La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 31 décembre 2010

2011 sera-t-il différent de 2010 au Congo ?

Cela fait des années que les Congolais fêtent la Saint Sylvestre, la fête de fin d'année dans le recueillement et la médication. La foi en Dieu est un moteur pour la majorité des Congolais pour tenir et ne pas sombrer. Nos Eglises sont toujours pleines. Par subterfuge, sans aucune repentance même les Seigneurs de guerre sont pasteurs, Evangélistes dans les Eglises...C'est ça aussi le Congo. 2011 sera-t-il différent de 2010 ? La question que tous les Congolais se posent 2011 sera-t-il une année de repli, contraire à 2010 avec sa cohorte des malheurs: Viols systématiques des femmes, rebellions orchestrées et instrumentalisées, assassinats de journalistes et acteurs des droits de l'homme, tueries comme mode de gouvernance...2011 est l'année électorale en République démocratique du Congo. Comment se dérouleront ces élections ? Qui va financer les élections en RDC ? Les acteurs politiques auront-ils la liberté de s'émouvoir dans toute la République sans y être empêcher ? Y aura-il un débat démocratique entre les deux candidats en lice, la HAM ne va-t-elle pas s'y interposer comme 2006 pour les élections Louis Michel ? La "Congolité" ne risque-t-elle pas de revenir et être brandie pour mieux museler les journalistes, les médias et les partis d'opposition ? Les manœuvres dilatoires et politiciennes de la famille politique AMP-Parti-Etat, tendant à retarder la mise en place de la CENI afin de mieux fomenter les fraudes électorales, ces manœuvres vont-ils s'estomper ? Pourquoi la défunte CEI de Malu Malu a fermé plus 750 bureaux de vote à l'Est de la République ? Avec plus de 60 millions d'habitants imposer une élection présidentielle à un seul tour, sans débat démocratique, n'est-ce pas une abbération qui sous tend une tricherie électorale ?

A quelques heures de la fin de la première décennie du 3e millénaire, l'équipe de Réveil-FM souhaite à tous les internautes:"Meilleurs voeux 2011. Les réalités scabreuses de notre pays, ne doivent nous pousser ni à l'optimisme béat, ni au pessimisme ambiant encore moins à la résignation. Notre refus de la désespérance est notre leitmotiv pour ne pas céder au désespoir. A la demande de plusieurs internautes et amis de Réveil-FM, nous vous repassons cette vidéo de la musique sans frontière où les aveugles du monde chantent avec des voix des chérubins !

Stand By Me | Playing For Change | Song Around The World from Concord Music Group on Vimeo.

Lire la suite

mercredi 29 décembre 2010

Duel mortel: Joseph Kabila-James F. Entwistle, Ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa !

L’altercation avec Madeleine Albright la secrétaire d'Etat Américaine que M'zée Laurent-Désiré Kabila aurait raccroché le téléphone au nez n'était pas bonne et a laissé des traces dans pays. A Kinshasa M'zée Laurent-Désiré Kabila l'avait reçu en gardant les mains dans les poches et avait refusé d’accueillir Jessee Jackson, le pasteur noir américain envoyé de Bill Clinton, au motif qu’il aurait approché un opposant ou des opposants, avant de remettre ses lettres auprès des ministres Kabila. M'zée avait signé son départ, sa fin de règne.

S'agit-il des bruits de couloirs ? Cette information est très lourde, sans doute que les conséquences seront aussi lourdes ! Il y a quelques jours, James F. Entwistle, le 17ème ambassadeur Américain accrédité en République démocratique du Congo a été invité par Joseph Kabila à sa résidence pour s'entretenir sur la décision de Barack Obama, le président Américain qui a biffé la République démocratique du Congo de la liste des pays privilégiés pour le commerce avec les Etats-Unis. Au cours de la vive discussion les questions du blanchissement de l'argent sale, la présence d'Al-Qaïda au Congo auraient été soulevé. Tancé, menacé et dans un élan de colère extrême et inexplicable, Joseph Kabila aurait empoigné James F. Entwistle, l'Ambassadeur Américain. S'agit-il d'un simple dérapage passager ? S'il s'avérait que l'information est vraie, nous pouvons dire sans ambages que Joseph Kabila est allé trop loin et va le payer très cher. On empoigne jamais un membre du Conseil de sécurité des Nations-Unies, sans en payer les conséquences. A Réveil-FM, nous ne sommes pas de diplomates, nous fouinons l'information. Nous sommes des journalistes ! Nous ne sombrons pas dans un sentimentalisme béat "Congo, Congo, Congo". Il suffit de voir comment se comporte Myra Ndjoku, le barbourze nommé Ambassadeur plénipotentiaire à Paris qui a transformé le 32 Cours Albert Ier en cachot de l'ANR où l'on torture, bastonne, fouette les Congolais qui viennent pour chercher les documents administratifs pour se poser la question: "Et si Myra Ndjoku n'était que le reflet de son patron Joseph Kabila ?"

Nous sommes Congolais, pourtant c'est la France qui est notre pays d'accueil et d'adoption. Nous sommes Citoyen du monde ! Le Congo des Joséphistes opportunistes, Seigneurs de guerre, millionnaires du dimanche, Vuvuzélateurs patentés, fourbes, roublards, magouilleurs et dribbleurs, n'est pas notre "Congo", nous ne partageons pas les valeurs d'un Congo dictatorial, faiblard, soumis et à genoux ! Nous voulons un "Grand Congo" où chaque Congolais peut y vivre décemment sans être inquiété pour ses opinons, ni de sa tribu, son ethnie encore moins de sa province. Un grand Congo fraternel, solidaire où la paupérisation ne sera pas le lit du pouvoir de ceux qui arrivent au pouvoir par les armes et se légitimise par une mascarade électorale ! Un Grand Congo en paix avec ses voisins sans que ces derniers viennent faire la loi chez nous. Un Congo, ouvert, accueillant, hospitalier mais non laxiste qui serait le terrier de tous les terroristes et maffieux.

Il suffit d'avoir un peu de chuchote pour comprendre comment fonctionne les relations mondiales: Même si aucun président Américain n'a jamais foulé le sol congolais, Barack Obama le sucesseurs des autres présidents Américains peut-il accepter qu'Al-Qaïda s'installe en République démocratique du Congo sans rien faire, ni rien dire ?

L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gachette se situe en République démocratique du Congo disait Frantz Fanon. Le Congo est au coeur de l'Afrique donc stratégique avec ses ressources pour les Etats-Unis.

Joseph Kabila, le plus jeune chef de l'Etat au monde et l'affidé de Louis Michel se souvient-il encore que Roger Meece, qui a succédé à Alan Doss à la tête de la Monuc métamorphosée en Monusco, avec plus de 20.000 soldats des nations-Unies au Congo, est Américain. Et que de 2004 à 2007, Roger Meece a été ambassadeur des Etats-Unis en République démocratique du Congo.

Si on voulait aller trop loin, la conférence de Berlin fut l’organisation et la collaboration européenne pour le partage et la division de l’Afrique. Cette conférence débuta le 15 novembre 1884 à Berlin et finit le 26 février 1885. À l'initiative de Bismarck, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège et la Turquie ainsi que les États-Unis y participèrent. Et que ces 14 nations il faut que la République démocratique du Congo sache négocier avec eux. Pour la souveraineté de la RDC mais surtout sa paix, le Congo doit savoir négocier ses intérêts avec ces grandes nations. Ignorer cela , c'est faire preuve de naïveté ! Il ne suffit d'aller à l'école, d'avoir un diplôme universitaire même fictif pour le savoir.

Certes la République démocratique du Congo a été donné au Roi Léopold II, roi des Belges mais l'argent de l'exploration était américain. Lorsque nous lisons l’ouvrage « la terreur coloniale dans l’Etat du Congo 1884-1908» de l’auteur Adam Hochschild . Sous l’expression de sa grande révolte après son intronisation comme Roi des Belges tel que repris à la page 69 dudit ouvrage d’Adam Hohcschild : Léopold II se demandait ce qu’il ferait d’un « Petit Pays avec des petites gens ! ». Entendez par là, sans ambition de grandeur. Et plus tard, Stanley lui fit le grand serment de trouver pour sa Majesté « un Grand Pays avec des grands bourriques » pour sauver sa mise royale. Le grand explorateur américain baptisé John Rowlands et surnommé Henry Morton Stanley, est d’origine galloise né dans une bourgade de Denbigh...L'histoire du Congo est donc liée à celle de la Belgique, des Etats-Unis et d'autres nations.

Joseph Kabila avait-il pété les plombs ? Etait-il en état second pour empoigner James F. Entwistle, Ambassadeur des Etats-Unis au Palais présidentiel ?

On peut comprendre maintenant pourquoi Lambert Mende notre "Vuvuzélateur national" est vite monté au créneau avec sa fameuse conférence de presse. La « riposte » kinoise n'a pas tardé. Face au "Cynisme", aux "attaques injustifiées...", Kinshasa a haussé le ton face à deux critiques acerbes et lourdes de conséquence, venant de France et des Etats unis. En effet, le président Obama a supprimé la RDC de la liste des pays éligibles à un statut de partenaire commercial privilégié avec les Etats Unis. En parallèle avec cette décision américaine, l’ambassadeur français pour les droits de l’homme, François Zimeray, a qualifié de « naufrage » la situation en RDC, décrivant en termes dramatiques des situations rencontrées à Goma, où il a rencontré des prisonniers affamés, des femmes victimes de violences sexuelles, de enfants sorciers. Il s’est aussi inquiété du déroulement du procès des assassins de Floribert Chebeya, et du fait que le principal suspect, le général Numbi, n’avait pas été cité à comparaître. Américains comme Français se sont inspirés du dernier rapport de Human Rights Watch, qui dénonce le fait qu’au Kivu, plus de 1000 jeunes gens ont été recrutés depuis septembre et que le général Bosco Ntaganda, réclamé par la CPI, est toujours opérationnel.

Joseph Kabila doit assumer ses responsabilités tout seul, pas embraser le Congo encore moins mettre en péril la vie des Congolais. Un ambassadeur est le représentant d'un pays dans un autre Etat. Que nous dit la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963, que personne n'a jamais lu. La voici:

Convention de Vienne sur les relations consulaires 1963

Faite à Vienne le 24 avril 1963. Entrée en vigueur le 19 mars 1967.

Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 596, p. 261. Copyright © Nations Unies 200564 Relations consulaires

D. — Convention de Vienne sur les Relations consulaires et Protocoles de signature facultative

1. Convention de Vienne sur les relations consulaires

Faite à Vienne le 24 avril 1963*

Les Etats parties à la présente Convention, Rappelant que, depuis une époque reculée, des relations consulaires se sont établis entre les peuples, Conscients des Buts et des Principes de la Charte des Nations Unies concernant l’égalité souveraine des Etats, le maintien de la paix et de la sécurité internationales et le développement de relations amicales entre les nations,

Considérant que la Conférence des Nations Unies sur les relations et immunités diplomatiques a adopté la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui a été ouverte à la signature le 18 avril 1961, Persuadés qu’une convention internationale sur les relations, privilèges et immunités consulaires contribuerait elle aussi à favoriser les relations d’amitié entre les pays, quelle que soit la diversité de leurs ré- gimes constitutionnels et sociaux,

Convaincus que le but desdits privilèges et immunités est non pas d’avantager des individus mais d’assurer l’accomplissement efficace de leurs fonctions par les postes consulaires au nom de leurs Etats respectifs, Affirmant que les règles du droit international coutumier continueront à régir les questions qui n’ont pas été expressément réglées dans les dispositions de la présente Convention,

Sont convenus de ce qui suit :

Article premier

DÉFINITIONS

1. Aux fins de la présente Convention, les expressions suivantes s’entendent comme il est précisé ci-dessous :

a) L’expression « poste consulaire » s’entend de tout consulat gé- néral, consulat, vice-consulat ou agence consulaire;

b) L’expression « circonscription consulaire » s’entend du territoire attribué à un poste consulaire pour l’exercice des fonctions consulaires; * Entrée en vigueur le 19 mars 1967. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 596, p. 261.65

Relations consulaires

c) L’expression « chef de poste consulaire » s’entend de la personne chargée d’agir en cette qualité;

d) L’expression « fonctionnaire consulaire » s’entend de toute personne, y compris le chef de poste consulaire, chargée en cette qualité de l’exercice de fonctions consulaires;

e) L’expression « employé consulaire » s’entend de toute personne employée dans les services administratifs ou techniques d’un poste consulaire;

f) L’expression « membre du personnel de service » s’entend de toute personne affectée au service domestique d’un poste consulaire;

g) L’expression « membres du poste consulaire » s’entend des fonctionnaires consulaires, employés consulaires et membres du personnel de service;

h) L’expression « membres du personnel consulaire » s’entend des fonctionnaires consulaires autres que le chef de poste consulaire, des employés consulaires et des membres du personnel de service;

i) L’expression « membre du personnel privé » s’entend d’une personne employée exclusivement au service privé d’un membre du poste consulaire;

j) L’expression « locaux consulaires » s’entend des bâtiments ou des parties de bâtiments et du terrain attenant qui, quel qu’en soit le propriétaire, sont utilisés exclusivement aux fins du poste consulaire;

k) L’expression « archives consulaires » comprend tous les papiers, documents, correspondance, livres, films, rubans magnétiques et registres du poste consulaire, ainsi que le matériel du chiffre, les fichiers et les meubles destinés à les protéger et à les conserver.

2. Il existe deux catégories de fonctionnaires consulaires : les fonctionnaires consulaires de carrière et les fonctionnaires consulaires honoraires. Les dispositions du chapitre II de la présente Convention s’appliquent aux postes consulaires dirigés par des fonctionnaires consulaires de carrière; les dispositions du chapitre III s’appliquent aux postes consulaires dirigés par des fonctionnaires consulaires honoraires.

3. La situation particulière des membres des postes consulaires qui sont ressortissants ou résidents permanents de l’Etat de résidence est régie par l’article 71 de la présente Convention.66 Relations consulaires

Chapitre premier.

Les relations consulaires en général

SECTION I. ETABLISSEMENT ET CONDUITE DES RELATIONS CONSULAIRES

Article 2

ETABLISSEMENT DE RELATIONS CONSULAIRES

1. L’établissement de relations consulaires entre Etats se fait par consentement mutuel.

2. Le consentement donné à l’établissement de relations diplomatiques entre deux Etats implique, sauf indication contraire, le consentement à l’établissement de relations consulaires.

3. La rupture des relations diplomatiques n’entraîne pas ipso facto la rupture des relations consulaires.

Article 3

EXERCICE DES FONCTIONS CONSULAIRES

Les fonctions consulaires sont exercées par des postes consulaires.

Elles sont aussi exercées par des missions diplomatiques conformément aux dispositions de la présente Convention.

Article 4

ETABLISSEMENT D’UN POSTE CONSULAIRE

1. Un poste consulaire ne peut être établi sur le territoire de l’Etat de résidence qu’avec le consentement de cet Etat.

2. Le siège du poste consulaire, sa classe et sa circonscription consulaire sont fixés par l’Etat d’envoi et soumis à l’approbation de l’Etat de résidence.

3. Des modifications ultérieures ne peuvent être apportées par l’Etat d’envoi au siège du poste consulaire, à sa classe ou à sa circonscription consulaire qu’avec le consentement de l’Etat de résidence.

4. Le consentement de l’Etat de résidence est également requis si un consulat général ou un consulat veut ouvrir un vice-consulat ou une agence consulaire dans une localité autre que celle où il est lui-même établi.

5. Le consentement exprès et préalable de l’Etat de résidence est également requis pour l’ouverture d’un bureau faisant partie d’un consulat existant, en dehors du siège de celui-ci.

67 Relations consulaires

Article 5

FONCTIONS CONSULAIRES

Les fonctions consulaires consistent à :

a) Protéger dans l’Etat de résidence les intérêts de l’Etat d’envoi et de ses ressortissants, personnes physiques et morales, dans les limites admises par le droit international;

b) Favoriser le développement de relations commerciales, économiques, culturelles et scientifiques entre l’Etat d’envoi et l’Etat de résidence et promouvoir de toute autre manière des relations amicales entre eux dans le cadre des dispositions de la présente Convention;

c) S’informer, par tous les moyens licites, des conditions et de l’évolution de la vie commerciale, économique, culturelle et scientifique de l’Etat de résidence, faire rapport à ce sujet au gouvernement de l’Etat d’envoi et donner des renseignements aux personnes intéressées;

d) Délivrer des passeports et des documents de voyage aux ressortissants de l’Etat d’envoi, ainsi que des visas et documents appropriés aux personnes qui désirent se rendre dans l’Etat d’envoi;

e) Prêter secours et assistance aux ressortissants, personnes physiques et morales, de l’Etat d’envoi;

f) Agir en qualité de notaire et d’officier d’état civil et exercer des fonctions similaires, ainsi que certaines fonctions d’ordre administratif, pour autant que les lois et règlements de l’Etat de résidence ne s’y opposent pas;

g) Sauvegarder les intérêts des ressortissants, personnes physiques et morales, de l’Etat d’envoi, dans les successions sur le territoire de l’Etat de résidence conformément aux lois et règlements de l’Etat de résidence;

h) Sauvegarder, dans les limites fixées par les lois et règlements de l’Etat de résidence, les intérêts des mineurs et des incapables, ressortissants de l’Etat d’envoi, particulièrement lorsque l’institution d’une tutelle ou d’une curatelle à leur égard est requise;

i) Sous réserve des pratiques et procédures en vigueur dans l’Etat de résidence, représenter les ressortissants de l’Etat d’envoi ou prendre des dispositions afin d’assurer leur représentation appropriée devant les tribunaux ou les autres autorités de l’Etat de résidence pour demander, conformément aux lois et règlements de l’Etat de résidence, l’adoption de mesures provisoires en vue de la sauvegarde des droits et intérêts de ces ressortissants lorsque, en raison de leur absence ou pour toute autre cause, ils ne peuvent défendre en temps utile leurs droits et intérêts;

j) Transmettre des actes judiciaires et extrajudiciaires ou exécuter des commissions rogatoires conformément aux accords internationaux 68 Relations consulaires en vigueur ou, à défaut de tels accords, de toute manière compatible avec les lois et règlements de l’Etat de résidence;

k) Exercer les droits de contrôle et d’inspection prévus par les lois et règlements de l’Etat d’envoi sur les navires de mer et sur les bateaux fluviaux ayant la nationalité de l’Etat d’envoi et sur les avions immatriculés dans cet Etat, ainsi que sur leurs équipages;

l) Prêter assistance aux navires, bateaux et avions mentionnés à l’alinéa k du présent article, ainsi qu’à leurs équipages, recevoir les dé- clarations sur le voyage de ces navires et bateaux, examiner et viser les papiers de bord et, sans préjudice des pouvoirs des autorités de l’Etat de résidence, faire des enquêtes concernant les incidents survenus au cours de la traversée et régler, pour autant que les lois et règlements de l’Etat d’envoi l’autorisent, les contestations de toute nature entre le capitaine, les officiers et les marins;

m) Exercer toutes autres fonctions confiées à un poste consulaire par l’Etat d’envoi que n’interdisent pas les lois et règlements de l’Etat de résidence ou auxquelles l’Etat de résidence ne s’oppose pas ou qui sont mentionnées dans les accords internationaux en vigueur entre l’Etat d’envoi et l’Etat de résidence.

Article 6

EXERCICE DES FONCTIONS CONSULAIRES EN DEHORS DE LA CIRCONSCRIPTION CONSULAIRE

Dans des circonstances particulières, un fonctionnaire consulaire peut, avec le consentement de l’Etat de résidence, exercer ses fonctions à l’extérieur de sa circonscription consulaire.

Article 7

EXERCICE DE FONCTIONS CONSULAIRES DANS UN ETAT TIERS

L’Etat d’envoi peut, après notification aux Etats intéressés, et à moins que l’un d’eux ne s’y oppose expressément, charger un poste consulaire établi dans un Etat d’assumer l’exercice de fonctions consulaires dans un autre Etat.

Article 8

EXERCICE DE FONCTIONS CONSULAIRES POUR LE COMPTE D’UN ETAT TIERS

Après notification appropriée à l’Etat de résidence et à moins que celui-ci ne s’y oppose, un poste consulaire de l’Etat d’envoi peut exercer des fonctions consulaires dans l’Etat de résidence pour le compte d’un Etat tiers.69 Relations consulaires

Article 9

CLASSES DES CHEFS DE POSTE CONSULAIRE

1. Les chefs de poste consulaire se répartissent en quatre classes, à savoir :

a) Consuls généraux;

b) Consuls;

c) Vice-consuls;

d) Agents consulaires.

2. Le paragraphe 1 du présent article ne limite en rien le droit de l’une quelconque des Parties contractantes de fixer la dénomination des fonctionnaires consulaires autres que les chefs de poste consulaire.

Article 10

NOMINATION ET ADMISSION DES CHEFS DE POSTE CONSULAIRE

1. Les chefs de poste consulaire sont nommés par l’Etat d’envoi et sont admis à l’exercice de leurs fonctions par l’Etat de résidence.

2. Sous réserve des dispositions de la présente Convention, les modalités de la nomination et de l’admission du chef de poste consulaire sont fixées respectivement par les lois, règlements et usages de l’Etat d’envoi et de l’Etat de résidence.

Article 11

LETTRE DE PROVISION OU NOTIFICATION DE LA NOMINATION

1. Le chef de poste consulaire est pourvu par l’Etat d’envoi d’un document, sous forme de lettre de provision ou acte similaire, établi pour chaque nomination, attestant sa qualité et indiquant, en règle générale, ses nom et prénoms, sa catégorie et sa classe, la circonscription consulaire et le siège du poste consulaire.

2. L’Etat d’envoi transmet la lettre de provision ou acte similaire, par la voie diplomatique ou toute autre voie appropriée, au gouvernement de l’Etat sur le territoire duquel le chef de poste consulaire doit exercer ses fonctions.

3. Si l’Etat de résidence l’accepte, l’Etat d’envoi peut remplacer la lettre de provision ou l’acte similaire par une notification contenant les indications prévues au paragraphe 1 du présent article.

70 Relations consulaires

Article 12

EXEQUATUR

1. Le chef de poste consulaire est admis à l’exercice de ses fonctions par une autorisation de l’Etat de résidence dénommée exequatur, quelle que soit la forme de cette autorisation.

2. L’Etat qui refuse de délivrer un exequatur n’est pas tenu de communiquer à l’Etat d’envoi les raisons de son refus.

3. Sous réserve des dispositions des articles 13 et 15, le chef de poste consulaire ne peut entrer en fonctions avant d’avoir reçu l’exequatur.

Article 13

ADMISSION PROVISOIRE DES CHEFS DE POSTE CONSULAIRE

En attendant la délivrance de l’exequatur, le chef de poste consulaire peut être admis provisoirement à l’exercice de ses fonctions. Dans ce cas, les dispositions de la présente Convention sont applicables.

Article 14

NOTIFICATION AUX AUTORITÉS DE LA CIRCONSCRIPTION CONSULAIRE

Dès que le chef de poste consulaire est admis, même à titre provisoire, à l’exercice de ses fonctions, l’Etat de résidence est tenu d’informer immédiatement les autorités compétentes de la circonscription consulaire. Il est également tenu de veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises afin que le chef de poste consulaire puisse s’acquitter des devoirs de sa charge et bénéficier du traitement prévu par les dispositions de la présente Convention.

Article 15

EXERCICE À TITRE TEMPORAIRE DES FONCTIONS DE CHEF DE POSTE CONSULAIRE

1. Si le chef de poste consulaire est empêché d’exercer ses fonctions ou si son poste est vacant, un gérant intérimaire peut agir à titre provisoire comme un chef de poste consulaire.

2. Les nom et prénoms du gérant intérimaire sont notifiés, soit par la mission diplomatique de l’Etat d’envoi, soit, à défaut, d’une mission diplomatique de cet Etat dans l’Etat de résidence, par le chef du poste consulaire, soit, au cas où celui-ci est empêché de le faire, par toute autorité compétente de l’Etat d’envoi, au Ministère des affaires étrangères de l’Etat de résidence ou à l’autorité désignée par ce ministère.

En règle générale, cette notification doit être faite à l’avance. L’Etat de résidence 71 Relations consulaires peut soumettre à son consentement l’admission comme gérant intérimaire d’une personne qui n’est ni un agent diplomatique ni un fonctionnaire consulaire de l’Etat d’envoi dans l’Etat de résidence.

3. Les autorités compétentes de l’Etat de résidence doivent prê- ter assistance et protection au gérant intérimaire. Pendant sa gestion, les dispositions de la présente Convention lui sont applicables au même titre qu’au chef de poste consulaire dont il s’agit. Toutefois, l’Etat de résidence n’est pas tenu d’accorder à un gérant intérimaire les facilités, privilèges ou immunités dont la jouissance par le chef du poste consulaire est subordonnée à des conditions que ne remplit pas le gérant intérimaire.

4. Lorsqu’un membre du personnel diplomatique de la représentation diplomatique de l’Etat d’envoi dans l’Etat de résidence est nommé gérant intérimaire par l’Etat d’envoi dans les conditions prévues au paragraphe 1 du présent article, il continue à jouir des privilèges et immunités diplomatiques si l’Etat de résidence ne s’y oppose pas.

Article 16

PRÉSÉANCE ENTRE LES CHEFS DE POSTE CONSULAIRE

1. Les chefs de poste consulaire prennent rang dans chaque classe suivant la date de l’octroi de l’exequatur.

2. Au cas, cependant, où le chef d’un poste consulaire, avant d’obtenir l’exequatur, est admis à l’exercice de ses fonctions à titre provisoire, la date de cette admission provisoire détermine l’ordre de pré- séance; cet ordre est maintenu après l’octroi de l’exequatur.

3. L’ordre de préséance entre deux ou plusieurs chefs de poste consulaire qui ont obtenu l’exequatur ou l’admission provisoire à la même date est déterminé par la date à laquelle leur lettre de provision ou acte similaire a été présenté ou la notification prévue au paragraphe 3 de l’article 11 a été faite à l’Etat de résidence.

4. Les gérants intérimaires prennent rang après tous les chefs de poste consulaire. Entre eux, ils prennent rang selon les dates auxquelles ils ont pris leurs fonctions de gérants intérimaires et qui ont été indiquées dans les notifications faites en vertu du paragraphe 2 de l’article 15.

5. Les fonctionnaires consulaires honoraires chefs de poste consulaire prennent rang dans chaque classe après les chefs de poste consulaire de carrière, dans l’ordre et selon les règles établis aux paragraphes précédents.

6. Les chefs de poste consulaire ont la préséance sur les fonctionnaires consulaires qui n’ont pas cette qualité.72 Relations consulaires

Article 17

ACCOMPLISSEMENT D’ACTES DIPLOMATIQUES PAR DES FONCTIONNAIRES CONSULAIRES

1. Dans un Etat où l’Etat d’envoi n’a pas de mission diplomatique et n’est pas représenté par la mission diplomatique d’un Etat tiers, un fonctionnaire consulaire peut, avec le consentement de l’Etat de résidence, et sans que son statut consulaire en soit affecté, être chargé d’accomplir des actes diplomatiques.

L’accomplissement de ces actes par un fonctionnaire consulaire ne lui confère aucun droit aux privilèges et immunités diplomatiques.

2. Un fonctionnaire consulaire peut, après notification à l’Etat de résidence, être chargé de représenter l’Etat d’envoi auprès de toute organisation intergouvernementale. Agissant en cette qualité, il a droit à tous les privilèges et immunités accordés par le droit international coutumier ou par des accords internationaux à un représentant auprès d’une organisation intergouvernementale; toutefois, en ce qui concerne toute fonction consulaire exercée par lui, il n’a pas droit à une immunité de juridiction plus étendue que celle dont un fonctionnaire consulaire béné- ficie en vertu de la présente Convention.

Article 18

NOMINATION DE LA MÊME PERSONNE COMME FONCTIONNAIRE CONSULAIRE PAR DEUX OU PLUSIEURS ETATS

Deux ou plusieurs Etats peuvent, avec le consentement de l’Etat de résidence, nommer la même personne en qualité de fonctionnaire consulaire dans cet Etat.

Article 19

NOMINATION DES MEMBRES DU PERSONNEL CONSULAIRE

1. Sous réserve des dispositions des articles 20, 22 et 23, l’Etat d’envoi nomme à son gré les membres du personnel consulaire.

2. L’Etat d’envoi notifie à l’Etat de résidence les nom et prénoms, la catégorie et la classe de tous les fonctionnaires consulaires autres que le chef de poste consulaire assez à l’avance pour que l’Etat de résidence puisse, s’il le désire, exercer les droits que lui confère le paragraphe 3 de l’article 23.

3. L’Etat d’envoi peut, si ses lois et règlements le requièrent, demander à l’Etat de résidence d’accorder un exequatur à un fonctionnaire consulaire qui n’est pas chef de poste consulaire.73 Relations consulaires

4. L’Etat de résidence peut, si ses lois et règlements le requièrent, accorder un exequatur à un fonctionnaire consulaire qui n’est pas chef de poste consulaire.

Article 20

EFFECTIF DU PERSONNEL CONSULAIRE

A défaut d’accord explicite sur l’effectif du personnel du poste consulaire, l’Etat de résidence peut exiger que cet effectif soit maintenu dans les limites de ce qu’il considère comme raisonnable et normal, eu égard aux circonstances et conditions qui règnent dans la circonscription consulaire et aux besoins du poste consulaire en cause.

Article 21

PRÉSÉANCE ENTRE LES FONCTIONNAIRES CONSULAIRES D’UN POSTE CONSULAIRE

L’ordre de préséance entre les fonctionnaires consulaires d’un poste consulaire et tous changements qui y sont apportés sont notifiés par la mission diplomatique de l’Etat d’envoi ou, à défaut d’une telle mission dans l’Etat de résidence, par le chef du poste consulaire au Ministère des affaires étrangères de l’Etat de résidence ou à l’autorité désignée par ce ministère.

Article 22

NATIONALITÉ DES FONCTIONNAIRES CONSULAIRES

1. Les fonctionnaires consulaires auront en principe la nationalité de l’Etat d’envoi.

2. Les fonctionnaires consulaires ne peuvent être choisis parmi les ressortissants de l’Etat de résidence qu’avec le consentement exprès de cet Etat, qui peut en tout temps le retirer.

3. L’Etat de résidence peut se réserver le même droit en ce qui concerne les ressortissants d’un Etat tiers qui ne sont pas également ressortissants de l’Etat d’envoi.

Article 23

PERSONNE DÉCLARÉE NON GRATA

1. L’Etat de résidence peut à tout moment informer l’Etat d’envoi qu’un fonctionnaire consulaire est persona non grata ou que tout autre membre du personnel consulaire n’est pas acceptable. L’Etat d’envoi rappellera alors la personne en cause ou mettra fin à ses fonctions dans ce poste consulaire, selon le cas.

74 Relations consulaires

2. Si l’Etat d’envoi refuse d’exécuter ou n’exécute pas dans un délai raisonnable les obligations qui lui incombent aux termes du paragraphe 1 du présent article, l’Etat de résidence peut, selon le cas, retirer l’exequatur à la personne en cause ou cesser de la considérer comme membre du personnel consulaire.

3. Une personne nommée membre d’un poste consulaire peut être déclarée non acceptable avant d’arriver sur le territoire de l’Etat de ré- sidence ou, si elle s’y trouve déjà, avant d’entrer en fonctions au poste consulaire. L’Etat d’envoi doit, dans un tel cas, retirer la nomination.

4. Dans les cas mentionnés aux paragraphes 1 et 3 du présent article, l’Etat de résidence n’est pas tenu de communiquer à l’Etat d’envoi les raisons de sa décision.

Article 24

NOTIFICATION À L’ETAT DE RÉSIDENCE DES NOMINATIONS, ARRIVÉES ET DÉPARTS

1. Sont notifiés au Ministère des affaires étrangères de l’Etat de résidence ou à l’autorité désignée par ce ministère :

a) La nomination des membres d’un poste consulaire, leur arrivée après leur nomination au poste consulaire, leur départ définitif ou la cessation de leurs fonctions, ainsi que tous autres changements intéressant leur statut qui peuvent se produire au cours de leur service au poste consulaire;

b) L’arrivée et le départ définitif d’une personne de la famille d’un membre d’un poste consulaire vivant à son foyer et, s’il y a lieu, le fait qu’une personne devient ou cesse d’être membre de la famille;

c) L’arrivée et le départ définitif de membres du personnel privé et, s’il y a lieu, la fin de leur service en cette qualité; 2. Chaque fois qu’il est possible, l’arrivée et le départ définitif doivent également faire l’objet d’une notification préalable.

SECTION II. FINS DES FONCTIONS CONSULAIRES

Article 25

FIN DES FONCTIONS D’UN MEMBRE D’UN POSTE CONSULAIRE

Les fonctions d’un membre d’un poste consulaire prennent fin notamment par :75 Relations consulaires

a) La notification par l’Etat d’envoi à l’Etat de résidence du fait que ses fonctions ont pris fin;

b) Le retrait de l’exequatur;

c) La notification par l’Etat de résidence à l’Etat d’envoi qu’il a cessé de considérer la personne en question comme membre du personnel consulaire.

Article 26

DÉPART DU TERRITOIRE DE L’ETAT DE RÉSIDENCE

L’Etat de résidence doit, même en cas de conflit armé, accorder aux membres du poste consulaire et aux membres du personnel privé autres que les ressortissants de l’Etat de résidence, ainsi qu’aux membres de leur famille vivant à leur foyer, quelle que soit leur nationalité, le temps et les facilités nécessaires pour préparer leur départ et quitter son territoire dans les meilleurs délais après la cessation de leurs fonctions. Il doit en particulier, si besoin est, mettre à leur disposition les moyens de transport nécessaires pour eux-mêmes et pour leurs biens, à l’exception des biens acquis dans l’Etat de résidence dont l’exportation est interdite au moment du départ.

Article 27

PROTECTION DES LOCAUX ET ARCHIVES CONSULAIRES ET DES INTÉRÊTS DE L’ETAT D’ENVOI DANS DES CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES

1. En cas de rupture des relations consulaires entre deux Etats : a) L’Etat de résidence est tenu, même en cas de conflit armé, de respecter et de protéger les locaux consulaires, ainsi que les biens du poste consulaire et les archives consulaires;

b) L’Etat d’envoi peut confier la garde des locaux consulaires, ainsi que des biens qui s’y trouvent et des archives consulaires, à un Etat tiers acceptable pour l’Etat de résidence;

c) L’Etat d’envoi peut confier la protection de ses intérêts et de ceux de ses ressortissants à un Etat tiers acceptable pour l’Etat de résidence.

2. En cas de fermeture temporaire ou définitive d’un poste consulaire, les dispositions de l’alinéa a du paragraphe 1 du présent article sont applicables. En outre :

a) Lorsque l’Etat d’envoi, bien que n’étant pas représenté dans l’Etat de résidence par une mission diplomatique, a un autre poste consulaire sur le territoire de l’Etat de résidence, ce poste consulaire peut être chargé de la garde des locaux du poste consulaire qui a été fermé, des biens qui s’y trouvent et des archives consulaires, ainsi que, avec le 76 Relations consulaires consentement de l’Etat de résidence, de l’exercice des fonctions consulaires dans la circonscription de ce poste consulaire;

ou b) Lorsque l’Etat d’envoi n’a pas de mission diplomatique ni d’autre poste consulaire dans l’Etat de résidence, les dispositions des alinéas b et c du paragraphe 1 du présent article sont applicables.

Chapitre II. Facilités, privilèges et immunités concernant les postes consulaires, les fonctionnaires consulaires de carrière et les autres membres d’un poste consulaire

SECTION I. FACILITÉS, PRIVILÈGES ET IMMUNITÉS CONCERNANT LE POSTE CONSULAIRE

Article 28

FACILITÉS ACCORDÉES AU POSTE POUR SON ACTIVITÉ

L’Etat de résidence accorde toutes facilités pour l’accomplissement des fonctions du poste consulaire.

Article 29

USAGE DES PAVILLON ET ÉCUSSON NATIONAUX

1. L’Etat d’envoi a le droit d’utiliser son pavillon national et son écusson aux armes de l’Etat dans l’Etat de résidence conformément aux dispositions du présent article.

2. Le pavillon national de l’Etat d’envoi peut être arboré et l’écusson aux armes de l’Etat placé sur le bâtiment occupé par le poste consulaire et sur sa porte d’entrée, ainsi que sur la résidence du chef de poste consulaire et sur ses moyens de transport lorsque ceux-ci sont utilisés pour les besoins du service.

3. Dans l’exercice du droit accordé par le présent article, il sera tenu compte des lois, règlements et usages de l’Etat de résidence.

Article 30

LOGEMENT

1. L’Etat de résidence doit, soit faciliter l’acquisition sur son territoire, dans le cadre de ses lois et règlements, par l’Etat d’envoi des locaux nécessaires au poste consulaire, soit aider l’Etat d’envoi à se procurer des locaux d’une autre manière.

2. Il doit également, s’il en est besoin, aider le poste consulaire à obtenir des logements convenables pour ses membres.77 Relations consulaires

Article 31

INVIOLABILITÉ DES LOCAUX CONSULAIRES

1. Les locaux consulaires sont inviolables dans la mesure prévue par le présent article.

2. Les autorités de l’Etat de résidence ne peuvent pénétrer dans la partie des locaux consulaires que le poste consulaire utilise exclusivement pour les besoins de son travail, sauf avec le consentement du chef de poste consulaire, de la personne désignée par lui ou du chef de la mission diplomatique de l’Etat d’envoi. Toutefois, le consentement du chef de poste consulaire peut être présumé acquis en cas d’incendie ou autre sinistre exigeant des mesures de protection immédiates.

3. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 du présent article, l’Etat de résidence a l’obligation spéciale de prendre toutes mesures appropriées pour empêcher que les locaux consulaires ne soient envahis ou endommagés et pour empêcher que la paix du poste consulaire ne soit troublée ou sa dignité amoindrie.

4. Les locaux consulaires, leur ameublement et les biens du poste consulaire, ainsi que ses moyens de transport, ne peuvent faire l’objet d’aucune forme de réquisition à des fins de défense nationale ou d’utilité publique. Au cas où une expropriation serait nécessaire à ces mêmes fins, toutes dispositions appropriées seront prises afin d’éviter qu’il soit mis obstacle à l’exercice des fonctions consulaires, et une indemnité prompte, adéquate et effective sera versée à l’Etat d’envoi.

Article 32

EXEMPTION FISCALE DES LOCAUX CONSULAIRES

1. Les locaux consulaires et la résidence du chef de poste consulaire de carrière dont l’Etat d’envoi ou toute personne agissant pour le compte de cet Etat est propriétaire ou locataire sont exempts de tous impôts et taxes de toute nature, nationaux, régionaux ou communaux, pourvu qu’il ne s’agisse pas de taxes perçues en rémunération de services particuliers rendus.

2. L’exemption fiscale prévue au paragraphe 1 du présent article ne s’applique pas à ces impôts et taxes lorsque, d’après les lois et règlements de l’Etat de résidence, ils sont à la charge de la personne qui a contracté avec l’Etat d’envoi ou avec la personne agissant pour le compte de cet Etat.78 Relations consulaires

Article 33

INVIOLABILITÉ DES ARCHIVES ET DOCUMENTS CONSULAIRES

Les archives et documents consulaires sont inviolables à tout moment et en quelque lieu qu’ils se trouvent.

Article 34

LIBERTÉ DE MOUVEMENT

Sous réserve de ses lois et règlements relatifs aux zones dont l’accès est interdit ou réglementé pour des raisons de sécurité nationale, l’Etat de résidence assure la liberté de déplacement et de circulation sur son territoire à tous les membres du poste consulaire.

Article 35

LIBERTÉ DE COMMUNICATION

1. L’Etat de résidence permet et protège la liberté de communication du poste consulaire pour toutes fins officielles. En communiquant avec le gouvernement, les missions diplomatiques et les autres postes consulaires de l’Etat d’envoi, où qu’ils se trouvent, le poste consulaire peut employer tous les moyens de communication appropriés, y compris les courriers diplomatiques ou consulaires, la valise diplomatique ou consulaire et les messages en code ou en chiffre. Toutefois, le poste consulaire ne peut installer et utiliser un poste émetteur de radio qu’avec l’assentiment de l’Etat de résidence.

2. La correspondance officielle du poste consulaire est inviolable.

L’expression « correspondance officielle » s’entend de toute la correspondance relative au poste consulaire et à ses fonctions.

3. La valise consulaire ne doit être ni ouverte ni retenue. Toutefois, si les autorités compétentes de l’Etat de résidence ont de sérieux motifs de croire que la valise contient d’autres objets que la correspondance, les documents et les objets visés au paragraphe 4 du présent article, elles peuvent demander que la valise soit ouverte en leur présence par un représentant autorisé de l’Etat d’envoi. Si les autorités dudit Etat opposent un refus à la demande, la valise est renvoyée à son lieu d’origine.

4. Les colis constituant la valise consulaire doivent porter des marques extérieures visibles de leur caractère et ne peuvent contenir que la correspondance officielle, ainsi que des documents ou objets destinés exclusivement à un usage officiel.

5. Le courrier consulaire doit être porteur d’un document officiel attestant sa qualité et précisant le nombre de colis constituant la valise consulaire. A moins que l’Etat de résidence n’y consente, il ne doit être ni un ressortissant de l’Etat de résidence ni, sauf s’il est ressortissant 79 Relations consulaires de l’Etat d’envoi, un résident permanent de l’Etat de résidence. Il jouit de l’inviolabilité de sa personne et ne peut être soumis à aucune forme d’arrestation ou de détention.

6. L’Etat d’envoi, ses missions diplomatiques et ses postes consulaires peuvent désigner des courriers consulaires ad hoc. Dans ce cas, les dispositions du paragraphe 5 du présent article sont également applicables, sous réserve que les immunités qui y sont mentionnées cesseront de s’appliquer dès que le courrier aura remis au destinataire la valise consulaire dont il a la charge.

7. La valise consulaire peut être confiée au commandant d’un navire ou d’un aéronef commercial qui doit arriver à un point d’entrée autorisé. Ce commandant doit être porteur d’un document officiel indiquant le nombre de colis constituant la valise, mais il n’est pas considéré comme un courrier consulaire. A la suite d’un arrangement avec les autorités locales compétentes, le poste consulaire peut envoyer un de ses membres prendre, directement et librement, possession de la valise des mains du commandant du navire ou de l’aéronef.

Article 36

COMMUNICATION AVEC LES RESSORTISSANTS DE L’ETAT D’ENVOI

1. Afin que l’exercice des fonctions consulaires relatives aux ressortissants de l’Etat d’envoi soit facilité :

a) Les fonctionnaires consulaires doivent avoir la liberté de communiquer avec les ressortissants de l’Etat d’envoi et de se rendre auprès d’eux. Les ressortissants de l’Etat d’envoi doivent avoir la même liberté de communiquer avec les fonctionnaires consulaires et de se rendre auprès d’eux;

b) Si l’intéressé en fait la demande, les autorités compétentes de l’Etat de résidence doivent avertir sans retard le poste consulaire de l’Etat d’envoi lorsque, dans sa circonscription consulaire, un ressortissant de cet Etat est arrêté, incarcéré ou mis en état de détention préventive ou toute autre forme de détention. Toute communication adressée au poste consulaire par la personne arrêtée, incarcérée ou mise en état de détention préventive ou toute autre forme de détention doit également être transmise sans retard par lesdites autorités. Celles-ci doivent sans retard informer l’intéressé de ses droits aux termes du présent alinéa;

c) Les fonctionnaires consulaires ont le droit de se rendre auprès d’un ressortissant de l’Etat d’envoi qui est incarcéré, en état de détention préventive ou toute autre forme de détention, de s’entretenir et de correspondre avec lui et de pourvoir à sa représentation en justice. Ils ont également le droit de se rendre auprès d’un ressortissant de l’Etat d’envoi qui, dans leur circonscription, est incarcéré ou détenu en exécution d’un jugement.

Néanmoins, les fonctionnaires consulaires doivent s’abstenir 80 Relations consulaires d’intervenir en faveur d’un ressortissant incarcéré ou mis en état de dé- tention préventive ou toute autre forme de détention lorsque l’intéressé s’y oppose expressément.

2. Les droits visés au paragraphe 1 du présent article doivent s’exercer dans le cadre des lois et règlements de l’Etat de résidence, étant entendu, toutefois, que ces lois et règlements doivent permettre la pleine réalisation des fins pour lesquelles les droits sont accordés en vertu du présent article.

Article 37

RENSEIGNEMENTS EN CAS DE DÉCÈS, DE TUTELLE OU DE CURATELLE, DE NAUFRAGE ET D’ACCIDENT AÉRIEN

Si les autorités compétentes de l’Etat de résidence possèdent les renseignements correspondants, elles sont tenues :

a) En cas de décès d’un ressortissant de l’Etat d’envoi, d’informer sans retard le poste consulaire dans la circonscription duquel le décès a eu lieu;

b) De notifier sans retard au poste consulaire compétent tous les cas où il y aurait lieu de pourvoir à la nomination d’un tuteur ou d’un curateur pour un ressortissant mineur ou incapable de l’Etat d’envoi.

L’application des lois et règlements de l’Etat de résidence demeure toutefois réservée en ce qui concerne la nomination de ce tuteur ou de ce curateur;

c) Lorsqu’un navire ou un bateau ayant la nationalité de l’Etat d’envoi fait naufrage ou échoue dans la mer territoriale ou les eaux intérieures de l’Etat de résidence ou lorsqu’un avion immatriculé dans l’Etat d’envoi subit un accident sur le territoire de l’Etat de résidence, d’informer sans retard le poste consulaire le plus proche de l’endroit où l’accident a eu lieu.

Article 38

COMMUNICATION AVEC LES AUTORITÉS DE L’ETAT DE RÉSIDENCE

Dans l’exercice de leurs fonctions, les fonctionnaires consulaires peuvent s’adresser :

a) Aux autorités locales compétentes de leur circonscription consulaire;

b) Aux autorités centrales compétentes de l’Etat de résidence si et dans la mesure où cela est admis par les lois, règlements et usages de l’Etat de résidence ou par les accords internationaux en la matière.81 Relations consulaires

Article 39

DROITS ET TAXES CONSULAIRES

1. Le poste consulaire peut percevoir sur le territoire de l’Etat de résidence les droits et taxes que les lois et règlements de l’Etat d’envoi prévoient pour les actes consulaires.

2. Les sommes perçues au titre des droits et taxes prévus au paragraphe 1 du présent article et les reçus y afférents sont exempts de tous impôts et taxes dans l’Etat de résidence.

SECTION II. FACILITÉS, PRIVILÈGES ET IMMUNITÉS CONCERNANT LES FONCTIONNAIRES CONSULAIRES ET LES AUTRES MEMBRES DU POSTE CONSULAIRE

Article 40

PROTECTION DES FONCTIONNAIRES CONSULAIRES

L’Etat de résidence traitera les fonctionnaires consulaires avec le respect qui leur est dû et prendra toutes mesures appropriées pour empê- cher toute atteinte à leur personne, leur liberté et leur dignité.

Article 41

INVIOLABILITÉ PERSONNELLE DES FONCTIONNAIRES CONSULAIRES

1. Les fonctionnaires consulaires ne peuvent être mis en état d’arrestation ou de détention préventive qu’en cas de crime grave et à la suite d’une décision de l’autorité judiciaire compétente.

2. A l’exception du cas prévu au paragraphe 1 du présent article, les fonctionnaires consulaires ne peuvent pas être incarcérés ni soumis à aucune autre forme de limitation de leur liberté personnelle, sauf en exécution d’une décision judiciaire définitive.

3. Lorsqu’une procédure pénale est engagée contre un fonctionnaire consulaire, celui-ci est tenu de se présenter devant les autorités compétentes. Toutefois, la procédure doit être conduite avec les égards qui sont dus au fonctionnaire consulaire en raison de sa position offi- cielle et, à l’exception du cas prévu au paragraphe 1 du présent article, de manière à gêner le moins possible l’exercice des fonctions consulaires.

Lorsque, dans les circonstances mentionnées au paragraphe 1 du présent article, il est devenu nécessaire de mettre un fonctionnaire consulaire en état de détention préventive, la procédure dirigée contre lui doit être ouverte dans le délai le plus bref.82 Relations consulaires

Article 42

NOTIFICATION DES CAS D’ARRESTATION, DE DÉTENTION OU DE POURSUITE

En cas d’arrestation, de détention préventive d’un membre du personnel consulaire ou de poursuite pénale engagée contre lui, l’Etat de résidence est tenu d’en prévenir au plus tôt le chef de poste consulaire. Si ce dernier est lui-même visé par l’une de ces mesures, l’Etat de résidence doit en informer l’Etat d’envoi par la voie diplomatique.

Article 43

IMMUNITÉ DE JURIDICTION

1. Les fonctionnaires consulaires et les employés consulaires ne sont pas justiciables des autorités judiciaires et administratives de l’Etat de résidence pour les actes accomplis dans l’exercice des fonctions consulaires.

2. Toutefois, les dispositions du paragraphe 1 du présent article ne s’appliquent pas en cas d’action civile :

a) Résultant de la conclusion d’un contrat passé par un fonctionnaire consulaire ou un employé consulaire qu’il n’a pas conclu expressé- ment ou implicitement en tant que mandataire de l’Etat d’envoi; ou b) Intentée par un tiers pour un dommage résultant d’un accident causé dans l’Etat de résidence par un véhicule, un navire ou un aéronef.

Article 44

OBLIGATION DE RÉPONDRE COMME TÉMOIN

1. Les membres d’un poste consulaire peuvent être appelés à ré- pondre comme témoins au cours de procédures judiciaires et administratives. Les employés consulaires et les membres du personnel de service ne doivent pas refuser de répondre comme témoins, si ce n’est dans les cas mentionnés au paragraphe 3 du présent article. Si un fonctionnaire consulaire refuse de témoigner, aucune mesure coercitive ou autre sanction ne peut lui être appliquée.

2. L’autorité qui requiert le témoignage doit éviter de gêner un fonctionnaire consulaire dans l’accomplissement de ses fonctions. Elle peut recueillir son témoignage à sa résidence ou au poste consulaire, ou accepter un déclaration écrite de sa part, toutes les fois que cela est possible.

3. Les membres d’un poste consulaire ne sont pas tenus de déposer sur des faits ayant trait à l’exercice de leurs fonctions et de produire la correspondance et les documents officiels y relatifs. Ils ont également 83 Relations consulaires le droit de refuser de témoigner en tant qu’experts sur le droit national de l’Etat d’envoi.

Article 45

RENONCIATION AUX PRIVILÈGES ET IMMUNITÉS

1. L’Etat d’envoi peut renoncer à l’égard d’un membre du poste consulaire aux privilèges et immunités prévus aux articles 41, 43 et 44.

2. La renonciation doit toujours être expresse, sous réserve des dispositions du paragraphe 3 du présent article, et doit être communiquée par écrit à l’Etat de résidence.

3. Si un fonctionnaire consulaire ou un employé consulaire, dans une matière où il bénéficierait de l’immunité de juridiction en vertu de l’article 43, engage une procédure, il n’est pas recevable à invoquer l’immunité de juridiction à l’égard de toute demande reconventionnelle directement liée à la demande principale.

4. La renonciation à l’immunité de juridiction pour une action civile ou administrative n’est pas censée impliquer la renonciation à l’immunité quant aux mesures d’exécution du jugement, pour lesquelles une renonciation distincte est nécessaire.

Article 46

EXEMPTION D’IMMATRICULATION DES ÉTRANGERS ET DE PERMIS DE SÉJOUR

1. Les fonctionnaires consulaires et les employés consulaires, ainsi que les membres de leur famille vivant à leur foyer, sont exempts de toutes les obligations prévues par les lois et règlements de l’Etat de résidence en matière d’immatriculation des étrangers et de permis de séjour.

2. Toutefois, les dispositions du paragraphe 1 du présent article ne s’appliquent ni à l’employé consulaire qui n’est pas un employé permanent de l’Etat d’envoi ou qui exerce une activité privée de caractère lucratif dans l’Etat de résidence, ni à un membre de sa famille.

Article 47

EXEMPTION DE PERMIS DE TRAVAIL

1. Les membres du poste consulaire sont, en ce qui concerne les services rendus à l’Etat d’envoi, exempts des obligations que les lois et règlements de l’Etat de résidence relatifs à l’emploi de la main-d’œuvre étrangère imposent en matière de permis de travail.

2. Les membres du personnel privé des fonctionnaires consulaires et employés consulaires, s’ils n’exercent aucune autre occupation privée 84 Relations consulaires de caractère lucratif dans l’Etat de résidence, sont exempts des obligations visées au paragraphe 1 du présent article.

Article 48

EXEMPTION DU RÉGIME DE SÉCURITÉ SOCIALE

1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3 du présent article, les membres du poste consulaire, pour ce qui est des services qu’ils rendent à l’Etat d’envoi, et les membres de leur famille vivant à leur foyer, sont exemptés des dispositions de sécurité sociale qui peuvent être en vigueur dans l’Etat de résidence.

2. L’exemption prévue au paragraphe 1 du présent article s’applique également aux membres du personnel privé qui sont au service exclusif des membres du poste consulaire, à condition :

a) Qu’ils ne soient pas ressortissants de l’Etat de résidence ou n’y aient pas leur résidence permanente; et

b) Qu’ils soient soumis aux dispositions de sécurité sociale qui sont en vigueur dans l’Etat d’envoi ou dans un Etat tiers.

3. Les membres du poste consulaire qui ont à leur service des personnes auxquelles l’exemption prévue au paragraphe 2 du présent article ne s’applique pas doivent observer les obligations que les dispositions de sécurité sociale de l’Etat de résidence imposent à l’employeur.

4. L’exemption prévue aux paragraphes 1 et 2 du présent article n’exclut pas la participation volontaire au régime de sécurité sociale de l’Etat de résidence, pour autant qu’elle est admise par cet Etat.

Article 49

EXEMPTION FISCALE

1. Les fonctionnaires consulaires et les employés consulaires ainsi que les membres de leur famille vivant à leur foyer sont exempts de tous impôts et taxes, personnels ou réels, nationaux, régionaux et communaux, à l’exception :

a) Des impôts indirects d’une nature telle qu’ils sont normalement incorporés dans le prix des marchandises ou des services;

b) Des impôts et taxes sur les biens immeubles privés situés sur le territoire de l’Etat de résidence, sous réserve des dispositions de l’article 32;

c) Des droits de succession et de mutation perçus par l’Etat de résidence, sous réserve des dispositions du paragraphe b de l’article 51;

d) Des impôts et taxes sur les revenus privés, y compris les gains en capital, qui ont leur source dans l’Etat de résidence, et des impôts sur 85 Relations consulaires le capital prélevés sur les investissements effectués dans des entreprises commerciales ou financières situées dans l’Etat de résidence;

e) Des impôts et taxes perçus en rémunération de services particuliers rendus; f) Des droits d’enregistrement, de greffe, d’hypothèque et de timbre, sous réserve des dispositions de l’article 32.

2. Les membres du personnel de service sont exempts des impôts et taxes sur les salaires qu’ils reçoivent du fait de leurs services.

3. Les membres du poste consulaire qui emploient des personnes dont les traitements ou salaires ne sont pas exemptés de l’impôt sur le revenu dans l’Etat de résidence doivent respecter les obligations que les lois et règlements dudit Etat imposent aux employeurs en matière de perception de l’impôt sur le revenu.

Article 50

EXEMPTION DES DROITS DE DOUANE ET DE LA VISITE DOUANIÈRE

1. Suivant les dispositions législatives et réglementaires qu’il peut adopter, l’Etat de résidence autorise l’entrée et accorde l’exemption de tous droits de douane, taxes et autres redevances connexes autres que frais d’entrepôt, de transport et frais afférents à des services analogues, pour :

a) Les objets destinés à l’usage officiel du poste consulaire;

b) Les objets destinés à l’usage personnel du fonctionnaire consulaire et des membres de sa famille vivant à son foyer, y compris les effets destinés à son établissement. Les articles de consommation ne doivent pas dépasser les quantités nécessaires pour leur utilisation directe par les intéressés.

2. Les employés consulaires bénéficient des privilèges et exemptions prévus au paragraphe 1 du présent article pour ce qui est des objets importés lors de leur première installation.

3. Les bagages personnels accompagnés des fonctionnaires consulaires et des membres de leur famille vivant à leur foyer sont exemptés de la visite douanière. Ils ne peuvent être soumis à la visite que s’il y a de sérieuses raisons de supposer qu’ils contiennent des objets autres que ceux mentionnés l’alinéa b du paragraphe 1 du présent article ou des objets dont l’importation ou l’exportation est interdite par les lois et règlements de l’Etat de résidence ou soumise à ses lois et règlements de quarantaine. Cette visite ne peut avoir lieu qu’en présence du fonctionnaire consulaire ou du membre de sa famille intéressé.86 Relations consulaires

Article 51

SUCCESSION D’UN MEMBRE DU POSTE CONSULAIRE OU D’UN MEMBRE DE SA FAMILLE

En cas de décès d’un membre du poste consulaire ou d’un membre de sa famille qui vivait à son foyer, l’Etat de résidence est tenu :

a) De permettre l’exportation des biens meubles du défunt, à l’exception de ceux qui ont été acquis dans l’Etat de résidence et qui font l’objet d’une prohibition d’exportation au moment du décès;

b) De ne pas prélever de droits nationaux, régionaux ou communaux de succession ni de mutation sur les biens meubles dont la présence dans l’Etat de résidence était due uniquement à la présence dans cet Etat du défunt en tant que membre du poste consulaire ou membre de la famille d’un membre du poste consulaire.

Article 52

EXEMPTION DES PRESTATIONS PERSONNELLES

L’Etat de résidence doit exempter les membres du poste consulaire et les membres de leur famille vivant à leur foyer de toute prestation personnelle et de tout service d’intérêt public, de quelque nature qu’il soit, et des charges militaires telles que les réquisitions, contributions et logements militaires.

Article 53

COMMENCEMENT ET FIN DES PRIVILÈGES ET IMMUNITÉS CONSULAIRES

1. Tout membre du poste consulaire bénéficie des privilèges et immunités prévus par la présente Convention dès son entrée sur le territoire de l’Etat de résidence pour gagner son poste ou, s’il se trouve déjà sur ce territoire, dès son entrée en fonctions au poste consulaire.

2. Les membres de la famille d’un membre du poste consulaire vivant à son foyer, ainsi que les membres de son personnel privé, béné- ficient des privilèges et immunités prévus dans la présente Convention à partir de la dernière des dates suivantes : celle à partir de laquelle ledit membre du poste consulaire jouit des privilèges et immunités conformé- ment au paragraphe 1 du présent article, celle de leur entrée sur le territoire de l’Etat de résidence ou celle à laquelle ils sont devenus membres de ladite famille ou dudit personnel privé.

3. Lorsque les fonctions d’un membre du poste consulaire prennent fin, ses privilèges et immunités, ainsi que ceux des membres de sa famille vivant à son foyer ou des membres de son personnel privé, cessent normalement à la première des dates suivantes : au moment où la personne en question quitte le territoire de l’Etat de résidence, ou à l’ex-87 Relations consulaires piration d’un délai raisonnable qui lui aura été accordé à cette fin, mais ils subsistent jusqu’à ce moment, même en cas de conflit armé. Quant aux personnes visées au paragraphe 2 du présent article, leurs privilèges et immunités cessent dès qu’elles-mêmes cessent d’appartenir au foyer ou d’être au service d’un membre du poste consulaire, étant toutefois entendu que, si ces personnes ont l’intention de quitter le territoire de l’Etat de résidence dans un délai raisonnable, leurs privilèges et immunités subsistent jusqu’au moment de leur départ.

4. Toutefois, en ce qui concerne les actes accomplis par un fonctionnaire consulaire ou un employé consulaire dans l’exercice de ses fonctions, l’immunité de juridiction subsiste sans limitation de durée.

5. En cas de décès d’un membre du poste consulaire, les membres de sa famille vivant à son foyer continuent de jouir des privilèges et immunités dont ils bénéficient, jusqu’à la première des dates suivantes :

celle où ils quittent le territoire de l’Etat de résidence, ou à l’expiration d’un délai raisonnable qui leur aura été accordé à cette fin.

Article 54

OBLIGATIONS DES ETATS TIERS

1. Si le fonctionnaire consulaire traverse le territoire ou se trouve sur le territoire d’un Etat tiers, qui lui a accordé un visa au cas où ce visa est requis, pour aller assumer ses fonctions ou rejoindre son poste, ou pour rentrer dans l’Etat d’envoi, l’Etat tiers lui accordera les immunités prévues dans les autres articles de la présente Convention, qui peuvent être nécessaires pour permettre son passage ou son retour. L’Etat tiers fera de même pour les membres de la famille vivant à son foyer et bé- néficiant des privilèges et immunités qui accompagnent le fonctionnaire consulaire ou qui voyagent séparément pour le rejoindre ou pour rentrer dans l’Etat d’envoi.

2. Dans les conditions similaires à celles qui sont prévues au paragraphe 1 du présent article, les Etats tiers ne doivent pas entraver le passage sur leur territoire des autres membres du poste consulaire et des membres de leur famille vivant à leur foyer.

3. Les Etats tiers accorderont à la correspondance officielle et aux autres communications officielles en transit, y compris les messages en code ou en chiffre, la même liberté et la même protection que l’Etat de résidence est tenu d’accorder en vertu du la présente Convention. Ils accorderont aux courriers consulaires, auxquels un visa a été accordé s’il était requis, et aux valises consulaires en transit, la même inviolabilité et la même protection que l’Etat de résidence est tenu d’accorder en vertu de la présente Convention.

4. Les obligations des Etats tiers en vertu des paragraphes 1, 2 et 3 du présent article s’appliquent également aux personnes mentionnées 88 Relations consulaires respectivement dans ces paragraphes, ainsi qu’aux communications of- ficielles et aux valises consulaires, lorsque leur présence sur le territoire de l’Etat tiers est due à un cas de force majeure.

Lire la suite

mardi 28 décembre 2010

King kester Emeneya parle à Réveil-FM

A Réveil-FM nous l'aimons naturellement et gratuitement. King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala (né le 23 novembre 1956 à Kikwit) est un chanteur-interprète et auteur-compositeur de musique congolais. Pour nous qui le connaissons depuis une vingtaine d'années, King Kester Emeneya est un artiste talentueux, rigolard et philosophiquement stoïque ! Il s'est rétabli et a tenu à souhaiter les meilleurs voeux de 2011 à tous ses fanatiques de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, de l'Angola...de l'Afrique entière mais surtout ceux de la diaspora.

King Kester Emeneya, Mutu wa Zamani.

Le king de la musique congolaise (comme le surnomme la presse de son pays) commence la musique à Kikwit dans le groupe les Anges Noirs lorqu'il etait eleve au college St Jean- Bosco actuellement Indobo apres avoir obtenu son bac de la il est parti comme etudiant a Lubumbashi où il est étudiant en sciences politiques et administratives.

En 1977, il est sous la direction artistique du groupe Viva La Musica de Papa Wemba, et crée son propre groupe le Victoria Eleyson avec "Les 12 apôtres" le 24 décembre 1982.

Il devient alors l’artiste africain le plus populaire des années 1980-1990.

Emeneya Mubiala (le vrai patronyme de King Kester) est l'artiste africain qui aura le plus contribué à faire entrer la musique africaine dans l'ère moderne, faisant appel à un son digitalisé, rompant avec le style folklorique jusque-là incarné par le célèbre Zaiko Langa-Langa (l'autre pilier de la musique africaine). Il est le premier artiste d’Afrique centrale connu à utiliser le synthétiseur et de la programmation musicale assistée par ordinateur. Il en résultat en 1987 un album "Nzinzi", immense succès commercial en Afrique.

Pendant sa carrière il reçoit de nombreux prix sur le plan international et national, dont successivement celui de meilleure vedette de l’année au Congo de 1982 à 1989. Ses jeunes frères Werrason et JB Mpiana se sont servi de ses chansons et de son rythme musical pour créer le groupe Wenge Musica.

Artiste de renommée internationale, il s'est produit sur les cinq continents. Ses plus célèbres tournées se déroulent au Japon en 1991 et en Amérique du Nord. Il est le premier artiste congolais avec Abeti Masikini Victoria Eleison à se produire au Zénith de Paris. Ses concerts ont toujours été reconnus comme spectacle de l'année par la presse congolaise. Un autre spectacle a eu lieu en Suisse devant plus de 12000 personnes, une première pour un artiste africain dans ce pays.

Son plus grand évènement au Congo Kinshasa fut son concert au Stade des Martyrs en 1997 lors de son retour au pays après 7 ans d'absence devant plus de 80.000 personnes.

Avec plus de 500 chansons dans sa carrière, Kester Emeneya a été reçu plusieurs fois par le président Mobutu Sese Seko, à trois reprises par le président Laurent-Désiré Kabila et deux fois par le président Joseph Kabila. L'honneur lui avait été accordé par le président Mobutu d'agrémenter la soirée de la visite du président français François Mitterrand au Palais des Congrès de Kinshasa.

Lire la suite

Me Symphorien Mutombo Bakafwa Nsenda serait-il en fuite ?

L'honoraire vice-Premier Ministre en charge de la Défense et Sécurité, Monsieur Mutombo Bakafwa Nsenda serait-il en fuite ? C'est la question que les fins limiers de Réveil-FM tentent d'élucider. Accusé il y a quelques jours de donner des informations au Général Faustin Munene, leader de l’Armée de Résistance Populaire (ARP) au maquis dans le Bandundu profond, les sbires de Joseph Kabila auraient voulu mettre la main sur celui qui fut encore il y a quelques mois avant le remaniement de Muzito II, vice-Premier Ministre en charge de la Défense et Sécurité.

Me Symphorien Mutombo Bakafwa Nsenda

Après des cascades de défection au sein de l'AMP, Parti-Etat, le joséphisme est entrain de bouffer ses propres acteurs, ceux qui l'ont servi et se sont servis au passage.

Aux médias coupagistes et caporisés de nous dire où se trouve Mutombo Bakafwa Nsenda avant de sombrer dans diabolisation gratuite de Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, il faut d'abord tenter de sauver une vie !

Lire la suite

Rapatriement des restes des militaires zimbabwéens de la République démocratique du Congo

Deux ans après l'éclatement de la première guerre mondiale africaine en République démocratique du Congo avec 9 armées étrangères: Rwanda, Burundi, Ouganda, Angola, Tchad, Zimbabwé, Namibie...Quelque 11 000 soldats zimbabwéens étaient présents au Congo pour soutenir les troupes gouvernementales qui se battent contre des factions rebelles appuyées par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s'est déclarée favorable au rapatriement des restes des militaires zimbabwéens tombés sur le sol congolais lors de la deuxième guerre du Congo (1998-2002), a rapporté dimanche l'Agence congolaise de presse (ACP) en citant des sources officielles.

Le ministre congolais de la Défense nationale et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, l'a exprimé samedi à l' ambassadeur de Zimbabwe en RDC, John Georges Mayowe, qui était accompagné du général de brigade Pone Shima, attaché de défense à son ambassade. Selon le diplomate zimbabwéen, le ministre Mwando Nsimba a réagi de manière positive à la concrétisation du projet en promettant de s'y atteler le plus rapidement possible.

Les deux hommes n'ont évoqué ni la date de ce rapatriement ni le nombre de militaires zimbabwéens tombés sur le champ de bataille.

Lors de la deuxième guerre du Congo, qui avait impliqué neuf pays africains et une trentaine de groupes armés, le Zimbabwe avait répondu à l'appel du président de la RDC de l'époque, M'zee Laurent Désiré Kabila, en envoyant ses troupes en renfort à Kinshasa.

C'est la première fois que le rapatriement des restes des militaires zimbabwéens est évoqué par les deux pays.

Lire la suite

Brazzaville: Les réfugiés de la RDC boudent le PAM

Habitués à recevoir les vivres pour 15 ou 30 jours avec une quantité importante, les réfugiés de la République démocratique du Congo dans la Likouala au Congo-Brazzaville ont boudé la baisse de la pension alimentaire, les agents du PAM ont été lapidés. Nos compatriotes réfugiés au Congo Brazzaville ne sont pas au bout de leur peine.

Logo du Haut commissariat de l'Onu pour les réfugiés

Déjà le lundi 20 septembre 2010, quelque cinq cents réfugiés de la RDC installés depuis dix ans à Brazzaville, capitale du Congo, avaient lancé un appel urgent d’assistance. Depuis quatre jours, femmes et enfants manquaient de la nourriture, de l’eau potable, et dormaient à la belle étoile sur un site situé près de l’ambassade de Libye à Brazzaville. Vieux matelas, nattes et tapis éparpillés dans une cour d’environ 400 m2, c’est le triste aspect du site où se sont installés ces réfugiés de la RDC. Faute d’abris, ils avaient pris leur première douche à la suite de la pluie de dimanche 19 septembre 2010. Ces femmes congolaises, ces hommes congolais et ces enfants congolais de la RDC, visiblement affaiblis, n’avaient rien à manger. L’eau potable et les médicaments leur manquaient aussi. Des réfugiés angolais et ivoiriens, eux-mêmes en, situation précaire, leur avaient apporté quelques vivres, avait reconnu un réfugié congolais. Lundi 20 septembre 2010 à 15 heures locales, le gouvernement du Congo-Brazzaville, saisi par les réfugiés de la RDC, avait envoyé une ambulance pour transporter cinq malades et blessés graves vers l’hôpital de base de Makélékélé.


Les réfugiés de la RDC boudent le PAM
envoyé par Congo-SiteOfficiel. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Toujours en septembre 2010, plusieurs dizaines de réfugiés de la République démocratique du Congo avaient entamé depuis plusieurs jours un sitting devant le siège du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés de Brazzaville, afin de protester contre des « fraudes ». Ils accusaient certains fonctionnaires du HCR de falsifier des documents de réfugiés, permettant ainsi à des personnes autres de s'installer avec leurs papiers à l'étranger.

Ils avaient entamé leur sitting devant le siège du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies de Brazzaville (en Répubique du Congo) jusqu’à ce que des représailles policières les fassent déplacer dans le centre ville. Ce sont cinq cents familles, soit plus d’un millier de réfugiés, tous originaires de la République démocratique du Congo qui protestaient contre leurs conditions de vie à Brazzaville.

« La priorité est d’étudier les dossier pour l’éloignement systématique des réfugiés et des demandeurs d’asile. Ceux qui ont déjà eu des papiers devraient être réinstallés dans d’autres pays éloignés pour que les gens puissent humainement refaire leur vie » avait déclaré leur porte-parole.

Lire la suite

lundi 27 décembre 2010

COMPARIO : LE MUST DE L’E -COMMERCE AVEC PASCAL PODVIN  

Pascal Podvin diplômé d’un MBA de l'Essec a déjà à son actif 20 ans d'expérience du management international et le lancement de 4 startups. Il est aujourd’hui le très dynamique Président de Compario, une société spécialisée dans les logiciels de Searchandising. L’idée du fondateur de Compario étant de proposer une application internet pour optimiser le processus de choix en ligne et de développer une plateforme industrialisée permettant de faire mieux que le vendeur physique et en tirant partie du processus de recherche pour mettre en avant les produits selon des règles définies par le E-Marketeur.

PASCAL PODVIN - Président de Compario

   

Marie Cornet : Compario est une idée de vous ?

Pascal Podvin: Compario est un éditeur de logiciels dont le premier objectif est d’aider ses clients à faire un meilleur merchandising sur Internet.

Nous sommes sur un marché que l’on appelle le commerce connecté. On ne parle plus trop d’ailleurs de E-commerce. Le commerce est connecté de facto et que vous soyez dans un magasin ou dans la rue… vous êtes toujours connecté. Déjà vous êtes connecté sur les réseaux sociaux.

On se rend compte d’ailleurs que les E-marchands accroissent leur vente dès lors qu’ils mettent sur leur site l’avis et les notes des utilisateurs et quelles que soient les notes des avis : positifs, neutres ou négatifs. Dans ce marché connecté, COMPARIO aide le marchand à être plus efficace et plus compétitif en faisant un meilleur merchandising de ses produits.

Nous apportons une solution d’aide pour une meilleure mise en avant d’un catalogue de propositions. La personnalisation dynamique est un exemple de merchandising tout comme l’accès facilité à la navigation. Il s’avère que la capacité de trouver un produit sur internet est assez faible.

Cela reste une difficulté et une vraie problématique pour l’Internaute de trouver le bon produit celui précisément qu’il recherche. Nous intervenons afin de faciliter ce choix. Etymologiquement, search vient du mot searcher qui signifie la tentative de trouver quelque chose. Et cela n’est pas associé à la base avec une recherche associée à un mot clef ou une recherche sémantique qui ne correspond qu’à 15 % des recherches globales sur internet.

La part de l’intuition prend une place de plus en plus importante dans la navigation sur Internet, l’exemple de ce qui se passe sur l’ iphone ou l’ ipad est un exemple très précis de ce changement en cours.

Marie Cornet : Quel est votre prochain produit ?

 

Pascal Podvin : Nous sortons très bientôt, un agent conversationnel qui permet d’avoir un dialogue en langage naturel avec l’internaute et est directement connecté avec le catalogue produit. C’est une machine et qui connait toutes les caractéristiques des produits du catalogue et peut donc guider l’internaute en établissant un dialogue avec lui.

 

Marie Cornet : Quand est né Compario ?

 

Pascal Podvin : Compario a commencé à vendre ses produits fin 2006. Cette année, la société Deloitte qui édite un palmarès des sociétés technologiques les plus rapides en terme de croissance, classe Compario en n° 1 pour la région du Nord avec un taux de croissance de plus de 2300 % au cours de ces 5 dernières années et la place au 49ème rang au niveau européen.

La grosse particularité de Compario est d’ailleurs d’avoir une road map ou plan de développement publié sur trois ans et décidé par nos clients. Nous fonctionnons dans un mode «  Open innovation » ce qui signifie que nos clients sont impliqués dans nos perspectives de développement en terme de produits et peuvent intervenir quant aux orientations souhaitées. Nos produits sont d’ailleurs développés dans douze pays dans le monde.

Marie Cornet : Quelle est votre position sur le marché ?

 

Pascal Podvin : Nous avons clairement, une agilité qui nous permet de nous adosser à des gros partenaires qui ont d’autres atouts de par leur taille. Ces partenaires pour exemple sont NTT, Google, GFK, Microsoft.

Marie Cornet : Comment êtes-vous arrivé à Compario ?

Pascal Podvin : J’ai toujours travaillé dans le secteur de l’informatique et du logiciel. J’ai rencontré Compario à la fin de l’année 2007 en qualité de Business Angel. Et j’en suis devenu progressivement le PDG.

Marie Cornet : Vous êtes à l'origine des Cafés du E-Commerce ?

Pascal Podvin : Oui, Compario est le fondateur de ces cafés du E-Commerce à travers une association indépendante et de loi 1901. Son objet est de favoriser l’échange entre les femmes, les hommes et les entreprises qui s’intéressent au marché du commerce connecté. Et le dialogue qui s’établit entre les experts et la salle est convivial et très riche!

 

Marie Cornet : Quelle fréquence pour ses rendez-vous ?

Pascal Podvin : Il y a des tables rondes mensuelles. Et nous nous étendons en France, à Lille par exemple ou en Europe comme en Angleterre. Nous avons aussi une web TV qui permet de résumer nos tables rondes. Nous sortons en début d’année des projets TV.

Marie Cornet : Quels sont les principaux partenaires pour ces rencontres ?

 

Pascal Podvin : Les membres Gold du Café du E-Commerce sont des entreprises comme Adobe, la Poste, GFK, NTT, Avanade, Microsoft…

 

Marie Cornet : Quelle est la prochaine date clef ?

 

Pascal Podvin : Le prochain Café du E-Commerce aura lieu chez Microsoft jeudi 10 février à partir de 9H00.

 

Marie Cornet: Le numérique en terme de signification et symboles pour vous, en deux mots ?

Pascal Podvin : En deux mots, cela me parait difficile mais néanmoins Internet reste un outil au service de l’humain. Le médium est le message et ce qui est très très intéressant est qu’il est devenu le signifiant…

 

Lire la suite

dimanche 26 décembre 2010

Al-Qaïda à Kinshasa ?

A Réveil-FM nous nous contentons de regarder la lune en lieu en et place du doigt qui nous est montré. Le président américain Barack Obama n'a-t-il pas raison de biffer la République démocratique du Congo de la liste des pays partenaires privilégiés au plan commercial avec les Etats-Unis ? A-t-il prit cette décision à la légère ? Mille fois non! Les autorités congolaises s'agitent pour rien surtout qu'ils ont pris la mauvaise habitude de ne jamais dire la vérité au peuple congolais soumis, clochardisé, paupérisé à volonté. Elles doivent s'en prendre à eux-mêmes. Ce n’est pas sorcier ! Là où le désordre et la confusion des genres règnent, c’est très souvent un carrefour des malfaiteurs et autres bandits déguisés en pères Noël, en investisseurs (développement économique oblige) ou encore en Abbés Pierre qui s'imposent. Avec un Etat faiblard, une classe politique corrompue, une élite intellectuelle vénale et un peuple majoritairement analphabète et ignorant ses droits, la République démocratique du Congo est un terrain fertile pour la criminalité économique. Les seigneurs du crime organisé préfèrent travailler avec un Etat faible qu’un Etat inexistant. Il lui sert de paravent. Le Congo n’est pas un paradis fiscal. C’est une terre d’expérimentation des crimes économiques et des crimes contre l’humanité. Les habitants des pays considérés comme paradis fiscaux n’ont pas le niveau de vie des congolais, qu'on se le dise.

Goma (à l'Est de la RDC), le 12-08-2009, rencontre entre Madame Hillary Clinton – Joseph Kabila: La RDC a formellement demandé aux Etats Unis de l’aider à lutter contre la corruption. Demande faite par Joseph à Hillary Clinton lors de sa récente visite en RDC. Depuis, qu’a-t-il fait pour faire avancer la lutte contre ce cancer de notre société ?

Tenez l'Hôtel des Monnaies de la Banque centrale du Congo, patrimoine congolais serait en vente avec l'accord du Gouvernement congolais. En janvier 2009, 53.000 passeports semi-biométriques- cher à Tambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères-qui portent des numéros de série identiques, des passeports à problèmes. Ce lot des passeports à numéros identiques avait poussé certaines ambassades, dont le Benelux, à ne pas accorder de visa à leurs détenteurs. Or le financement de ces passeports était fait par des Libanais. On apprend de source sur que c'est une firme libanaise qui serait acquéreur de l'hôtel des Monnaies: Congo-Futur !

Depuis plus d’une décennie, la capitale congolaise est envahie par des "hommes d’affaires" Indo-Pakistanais et libanais. Ils évoluent dans les secteurs de l’alimentation, le "commerce général" et la banque. "La société Congo-Futur, très proche de la famille Kabila, n’a jamais publié le moindre bilan de ses comptes, commente un économiste kinois. Comment peut-on expliquer que cette compagnie ait pu construire une dizaine d’immeubles en l’espace de deux ans sans financement bancaire local ou extérieur? D’où vient cet argent?"

Congo-Futur Tower, Boulevard du 30 juin à Kinshasa. Photo Réveil-FM

La République démocratique du Congo est devenue une plaque tournante de la mafia, du crime organisé. Cette mafia a pris tout un pays en otage. Elle a des ramifications dans tous les strates du pouvoir.

Depuis plus de 10 ans, Congo-Futur vend des poissons chinchards, des articles divers pour de 60 millions de dollars. 3 millions de dollars, est le bénéficie journalier de Congo-Futur, disent certaines sources. Par exemple, Congo-Future n’a jamais publié ses bilans quoique par sa taille et la diversité de ses activités... C’est à croire que Congo Future n’a jamais des charges, rien que des recettes. Comme elle ne sait pas les transférer à l’étranger, elle investirait dans l’immobilier? Congo- Futur est sur les listes du Département d’Etat et du FBI, des personnes susceptibles de financer Hezbollah et de blanchir de l’argent sale. Ce n’est pas une rumeur, mais un fait vérifiable.

L’accident d’avion d’Ethiopian Airlines au Liban au début de l’année aurait-il un lien avec cette affaire ? Rappelez-vous que 54 libanais présentés comme des financiers du Hezbollah dont le patron de Congo-Futur se trouvaient à bord de cet avion. Un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines vol 409 d’Ethiopian Airlines avec 90 personnes, dont 54 Libanais de la République démocratique du Congo parmi eux un certain "Kashim" qui serait un des principaux actionnaires voire le "véritable patron" du Groupe «Congo-Futur». L'avion s'était abîmé au large du Liban, le lundi 25 janvier 2010 vers 2 heures, heure locale (1 heure, heure de Paris), peu après son décollage de Beyrouth.

Il faut investiguer les activités de Congo Future, Socimex, Achour et tous les autres.

Le blanchiment d’argent sale est la source par laquelle la corruption puise ses forces destructrices des institutions de notre pays.

le Tout-Kinshasa parle de l’étonnant "boom immobilier" sans précédent auquel on assiste dans la capitale mais aussi à Lubumbashi. Pour ne citer que ces deux villes. Des immeubles à plusieurs étages poussent comme des champignons. Les hôtels, les appartements et les villas ne se comptent plus aux quatre coins de la capitale. Plus inquétant, plusieurs banques commerciales aux noms pittoresques ont ouvert des représentations dans un pays où l’épargne est rarissime faute de pouvoir d’achat. Un pays classé par ailleurs "à haut risque" par tous les investisseurs soucieux d’une certaine éthique. Comment ne pas, dès lors, se poser des questions sur l’origine de ces "investissements"?

Le blanchiment de l’argent sale et l’existence des circuits financiers clandestins ne datent pas d’aujourd’hui. Déjà dans les années 60, on parlait de l’affaire Massamba Newman , l’affaire de l’or de la banque centrale de kisangani, des détournements de la production pétrolière de la SOCIR , des réserves en or et en devises de la BCC etc... Aujourd’hui ce phénomène prend de l’ampleur, à telle enseigne que plus 70 % des activités économiques congolaises sont informelles ou illégales (fausses monaies, trafic des documents de valeur, trafic des ressources minières, drogue, prostitution etc...). Une vraie pression fiscale s’exerce quotidiennement sur les petits commerçants et artisans dans la société congolaise, honteusement inégalitaire. Oui, le "grand" Congo est très malade ! Oui, le "Grand Congo" est, certes un paradis fiscal pour tous les aventuriers, spéculateurs financiers du monde. Mais, ce "Grand Congo" est un enfer fiscal pour les petits artisans et petits entrepreneurs nationaux, la pression fiscale est tellement infernale que le seul moyen pour s’en sortir c’est la fraude fiscale ou la corruption. Combien il est difficile pour faire les affaires, le commerce au Congo. Pas de securite des personnes et des biens. Pas de securite financiere ( inflation endemique), les tracasseries financieres, les prix exhorbitants et les processus complexes de dedouanement a la douane ne sont pas a la portee des petits peuples pendant que ces criminels dedouanent gratuitement leurs biens de luxes parce qu’ils connaissent ou sont en complicite avec les autorites qui devraient defendre et promouvoir les interets de petits peuples.

Les immeubles des "maffieux poussent comme des champignons à Kinshasa, à Lubumbashi...Oui, mais qui octroie les "autorisations à bâtir, les autorisations d’occupation du sol? Qui dresse les plans cadastraux ? Qui encaisse les taxes diverses ? Il ne faudrait pas nécessairement jeter la pierre qu'aux Libanais, Indo-Pakistanais...ils ne sont pas entièrement responsables du phénomène mafieux congolais.

A la manière de la Camora, le réseau Al-Qaïda utiliserait indirectement des grands hommes d’affaires en s’associant à eux en vue de pénétrer les systèmes économico politiques des pays de la région. De cette façon, ils ont la couverture des autorités politiques et peuvent, de ce fait, influencer des décisions au plus haut niveau.

L’Est de la République démocratique du Congo risque de devenir le bastion du blanchissement de la salle monnaie. Les circuits du ravitaillement en produits pétroliers, les financements des carrières d’or et des diamants (Kivu et Province Orientale), l’achat des minerais produits par des exploitants artisanaux (mitrailles, cobalt et cuivre au Katanga), seraient actuellement financés à 80 pourcents par des fonds suspects, qualifiés de toxiques par les services de renseignement occidentaux.

Les même services occidentaux enquêteraient sur des fonds logés dans certaines banques et institutions financières de Kinshasa et qui seraient à la base du boum immobilier qui ne s’explique pas en ce moment de crise.

La tâche d’investigation, par ces services, devient difficile par ce que des partenariats ont été établis avec des Congolais parmi lesquelles certaines hautes autorités politico-militaires. Quelques noms seraient même listés.

Le principe financier du terrorisme c’est d’investir dans du business à rentabilité immédiate. De ce point de vue, l’Est de la RDC présente des atouts favorables avec ses bois, diamants, or, coltan, uranium, pointes d’ivoires… Des produits fortement sollicités et à rentabilité élevée. Ces services de renseignements estiment que c’est la pauvreté endémique de la population et l’absence de l’autorité politico administrative en République démocratique du Congo en général et particulièrement dans sa partie Est qui sont à la base de cette situation qui inquiète au plus haut point les pays de la région et leurs parrains occidentaux.

Il est inquiétant de voir la facilité avec laquelle des pseudo investisseurs, souvent d’origines arabes et indopakistanaises, reçoivent des visas d’entrée à l’Est de la RDC sans qu’aucune fiche de renseignements ne soit établie, de manière détaillée à leurs sujets ( capacité financière, origines et mouvements des fonds, relations et contacts de l’intéressé au pays et à l’étranger..).

La Communauté internationale doit savoir que c’est elle qui a favorisé l’avènement d’un pouvoir faible au Congo. Et un Etat faible est un terrain fertile pour les crimes organisés et le terrorisme international.

Depuis plus de dix ans, les crimes économiques et les massacres des populations ne concernent que le Congo. Mais personne au monde n’est à l’abri du le terrorisme. Les Congolais ont beau crier sur les drames qu’ils vivent, personne ne les écoute.

La Communauté internationale pourtant présente par l’intermédiaire de la Monusco ex-Monuc, ne voit rien, n’entend rien. Elle soutient avec ardeur le pouvoir congolais qui fait preuve de ses limites évidentes dès qu’il est question de combattre les crimes organisés.

Un communiqué, rendu public le 9 décembre 2010 depuis Washington D.C. (Etats-Unis) par le ‘US Department of Treasury’ (Trésor américain) sous le titre : «Treasury targets Hizballah financial network» (Le Trésor cible le réseau financier du Hezbollah), ndexe la RDC comme l’une des plate-formes de financement des groupes terroristes. Le document accuse nommément les propriétaires du géant congolais de commerce général « Congo Futur » d’implication avérée dans le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Pour le Trésor américain, la République démocratique du Congo serait devenue une plaque tournante du blanchiment des capitaux en vue de financement de certains groupes terroristes, notamment ceux indexés comme tels par le département d’Etat américain.

Dans les milieux des affaires de la RDC, tout comme dans différents cercles politiques, le sujet est sur toutes les lèvres. En effet, depuis le 9 décembre 2010, un document portant le sceau officiel du Trésor américain relèvent que les propriétaires du géant congolais de commerce général, le groupe « Congo Futur », alimenteraient le réseau financier du Hezbollah, un mouvement libanais que les Etats-Unis considèrent comme un groupe terroriste.

«Cette désignation vise deux de hauts financiers du Hezbollah en Afrique. Ali et Hussein Tajideen génèrent des millions de dollars dans le financement réseau multinational et assurent les stratégiques bastions géographiques pour le Hezbollah», a déclaré le sous-secrétaire pour le terrorisme et le renseignement financier, Stuart Levey.

Pour les Etats-Unis, la République démocratique du Congo compterait parmi les plate-formes de soutien au blanchiment des capitaux et de financement au terrorisme. Et ce, en dépit des efforts internes entrepris, notamment sous la houlette de la Banque centrale du Congo pour mettre fin à ces deux fléaux. La Cellule des renseignements financiers (Cenaref), une structure répressive qui a été créée pour cette fin, sombre encore dans l’immobilisme, alors que pour le Trésor américain, la RDC serait devenue un dépotoir des capitaux sales.

Sous le titre « Treasury targets Hezbollah financial network », le Trésor américain désigne Ali et Hussein Tajideen, propriétaires en RDC du groupe « Congo Futur » comme pions majeurs de réseau financier du Hezbollah. Pour Washington, les deux frères, d’origine libanaise, travailleraient dans la collecte des fonds en vue de fournir le soutien financier au Hezbollah. Tous deux, toujours selon le document du Trésor américain, sont les frères et partenaires commerciaux de Kassim Tajideen, un important contributeur financier au Hezbollah, qui a été désigné depuis mai 2009 par le Trésor comme un «Specially Designated Global Terrorist (SDGT) » en vertu de l’Executive Order (EO) 13224.

Lire la suite

Prison Forest, un danger pour Mariyus Noko Ngele !

C'est un combat de coqs qui dure six minutes... Six minutes pendant lesquelles la mort d'un des deux combattants ne tient qu'à un fil. Entre Louis Michel, ses réseaux et Marius Noko Ngele, accompagné par la société civile, est un combat de la citoyenneté, de la vérité que Louis Michel tente d'étouffer. La vérité est une et une seule : le CDI/CDE alias CDE crée par Louis Michel pour gérer les 500 millions d'euros de l'Union européenne prêtés à la République démocratique du Congo pour les élections 2006 surnommées par les Congolais: "les élections Louis Michel 2006".

Mariyus Noko Ngele, un obstiné par la vérité de la gestion de 500 millions d'euros de l'Union européenne par Louis Michel, aujourd'hui en prison.

Le CDE est une organisation fictive sans base légale en Belgique utilisant frauduleusement l’Accord de Siège du CDI. Mariyus NOKO a été interpellé depuis le vendredi 10 décembre 2010 par le juge d’instruction Jean COUMANS sur la requête du parquet de Bruxelles faite par madame Vanhufflen, substitut du procureur du roi de Bruxelles. Libéré le 15 décembre 2010 par le Chambre du Conseil de Bruxelles, le Parquet de Bruxelles a interjeté appel ! e 24 décembre 2010 aux environs de 18 h00, Mariyus NOKO dans sa cellule a eu une visite inattendue d’une personne qui s’est présentée auprès de lui comme étant un psychiatre. D’après ce psychiatre, cette visite a été requise par le juge d’instruction Jean Coumans. La réponse de Mariyus NOKO était plus simple que ça : « Monsieur, dites à monsieur le juge Jean Coumans qu’il ne trouvera pas ce qu’il cherche chez moi. » En Belgique, lorsqu'on dénonce la main-mise du simple député européen Louis Michel sur les institutions en République démocratique du Congo, qu'on sache qu'on aura droit à l'interpellation, l'arrestation et comme bonus, la visite d'un psychiatre dans sa cellule afin de prouver au monde qu'on est fou et on n'a pas toute sa tête pour contrer un plus puissant que soi.

Mariyus Noko Ngele est en prison à Forest en Belgique. Une prison pas comme les autres. Voici la "Lettre d’un prisonnier de la prison de Forest en Belgique, publié le 28 juin 2010". Extrait du journal Hors Service n° 7.

Prison de Forest (Belgique) vu d'en haut - image satellite

Le 28 juin 2010, nous avons reçu la lettre ci-dessous d’un copain incarcéré à la prison de Forest. Depuis des années, cet amant de la liberté lutte contre les prisons et l’exploitation capitaliste et ne cesse de dénoncer les conditions dégueulasses dans les prisons belges et plus spécifiquement à Forest. Dans la lettre, il raconte une altercation avec un maton, ce qui lui a valu une semaine de cachot. Il est actuellement en grève de la faim pour protester contre cette persécution supplémentaire. Le maton dont il est question dans la lettre, s’appelle Abhajdinaj, surnommé « l’Albanais » au sein de la prison de Forest.

« La prison de Forest deviendrait-elle un nouveau camp nazi? On pensait qu’avec le temps, plus nous allions de l’avant, plus nous progressions. Non, à Forest et ailleurs, c’est l’inverse, un retour aux méthodes fascistes, voire nazies. Un bon nombre de matons se comportent en véritables nazis, collant des faux rapports disciplinaires. Dernièrement, l’un d’entre eux, d’origine albanaise, réputé pour ses trafics (alcool, parfum, drogue), pour éviter de se faire repérer, s’amuse à coller des rapports disciplinaires bidon.

Un ami anarchiste en a fait les frais. Lundi 21 juin, l’ami désire téléphoner vers 19h.

Le maton lui refuse et en plus lui interdit de remonter en cellule. Celui-ci objectant que s’il voulait aller aux WC il n'avait qu'à se débrouiller. Le copain anarchiste lui dit qu’il usurpe ses droits. Le maton lui colle un rapport disant qu’il l’a agressé. Deux heures après, il vient le narguer en cellule lui disant qu’il avait changé le rapport et transformé en « incitation à l’émeute ».

Le copain anarchiste lui dit que c’était dégueulasse de faire un faux, l’autre ordure a répondu qu’il en avait rien à foutre, il était assermenté, c’était sa parole qui primait. Le copain est passé devant la sous-directrice qui n’a rien voulu savoir et a puni le copain. En fait, ils se sont payés notre ami parce qu’ils en avaient marre de ses articles dénonçant les saloperies de Forest. D’ailleurs, de plus en plus, la nourriture est réduite, par exemple une assiette de raviolis pour 24h. Il y a des mecs qui crèvent de faim. Le détournement d’argent des prisonniers avec l’abonnement télévision continue : la prison fait payer aux détenus un abonnement qui n’existe plus et se fait ainsi des milliers d’euros par mois. Des mises en cachot pour un rien, parfois 20 personnes en 1 dimanche.

En plus, les soins médicaux régressent : il y a beaucoup de malades qui sont laissés à leur sort. Les détenus sont habillés comme des clochards parce que les matons volent les survêtements : tee-shirts, slips et chaussettes payés par l’aumônerie. Ils se font du fric en trafiquant, comme par exemple ce maton albanais qui vend des bouteilles de parfum valant 70 euros en magasin à 250 euros.

Les cellules sont des vrais taudis. Certaines sans eau courante ni WC, mais il y a bien du fric pour mettre des caméras partout. A la 10, 11 et 12ème section, sévissent une escouade de maton néo-nazi raciste. Si un détenu appelle pour demander quelque chose, ils arrivent à trois ou quatre pour insulter le détenu. A la 11ème, des matons déchirent les demandes, les lettres adressées à la direction, les rapports au vestiaire… Ils se croient tout permis, protégés par la sous-directrice Zicot. »

Lire la suite

Trafic d'uranium congolais vers l'Iran: les Etats-Unis informés par un diplomate suisse

WIKILEAKS | Les Etats-Unis ont été informés par un diplomate suisse en poste en Tanzanie, d'un trafic d'uranium entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Iran. Les Etats-Unis ont utilisés des informations suisses lors de la découverte d'un trafic d'uranium entre l'Iran et la République démocratique du Congo (RDC). C'est ce que dévoile un télégramme envoyé le 27 septembre 2006 par le chargé d'affaires américain Daniel Purnell Delly et publié par WikiLeaks.

Un complexe nucléaire en Iran. © KEYSTONE

Selon ce télégramme, un conseiller à l'ambassade de Suisse en Tanzanie, Hans Peter Schöni, observe qu'un transfert d'uranium en provenance de RDC, via la Tanzanie et la Zambie, en direction d'Iran est "connu de manière générale". Le document a été publié dimanche par la plateforme WikiLeaks et repris sur le site du quotidien britannique "The Guardian".

M. Schöni indique qu'il a tiré ses informations de deux entreprises suisses basées à Genève, qui sont actives dans la vérification de marchandises en Tanzanie. Les sociétés n'étaient toutefois pas prêtes à confirmer leurs observations par écrit, ajoute M. Delly. Le nom des deux entreprises a été caché.

Dans un second paragraphe, le chargé d'affaires américain relève que les "principales agences" des Etats-Unis ne peuvent pas prouver l'existence de ce trafic. A cause de leurs potentielles significations, les informations obtenues par les Suisses ont été malgré tout envoyées à Washington.

La police tanzanienne avait déjà annoncé par le passé avoir confisquée des livraisons d'uranium en provenance de pays voisins. Dans le cadre de la guerre en Irak en 2003, les services secrets américain et britannique avaient révélé que l'Irak avait voulu acheter de l'uranium en Afrique. Cela n'avait jamais pu être confirmé.

Lire la suite

vendredi 24 décembre 2010

Faut-il croire Lambert Mende, le "Vuvuzélateur" dans son obligation d'assainir le secteur médiatique ?

Depuis que le président Barack Obama a retiré à la République démocratique du Congo le statut de partenaire commercial privilégié, que François Zimeray, Ambassadeur français des droits de l'homme parle de "Naufrage" la situation des droits de l'homme au pays de Simon Kimbangu, Lambert Mende,notre "Vuvuzélateur national" a retrouvé sa langue. Il s'est attaqué à Barack Obama et à sa "Décision injustifiée" et a qualifié de "Ridicules les propos de l’ambassadeur français Zimeray". Alors que depuis le 17 décembre 2010, notre confrère Robert Shemahamba, directeur de la Radio-Télévision Communautaire Mitumba (RTCM) est détenu dans un cachot de l’Agence nationale des renseignements (ANR), à Uvira, dans la province du Sud-Kivu et risque de passer Noël et les fêtes de nouvel an en prison malgré des promesses de libération non tenues, Lambert Mende s'en va en guerre contre les "Médias véreux".

Lambert Mende "Vuvuzélateur national" entrain de vuvuzéler !

Chaque pays a des médias qu'il mérite. Face aux politiciens de ventre, aux politcailleurs patentés, aux arrivistes et parvenus en politique, aux nouveaux millionnaires du dimanche, aux politiciens véreux, corrompus, fourbes et roublards doit-on nécessairement s'en prendre en priorité aux journalistes coupagistes et aux médias caporalisés, soumis à la volonté d'un Ministre de communication et des Médias, versatile, inconstant...Pourquoi à Réveil-FM, nous dénonçons cette énième tentative d'assainissement des médias à Kinshasa:

1. La loi du 22 juin 1996 qui régit la liberté de presse n'a jamais été amendée. Elle est bonne mais elle est incomplète. Cette loi met en exergue les aspects pénaux de la loi contre la presse mais elle ne dit rien sur les différents secteurs médiatiques: Public, privé, associative et communautaire...Cette loi ne parle même pas de la radio onusienne Okapi,qui est une réalité médiatique au Congo. Quel est le statut de cette radio ? Le cahier de charges dont s'appuie le Ministre et ses sbires pour rançonner les médias, n'existe même pas dans la loi. La loi du 22 juin 1996 a été promulguée sous Mobutu alors les Kadogos de M'zée Laurent Désiré Kabila étaient déjà à Kenge dans la Bandundu.

2.Certes il y a la "Loi" doit être appliquée. Mais quelles sont les valeurs républicaines qui sous-tendent cette loi. Lorsque la "Loi" est incomplète, non démocratique doit-on l'appliquer simplement parce que c'est la "Loi". En plus les soi-disant "Assainissement des médias" ne sont pas que des rendements de compte déguisés: Dominique Sakombi Inongo avait fermé les médias en Septembre 2000 pour "Congoliser" les médias privés dont les responsables étaient en rébellion: Jean Pierre Bemba (CCTV, Canal Kin), Aubin Ngongo Luwowo (RTKM)...en août 2007, Toussaint Tshilombo, le plus éphémère des Ministres d'information du Congo, devenu depuis un raseur des murs, l'un des objectifs dans son assainissement était de fermer Réveil-FM, pas en odeur de sainteté avec le régime des joséphistes. Après la fermeture de Réveil-FM, Toussaint-Tshilombo a été éjecté. Il a été utilisé pour accomplir une tâche et il a été viré après comme un mal propre.

3. La Haute Autorité des Médias (HAM), magouilleuse n'a jamais vraiment jouer son rôle d'instance de régulation. Modeste Mutinga, Dominique Sakombi Inongo, Esdras Kambala, Primo Mukambilwa...une bande des maffieux qui avaient fait de cette institution citoyenne d'appui à la démocratie, la poule aux œufs d'or pour leur magouille. Corrompus jusqu'à la moelle épinière, les animateurs de la HAM par leurs décisions farfelues et alambiquées ont discréditée,la HAM devenue depuis un étouffoir des libertés. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga a privé de son propre gré, les populations congolaises d'un débat tant attendu entre Joseph Kabila - Jean Pierre Bemba, deux candidats en lice aux élections présidentielles Louis Michel de 2006.

4. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC) qui doit remplacer la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) n'est pas encore effectif. Mais le CSAC ne doit en cas être le clone de la HAM, l'autoritarisme et les décisions optues ne doivent jamais prendre le devant sur la défense des libertés, du pluralisme médiatique et la pluralité d'opinion. Pour avoir fait un deal avec Joseph Kabila, Modeste Mutinga s'était s'était transformer en "Pitbull" et était devenu devenu un grand prédateur de la liberté de presse en République du Congo. Sans doute le poste de Rapporteur au Sénat qu'il occupe était en jeu. Le CSAC devrait avoir quelques comités en son sein pour que la décision du président ne soit pas parole de la Torah. Un comité des Sages (composé des professionnels des médias en retrait) et un comité de contrôle-éthique (pour vérifier sur les décisions prises sont conformes à la liberté de presse et d'expression) sont prépondérantes pour éviter le déviationnisme de Modeste Mutinga et ses acolytes à la HAM. Lambert Mende en voulant assainir les médias à Kinshasa,il se fait juge et partie, ce qui est très dangereux dans une démocratie,même balbutiante comme celle de la RDC.

5.Nous sommes le seul pays au monde où la majorité des médias appartiennent aux Apparatchiks, aux hommes et femmes politiques. Notre pluralisme médiatique est une vraie mascarade. Dans son désir d'assainissement Lambert Mende pourra -t-il s'attaquer à Digital Congo de la famille du "raïs"Joseph Kabila ? Radio 7 et Télé 7 de Modeste Mutinga ? RTg@ de Pius Mwabilu ? Global TV de Maman Nzuzi wa Bombo ? Radio et Télé Nyota de Moïse Katumbi ? Radio et Télé Lisanga de Roger Lumbala ? Radio et Télé Océan de Ngoyi Kasanji ? AfricaTV de Ruberwa ? La Télé du Cinquanténaire avec le bébé vuvuzélateur Jean-Marie Kasamba ? et tous les autres non cités. Les oukases et menaces de Lambert Mende n'ont-ils pas pour seul objectif de faire taire les médias non joséphistes ? On connait déjà la chanson, lorsqu'un Ministre Congolais de l'information pour brandir la "Loi" pour assainir le secteur, ce qu'il a déjà quelques médias en ligne de mire !

Lire la suite

mercredi 22 décembre 2010

Un château de Bokassa en France aux enchères !

Un château de la banlieue parisienne qui appartenait à l'empereur déchu de Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa décédé en 1996, sera vendu aux enchères le 12 janvier 2011 avec une mise à prix de 735.000 euros, selon une annonce légale parue sur des sites spécialisés. Bokassa s'était installé en décembre 1983 au château de Hardricourt, l'une de ses propriétés en France.

Jean Bedel Bokassa, le soudard autoproclamé "Empereur"devant son château de Hardricourt

L'annonce précise que la vente qui aura lieu à Versailles, près de Paris, comprend un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". Cette vente aux enchères est organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles. L'avis ajoute que les "lieux semblent occupés".

Selon des spécialistes de l'immobilier interrogés par l'AFP, les enchères ne ne devraient pas dépasser 1,2 million d'euros, en raison du mauvais entretien de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine et du parc laissé à l'abandon.

Bokassa s'était installé à Hardricourt après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français, précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père (1975-1976), a "supplié" mardi dernier le président français Nicolas Sarkozy d'intervenir pour éviter ce qu'il estime être une spoliation de l'héritage de la famille Bokassa.

Lire la suite

mardi 21 décembre 2010

AMP-CNDP: La République des copains et des coquins !

L’Etat c’est moi ! C’est ainsi que s’exprimait Louis XIV Roi de France et de Navarre, monarque absolu s’il en fut. Advinrent un peu plus tard la Révolution de 1789 puis la nuit du 4 Août 1792 qui vit l’abolition des privilèges...la dénonciation de la «République des copains et des coquins» par Michel Poniatowski, n'est-elle pas d'actualité en République démocratique du Congo, où l'Etat, c'est Joseph Kabila à lui tout seul. Comment un président fut-il de la République peut décider tout seul dans son petit coin de faire entrer l'armée étrangère du Rwanda dans le pays sans se référer ni au parlement ou au Sénat,même si les deux sont des institutions "Godillots", de vraies caisses de résonance de l'AMP, Parti-Etat ?

Paul Kagamé, président du Rwanda, le Bismarck "Des Grands Lacs" et mentor de Joseph Kabila, président de la RDC. Photo Réveil-FM, archives

Le mardi 20 janvier 2009, plus de 3000 soldats rwandais ont pénétré, dans le pays à la recherche des rebelles hutus rwandais pour traquer les membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDRL) accusés d’avoir participé au génocide rwandais de 1994. L'armée rwandaise est entrée au Congo avec femmes, enfants, vaches, casseroles, louches et bibelots..De son côté, le président de la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Ignace Murwanashyaka, avait annoncé que 6000 soldats rwandais se trouvaient, également, au Sud-Kivu. « Environ 6000 hommes lourdement armés sont entrés dans la région. Ils ont été immédiatement déployés dans les localités de Mwenga et dans le parc de Kahuzi-Biega, selon des rapports de terrain qui me sont parvenus », a-t-il déclaré, mercredi 21 janvier 2009, à l’AFP. La localité de Mwenga est située à environ 80 km au sud-ouest de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, frontalier du Rwanda..Pourquoi le locataire du Palais de la Nation peut s'autoriser tout seul à révoquer les Magistrats sans laisser la Cour Constitutionnelle le faire ? Joseph est un président de la République, capitulard qui a trahi la Nation Congolaise.

Le mercredi 30 juin 2010, Joseph a jeté le masque, il a présenté sa véritable face. Celle d’un agent de l’étranger. Celle d’un infiltré au service du régime rwandais de Paul Kagame. Un fait apparemment banal a mis un terme à dix années de mystère. Dix années de faux-semblant. Le mercredi 30 juin 2010, le numéro un Congolais a retardé le démarrage du défilé organisé à l’occasion des festivités du «Cinquantenaire» de la République démocratique du Congo. Motif non avoué : attendre l’arrivée du satrape de son mentor rwandais, Paul Kagame.

Joseph Kabila (à droite), jeune homme ambitieux au tempérament nonchalant. Photo Réveil-FM, archives

Joseph nargue l’opinion congolaise et injurie la mémoire des filles et fils de ce pays ayant perdu la vie lors des interventions des troupes rwandaises sur le sol congolais.Toute honte bue, Joseph porte aujourd’hui la casquette de l’homme par qui le sang continue de couler en République démocratique du Congo. Il est vrai avec la complicité des joséphistes qui justifient tout, croient tout et débitent des mensonges pour sauver la face mais non leur conscience.

Dans aucune armée au monde, les inscriptions se font en groupe mais toujours de manière individuelle. Or les Fardc ressemble aujourd'hui à un conglomérat des miliciens, des seigneurs de guerre, des criminels de guerre...une armée qui ne sait pas protéger ni nos frontières encore moins nos concitoyens. Tuer plus pour gagner plus a porté ses fruits à l'Est du pays. Le Rwanda est devenu le premier producteur de coltan, bauxite et autres minerais qui ne sont pas dans son sous-sol mais plutôt en RDC.On a le sentiment qu'avec Joseph, on écoute et respecte seulement ceux qui prennent les armes, tuent, violent mais pas les paisibles citoyens. Il est désormais clair que l’instabilité qui secoue la partie orientale de la RD Congo depuis plus d’une décennie est un désordre organisé. L’insécurité à l’Est arrange bien les intérêts de Joseph et ceux de ses mentors. A preuve, la «réconciliation» Joseph-Kagame n’a engendré aucune embellie sécuritaire. Meurtres, viols, pillages continuent. Les groupes armés continuent à fleurir et à faire la loi. Le régime rwandais a donc réussi à installer un homme-lige, un fantoche, à la tête de la RD Congo. Avec l’alliance macabre et machiavélique de AMP-CNDP, seules les populations congolaises sont perdantes. Elles sont les seules cibles et victimes des FDLR, LRA, ADF-NALU. Des Seigneurs de guerre, des Dracula, avides du sang des congolais, des tueurs qui endeuillent l’Est du pays sont récompensés pour leurs actes macabres.

Déjà deux Seigneurs de guerre du CNDP sont dans le collimateur de la justice internationale à cause de leur implication dans les graves violations des droits de l'homme (viols, pillages, massacres, etc.), commises à l'est du pays. Il s'agit de Laurent Nkundabatware et Bosco Ntanganda, responsables attitrés du CNDP en tant que mouvement politico-militaire. Or le rapprochement Joseph Kabila (PPRD, AMP-Parti-Etat)-Laurent Nkundabwatare (CNDP)-Bosco Ntangana (CNDP) n'a pour objectif caché que d'accorder une impunité voir une «protection aux criminels, aux Seigneurs de guerre, membres du CNDP, particulièrement aux deux précités, afin qu'ils ne soient livrés à la justice». Le procureur Luis Moreno-Ocampo considérera l’alliance Joseph Kabila-Laurent Nkunda-Bosco Ntaganda comme facteur aggravant quand viendra le temps d’envoyer ces criminels à la CPI. On redoute aussi que même les officiers supérieurs et les responsables politiques du CNDP soupçonnés d'avoir commis des violations graves des droits de l'homme, inventoriées dans le rapport de Mapping de Nations unies échappent aux poursuites judiciaires.

Après avoir maintes fois feint l’indignation chaque fois que le CNDP faisait les siennes dans les forêts du Kivu, Joseph Kabila laisse finalement tomber son masque de rebelle actif et accueille ses acolytes au sein de son clan hissé à la tête du pays.

Lire la suite

lundi 20 décembre 2010

Je vois la vie en Vosges III

Du 22 au 2 novembre 2010, 16 journalistes de la presse étrangère avaient visité le département de Vosges. Les Vosgiens ont partagé avec nous le bonheur authentique d'une cuisine qui nous a laissé dans la bouche un parfum de terroir issu d'une cuisine traditionnelle riche et généreuse, inventive et surprenante, prenant son inspiration dans cette nature omniprésente. La gastronomie vosgienne regorge de plats succulents souvent à base de pomme de terre et de lard fumé. Certaines spécialités sont éminemment célèbres : les andouilles du Val d'Ajol, les rapés de pomme de terre, la truite au bleu, les kneffes, sans oublier les inévitables patés lorrains et tarte aux myrtilles.

Geneviève Burnel et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Geneviève Burnel, Freddy Mulongo et Anne-Marie Burnel. C'est depuis 90 ans que L'hôtel-Restaurant Burnel existe, les deux sœurs font partie de la troisième génération Burnel.Photo Réveil-FM

Au pays de Jeanne d'Arc, Rouvres en Xaintois a gardé le charme des villages lorrains. Trois étoiles brillent au cœur de ce petit village vosgien de quelque 300 habitants : celles de cette excellente adresse qu’est le Burnel ! Ici règnent confort, sérénité et harmonie… L'Hôtel*** Burnel - Restaurant est situé au 22, rue Jeanne-d’Arc - à Rouvres-en-Xaintois (88500), est à 8 km de Mirecourt, la cité des violons et des luthiers, à moins d'une demi- heure de Vittel et Contrexéville, d'une heure de Nancy et d'Epinal, une douce et grande maison, au cœur d'un joli village de la plaine des Vosges. A l'Hôtel Burnel, chacune des 22 chambres, calmes et spacieuses, a une ambiance personnalisée. Dans un cadre raffiné, le restaurant propose une cuisine inventive dont les spécialités de poissons frais et gibiers en saison...Quatre générations de passion cultivent l'art du bien vivre et du bien recevoir.

Deux grandes tables pour les journalistes de la presse étrangère.Photo Réveil-FM

Les journalistes prennent toujours le temps de discuter y compris pendant le repas. Photo Réveil-FM

L'amitié, la convivialité dans le respect des convictions et valeurs de chaque journaliste. Photo Réveil-FM

Lire la suite

18 décembre 2010 : La nuit de l'Afrique sur TV5MONDE

L’année 2010 a été marquée par la célébration du Cinquantenaire des indépendances africaines dans le monde. Pour clore cette année de célébration des 50 ans des indépendances africaines, TV5MONDE a consacré une nuit entière au continent africain, le 18 décembre 2010. Au programme : Une émission spéciale « Afrique, 50 ans et après », ainsi que les 4 épisodes de la série documentaire événement « Afrique(s), une autre histoire du XXe siècle », qui revient sur 100 ans d’histoire africaine.

Roger Bongos et Jacques Toubon. Roger Bongos est le journaliste congolais d'investigation qui a le plus interviewé Jacques Toubon sur le cinquantenaire des indépendances africaines. Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo et Monsieur Emile Derlin Zinsou, ancien Président du Dahomey (l’actuel Bénin). Photo Réveil-FM

« Afrique, 50 ans et après » : un débat animé par la présentatrice Denise Epoté, au cours duquel des invités: Emile Derlin Zinsou, ancien Président du Dahomey (l’actuel Bénin), Henri Lopès,ancien Premier ministre du Congo-Brazzaville et actuel Ambassadeur en France,Jacques Toubon, ancien ministre français et secrétaire Général du Cinquantenaire des Indépendances Africaines, Philippe Santeny, journaliste français, co-auteur de la série du documentaire "Afrique (s), une autre Histoire du XXème siècle ", Falila Gbadamassi, journaliste à Afrik.com, Léonora Miano, écrivaine camerounaise (Goncourt des Lycéens 2006) et Marie Roger Biloa,journaliste Africa International. Réveil-FMTV et Afrique Rédaction TV étions au coeur de l'émission y compris les coulisses.


AFRIQUE 50 ANS ET APRES, LE BILAN ! ET LE GRAND DEBAT
envoyé par afriqueredaction. - L'info internationale vidéo.

Freddy Mulongo et Denise Epoté, journaliste à TV5Monde. Photo Réveil-FM

Avant le début de l'émission,les journalistes sont invités à photographier,parmi eux Roger Bongos.Photo Réveil-FM

Monsieur Emile Derlin Zinsou et Jacques Toubon sur le plateau de l'émission. Photo Réveil-FM

Des retrouvailles entre Freddy Mulongo et Philippe de Santeny.Photo Réveil-FM

Solidarité féminine oblige!Les femmes qui ont participé à l'émission. photo Réveil-FM

Lire la suite

samedi 18 décembre 2010

François Zimeray, ambassadeur Français pour les droits de l’Homme parle de "naufrage" la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo !

L’ambassadeur français pour les droits de l’Homme François Zimeray a qualifié samedi de “naufrage” la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo (RDC) où il a effectué une visite “bouleversante”.

“Je dois à l’amitié (avec la RDC) et à l’honnêteté de dire les choses vraies, crues, et ce voyage était bouleversant”, a-t-il déclaré à l’AFP à Kinshasa à l’issue d’un séjour d’une semaine dans le pays.“Il y a eu des moments extrêmement forts qui me donnent le sentiment d’une situation de naufrage s’agissant des droits de l’Homme” en RDC, a estimé l’ambassadeur.

François Zimeray, ambassadeur Français pour les droits de l’Homme.

A Goma (est), il a relevé le cas des défenseurs de droits humains “menacés et vivant de façon extrêmement dure et douloureuse la présence” dans la ville du général de l’armée congolaise Bosco Ntaganda, “c’est à dire la présence notoire d’un homme poursuivi par la CPI alors que l’on a que le mot de lutte contre l’impunité à la bouche ici”. Ex-chef d’une rébellion congolaise ralliée à Kinshasa début 2009, Ntaganda est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre commis quand il était dans une milice en 2002-2003.

“J’ai vu à Goma une prison de 140 places où survivaient, dans des conditions d’hygiène et de promiscuité épouvantables, 1.046 détenus” qui “n’avaient à manger qu’un gobelet de haricots une fois par jour la semaine, et rien le samedi et le dimanche”, a raconté François Zimeray.

“J’ai vu le sort de femmes victimes de violences sexuelles et l’absence totale de leur prise en charge par des institutions autres que relevant de la communauté internationale”, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur a dénoncé “ce phénomène des enfants +sorciers+ qui jette à la rue une grande partie des enfants de ce pays, et qui est particulièrement choquant”.

Le ministre congolais de la Justice et des droits humains Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi “n’a pas nié les difficultés” et “a demandé plus de soutien de la communauté internationale”, selon M. Zimeray. “Je lui ai dit que le soutien de la France était acquis, mais qu’il n’y avait aucune raison d’accepter que nous pallions les carences de l’Etat congolais, et que les solutions viendront, si elles viennent, du gouvernement de ce pays”, a-t-il affirmé.

L’ambassadeur français pour les droits de l’Homme a rencontré samedi matin la femme de Fidèle Bazana, le chauffeur du militant des droits de l’Homme assassiné début juin à Kinshasa, Floribert Chebeya. M. Bazana a disparu depuis, on corps n’a jamais été retrouvé et ses proches affirment qu’il a aussi été assassiné.

“L’incertitude dans laquelle (Mme Bazana) est quant au sort de son mari est incompréhensible et inacceptable”, a déclaré M. Zimeray.

“Nous sommes extrêmement attentifs au déroulement” du procès des policiers assassins présumés de M. Chebeya qui se tient actuellement à Kinshasa, a ajouté l’ambassadeur.

Lire la suite

Déclaration d’urgence pour la prise de pouvoir politique en RD Congo au travers de l’action de l’armée de résistance populaire ARP

Chose promise, chose due. Voici la déclaration d'urgence pour la prise de politique en République démocratique du Congo au travers de l'action de l'armée de résistance populaire (ARP), déclaration faite par Jean Kalama-Ilunga, porte-parole de l'ARP dont le chef incontesté est le Général Faustin Munene en maquis dans le Bandundu. L'ARP est entrain de gagner la diaspora à sa cause !

Jean Kalama-Ilunga, porte parole de l'Armée de Résistance Populaire (ARP). Photo Réveil-FM

Pourquoi la prise de pouvoir au travers de l’action de l’armée de résistance populaire ARP est-elle une nécessité en vue d’un changement structurel salutaire pour la RD Congo?

Préambule

Depuis 10 ans, le peuple congolais est soumis au joug de l’obscurantisme et à la tyrannie du hasard consécutive à l’incapacité avérée incarnée par la personne de Joseph Kabila, président de la république qui conduit, avec indolence, le pouvoir politique, en dépit des discours filandreux à répétition qui ne sont jamais suivi d’actes palpables! Depuis 10 ans, face à la tempête, les congolais font, chaque fois, l’amer constat que la République Démocratique du Congo n’a pas de pilote, elle n’est pas dirigée, elle patauge en plein délire du conjoncturel si bien que le peuple se retrouve ballotter dans tous les sens! Pour changer, la nécessité nous impose d’y donner un sens!

Etat des lieux

1. Etat des lieux de l’échiquier politique

1.1. Le président de la république

Joseph Kabila, chef de l’Etat, est en flagrant délit de haute trahison permanente contre le peuple congolais et les intérêts de la République Démocratique du Congo prouvée par plusieurs faits avérés qui démontrent qu’il est, spécialement, au service du pouvoir rwandais contre notre patrie. A ce titre, il devra impérativement et nécessairement, quitter le pouvoir de gré ou de force!

Le président de la république Joseph Kabila ne dispose plus de ressource nécessaire susceptible de sortir la RD Congo de l’impasse dans laquelle il l’enferme, chaque jour, à cause de ses mauvais choix stratégiques et tactiques. Qualitativement, Il est sérieusement atteint par l’usure du pouvoir et il ne dispose plus de degrés de liberté suffisants pour agir. Il n’a pas les moyens, en terme d’autorité, pour éradiquer l’impunité institutionnalisée ou la corruption structurelle! Pour mettre un terme, à ces maux, facteurs insidieux de dégradation de notre pays, le devoir patriotique nous impose de libérer le plus haut niveau du pouvoir politique de gré ou de force!

1.2. Le gouvernement

Ligoté, impuissant et sans vision, n’a de perspective que sur le court terme! Il se dépasse en effets d’annonce pour masquer ses tâtonnements! Certains secteurs sont inaudibles! Il travaille au gré des intérêts conjoncturels et des humeurs d’un seul homme, à savoir du chef de l’Etat Joseph Kabila qui a démontré qu’il ne sait pas exactement où il va au regard de nombreuses décisions révélatrices d’une carence dramatique de vision au plus haut niveau de l’Etat! Au moment où les vrais besoins des populations congolaises attendent des réponses en vue de l’amélioration de la qualité de vie, les membres du gouvernement, accusés des détournements massifs des deniers publics, les distraient avec le programme dit ’’5 chantiers’’ qui a déjà étalé ses insuffisances et dont la finalité n’est plus qu’électoraliste! Libérer, de gré ou de force, le pouvoir politique, est une nécessité absolue pour espérer le changement!

1.3. Le pouvoir législatif : L’assemblée nationale est un organe complètement noyauté regroupant une majorité d’applaudisseurs ’’béni oui-oui’’ soutenus insidieusement par une soit- disant opposition de façade dont les membres attendent leur bonheur de la corruption structurelle instaurée par le pouvoir de Joseph Kabila comme mode opératoire pour acheter les consciences! Il n’y a pas de contre-pouvoir en RD Congo! La dictature et le totalitarisme sont la réalité subie par le peuple congolais! Pour mettre un terme à ce système corrompu, il est un devoir d’écarter du pouvoir, de gré ou de force, ces animateurs et leurs complices!

1.4. Le pouvoir judiciaire : l’impunité institutionnalisée entretenue par le pouvoir prédateur passe par la caporalisation de tout le système judiciaire! Tous les magistrats qui avaient osé dire le droit ou plaider pour l’instauration de l’application d’une justice juste, étaient systématiquement écartés et remplacés par des hommes de main! Avec ce pouvoir infesté des criminels en sursis, la RD Congo est aux antipodes des pays dits de droit! La nécessité nous impose d’agir aujourd’hui pour mettre fin à cette caricature qui tient lieu de pouvoir judiciaire en RD Congo en évinçant, de gré ou de force, du pouvoir politique, ces individus qui détiennent nos institution régaliennes en otage !

2. Etat des lieux du système de défense et sécurité

2.1. MONUSCO ex-MONUC : sous-tutelle de fait de la RD Congo

Depuis 10 ans, plus de 20.000 militaires des forces des Nations Unies MONUSCO ex-MONUC n’ont pas pu endiguer les facteurs de déstabilisation de la RD Congo ni leur source pourtant identifiée principalement au Ruanda pour espérer un retour à la normalité qui devait, pourtant, se traduire par la paix garantie et la sécurité sous un mandat précis. Ces forces n’ont pas pu remplir leurs missions entre autre celle de protection des populations civiles congolaises! Nombreuses plaintes avaient été et continue à être enregistrées à l’encontre des militaires de la MONUSCO ex-MONUC à savoir viols sur les filles mineures et les femmes, trafics illicites d’armes et de matières précieuses passés sous silence!

Plus grave, pendant plusieurs années, la MONUC dit MONUSCO, aujourd’hui, a protégé les criminels de guerre comme Nkundabatware (No nkunda no job) ou Bosco Ntangada. Il s’agit ici de la réalité et non de la stigmatisation irresponsable contre les forces des Nations Unies dont, malgré tout, la permanence controversée sur le territoire congolais signifie la mise sous tutelle de fait de la RD Congo et, par conséquent, la perte de souveraineté du peuple congolais sur son sol! Par ailleurs, il faut noter qu’en RD Congo, la crédibilité de l’ONU s’est, considérablement, amenuisée du fait de son utilisation abusive pour masquer les opérations douteuses !

2.2. Forces armées de la RD Congo FARDC

L’incurie de la crise sociale au sein des Forces armées de la République Démocratique du Congo FARDC est consécutive à l’incapacité des pouvoirs politiques à gérer les ressources humaines qui constituent pourtant le pilier essentiel du potentiel de guerre de notre pays en vue de la défense de notre souveraineté et de la protection de l’intégrité du territoire. Les soldats congolais sont délibérément sous-équipés, sous-payés, sous nourris! Leurs rémunérations insignifiantes sont impunément détournées! Les officiers congolais sont humiliés et démotivés! Leurs nominations aux postes de commandement se font au prorata de l’allégeance au pouvoir, c'est-à-dire soumise à la condition d’être au service d’un homme Joseph Kabila!

Pire! Les nominations aux fonctions importantes passent par la validation de Kigali avant d’être exécutoire en RD Congo! Inacceptable ! Le brassage a permis l’infiltration dans les FARDC de nombreux éléments rwandais ou congolais au service du pouvoir rwandais qui y occupent les postes stratégiques et il a permis d’imposer l’installation d’une armée in-homogène de type milicien! Inacceptable! Le renseignement militaire est détourné de sa mission fondamentale de veille et de prévention des menaces pour être transformé en police politique dénommée ’’DEMIAP’’ au service des intérêts du pouvoir de Joseph Kabila. Inacceptable!

2.3. Sécurité : Police nationale et Agence nationale de renseignement ANR

Comme l’armée, la police souffre des mêmes maux! L’abominable assassinat de l’activiste des droits de l’homme Floribert Chebeya dans l’enceinte de l’inspection générale de la police après avoir été sauvagement torturé, est l’illustration de ce qu’est la police au regard du scénario monté de toutes pièces pour camoufler l’assassinat : une machine incontrôlée à exactions criminelles sur les populations civiles! Inacceptable!

Assurer la protection des personnes et des biens n’est pas affiché comme ordre du jour à la Police nationale de la RD Congo minée par des pratiques intolérables : la corruption, le népotisme, le clientélisme! Inacceptable!

L’Agence nationale de renseignement ANR est une police politique dont l’essentiel de l’activité est de pourchasser les congolais en opposition avec la politique du pouvoir en les enfermant ou en les faisant disparaître physiquement ou de priver les journalistes et les médias non corrompus la liberté d’expression en les arrêtant arbitrairement ! Inacceptable!

Telle est la lecture de la réalité dramatique que les congolais subissent, au quotidien, en silence sans aucune possibilité ni moyen de se défendre! La liste n’est pas exhaustive! A quoi serviront les élections dans un environnement vicié, sinon de courroie de transmission des tares et des maux décrits précédemment ?

Problématique à l’usage des nigauds: Élection 2011!

L’élection n’est pas la panacée qui mène naturellement à l’objet du pouvoir politique qui est d’apporter le bien-être à nos concitoyens! Pour preuve : Après l’élection de Joseph Kabila en 2006, ce sont la pauvreté, les violences sexuelles, l’insécurité, la criminalité, la corruption, l’impunité, l’enrichissement illicite au détriment du peuple qui sont le calvaire imposé au peuple congolais et par lequel ce pouvoir démontre aux yeux du monde son incapacité notoire à endiguer ces maux. Organiser les élections dans ces conditions pour continuer à vivre avec les même maux, procèdent de la gageure!

C’est la raison pour laquelle l’organisation de l’élection présidentielle de 2011 en RD Congo, un effet d’annonce pour distraire les congolais, devra être inscrite comme une problématique à l’usage des nigauds.

En effet, depuis 2006, le pouvoir, qui n’a brillé que comme pouvoir jouisseur, très actifs pour les dépenses somptuaires, a étalé son incapacité à organiser le recensement des populations congolaises indispensable pour les élections crédibles ou les élections à la base dont les municipales. A moins d’une année de la fin du mandat, les préalables pour organiser les élections justes sont absents du tableau:

- le gouvernement n’a pas les moyens financiers appropriés pour organiser les élections sérieuses extirpées des germes des conflits.

Déjà en amont, les manœuvres de tripatouillage électoral, des tricheries, de corruption active se mettent en place en attendant que les institutions internationales comme l’Union Européenne ne décaissent naïvement l’argent qui ira se loger dans certaines poches connues et des méandres obscurs des rétro-commissions en faveur des lobbyistes falsificateurs déjà connus en RD Congo!

A la lumière de ce qui précède, ce pouvoir n’est pas apte à organiser les élections générales convenablement ni à conduire le peuple congolais vers les objectifs de développement ou du mieux-être! C’est exactement à ce titre que l’action de l’ARP trouve son utilité, sa nécessité et son indispensabilité pour que la RD Congo se relance du bon pieds!

L’Action de l’ARP pour la prise de pouvoir politique en RD Congo

Si nous ne nous organisons pas pour agir aujourd’hui afin de nous placer aux normes du monde qui change très vite, le monde changera sans nous, très sûrement contre nous et contre nos générations futures!

L’action de l’Armée de résistance populaire ARP n’est pas une rébellion, c’est un acte légitime et souverain de résistance du peuple de la République Démocratique du Congo, c’est l’expression du ras-le-bol populaire face à un pouvoir incapable qui tire notre magnifique pays vers le bas au regard de l’état des lieux décrit ci-haut et qui n’est pas exhaustif!

Au nom du camarade Faustin Munene qui conduit l’action de l’ARP, au nom de tous les camarades au front de la résistance populaire et au nom de tous les Congolais et Congolaises qui rejoignent en masse l’action de l’ARP à tous les niveaux sur tout le territoire national et à l’étranger, cette déclaration d’urgence constitue le prélude en vue de la prise du pouvoir politique pour espérer sortir notre patrie la République Démocratique du Congo de l’impasse dans laquelle elle est enfermée, dans l’esprit d’instauration d’une paix réelle durable celle qui est indissociable de la justice juste pour le peuple congolais!

La prise du pouvoir politique en RD Congo par l’action de l’ARP est un acte patriotique majeur déclencheur de la nécessité de changement indispensable pour éradiquer les maux et les crises superposées incurables qui minent la société congolaise et constituent un frein au développement et à l’accès au mieux-être!

Il ne s’agit donc pas ici de prendre le pouvoir pour le pouvoir, la finalité étant d’assainir l’échiquier politique pour libérer les institutions de la république confisquées et hypothéquées par un groupe de caciques de la corruption, complices de la prédation!

L’action de l’ARP consiste donc à évincer des rouages du pouvoir politique ces individus! La manière (c'est-à-dire: Quand? Où? Comment?) procède de la confidentialité! En revanche, la suite de la prise du pouvoir politique sera articulée en 3 phases d’actions à effets multiplicateurs :

1. La suspension de la Constitution qui aura pour effet, la suspension de toutes les institutions hormis les services de l’administration publique. Et au même moment, la mise en place des institutions politiques intérimaires suivantes:

1.1. La Commission constitutionnelle

Elle aura la mission d’élaborer un nouveau projet de loi fondamentale (Constitution), différente de l’actuelle Constitution d’inspiration monarchique, infestée des germes de conflits. La nouvelle loi fondamentale devra protéger les intérêts du peuple congolais en tenant compte des amendements qui n’avaient pas été prise en compte notamment sur la nationalité.

1.2. Le gouvernement intérimaire

Le gouvernement sera organisé de façon à apporter des réponses appropriées aux questions de vie au quotidien des Congolais.

Du fait de la carence de vision dans la politique économique du pouvoir actuel dont la tendance est aux effets d’annonce et à la prise des mesures conjoncturelles pour tenir lieu des mesures structurelles, le gouvernement intérimaire soucieux de l’amélioration des conditions sociales mettra en place une politique économique globale dont l’objectif principal sera la satisfaction des besoins essentiels de la population.

Les secteurs prioritaires seront ceux qui ont un impact sur l’amélioration structurelle de la qualité de vie des citoyens à savoir :

Social : santé, alimentation, transport et mobilité des citoyens, habitat

Développement économique: Agriculture, commerce, industries, économie

Culturel: Enseignements, encadrement de la jeunesse et formations professionnelles, information, changement social, sport

Finances : finances publiques au service du développement

1.3. Conseil judiciaire d’exception

Cette institution sera provisoirement chargée :

- de veiller à l’application du droit pendant la période de transition,

- d’encadrer les organes judiciaires et d’arbitrer sur le respect de la loi,

- d’étudier et de canaliser les modalités juridiques qui conduiront à l’indépendance de la magistrature comme garantie structurelle pour un Etat de droit

- de veiller au suivi de l’éradication de l’impunité et la corruption

- de piloter la protection du patrimoine au travers un outil comme l’office des biens mal acquis OBMA

2. Mise en place du Conseil de pilotage de l’implantation des supports structurels de la démocratie

L’ARP considère la démocratie participative comme le système le plus efficace et le plus juste pour organiser la manière de vivre ensemble en société. Elle permet de fonder une ambition collective, un projet commun, et aussi de concilier la poursuite des bonheurs particuliers et l’accomplissement de l’intérêt général étant donné que son efficacité repose sur la volonté de tous et non sur la force de quelques-uns.

Le Conseil de pilotage de l’implantation des supports structurels de la démocratie consistera à piloter les moyens qui donnent la parole au peuple et qui irriguent la démocratie par toutes les formes de participation en favorisant l’expression par le référendum local et général, les pétitions, les élections. Cette institution se chargera de la mise en place et du suivi des préalables structurels pour l’organisation des élections acceptables et justes à savoir :

- Le recensement national est la variable de base indispensable pour les élections crédibles. Le recensement sera l’action prioritaire

- Les élections à la base à savoir les municipales seront organisées en amont de toutes les autres : législatives, présidentielle

Pour l’ARP, les conditions pour les élections justes en 2011 ne sont pas réunies.

3. Mise en place du Conseil de clarification des relations avec les institutions internationales et de consolidation des relations diplomatiques avec les organisations et les pays amis.

L’ARP est favorable à l’ouverture sur le monde et sur l’avenir, à condition que toute implication des pays amis ou des institutions internationales contribue au développement de la République Démocratique du Congo et respecte notre souveraineté, notre dignité et notre indépendance.

Le Conseil de clarification des relations sera chargé de revisiter les relations diplomatiques, économiques et culturelles avec tous les pays du monde sans exclusive et les institutions internationales, dans le respect de la Charte des Nations Unies, de l’Union Africaine et des règles du droit international!

4. Mise en place du Haut Conseil de la Défense et de la Sécurité

Le Haut Conseil de la Défense et de la Sécurité HCDS sera l’organe chargé de l’élaboration de la politique de la Défense et de la Sécurité de la République Démocratique du Congo conçue exclusivement par les congolais :

1.3. Le système de la défense

La politique de la défense qui sera proposée s’articulera autour :

- de la réforme structurelle de notre potentiel de guerre en organisant une armée nationale, patriote et populaire au service du peuple congolais pour faire face à toutes les menaces contre la souveraineté nationale, l’intégrité du territoire, l’unité et l’indépendance nationale!

- De la prise en compte d’une part, de l’écart entre les moyens appropriés disponibles et la puissance théorique indispensable pour la défense du territoire et, d’autre part, sur les facteurs qualitatifs devant nécessairement être pris en compte pour la défense du territoire national à savoir le facteur géographique, les grandes distances, les grands espaces inoccupés, le mauvais état de l’infrastructure routière et ferroviaire, l’insuffisance de moyens de transport, le niveau modeste de stock d’armes et la répartition déséquilibrée en ressources humaines, la dépendance de l’extérieur en approvisionnement de l’équipement de surveillance et de défense du territoire.

1.4. Le système de sécurité

La politique de sécurité sera basée sur le principe de protection structurelle de personnes et de biens en République Démocratique du Congo :

- La police nationale et ses composantes qui forment la force de l’ordre public, seront désormais mise en place pour être au service des droits des citoyens. Les membres à tous les niveaux devront suivre les formations appropriées et être dotées des équipements adéquats à la lutte contre la criminalité.

- La protection civile sera structurée comme dispositif structurel du secours organisé en RD Congo. Pour assister les personnes en danger face aux calamités, en priorité, nous mettrons en place un grand service de la protection civile qui sera rapidement opérationnel sur tout le territoire national

- Les services de sécurité et de sûreté de l’Etat seront redéfinis et requalifiés en vue des missions au service de la Nation et du peuple à savoir d’alerter les pouvoirs publics de tous les risques concernant la vie de la Nation, récolter des informations et renseignements concernant la sécurité du pays, aviser et conseiller les autorités sur les problèmes de sécurité nationale par la méthode d’anticipation.

Ainsi donc, l’action de l’armée de résistance populaire ARP n’est pas une coquille vide comme les ennemis du peuple congolais ont cherché à rompre les opinions en la qualifiant de rébellion.

A la lumière de tout ce que nous venons de dire, l’action de l’ARP est une nécessité absolue, un passage obligé par lequel les congolais trouveront la sérénité indispensable pour vaquer à leurs occupations en toute sécurité, pour faire de la politique, du commerce, accéder au centre d’activités diverses dans un Etat défendant véritablement de droit!

Au nom du camarade Faustin Munene , à la direction du front de la résistance populaire, aux noms de tous les camarades résistants positionnés au front intérieur et extérieur de la résistance :

- nous appelons les Congolais à rejoindre l’action de l’ARP pour libérer notre pays du totalitarisme et de la dictature incarnée par le président Joseph Kabila que nous accusons, sans ambages, de haute trahison, un délit très grave qui exige son éviction, sans délai, du pouvoir ;

- Nous appelons les officiers, sous-officiers et soldats congolais de se mettre en position d’agir là où ils sont et à tous les niveaux pour protéger les populations civiles dans les villes, les villages pour contrer la stratégie de terre brûlée que prépare Joseph Kabila, aux abois! Une soixantaine de chars sont stationnés à Kibomango pour sa protection personnelle renforcée par la présence des militaires rwandais payés grassement alors que les fonctionnaires, les enseignants, les médecins, infirmiers, etc. touchent la misère ou subissent les retards récurrents de paiement de salaire!

Une vingtaine d’autres chars sont en route pour Dongo, Imese, Enyele pour tuer les Congolais!

C’est pour cela que nous demandons à tous les militaires de ne jamais diriger leurs armes contre les Congolais et de désobéir à tout ordre de ce genre!

- Nous appelons les forces étrangères notamment celles de la MONUSCO ex-MONUC de ne pas s’ingérer pour empêcher la résistance du peuple congolais de réaliser la libération légitime de ses institutions prises en otage de peur d’être considérées comme forces d’occupation qu’il faudra chasser de la République Démocratique du Congo! En dépit des erreurs ou fautes que l’on peut reprocher aux congolais Joseph Kasavubu, Moïse Tshombe, Mobutu Sese Seko, ces hommes n’ont jamais trahi le Congo! Nous appelons le président Robert Mugabe, qui n’a jamais trahi le peuple zimbabwéen, de ne pas répondre à la demande d’aide militaire de Joseph Kabila qui lui a déjà trahi le Congo à maintes reprises.

Joseph Kabila est un traître au service du pouvoir rwandais contre le peuple congolais!

Robert Mugabe saura faire le choix entre nous ses amis idéologiques et le traître Joseph Kabila qui est un ami de ses ennemis Paul Kagame, Tony Blair et sa bande dont le belge Louis Michel !

Lire la suite

Retour d'Etienne Tshisekedi, leader de l'Udps à Kinshasa: Le MRDCF s'interroge et interpelle !

De Dakar au Sénégal où il séjourne actuellement, José NTUBA ODE YIKILA, le Vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF) sur le retour d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa. Réveil-FM qui n'a pas la mauvaise habitude de saucissonner les textes qu'on lui propose, publie en entièreté cette réflexion qui va faire jaser. Qu'exprime le peuple congolais en accueillant triomphalement Mr. Etienne Tshisekedi à Kinshasa ? Ces malades qui dirigent le Congo l'ont-ils compris ?

Etienne Tshisekedi, leader de l'Udps et candidat aux élections (hypothétiques) de 2011.

Réaction du Mouvement de la Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF)

L’accueil réservé au Président National de l’UDPS, Monsieur Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, à son retour au Congo, me fait penser à ces millions de moutons qui croient à la gentillesse de leurs bergers jusqu’à la veille de la Tabaski, ne se doutant pas qu’en réalité ils sont destinés à être égorgés ! Les bergers c’est ces bandits congolais qui sont aux commandes aux côtés du fils de Christopher KANAMBE, la pièce maîtresse du plan d’occupation de notre pays.

Mais au-delà de cette image, je m’interroge sérieusement sur le comportement insaisissable de ce peuple et je me demande si réellement ces malades qui composent la classe politique Congolaise comprennent quelque chose de ce qui apparaît, pour certains analystes, comme un « comportement immature voire versatile» du peuple congolais.

J’ai bien évidemment lu la plupart de commentaires faits autour de ce retour triomphal de Monsieur TSHISEKEDI et vu les photos de cette marrais humaine venue lui témoigner sa confiance nonobstant ses ratés et ses erreurs politiques.

Tous ces commentaires parlent de l’incontestable accueil triomphal. Un internaute a dit : « si vous ne croyez pas à ses paroles… » (Celles de Monsieur Tshisekedi), comme pour dire, en voici la preuve par l’image. Personne ou presque, cependant, ne s’interroge sérieusement sur ce comportement à la fois désinvolte et préoccupé qui s’observe chez les congolais.

Depuis l’agression de la RD Congo par cette coalition hétéroclite venue de l’Est en vue de son invasion et de son occupation, nous n’avons de cesse que de déplorer le comportement insouciant de congolais, qu’ils soient de l’intérieur ou de la diaspora. Tout le monde le sait, tout le monde le dit, jamais, même en interrogeant l’histoire, on trouve des exemples où un peuple a accepté de se laisser ainsi vassaliser, dominer, esclavagiser, paupériser. Même ces vautours qui becquettent le « cadavre Congo » et qui sont les vrais artisans de ce plan diabolique, n’en reviennent pas. Ils sont à la limite surpris de la passivité que fait montre le peuple congolais. Ils s’attendaient sûrement à une résistance très forte de notre part, mais ils ne trouvent qu’un peuple très porté aux choses superficielles comme la musique encombrée et inutilement bruitée qui ne dit rien sinon citée les noms de ces gens insouciants formatés par leur chef de bande, Papa Wemba, et les danses endiablées, la consommation à outrance de l’alcool, les foutaises enseignées à un rythme effréné par ceux qui se font appeler «Pasteurs ».

Mais, bien que tout ceci soit vrai, l’accueil triomphal, c’est le moins qu’on puisse dire, de Mr. Tshisekedi, traduit autre chose qui mérite d’être souligné. Et je suis étonné que l’accent ne soit pas porté sur cet élément là, parce qu’après tout, c’est ça l’essentiel.

Ouvrons donc les yeux et voyons. Quand, au même moment, le pouvoir d’occupation envoie une cohorte de chars de combat –qu’on ne voit d’ailleurs pas dans le Kivu occupé- à l’aéroport, et qu’il met en circulation de bus gratuits pour amener les gens au stade de martyrs –alors qu’en tant normal, ceux de congolais qui ont encore la chance de travailler ont du mal à trouver un moyen de transport-, et que cet homme qui représente le maillon le plus important du plan d’occupation de notre pays programme une parodie de discours creux sur l’état de la balkanisation, ce même peuple congolais, insouciant, désinvolte, bravant la peur, a accueilli Mr. Etienne TSHISEKEDI en triomphe. Et que dit-il dans les slogans qui nous ont été rapportés ? Eh ben il dit ce que nous leur disons : le pays est occupé, les étrangers dirigent notre pays, il faut que ça cesse, chassez-les etc…

On voit bien que ce peuple est au courant de ce qui se passe, en grande partie grâce au merveilleux travail que nous avons tous accompli aux côtés de nos compatriotes de l’APARECO, qui reste, à notre avis, le fer de lance de la résistance. On voit aussi qu’il exprime la volonté de voir ce système de choses changer. Le peuple n’attend qu’une chose : que les hommes comme celui qu’ils ont accueilli se lèvent véritablement et qu’ils lui disent ce qu’il doit faire concrètement. Et c’est là que le bas blesse. Ceux sur qui compte ce peuple, ne sont en réalité qu’une caste de ces bergers dont j’évoquai au début, qui, alors que le peuple croit encore en eux, malgré tout le mal qu’ils lui ont fait, mènent ce peuple à la boucherie !

Est-il difficile de comprendre que ce peuple –j’espère que ceux d’entre nous qui sont sociologues ne me contrediront pas- 32 ans durant, sous la deuxième république, ce peuple a été habitué à laisser Mobutu régler les problèmes qui se posaient au pays. Pendant les deux guerres du Shaba, le peuple continuait tranquillement son train de vie comme si de rien n’était. Mobutu et ses hommes s’occupaient des rebelles. Et les choses redevenaient normales sans que le peuple ne soit associé à quoi que ce soit. Il fêtait tout simplement la « victoire » quand on la lui annonçait. Voilà ce qu’est le peuple congolais. Ce peuple croit encore en ses hommes politiques. Il les a tellement idéalisés que pour un petit rien, il attend que les politiques agissent. C’est ce comportement de « confiance » en ses hommes politiques qui s’est exprimé encore une fois de plus mercredi dernier à Kinshasa.

Pendant la campagne de 2006, Jean-Pierre BEMBA avait bénéficié de cette même « confiance ». Cette confiance a été encore trahie. Parce que chaque fois que ces hommes arrivent aux affaires, et qu’ils subissent de pression de tous bords, ils oublient qu’ils ont des comptes à rendre à ce peuple, à ce seul peuple, et ne pensent qu’à eux-mêmes et à leurs intérêts personnels.

Le peuple est prêt. C’est cette classe politique corrompue qui ne l’est pas. Après tout, pourquoi se livrera-t-elle à un exercice qui risque de mettre un terme à son accès à la mangeoire ?

Bien que ce peuple soit fragilisé et désorienté par toutes les anti-valeurs que nous observons aujourd’hui, il sait néanmoins se mettre en ordre de bataille si on lui met en condition.

Sous Laurent-Désiré KABILA, quand les hommes politiques de l’époque, entre-autres Didier MUMENGI, avaient pris le devant pour dire au peuple ce qui se passait réellement, nous l’avons vu, il a barré la route aux envahisseurs rwandais. Ces derniers ont été traités comme il se devait ! Les images que nous conservons soigneusement dans nos mémoires et dans nos bibliothèques, sont très éloquentes à ce sujet.

Dans son discours de vœux à la nation en décembre 2001, Laurent-Désiré KABILA réserva une bonne partie de son discours au remerciement au peuple congolais pour cet acte de bravoure qui avait sauvé la patrie en ce moment-là.

Ceux-là au moins avait eu l’esprit patriotique et avait dit au peuple la réalité de la situation du pays.

Si ces magouilleurs d’aujourd’hui, qui sont venus composer avec l’occupant, avaient le même esprit patriotique, ils auraient fait pareil et l’engagement patriotique du peuple aurait continué et se serait enraciné. Au lieu de cela, ils ont caché la vérité au peuple, ils ont accepté l’inacceptable, ils ont préféré, par-dessus les intérêts supérieurs de la nation, de collaborer avec l’occupant pour conserver des intérêts mercantiles.

Là où le bas blesse disais-je, c’est quand les gens ne veulent pas et ne peuvent pas dire la vérité au peuple. Pourquoi par exemple, Mr. Etienne TSHISEKEDI ne profite pas de cet engouement populaire pour dire au peuple, ou plutôt pour confirmer ce que le peuple lui disait à son arrivé, à savoir « le pays est occupé, on est dirigé par des étrangers, chassez-les du pouvoir … ».

Posons-nous la question de savoir entre le peuple et les politiques, qui trompent l’autre ?

Il y a deux jours j’écrivais au Docteur TSHIPAMBA MPUILA en réaction à l’article qu’il a publié sur « la cabale diabolique contre Etienne TSHISEKEDI » dans lequel il parle, avec raison, de cet homme farfelu et trouble, fils de Christopher Adrien KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, qui a nié son identité et l’identité de ses parents à la face du monde, comme étant un imposteur, et disant clairement que le pays est occupé. Je lui posais deux questions :

1. Pourquoi Mr. Etienne TSHISEKEDI est-il aussi discret depuis le début sur cet imposteur, alors qu’il n’a ménagé aucun effort -et tout est en son honneur- pour fustiger le « monstre humain » Mobutu, et combattre son régime ? Même l’état d’occupation du pays n’a jamais été évoqué publiquement par lui. Pourquoi ?

2. Nous savons tous que Mr. Etienne TSHISEKEDI est juriste de formation. Il sait donc parfaitement, de par sa formation, que quand on est étranger dans un pays, on n’a aucune légitimité pour postuler à un poste de responsabilité politique ou pour solliciter un mandat du peuple. Or, l’homme qui trône à la magistrature suprême de l’Etat congolais –s’il peut encore être considéré comme un Etat- n’est pas congolais et donc n’a aucune légitimité pour être là où il est aujourd’hui. Alors pourquoi s’obstine-t-il à concourir avec lui pour solliciter le suffrage des congolais ? En d’autres termes je me demande comment un juriste de formation de la trempe de Mr. TSHISEKEDI se permet-il d’aller aux élections avec un concurrent dont il sait qu’il n’est pas congolais ?

En marge de tout ça, on nous dit que l’UDPS prépare son congrès. Que se diront-ils ? Finiront-ils, enfin par se décider de récuser la candidature du fils de Christopher et dire aux congolais que cet homme ne mérite pas autre chose que d’être mis aux arrêts et d’être jugé pour tout ce qu’il a fait à notre pays et à notre peuple ?

Je ne vois pas personnellement quoi d’autre pourra faire Mr. Etienne TSHISEKEDI, si tenté qu’il veille rester quelque peu crédible. A Mobutu il disait, je le cite : « je ne comprends pas comment un fils de ce pays est-il arrivé à ruiner son pays à ce point…je ne vois pas d’autre issu pour lui, sinon la prison ou prendre la fuite pour aller en exil. » !

Ce discours là, qui l’honorait, je le redis, est en contraste avec son indiscrétion d’aujourd’hui, pourtant, le pays vit des choses plus graves que celles que nous avons connues sous la deuxième république.

Compte tenu donc de sa responsabilité historique et de la confiance que semble lui témoigner cette marrais humaine venue l’accueillir comme pour lui dire « nous comptons sur vous », Mr. Etienne TSHISEKEDI ne devrait normalement pas se soustraire à l’exigence de la vérité vis-à-vis du peuple congolais.

Nous ne pensons pas qu’il soit bon d’attendre le dernier moment pour venir nous bricoler une sorte d’ "UNION POUR LA NATION" version 2006. C’est maintenant qu’il doit prendre ses responsabilités pour associer toute cette « opposition » intérieure afin de clarifier les choses.

Pour notre part, ne faisant pas partie de cette « opposition », tout simplement parce que nous pensons qu’il ne peut être mis fin à l’occupation actuelle du pays par une soi-disant opposition institutionnelle, nous continuons à explorer toutes les voies et moyens, sans en écarter aucune, pourvu que le Congo, aujourd’hui occupé, martyrisé, humilié, soit libéré.

Le peuple a démontré qu’il est désormais prêt, qu’il a compris. Reste que ces hommes politiques quittent leur hypocrisie maladive, qu’ils prennent leurs responsabilités, qu’ils mettent le peuple en condition, et celui-ci fera sa part des choses. Ne pas le voir, ne pas le comprendre, relève d’une cécité politique.

Lire la suite

Lambert Mende-Lambert Opula: Deux frères, deux visions communicationnelles diamétralement opposées !

Il n'ya qu'en République Démocratique du Congo qu'on pense que tous les Kasaïens sont Tshisekedistes, les Katangais sont des Joséphistes, les Equatoriens Ngbadistes, Mobutistes et Bembistes, les Tételas sont Lumumbistes, les Bas-Congolais des Bundudiakongistes etc. Les démons de la pensée unique de l'ère mobutienne sévissent encore aujourd'hui. Cette fausse vision, frein à la diversité d'opinion est entretenue par des médias congolais caporalisés et coupagisés à outrance, dont le pluralisme médiatique n'est qu'une façade. La majorité des médias étant entre les mains des Apparatchiks du pouvoir. Au Congo, un média est égal à un homme politique. Pire comme une grenouille sautant d'un nénuphar à l'autre, Modeste Mutinga, après s'être octroyé une radio et une télévision, a quitté la présidence de la Haute Autorité des Médias (HAM) pour se retrouver Rapporteur au Sénat, pour le compte de l'AMP, Parti-Etat, sans que cela n'offusque les bonnes consciences. Le Sénateur fourbe, roublard et fossoyeur de la République, continue à signer ses articles avec son titre de "Sénateur" dans son propre journal "le Potentiel" sans que l'Union Nationale de la Presse Congolais (UNPC), ni l'Observatoire des Médias Congolais (OMEC) ne lui rappelle à l'ordre. Drôle de pays !

Lambert Mende, Ministre de communication et des médias, "Vuvuzélateur" par excellence du joséphisme.

Dr. Lambert Opula, professeur d'Université et fondateur d'Hinterland.

Drôle encore c'est la guerre que notre "Vuvuzélateur national" Lambert Mende, Ministre de la Communication et des médias, ex-rebelle RCD-Goma livre à son propre Frère, le Prof Lambert Opula, fondateur d'Hinterland. Hinterland, ce forum numérique, cadre fédérateur qui nous informe par un click sur son ordinateur. Hinterland, au delà d'être un organe d'informations participatives et alternatives, il est une fierté pour la diaspora congolaise car crée par un professeur congolais.

La communication de Lambert Mende diffère de celui de son frère en plusieurs points:

Lambert Mende, le Goebbels de Joseph fait du sakombisme sans Dominique Sakombi et sans sa finesse. Ignorant l'évolution technologique numérique , il communique comme dans les années 70, l'époque de la pensée unique et du Parti-Etat. Le perroquet du joséphisme ne maitrise pas bien ses dossiers. Il peut "Vuvuzéler" à 12h et se contredire une après. le cas des Enyeles, du Général Faustin Munené arrêté ou du suicide d'Armand Tungulu sont lésions. Avec sa RTNC, véritable voix de son maître, sa voix ne traverse même pas le fleuve Congo et n'arrive même à Kingakati, lieu de villégiature de son patron. Pour y remédier Lambert Mende recourt à la radio Okapi, qui n'est qu'onusienne pas congolaise. Les ondes hertziennes sont en perdition. Fondée en 1865, l’Union télégraphique devient l’Union internationale des télécommunications (UIT) dont le siège est à Genève, a déjà décrété la fin du système analogique pour le numérique. Lambert Mende et le gouvernement Muzito II en ont-ils tenus compte ? Les oukases de Lambert Mende n'impressionnent que ceux qui ignorent la versatilité du bonhomme. Lambert Mende change d'opinion comme il change ses chemises. Demain, si les joséphistes quittaient le pouvoir, il pourrait dire qu'il luttait contre le pouvoir de l'intérieur comme il l'avait déclaré lorsque les Mobutistes traversaient à pied le fleuve Congo pour Brazzaville. Lambert Mende Omalanga est changeant changeant, une vraie girouette qui tourne avec le vent !

Le Dr. Lambert Opula qui vit à Montréal au Canada est professeur d'université. Fondateur de d'Hinterland, il est l’une des brillantes têtes de ce grand forum. Il a choisi l'internet. Et grâce aux fibres optiques, l'information traverse le monde entier en quelques secondes. L'information est mise à la place publique avant que les censeurs ne s'en mêlent. Pas toujours facile pour le Modérateur d'Hinterland de satisfaire tout le monde mais du moins le débat est lancé. Ceux qui ne sont pas d'accord, protestent parfois avec véhémence, d'autres se désabonnent mais la majorité reste. Souvent il y a des réconciliations. Les déçus d'Hinterland reviennent pour avoir leur mot au chapitre...Les Congolais de la diaspora n'aiment pas à être "moutonner" et ils le font savoir ! Après avoir été fiché sur des Congolais à éliminer, par Myra Ndjoku, à l'époque Directeur Général de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR). D'ailleurs sur la liste de l'ANR, Lambert Opula est troisième, ce dernier vient d'être encore fiché, cette fois sur instigation de son propre frère: Lambert Mende. Ad vitam aeternam, c'est-à-dire « jusqu'à la fin des jours », « à jamais », « pour la vie éternelle », « pour l'éternité » a décidé Lambert Mende, son frère Lambert Opula ne pourra jamais mettre ses pieds en République démocratique du Congo, surtout pas à Lodja, dans le Sankuru au Kasaï Oriental.

La liste des Congolais à éliminer signée par Myra Ndjoku, le 10 octobre 2006. Réveil-FM, archives

Dans cette longue correspondance qui est parvenue à la Rédaction de Réveil-FM, que nous vous proposons la quintessence, on sent le Dr. Lambert Opula agacé par cette énième flicage et interdiction de ne plus retourner au Congo, pays de ses ancêtres !

À Monsieur l'ex-Ministre Oyangandji (Oyabert) Recteur de l'Université technologique Campus de Lodja,

Si j'ai bien compris ta note, tu veux me dire que tu as confectionné le dossier Opula à l'intention de l'ANR sous les ordres de mon frère (Lambert Mende)? Pourquoi faire?

Si mon homonyme a appris que certains milieux pensent à ma personne pour prendre part à une course à la députation, pourquoi n'a-t-il pas requis mon avis personnel sur la question? Je rêve certainement de retourner au Congo pour mes vieux jours, mais, je ne m'intéresse pas à un mandat parlementaire. Vous avez commis la bêtise de votre vie en nous privant (mon épouse et moi) de la possibilité de revenir paisiblement en visite au pays.

Réfléchissant sur le contenu éventuel de ce dossier, je me suis dit : voilà un genre de dossier fait pour demeurer vide de contenu. Personne n'identifierait la moindre atteinte à la sécurité de l'État congolais dans le chef de ma personne, à moins d'en inventer une. Il y a une grande différence entre diriger un organe de média libre et porter atteinte à la sécurité de son pays. Je crois, cher Oyabert, qu'on t'a fait monter un dossier qui ne tiendrait la route que dans un contexte rétrograde, un contexte de pouvoir brutal qui entreprendrait de réprimer ses citoyens sur base de règlement de compte, de rapport de forces dépourvu d'assise éthique ou légale. C'est cette société-là que mon frère lui-même avait dénoncé tout au long de sa jeunesse sous mes regards intéressés. Le besoin de doter l'élite congolaise d'un média libre n'a donc pas surgi du néant, parce qu'aussi loin que ma mémoire remonte dans le passé, je vois mon frère en combat permanent contre toutes les formes de despotisme. C'est sa lutte personnelle que je continue. Un jeune frère sur la piste de son grand frère : «Okondo wokindji nkoyi, nshimba mbowahimiwo» Je croyais qu'au delà des apparences, mon homonyme serait fier de me voir sur ses traces.

Déjà en 1971, je l'ai vu se lever avec des collègues contre l'autoritarisme anachronique du directeur du Collège Saint-Augustin d'alors, le père Poosen -- si je ne me trompe pas--. Ils n'avaient pas hésité à quitter le Collège, en dernière année des études secondaires pour aller préparer les examens d'État dans des conditions difficiles à l'Athénée de Lodja. Dans un esprit de compassion fraternelle, j'avais assisté à toutes les conférences qu'il avait organisées avec ses collègues pour s'expliquer à cet effet. J'en garde aussi bien le souvenir que la leçon morale qui en découla : un homme ne doit pas hésiter à renoncer à certains avantages immédiats lorsqu'il s'avère nécessaire de sauvegarder sa liberté et sa dignité, pourvu qu'il sache se garder de ce qui peut le déshonorer, notamment l'adoption d'un discours haineux.

En 1992-1994, mon frère a participé d'une manière éclatante à la construction de la rhétorique nationale contre le système dictatorial de Mobutu, qui, tout en renonçant à la politique du développement, a instauré une gestion calamiteuse, laquelle avait plongé notre peuple dans une misère rare en Afrique. Même si les élites de la province où je vivais à l'époque étaient hostiles à ce discours, j'ai gardé intacts mes sentiments fraternels à son égard. Ce n'était pas facile d'affirmer son attachement à sa personne et continuer à vivre au milieu de ceux qu'il dénonçait. Mais, courageusement, je l'ai fait et j'ai eu à l'accueillir sans me dissimuler des regards méprisants voire menaçants de ses ennemis, à chacune de ses visites dans cette province. Après lui, je restais affronter, souvent ouvertement, la colère de ses ennemis politiques. Jamais, l'histoire n'enregistra une note et moins encore un dossier mis au point contre lui avec ma participation.

Sans en être la cause principale, la rupture de confiance avec le milieu local à l'occasion de ces visites avait contribué à produire un impact négatif sur ma relation personnelle avec plusieurs. Lorsque l'encadrement issu de la révolution locale décida de faire partir ses ennemis, j'ai été dé-commissionné de mes responsabilités professionnelles dans des conditions humiliantes, je devais me résoudre à démissionner et immigrer. Ce fut une douloureuse traversée de désert au cours de laquelle je suis resté attaché à l'amour fraternel. Je me rappellerai toujours de cette nuit sans sommeil (actionnant le téléphone et balayant les stations de radio ondes courtes de l'Occident) en1995 à Johannesburg, lorsqu'à la suite de l'activisme de mon frère contre le vieux dictateur au sommet de l'OUA au Caire, la Voix de l'Amérique, par le micro de Ferdinand Ferrera, annonça son enlèvement par les forces de sécurité à Kinshasa. Le lendemain, j'avais célébré avec des amis la nouvelle de son retour à domicile dans une joie incommensurable.

Je me rappellerai aussi de toute une décennie d'injures et de toutes les formes d'humiliation contre ma personne de la part des Anamongo du monde entier, qui pensaient à l'époque que je serais le cerveau-pensant et la voix de mon frère, alors que nos contacts étaient très rares. J'ai subi toutes ces profondes humiliations sans jamais, désavouer, ni dénigrer ce frère qui, non seulement ne vint jamais à mon secours, mais aussi préférait afficher son amitié avec ceux qui me dénigraient continuellement à cause de lui. C'est donc depuis cette époque-là que j'avais compris qu'un politicien a ses raisons que la famille ne connait pas. J'avais déjà appris à ne pas compter sur lui, même si au nom de la famille, je me suis toujours imposer le devoir de ne faire aucune déclaration contre sa personne.

Je m'attache à la mémoire de feu mon oncle Charles Ahela-Wemambolo qui m'aimait beaucoup. Je suis aussi sensible à l'amour de ma tante, Maman Lopodi la Djamba, sa veuve. Tous les deux parents de mon frère m'ont témoigné de beaucoup d'amour. Ainsi, quant bien même que je n'apprécie pas la politique de son gouvernement, je me tiens très loin des prises de position de mon frère en tant que ministre. La scène politique congolaise nous offre tellement de matière à commenter pour s'intéresser particulièrement à ses déclarations. Ici dans la diaspora, en dehors du président Joseph Kabila, mon frère est le politicien congolais le plus critiqué. Mais, je me suis toujours gardé de me mêler de tout ce qui est dit sur sa personne. Jamais, je n'ai un jour pris la parole pour livrer une charge quelconque contre sa personne.

En 2007, après sa nomination comme ministre du gouvernement Kabila, j'ai remarqué un changement radical de comportement. Cette année-là, le site web de l'APARECO, le parti de Mr Honoré Ngbanda avait publié une liste de 12 intellectuels congolais de la diaspora qui étaient réputés recherchés par l'ANR. Mon nom y figurait. La dépêche était accompagnée d'une photo de l'un des douze concernés qui venait d'être abattu à Kinshasa. Je ne savais pas pour quelle raison mon devait se trouver sur cette liste. Mais, terrifié, je cherchais à en savoir plus auprès de diverses personnalités de l'échiquier à l'intérieur comme à l'extérieur. Il me vint à l'esprit même l'idée d'appeler mon frère pour m'en acquérir. Par quatre fois en deux jours, mon frère me coupera le téléphone au nez avec dédain, me montrant combien il ne voulait plus de contact avec moi. Je n'avais aucune idée de la cause. Depuis lors, je me suis gardé de le contacter de quelque manière que ce soit, tout en observant ma règle d'or énoncée dès le début, ne jamais parler de lui même lorsque je fais une réflexion critique sur l'action gouvernementale.

Aujourd'hui, j'apprends qu'il a fait confectionner et déposer un dossier contre ma personne à l'ANR pour m'empêcher de rentrer au pays, sous prétexte que j'y irais poser la candidature aux prochaines élections contre lui. Je dois préciser que cette note vient confirmer les alertes que j'ai reçues ce dernier temps. Il y a environ six mois, mon frère se confiant à des amis communs à Bruxelles a affirmé à cette occasion que si je tentais de «mettre mes pieds au Congo», on me «ramasserait dès l'aéroport». Il a ajouté que «les gens vont apprendre ce qui va m'arriver» et qu'il n'interviendrait pas «d'où que proviendraient les pressions».

La question que je me pose est celle de savoir qu'est-ce qui fait dire à mon frère que, dans notre vie à nous deux, lui sera toujours en position d'intervenir pour moi et moi toujours en position de demander son intervention, et jamais le contraire!...

Mon frère a été un jour porte-parole d'une armée ennemie de celle de la RDC, aujourd'hui, il est ministre à Kinshasa. Pour quelle raison devrait-il penser que mon sort est scellé par le seul fait de diriger un organe de média libre au sein duquel même son gouvernement s'exprime?

Merci aussi de m'apprendre que l'interdiction ainsi annoncée frappe même mon épouse, sa belle-sœur, qui pourtant, était rentrée bien contente de son accueil lors de son dernier voyage à Kinshasa en 2005.

Merci de m'informer qu'il a dressé contre-moi, mes frères Athanase Ndjadi, Jérôme Nkoy, Maître Dihonga, Jean Pomela Ohale, etc. Je veux seulement apprendre ceci à mon frère : je n'ai rien touché en la sécurité de la RDC, un pays que j'aime tant. J'ai juste créé un organe de média libre où j'accorde équitablement la parole à la société civile, au pouvoir et à l'opposition. Plusieurs milieux qui n'avaient pas encore saisi ma logique m'avaient même traité injustement d'agent du pouvoir, avant de comprendre la pertinence de la neutralité pour un média libre.

Par ailleurs, la création d'Hinterland remonte à l'immédiat après-élection. Elle a donc précédé la nomination de mon frère comme ministre des hydrocarbures, d'abord, et de la communication, ensuite. Il ne peut pas prétendre qu'il s'agirait d'une action montée pour saboter son mandat de ministre de la communication.

Quant au dossier qui a été déposé, je dois dire combien je trouve cet acte regrettable, ignoble. Je laisse à la mémoire de Charles-Lambert Ahela-a-Mende, mon cher oncle qui m'aimait beaucoup, la charge de régler cette triste affaire avec son frère, l'ancien sergent de la Force Publique, Daniel Oyumbu mon père, également défunt. Là où ils sont partis, je suis certain que cette évolution les attristes considérablement, même si, comme je l'apprends ici, mon frère estime qu'il n'y a pas de morale familiale en politique. Je m'abandonne aussi à la sagesse et à la mémoire de nos oncles communs, notamment feu Papa Diomasumbu et son frère Osekoyi la charge de conjurer le mal que projette mon frère à cause de simples divergences d'opinion. Je laisse à nos sœurs Maman Gemma Panga Kangaka, à Maman Thérèse Okapenge, à Maman Élize Diana, à Maa Paulin Washokenyi, Béa et Rose Etshumba le soin de prier pour moi.

Je ne vais pas m'empêcher d'aller en RDC. Mon frère doit se préparer à assumer pleinement la responsabilité qu'il a souhaitée porter au nom de son gouvernement. S'il m'arrive quelque chose, c'est lui qui va porter toute la responsabilité devant la famille, les élites du Sankuru et de toute la nation congolaise. Mais, ça ne sera pas tout, mon oncle Charles Ahela-a-Mende, son père, va se retourner dans sa tombe pour manifester son désaccord avec l'acte ignoble de son fils sur sur la personne de son neveu. Son oncle et mon père va aussi se retourner dans sa tombe, constatant le caractère irréparable du crime de son neveu. De cela, je suis sûr. Nos sœurs, Mamans Gemma Panga, Théthé, Élize Diana, Béa et Paulin vont désavouer cet acte. Je prévois un front familial unanime contre l'action injustifiée initiée par mon frère. Les services de l'État congolais comme l'ANR peuvent-ils apporter la moindre prouve de mon implication dans un acte dirigé contre la nation? Il aura créé inutilement de l'émoi en famille à cause des divergences d'opinion.

Lire la suite

Cérémonie du Prix Reporters sans Frontières - FNAC 2010 au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère !

Le jeudi 9 décembre 2010 dans la salle cinéma du cinéma du centre d'accueil d'accueil de la Presse Étrangère a eu lieu la cérémonie du Prix Reporters sans frontières-FNAC 2010. L'ocasion faisant le larron, le grand photographe américain David Burnett, a dédicacé son nouvel album de Reporters sans frontières.

Dominique Gerbaud, avec son écharpe rouge, le président de RSF et son Secrétaire général, Jean François Julliard entourés de Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, Gisèle Halimi, avocate et Jean-Christophe Rufin, écrivain et ancien ambassadeur de France au Sénégal.

Jean-François Julliard, le secrétaire Général de RSF et Elizabeth Tchoungui, journaliste et animatrice de la soirée

La presse panafricaine était représentée par James Ngumbu, Secrétaire Général de l'APPA.

Les places étant limitées dans la salle cinéma, les journalistes s'étaient rués dans la salle conférence du CAPE.

100 photos de David Burnett pour la liberté de la presse

Barack Obama, le président américain dans sa force One.

Photographe résolument moderne et tourné vers l’avenir, David Burnett parcourt le monde depuis maintenant plus de quarante ans avec des clichés sans cesse renouvelés. Il a traversé plus de quatre-vingts pays pour produire les reportages les plus divers et saisir les personnalités les plus variées — de Jean-Paul II à Kofi Annan, de Mikhaïl Gorbatchev à François Mitterrand et de Bill Gates à Fidel Castro. Pas un seul président américain ne manque à son tableau de chasse et il a été présent sur tous les jeux Olympiques d’été depuis 1984.

Lire la suite

Les prisons africaines sont toujours insalubres et surpeuplées.

Des ONG comme Prisonniers sans frontières tentent de changer la donne. Dans les prisons africaines, on meurt à petit feu. C'est le constat implacable dressé par le grand reporter jean-Paul Ney. Entre décembre 2007 et mai 2009, il a passé près de 500 jours emprisonné à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, en Côte d'Ivoire. Arrêté lors d'une enquête sur le mercenariat-il avait pénétré un groupe voulant renverser Laurent Gbagbo-, le confrère s'est retrouvé enfermé à la terrible Maca.

Les prisons africaines sont frappées par la sous-alimentation, la surpopulation et la maladie. Photo Réveil-FM

Jean-Paul Ney prend alors conscience des terribles conditions de détention en Afrique: malnutrition, insalubrité, surpopulation, violences physiques et sexuelles, maladies. Les budgets nationaux, consacrent très peu d'argent aux prisons-0,50 euro par détenu et par jour-, la promiscuité accroi^t les tensions entre détenus, les conditions d'hygiène sont déplorables, le savon est une denrée de luxe, un simple seau peut officie de toilettes. Résultat: certains lieux de détention sont de véritables mouroirs.

Les deux principaux défis que doivent relever les prisons africaines sont la sous-alimentation et la surpopulation. "Sans argent, on est obligé de manger le riz pénal, servi une fois par jour et cuisiné dans des conditions exécrables", martèle le confrère Jean-Paul Ney. La surpopulation carcérale systématique accroît la difficulté. "La Maca a été construite dans les années 60 pour 1 500 personnes. Il y a aujourd'hui officiellement 5 800 détenus et, en réalité entre 6 000 et 7 000 personnes qui s'y entassent!", assure-t-il.

La précarité économique est à l'origine de la situation. la plupart des détenus se retrouvent en prison après avoir commis de petits larcins, des "vols par pauvreté". Emprisonnés en préventive, ils ne peuvent se nourrir correctement ni se payer un avocat et croupissent en prison des annéées sans jugement.

"Je connais un prévenu qui est entré en détention à 18 ans, raconte Françis Turlotte, responsable-pays Côte d'Ivoire pour l'Association Prisonniers sans Frontières (PRSF). Âgé aujourd'hui de 31 ans, il n'a toujours pas été jugé ! Et il y a des centaines d'exemples comme celui-ci." A tel point que "60 à 70% des personnes emprisonnées sont en détention préventive", révèle Ladédji Fabien Fabi, avocat au barreau de Niamey, au Niger. pire, certains détenus, qui ont purgé leur peine, restent en prison, incapables de s'acquitter de l'amande qui accompagnait leur détention.

Mais la situation progresse, grâce à des acteurs locaux qui veulent développer l'accès au droit et, en premier lieu, lutter contre les détentions illégales et injustifiées. "Avant, les détenus ne savaient pas quoi faire, explique l'avocat. Grâce à notre association, des jeunes avocats nigériens, on peut leur apprendre à rédiger une demande de liberté provisoire, par exemple. bien sûr, des progrès restent à faire, mais nous sommes sur la bonne voie.".

Rations alimentaires

La Maca reste une des pires prisons d'Afrique. cependant, la plupart des prisons du continent noir enregistrent les mêmes problèmes. Alors ONG et associations se mobilisent. PRSF se bat depuis quinze ans pour aider les détenus à améliorer leur quotidien et leur donner espoir. la priorité, répondre à leurs trois cris de détresse: "J'ai faim, je suis malade, où en est mon dossier ? ".

Prisonniers sans frontières apporte en prison des rations alimentaires, du savon, des médicaments. l'association lance aussi de petits projets: construction de quartiers séparés pour les femmes et les mineures, implantation de jardins maraîchers, réhabilitation d'infirmeries, activités artisanales pour apprendre un métier aux détenus...

leur engagement est fondé sur la non-dénonciation et le partenariat entre institutions, juristes, détenus et visiteurs. chacune des actions de PRSF se met en place avaec l'aval des autorités pénitentiaires. "On analyse les problèmes et on tâche de les résoudre ensemble. nous voulons rentrer durablement dans les prisons", insiste Patrice Mollie, président de PRSF. Pas de dénonciation publique donc, de peur de perdre les autorisations d'entrée>. "Nous développons une relation de confiance, tout en défendant un regard critique", résume Jean-Pierre Payot, pasteur à la retraite, ancien aumônier général des prisons et membres de PRSF.

Lire la suite

vendredi 17 décembre 2010

Christian Badibangi à Paris: "Joseph Kabila doit partir, c'est ça l'alternative, pas autre chose" !

Les autorités aéroportuaires congolaises ont voulu le bloquer à l'aéroport international de N'djili à Kinshasa pour qu'il ne quitte pas le pays. Fort heureusement, air Maroc a quitté Kinshasa vers 2h du matin, Christian Badibangi était bel et bien à bord le dimanche 12 décembre 2010. Stratège hors pair, le président de l'Union Socialiste Congolaise, Christian Badibangi, est un vertébré de l'opposition congolaise. L'ancien Ministre des Affaires Étrangères de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) a tout connu: brimades, interpellations, emprisonnements et même deux attentats à sa vie d'homme politique engagé. Il est et demeure toujours debout ! Il se considère comme "Gardien du temple" et rigole lorsque les jeunes arracheurs de dents en politique congolaise, tentent de lui donner des leçons politiques, en bons arrivistes kadogistes et parvenus qui font la course à l'enrichissement.

Vendredi 17 décembre 2010, Paris, Christian Badibangi au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE). Photo Réveil-FM

Christian Badibangi qui fait partie de l'Union Sacrée pour l'Alternative, a attendu le retour d'Etienne Tshisekedi au pays, avant d'organiser son voyage éclair pour la Belgique, la France et les Etats-Unis ! A Paris, Christian Badibangi a rencontré les journalistes de la presse panafricaine au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE). Pas thuriféraires ni "coupagistes", Christian Badibangi, l'opposant congolais, a eu droit aux questions sans complaisance de la part des journalistes africains. Il ne s'est pas défilé comme d'autres acteurs politiques Congolais qui viennent en catimini à Paris et fuient les journalistes et leurs questions. Ils préfèrent les "Nganda"pour mieux se dérober et fuient comme la peste , les journalistes de la diaspora. Sans doute leur bilan est catastrophique, ils n'ont rien à proposer à nos populations. Après les mensonges éhontées des élections Louis Michel de 2006, les josephistes placés au pouvoir, devenus de raseurs de murs, viennent à Paris pour les shooping, se cachent auprès de membres de leurs familles, et ne souhaitent même pas le bruitage sur leur arrivée. mais à Kinshasa, ils se pavanent et se cancanent disant qu'ils reviennent de Paris. Pauvres politicailleurs ! Avant d'arriver au Cape, Christian Badibangi nous avait accordé une longue interview par téléphone. En attendant de mettre à votre disposition l'interview de Christian Badibangi par Roger Bongo, Afrique Rédaction TV, Nicolas Abena, ImagazineTV, nous vous proposons les coulisses de l'interview !

Christian Badibangi, un vrai frondeur de l'opposition congolaise. Photo Réveil-FM

Nicolas Abenas, Imagazine TV, Christian Badingi et Roger Bongos, Afrique Rédaction TV. Photo Réveil-FM

Nicolas Abenas, Me Kasongo et Christian Badibangi au CAPE. Photo Réveil-FM

Watch live streaming video from imagtv at livestream.com

Quelques membres de l'Union Sacrée pour l'Alternative, de droite à gauche:de droite à gauche : Christian BADIBANGI (USC), Medard Luakabwanga (UMR), Ne Mwanda Nsemi (BDM), Anzuluni Bembe Celestin (ancien président du parlement), Diomi Ndongala (Démocratie Chrétienne), Jean Pierre Lisanga Bonganga (CCD), Useni Amede (personnalité).

Lire la suite

jeudi 16 décembre 2010

Je vois la vie en Vosges II

Dans les Vosges, en plus d'être très belle, l'abbatiale de Remiremont est parée d'un remarquable cloché à bulbe du 18ème siècle et possède une impressionnante crypte à voutes d'arêtes du 11ème siècle. L’abbatiale Saint-Pierre est l’église de Remiremont, protégée avec sa crypte au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques. Elle est en majeure partie gothique même si la façade et le clocher ont été rebâtis au XVIIIe siècle. À l’intérieur, de belles décorations de faux marbre du XVIIe siècle décorent le chœur orné d’un retable monumental, spécialement conçu pour l’exposition des châsses de reliques. À droite du chœur, se trouve la statue de Notre-Dame-du-Trésor datant du XIe siècle. Au-dessous du chœur, une crypte composée de trois pièces date du XIe siècle. Dans la première pièce se trouvent différents tombeaux. Dans la deuxième, les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monolithes. Dans la troisième enfin, fermée au public, on a retrouvé des peintures murales. L’église a été récemment rénovée ainsi que son orgue.

Remiremont, l’abbatiale Saint-Pierre. Photo Réveil-FM

L’abbatiale Saint-Pierre est l’église de Remiremont. Photo Réveil-FM

Vue de l'intérieur de l'abbatiale Saint-Pierre. Photo Réveil-FM

Le Grand Orgue de l'église abbatiale. Photo Réveil-FM

Vue en plongée depuis le perchoir. Photo Réveil-FM

Accolé à l’église, l’ancien palais abbatial, de style classique, édifié par l’abbesse Anne Charlotte de Lorraine, fille du duc Léopold Ier, présente une belle façade. Photo Réveil-FM

Aujourd’hui, ce palais abrite le tribunal de Remiremont avec également l’hôtel de ville de la commune. Photo Réveil-FM

L’ancienne horloge de l’abbatiale a été installée en 1855 par Jean-Baptiste Schwilgué, l’auteur de la troisième horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg. Elle a été motorisée vers 1950, puis remplacée. Vers 1989 elle a été restaurée par l’entreprise Sonorest de Colmar, mais pas dans son état d’origine (le rouage de mouvement n’a pas été reconstitué et l’horloge est présentée au musée Charles-de-Bruyère avec ses différentes parties déconnectées, du fait de l’utilisation de trois cloches de verre distinctes). Il s’agit vraisemblablement de la dernière grande horloge de Schwilgué.

L’ensemble des façades et toitures, sol de la cour, sol du jardin et sol du passage jusqu’aux murs de l’église ont été inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 31 mai 1965.

Il subsiste encore quelques maisons de chanoinesses des XVIIe et XVIIIe siècles dans le quartier de l’église et du palais.

Lire la suite

Je vois la vie en Vosges I

Du 22 au 23 novembre 2010, 16 journalistes de la presse étrangère (APE) ont été invités à visiter le Vosges. Dans le Grand Est de la France, le département des Vosges appartient au midi de la région Lorraine. Il y jouxte la Meurthe-et-Moselle et la Meuse. Le département emprunte son nom au massif montagneux qu'il partage à l'est avec l'Alsace, départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et au sud avec la région Franche-Comté, représentée par le Territoire-de-Belfort et la Haute-Saône. Le département de la Haute-Marne, relevant de la région Champagne-Ardenne, borde les Vosges à l'ouest. La collectivité territoriale, habitée par les Vosgiennes et les Vosgiens, se signale par le numéro 88. Depuis la fondation du département en 1790, Épinal est son chef-lieu et abrite sa préfecture.

Domrémy-la-Pucelle

La statue de Jeanne d'Arc est partout dans la région. Photo Réveil-FM

Depuis la Gare de Nancy, il neige abondamment. Nous prenons le car pour Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil-FM

Certains confrères ont toujours leur appareil photo prêtent à prendre des photos. Photo Réveil-FM

Belle cathédrale à Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil-FM

Aux confins de la Lorraine et de la Champagne, le petit village de Domrémy a vu naître au début du XVe siècle une des héroïnes les plus populaires de l’histoire de France, à laquelle son nom reste à jamais attaché, puisque le commune a obtenu, en l’honneur de Jeanne d’Arc, le droit de s’appeler Domrémy-la-Pucelle.

Visiter Domrémy, c’est un voyage sur les pas de Jeanne d’Arc, sur les lieux de son enfance, et une plongée passionnante dans l’imaginaire et la mémoire du Moyen-âge.

La Maison natale de Jeanne d’Arc, identifiée comme telle dès le XVIe siècle, fait l’objet d’une importante dévotion et de véritables pèlerinages depuis plus de cinq siècles. Lieu de l’enfance et de la vocation de Jeanne, elle apporte un éclairage unique sur le mystère de son existence et permet à ses admirateurs d’approcher la réalité de sa vie quotidienne.

Isabelle CHAVE, directrice des Archives Départementales des Vosges était notre guide. Photo Réveil-FM

Passionnée et passionnante les explications et les réponses qu'Isabelle CHAVE donne aux journalistes. Photo Réveil-FM

Des journalistes attentifs. Photo Réveil-FM

Composée de quatre pièces couvertes par une toiture à un pan, la maison correspond à l’architecture civile du XVe siècle, et au niveau de vie d’une famille de laboureurs aisés. Son emplacement, à proximité immédiate de l’église, a permis de confirmer son identification comme la maison du père de Jeanne, d’après la description qu’elle en avait fait au procès. Le nom des différentes pièces a été établi par la tradition, dans le but de restituer un témoignage sensible de la vie de Jeanne d’Arc et de s’approcher de son intimité quotidienne.Acquise par le Conseil général en 1818, la Maison natale de Jeanne d’Arc fait l’objet d’une grande campagne de réhabilitation et de restauration dans son état original en 1819-1820 : elle est dégagée de toutes constructions parasites et complètement isolée du tissu bâti, au centre d’un jardin arboré, orné par un monument commémoratif néoclassique.

La Maison de Jeanne d’Arc n’est pas un musée et n’accueille pas de collections ou de mobilier : elle se présente, volontairement, comme un vestige historique et un lieu de recueillement.

1412

Naissance de Jeanne à Domrémy.

La maison de naissance de Jeanne d'Arc. Photo Réveil-FM

Les journalistes très curieux posent des questions au guide. Photo Réveil-FM

Prisent des photos par les journalistes. Photo Réveil-FM

La maison de Jeanne d'Arc est très sobre! Photo Réveil-FM

Repères pour Jeanne d'Arc

1425

Premier appel des « voix » de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite.

1428

En mai, Jeanne se rend à Vaucouleurs pour rencontrer Robert de Baudricourt. Elle demande à être envoyée en France auprès du Dauphin Charles pour lui transmettre un message divin et l’aider à sauver la ville d’Orléans, assiégée par les anglais.

1429

En février, après plusieurs entrevues, Baudricourt autorise Jeanne à rejoindre le Dauphin à Chinon. A Chinon, le Dauphin lui confie une armée qui lève le siège d’Orléans le 8 mai. Jeanne libère ensuite les villes de la vallée de la Loire et de Champagne pour ouvrir la route vers Reims. Le 17 juillet, le Dauphin est sacré Roi de France à Reims.

1430

Le 23 mai, les troupes bourguignonnes capturent Jeanne à Compiègne. Pendant plusieurs mois, elle demeure enfermée au château de Beaurevoir. En décembre, elle est remise aux mains des anglais contre rançon et conduite à Rouen.

1431

Jeanne est jugée pour sorcellerie dans un procès d’inquisition instruit et conduit par l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon.

Lire la suite

CHRISTINE MAZEREAU : AU SERVICE L’UNION EUROPEENNE

Christine Mazereau connaît l’audiovisuel parfaitement et communique à merveille sur MEDIA, un programme de l’Union Européenne dont le rôle est de soutenir l’industrie cinématographique et audiovisuelle (fiction, documentaire de création et animation) ainsi que les œuvres interactives… Un vaste programme de soutiens financiers proposé aux différents professionnels : producteurs, distributeurs, agents de vente, organismes de formations, organisateurs d’événements…

Christine Mazereau.

Marie Cornet : En quoi consiste le programme MEDIA ?

Christine Mazereau : Le programme MEDIA est un programme de l’Union européenne qui dépend de la Direction Générale Education et Culture et qui concerne non pas les médias dans toutes leurs déclinaisons, mais l’audiovisuel au sens large, c'est-à-dire télévision, cinéma et multimédia donc internet ou les nouveaux supports. Ce programme signifie plus précisément, comme son judicieux acronyme (Mesures pour Encourager le Développement de l’Industrie Audiovisuelle) l’indique, un soutien en termes d’aides financières du développement de projet à la promotion des œuvres.

MEDIA se décline en cinq grands chapitres : la formation, celle initiale de jeunes professionnels ou celle continue pour des professionnels déjà en exercice. Nos aides ciblent des organismes proposant des formations à l’écriture aux scénarios, à la gestion de production et aux nouvelles technologies. Nous éditons d’ailleurs chaque année un catalogue disponible sur demande regroupant toutes les activités soutenues par MEDIA.

Ces formations apportent non seulement des enseignements théoriques et pratiques, mais aussi et surtout l’occasion pour les participants de tisser des relations avec d’autres professionnels européens. Ce volet représente environ 7% du budget MEDIA. Le 2ème chapitre est consacré aux aides aux producteurs européens indépendants.

Là encore MEDIA va intervenir financièrement auprès des sociétés de production pour les aider à développer des projets à fort potentiel européen, à produire des œuvres destinées aux télévisions et à supporter les coûts financiers liés à une production. J’en profite pour rappeler que MEDIA ne s’occupe pas de l’aide à la production des longs métrages Cinéma – segment réservé au fonds Eurimages du Conseil de l’Europe - et que toutes les aides ne sont pas cumulables.

Le 3ème volet est le plus important de ce programme et concerne la distribution des films : plus de la moitié des subventions est destiné à accroitre la circulation des œuvres européennes en Europe. Notre 4ème axe d’intervention s’inscrit dans l’aide à la promotion des œuvres et l’accès aux marchés des professionnels européens. A ce titre nous soutenons des festivals en Europe. Le prochain festival que nous soutenons par exemple en France est celui des Arcs. Ensuite nous serons présents à Angers pour le Festival Premiers Plans, à Marseille pour Vu sur les Docs ou encore au Festival de Cannes pour la Semaine Internationale de la Critique.

Parallèlement aux festivals, nous cofinançons des grands marchés audiovisuels et des rencontres professionnelles pour rester dans notre logique « économique » de mise en réseau des professionnels européens. Nous aidons notamment en France le MIFA (Marché International du Film d’Animation à Annecy) et le Suny Side of the Doc à la Rochelle…

Sur de nombreux événements soutenus par MEDIA, nous proposons des ombrelles sous lesquels les professionnels indépendants européens peuvent venir s’abriter.

Le dernier volet du programme couvre les nouvelles technologies. Pour cet aspect nous sommes sur un programme plus "technique" avec principalement des soutiens à la mise en place de plateformes VOD et la numérisation des salles de cinéma.

Marie Cornet : Qui finance le programme MEDIAS ?

Christine Mazereau : Le Programme MEDIA est financé par le budget de la Commission européenne, lui-même abondé par un certain pourcentage du PIB de chacun des 27 états membres de l’Union. Les 5 états non membres de l’Union mais adhérents au Programme MEDIA (Islande, Lichtenstein, Norvège, Suisse et Croatie) participent quant à eux en versant une contribution annuelle.

Marie Cornet : Pouvez- vous nous donner des chiffres ?

Christine Mazereau : Depuis 2007, le programme MEDIA est septennal. Le budget actuel a donc été voté pour la période 2007/2013 et s’élève à 755 millions d’euros pour l’ensemble des pays participant au Programme et la vingtaine d’actions d’aides proposées. Les soutiens sont des subventions non remboursables. On nous reproche parfois le suivi très « pointilleux » des dépenses mais cet argent est public donc le contrôle est indispensable.

Marie Cornet : Qui se réunit et décide ?

Christine Mazereau : Les méthodes sont différentes selon les soutiens. Nous faisons souvent appel à des experts, professionnels de l’audiovisuel. Le critère de sélection essentiel est l’envergure européenne.

Marie Cornet : Le prochain programme est pour 2014 ?

Christine Mazereau : Absolument. Nous en sommes au 4ème programme et fêterons les vingt ans de MEDIA l’année prochaine. Les négociations pour sa reconduction en 2014 vont démarrer très rapidement… l’enjeu économique est important, notamment en ce qui concerne la numérisation de la filière audiovisuelle.

Lire la suite

mercredi 15 décembre 2010

Général Faustin Munene en maquis, son équipe de l'ARP fait un travail de fond au sein de la diaspora !

En attendant la déclaration déjà dans la boîte de son porte-parole, Jean Kalama Ilunga, nous vous proposons l'interview que le Général Faustin Munene, leader de l’Armée de Résistance Populaire(ARP) a accordée le 10 décembre 2010 au site bakolokongo.com

Le Général Faustin Munene en chemise au logo de tigres et lions à Kinshasa. Photo Réveil-FM, archives

Général Faustin Munene bonjour.

Général Munene :Bonjour et très heureux de vous accueillir.

Cela fait un bon temps depuis votre sortie au cours de laquelle vous avez lancé l’Armée de Résistance Populaire (ARP), et vous avez disparu. Pourquoi ce silence et qu’en est-il de votre mouvement ?

Général Munene :Nous n’avons pas disparu comme cela semble donner l’impression. Nous sommes là entrain de travailler dur, car notre mission exige beaucoup de sérieux, de concentration et de sacrifice. Il faut aussi préciser que nous ne sommes pas là pour donner des interviews, ce n’est pas notre rôle. Nous sommes préoccupés par le sang de nos compatriotes, les pillages de nos richesses, les viols de nos mamans, filles et sœurs, les assassinats, le trafic illégal de nos matières premières, la corruption, l’insécurité, les massacres et le complot d’assassinat contre les opposants d’opinion et de pensée. Sans parler de non-paiement des salaires, des diplômés qui n’ont pas du travail et se lancent à la vente des cartes téléphoniques pendant que les beaux discours caressent les esprits du peuple. C’est cette médiocrité que l’ARP et moi-même combattons. Sachez que tout ceci est l’oeuvre d’un groupe d’imposteurs au service des étrangers qui cherchent à nous jeter tous dans l’Océan Atlantique et récupérer notre territoire, un scandale géographique.

Pourtant vous avez commencé par là pour lancer votre mouvement.

Général Munene :Exactement, mais cette interview avait un caractère exceptionnel et exclusif parce qu’elle était liée à une circonstance exceptionnelle. Si on garde silence sans éclairer l’opinion nationale et la communauté internationale, le pouvoir anti-peuple de Kinshasa risque de nous piéger et diaboliser la résistance. Comment? Il y a une milice sécrète satanique composée des jeunes assassins qu’on disperse dans les zones de notre influence pour violer les paysannes et leur couper les seins et la gorge dans les champs et faire endosser ces crimes pour le compte de résistants… Nous avons alerté les populations, et vous savez quant à la suite de regroupement de jeunes mamans par cinq: ceux que le peuple a arrêtés et envoyés aux enfers à Kikwit.

Comment cela, pouvez-vous éclairer l’opinion ?

Général Munene :Vous aviez appris comme tous les compatriotes que le Général Munene est porté disparu et plusieurs versions ont suivi. Après avoir monté un complot qui a échoué contre ma personne, le pouvoir qui est censé dire la vérité est allé plus loin pour tromper le peuple, jusqu’à créer la confusion dans le chef de l’opinion nationale avec des communiqués et contre-communiqués, démentis etc…Pourtant le peuple congolais avait droit à la vérité sur ce qui était arrivé à leur compatriote Munene, général-major de surcroit compagnon de Mzee Laurent-Désiré KABILA que je suis. Qui devrait le fixer et lui dire la vérité ? Voila le caractère exceptionnel et exclusif de cette sortie médiatique.

Vous voulez dire que vous avez choisi cette interview pour dire la vérité ?

Général Munene :Non seulement dire la vérité, mais plutôt et surtout rassurer le peuple congolais qui souffre deja de beaucoup de mal, de mon existence et lui donner l’espoir pour l’avenir. Heureusement que je pouvais le faire moi-même pour rompre avec les rumeurs et les mensonges. Les exemples récents de nos compatriotes Chebeya et Tungulu doivent nous servir de leçon et d’instruction.

Général, beaucoup de vos compatriotes sont réticents et disent que votre cause peut être loin de l’intérêt national et peut traduire les frustrations personnelles.

Général Munene :Ils ont absolument raison de douter et d’hésiter, pour la simple raison qu’ils ne sont pas responsables de cette culture qui leur a été injustement et méchamment imposée par l’histoire qui, longtemps s’est répétée dans notre pays , les a laissés réticents. Mais rassurez-vous que je suis le même depuis mon jeune âge, un soldat du peuple engagé à défendre ma patrie jusqu’à mon dernier souffle et ne jamais trahir le Congo, que cette fois-ci ce n’est plus le cas . Nous nous sommes engagés pour tourner définitivement la page et ils peuvent espérer. Votre mouvement, est-il une rébellion ou un parti politique ?

Général Munene :Ni l’un, ni l’autre. L’ARP est un mouvement politico-militaire, un instrument du peuple pour restaurer l’armée du peuple et le corps de la défense nationale, transformer la société. Nous ne sommes pas en rébellion contre un pouvoir quelconque ; nous dénonçons plutôt une occupation générale de notre territoire qui nous prive de notre patrie et sommes engagés à résister pour défendre et libérer la Patrie. Nous sommes en situation de légitime défense pour que notre Patrie recouvre son intégrité territoriale et sa dignité nationale. C’est comme cela que nous pouvons sauver la jeune démocratie dans notre pays. Notre mission est bien claire et loin d’une rébellion ou d’un parti politique. La Constitution nous donne tout de suite raison, un groupe d’opportunistes qui se croit au-dessus de la loi, a le culot de prendre tout un grand peuple en otage et personne ne doit bouger?

Est-ce que l’ARP dispose-t-elle d’une organisation interne et des structures de fonctionnement ?

Général Munene : L’ARP dispose d’une organisation et des structures de fonctionnement. Le moment venu, elles seront rendues publiques par voie des médias pour permettre à nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora de s’organiser par rapport à cela.

Général Munene, l’on parle tellement de votre rapprochement avec Honoré Ngbanda et Etienne Tshisekedi. Les réactions sont contradictoires. Avec Tshisekedi la compréhension voit sa place mais avec Ngbanda, l’opinion reste départagée, réservée et vous reproche parfois. Que répondez-vous à ces critiques ?

Général Munene : Je comprends la préoccupation de mes compatriotes qui est justifiée. Avec Ngbanda ou Tshisekedi nous avons tous la même préoccupation nationale, chacun selon son expérience ;nous n’avons rien de personnel. Un seul dénominateur commun nous lie : l’intérêt national et la dignité patriotique. Ngbanda a servi un système qui a été sanctionné par le peuple congolais dans les conditions que tout le monde sait, cela ne veut pas dire qu’il n’a plus droit à la parole et à la vie politique de son pays. Comment peut-on expliquer cela. C’est un homme comme tout le monde qui a été sanctionné par rapport au système qu’il a servi et aujourd’hui il a droit à tirer des leçons qui s’imposent pour s’amender et faire mieux. Etienne Tshisekedi a beaucoup investi pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, ce qui explique l’importance de sa présence dans les processus de grand intérêt national. Les échanges, s’il y en a , avec ces compatriotes n’ont qu’un caractère patriotique d’intérêt général. Nous devons tous transcender car personne n’est parfait. L’essentiel c’est quand on arrive à s’apercevoir ses erreurs, on acquiert la sagesse et l’évolution. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à la zizanie, à la division ou à la dispersion des forces. Sinon quand est-ce que notre peuple connaitra-t-il une nation où le bonheur démocratique, la paix, la justice, la sécurité, le bien-être et l’unité nationale domineront sur tout ?

Mon Général, pouvez-vous nous parler des lignes prioritaires et de votre plan d’action une fois à Kinshasa.

Général Munene :Notre objectif n’est pas de prendre le pouvoir pour le pouvoir comme nous assistons aujourd’hui. Nous préconisons d’abord défendre la patrie de l’occupation étrangère, recouvrer l’intégrité territoriale et la dignité patriotique du peuple congolais, de défendre la jeune démocratie afin de garantir l’existence d’un État de droit souverain. Ce n’est que dans ces conditions-là que nous pourrons organiser les élections naturellement nationales et se doter d’un leadership national patriotique et non une imposition d’un pouvoir d’imposture légitimé par l’étranger et les forces anti-peuple. L’ARP voudrait bien être ce modèle de changement dans l’histoire de la RD Congo. Toutes les autres questions feront l’objet du dialogue avec tous les compatriotes dans un climat patriotique harmonieux.

Certaines langues parlent de quelconques négociations secrètes avec le pouvoir pour votre retour au bercail. Qu’en dites-vous ?

Général Munene :C’est de la simple spéculation, manipulation et intoxication dans le but de décourager et affaiblir l’opinion nationale congolaise consciente, convaincue du bien fondé de l’ARP. Cette époque et ces habitudes sont déjà révolues, l’ARP et Munene n’avons pas la culture de comédie et de trahison. Il n’est pas aussi normal de nous comparer avec ceux qui ne nous ressemblent pas.

Le Président Kabila et son gouvernement soutiennent que l’armée et les forces de l’ordre assurent effectivement la sécurité de la population, de leurs biens ainsi que de l’Etat. Entre vous et le pouvoir qui dit la vérité ?

Général Munene :Où vivez-vous et de quelle sécurité parlez-vous lorsque l’ONU à travers le rapport de ses experts affirme que c’est l’armée régulière gonflée des éléments étrangers qui est à la base de l’insécurité accrue et des conflits en RD Congo . Certains chefs militaires en complicité avec le pouvoir et la mafia organisent les pillages et trafic des matières précieuses, etc… Qu’est-ce que je n’ai pas dénoncé le 11 novembre 2010 dans mon message au peuple congolais et dans mon interview à la radio que l’ONU n’a pas confirmé. La vérité est qu’il n’existe pas d’armée régulière du peuple en ce moment au Congo. Sinon pourquoi assisterions-nous à tout ce spectacle et l’ONU de publier un tel rapport ?

Comment réagit la communauté internationale et particulièrement les pays voisins à propos de Munene et l’ARP ?

Général Munene :Les réactions peuvent être diverses, mais le tout se traduit clairement par le rapport des experts de l’ONU sur l’implication des FARDC dans l’organisation de l’insécurité, des conflits armés, des pillages et trafic des matières précieuses. Les FARDC sont au service de qui ? Ce rapport de l’ONU en dit tout, car une armée du peuple ne peut jamais se comporter de cette façon, que dire alors des politiques ? Et puis pour dire vrai, seuls nous congolais sommes en mesure de dire STOP! trop c’est trop, il faut résolument changer les choses pour assurer l’avenir de nos enfants. Moi j’appartiens à la génération sacrifiée mais je n’accepterai en aucune fois voir les larmes de nos petits enfants.

Le pouvoir de Kinshasa vous accuse de rouler pour Luanda où vous avez fait toute votre carrière militaire. Y aurait-il une main cachée derrière Munene et l’ARP ?

Général Munene :Qui se sent morveux se mouche. Munene et l’ARP sommes préoccupés par la tragédie du peuple congolais. Nous rejetons toute comparaison avec ceux qui ne nous ressemblent pas. Nous ne céderons pas à la provocation et à la distraction. Rouler pour Luanda? Non, je vous garantis qu’il n y a aucune ingérence de nos frères Angolais dans notre projet A.R.P., ceux-ci au contraire cultivent la paix et se sacrifient pour moderniser leur pays, un modèle à suivre. Mais souvenez-vous qu’ils ont fait preuve de solidarité lorsque Kinshasa fut agressée; aujourd’hui Kinshasa vit en amour avec ses agresseurs d’hier, courte mémoire ou ingratitude? D’autre part cela confirme que Kinshasa roule pour les autres, donc les gouvernants sont des valets? Mais l’histoire de la Résistance est bien connue de par le monde.

Pourquoi n’avez-vous attendu les élections pour concurrencer et défendre votre candidature et vos idées, vous avez choisi plutôt cette voie ?

Général Munene :Nous sommes tous pour les élections dans notre pays, nous voulons instaurer un système national juste, patriotique pour rassurer tous les congolais des élections naturellement nationales, libres, transparentes. Nous combattons la comédie, la mascarade et leurs dérivés. Nous avons décidé de sortir définitivement d’un système de téléguidage de pouvoir imposé et légitimé par l’extérieur pour assujettir notre peuple. Nous sommes instruits par les événements et l’histoire de notre pays, nous n’accepterons plus tomber dans les pièges des renards, pour ensuite pleurer et dénoncer l’humiliation, l’exploitation, le néo-colonialisme. Nos ancêtres nous ont légué une patrie riche et prospère au prix du sang, alors nous, que faisons-nous à notre tour pour honorer leur mémoire.

Vous semblez dire que les élections dans le contexte actuel n’auraient aucun sens, ne garantissent pas la paix, la sécurité et la justice ?

Général Munene :Je ne semble pas dire, je confirme. Non seulement elles n’ont pas de raison d’être lorsque le système imposé aux Congolais par l’étranger ne représente pas notre peuple, mais aussi parce que les élections ne peuvent pas être tenues sans la participation des nationaux. Il faut oublier ca, sinon ce serait un acte criminel de trahison lorsqu’il faut aller aux élections avec des inconnus pour légitimer l’occupation. Nous sommes à l’heure de prise de conscience et d’éveil patriotique, nous n’avons plus droit à l’erreur ; sinon il faudra de renoncer être congolais et appartenir au Congo.

Lire la suite

Christine Ranunkel rempile à la tête de l'Association de la Presse Etrangère !

L'Association de la Presse Étrangère (APE) rassemble plus de 400 membres, dont plus de 300 journalistes accrédités auprès du Ministère des Affaires Étrangères et tous basés à Paris comme correspondants de la presse écrite ou audiovisuelle ; ils sont issus de 67 pays et des cinq continents. La vocation de l’Association de la Presse Étrangère (APE) est de faciliter le travail de ces journalistes afin de leur permettre de mieux couvrir l’ensemble des domaines de l’actualité et de la vie française.

Christine Ranunkel, Présidente de l'Association de la Presse Étrangère. Photo Henri Martin, Réveil-FM

Le Lundi 6 décembre 2010, dans le beau quartier chic du 16e arrondissement de Paris, le Centre de Russie pour la science et la culture qui est a servi de cadre pour l'assemblée générale de l'APE (www.russiefrance.org). L'assemblée générale des journalistes de la presse étrangère est d'abord des retrouvailles entre collègues mais aussi la joie d'appartenir à une grande famille. Pas facile d'être à la place de Christine Ranunkel qui de vice-présidente est devenue présidente malgré elle pour permettre à l'APE de continuer son fonctionnement normal, avec tous les membres de son comité. En tant que présidente, elle a su donner de l'impulsion avec la création d'un nouveau site internet où chaque journaliste peut poster ses articles, les agendas qui nous arrivent très tôt ou trop tard entre 2h et 4h du matin... De manière bénévole et humaniste être au service des confrères et consœurs de la presse étrangère est un leitmotiv qui ne ne négocie pas: il faut satisfaire les aspirations des journalistes américains, chinois, italiens, Suisses, Allemands...Camerounais et Congolais. C'est cette diversité culturelle qui est la force de l'Association de la Presse Étrangère (APE). Cette dernière est partenaire, l'interlocuteur du Ministère des Affaires Étrangères et européennes depuis de longues années. Les journalistes de la presse étrangère sont de traits d'union, de passerelles, entre la France et le reste du monde. Ils sont aussi un miroir dans lequel les français peuvent capter le regard que les autres portent sur eux et apprendre ainsi à mieux se connaître eux-mêmes.

Des conférences prestigieuses, des rencontres avec les ambassadeurs étrangers à Paris, des visites culturelles, invitations chez les grands chefs français sont organisés régulièrement... Les voyages de presse de l'APE permettent aux journalistes étrangers de découvrir les plus belles régions régions de France. Personnellement je garde un très bon souvenir de notre voyage en Bourgogne. La Basilique Sainte Madeleine, perchée sur la « colline éternelle », domine un village pittoresque qui a gardé ses remparts, ses portes et son chemin de ronde. Avec les reliques de Marie-Madeleine, Vézelay devient au 11e siècle un haut lieu de la chrétienté et un point de départ du pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. A Vézelay, Christine Ranunkel nous avait logés à l’hôtel de la Poste et du Lion d‘Or. Ancien relais de Poste, cet hôtel se trouve en plein cœur du Vézelay, il est célèbre dans la région, car il tient sa renommée de son apparition dans La Grande Vadrouille réalisé par Gérard Oury, sorti le 1er décembre 1966, avec le duo Bourvil - Louis de Funès. La Grande Vadrouille est "La bataille du rire". C'est aussi ça la France où les journalistes étrangers peuvent découvrir, rire de tout sans être inquiétés pour ce qu'ils ont écrit.

Grâce à son carnet d'adresse bien fourni, Christine Ranunkel et les "Rendez-Vous Politiques" de l'APE ont attiré les plus grands ténors du monde politique français nous ramène des éminentes personnalités politiques qui font l'actualité pour des conférences de presse au Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape).

Il faudrait mettre en exergue l'action du Président Ruggero de Pas, modérateur de l'assemblée générale qui a pesé de tout son poids pour que chacun prenne la parole, que les candidats expliquent à l'auguste assemblée leur motivation, que les questeurs remettent à temps les résultats de vote...

Élection du Comité 2011

Présidente : Christine RANUNKEL, Hongrie

Vice-Présidentes : Elena IAKOUNINE, Russie

Martina ZIMMERMANN, Allemagne

Secrétaire Générale : Michela SECCI, Italie

Trésorier : Nicolas ABENA, Cameroun

Conseillers : Flora BOUMIA, Algérie

Emmanuelle CRANE, Australie

Alex HOREAUX, Roumanie

Mirna JAMMAl, Liban

Agnieszka KUMOR, Pologne

Corinne LA BALME, USA

Luisa PACE, Suisse

Joseph SFEIR, Liban

Xiaofan SHI, Chine

Patricia THOMSON, USA

Reportage Photos

1. L'assemblée générale

Christine Ranunkel, Ruggero de Pas Journaliste (Radio-télévision suisse italienne, France inter), Président du Centre d'accueil de la presse étrangère et président d'Honneur de l'APE, Nicolas Abenas. Photo Henri Martin, Réveil-FM

Thomas Siemienski de Polskie Radio, Ruggero de Pas, Helga Dupuis de Stern Magazine et Nicolas Abenas, Imagazine. Photo Henri Martin, Réveil-FM

Mme Missawa Kano, journaliste japonais dialoguant avec Roger Bongos. Photo Henri Martin, Réveil-FM

2. Les Grands prix de la presse étrangère 2010

Les journalistes de la presse étrangère écoutant les discours. Photo Henri Martin, Réveil-FM

Les journalistes dans la salle. Photo Henri Martin, Réveil-FM

Le Grand Prix de la Presse Internationale -Télévision a été attribué à Vincent HERVOUËT, LCI, pour l’excellence de son émission « Ainsi va le Monde ». Photo Henri Martin, Réveil-FM

Le Grand Prix de la Presse Internationale - Presse Ecrite, a été attribué à Yvon MEZOU et la rédaction du quotidien gratuit 20 MINUTES, dans un esprit d’encouragement à poursuivre leur effort d’information internationale.

Le Grand Prix de la Presse Internationale - Radio a été attribuée à Pierre-Edouard DELDIQUE, et Corinne MANDJOU pour l’émission de RFI « Kiosque International » à laquelle l’APE fut associée de 2009 à Nov. 2010.

Un Grand Prix SPECIAL de la Presse Internationale – Télévision – sera destiné à nos confrères Stéphane TAPONIER et Hervé GHESQUIERE, enlevés et retenus en otages en Afghanistan depuis bientôt un an alors qu’ils effectuaient un reportage pour le magazine « Pièces à Conviction » de FR3. Freddy Mulongo, Rugerro de Pas et Christine Ranunkel. Photo Henri Martin, Réveil-FM

Nicolas Abenas, Imagazine, élu trésorier de l'APE et Freddy Mulongo. Photo Henri Martin, Réveil-FM

3. La fête à la russe !

Les musiciens russes ! Photo Henri Martin, Réveil-FM

Lire la suite

mardi 14 décembre 2010

La voiture de Roger Bongos vandalisée à Bruxelles !

Qui en veut à Roger Bongos ? Ce lundi 13 décembre 2010, Roger Bongos, responsable d'Afrique Rédaction TV et l'un des journalistes Congolais d'investigation est rentré en pagaille de Bruxelles à Paris. Étant à Bruxelles pour couvrir plusieurs manifestations qui touchent la diaspora congolaise, alors qu'il s'apprêtait à se rendre au procès d'Armand Tungulu, Roger Bongos a remarqué que sa voituré était vandalisée. La vitre de la portière arrière droite a volé en éclats, l'aile avant gauche défoncée... Ne sachant pas à quel Saint se vouer, Roger Bongos a vite déposé plainte auprès de la police Belge avant de reprendre sa voiture rouler sur l'autoroute pour rejoindre Paris. Arrivée au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) vers 17h30, comme si rien n'était Roger Bongos a travaillé devant son ordinateur avant de nous annoncer cette mauvaise nouvelle avec un calme plat.

Paris, lundi 13 décembre 2010, Roger Bongos au Cape. Photo Réveil-FM

L'intérieur de la BW de Roger Bongos vandalisée à Bruxelles. Photo Réveil-FM

L'aile gauche de la BW cabossée. Photo Réveil-FM

C'est toujours facile de critiquer les journalistes Congolais de la diaspora qui essayent d'informer de manière alternative la grande communauté congolaise, mais il est important de se rappeler que les journalistes prennent de risques pour informer. Ceux qui ont bousillés la vitre de la portière arrière droite espéraient trouver la caméra d'Afrique Rédaction TV afin de le priver de son outil de travail. Le Congo est considéré comme un éléphant par des experts "Braconniers" autoproclamés qui se croient tout permis ! Chaque journaliste Congolais doit penser à sa sécurité avant d'espérer une sécurité d'ailleurs !

Lire la suite

lundi 13 décembre 2010

Accusé d'harcèlement électronique contre Louis Michel, Mariyus Noko Ngele est arrêté et mis en prison !

Plus personne n'est à l'abri. Face à la "Mafiattitude" vigoureuse, orchestrée et organisée pour piller la République démocratique du Congo, tout Congolais qui ose dénoncer, prendre la défense de la Mère-patrie peut être interpellé, arrêté et emprisonné. En effet, après avoir accordé une interview à Réveil-FMTV, le mercredi 8 décembre 2010, alors qu'il était intervenu quelques jours auparavant à l'émission les yeux dans les yeux d'Afrique Rédaction TV, disant sa vérité sur les rétro-commissions de soit-disant 500 millions d'euros de l'Union européenne pour les élections Louis Michel 2006 en République démocratique du Congo, notre compatriote Marius Noko Ngele a été arrêté le vendredi 10 décembre 2010 vers 13h pour "Harcèlement électronique". On comprend désormais, pourquoi les journalistes et activistes des droits de l'homme Congolais qui sont convoqués au Palais de justice à Kinshasa le vendredi après-midi, ne s'y rendent jamais. C'est un résidu de la colonisation Belge. Le vendredi le Procureur de la République est toujours absent, on est coffré jusqu'à lundi. C'est ce qui arrive à Marius Noko Ngele en Belgique, un pays qui n'est qu'un Etat de droit pour certains Belges. Face aux Brutes et truands des Congolais et du Congo, on est à la recherche des bons pour sauver la souveraineté de la République démocratique du Congo.

Novembre 2010, Mariyus Noko Ngele à Bruxelles.


MISE AU POINT SUR LOUIS MICHEL ET SON ARRESTATION
envoyé par afriqueredaction. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


REQUIEM POUR L'ARRESTATION DE LOUIS MICHEL ET SA BANDE
envoyé par afriqueredaction. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Après avoir inculpé le 15 décembre 2009 Marius Noko Ngele de calomnie, de diffamation et de harcèlement électronique, le juge Jean Coumans inculpait le 10décembre 2010 Marius Noko Ngele de menaces avec ordre ou sous conditions, de harcèlement et de non-respect des conditions conformément aux articles 330, 44 bis et 443 ter du Code Pénal.

Souvenez que le 15 décembre 2009, Le juge d’instruction se rend très tôt au domicile de Marius Noko Ngele et l’arrête au motif qu’il y aurait une plainte pénale avec constitution de partie civile déposée par Louis Michel, Pierre Legros et Antoine Leroy.

Monsieur Marius Noko Ngele demandera au juge d’instruction de lui montrer la plainte lors de l’arrestation et ce dernier ne lui en donnera pas lecture. Il découvrira plus tard que la plainte déposée par Louis Michel et Cie était dirigée contre Monsieur Germain Abraham Mayi Kaninda et contre X.

Sans réquisition du Ministère Public, le juge Jean Coumans se rend au domicile de Mariyus Noko Ngele avant même qu’il n’ait arrêté Monsieur Mbayi Kaninda qui faisait objet de la plainte comme s’il était en flagrant-délit ou en flagrant-crime.

Il l’inculpe de calomnie, de diffamation et de harcèlement électronique conformément aux articles 442 bs, 443, 444, 446, 447,448 et 480 du code pénal.

Le jour même il va rendre une ordonnance de mise en liberté sous conditions de ne pas diffuser soit directement ou soit indirectement sur internet des propos à caractère calomnieux, diffamatoires , injurieux pou de nature à porter atteinte à l’honneur à l’égard de Louis Michel, Pierre Legros et Antoine Leroy.

Cette ordonnance produisait ses effets à partir du 15 décembre 2009 jusqu’au 15 mars 2010.

Cette ordonnance sera prolongée jusqu’au 15 juin 2010 par ordonnance du juge d’instruction du 11 mars 2010 qui sera notifiée à Mariyus Noko Ngele le 28 mars 2010.

Ce qui est intéressant de connaître, ce que Louis Michel va déposer le 24 juin 2009 contre Mariyus Noko Ngele une action en référé devant le président du Tribunal de Première Instance de Bruxelles du chef de calomnie et diffamation.

Dans son jugement du 20 octobre 2010, le président du Tribunal a déclaré la demande de Louis Michel non fondée pour défaut d’urgence et pour n’avoir pas introduit jusqu’au 24 juin 2009 aucune action au fond.

Le 14 septembre 2010, Mariyus Noko Ngele est convoqué au parquet de Bruxelles pour se voir notifier une ordonnance du juge d’instruction prolongeant les conditions de sa mise n liberté du 15 juin au 15 septembre 2010.

Le représentant du parquet au niveau de l’application des peines fera comprendre à Mariyus Noko Ngele que le rapport de la police fédérale indiquerait qu’il a été introuvable à son domicile au motif que son nom ne figurait pas sur sa boite à lettres.

Pourtant en date du 15 décembre 2009, sa boite aux lettres reprenait le nom de l’ancienne locataire de l’appartement Madame MUDJIR et le juge d’instruction n’a pas eu de problèmes pour l’arrêter.

Signalons que dans cet immeuble à appartements avec un concierge, ce n’est pas Noko Ngele qui devait mettre son nom mais bien le concierge.

Mr Mariyus NOKO demandera copie de ce rapport de police, il ne lui en sera pas délivré. Ce même jour du 14 septembre 2010, le substitut du procureur va téléphoner le juge d’instruction pour demander s’il n’y avait pas d’ordonnance de mise en liberté pour le trimestre suivant. Le substitut indiquera à Mr. Mariyus NOKO qu’il n’avait pas encore cette ordonnance et qu’il lui sera envoyé ultérieurement pour notification à son domicile.

En date du 02 décembre 2010, Mr. Mariyus Noko est appelé au téléphone par un employé du parquet qui lui demande de se présenter le 10 décembre 2010 chez le juge de l’application des peines. Il se présente comme prévu à l’heure indiquée avec son conseil.

Stupéfaction, le substitut du procureur lui indique qu’il avait envoyé une ordonnance de prolongation des conditions de mise en liberté le 06 octobre 2010 et que le rapport de police du 07 novembre 2010 indique qu’il ne l’a pas trouvé à son domicile Quai de Batelage, 5/182 et qu’une procédure de radiation serait même en cours.

Mr. Mariyus Noko Ngele manifeste son étonnement face à cette farce de motivation, car lorsque le service du parquet le téléphone, il retrouve et lorsque le juge d’instruction vient l’arrêter, il le retrouve, mais quand la police fédérale le recherche, il ne retrouve pas !

Signalons que même le Directeur de la prison de Turnhout avait une fois mandaté la police de Bruxelles se trouvant au stade du Heysel pour l’arrêter et le conduire à la Prison de Turnhout et que les policiers du stade de Heysel l’avaient arrêté chez lui à son domicile.

Mariyus Noko Ngele a demandé au substitut une copie de ce rapport pour en prendre connaissance et le substitut du procureur a refusé de le lui en donner copie. Il a indiqué au substitut qu’il s’inscrivait en faux contre ces rapports de police et qu’il ne manquerait pas au moment opportun de déposer plainte contre les auteurs de ces rapports.

Au cours de l’entrevue avec le substitut du procureur, il fut demandé à Mariyus Noko Ngele de signer deux ordonnances signées par le juge Coumans portant prolongation de l’ordonnance du 15 décembre 2009.

La première ordonnance est rédigée au 14 septembre 2010 avec des effets allant du 15 septembre 2010 au 14 décembre 2010. La seconde est une ordonnance du 30 novembre 2010 avec des effets du 14 décembre 2010 au 13 mars 2011.

Après signature, le substitut du procureur a indiqué à Mariyus Noko Ngele qu’il le privait de sa liberté au motif qu’il y avait une plainte déposée contre lui par Louis Michel le 26 novembre 2010 du chef de menaces et qu’il l’arrête, car il n’aurait pas respecté les conditions de mise en liberté qui lui demandait de ne pas diffuser sur internet des écrits calomnieux ou diffamatoires.

A cela, il fut répondu par Mariyus Noko Ngele que le terme de capture est un terme français utilisé par le tribunal de Nuremberg et aujourd’hui repris par la Cour Pénale Internationale.

Lorsque la CPI ou le Tribunal recherchent des personnes présumées coupables de génocide, de crimes de guerre ou contre crimes contre l’humanité, ils utilisent le mot Capture et non arrestation. Il a expliqué avoir utilisé ce terme pour mettre en garde Louis Michel, car il avait déposé contre lui une plainte auprès du Parquet de Nuremberg pour crime de génocide ou crime contre l’humanité en République démocratique du Congo.

Pour avoir écrit sur internet, il n’a pas nié avoir mis sur internet un tel écrit. Il a indiqué qu’outre que ce qu’il a produit ne constitue en aucune façon une menace d’attentat contre Louis Michel, mais plutôt une information utile qu’il donnait à Louis Michel pour le mettre en garde de ce qui pouvait lui arriver au cas où il se rendait au Congo(RDC) alors qu’il avait déposé une plainte auprès du parquet de Nuremberg.

Quant au non-respect des conditions de mise en liberté, il n’allait pas enfreindre une ordonnance dont il n’a jamais eu connaissance.

Peut-on lui reprocher de ce qu’il a écrit sur internet entre le 15 septembre 2010 et le 10 décembre 2010 alors que l’ordonnance de mis sus conditions du 14 septembre 2010 ne vient lui être notifiée que le 10/12/2010.

Malgré ces explications le substitut du procureur l’a privé de liberté à 12h15. Il a promis à Mr. Mariyus Noko Ngele de demander au juge d’instruction de le mettre en prison.

Alors que lorsque Mariyus Noko Ngele se présentait à 11h00’ devant le substitut du procureur du roi de Bruxelles avec son conseil, le juge d’instruction qui connaissait bien le nom de son conseil de Mr. Noko Ngele va lui imposer à être assisté par un autre avocat à son audition alors que même le substitut du procureur avait pris soin de prendre une carte de visite de son conseil pour au cas où le parquet aurait besoin de lui.

Alors que le juge d’instruction avait reçu toutes les explications suffisantes, il vient maintenant d’inculper Marius Noko Ngele de menace d’attentat avec ordre ou sous conditions contre la personne de Louis Michel, de harcèlement et de non-respect des conditions.

Il propose même à faire vérifier l’état mental de Mr. Mariyus Noko Ngele pour voir sa dangerosité éventuelle pour la sécurité publique et sa capacité à comprendre les procédures en cours et le mesures alternatives à l’emprisonnement qui lui sont offertes.

Dès lors pouvons-nous savoir si nous nous trouvons devant une justice à double vitesse ? Mariyus Noko Ngele a toujours demandé au juge de vérifier la qualité de Louis Michel pour attaquer Mariyus Noko Ngele devant la justice belge, il n’a pas obtenu de réponse.

En effet, selon le prescrit de l’article 19 du statut des fonctionnaires de la Commission européenne, aucun ex-commissaire européen ne peut abstraire quelqu’un en Belgique pour des faits relevés dans le cadre de sa fonction au sein de la CE, que si l’autorité investie du pouvoir de nomination (la CE ) lui a donné une autorisation pour pouvoir introduire cette action devant le juge Belge.

Or les faits relevés par Mariyus Noko Ngele sont toujours des faits que Louis Michel prétend avoir commis dans la cadre de ses fondrions européennes. Ou bien alors Louis Michel amène cette autorisation de la CE avant de faire abstraire Noko Ngele devant le juge belge, ou bien alors il ne l’amène et vient à titre personnel, là les faits que relèvent Mariyus Noko Ngele ne peuvent pas être qualifié de calomnieux ou diffamatoires, ni en constituer des menaces avec attentat, car Maryus Noko Ngele a toujours indiqué au juge Coumans que Louis Michel avait accompli des missions en dehors de celles qu’il devait exercer au sein de la CE.

Je vous laisse vous-même apprécier le contenu des articles sur lesquels se fondent actuellement le juge Jean Coumans pour inculper Mariyus Noko Ngele.

Art.330. La menace, faite soit verbalement, soit par écrit anonyme ou signé, avec ordre ou sous condition, d'un attentat contre les personnes ou les propriétés, punissable d'un emprisonnement de trois mois au moins, sera punie d'un emprisonnement de huit jours à trois mois et d'une amende de vingt-six [euros] à cent [euros].

Art. 442 bis. Quiconque aura harcelé une personne alors qu'il savait ou aurait dû savoir qu'il affecterait gravement par ce comportement la tranquillité de la personne visée, sera puni d'une peine d'emprisonnement de quinze jours à deux ans et d'une amende de cinquante francs à trois cents francs, ou de l'une de ces peines seulement.

Le délit prévu par le présent article ne pourra être poursuivi que sur la plainte de la personne qui se prétend harcelée.

Dans les cas prévus par l'article 442bis, le minimum des peines correctionnelles portées par cet article peut être doublé, lorsqu'un des mobiles du délit est la haine, le mépris ou l'hostilité à l'égard d'une personne en raison de sa prétendue race, de sa couleur, de son ascendance, de son origine nationale ou ethnique, de son sexe, de son orientation sexuelle, de son état civil, de sa naissance, de son âge, de sa fortune, de sa conviction religieuse ou philosophique, de son état de santé actuel ou futur, d'un handicap ou d'une caractéristique physique.

Qui finalement est harceleur ? Louis Michel, la justice belge ou Mariyus Noko Ngele ? La justice belge pourra –t-elle trancher un jour en équité cette affaire ?

Lire la suite

jeudi 9 décembre 2010

Louis Michel est un "Wanted" pour Marius Noko Ngele !

Marius Noko Ngele est un Belgo-Congolais qui vit à Bruxelles, la capitale de l'Europe. Les molosses sont impressionnants ce ne sont pas ceux qui mordent, c'est plutôt les roquets qui ne préviennent pas. Marius Noko Ngele est un vrai roquet qui "mord les mollets". "Je préfère une vérité nuisible à une erreur utile : la vérité guérit le mal qu’elle a pu causer», disait Goethe dans un des ses maximes. Les faits sont têtus. Alors que Louis Michel, l'ex-Commissaire européen s'en enorgueillit partout que l'Union européenne a financée les élections 2006 dites "Libres, Démocratiques et Transparentes en République démocratique du Congo, pour un montant de 500 millions d'euros. Élections 2006 surnommées par les Congolais Louis Michel, que ce dernier avait "boutiqué" pour son candidat: Joseph Kabila. Marius Noko Ngele après enquêtes et investigations a découvert que l'ex-Commissaire européen n'est qu'un faussaire. Louis Michel et son réseau mafieux ont bénéficié des rétro-commissions de plusieurs millions d'euros sur l'argent alloué à la République démocratique du Congo pour les élections. Depuis l'ex-Commissaire européen, Louis Michel qui n'est plus qu'un simple Député européen a été traduit en justice et il risque l'emprisonnement ! Louis Michel est devenu un "Wanted" pour Marius Noko Ngele !

Marius Noko Ngele.

Comme à ses habitudes au Congo-démocratique, c'est toujours un Louis Michel cire-pompes à sa bande mafieuse qu'il fait des déclarations mielleuses frisant la fourberie. Le Belge use et abuse des paraboles. Sans convaincre. Preuve, si besoin en était qu’il n’a pas d’éléments matériels pour démontrer les fondements de ses éloges. Les Congolais doivent savoir que Louis Michel n'est qu'un simple Député européen, déclarer comme il a fait le 3 décembre 2010, en séjour en RDC dans le cadre de la 20ième session de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, que la Communauté internationale va apporter le financement à l’organisation des élections de 2011, est une vraie hallucination. Louis Michel a indiqué que la RDC est un grand pays qui peut faire la différence non seulement dans la sous-région, mais également en Afrique toute entière, étant donné qu’elle détient beaucoup de potentialités. Il a toutefois reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire, en ce qui concerne notamment la sécurisation de l’Est du pays confronté aux problèmes des violences faites aux femmes. Dans son monologue, il est persuadé que la RD Congo dispose des atouts indiscutables pour que la machine se remette à «fonctionner». L’eurodéputé d’ajouter : «Chaque fois que je viens ici je trouve des éléments nouveaux». Lesquels ? On peut imaginer qu’il fait allusion aux travaux de réfection de quelques altères de la capitale – à ne point finir - autant qu’au «boom immobilier» perceptible à travers la ville. Louis Michel s’est dit «impressionné» par la volonté de Joseph à «accélérer le processus». Qu’en est-il de la qualité de vie de la population congolaise? Pas un mot.

Ce mercredi 8 décembre 2010 en plein quartier Matongé à Bruxelles, Marius Noko Ngele a répondu à nos questions:


MISE AU POINT SUR LOUIS MICHEL ET SON ARRESTATION
envoyé par afriqueredaction. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Lire la suite

Chuck Fager: La roue de la paix opposée à la roue de la guerre !

Dimanche 5 décembre 2010, au Centre Quaker International de la rue Vaugirard, à Paris, a eu lieu une conférence avec comme orateur Chuck Fager, le directeur de "Quaker House", " Maison quaker " près d’une immense base militaire américaine, Fort Bragg, en Caroline du Nord. Chuck Fager vient en aide aux déserteurs américains et lutte contre la torture. Il a été invité en France par l'ACAT-France. Chuck Fager pourrait en parler des heures, tant il y a à en dire. A 66 ans, cet activiste américain se bat pour les droits civiques, et surtout pour la paix.

Chuck Fager.

Chuck Fager parle beaucoup, donne de nombreux détails et cite constamment la Bible, sans même forcément s’en rendre compte. Elle fait partie de sa façon de penser, de son vocabulaire. Il se l’est appropriée tout au long de son parcours atypique, qui l’a vu grandir dans une famille blanche américaine, catholique et militaire, pour devenir un quaker non-violent engagé, ayant servi dans les rangs des partisans de Martin Luther King.

Aujourd’hui, il parle des soldats américains qui désertent l’Irak, de la torture pratiquée par l’armée américaine, de ses souvenirs de Luther King, des forces et des faiblesses des mouvements non-violents.

Il revient de loin. Né en 1942, dans l’Etat du Kansas, dans une famille de onze enfants, le jeune Chuck se destine à une carrière militaire, à laquelle il renonce vite car, à l’armée, « il s’ennuyait ».

Il fait alors des études de lettres et, à vingt-deux ans, décide de rejoindre le mouvement des droits civiques de Martin Luther King.

C’est le choc, pour ce jeune Blanc qui découvre le Sud profond et ce que sont vraiment les descendants des esclaves. Embauché comme rédacteur par la Southern Christian Leadership Conference, le mouvement dirigé par le pasteur noir, il sombre dans le mutisme : « Comme Paul sur la route de Damas, j’ai été frappé à terre. Je ne pouvais pas écrire un seul mot. Je me sentais si indigne, arrogant et présomptueux. Ce fut une grande leçon d’humilité. »

Il rejoint alors les marches des Noirs, sur le terrain, et devient l’un des gardes du corps de Martin Luther King. Bien sûr, il n’était pas armé, non-violence oblige. « Nous nous demandions souvent ce qui se passerait si nous étions tués à sa place, se souvient-il. On se disait, en plaisantant, que Martin Luther King ferait un très beau prêche à notre enterrement ! » Il passe une nuit en prison, dans la même cellule que le pasteur charismatique.

« A Selma, j’ai appris la non-violence et j’ai vu son efficacité : l’année d’après était promulguée la loi sur les droits civiques. » Le jeune Chuck commence également à réfléchir « à la guerre au Vietnam et à la guerre en général », Martin Luther King ayant pris position contre. En 1973, le service militaire est aboli et, deux ans plus tard, la guerre au Vietnam prend fin. « Nous pensions qu’en nous débarrassant du service militaire, nous en aurions fini avec les guerres absurdes ! Eh bien, non… »

Objecteur de conscience

A la fin de ses marches à Selma, Chuck décide de devenir objecteur de conscience, un statut qui lui est accordé à sa grande surprise, malgré le passé militaire de sa famille. C’est à ce moment-là qu’il rencontre des quakers et découvre ce mouvement non-violent, qui deviendra bientôt sa nouvelle famille spirituelle. Il travaille alors comme « chauffeur de camionnettes » sur le campus de l’université quaker de New York. Puis il multiplie les petits boulots, écrit de nombreux livres et devient le rédacteur en chef d’un journal d’investigation quaker. Comme il y révèle des scandales internes, il ne se fait pas que des amis…

Mais c’est tout récemment, à presque soixante ans, que sa vie et son engagement non-violent prennent un tournant décisif. Dès le 11 septembre 2001, une conviction le taraude : « Je savais que nous ferions bientôt la guerre, et je savais que je serai contre. » Au même moment, la « Maison quaker » de Fort Bragg, en Caroline du Nord, cherche un directeur. Fort Bragg est l’une des bases militaires américaines les plus actives, avec 40 000 soldats de l’armée de l’air et des forces spéciales.

Les quakers y ont installé une « Maison » pendant la guerre au Vietnam pour venir en aide aux déserteurs. Quarante ans plus tard, la mission n’a pas changé. Pourtant, tout en Caroline du Nord semble répugnant à Chuck Fager : « La chaleur, l’humidité, les tornades et le sénateur républicain Jesse Helms. Là bas, vous travaillez soit pour l’armée, soit pour quelqu’un qui travaille pour l’armée, soit pour quelqu’un qui vend quelque chose à l’armée. » Mais une amie insiste : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers (Luc 10,2). » Ce fut pour Chuck comme « la voix de Dieu qui me disait : “Ceci est ta mission” ».

Une hotline pour soldats

La « Maison » gère une « hotline » pour soldats : les déserteurs, ceux qui se rendent compte qu’on leur a menti pour les enrôler, les familles. Chuck Fager suit également le déplacement d’avions secrets, soupçonnés de participer à des actes de torture en Europe et au Moyen-Orient (notamment en Afghanistan). Il s’inquiète de la tournure que prend la guerre en Irak. « Pour y faire ce que les Etats-Unis souhaitent, il faudrait quatre à cinq fois plus de soldats.

Or, nous n’avons plus de service militaire. C’est pourquoi je pense qu’il va être réinstauré. » Pour l’instant, la stratégie est de renvoyer les hommes en Irak juste après en être revenus. « Au Vietnam, les gars y allaient pendant un an, une seule fois », se souvient Chuck Fager.

Les conséquences sont désastreuses. « Il existe un “syndrome du stress post-traumatique” dont les symptômes sont très reconnaissables : paranoïa, violence domestique, addictions diverses, dépression, suicide. » Sans mentionner les morts et blessés en Irak même : « 4 100 morts, seize fois plus de blessés graves, plus les millions de morts irakiens ! Contre 2 500 morts le 11 septembre. » Résultat, la hotline des quakers à Fort Bragg reçoit 10 000 appels par an. « Nous conseillons aux déserteurs de retourner à l’armée : ils en seront renvoyés avec une petite pénalité, quelque temps en prison, mais pas très longtemps. » Quant aux personnes démarchées par l’armée pour s’enrôler : « Qu’elles soient attentives à leur conscience avant de faire la guerre : elles y feront des choses qui vont les hanter par la suite. »

Contre toute attente, Chuck Fager déclare : « Ne vous confiez pas aux grands (psaume 146,3). La roue de la violence tourne d’elle-même : notre complexe militaro-industriel a besoin de la guerre pour vivre et s’élargir. Ce n’est pas un problème politique. Nous avons affaire à des “dominations et autorités” (Ephésiens 6,10), à ces démons dont parle Jacques Ellul. Il s’agit de forces démoniaques avec un grand “D”. » La roue de la violence est un tourniquet qui a plusieurs bras: Washington DC, les industries d'armements, les multinationales, les religions, les Universités où l'on formatent les esprits des étudiants pour la guerre,...

Et pourtant Chuck Fager garde espoir : « La roue de la paix existe aussi. Nous avons nos propres forces : la persévérance et la persistance. Nous sommes comme la veuve de Luc 15, qui a utilisé les armes des faibles. » Et qui a obtenu gain de cause.

Chuck Fager a mis en exergue l'ouvrage: "L'Art de la guerre" (en chinois : 孙子兵法, pinyin : sūn zǐ bīng fǎ, littéralement : « Stratégie militaire de maître Sun ») est le premier traité de stratégie militaire écrit au monde (VIe siècle av. J.-C. – Ve siècle av. J.-C.). Son auteur, Sun Zi (孙子, sūn zǐ), y développe des thèses originales qui s'inspirent de la philosophie chinoise ancienne.

C'est l'essence de la guerre psychologique illustrée notamment par la guerre d'Indochine, la guerre du Viêt Nam et la guerre sino-vietnamienne.

Les chrétiens ne doivent pas demeurer naïfs, s'ils veulent la paix, ils doivent connaitre la guerre, ses enjeux et conséquences. Quelques citations:

"Jamais guerre prolongée ne profita a aucun pays"

"L'Art Supreme de la Guerre c'est de soumettre sans combattre"

« Toute guerre est fondée sur la tromperie. »

« Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l'ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ? »

« Ne laissez pas vos ennemis s'unir. »

« Soumettre l'ennemi par la force n'est pas le summum de l'art de la guerre, le summum de cet art est de soumettre l'ennemi sans verser une seule goutte de sang. »

« En tuer un pour en terrifier un millier »

Le système militaire américain contrôle tout aujourd'hui. C'est sans doute la priorité du gouvernement d'ailleurs. " L'effet 11 septembre 2001 Encore plus depuis le 11 septembre 2001. Toutes les branches de la société ont quasiment un rapport avec le système militaire. " Des campagnes de communication de l'armée entre l'été 2005 et 2007 étaient notamment financées par des banques ! Le patriotisme en est arrivé jusqu'à un point ridicule.

Et pendant ce temps, avec une concentration des médias et un débat public qui se rétrécit, la population est tirée continuellement vers le bas. " Et cette omniprésence militaire s'accompagne d'une diminution des droits civiques.

"Aujourd'hui, nous sommes dans un état de guerre ! Vous pouvez être arrêté et emprisonné sans aucune charge, juste sur des suspicions, au nom de la lutte contre le terrorisme.

Les camps de torture, avec le plus célèbre, Guantanamo, sont présents partout.

Aux Etats-Unis, vous pouvez en trouver plusieurs, en Caroline du Nord, cachés sous des entreprises-bidons.

Mais il y en a aussi en Syrie, en Afghanistan, en Europe de l'Est..." L'Europe, concernée par la torture Il cite l'exemple, parmi tant d'autres, d'un citoyen allemand qui, partant en vacances en Europe de l'Est, s'est retrouvé arrêté et kidnappé, a été envoyé en Afghanistan, torturé, durant cinq mois avant que les Américains ne se rendent compte qu'ils s'étaient trompés de personne.

"Il a été finalement renvoyé par avion, toujours dans des conditions de détention horribles, et on l'a descendu d'un bus en pleine nuit quelque part en Albanie !" L'affaire qui n'a jamais été ébruitée en France a, en tout cas, trouvé écho Outre-Rhin, puisqu'un juge a ouvert une enquête et lancé un mandat d'arrêt international contre treize agents américains. Évidemment les Etats-Unis ont refusé de collaborer...

Mais pourquoi n'y-a-t-il pas plus d'échos médiatiques si ces faits sont avérés alors ? " On essaie pourtant de médiatiser cela, insiste Chuck Fager.

Mais tant qu'il n'y aura pas un cas réel en France, vous n'en entendrez pas ou peu parler. Et puis dans votre pays, il y a depuis longtemps beaucoup de gens qui vont en prison. Et les médias n'en parlent pas forcément.

Il y a des millions de choses à dire. Et pourtant ce système existe..." A l'heure actuelle, un juge italien a également lancé des poursuites contre des Américains, dans un cas similaire.

" En tout cas, nous continuerons à en parler et à militer, en espérant qu'il y ait de plus en plus de juges à ouvrir des enquêtes. Regardez Pinochet, il a fallu dix ans avant qu'il soit arrêté, grâce aux mandats d'arrêt internationaux. Quoi qu'il en soit, notre objectif aujourd'hui est donc de trouver de l'aide en Europe, grâce à des citoyens qui pourront faire bouger les choses. "

Chuck Fager révèle aussi que c'est grâce aux cotisations des Quakers américains que le pasteur Martin Luther King Jr a pu se rendre en Inde en en 1959. « C'était merveilleux d'être dans le pays de Gandhi », a écrit le pasteur Martin Luther King en 1959, quelques mois après être rentré d'un séjour d'un mois en Inde. « J'ai quitté l'Inde plus convaincu que jamais que la résistance non violente était l'arme la plus puissante dont disposent les peuples opprimés dans leur lutte pour la liberté. »

Dans son autobiographie, le pasteur King a écrit qu'en 1956, lors du boycott des bus de la ville de Montgomery (Alabama) visant à mettre fin à la ségrégation dans les transports en commun de cette ville, Gandhi avait été « l'inspiration de nos techniques de changement social non violent ».

Il a ensuite désiré constater par lui-même les effets de la campagne de non-violence orchestrée par Gandhi pour mettre fin au régime colonial britannique et améliorer les conditions de vies des intouchables (les membres de la classe sociale la plus basse de l'Inde).

Sur invitation du Premier ministre indien Jawaharlal Nehru, le pasteur King, son épouse Coretta et le biographe Lawrence Reddick sont arrivés à Bombay le 9 février 1959.

Au cours des quatre semaines suivantes, ils se sont rendus à New Delhi et dans plusieurs autres villes.

Lire la suite

GREGOIRE LASSALLE : LE SUCCES D’ALLOCINE

Grégoire Lassalle est le très intuitif président d’AlloCiné. C’est au sein du groupe Pathé qu’il croise Jean-David Blanc, le fondateur d'AlloCiné qu’il rejoint en 1999. AlloCiné devient alors une propriété de Vivendi un an plus tard. Grégoire Lassalle s’investit alors dans cette structure et en devient l'un de ses principaux actionnaires quand la société reprend son indépendance en septembre 2003. En juin 2007, AlloCiné est cédé à Tiger Global, un fonds d'investissement américain qui acquiert une participation majoritaire au sein du capital de la société pour un montant non communiqué. Selon Le Figaro, la valorisation atteindrait 120 millions d'euros…

Monsieur Grégoire Lassalle, Président d'AlloCiné

Marie Cornet : AlloCiné est une success story ? Peut-on le dire ?

Grégoire Lassalle : Oui, on peut le dire. Et ce n’est pas une start up mais une success story depuis presque dix-huit ans…

Marie Cornet : AlloCiné a débuté quand en fait ?

Grégoire Lassalle : En 1993 et avec un numéro de téléphone. Le fameux et légendaire : 40302010, qui communiquait les horaires des salles de cinéma par téléphone et qui est devenu un service minitel, un pal pilote, un site internet et une télé sur Internet. AlloCiné a donc gardé sa mission d’origine mais adaptée à tous les nouveaux supports.

Marie Cornet : Dix-huit ans de réussite alors ?

Grégoire Lassalle : Presque dix-huit ans. Nous fêtons l’anniversaire l’année prochaine. Nous avons encore un peu de temps pour y réfléchir…!

Marie Cornet : Peut-on parler des différents stades de développement de la société ?

Grégoire Lassalle : On ne peut pas résumer les choses d’année en année, ce serait trop réducteur. Je préfère rester sur l’idée de base de mission celle de servir d’intermédiaire entre l’industrie du cinéma au sens large c'est-à-dire les salles de cinémas, les distributeurs, les producteurs et acteurs et le public qui aime le cinéma. Il n’y a donc pas de changement majeur de nos missions excepté le périmètre et les plateformes. De la France nous sommes par exemple passés à l’Europe et aussi d’autres pays dans le monde. Je peux dire qu’il l y a eu des phases capitalistiques dans l’évolution d’AlloCiné mais notre métier de service reste le même.

Marie Cornet : Les bornes interactives de réservation, vous pouvez nous en parler ?

Grégoire Lassalle : Elles ont eu une existence très courte de trois mois. Elles n’ existent pratiquement plus en France et pour une raison très simple la délocalisation des ventes de billets ne se pratique pas en France. L’achat des places de cinéma se fait simplement et de deux façons dans les salles ou sur Internet.

Marie Cornet : La plateforme Internet que l’on connaît aujourd’hui apparait quand ?

Grégoire Lassalle : En 1997, il y a treize ans.

Marie Cornet : Vous décollez à quel moment en terme de connexions ?

Grégoire Lassalle : La notoriété et l’audience sont nées dès le départ puisque nous étions l’un des premiers sites internet en France. L’audience a d’ailleurs été assez forte par rapport à l’audience globale d’Internet en France. Et La véritable rentabilité qui passe par la publicité pour un média comme AlloCiné est intervenue en 2003 et lors de la reprise auprès du groupe Vivendi.

Marie Cornet : Votre localisation est à Paris, cela a un sens pour vous ?

Grégoire Lassalle : Absolument, nous sommes installés sur les Champs Elysées, ce que l’on appelle le triangle d’or et beaucoup d’intervenants du cinéma sont localisés dans cet endroit assez stratégique pour ce secteur.

Marie Cornet : Combien de collaborateurs chez AlloCiné ?

Grégoire Lassalle : Nous comptons aujourd’hui une centaine de collaborateurs au siège parisien et environ 150 autres collaborateurs au sein de nos filiales à l’étranger.

Marie Cornet : Les filiales à l’étranger se situent où ?

Grégoire Lassalle : En Chine, en Russie, en Allemagne, au Canada, en Espagne, en Angleterre et en Turquie.

Marie Cornet : Vous y développez le même support ?

Grégoire Lassalle : C’est que l’on appelle de la croissance externe. C'est-à-dire une identification du AlloCiné dans le pays que l’on recherche comme cible. On entre après dans une phase de négociation du rachat d’une partie du capital de la structure qui nous intéresse dont on garde le nom et le management mais sur lequel l’on plaque notre plateforme technologique. Ce qui signifie que nous apportons la technologie du site, le format publicitaire et une partie du contenu traduit dans la langue adaptée.

Marie Cornet : Comment se situent les collaborateurs dans la structure AlloCiné ?

Grégoire Lassalle : Nous respectons la règle des 3 tiers. Donc un tiers des personnes travaille au développement technique, le 2ème tiers s’occupe du marketing et des ventes et enfin le 3ème tiers gère le contenu éditorial.

Marie Cornet : Un développement quotidien ?

Grégoire Lassalle : Oui, nous venons d’ailleurs de changer la version du site. Nous sommes beaucoup aussi sur le lancement de nouvelles rubriques et les réseaux sociaux. Il n’y a jamais d’interruption, nous sommes impérativement en constante évolution.

Marie Cornet : Peut-on dire que vous êtes un réseau social aussi ?

Grégoire Lassalle : Non, nous sommes un média social et qui diffuse des informations via différents réseaux sociaux.

Marie Cornet : Comment fournissez-vous le contenu d’AlloCiné ?

Grégoire Lassalle : Par deux biais. Le premier par les producteurs ou distributeurs : interviews, making of ou bandes annonces. Le deuxième provient de l’interne d’AlloCiné, nous produisons sept émissions TV et par exemple pour Arte, France 2. Le but de ces émissions étant de mettre en exergue le contenu d’AlloCiné.

Marie Cornet : Des chiffres en terme de connexions ?

Grégoire Lassalle : 8 millions de visiteurs et un million de visiteurs uniques par jour. C’est aussi 30 millions de vidéos par mois délivrées et au dernier sondage Nielsen-Médiamétrie-NetRatings nous sommes le 30ème site français toutes catégories confondues…

Marie Cornet : Quel est votre principal concurrent ?

Grégoire Lassalle : En France, il n’y en a pas. AlloCiné représente 70 % de l’audience cinéma en France sur Internet. A l’International nous trouvons heureusement des concurrents !

Marie Cornet : Justement si vous parlez de l’International, il y a un marché ou un pays qui vous intéresse à très court terme ?

Grégoire Lassalle : Oui, le Brésil. Prochain cap pour 2010.

Marie Cornet : AlloCiné est une marque qui trouve d’autres projets de déclinaison ?

Grégoire Lassalle : Oui, une télé. La marque est une bonne caution pour l’industrie du cinéma.

Marie Cornet : Vous-même vous avez d’autres projets que le cinéma en développement ?

Grégoire Lassalle : Non, l’expansion d’ AlloCiné à l’International me suffit largement et toujours sur la base de son origine première la promotion du cinéma et des séries TV.

Marie Cornet : Votre projet de Télé est prévu pour quand et où ?

Grégoire Lassalle : Au premier trimestre 2011 et en France.

Marie Cornet : Le contenu vous en avez une idée ?

Grégoire Lassalle : Nous restons sur le même contenu de la promotion du cinéma et des séries TV.

Lire la suite

lundi 6 décembre 2010

Myra Ndjoku: ses casseroles étourdissantes et tintamaresques jusqu'au Quai d'Orsay !

A Réveil-FM nous ne tirons pas sur des ambulances encore moins sur des personnes à terre. A nos risques et périls, nous étions parmi les premiers à dénoncer la nomination d'un barbouze à la tête de notre ambassade du 32, cour Albert Ier à Paris. L'ancien résidence de Moïse Tshombé méritait mieux que le barbouze Myra Ndjoku car nombreux sont des diplomates congolais de carrière. Protégé et pistonné par une coterie tribalo-ethnico-provinciale, en décembre 2008, Myra Ndjoku a été nommé ambassadeur plénipotentiaire de la République démocratique du Congo en France. Il est l'un des fossoyeurs de la République au même titre qu'Olivier Kamitatu, Modeste Mutinga, Malu Malu, Koyagalio et autres. Des Apparatchik du pouvoir joséphiste, des laquais ventripotents qui n'ont qu'un objectif la course à l'enrichissement rapide et personnel, des loubards politiques aux 6 estomacs sans vision pour le Congo...Que Myra Ndjoku-le tortionnaire de notre confrère Bampuwa wa Mulamba, assassiné à Kinshasa le 8 juillet 2006, dont la veuve et les enfants à Paris sont inconsolables-soit gravement malade, cela est un secret de polichinelle. Les Parisiens disent :"Myra Ndjoku azokufa liwa ya Mandradele Tanzi...".

Paris, 19 aout 2010, 32 cour Albert Ier, Gali MuKania, journaliste, l'une des victimes de Myra Ndjoku.

Que le bourreau des compatriotes au 32 cour Albert Ier-menaces à l'aide d'un revolver, fessées, bastonnades, tortures, séquestrations...-suive ses soins à l'hôpital Lariboisière, situé au n°2, rue Ambroise Paré dans le 10e arrondissement à Paris, cela explique en partie le foutoir devant notre ambassade, des queues interminables, des passeports-biométriques inexistants...Myra Ndjoku aurait promis à Joseph et Boshab qu'une fois nommé à Paris, il apporterait les têtes des anti-joséphistes résidents en France sur un plateau d'or. Myra Ndjoku a lamentablement échoué dans sa mission de décapiter la résistance au sein de la diaspora congolaise en France. Un échec cuisant qui lui a fait perdre la tête. Il aurait fait valoir à ses mentors ses 6 mois de formation passée à Saint-Cyr dans le cadre de la coopération militaire entre la France et le Zaïre de Mobutu. Sbire sous Mobutu, tortionnaire et barbouze sous Joseph, Myra Ndjoku a transformé l'ambassade de la RDC à Paris en une prison extra-judiciaire de l'ANR où il fait séquestré allègrement, fait bastonné impunément les compatriotes qui s'expriment librement et réclament un droit: avoir un passeport congolais. Myra Ndjoku s'est toujours comporté comme si les routes françaises n'avaient pas des feux tricolores dont le rouge. Il traine avec lui une dizaine de procès: les fonctionnaires locaux virés sans soldes dont certains ont plus de 30 ans de service à l'ambassade, les originaires de l'Equateur chassés sans soldes, plainte de l'Apareco contre Myra Ndjoku, plainte de l'attaché militaire Iyongo Ya Lisomba, plainte de Germain "Djoboké"...Or l'Association de la Presse Panafricaine (APPA) est entrain de saisir le Quai d'Orsay à Paris pour le cas deux journalistes congolais qui ont été agressés dans l'enceinte de l'Ambassade de la RDC et dont leurs matériels de travail ont été confisqués.

1.Germain Olembe Mompia, journaliste Reporter d'images (JIR) a été agressé le 9 septembre 2010. Le confrère habite Annecy et était venu à Paris pour son attestation de célibat et autres papiers administratifs pour ses enfants. Après plusieurs va et vient Annecy-Paris-Annecy sans solution, en sortant de l'Ambassade faisant parler sa conscience, Germain Olembe Mompia voyant cette queue interminable avait braqué sa caméra pour laisser s'exprimer les compatriotes. Après quelques minutes de tournage, Myra Ndjoku a instruit son assistant, un certain « Colonnel » Esperant Kande (Tél. : 00 33 6 98 01 65 32), ce dernier a donné l'ordre aux Tontons Macoutes qui ont happé Germain Olembe Mompia, l'ont fait introduire manu militari au sein de l'ambassade, l'ont tabassé. Par fourberie, on lui a intimé l'ordre de présenter des excuses filmées à Myra Ndjoku, l'ambassadeur. La supercherie n'a pas duré longtemps, il a été foutu à la porte de l'ambassade et sa caméra professionnelle confisquée est aujourd'hui utilisée par l'Ambassade. Où a-t-on déjà vu un bien confisqué être utilisé sans aucune autorisation du propriétaire ? N'est-ce pas un autre abus de pouvoir dont use et abuse Myra Ndjoku ?

2. Ce qui est arrivé à Gali Mukania le 19 Août 2010 à Paris, a dépassé l’entendement : il a d’abord été agressé devant l’ambassade de la RDC par l’un des agent de sécurité de l’ambassade, avant d’être attiré sournoisement à l’intérieur où il a été menacé purement et simplement à l’aide d’un revolver tenu par le « Colonnel » Esperant Kande, et ceci pendant que les deux vigiles de l’ambassade le rouaient de coups. Gali Mukania a ensuite été séquestré pendant 8 heures au sein de l’ambassade, privé de soin alors qu’il était blessé et qu’il saignait. Et lorsque ses bourreaux se sont enfin décidés à le laisser rentrer chez lui , ils l’ont obligé à changer de chemise en lui en donnant une autre parce que la sienne était trop ensanglantée. Gali Mukania s’est aussitôt rendu à l’hôpital où il a eu droit à des points de suture.

Devant faire légaliser des documents, Gali Mukania, s’est rendu, lundi 16 août dernier, à la chancellerie de la mission diplomatique congolaise à Paris sise 32, Cour Albert 1er. Arrivé sur le lieu, Mukania trouve d’autres concitoyens qui s’agglutinaient à l’extérieur de l’ambassade attendant désespérément d’être reçu. «J’ai été choqué de voir des gens exposés sous la pluie, raconte-t-il. Il y avait non seulement des enfants à bas âge mais aussi des femmes enceintes. Des jeunes présents disaient avec une pointe de colère que ça toujours été comme ça!» Et de poursuivre : «L’ambassade de la RD Congo est située entre les ambassades du Brésil et celle d’Arabie Saoudite où vous ne verrez personnes à l’extérieur des bâtiments.» «Gali» sollicite sans succès une audience auprès de l’ambassadeur Myra Ndjoku afin de lui faire part de ce qu’il considère comme une «humiliation» infligée aux citoyens congolais devant leur propre ambassade.

Dans quel pays démocratique au monde utilise t-on les matériels confisqués sans aval des propriétaires ? La caméra professionnelle confisquée de notre confrère Germain Olembe Mompia est utilisée par le service média de l'ambassade sans son autorisation. Privé de son outil de travail, le confrère ne sait plus à quel Saint se vouer ! Pourquoi l'ambassade n'avait-elle pas retirer uniquement la cassette des images ? Les choses se corsent pour Myra Ndjoku. Mme Michèle Alliot-Marie, alors Ministre de la justice et garde des sceaux avait déjà interpellé Myra Ndjoku, ambassadeur plénipotentiaire de la RDC à Paris, sur le fait qu'il brandissait son revolver à tout-va et qu'il jouait avec son jojo pour menacer et intimider les Congolais dans l'enceinte de l'ambassade. La garde des sceaux lui avait signifié que l'immunité diplomatique n'était pas une sésame et qu'elle pouvait être retirée en cas d'abus. Or c'est à Mme Michèle Alliot Marie (MAM) nouvellement nommée Ministre des Affaires étrangères que l'APPA compte adresser sa lettre de protestation contre le tabassage et la confiscation des matériels de journalistes.

Si la mauvaise qualité de l‘accueil dans les ambassades et consulats reste plus que jamais la pomme de discorde entre les représentants de l’Etat congolais et les citoyens de la diaspora. «Les diplomates joséphistes semblent ignorer que les fonctions d’une mission diplomatique consistent non seulement à protéger, dans l’Etat d’accueil, les intérêts de l’Etat d’envoi mais aussi ceux de ses ressortissants, commente un juriste congolais. Comment est-ce que l’ambassade de la République démocratique Congo à Paris pourrait porter les réclamations des Congolais à la connaissance des autorités françaises alors qu’elle-même brime ces mêmes Congolais?»

Il est étonnant que Myra Ndjoku, lorsqu'il parle des médias de la diaspora notamment en France, dit que les journalistes Congolais s'acharnent contre lui, certains lui en veulent. Ce qui est faux ! Pour Myra Ndjoku ce qui compte, c'est son pouvoir et les honneurs qui vont avec. Depuis qu'il est en poste à Paris, il n'a jamais initier un dialogue quelconque avec la diaspora congolaise. Bien au contraire il s'est comporté en Lucky Luke, brandissant son revolver aux compatriotes, faisant fessées de pères respectables de famille comme de va-nu-pieds, menaçant et intimidant les compatriotes.

Lire la suite

jeudi 2 décembre 2010

Des chrétiens de France ont débattu sereinement de l’immigration du 26 -28 novembre au Parc Floral de Vincennes à Paris

La 85e Semaine sociale de France, a réuni quatre mille chrétiens pour réfléchir à la question des migrants, un sujet qui suscite de nombreuses tensions, y compris à l’intérieur des Églises D’emblée Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, a prévenu les 4 000 participants qui se sont pressés du vendredi 26 au dimanche 28 novembre au Parc floral de Paris, pour cette 85e édition : « Ce sujet suscite un malaise, des prises de positions conflictuelles et divise même les chrétiens. » Thème complexe en effet que celui choisi cette année – « Migrants, un avenir à construire ensemble » –, car « il remet en cause nos représentations, nos préjugés, notre foi », toujours selon Jérôme Vignon qui constatait n’avoir « jamais reçu autant de courriers contradictoires » qu’avant cette Semaine sociale.

Florence Boreil (à droite), Responsable Programmes France (Asile et Lieux privatifs de liberté) de l'ACAT-France. Photo Réveil-FM

ACAT-France contre la Torture ! Photo Réveil-FM

Florence Boreil et les membres d'ACAT-France. Photo Réveil-FM

Certes, tous les chrétiens sont d’accord pour reconnaître, comme l’a rappelé Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France – lisant un message du cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État de la Curie romaine –, que « tout migrant est une personne humaine qui possède des droits fondamentaux inaliénables ».

Certes encore, tous les chrétiens sont invités à mettre en pratique, comme l’a dit le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (qui a justement fait de 2010 une « Année des migrations »), la fameuse affirmation du Christ : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). Certes enfin, tous sont invités à se souvenir, comme l’a exprimé Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil famille et société, que « le peuple d’Israël a été immigré en Égypte » (Dt 10, 19)...

La base ne les suit pas toujours sur les grands principes éthiques

Pourtant, les responsables savent que la base ne les suit pas toujours sur ces grands principes éthiques et leur reprochent parfois une certaine naïveté dans leurs prises de position sur le fait migratoire. Côté catholique, de nombreux pratiquants ont exprimé leur désaccord avec les évêques concernant les Roms cet été. Côté protestant, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Service protestant de mission Défap, sait qu’« une parole publique n’a de sens qu’insérée dans la pratique d’accompagnement au quotidien des migrants ».

Le stand de la semaine sociale

Une organisation de taille ...pour 4000 personnes ! Photo Réveil-FM

Partage, dialogue et échanges ont caractérisés la 85e semaine sociale de France à Paris-Vincennes. Photo Réveil-FM

D’où l’importance de ces trois journées pour réfléchir sereinement et sortir des schémas réducteurs, en présence d’experts, de parlementaires, d’hommes d’Église… mais aussi d’immigrés. Ainsi, le Haïtien Lamartine Valsin, comptable salarié, récemment régularisé, qui s’est décrit, à son arrivée à Paris en 2005, comme « un malvoyant dans un labyrinthe ». Ou encore la Chinoise Yang Fenqun, travailleuse sans papiers, qui a découvert la lutte syndicale pour défendre cette « liberté, égalité, fraternité » qui la faisait rêver. Ces témoignages ne voulaient rien prouver, mais seulement aider à incarner les réflexions, pour mieux comprendre les enjeux et les concepts. Dominique Schnapper, sociologue et ancien membre du Conseil constitutionnel, s’est d’ailleurs employée à distinguer, dans le concept d’intégration (désormais préféré à celui d’assimilation) le processus social d’intégration et la dynamique culturelle. C’est de cette « discordance » que naissent les problèmes sociaux, comme l’a évoqué également Anousheh Karvar, franco-iranienne, secrétaire nationale de la CFDT et membre de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), en appelant le gouvernement français à « autoriser les statistiques ethniques », incontournables si l’on veut mesurer l’intégration et mieux cibler les populations à aider.

Se faire entendre et de donner du courage à la politique

Il s’agissait aussi de ramener les enjeux de l’immigration à leur juste proportion. François Héran, directeur de l’Institut national d’études démographiques (Ined), a montré que, sur les millions de gens qui chaque jour dans le monde traversent des frontières, les migrants ne sont que « 1 sur 400».

Enfin, il fallait bien poser la question de l’islam. Une question que Dounia Bouzar, qui a créé son propre cabinet de recherche et de conseils sur l’application de la laïcité et la lutte contre les discriminations, se refuse à considérer comme « spécifique ». Elle rappelle que « les musulmans sont des hommes comme les autres : ils ne sont pas déterminés par l’islam, mais, au contraire, ce sont eux qui le déterminent, en interprétant les textes en lien avec leur culture, leur époque. »

Ces réflexions ont été reçues par des chrétiens venus de toute la France, fortement engagés dans ce domaine et qui, sur le terrain, font face à des situations complexes. Comme dans l’Hérault, où l’on voit un afflux de Gitans et d’immigrés originaires du Moyen-Orient, du Maghreb et d’Afrique noire, et où il est important, selon l’archevêque de Montpellier, Mgr Guy Thomazeau, d’« aider à surmonter les réactions de peur ».

Lire la suite

HAUTE DEFINITION POUR LE FESTIVAL DU FILM JAPONAIS AVEC MICHEL MOTRO

La 5e édition du festival du film japonais contemporain se déroule du 20 novembre au 11 décembre à la Maison de la culture du Japon, quai Branly à Paris ainsi que dans plusieurs autres salles de la région parisienne… Ce sont 20 films sont en compétition pour recevoir l'un des prisés "Soleil d'Or". Une particularité pour la remise des prix : ils sont attribués en fonction des votes du public qui assiste aux projections. Quelques précisions importantes par Michel Motro, qui en est le président et le fondateur …

« L’image a toujours fait l’objet d’échanges entre la France et le Japon. Déjà au 19e siècle, le japonisme témoignait de la fascination des impressionnistes français pour l’esthétique japonaise. Le but de Kinotayo est de perpétuer cette tradition de dialogue en la faisant entrer dans l’ère du cinéma numérique. L’objectif du festival est de porter à la connaissance du public français le point de vue des japonais sur des faits de société communs à nos deux pays. Il s’agit, pour la durée d’une projection, de voir le monde avec un regard japonais empreint d’une grande sensibilité et d’un sens de l’harmonie unique. Nous souhaitons sortir des clichés du genre liés à la représentation de la culture japonaise en France. Pour nous, le cinéma nippon n’est pas un objet de culte ou une curiosité exotique réservée à quelques amateurs éclairés. Le festival Kinotayo s’adresse à tous les amoureux du cinéma.

Le prix "Soleil d'Or"

Grâce aux formats digitaux, nous contribuons à une plus large diffusion de la création cinématographique japonaise contemporaine. Nous espérons ainsi perpétuer un dialogue culturel fructueux et permettre à tous d’être attentifs à l’actualité d’un cinéma japonais plus que jamais créatif et passionnant »

Michel Motro, Président du festival et Yoshi Oida, acteur, metteur en scène, directeur du comité artistique

Marie Cornet : vous êtes Président du festival du film japonais, qui se déroule ?

Michel Motro : Le festival se déroule tous les ans dans toute la France. L’originalité de ce festival est qu’il se déroule donc simultanément dans une vingtaine de villes. A Paris, les films sont projetés dans trois salles et quatre en région parisienne. Les salles peuvent changer d’année en année.

Marie Cornet : Combien de visiteurs ?

Michel Motro : L’année dernière nous avons fait trois mille visiteurs. Nous avons pour cette année à ce jour une progression de 30% et je pense que nous la tiendrons tout au long de l’année. .En d’autres termes, j’espère dépasser les quatre mille spectateurs cette année.

Marie Cornet : Depuis combien de temps vous exercez cette activité ?

Michel Motro : Le festival a été créé il y a six ans et nous en sommes à la sixième édition. J’en suis le président depuis l’origine.

Marie Cornet : Vous en êtes aussi le co-fondateur ?

Michel Motro : Je suis le fondateur.

Marie Cornet : D’où vous vient cette envie de parler du Japon et du cinéma ?

Michel Motro : Il se trouve que dans ma carrière j’ai fait plusieurs choses. Très jeune j’ai été réalisateur de films en France. Ensuite en France, j’ai été mécène et conseiller pour ce qui concerne le cinéma numérique et j’ai exercé la fonction de président au Japon, dont notamment une société japonaise.

Marie Cornet : Vous êtes vous-même localisé à Paris ?

Michel Motro : Écoutez pas vraiment, j’ai passé ma vie dans un avion. Je passe mon temps autour du monde…pour mes affaires et donc mon travail.

Marie Cornet : Pour votre métier de réalisateur alors ?

Michel Motro : Non, pour l' un de mes deux métiers celui d’éditeur de logiciels.

Marie Cornet : Pour financer le festival, vous faites appel à vos contacts, des aides, des subventions ? Michel Motro : Absolument. Nous avons des subventions du Japon à travers des fondations mais aussi des conseils généraux et municipalités. Pour les sponsors ils sont multiples : français, japonais et américains.

Marie Cornet : Des développements prévus pour l ’International ?

Michel Motro : Nous avons des accords avec un festival aux Etats-Unis plus précisément à New York qui s’appelle « Japan Cuts » qui a sensiblement la même programmation que nous. Pour l’accès à l’Europe, c’est en cours…et fondamental, la programmation du festival est pour 80 % exploitable en Europe.

Marie Cornet : Programmer un festival est une occupation très importante, combien de temps y consacrez-vous ?

Michel Motro : J’ai d’autres activités, mais le festival me prend 50 à 60 heures par semaine.

Marie Cornet : Vous avez une équipe ?

Michel Motro : Oui, nous avons une équipe de bénévoles et très actifs professionnels ou étudiants.

Marie Cornet : La programmation 2010 c’est combien d’heures de programmes ?

Michel Motro : Nous avons 20 films qui font entre globalement, 2 heures ou 2 heures 30. Donc environ 45 heures de programmes.

Marie Cornet : Combien de "Soleil d’Or "?

Michel Motro : Deux, sont attribués. L’un pour un réalisateur confirmé et l’autre pour un jeune réalisateur. Un jeune réalisateur pour nous, a réalisé moins de trois films.

Kiyoji Katakawa, vice-président de Kinotayo

Masateru Nakagawa, Président de la MCJP ( Maison de la culture du Japon à Paris)

Lire la suite

mercredi 1 décembre 2010

Confrérie, camaraderie et solidarité des journalistes africains de Paris à la Cour Pénale Internationale - CPI

C'est la Cour Pénale Internationale (CPI), elle même qui a choisi, accrédité et invité les journalistes africains de Paris pour La Haye. Sur les 17 médias proposés par James Ngumbu, le secrétaire Général de l'Association de Presse Panafricaine (APPA), seuls 7 journalistes ont pu assister du 20-23 novembre 2010 au début du procès de Jean-Pierre Bemba à la Cour Pénale Internationale à La Haye, au Pays-Bas.

1. Christian Ilunga Mwana Bute, (Digital Congo TV), République démocratique du Congo.

2. Adrien Poussou, (Journal L'Indépendant et Africa 24), République Centrafricaine.

3. Abena Nicolas (Canal 2, Imagazine), Cameroun.

4. Nzunga Mbadi (Fréquence Paris Plurielle FM)

5. Caroline Sapouma (Télé-Sud), Cameroun

6. Guy Kalenda (Africa N°1), Radio continentale

7. Freddy Mulongo, (Réveil-FM), République démocratique du Congo

8. Eric Traoret, (Abidjan Press), Cote d'Ivoire,

9. James Ngumbu, (Ebène Magazine), Secrétaire Général de l'APPA.

Les confrères Nicolas Abena et Nzunga Mbadi s'étant excusés en dernières minutes. C'est Dominique Marseille de la Télévision Congolaise de Brazzaville qui les a remplacé.

Pas facile de "Moutonner" des journalistes. Mais belle camaraderie entre confrères, beaucoup d'échanges et d'écoute

Adrien Poussou et Freddy Mulongo dans le Thalys pour Rotterdam. Photo Réveil-FM

Guy Kalenda et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

James Ngumbu dans sa chambre au Badhotel Scheveningen à La Haye. Photo Réveil-FM

Au Badhotel Scheveningen, Adrien Poussou, Christian Ilunga Muana Buté, Dominique Marseille et Caroline Sapouma. Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo au Badhotel Scheveningen. Photo Réveil-FM

Adrien Poussou, Freddy Mulongo et James Ngumbu à l'arrivée à la Cour Pénale Internationale-CPI. Photo Réveil-FM

Christian Ilunga Muana Buté à la CPI. Photo Réveil-FM

James Ngumbu, Caroline Sapouma et Christian Ilunga Mwana Buté dans le train La Haye-Rotterdam. Photo Réveil-FM

Lire la suite