CPI: Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo sont la fierté des Congolais et du Congo !
Par Freddy Mulongo, vendredi 26 novembre 2010 à 06:02 :: radio :: #1147 :: rss
CPI, La Haye, Maitre Liriss Kwebe. Photo Réveil-FM
CPI, La Haye, Maître Aimé Kilolo. Photo Réveil-FM
CPI, La Haye, lundi 22 novembre 2010, Maîtres Aimé Kilolo et Liriss Kwebe lors de la conférence de presse. Photo Réveil-FM
Maîtres Aimé Kilolo et Liriss Kwebe, deux petits "David" face à un vrai rouleau compresseur qui est la CPI. Photo Réveil-FM
Contrairement à tous les "Congolopessimistes", nous pouvons affirmer sans peur de nous tromper, ce ne sont pas les experts qui manquent en République démocratique du Congo. Maître Liriss Kwebe et Aimé Kilolo apparaissent à la Cour Pénale internationale (CPI) comme deux avocats décomplexés.Contre le procureur Luis Moreno Ocampo et son bureau, Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo se battent avec l'expertise de leurs forts arguments. Ils expliquent, déficellent, décortiquent, réfutent les propos de l'équipe du procureur Luis Moreno Ocampo, composée de 25 personnes.
Alors que l'équipe de Défense de Jean-Pierre Bemba est composée de Me Nkwebe Liriss, Me Aimé Kilolo Musamba et Me. Nick Kaufman.
Me Liriss Nkwebe a parlé aux journalistes d'un procès le plus inéquitable, il a enfoncé le clou en parlant d' enquête partiale et bâclée du procureur Luis Moreno Ocampo. Il a émis des doutes sur les vingt-deux témoins qui viendraient déposer sur les prétendus mille cas de viols et tous les biens de la Centrafrique qui auraient été transportés en République démocratique du Congo, l'avocat s'est attardé sur la responsabilité partagée avec l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé. Me Liriss Kwebe s'est étonné au prétoire d'entendre le procureur Luis Moreno Ocampo déclarer qu'il n'y avait aucune preuve à charge de Patassé, que personne dans la hiérarchie militaire centrafricaine n'a été cité comme témoin ; alors que plusieurs commandants centrafricains ont participé à cette guerre.
Me Liriss Nkwebe a révélé qu'à l'époque, le gouvernement centrafricain avait réuni des troupes de différents pays qui agissaient comme une seule armée sous l'uniforme centrafricain ; sans oublier qu'ils étaient équipés et nourris par le Trésor centrafricain.
Il a émis des doutes sur la légitimité de l'enquête menée par Luis Moreno, lequel est appelé à instruire à charge et à décharge. Il reste d'avis qu'il sera difficile d'établir la responsabilité de Jean-Pierre Bemba en tant que commandant. Cela, du fait que la responsabilité du chef hiérarchique incombait au chef suprême de l'armée centrafricaine.
Me Liriss Nkwebe a révélé que le MLC de Jean Pierre Bemba n'était pas une milice, et encore moins une rébellion, il s'agissait d'une administration reconnue par l'ONU et toute la communauté internationale. Il a fait voir aux juges de la CPI que le déploiement incriminé est intervenu à la suite d'une résolution de l'Union africaine, et de la résolution d'Alger qui interdisait toute prise de pouvoir par la force.
La défense a comparé l'intervention du MLC à celle de l'EUFOR au Tchad et de l'OTAN en Serbie. Il s'est demandé si l'OTAN ou l'EUFOR ont été tenus responsables de crimes commis. Elle a fait savoir que les actes posés par un Etat qui a été appelé sont imputables à l'Etat bénéficiaire. Me Nkwebe a dit que la défense mettait au défi l'accusation de prouver que la RCA s'était dépouillée de sa souveraineté militaire au profit de Jean-Pierre Bemba, que celui-ci pouvait, à plus de 2000 km de distance, coordonner des opérations sur le terrain...
Selon les représentants légaux des victimes: les viols, souvent collectifs, étaient utilisés comme arme de guerre. « En majorité, ce sont des personnes vulnérables, rejetées aujourd'hui par la société. Beaucoup sont infectées, certaines sont mortes et d'autres se sont suicidées ».
Me Liriss Nkwebe, l'un des avocats de Jean-Pierre Bemba, a rappelé aux juges qu'ils ne peuvent statuer que sur base des preuves et non sur les émotions.
Me Liriss Kwebe a rappelé les seules paroles prononcées par Jean-Pierre Bemba à l'une des audiences : « Je veux être jugé, non seulement pour prouver mon innocence, mais aussi pour laver mon nom envers ma femme, mes enfants et mon père ». Avec une voix nouée de sanglots, la défense a regretté que ce père soit décédé en allant justement se battre pour sauver son fils. La dernière prière de Me Liriss Nkwebe a été : « Un seul impératif s'imposera à vous : acquitter Bemba ».


Commentaires
1. Le vendredi 26 novembre 2010 à 12:18, par kisu makali
2. Le vendredi 26 novembre 2010 à 14:28, par Robert Wazi
3. Le vendredi 26 novembre 2010 à 14:44, par Elodie
4. Le vendredi 26 novembre 2010 à 14:45, par Henry MATUMONA
5. Le vendredi 26 novembre 2010 à 15:54, par Mboka na biso nionso
6. Le vendredi 26 novembre 2010 à 16:04, par Pasteur Ambassadeur MULUMBA KALALA
7. Le vendredi 26 novembre 2010 à 16:15, par OCTAVE
8. Le vendredi 26 novembre 2010 à 17:31, par Kifindi Bunkheti
9. Le vendredi 26 novembre 2010 à 17:34, par John E.
10. Le vendredi 26 novembre 2010 à 19:46, par anne marie
11. Le vendredi 26 novembre 2010 à 21:27, par Kape
12. Le vendredi 26 novembre 2010 à 22:04, par Jean Marc Cephas
13. Le vendredi 26 novembre 2010 à 22:40, par Paul
14. Le vendredi 26 novembre 2010 à 23:19, par alfredo_kasololo
15. Le vendredi 26 novembre 2010 à 23:26, par Rosel Lumenga
16. Le vendredi 26 novembre 2010 à 23:30, par Me Jean Kamanda
17. Le samedi 27 novembre 2010 à 02:39, par kifindi Bunkheti
18. Le samedi 27 novembre 2010 à 02:57, par John Monga
19. Le samedi 27 novembre 2010 à 03:03, par Maitre Ursoel MAYUMBU
20. Le samedi 27 novembre 2010 à 09:47, par ray charles
21. Le samedi 27 novembre 2010 à 10:59, par Tobaloka
22. Le samedi 27 novembre 2010 à 12:50, par MBULALU BWA TSHULA Albert
23. Le samedi 27 novembre 2010 à 13:00, par Ray
24. Le samedi 27 novembre 2010 à 18:18, par Pasteur Evangéliste Jean Paul BWANA
25. Le dimanche 28 novembre 2010 à 11:48, par shamchik
26. Le dimanche 28 novembre 2010 à 16:17, par Homme d Etat
27. Le dimanche 28 novembre 2010 à 20:57, par Razani Paul
28. Le lundi 29 novembre 2010 à 10:36, par MAKILA Daniel
29. Le lundi 29 novembre 2010 à 10:37, par Ingongo-Imbanda
30. Le lundi 29 novembre 2010 à 10:38, par Gustave Wembankoy
31. Le lundi 29 novembre 2010 à 15:33, par Anne Marie
32. Le mardi 30 novembre 2010 à 09:14, par Alexandre LOKULI
Ajouter un commentaire