Bitakwira, José Kajangwa, Eddy Angulu,Séraphin Mulimilwa,Henry Kazanga … la liste n’est pas exhaustive,) mais vous constaterez que, dans sa volonté d’effacer l’œuvre de Mzée, Joseph n’a jamais évoqué le nom de Mzée Laurent Désiré Kabila ni fait référence au travail qu’il avait accompli.

En effet, depuis qu’il avait accédé au pouvoir Joseph "Kabila" s’était investi à éradiquer les outils structurels de mobilisation du peuple pour le développement mis en place par Mzée notamment les comités de pouvoir populaire CPP, le Service National etc.

Soit dit en passant, qui sont donc les adeptes du joséphisme dits Josephistes?

Tous les Al Capone du système Mobutu, des experts en tripatouillage financier et bradage du patrimoine national, des traîtres, des quêteurs invétérés de poste, des cireurs de bottes sans foi ni loi, des combinards,… il suffit de les observer, il n’y a pas de Kabilistes autour de Joseph

2. Réveil-FM: D’après vous, Jean Kalama-Ilunga, pour mieux se défendre et agir contre les ennemis du peuple congolais, comprendre d’abord est une nécessité absolue! C’est exact et nous sommes d’accord avec vous! Il y a quelques semaines, sur TV 5, Aldo Ajello, que vous connaissez, reçu pour présenter son livre, s’est transformé en avocat de Paul Kagame! Alors que le rapport de l’ONU table sur «le double génocide en République démocratique du Congo» à l’actif du Rwanda, l’ancien représentant de l’Union Européenne dans la région des Grands Lacs de 1996 en 2007, a soutenu, sans vergogne, que ’’le Ruanda est victime d’un projet mal ficelé’’ et que c’est ’’un acte d’hostilité contre le Rwanda’’ ! Quel regard portez-vous sur ce monsieur et quel rôle était le sien au cours des 10 années de son mandat dans la région de grands lacs ?

Jean Kalama Ilunga : Comme vous le dites, monsieur Aldo Ajello était représentant de l’Union Européenne dans la région de Grands Lacs, plus précisément, de mars 1996 au 28 février 2007!

En fait, toute la tragédie humaine en RDCongo, s’était déroulée sous ses yeux! Il était donc l’une de personnes clés qui avaient piloté, de façon insidieuse, l’occultation de cette tragédie humaine en République Démocratique du Congo ayant coûté la vie à plus de 6 millions de congolais privés de justice jusqu’à ce jour! Durant son mandat, il avait abusé de sa position dans l’institution européenne pour la fragilisation et la déstabilisation structurelle de la RDCongo, tout comme le belge Louis Michel qui, sans pudeur, a créé en Belgique une association controversée, baptisée ’’les amis du Rwanda’’, le britannique Tony Blair comme 1er ministre britannique et depuis 2007 conseiller spécial du dictateur rwandais Paul Kagame, son compatriote et ancien collaborateur John Holmes à l’ONU et d’autres ! Durant son mandat dans la région des Grands Lacs, Aldo Ajello n’avait jamais condamné les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo et, de ce fait, il est non pas un complice passif de cette tragédie humaine en RDC, pour avoir su et n’avoir rien dit ni fait, mais Aldo Ajello est un complice actif qui devra être entendu pour ses responsabilités en tant que complice des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo!

On ne faisait peut-être pas assez attention, mais Aldo Ajello n’y était qu’un militant actif du programme de balkanisation de la RDCongo! Par sa déclaration sur Tv 5 après la diffusion du rapport de l’ONU, qui met en exergue cette volonté délibérée d’occulter et de travestir ce qui s’était passé, Aldo Ajello vient de faire tomber son masque, c’est un ennemi du peuple congolais! De mon point de vue, Aldo Ajello, Louis Michel, Tony Blair et d’autres manipulateurs n’ont plus aucune crédibilité pour que leurs voix puissent peser ou être entendues, ils portent la responsabilité des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo au même titre que Paul Kagame et Yoweri Museveni!

’’Brasiers d’Afrique. Mémoires d’un émissaire pour la paix.’’ est l’intitulé controversé du livre qu’il a présenté sur TV5 ! En dépit de tout ce qu’il y a raconté, il n’a pu effacer l’image qui lui colle à la peau celui du pyromane qui s’est autoproclamé pompier, soit disant faiseur de paix!

Avec l’UCDP, nous demanderons à l’Union Européenne de ressortir tous les rapports d’Aldo Ajello sur la crise des Grands Lacs où ils découvriront un tissu de mensonges en vue de l’instrumentalisation de l’Union Européenne pour occulter les crimes de guerre, contre l’humanité et génocide en RDCongo!

3. Réveil-FM: Et sur le fond, quelles finalités poursuivait Aldo Ajello lorsqu’il insistait, avec dédain, sur ’’la faiblesse et l’incapacité’’ des Forces armées de la République Démocratique du Congo FARDC à protéger un territoire si immense en relevant le fait que les militaires congolais n’avaient pas de formations adéquates et suffisantes, qu’ils étaient mal équipés, mal payés,…. ?

Jean- Kalama Ilunga : Pour plusieurs raisons, je ne me voile pas la face pour reconnaître que les forces armées de la République démocratique du Congo FARDC souffrent et présentent, en effet, des faiblesses d’ordre qualitatif qui les empêchent d’être en mesure de remplir efficacement leurs missions de sécurité et de protection du territoire national! L’incapacité notoire des FARDC ne procède pas de l’incapacité des troupes ni des hommes et femmes qui en font partie mais de la politique de la défense ; donc de l’encadrement politique! En réalité, la RD Congo ne dispose pas de politique de la défense ni de sécurité pensée et élaborée par les congolais! Je suis congolais et mon devoir de patriote est de relever les travers de notre système de défense et de sécurité afin de faire des propositions alternatives pour ne pas laisser sombrer notre pays! Mais lorsqu’Aldo Ajello , après 12 années d’exercice dans la région, se permet de s’en prendre aux FARDC de cette manière, cela procède de la mauvaise foi, de l’hypocrisie qui masque cette volonté de pérenniser cet état de faiblesse et d’incapacité des FARDC.

Pour ma part, une véritable armée nationale congolaise peut et doit se construire qualitativement autour de l’engagement personnel de chaque congolais ou congolaise qui choisit, librement, de servir dans les métiers de la défense! Ainsi, avant de mettre le soldat engagé à la disposition de l’état-major général pour affectation, après la formation militaire, l’administration de la Défense signe un contrat avec lui pour la reconnaissance de ses droits et ses devoirs!

Pour le retour à la’’normalité’’, au lieu de soutenir la mise en place de cette véritable armée nationale congolaise, Monsieur Aldo Ajello n’avait-il pas fait partie des personnes qui avaient soutenues la solution controversée du ’’brassage’’ qui consistait à intégrer dans les FARDC de milices armées avec des miliciens sans formation militaire appropriée? Cette opération avait contribué à transformer délibérément les Forces armées Congolaises FAC en une armée de type milicien! Les dirigeants de ces milices avaient reçu en prime les postes de pouvoir politique et continuent à avoir une mainmise sur leurs hommes! Nous avions stigmatisé cette méthode du ’’brassage’’ du fait qu’il était un instrument de fragilisation par lequel la RD Congo était et est infiltrée par des criminels et des ressortissants tutsi rwandais qui y occupent des postes stratégiques!

Pour des raisons plus élargies, le maintien délibéré et permanent des FARDC dans l’état de fragilisation et d’incapacité structurelle avait servi et sert encore aujourd’hui de prétexte pour la consolidation et à la justification de la présence à durée indéterminée des forces militaires des Nations Unies en RDCongo dit MONUSCO, ex-MONUC!

Info UCDP, le service de l’information et de la communication de l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple UCDP avait dénoncé, plusieurs fois, cette présence indésirable et dévoilé que derrière le maintien forcé de la MONUSCO ou ex-MONUC en RDCongo, se cachent les enjeux des ventes d’armement et équipements militaires par les industries militaro- financières à cette institution militaire des Nations Unies par laquelle les milliards de dollars us libérés par le Conseil de sécurité pour la présence des forces militaires de l’ONU en RDC aurait servi et continue à servir en grande partie à honorer les commissions et retro-commissions pour tous ceux qui agissent en coulisse et qui ont intérêt à entretenir et pérenniser l’instabilité en RDCongo!

Ainsi va le monde! Pendant que tout cela se passe sous leurs yeux, les dirigeants congolais sont distraits et opte l’attitude de l’autruche pour ne pas voir ce qui se passe en réalité! Dramatique!

C’est qu’il faut retenir de ce je viens de dire, ce que la RDCongo n’est pas dotée à la base d’un système de défense susceptible de faire face à toute menace. Par conséquent, tout peut arriver et n’importe quand! Avec 9 pays limitrophes dont chacun pourra constituer une menace ou être utilisé contre nous tôt ou tard, est-ce en allant de réunion en réunion par exemple avec le criminel ruandais James Kabarebe, ministre de la défense d’un tout petit pays à dimension d’une sous-région et à Kinshasa, que notre pays recouvrira la sécurité? La présence, ce 17 octobre 2010, à Kinshasa, de ce tueur des congolais, le criminel rwandais James Kabarebe, démontre de l’incapacité notoire à faire des choix stratégiques et tactiques pour garantir la sécurité et la protection de notre pays par ceux qui en sont sensés? Pauvre Mwando Nsimba, un ’’ministre de la Défense’’ de la RDC qui ’’n’existe pas’’ comme tel, nommé pour ne pas réfléchir ni agir pour les intérêts du peuple congolais mais pour cautionner l’inacceptable et banaliser la haute trahison! Avec ça, où en sommes réellement en RDCongo?

La RDCongo reste une passoire où n’importe qui peut faire n’importe quoi! Les structures des FARDC sont verrouillées par des hommes adoubés par James Kabarebe!

L’actuel chef d’état major général aurait eu des accointances suspectes avec ce dernier ! Amisi Gabriel dit Tango fort qui avait massacré des congolais avec Nkundabatware, occupent depuis longtemps le poste stratégique de chef d’état major des forces terrestres, le criminel rwandais Bosco Ntangada est, scandaleusement est paradoxalement, protégé par le pouvoir de Kinshasa alors qu’il est sous le coup du mandat pénal international, il est une preuve tangible de la caporalisation du pouvoir congolais au Rwanda!

Dans la détermination du rapport des forces, même la diplomatie congolaise devant jouer, pourtant, un rôle essentiel est caporalisée par le pouvoir rwandais au travers leurs hommes de main congolais depuis quelques années notamment Mbusa Nyamwisi, Alexis Thambue Mwamba! La liste est longue!

4. Réveil-FM: A l’est de la République Démocratique du Congo, les femmes sont victimes des viols et autres exactions depuis plusieurs années et vivent en insécurité permanente! Là où le bât blesse, c’est qu’il quelques semaines, les Nations Unies ont pointé du doigt les FARDC comme responsable! Pourquoi seulement les FARDC ? Quel regard portez-vous sur ces accusations? Ne sont-elles pas inscrites dans le programme de fragilisation que vous venez de décrire ?

Jean-Kalama Ilunga : Certes, Madame Margot Wallström est dans son rôle en qualité de représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits armés ! Mais sa nomination à ce poste intervenue le 02 février 2010, est un facteur qui démontre que ses allégations, probablement élaborées sur base d’informations tendancieuses contre la RDCongo qu’entretiennent les manipulateurs cités précédemment, sont des effets d’annonce incitatifs pour détourner l’attention des opinions!

De toute manière, elle ne pouvait pas disposer d’assez de temps pour maîtriser le fond d’un dossier aussi complexe! En tout état de cause, ces accusations ne sont qu’un écran de fumée, un moyen sordide pour détourner et masquer les vraies questions qui sont celles relatives aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo. Les ‘’soient-disant soldats de la FARDC’’ qui opèrent à l’Est, sont des rwandais de Kundabatware qui avaient revêtus, du jour au lendemain, l’uniforme de la RDCongo!

Rappelez-vous en janvier 2009! Pendant des années, sous la protection de la MONUC, ces miliciens ruandais de Nkundabatware avaient violé, massacré impunément des innocents congolais, ils n’avaient pas fait un drame!

Par ailleurs, où en sommes-nous, aujourd’hui, avec de nombreux viols avérés et dénoncés commis sur les filles mineures congolaises par les soldats de la MONUC ?

Black out! Silence! Il est indispensable de se rendre compte et de lire que l’environnement est vicié par des manipulations de toutes sortes sur la RDCongo! Que Dieu me pardonne si je me trompe!

Je suis quasi-sûr que ces viols des femmes sur lesquels sont braqués les projecteurs de l’actualité sont une construction des manipulateurs qui ont organisé de hordes de violeurs en provenance du Rwanda et de l’Ouganda, pour fournir à l’opinion des éléments qui diabolisent les FDLR et autres résistants congolais qui n’acceptent pas cette occupation du territoire congolais par les rwandais, en les accusant faussement d’en être les auteurs!

Ce montage est une spécialité rwandaise! C’est en connaissance de cause que je pose mon doigt sur cette magouille pour que les opinions nationale et internationale s’en saisissent pour une autre lecture et pour confondre les menteurs! A la lumière de ce que j’ai dit précédemment, ces manipulateurs, bien qu’ils agissent encore en rasant les mûrs, ils sont très dangereux et capables d’organiser les poches d’instabilité!

5. Réveil-FM: Un bruit court que des éléments rwandais en provenance de la République Démocratique du Congo seraient arrêtés en Angola pour motif qu’ils s’y seraient rendus pour assassiner le président Edouardo Dos Santos! Pouvez-vous nous dire si cette information est crédible? Et si cette information est exacte, Pourquoi une telle action ?

Jean-Kalama Ilunga: Un bruit dites-vous? Bien que l’adage connu dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, bien entendu, tout bruit ou rumeur qui circule, pour être crédible, doit avoir nécessairement une origine, une source! Malheureusement et pour répondre à votre question, je n’en sais rien d’autant plus que je n’en suis pas la source ni en mesure de savoir qui en est !

En revanche, rien ne m’empêche de réfléchir ni d’utiliser les outils d’analyser à ma disposition pour décortiquer cette information lourde en vue d’évaluer sa crédibilité et la faisabilité d’une telle action! Je choisis de réfléchir au travers cette suite de questions-réponses pour planter le décor dans lequel peuvent se construire les hypothèses afin de garder ne serai-ce qu’un zeste de crédibilité :

Primo : Est-il possible qu’un commando de tueurs tutsi ruandais passent par la RDCongo pour aller déstabiliser l’Angola en assassinant son Président?

La RDCongo partage avec l’Angola un peu plus de 2000Kms de frontière commune virtuelle! Comme je l’ai évoqué précédemment, la RDCongo est une passoire où les tueurs tutsis peuvent circuler en se faisant passer pour benyamulenge ou n’importe quoi, opérer des exactions impunément et jouir de protection quoiqu’ils fassent! Cela est possible parce que le sommet du pouvoir politique de la République Démocratique, pour des raisons qu’il faut nécessairement élucider, est assujetti, preuve à l’appui, au pouvoir criminel rwandais!

En ce sens, la RDCongo ne constitue pas un rempart de sécurité sur lequel l’Angola peut compter!

Je me demande si cela n’est pas lié avec l’histoire de l’ami d'Augustin Katumba Mwanke, le général angolais Miala qui était chargé de la sécurité extérieure de l’Angola et qui aurait été pris en flagrant délit d’y monter un coup d’Etat!

Bon, bref! L’infiltration des tueurs tutsi rwandais en Angola est une possibilité faisable à ne pas négliger!

Secundo : Pour quelle finalité une telle action s’inscrit-elle au regard de l’environnement et du rapport de forces en présence pour exiger la déstabilisation structurelle de l’Angola par la décapitation de son exécutif ?

Le plan de partition de la RDCongo est toujours en vigueur! Pour y faire face, de quoi dispose la RDCongo? :

- un système de pouvoir congolais fragile qui patauge dans la vacuité idéologique dont la finalité politique se réduit en une fuite en avant en miroitant les élections qu’il faut gagner à tout prix comme finalité ;

- un pouvoir caporalisé politiquement par un petit pays voisin, le Ruanda qui lui impose la ligne à suivre même sur des questions hautement stratégiques comme la sécurité ou la défense ;

- une armée désarticulée, infiltrée, où les soldats vivent dans une paupérisation proche du dénuement total;

- une permanence de la présence controversée et louche de plus de 20 milles soldats de la MONUSCO ;

Ainsi donc, la table est naturellement prête pour passer à la phase finale par laquelle la déstabilisation structurelle de l’Angola prédisposera définitivement la RDCongo à une partition de fait! En effet, il suffit, par exemple, d’abattre l’avion de Joseph Kabila en faisant passer cela pour un accident (ceci est une simulation, mais ça n’arrive pas qu’aux autres) pour activer les germes de conflits et pour libérer les facteurs déclencheurs de la déstabilisation totale de la RDCongo.

L’Angola déstabilisé et paralysé ne pourra pas intervenir! Par conséquent, ce sera échec et mat pour la balkanisation de la République Démocratique du Congo! Et les congolais distraits et ne comprenant rien de ce qui se passent, n’auront que leurs larmes pour pleurer!

A titre de rappel, avant l’agression du 02 Août 1998, les tutsi ruandais missionnés par Paul Kagame et infiltrés dans le rouage du pouvoir congolais avait entrepris une campagne de diabolisation contre des troupes angolaises en les accusant faussement d’être à la base des exactions sur les populations civiles congolaises : viols et autres! Suivez mon regard! Ces ruandais avaient exercé une forte pression sur Mzee LDKabila pour le pousser à décider du désengagement des troupes angolaises de la RDCongo!

Mzee Pierre Victor Mpoyo qui était farouchement opposé à cette idée, fut contraint d’aller l’annoncer à Luanda malgré lui!

Il s’y rendit quand même en prenant soin d’être accompagné par deux témoins : Joseph Kabila et Faustin Munene!

Le président Edouard Dos Santos refusa de les recevoir et ordonna tout de même le retrait de la totalité des troupes angolaises!

En 3 jours, l’ordre de retrait total était exécuté! Par contre, Mzée Laurent-Désiré Kabila regretta cette décision à l’égard de l’Angola parce que derrière cet empressement rwandais de se débarrasser des troupes angolaises, il y avait un vaste complot international ourdi contre la RDCongo et que le Rwanda était positionné comme ’’cheval de Troie’’ !

D’ailleurs le criminel James Kabarebe avait tenté d’assassiner Mzée Laurent-Désiré Kabila!

Lorsque ce dernier décida de renvoyer les ruandais, la guerre d’agression fut déclenchée! Malgré cela, le peuple congolais, soulagé et conscientisé sur la nécessité de se prendre en charge et de défendre ses intérêts, forma un bloc autour de Mzée pour la résistance et mit en échec le plan de déstabilisation!

Face à ce programme de déstabilisation de notre pays, pour moi, l’Angola est l’allié le plus sûr parce que sa sécurité dépend de celle de notre pays!

6. Réveil-FM: Et qu’en est-il de votre camarade le général Faustin Munene? Quel est le fond de l’acharnement que lui a fait subir le pouvoir de Joseph Kabila?

Jean-Kalama Ilunga: De mon point de vue, le camarade Faustin Munene est d’abord victime de la purge qui avait été entreprise depuis quelques années à l’encontre des compagnons de M’zee Laurent Désiré Kabila ! A titre d’exemple, Mzée Pierre Victor Mpoyo, délaissé avec sa maladie qui risque d’avoir le dessus sur sa résistance sans assistance appropriée.

Mzée Thomas Kanza, bien qu’ambassadeur en exercice, alors qu’il était très malade, avait galéré pendant 3 mois à Kinshasa où on l’avait fait délibérément marcher pour l’épuiser en lui privant cyniquement les moyens nécessaires pour les soins et il avait succombé faute d’en avoir ! Ne pas assister une connaissance alors qu’on dispose des moyens, est un assassinat!

Mzée Mbaya Etienne, isolé, privé délibérément de ressource, était retrouvé mort faute d’assistance! Mzée Sévérin Kabwe est mort dans le dénuement, abandonné avec son handicap sans soins appropriés depuis la disparition de M'zée Laurent-Désiré Kabila, alors que le criminel et complice des criminels au pouvoir au Rwanda Adolphe Onusumba avait eu le privilège d’un avion spécial au frais de l’Etat pour l’Afrique du Sud!

Madoadoa délaissé sans assistance au regard des années de sacrifices jusqu’à sa mort.

Le général Mufu serait sûrement empoisonné et il se battait désespérément pour s’en sortir ; Bienvenu Milambue est cyniquement délaissé sans soins adéquats en attendant le trépas ; en dépit des apparences, Yerodia Abdoulay Ndombasi n’est pas plus heureux !

Bien que sénateur, il a le profil bas dans ce milieu aux antipodes des valeurs que défendait M'zée Laurent-Désiré Kabila!

Yerodia est utilisé comme étiquette pour masquer le vide idéologique de la bouillabaisse qu’est la soit disant majorité présidentielle dans le but d’usurper le prestige politique de M'zée Laurent- Désiré Kabila! …. la liste est longue!

Je partage avec Faustin Munene les mêmes valeurs humaines et la même idéologie celle pour laquelle papa Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba, Pierre Mulele, Laurent-Désiré Kabila avaient sacrifié leurs vies et posé une empreinte indélébile qui marque à jamais la finalité de référence qui s’identifie à la République Démocratique du Congo que je ne trahirai jamais à savoir l’humanisme patriotique !

Faustin Munene est mon camarade et à haute voix, je lui apporte clairement ma solidarité et mon soutien!

Bien qu’optimiste, je continue à m’inquiéter du fait que celui-ci ne donne pas de signe de vie tangible!

De toute manière, avoir tenter de toucher à sa vie signifie que personne n’est à l’abri!

Nous tous, nous sommes sous une menace qui ne veut pas dire son nom!

Par conséquent, nous nous plaçons désormais en position défensive pour bloquer cette érosion délibérée des ressources humaines et offensive pour éradiquer la menace à tout prix!

S’en prendre de façon aussi brutale et grotesque à Faustin Munene quoi qu’il ait fait, c’est en quelque sorte une déclaration de guerre et, malheureusement pour ceux qui ont déclenché les hostilités, nous savons la faire à un haut niveau, la peur va changer de camp!

Le maréchal Mobutu avait ses FIS et ses FAS pour tuer tous ceux qui représentaient un danger pour la conservation de son pouvoir, mais il avait perdu et ses FIS et ses FAS étaient partis en cavale!

Depuis longtemps, Joseph Kabila avait déjà scié la branche sur laquelle il était assis en s’attaquant à ceux qui avaient fait le sacrifice de leurs vies et de leur jeunesse pour mettre un terme au système crapuleux de la 2ème république!

7. Réveil-FM: Jean Pierre Bemba sera jugé, croyez-vous qu’il va s’en tirer ?

Jean-Kalama Ilunga: Jean –Pierre Bemba n’est pas ma tasse de thé! Mais, son emprisonnement à la Haye est un parfait déni de justice qui procède de la manipulation par laquelle le procureur Del Campo fait de la sinécure et joue un jeu pervers.

En tant qu’individu, Jean–Pierre Bemba n’était pas allé en Centrafrique pour commander l’armée centrafricaine ni sa milice qu’il avait mise à la disposition du gouvernement Centrafricain pour qu’il soit détenu à la Haye pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre!

Le rapport de l’ONU sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo épingle clairement le Rwanda, l’Ouganda et leurs dirigeants Kagame et Museveni même s’ils n’y sont pas cités nommément!

Ce document révèle les tripatouillages judiciaires de monsieur Del Campo et le caractère partial et injuste de ses enquêtes à la con lorsque ce monsieur, en véritable pêcheur du menu fretin, est incapable de citer les noms des véritables responsables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDC comme Kagame ou Museveni!

L’acharnement sur Jean-Pierre Bemba par ce procureur manipulé pour, sans doute, gagner du temps et effacer les témoignages, n’a qu’une signification à savoir Jean –Pierre Bemba est témoin gênant susceptible de confondre Museveni, Kagame comme responsables des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo et au travers eux les commanditaires que sont Bill Clinton, Tony Blair, et consorts Louis Michel qui, d’ailleurs, avait contribué à faciliter son arrestation en l’attirant en Belgique!

J’espère de ma part que les juges du tribunal pénal international ne tiendront pas compte des inepties dirigées et partiales du procureur Del Campo pour faire une justice juste! En revanche, même libre, Jean-Pierre Bemba qui devra répondre pour son niveau de responsabilité quant aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDCongo, sera en danger!

Il risque d’être effacé du tableau de témoins par suicide, crise cardiaque ou accident!

8. Réveil-FM: Jean Kalama Ilunga, on ne vous a pas entendu depuis l’assassinat à Kinshasa d’Armand Tungulu pour avoir lancé une pierre sur le véhicule du président Joseph Kabila. Une autre actualité sur laquelle nous tenons à avoir votre avis : les gardes du corps en civil de Zoe Kabila, son jeune frère, se sont permis de battre les policiers de roulage parce qu’ils ne lui ont pas laissé la priorité. Quel regard portez-vous sur ces dérives inacceptables de ce membre de famille de Joseph Kabila qui se comporte comme si la République démocratique du Congo et ses institutions sont leur propriété privée?

Jean-Kalama Ilunga : Le silence est aussi une expression qui n’est pas l’indifférence, mais qui peut être l’expression d’une douleur profonde! Au mois de juin 2010, par exemple, ma mère a péri tragiquement dans un incendie à Kinshasa!

L’expression de ma profonde douleur dans ma chaire et mon esprit s’est traduite par mon silence! Je ne suis pas un homme à pleurer, mais j’ai versé beaucoup de larmes en silence pour cette femme de caractère qui m’avait forgée! Mon devoir de fils était de l’enterrer avec dignité en silence tellement ma douleur: était profonde si bien que j’ai choisi de ne pas contaminer mes nombreux amis et amies dans le monde qui, peut-être, en prenant connaissance de cette intervieuw apprendront cette nouvelle !

Lorsque j’ai essayé d’en savoir plus sur le sort d’Armand Tungulu, juste après qu’il ait posé cet acte, on m’a confirmé qu’il est déferré devant la justice!

J’ai applaudi parce que, moi-même, j’aurai recouru à cette instance si une personne m’a lancé une pierre!

Mais, lorsque j’ai appris qu’Armand Tungulu est mort non pas entre les mains de la police judiciaire ni de la justice, mais dans le cachot de la garde républicaine de la présidence de la république, c’était pour moi comme un coup de massue sur ma tête!

Par ailleurs, l’absurdité avancée par le procureur général de la république pour justifier les circonstances de son décès, m’a dégoûté!

Il suffisait, pourtant, de reconnaître la bavure et l’excès de zèle des gardes de Joseph Kabila au lieu de tricoter des mensonges sordides en vue de travestir la vérité qui rappelle le montage déplorable sur l’assassinat de Floribert Chebeya!

Au regard de cet acte ignoble, je m’interroge sincèrement dans tous les sens et je condamne, sans ambages, ce crime abominable qui obscurcit encore plus l’image de notre pays!

Je saisis l’occasion pour présenter mes sincères condoléances aux enfants et la femme d’Armand Tungulu et je prie Dieu pour qu’Il les couvrent de sa protection!

Concernant les gardes du corps de Zoe Kabila, j’ai honte et j’ai de la peine lorsque je vois certains enfants de Mzee Laurent Désiré Kabila se comporter de façon aussi abjecte et très dangereuse pour leur avenir!

La République Démocratique n’est pas une propriété privée! Si Joseph Kabila est président de la République, la présidence de la République n’est pas une propriété familiale ni tribale ni provinciale, c’est une propriété du peuple congolais sans exclusive! Un membre de la famille du président de la République n’est pas le président de la République, c’est un citoyen comme tous les autres citoyens avec les mêmes droits et devoirs!

L’armée, la police, les services de sécurité ne sont pas des institutions familiales, ni tribales, elles sont au service du peuple congolais, aucune personne, soit-elle président de la république, ministre ou autre n’a le droit de s’en servir pour ses intérêts privés!

Sinon, le chaos sera l’avenir!

9. Réveil-FM: Quel conseil prodiguez-vous à Joseph Kabila et les Joséphistes pour sauver notre pays qui navigue à vue et sans véritable capitaine? Jean-Kalama Ilunga: Joseph Kabila n’a nullement besoin de conseils de ma part pour faire quoique ce soit politiquement pour la RDCongo. Fondamentalement, ma conception du pouvoir politique diverge de la sienne car la mienne est strictement tournée vers le respect des aspirations du peuple congolais qui m’impose d’être toujours à son service quel que soit le niveau, même en dehors des institutions!

Ma conception est celle qui respecte la vie de nos concitoyens et qui respecte l’objet unique de la politique qui est celui d’apporter, avant tout, le bien-être à nos concitoyens!

Pour moi, Dieu est Maître de la vie, de toute chose, même du pouvoir quel qu’il soit! Sur cette question, j’ai toujours choisi de m’en remettre à Lui!

Il est donc illusoire d’espérer pouvoir être écouté par une personne, au pouvoir depuis bientôt 10 ans, épuisé visiblement et rattrapé par l’usure du pouvoir!

En tout état de cause, depuis 10 ans qu’il est au pouvoir, Joseph Kabila a épuisé tous ses degrés de liberté pour causes de fréquentations qui laissent à désirer : stratèges à la petite cuillère, affairistes à courte vue, commissionnaires de la prédation internationale…!

Un parcours alambiqué et parfois rocambolesque au sommet de l’Etat de la République Démocratique du Congo marqué par du conjoncturel qui tient lieu du structurel, des accointances contre-nature avec les criminels au pouvoir au Rwanda démontrant la permanence et la banalisation de la haute trahison!

Pourtant il dispose d’une batterie de conseillers de tout bord : scientifiques, politiques, occultes …etc qui se bousculent au portillon, se piétinent, chacun voulant passer pour la personne la plus écoutée par le président, mais être écoutée sur quoi exactement?

Dieu seul sait! Au regard de la complexité qui prévaut sur toutes les questions d’Etat, je doute fort que le ’’raïs’’ puisse prêter une oreille attentive à ce que certains conseillers, pourtant crédibles, lui apportent!

Aujourd’hui, tous ceux qui tournent autour de lui, ne sachant pas ce qu’il pense, sont terrorisés en sa présence!

Il faut noter que le maniement du machiavélisme dans un environnement qui n’est pas une monarchie absolue est un exercice qui finit par tourner contre celui qui en use!

La République démocratique du Congo n’est pas une monarchie, alors gare au retour de la manivelle!

En fait, quel conseiller peut encore oser dire la vérité à Joseph Kabila sans risquer d’être frappé d’ostracisme, d’être viré sans préavis ou d’être coupé en petits morceaux et jeté dans le fleuve?

Pour cela, je ne suis pas surpris que pour être ’’Satellite’’ autour du ’’Roi soleil’’ comme on le désigne , la plupart d’entre eux soient obligés de se dépasser comme ’’Danseur du djalelo’’, de toujours le caresser dans le sens des poils, de lui cirer les pompes pour gagner quelque chose, de le rouler dans la farine et l’entourlouper en lui jetant les fleurs et en riant bêtement alors qu’il n’esquisse qu’un sourire, d’être le champion de la délation en lui créant des ennemis fictifs pour lui faire peur afin de rester longtemps dans ses bonnes grâces!

En tout état de cause, les vrais conseillers qui sont écoutés par Joseph Kabila sont occultes! Il s’agit des criminels au pouvoir au Rwanda : Paul Kagame et James Kabarebe!

C’est une évidence aujourd’hui et je ne m’en voile pas la face : le leadership qui pilote la RDCongo derrière le masque qu’est Joseph Kabila, est détenu par ces tueurs tutsi au pouvoir au Rwanda! C’est inacceptable!

Il ressort, par ailleurs, que l’institution présidence de la République est non seulement prise en otage, elle est complètement noyautée du fait des cette soumission avérée de Joseph Kabila au pouvoir criminel rwandais!

Il est l’allié des ennemis du peuple congolais donc, contre la République Démocratique du Congo!

Lors du cinquantenaire, Paul Kagame a brillé par son insolence en arrivant avec 2 heures de retard à la manifestation officielle et il a démontré qu’il était le patron lorsque Joseph Kabila ordonna de retarder le début pour attendre l’arrivée de ce dernier!Comment en est-il arrivé là?

Quelle affaire secrète Joseph Kabila avait-il réalisé avec ces tueurs tutsi au pouvoir au Rwanda qui l’empêche de leur opposer la résistance et qui le contraint à une caporalisation aussi humiliante?

Quel est le contenu du chantage des tueurs tutsi susceptible de clouer Joseph Kabila au pilori?

Que cache-t-il?

Toutes les hypothèses seront décortiquées!

Oui, Joseph Kabila a encore la chance de partir du pouvoir avec élégance! C’est possible!

Il y a des moments dans la vie où il faut savoir faire le bon choix! Chaque personne autour de Joseph Kabila croit, dur comme fer, qu’il fait partie des fameux 15 alors que lui-même n’y pense même plus!

Je suis conscient de la gravité de cette déclaration solennelle et des conséquences qu’elle va engendrer! Je sais que ceux qui sont dans la ’’mangeoire’’ ne seront pas contents et qu’ils s’empresseront d’organiser des ’’messes noires’’ pour chercher comment faire de moi, le pseudo-nouvel ennemi n°1 de Joseph Kabila en lui racontant n’importe quoi pourvu que ça lui fasse peur!

Ce ne sera qu’une entourloupe en plus! Je sais que ça sera la débande dans les rangs de ceux qui ont affublé à Joseph Kabila l’étiquette ’’d’autorité morale’’, un flou qui ne veut absolument rien dire sinon une arnaque destinée à le posséder et le déplumer en le plaçant devant l’obligation d’ouvrir le tiroir-caisse pour financer leurs campagnes avec l’argent public logé à la banque centrale! Je sais que certains iront verser les larmes de crocodiles à ses pieds pour lui exprimer leur amour factice en le suppliant de rester au pouvoir si pas ’’100 ans’’ même 1000 ans, on connait la chanson!

Sur le fond, Joseph Kabila est en vrai, un homme seul!

Un homme pathétiquement seul face au conglomérat d’opportunistes qui font semblant d’être ses fidèles, ses partisans zélés, embourbés dans la vacuité idéologique qui seront les premiers à détaler et à changer casaque à la moindre secousse! Ils se transformeront, comme par enchantement, en censeurs zélés pour condamner leur ’’idole’’ d’aujourd’hui en le trahissant, en lui faisant porter tous les péchés afin de tourner cyniquement la page ’’Joseph Kabila’’ et passer à autre chose!

En guise de dernier mot, je soutiens que Joseph Kabila n’a plus de choix:

- Soit, il s’entête dans l’option de faire du forcing pour s’accrocher au pouvoir par n’importe quel moyen! Il réussira bien sûr à se maintenir au pouvoir mais, mener la RDCongo vers le chaos, une catastrophe irréversible!

Par conséquent, il devra s’attendre soit à une fin brutale soit à un départ en cavale pour se cacher dans un pays où il sera un hôte indésirable!

- Soit, il prend l’option de partir avec élégance, en choisissant de ne pas être candidat aux élections présidentielles de 2011! Il se mettra en position d’arbitre et doit prévaloir sa volonté politique de permettre aux congolais de choisir les dirigeants crédibles qui seront à leur service! Il aura le soutien du peuple congolais qui se placera derrière lui!

Pour y arriver, il pourra s’appuyer sur le pouvoir judiciaire en vue de l’application d’une justice juste pour que l’accès au pouvoir soit interdit aux aventuriers, pilleurs, criminels, et autres détourneurs des biens sociaux…et mettre un terme à l’impunité institutionnalisée et à la corruption structurelle! En partant du pouvoir avec élégance, Joseph Kabila pourra avoir la chance d’être cité comme modèle en Afrique et au monde!

La RDCongo aura la possibilité de faire face à ses ennemis!

Lépold Sédar Senghor, Nelson Mandela et d’autres rares africains étaient partis du pouvoir avec élégance pour donner la chance à la construction d’un nouvel avenir à leur pays respectif !

C’est que je viens d’exposer, constitue une épine dans la gorge des animateurs des forces d’inertie qui, en désespoir de cause, vont s’agiter dans tous les sens pour maintenir en otage les institutions et le pouvoir en RDCongo!

Lire la suite

Paris-Sorbonne: Wolfgang Schäuble et Jacques Delors parlent de l'Europe !

Il nous avait promis:"Je vais souffrir mais vous allez aussi souffrir !". C'est pour la première fois de son propre chef que Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, s'est décidé de faire son allocution en français châtié sans écorchure. Il a été vivement ovationné, non seulement pour cet exercice mais surtout pour ses convictions européennes.

Paris-Sorbonne, mardi 2 novembre 2010, Monsieur Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances. Photo © CIDAL/K. Backes

Paris-Sorbonne, mardi 2 novembre 2010, Monsieur Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne de 1985 à 1994. Photo © CIDAL/K. Backes

Le mardi 2 novembre 2010, au soir, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances qui a la réputation d'être le ministre le plus européen et le plus francophile d'Angela Merkel, a dans la langue de Molière, pendant près de trois quarts d'heure, a expliqué devant quelque 550 personnalités et étudiants pourquoi, vingt ans après la réunification allemande, le projet d'intégration européenne. Un autre grand Européen, l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, a plaidé à ses côtés pour l'approfondissement de la construction européenne.

La venue du ministre allemand à Paris, organisée par le CIDAL (Centre d'information et de documentation de l'ambassade d'Allemagne à Paris), marquait, en effet, un anniversaire : celui des vingt ans de la réunification allemande. Wolfgang Schäuble en fut l'un des principaux artisans, a rappelé l'ambassadeur d'Allemagne, Reinhard Schäfers. Il est, en outre, un Européen de conviction, qui joue un rôle actif en Europe depuis plus de vingt ans.

L'Union économique conduit à l'union politique

Devant les étudiants parisiens, les autorités françaises, la presse nationale et internationale, le ministre allemand s'est référé à la vocation historique de la construction européenne pour en justifier l'approfondissement hier, aujourd'hui et demain. L'Europe est née de la volonté de rendre la guerre matériellement impossible sur le continent. Et elle demeure "avant tout le fruit d'un désir de paix", a-t-il souligné.

La création de l'euro, par exemple, n'a "jamais été une 'contrepartie' à la réunification allemande", a-t-il affirmé. Ce fut "une étape délibérée et logique vers un approfondissement de l'intégration européenne".

De la chute du mur de Berlin, "triomphe des idéaux européens", à l'euro, incarnation d'une "politique de paix par d'autres moyens", l'aspiration à la paix a ainsi maintes fois fait progresser l'intégration européenne.

Salutation cordiale et amicale entre Jacques Delors et Wolfgang Schäuble dans la salle des autorités à la Sorbonne. Photo © CIDAL/K. Backes

L'ovation de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances par l'assistance dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne. Photo © CIDAL/K. Backes

"Les peuples sans mémoire n'ont pas d'avenir", a renchéri Jacques Delors. L'ancien président de la Commission a loué la nostalgie de 1989 : on doit à la sagesse des responsables politiques de l'époque d'avoir empêché que le choc de la chute du mur de Berlin ne débouche sur "une espérance" plutôt que sur de violents bouleversements. De même, il faut retrouver et conserver l'esprit des pères fondateurs de la construction européenne, car il est porteur de valeurs fondamentales.

Réformer l'Europe

Selon M. Schäuble, ce processus d'intégration doit se poursuivre. "Je considère que les défis actuels sont un chance supplémentaire d'approfondir le processus d'intégration. En effet, jusqu'à présent, l'intégration européenne est toujours sortie renforcée des crises", a-t-il dit au regard des difficultés économiques et financières. Car il faut garder à l'esprit que les avancées de la coopération économique ont, pour partie, une fonction politique. "Si nous ne sauvons pas l'euro pendant la crise, nous perdons l'Europe et l'idée européenne. Autrement dit : notre souci de l'euro est notre souci de l'Europe !", a-t-il explicité.

À court terme, la crise de l'euro a ainsi pointé la nécessité de réformer l'Union économique et monétaire. Elle a révélé des faiblesses structurelles graves dans certains États membres de la zone euro et l'incapacité de la surveillance macroéconomique à les enrayer, a exposé M. Schäuble. C'est pourquoi, il convient de réformer le Pacte de stabilité et de compléter la réglementation européenne. C'est ce que vient de décider le Conseil européen, sur la base d'un accord franco-allemand, a souligné le ministre avant d'entrer dans le détail de la réforme. Outre le renforcement du Pacte de stabilité, les 27 États européens souhaitent créer un mécanisme permanent de résolution des crises financières. "Si nous souhaitons un euro durablement fort et stable, nous devons être disposés à prendre de nouvelles mesures allant dans le sens de l'intégration de la zone euro", a plaidé M. Schäuble.

M. Schäuble est accueilli dans la Salle des Autorités de la Sorbonne par l'ambassadeur d'Allemagne en France, Reinhard Schäfers, le professeur Jean-Claude Colliard, président de l'université Paris I, Jean-Marc Lehu, directeur de la communication de l'université Paris I, le professeur David Capitant et Jacques Delors, ancien ministre et ancien président de la Commission européenne © CIDAL/K. Backes

Lors du discours de M. Schäuble. À ses côtés, l' ambassadeur Reinhard Schäfers, le professeur David Capitant, modérateur du débat, et Jacques Delors © CIDAL/K. Backes

Approfondir l'intégration

À plus large échelle, toutefois, ces réformes ne seront pas suffisantes. "Les réformes économiques doivent aller plus loin", a plaidé Wolfgang Schäuble. Car le problème ne réside pas seulement dans "le manque de solidité des politiques budgétaires". Il tient aussi et surtout dans la divergence des niveaux de compétitivité entre les économies de la zone euro, a diagnostiqué le ministre. "Il s'agit, dès lors, de renforcer la compétitivité des États membres et de l'Union européenne dans son ensemble", a-t-il indiqué.

M. Delors a approuvé cette analyse : selon lui, depuis sa conception, l'Union économique et monétaire a "marché sur une seule jambe" en valorisant trop les aspects monétaires au détriment des aspects économiques. L'ancien président de la Commission a toutefois espéré que les réformes en cours permettent de rétablir un meilleur équilibre.

M. Schäuble, pour sa part, s'est prononcé concrètement en faveur "d'une coordination modérée dans le domaine fiscal afin d'éviter les distorsions de concurrence". Il est aussi revenu sur les excédents de la balance des paiements allemande, objet de vives controverses ces derniers mois. On pose mal la question, a-t-il estimé. La question devrait être la suivante : "l'Union européenne et ses entreprises sont-elles, dans l'ensemble, suffisamment compétitives, non seulement sur le marché mondial, mais aussi pour augmenter leurs parts de marché ?"

Force du modèle européen

Au total, "la fin de la guerre froide n'a pas supprimé la raison d'être de l'intégration européenne. Bien au contraire", a conclu M. Schäuble. Face aux bouleversements de la mondialisation, "l'Occident, et donc également l'Europe, doivent rester soudés".

En outre, le modèle européen de société est porteur de valeurs qui le rendent attractif ailleurs dans le monde : la paix durable, la liberté et la prospérité. "Depuis son unification pacifique, l'Union européenne, confiante en elle-même, peut influer sur l'évolution du monde et sur les dimensions sociale, économique et écologique de la mondialisation -et elle seule peut le faire !", a souligné le ministre. "Ainsi, les conditions qui permettraient à l'Europe de peser plus lourd au niveau mondial sont bien davantage réunies que beaucoup ne l'imaginent".

Mais l'Europe ne peut réaliser cette ambition qu'à certaines conditions, a tempéré M. Schäuble. "L'Europe doit comprendre qu'elle ne pourra jouer un rôle dans les conflits mondiaux de demain, qui sont en fait des luttes de répartition entre les grands espaces politiques, qu'à la double condition de s'exprimer d'une seule voix et d'aborder ses problèmes structurels de manière crédible et visible".

Lire la suite

jeudi 4 novembre 2010

FRANCOISE HUGUET-DEVALLET : L’ART DU BUSINESS ANGELS

Françoise Huguet - Devallet est la vice-présidente du réseau « Femmes Business Angels ». Elle est aussi une femme de convictions. Des yeux pétillants d’énergie et de vie…quand elle évoque sans détour, son parcours professionnel. Un D. E. S. S. de sciences économiques, un diplôme de sciences PO et une licence de sociologie en poche, elle pose ses valises à Paris pour conduire avec talent et courage des hautes responsabilités qui vont lui être confiées dans la presse et le cinéma…

Madame Françoise Huguet - Devallet, vice-présidente du réseau « Femmes Business Angels ».

Le logo du réseau "Femmes Business Angels"

Marie Cornet : Vos débuts se situent exactement où ?

Françoise Huguet-Devallet : J’ai démarré dans la presse au départ et dans un groupe qui s’appelait à l’époque la Bonne Presse et aujourd ‘hui Bayard Presse . C’est d’ailleurs un groupe passionnant qui a initié plein de projets formidables et toujours d’actualité ! J’ai moi - même été présente lors de lancements de magazines comme ceux de Pomme D’api ou Notre temps. Je reconnais que cela a été tout à fait formidable. Je suis passée après dans le groupe Publicis et j’y suis restée 22 ans. J’ai commencé chez eux, au service Etudes et pour le groupe Franpar (France soir, France dimanche, le Journal du Dimanche et Elle). J’ai d’ailleurs participé aux premiers états généraux des femmes organisés par le magazine Elle, une expérience passionnante ! Originaire de province et en poste à Paris, c’est La presse quotidienne régionale qui m’a fait retrouver la dynamique des régions pour développer son premier GIE qui s’appelait Interfrance Quotidiens et dont le rôle était de vendre de la publicité aux annonceurs nationaux. Au département Etudes nous avons collaboré entre autres avec le magazine de Gault - Millaud et un magazine de Philippe Bouvard Réussites . Quand je pense à ce dernier, je me rends compte que finalement il était très en avance. Et Figurez-vous… il n’a pas marché car il était trop en avance ! Je me suis occupée aussi de toute une série de magazines très thématiques comme Parents, Mariages, Décoration Internationale .

Marie Cornet : Toujours chez Publicis ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, absolument et le groupe Publicis a été à ce moment là en compétition avec Havas pour la reprise de la régie publicitaire du Monde en 1985. Avec mon expérience en presse quotidienne nationale et régionale, il était assez légitime pour Publicis, de me charger de la préconisation. Publicis a gagné et à ma grande surprise j’ai été nommée et choisie par le Monde pour diriger cette régie. J’étais stupéfaite car à l’époque, il n’était pas courant de confier un poste de cette importance à une femme ! Mais j’ai accepté le challenge. J’ai donc dirigé pendant six ans cette régie et cela a été fantastique. Les résultats publicitaires pour le journal ont été fructueux. Il faut dire que la nouvelle rédaction dirigée par André Fontaine et Daniel Vernet a repositionné l’image du journal par un travail formidable qui a relancé sa diffusion, nous permettant ainsi de réaliser de beaux bénéfices commerciaux. Et puis il y a eu des changements de Direction et, comme beaucoup d’autres membres du Comité Exécutif, j’ai été remerciée.

Marie Cornet : Une bonne ou mauvaise chose ?

Françoise Huguet-Devallet : Ecoutez, finalement une bonne chose. Je me suis retrouvée dans le cinéma et cela me convenait très bien. Je suis moi-même une grande lectrice de presse quotidienne et une grande spectatrice de cinéma. Il faut reconnaître qu’il y avait beaucoup de choses à faire dans le domaine du cinéma.

Marie Cornet : On est en quelle année ?

Françoise Huguet-Devallet : On est en 1992 et au creux de la vague d’ailleurs. 112 millions d’entrées à l’époque contre 200 millions aujourd’hui ! On a mis en place la vente de package de salles et de villes comme dans l’affichage. Et cela a très bien marché ! Je suis alors partie du côté d’UGC et au final UGC voulant réduire son endettement, a décidé de mettre en vente les murs des salles et la régie publicitaire. Et figurez-vous que c’est Thomson qui s’est porté acquéreur...Pour ma part l’expérience avec Thomson a été courte et c’était plutôt bien, j’avais envie de profiter un peu plus de mon temps via non pas une retraite mais son équivalent en espagnol une « Jubilation »…

L'équipe de "Femmes Business Angels".

Marie Cornet : Que signifie « Jubilation » pour vous ?

Françoise Huguet-Devallet : Alors écoutez, alors là c’est simple… ! Cela veut dire que l’on est libéré d’un certain nombre de contraintes : les actionnaires, les gens qui vous demandent continuellement des comptes et j’en passe.

Marie Cornet : Une vraie jubilation ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, je vous confirme. D’ailleurs face aux rôles des financiers dans les grandes structures, je suis repartie vers mes racines économiques et plus particulièrement vers l’économie réelle. Là, j’ai découvert le Business Angel grâce à des amis et plus particulièrement le Business Angels féminin. Je ne suis pourtant pas féministe.

Marie Cornet : Cela parait surprenant ?

Françoise Huguet-Devallet : Non, j’ai travaillé avec des hommes sans soucis et j’ai été plutôt bien payée.

Marie Cornet : C’est donc à ce moment, que vous vous investissez avec « Femmes Business Angels ? »

Françoise Huguet-Devallet : Oui, nous y sommes ! C’est d’ailleurs une vraie bouffée d’air frais par rapport au contexte actuel de morosité où on entend sans arrêt des choses comme « C’est terrible, l’avenir que va-t-il se passer ? »…

Marie Cornet : Ce n’est pas vraiment le ton de « Femmes Business Angels » ?

Françoise Huguet-Devallet : C’est vrai,… Alors là dans ce réseau, on rencontre des entrepreneurs- ses, qui ont des projets positifs et qui veulent avancer et croient en l’avenir. Je me réjouis aussi de rencontrer dans ce réseau des femmes très dynamiques.

Marie Cornet : Vous êtes arrivée quand chez « Femmes Business Angels » ?

Françoise Huguet-Devallet : Cela fait un peu plus de deux ans et au moment du changement de l’équipe. Etant donné mon expérience, je me suis retrouvée vite vice-présidente aux côtés de la Présidente Agnès Fourcade qui a reconstitué toute une équipe.

Marie Cornet : « Femmes Business Angels », c’est une association ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, c’est une association sous l’égide de loi 1901. L’essentiel de l’équipe est constitué de bénévoles à l’exception de la coordinatrice qui est la seule personne rémunérée.

Marie Cornet : Vous bénéficiez de soutiens ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, celui de la région Ile de France, du Ministère des PME, et du Crédit Suisse.

Marie Cornet : En Europe, vous êtes présent ?

Françoise Huguet-Devallet : Il y a beaucoup de réseaux féminins mais très peu de Business Angels, à ma connaissance notre club de « Femmes Business Angels » est le seul en France et je crois en Europe.

Marie Cornet : Que faut-il faire pour être une « Femmes Business Angels » ?

Françoise Huguet-Devallet : Déjà il faut faire acte de candidature, il y a une sélection par un comité de sélection sur dossier et il faut s’engager à investir 20 000 euros dans un délai de deux ans.

Marie Cornet : Ou peut-on se procurer les dossiers ?

Françoise Huguet-Devallet : Ils sont téléchargeables sur internet comme d’ailleurs pour ceux des porteurs de projet. Deux étapes permettent de savoir si les projets présentés seront sélectionnés pour passer devant nos investisseuses lors de nos réunions mensuelles, qui décideront ou non d’investir. Il est demandé aux candidats un Executive Summary et un Business Plan. Une première sélection est effectuée sur dossier et la deuxième par une audition devant un comité de sélection.

Marie Cornet : Combien de temps pour « les porteurs de projet » pour parler devant les « Femmes Business Angels » lors des réunions mensuelles ?

Françoise Huguet-Devallet : Ils ont 20 minutes pour défendre les projets. Chaque Business Angels a une copie que l’on relève à la fin pour voir qui est intéressé ou non par les exposés. Tout est mis sur le site et à travers un forum les échanges se créent et les gens sont libres de conclure librement leurs affaires ou non. Nous ne sommes d’ailleurs que des intermédiaires, les gens présents sont considérés comme des investisseurs avertis et donc responsables de leur choix.

Marie Cornet : Vous avez une newsletter ?

Françoise Huguet-Devallet : Absolument, « Femmes Business Angels » c’est aussi des déjeuners ou diners de rencontre. Nous avons à cet effet un partenariat avec le « Wine and Business Club ». Nous multiplions les occasions de faire naître des sociétés créatrices d’emploi.

Marie Cornet : Votre prochain rendez-vous incontournable ?

Françoise Huguet-Devallet : Le 1er décembre. Nous sommes avec huit réseaux partenaires, disponibles pour expliquer le rôle de Business Angels et convaincre de nouveaux membres de nous rejoindre, et à l’écoute de tous les projets de création de structure !

Marie Cornet : Pour conclure votre brillant parcours, le management pour vous c’est du culot ?

Françoise Huguet-Devallet : Le management c’est d’abord du courage ! Une conviction à la base c’est certain et ensuite le courage de la faire appliquer. Je crois aussi au respect.

Marie Cornet : La chance vous y croyez ?

Françoise Huguet-Devallet : La chance oui, c’est certain et bien sûr. Il faut quand même savoir la saisir.

Marie Cornet : Et le culot dans tout cela ?

Françoise Huguet-Devallet : En synthèse, je dirais oui à la seule condition qu’il soit assis quand même assis sur quelque chose comme des compétences et une conscience de la réalité !

Colloque exceptionnel du 1er décembre 2010

L’entreprise, vous connaissez et vous aimez ; vous pouvez y investir un peu de temps et d’argent ? Participez à ce colloque organisé par 9 Réseaux de Business Angels de l’Île de France. Être membre d’un réseau en Île de France, c’est pouvoir choisir au mieux, avec d’autres business Angels, les start-up dans lesquelles vous investirez demain. Alors profitez de cette opportunité en venant nous rencontrer.

Thème : « Avec les Business Angels dans l’économie réelle »

Heure : Débats de 17h à 19h, suivis d’un cocktail-contact avec les réseaux BA

Accueil à 16h30

Lieu : Le prestigieux Espace LANDOWSKI à Boulogne-Billancourt, 28 Avenue André-Morizet Grand amphithéâtre au 2ème sous-sol

Métro Marcel Sembat, Parkings Mairie ou d’Aguesseau

16h53 Crédit Agricole Private Equity

17h Introduction avec l’intervention de Pierre-Christophe Baguet, Député-Maire

17h10 Table ronde Entrepreneurs « Innovation, risque, valeurs entrepreneuriales » : Arnaud Bauer fondateur de ManoloSanctis , Gilles Le Guennec fondateur de Brainbox, Jacques Salognon fondateur de Deveryware

17h30 Table ronde Business Angels « Risque, spécificité TPE, valeurs du BA » :

Daniel BENBASSAT, Christophe PASIK, Florence RICHARDSON

17h50 Jean-Paul PLANCHOU, VP Economie et Innovation de la Région Ile de France

18h Débat « Investisseurs-acteurs de l’économie réelle, utiles, organisés, goût du risque et sens du collectif » :

- Jehan COQUEBERT de NEUVILLE, Maire-Adjoint délégué aux Affaires Economiques, chef d’entreprises

- Christophe CREMER, serial entrepreneur, fondateur de meilleurtaux.com

-Didier GERMAIN, BA, serial investisseur

- Jean-Claude LABRUNE, PDG fondateur de Cegedim

- Julien MOREL, professeur à l’ESSEC

18h50 Conclusion

19h – 20h30 Cocktail – contacts avec les réseaux de business angels

Ce colloque est organisé par 9 réseaux de business angels de Paris – Ile de France Ouest: ARTS & METIERS BA – DAUPHINE BA – FEMMES BA – INVESTESSOR – MANESMAN – Angels SANTE – SIRS - TRIANON BA – VAL d’OISE BA.

L’événement est organisé dans le cadre de LA SEMAINE DES BUSINESS ANGELS, 5ème édition, coordonnée par la fédération FRANCE ANGELS

Le réseau des Femmes Business Angels

LE RESEAU

Constatant que seulement 3% des Business Angels en France étaient des femmes, un réseau destiné à faciliter l’implication des femmes dans l’investissement et dans l’accompagnement d’entreprises innovantes a été créé en 2003 : Femmes Business Angels.

Ce réseau rassemble des femmes investisseuses à forte expérience managériale : Chefs d’entreprises, cadres supérieurs, professions libérales, consultantes, de toutes générations.

Il organise leur mise en relation avec des entrepreneurs.

Les projets sont préalablement sélectionnés par un comité de membres du réseau, qui identifient ceux qui sont véritablement innovants et à fort potentiel de croissance. Les investissements sont ensuite réalisés directement par les membres, ou à travers un club d’investissement, favorisant ainsi la création d’entreprises en Ile-de-France et sur l’ensemble du territoire.

NOS OBJECTIFS

• Intensifier la création d’entreprises et d’emplois grâce aux investissements des Femmes Business Angels

• Sensibiliser et encourager des femmes managers à devenir Business Angels : les informer, les former et leur présenter des projets de qualité

• Permettre à un plus grand nombre de femmes managers de jouer un rôle décisionnaire croissant dans la vie économique de leur région

• Favoriser le financement de projets d’entreprises portés par des femmes

QU’EST-CE QU’UNE BUSINESS ANGEL ?

• Une personne prenant un risque financier personnel (minimum de 10 K€, moyen de 50 K€) sur un projet auquel elle croit

• Une actionnaire, minoritaire, qui entre au capital d’une entreprise innovante

• Une personne qui investit souvent aussi son temps et ses compétences dans le soutien d’une entreprise en création

POURQUOI DEVENIR BUSINESS ANGEL ?

Aider les entreprises à naître et à passer le cap difficile des trois premières années

Choisir une alternative stimulante à la Bourse

Participer à la gestion personnelle de son investissement et en limiter les risques

Maximiser la rentabilité de son investissement (objectif moyen : +30 %/an)

Bénéficier de déductions fiscales déduction ISF : 75% des montants investis, IRPP : 25 % selon plafonds en vigueur

POURQUOI REJOINDRE NOTRE RESEAU ?

• Optimiser son temps de Business Angel en bénéficiant d’une sélection de bons projets

• Bénéficier de l’expérience et des compétences des autres femmes du réseau, ayant une expertise, et le faire dans la convivialité

• Etre informée régulièrement des mesures fiscales encourageantes

• Participer à des formations et profiter de conseils pour celles qui le souhaitent

NOTRE ACTION

En 5 ans, environ 1000 dossiers ont été reçus et analysés, 280 projets sélectionnés ont été présentés aux Femmes Business Angels qui ont investi dans 50 tours de table pour un montant supérieur à 2 M€.

Les projets présentés concernaient les media, l’industrie, les services, la santé beauté, les NTIC, le commerce et la distribution. 38% des projets ayant bénéficié d’un investissement du réseau étaient présentés par des femmes.

Quelques projets dans lesquels les Femmes Business Angels ont investi : Alter Eco (commerce équitable), Stelae Technologies (éditeur de logiciel), E-Medicis (e-services médicaux), Jiwa (musique en ligne), Le Bazar Parisien (site de prêt-à-porter multimarques en ligne), Isidor (ordinateur pour seniors).

POURQUOI DEVENIR PARTENAIRE DE NOTRE RESEAU ?

• Entretenir des relations privilégiées avec des femmes leaders et à fort pouvoir d’achat

• Amorcer des relations avec des entreprises à fort potentiel

• Participer au dynamisme de la création d’emplois

• Découvrir de nouveaux créneaux d’évolution

Lire la suite

Jose Ntuba Ode Yikila du MDRCF appui le pasteur Faustin Shungu et enfonce le clou !

L'affaire de la confiscation du corps du compatriote Armand Tungulu, exécuté sans procès pour avoir lancé de pierre au véhicule blindé de Joseph Kabila continue à mobiliser la diaspora congolaise. Dans son style qui lui est propre M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord, était le premier à s'offusquer de la confiscation du corps d'Armand Tungulu par ses tortionnaires au pour à Kinshasa. Avec des mots justes, il avait réprimandé le pouvoir de Joseph Kabila: autiste, tueur et confiscateur de corps d'autrui. La molle réplique des joséphistes en mal de considération pour la vie humaine n'a jamais convaincue. Le vibrant appel pathétique du pasteur Faustin Shungu Okitawungu, Secrétaire Général de l'Apareco fait des émules.José Ntuba Ode Yikila, Vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France (MDRCF) appui l'appel de Faustin Shungu mais met un bémol sur la vraie mission prophétique des pasteurs Congolais dont la majorité a oublié, qu'ils sont le sel et la lumière.La volonté d'embourgeoisement rapide sans efforts, les accointances avec une classe politique corrompue, avare et kleptomane, l'incapacité d'annoncer le vrai Évangile à temps et contre temps sans édulcorer son essence, ont éloigné les pasteurs Congolais de la mission qui est le leur.

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF)

José Ntuba Ode Yikila enfonce le clou avec son texte reçu à la rédaction de Réveil-FM:

"Au nom du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France, et en ma qualité de Vice-président de ce mouvement, je voudrais dire notre parfait accord à la démarche franche et solennelle que vient d'engager le Pasteur et Secrétaire Général de l'Apareco, Faustin OKITAWUNGU, à l'endroit des pasteurs congolais.

Depuis le début de la tragédie que subissent la RD Congo et les congolais, une grande majorité de ceux qui s'accordent à se considérer comme des pasteurs congolais, soutiennent une fausse thèse - est-ce par ignorance, ou par peur de se voir écarter de la mangeoire -, selon laquelle un "homme de Dieu", c'est comme ça qu'ils aiment qu'on les appellent, ne peut pas s'occuper de la politique. Cependant, tout croyant ou étudiant biblique, sait que cette thèse n'est autre chose qu'une vraie foutaise. Je ne voudrais pas perdre mon temps à revenir sur des actes posés par ces soi-disant pasteurs congolais, liés à la politique, à l'instar de leur collègue Sony KAFUTI et autres, lesquels, à eux seuls, contredisent leurs propos.

Je me souviens encore d'une discussion que j'ai eu, il y a plus d'un an, avec un de leurs, à Saint-Ouen, en France, dans une église où se tenait une réunion convoquée par les jeunes congolais de "TOPONI CONGO", au cours de laquelle, en présence de Monsieur Freddy MULONGO d'ailleurs, j'ai était amené à fustiger le pasteur de cette église qui soutenait la même thèse, allant même jusqu'à me dire que "je ne connaissais pas la loi française". A ce pasteur là, j'avais fait comprendre que non seulement il ignorait complètement la loi française, en lui disant exactement ce que sont les prescriptions de la loi dite de "1901" au sujet de la séparation de l'église et de l'État, mais aussi et surtout, je lui avais dit publiquement que j'avais lu les statuts de leur association (association des pasteurs congolais), et que, contrairement à ce qu'ils disent, en réalité, ils se sont eux mêmes ligotés en votant une clause dans leurs statuts, qui les interdisaient de s'intéresser de la chose politique. Ce qui n'est pas dans l'esprit ni dans le corps des dispositions de la loi de 1901, qui elles, parlent des lieux de culte qui ne doivent pas être transformer en lieux de réunions politiques.

Quand on scripte l'histoire, on voit clairement que des gens de l'église se sont battus, aux côtés de peuple, contre les injustices, les violences et autres comportements asservissants et humiliants. Or, à côté de ces gens-là, eux ne sont mêmes pas au début de se faire appeler "hommes de Dieu". Il me paraît même curieux et incompréhensible qu'ils n'aient pas honte de soutenir une telle sottise quand ils savent que l'église étant lumière et sel de la terre, doit éclairer toutes choses. On voit très bien que ces gens n'ont jamais travaillé sérieusement les écritures saintes, et je ne me tromperais pas trop en disant que dans leur grande majorité, ils ignorent ce qu'est le ministère (DIACONIA), d'un pasteur.

Est-il d'ailleurs besoin qu'on aille chercher loin pour mettre à jour les méfaits de ces gens et leur centre d'intérêt? Je ne pense pas! Il suffit d'examiner ce qui se fait depuis plus de dix ans maintenant dans les églises dites de "Réveil" congolaises. Je n'ai même pas besoin de le dire.

Je crains même que ce que le Pasteur Faustin OKITAWUNGU vient de leur dire ne leur passe par dessus la tête. On est franchement en face des gens qui ignorent ou font semblant d'ignorer que Pasteur on le devient, Évangéliste on le devient, Docteur on le devient, Prophète on le devient, Apôtre on le devient (tels sont les cinq ministères [DIAKONIA] établis par Dieu dans le livre de Paul aux Ephésiens), mais qu'on est avant tout fils ou fille d'un pays. Et comme tout fils et toute fille d'un pays, nous avons des droits sur nos pays, mais nous avons aussi des devoirs. Et l'un de ces devoirs patriotiques, je dirais même le premier de ces devoirs, c'est de défendre la patrie quand elle est en danger. C'est le cas de la RD Congo aujourd'hui. Sauf si, l'aveuglement va jusqu'à ce qu'ils ne voient pas que la patrie est en danger. Ce qui serait encore plus grave pour ces gens qui se disent "hommes de Dieu" et à qui, chose étrange d'ailleurs, Dieu ne parle pas! De toutes les façons, ils paieront. Armand était un fidèle croyant de Dieu. Ils ont perdu ce fidèle, mais vraisemblablement, cette perte ne leur dit absolument rien, comme la perte de beaucoup d'autres que nous connaissons depuis plus d'une décennie. Et si Dieu ne leur dit rien sur ce qui se passe en RD Congo, à mon avis, ils doivent s'inquiéter sérieusement. Car, ils risquent de finir comme SAUL qui, n'ayant plus de nouvelles de Dieu, avait fini par aller consulter la Déesse d'en-dors! Je ne saurais finir sans leur mon étonnement sur le fait que, alors que Dieu ne leur dit rien sur le Congo, tous les jours, il leur "dit" tout sur leurs fidèles. Ils appellent cela des "prophéties"!

Revenons sur la demande solennelle faite par le Pasteur et Secrétaire Général de l'Apareco au "gouverne - et - ment" congolais sur le corps de notre frère et patriote Armand qu'il garde encore avec eux.

On voit bien que ces gens-là n'ont aucune valeur sur l'homme congolais, qu'il soit vivant ou mort. Ce mépris de l'homme congolais se manifeste même dans le comportement de ceux qui leur sont proches, [et ces soi-disant pasteurs en font partie], à l'instar de ce chanteur, Félix WASEKWA qui, alors que le corps d'Armand ne nous est pas encore rendu, et que les patriotes congolais et la Résistance congolaise dans son ensemble, profondément touchée par cette barbarie, au même titre la famille d'Armand, n'ont pas encore fait leur deuil, s'est permit de venir tenir un concert de musique à Bruxelles, une ville où doit être porté en terre le corps d'Armand. Et ils étaient nombreux, les inconscients à s'être préparés pour aller danser!

Il paraît qu'il existe dans ce qui était le Congo, une justice, un État de droit, et des hommes de loi. Comment ne peuvent-ils pas savoir que quand un homme meurt, ses dernières volontés doivent être respectées, et en l'absence de celles-ci, sa famille devenant d'office responsable de son corps, c'est donc les volontés de la famille qui doivent être respectées? Or, la famille d'Armand réclame le corps du de cujus depuis le jour où il a été assassiné. Pourquoi s'obstinent-ils à retenir ce corps? Comment ne pas penser que les bourreaux d'Armand essaient de gagner du temps, vraisemblablement, pour éliminer du corps d'éventuelles traces de tortures ou autres traitements violents ayant causé la mort d'Armand?

Dommage que les congolais n'ont toujours pas compris qu'Armand est mort pour une cause nationale. Il a exprimé, par cet acte héroïque, ce que nous devons faire d'un même élan, tous ensemble, partout où nous sommes, en disant stop, ça suffit!"

José NTUBA ODE YIKILA

Vice-président

Lire la suite

mercredi 3 novembre 2010

Le Pasteur Faustin Shungu Okitawungu exige à l'Etat congolais sans tergiverser de restituer le corps d'Armand Tungulu à sa famille !

S'appuyant sur l'Evangile de Matthieu 27: 56-66, où il est question de "Joseph d'Arimathie, un membre du Sanhédrin secrètement converti à l'enseignement du Christ. Il apparaît pour la première fois après la crucifixion, lorsqu'il demande à l'occupant romain Ponce Pilate l'autorisation d'emporter le corps de Jésus-Chist. Ensuite, il l'ensevelit dans son propre sépulcre, taillé dans le roc". Le pasteur Faustin de l'Eglise Eben-Ezer à Choisy le Roi, et Secrétaire général de l'Apareco, sort du silence. Le pasteur Faustin Shungu s'insurge et exige à l'Etat congolais sans tergiverser de restituer le corps d'Armand Tungulu à sa famille! Un Etat responsable ne peut se permettre de confisquer le corps d'un homme qui a été tué alors qu'il était entre les mains de ses services. L'Etat congolais ne doit plus se cacher derrière une hypothétique enquête pour confisquer le corps d'Armand Tungulu qui n'était une personne isolée mais a une famille: sa femme Philo et ses 3 filles à Bruxelles et la famille élargie en RDC. Vivant Armand Tungulu était peut-être dangereux pour le pouvoir des Joséphistes, depuis qu'ils l'ont tué, de quoi ont-ils encore peur ? S'insurge, le pasteur Faustin Shungu Okitawungu ! Son corps sans vie doit obligatoirement revenir à sa vraie famille, non à une famille putative, inventée de toutes pièces, pour le besoin de la cause.

Le pasteur Faustin Shungu Okitawungu est le Secrétaire Général de l'Apareco. Photo Réveil-FM, Archives

Le Congo dit-il "Ne peut continuer de se soustraire aux règles les plus élémentaires de la vie sociale, c'est ici que je lance l'appel pathétique à tous ceux qui aiment le Congo, ceux qui se battent jour et nuit pour l'installation de la démocratie dans notre pays, mon appel est interconfessionnel c'est-à-dire que les catholiques, les protestants-évangéliques et communautés de réveil, les kimbanguistes, les musulmans, orthodoxes et israélites qui vivent au Congo doivent faire pression à l'Etat congolais pour le corps du défunt Armand Tungulu soit restitué à sa famille. Cautionner cette énième bavure de confiscation d'un corps d'autrui sans défense, c'est prouver à la face du monde que l'Etat congolais continue de s'asseoir sur les droits de l'homme. Il bafoue les droits les plus élémentaires de ses citoyens".

Restituer à sa famille le corps d’Armand Tungulu

APPEL AUX RESPONSABLES DES CONFESSIONS RELIGIEUSES, ACTEURS POLITIQUES, ACTIVISTES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE... DE LA RDC

Depuis déjà 10 ans, le peuple congolais, réputé pacifique et pieux, vit sous le règne de la terreur. Les assassinats commis par le pouvoir imposé à notre cher et beau pays par des forces extérieures ne se comptent plus. Le dernier en date est celui d’Armand Tungulu, liquidé le 6 octobre 2010 dans une cellule de la Garde présidentielle. Son crime: avoir eu le courage, là où les politiques congolais font preuve d’une indicible lâcheté et se complaisent dans la kleptomanie, de manifester sa révolte contre l’usurpation du pouvoir politique, la misère criarde et la flagrante injustice sociale qui règnent en maîtres en Rdc, pays de ses ancêtres, pays mondialement connu comme un « scandale géologique ».

Les sicaires du pouvoir de Kinshasa ne se sont pas seulement contentés d’ôter la vie à notre compatriote Armand Tungulu, ils ont au préalable dénié son droit à un procès, même inéquitable. Pire, le pouvoir a poussé la barbarie jusqu’à refuser de restituer à sa famille biologique le corps du défunt afin qu’elle lui organise des obsèques dignes et inévitables. Par ce refus, la négation de la dignité humaine a atteint le comble.

La Bible, Livre sacré, impérissable et de référence, nous enseigne que les bourreaux du Seigneur Jésus-Christ n’ont pas cherché à confisquer son corps. Mieux, ils ne se sont pas offert le luxe de l’ensevelir eux-mêmes. Au contraire, ils ont consenti à rétrocéder le corps du Christ à Joseph d’Arimahtée qui lui a préparé un sépulcre.

Ainsi, au nom des préceptes religieux, de la tradition bantoue et en vertu de la Charte des droits de l’Homme et du Citoyen, je lance un vibrant appel, un appel pathétique en tant que Pasteur et Secrétaire Général de l’APARECO, à tous les responsables religieux (toutes confessions et obédiences confondues),à tous ceux qui aiment le Congo, ceux qui se battent jours et nuits pour l’installation d’une démocratie, ceux qui se proclament véritables disciples de Christ afin qu’ils se lèvent comme un seul homme pour réclamer que droit soit fait à la famille et à tous les amis et sympathisants de feu Armand Tungulu, mort en martyr, qui manifestent le désir d’organiser ses obsèques. Ses bourreaux ont atteint leur objectif consistant à le réduire au silence à jamais. Que gagneraient-ils de plus à garder son corps?

Que faites-vous encore avec un corps sans vie ? ( il n’est plus capable de vous lancer une pierre). Vous lui avez ôté sa détermination mais rendez au moins son corps à ceux qui l’ont aimé comme mari, comme père, comme frère, comme collègue et comme patriote.

Ne pas élever nos voix, en tant qu’objecteurs de conscience, gardiens de la morale religieuse et sociale, voire leaders d’opinion, ressemblerait à se faire complices de la bêtise du pouvoir et du déni de droit. Aucun Congolais ne peut rester insensible face à la multitude de dérives du pouvoir. Cautionner cette énième bavure de confiscation d’un corps d’autrui sans défense, c’est prouver à la face du monde que l’Etat Congolais continue de s’asseoir sur les droits de l’Homme. Le temps est donc venu d’agir.

Que Dieu veille sur le Congo-RD

Lire la suite

lundi 1 novembre 2010

Thambwe Mwamba, père et fils, des pic-sous de la République !

Que notre diplomatie soit au point mort, que nos diplomates soient impayés, que certains meurent en poste sans droits, cela n'émeuve pas Thambwe Mwamba, le ministre des Affaires étrangères. Que notre ambassade de Washington DC soit délabrée, que celles de Tripoli en Libye, de Yaoundé au Cameroun soient menacées de déguerpissement, cela n'interpelle pas la conscience de ce Mobutiste, après avoir transité au MlC de Jean-Pierre Bemba et l'avoir trahi au passage, qui avec armes et bagages est devenu un faucon du joséphisme. Affairiste Thambwe Mwamba, politicien "Waya Waya" en vrai "kambelembele" confonds commerce et politique. Depuis qu'il est à la tête du ministère des Affaires étrangères, le bluffeur avec ses amis Libanais a reçu de fourguer de faux passeports biométriques aux Congolais.Le passeport biométrique de Ntambwe Mwamba le waya waya politique n'a de biométrique que le nom.

Kinshasa, le lundi 9 juillet 2007, au sein des bureaux de la COFED, a eu lieu la cérémonie de remise et reprise entre le coordonnateur sortant, Monsieur Jean-Pierre Kabeya à droite et le pistonné Thambwe Mwamba Jr, le coordonnateur entrant.

Aujourd'hui, 3/4 des Congolais sont privés de passeports, ne peuvent pas voyager, les files d'attente énorme devant les ambassades congolaises...

On apprend qu'au ministère des Affaires étrangères une vive tension se vit entre l'administration et le cabinet du ministre. Depuis le 11 octobre 2010, le Kambelmbele de ministre a signé un arrêté ministriel nommant un nouveau secrétaire général par intérim en la personne de Mme Apolline Musengeshi en remplacement de Buanamuzuri qui vivait comme chien et chat avec son ministre. Or en République démocratique du Congo, seul le Chef de l'Etat désigne, par ordonnance, les secrétaires généraux et qu'en cas de sanction telle qu'une suspension, la décision soit cosignée par le patron de l'administration publique avec ampliation aussi bien au Chef de l'Etat qu'au Premier ministre.

Depuis le lancement du passeport biométrique avec ses commissionnaires Libanais, la gestion des 20 dollars des formulaires de demande de passeports, sur lesquels les agents du Ministère des Affaires étrangères devaient toucher une prime, pose un vrai problème. Les agents ont été dribblés par Thambwe Mwamba et son cabinet. Et dans cette opération le Secrétariat général du Ministère n'a jamais été associé. D'autre part, le ministère de la Fonction publique s'est récemment retrouvé avec deux listes différentes des effectifs des agents des Affaires étrangères, après une demande formulée en vue d'organiser une autre forme de prime aux agents après la suppression de celle organisée jusque-là autour des 20 dollars du formulaire de passeport. On rapporte, en effet, que le cabinet du ministre se serait contenté de la direction des services généraux pour dresser une liste de 2.000 agents. Surprise par ce nombre, la Fonction publique s'adressera alors au secrétariat général pour vérification. Celui-ci, qui n'avait pas été consulté par le cabinet pour la première requête de la Fonction publique, enverra à cette dernière une liste de 1.100 agents, soit un différentiel de 900 unités par rapport à la liste du cabinet.

Dans cette république des pistons, copains et coquins, l’ordonnateur national du Fonds européen de développement-COFED, Thambwe Mwamba junior, suivant les traces indélébiles de son père, a piqué 27 millions de Francs congolais versés par le gouvernement à titre de salaires et primes des fonctionnaires. A ce montant, s’ajoutent les interventions forfaitaires évaluées à USD 50.000 est destiné à la prise en charge d’une partie du fonctionnement de la COFED qui n’est pas une Cellule de l’union européenne encore moins son agence d’exécution, mais un service public congolais créé par un Arrêté de l’ancien ministre des Finances.

Depuis sa réapparition, comme un diable dans un bénitier, Thambwe Mwamba fils menace et intimide d'intenter des procès aux diffamateurs.

Onze projets et programmes estimés à plus de trois cents millions d'euros pour l'année 2010, Thambwe Mwamba Junior, peut-il montrer aux Congolais, ne fut-ce qu'une réalisation de COFED au Congo? Et l'Union européenne dans tout ça ?

Signalons que, le 2 septembre 2010, les échanges ont eu lieu entre la presse et la COFED, en présence du directeur de cabinet du ministre des Finances publiques qui fait office « d'ordonnateur national », José Sele, du coordonnateur Alexis Thambwe, du chargé d'affaires de la délégation de l'Union européenne, Vincent Dowd, et du chargé des programmes de la Cofed, Pascaline Mvula. Donc l'Union européenne est au courant de ce qui se passe, mais quelle est sa réaction ? La commission de l’Union européenne a alloué un montant de 30 millions Usd à la République Démocratique du Congo, pour une gestion rationnelle des forêts et de la biodiversité. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la politique nationale de conservation et de gestion des forêts et biodiversité.L'Union européen doit éclaircir sa relation avec les organismes qui gèrent le fond de l'Europe sur place. L'Union européenne n'agit-elle avec le COFED comme avec les élections Louis Michel 2006 en République Démocratique du Congo, où il fallait à tout prix cacher les dérapages pour cautionner la mascarade électorale. Thambwe Mwamba Junior a-t-il été engagé au delà du piston parce qu'étant Belge, il peut facilement disparaitre sans laisser les traces ? Les projets de COFED ressemble à fond comme les 5 chantiers. Diogène en plein jour avec sa lampe tempête cherchait des hommes. Les Congolais cherchent les réalisations.

Lire la suite