HAUTE DEFINITION POUR LE FESTIVAL DU FILM JAPONAIS AVEC MICHEL MOTRO
Par Marie Cornet, jeudi 2 décembre 2010 à 09:28 :: liens :: #1161 :: rss

« L’image a toujours fait l’objet d’échanges entre la France et le Japon. Déjà au 19e siècle, le japonisme témoignait de la fascination des impressionnistes français pour l’esthétique japonaise. Le but de Kinotayo est de perpétuer cette tradition de dialogue en la faisant entrer dans l’ère du cinéma numérique. L’objectif du festival est de porter à la connaissance du public français le point de vue des japonais sur des faits de société communs à nos deux pays. Il s’agit, pour la durée d’une projection, de voir le monde avec un regard japonais empreint d’une grande sensibilité et d’un sens de l’harmonie unique. Nous souhaitons sortir des clichés du genre liés à la représentation de la culture japonaise en France. Pour nous, le cinéma nippon n’est pas un objet de culte ou une curiosité exotique réservée à quelques amateurs éclairés. Le festival Kinotayo s’adresse à tous les amoureux du cinéma.

Le prix "Soleil d'Or"
Grâce aux formats digitaux, nous contribuons à une plus large diffusion de la création cinématographique japonaise contemporaine. Nous espérons ainsi perpétuer un dialogue culturel fructueux et permettre à tous d’être attentifs à l’actualité d’un cinéma japonais plus que jamais créatif et passionnant »

Michel Motro, Président du festival et Yoshi Oida, acteur, metteur en scène, directeur du comité artistique
Marie Cornet : vous êtes Président du festival du film japonais, qui se déroule ?
Michel Motro : Le festival se déroule tous les ans dans toute la France. L’originalité de ce festival est qu’il se déroule donc simultanément dans une vingtaine de villes. A Paris, les films sont projetés dans trois salles et quatre en région parisienne. Les salles peuvent changer d’année en année.
Marie Cornet : Combien de visiteurs ?
Michel Motro : L’année dernière nous avons fait trois mille visiteurs. Nous avons pour cette année à ce jour une progression de 30% et je pense que nous la tiendrons tout au long de l’année. .En d’autres termes, j’espère dépasser les quatre mille spectateurs cette année.
Marie Cornet : Depuis combien de temps vous exercez cette activité ?
Michel Motro : Le festival a été créé il y a six ans et nous en sommes à la sixième édition. J’en suis le président depuis l’origine.
Marie Cornet : Vous en êtes aussi le co-fondateur ?
Michel Motro : Je suis le fondateur.
Marie Cornet : D’où vous vient cette envie de parler du Japon et du cinéma ?
Michel Motro : Il se trouve que dans ma carrière j’ai fait plusieurs choses. Très jeune j’ai été réalisateur de films en France. Ensuite en France, j’ai été mécène et conseiller pour ce qui concerne le cinéma numérique et j’ai exercé la fonction de président au Japon, dont notamment une société japonaise.
Marie Cornet : Vous êtes vous-même localisé à Paris ?
Michel Motro : Écoutez pas vraiment, j’ai passé ma vie dans un avion. Je passe mon temps autour du monde…pour mes affaires et donc mon travail.
Marie Cornet : Pour votre métier de réalisateur alors ?
Michel Motro : Non, pour l' un de mes deux métiers celui d’éditeur de logiciels.
Marie Cornet : Pour financer le festival, vous faites appel à vos contacts, des aides, des subventions ? Michel Motro : Absolument. Nous avons des subventions du Japon à travers des fondations mais aussi des conseils généraux et municipalités. Pour les sponsors ils sont multiples : français, japonais et américains.
Marie Cornet : Des développements prévus pour l ’International ?
Michel Motro : Nous avons des accords avec un festival aux Etats-Unis plus précisément à New York qui s’appelle « Japan Cuts » qui a sensiblement la même programmation que nous. Pour l’accès à l’Europe, c’est en cours…et fondamental, la programmation du festival est pour 80 % exploitable en Europe.
Marie Cornet : Programmer un festival est une occupation très importante, combien de temps y consacrez-vous ?
Michel Motro : J’ai d’autres activités, mais le festival me prend 50 à 60 heures par semaine.
Marie Cornet : Vous avez une équipe ?
Michel Motro : Oui, nous avons une équipe de bénévoles et très actifs professionnels ou étudiants.
Marie Cornet : La programmation 2010 c’est combien d’heures de programmes ?
Michel Motro : Nous avons 20 films qui font entre globalement, 2 heures ou 2 heures 30. Donc environ 45 heures de programmes.
Marie Cornet : Combien de "Soleil d’Or "?
Michel Motro : Deux, sont attribués. L’un pour un réalisateur confirmé et l’autre pour un jeune réalisateur. Un jeune réalisateur pour nous, a réalisé moins de trois films.

Kiyoji Katakawa, vice-président de Kinotayo

Masateru Nakagawa, Président de la MCJP ( Maison de la culture du Japon à Paris)
Michel Motro : Le 3 décembre et ici à la Maison de la Culture du Japon. Une soirée je pense attendue…


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