Je vois la vie en Vosges I
Par Freddy Mulongo, jeudi 16 décembre 2010 à 15:43 :: radio :: #1166 :: rss
Domrémy-la-Pucelle
La statue de Jeanne d'Arc est partout dans la région. Photo Réveil-FM
Depuis la Gare de Nancy, il neige abondamment. Nous prenons le car pour Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil-FM
Certains confrères ont toujours leur appareil photo prêtent à prendre des photos. Photo Réveil-FM
Belle cathédrale à Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil-FM
Aux confins de la Lorraine et de la Champagne, le petit village de Domrémy a vu naître au début du XVe siècle une des héroïnes les plus populaires de l’histoire de France, à laquelle son nom reste à jamais attaché, puisque le commune a obtenu, en l’honneur de Jeanne d’Arc, le droit de s’appeler Domrémy-la-Pucelle.
Visiter Domrémy, c’est un voyage sur les pas de Jeanne d’Arc, sur les lieux de son enfance, et une plongée passionnante dans l’imaginaire et la mémoire du Moyen-âge.
La Maison natale de Jeanne d’Arc, identifiée comme telle dès le XVIe siècle, fait l’objet d’une importante dévotion et de véritables pèlerinages depuis plus de cinq siècles. Lieu de l’enfance et de la vocation de Jeanne, elle apporte un éclairage unique sur le mystère de son existence et permet à ses admirateurs d’approcher la réalité de sa vie quotidienne.
Isabelle CHAVE, directrice des Archives Départementales des Vosges était notre guide. Photo Réveil-FM
Passionnée et passionnante les explications et les réponses qu'Isabelle CHAVE donne aux journalistes. Photo Réveil-FM
Des journalistes attentifs. Photo Réveil-FM
Composée de quatre pièces couvertes par une toiture à un pan, la maison correspond à l’architecture civile du XVe siècle, et au niveau de vie d’une famille de laboureurs aisés. Son emplacement, à proximité immédiate de l’église, a permis de confirmer son identification comme la maison du père de Jeanne, d’après la description qu’elle en avait fait au procès. Le nom des différentes pièces a été établi par la tradition, dans le but de restituer un témoignage sensible de la vie de Jeanne d’Arc et de s’approcher de son intimité quotidienne.Acquise par le Conseil général en 1818, la Maison natale de Jeanne d’Arc fait l’objet d’une grande campagne de réhabilitation et de restauration dans son état original en 1819-1820 : elle est dégagée de toutes constructions parasites et complètement isolée du tissu bâti, au centre d’un jardin arboré, orné par un monument commémoratif néoclassique.
La Maison de Jeanne d’Arc n’est pas un musée et n’accueille pas de collections ou de mobilier : elle se présente, volontairement, comme un vestige historique et un lieu de recueillement.
1412
Naissance de Jeanne à Domrémy.
La maison de naissance de Jeanne d'Arc. Photo Réveil-FM
Les journalistes très curieux posent des questions au guide. Photo Réveil-FM
Prisent des photos par les journalistes. Photo Réveil-FM
La maison de Jeanne d'Arc est très sobre! Photo Réveil-FM
Repères pour Jeanne d'Arc
1425
Premier appel des « voix » de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite.
1428
En mai, Jeanne se rend à Vaucouleurs pour rencontrer Robert de Baudricourt. Elle demande à être envoyée en France auprès du Dauphin Charles pour lui transmettre un message divin et l’aider à sauver la ville d’Orléans, assiégée par les anglais.
1429
En février, après plusieurs entrevues, Baudricourt autorise Jeanne à rejoindre le Dauphin à Chinon. A Chinon, le Dauphin lui confie une armée qui lève le siège d’Orléans le 8 mai. Jeanne libère ensuite les villes de la vallée de la Loire et de Champagne pour ouvrir la route vers Reims. Le 17 juillet, le Dauphin est sacré Roi de France à Reims.
1430
Le 23 mai, les troupes bourguignonnes capturent Jeanne à Compiègne. Pendant plusieurs mois, elle demeure enfermée au château de Beaurevoir. En décembre, elle est remise aux mains des anglais contre rançon et conduite à Rouen.
1431
Jeanne est jugée pour sorcellerie dans un procès d’inquisition instruit et conduit par l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon.
Condamnée comme hérétique et relapse, Jeanne meurt sur le bûcher le 30 mai 1431. Charles VII ordonne l’ouverture d’un procès de réhabilitation destiné à laver la mémoire de Jeanne et à effacer les soupçons de sorcellerie pesant sur l’origine de son pouvoir. La sentence de réhabilitation est prononcée le 7 juillet 1456.


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