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Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mercredi 25 mai 2016

Reportage. Photos. Vidéos: Recueillement de Manuel Valls à Yad Vashem, mémorial de la Shoah à Jérusalem !

Manuel Valls au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. Photo Réveil FM International

Lundi 22 mai, à Jérusalem, le Premier ministre Manuel Valls s'est recueilli au mémorial de la Shoah, Yad-Vashem à Jérusalem. Accueilli comme l'ami d'Israël, Manuel Valls a été décoré de la médaille George Wise, la plus haute distinction de l'université de Tel Aviv, pour son combat, engagement, propos et discours contre l'antisémitisme, le dimanche 21 mai.

Yad Vahem, le mémorial de la Shoah glace les os. On sort du musée avec des questionnements sans aucun doute avec la conviction que chaque homme, femme, enfant sur terre des hommes est un être humain.Juger et condamner l'autre à cause de sa culture, religion, couleur de la peau et race est une grave erreur. En France, tout un village, Le Chambon-sur-Lignon, est honoré par un jardin et une stèle. Ses habitants avaient fait de leur village un refuge pour les Juifs fuyant les Nazis. Des personnes qui ne sont pas de confession juive sont également honorées à Yad Vashem : les « Justes parmi les nations ». Ils ont sauvé des Juifs pendant la guerre, souvent au risque de leur vie.

Accompagné de Serge et Beate Klarsfeld, de Latifa Ibn Ziaten, la mère du premier soldat tué à Toulouse par Mohamed Merah en mars 2012, de Samuel Sandler, le père et grand-père de trois autres victimes de Mohammed Merah, de plusieurs députés, Manuel Valls s'est recueilli avec émotion au crypte de la mémoire.

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jeudi 19 mai 2016

Congo Airways: Le coucou d'occasion Q400 dénommé Anuarite Nengapeta en panne à Isiro pour son vol inaugural !

Un avion ce n'est pas de la peinture neuve que l'on peint sur un vieux carlingue ! La sécurité des personnes est un leitmotiv dans l'aviation civile. Le coucou d'occasion Q400 de Congo Airways dénommé Anuarite Nengapeta du nom de la bienheureuse sœur religieuse victime de la rébellion des Simba dans son village de Wamba, après une pompeuse manifestation orchestré par Matata Ponyo avec les apparatchiks, membres du Pprd-Parti-Etat et courtisans applaudisseurs payés pour ça, le mardi 17 mai Nengapeta a décollé de Kinshasa, poussif avec des fuites dans ses tuyauteries, Anuarite à atterri à Isiro.

Depuis, le coucou d'occasion est cloué au sol dans le Haut-Uélé à Isiro, les pièces de rechanges sont attendues venant d'Ethiopie. Matata Ponyo achète des avions poubelles pour Congo Airways qui polluent l'espace aérien congolais alors que les autres compagnies aériennes s'en débarrassent et luttent contre. La révolution de la modernité, que claironnent les joséphistes au pouvoir, c'est de rentrer dans l'histoire y compris par la petite porte.

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lundi 16 mai 2016

10 Questions au Pasteur Théodore Ngoy, avocat !

La richesse d'un média, ce sont ses archives. Un média ne devrait jamais effacer son disque dur, qui est la matrice de la quintescence de son activité. Face à la dérive dictatoriale et totalitaire du régime d'Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila en République démocratique du Congo, l'équipe de rédaction de Réveil FM International a décidé de republier les 10 questions au Pasteur Théodore Ngoy. L'interview a été réalisée en août 2008, à l'époque le pasteur Théodore Ngoy était en exil à Oxford en Grande-Bretagne. Le régime de Kinshasa avait fait saccager son église de la Gombe par John Numbi, le tortionnaire de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. A l'époque le pasteur Théodore Ngoy avait dit plusieurs vérités sur l'Incapacitaire de Kingakati. Le pasteur Théodore Ngoy vit actuellement au Congo.

Avocat, acteur politique et homme de sciences, le pasteur Théodore NGOY est un "anti-langue de bois", réputé pour la pertinence de ses opinions politiques et scientifiques, il est également président de l'ONG "Chrétiens pour la justice" et du Parti politique "Congo pour la Justice", "C.Just." en sigle. Théodore NGOY est le pasteur de l’Eglise de la Gombe à Kinshasa qui a été incendiée le 23 mars 2007 ainsi que sa résidence et son cabinet d’avocat. Théodore NGOY est le seul député élu au parlement provincial du Katanga contraint à l'exil. Il vit présentement à Oxford en Grande Bretagne sous la protection internationale fondée sur la convention de Genève de 1951. Théodore NGOY connaît mieux les méandres du pouvoir kabiliste, il avait toutes les opportunités pour jouir du pouvoir kabiliste. Il s'en est méfié et éloigné très tôt, à cause de ses convictions politiques et de sa foi en Jésus-Christ de Nazareth, là où beaucoup de congolais se seraient saisis de « la chance » de leur vie. En 1997, il avait eu le courage de s’opposer à Laurent-Désiré Kabila et à son système. Prés de 7 mois de détention arbitraire, n’avaient pas usé la foi et les convictions politiques de cet ancien Kassapard à la verve oratoire très remarquable. Théodore NGOY, s'exprime à cœur ouvert, sans faux fuyants, d'une manière exclusive et inédite à Réveil FM. Il est le premier Katangais à s'attaquer officiellement à l'instauration de visas pour les autres congolais dans sa province. Sans doute, les Joséphites-Kabilistes croyaient l’avoir réduit au silence, c'est la voix d’un inlassable combattant de la liberté encore plus fougueux, ennobli d’avantage par les récentes épreuves que les internautes découvrent à travers cette interview-vérité, interview fleuve que Théodore NGOY a accordée à Réveil FM International, dans laquelle il fait des révélations véritablement bouleversantes. Il exige le départ de Kabila sans delai au motif qu'il est l'hypothèque qui pèse sur le destin de la RDC.

1. Réveil FM International: Vous étiez parmi les premiers avec l’ancien Ministre de l'information de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Didier Mumengi à déclarer votre candidature à l’élection présidentielle Louis Michel de 2006, qu'est-ce qui vous a poussé à ne plus vous présenter?

Pasteur Théodore NGOY: Dès l’annonce de ma candidature, j’ai systématiquement fait l’objet d’une chasse à l’homme. Il fallait à tout prix me faire taire. Un haut magistrat congolais m’a expliqué plus tard que je faisais peur au pouvoir qui considérait que je faisais dangereusement ombrage à Kabila à la fois en tant que Katangais et leader reconnu au niveau national et, par ailleurs, capable de convaincre. Au cours d’une réunion Joseph Kabila a demandé à ses proches s’ils pensaient que je pouvais le battre aux élections. Samba Kaputo, alors conseiller spécial a répondu que j’étais en réalité le candidat qui le battrait certainement à cause de ma capacité de conviction si l’on me laissait obtenir un soutien financier et international. Ils ont donc décidé de m’empêcher de présenter ma candidature, par tous les moyens : Quelques jours après cette réunion, trois agents de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) conduits par Monsieur Pascal Bahibire, un ancien collaborateur d’Honoré Ngbanda, ont été chargés d’infiltrer mon entourage. Intelligent, peu bavard, véritable loup sachant se travestir en agneau, Pascal a réussi à gagner la sympathie de plusieurs membres de mon parti. Mais je l’ai officiellement révoqué du parti par la décision n° 002/05 du 25 juin et remis la copie de celle-ci à Me N’kulu Kilombo, venu me rencontrer à la demande de Joseph Kabila pour des raisons que vous allez découvrir dans la suite de notre entretien. Je vous donne une copie der cette décision. En remettant cet acte au sieur N’kulu Kilombo, je voulais que Kabila sache que je n’ignorais pas ses desseins. A partir de ce moment et dans la suite, Joseph Kabila et son entourage vont durcir le ton.

Joseph Kabila entre les pasteurs Ray de Rhema Church (Sud Afrique) et Théodore Ngoy, de l'église de la Gombe

Un jour mes confrères Nkulu Kilombo (alors conseiller de Kabila, aujourd’hui Ministre d’Etat auprès de lui) et Kossissaka, que je venais de croiser au Grand Hôtel de Kinshasa, m’ont dit en riant (mais en fait, leurs propos se sont par la suite traduits en actes) que pour faire obstacle à ma candidature, le pouvoir pouvait prendre des lois à travers le Parlement en vue m’écarter de leur chemin. L’une de ces mesures fut l’exigence du dépôt de la caution de 50 mille dollars pour valider la candidature.

Puis un jeune étudiant membre de mon parti a été enlevé par les gardes présidentielles. Le but était de semer la peur, de créer la panique dans mon camp afin de nous disperser. Des éléments de cette même garde présidentielle ont projeté de m’abattre à mon cabinet d’avocat au CCIZ, situé non loin du domicile de Kabila. Informé secrètement de la chose, j’ai déménagé mes bureaux en catastrophe pour les installer dans ma concession sise 10, Avenue des Orangers, dans la Commune de la Gombe. J’ai alors informé le Président Kabila par sms, en lui demandant pourquoi il voulait me faire assassiner. Il a immédiatement ordonné la libération de l’étudiant et chargé Me Nkulu, alors directeur adjoint de son cabinet de me rencontrer chez moi pour s’assurer que l’étudiant était bien chez moi et que, par ailleurs, le Président n’avait aucune intention de me nuire. Kabila en personne a appelé Me N’kulu pendant qu’il se trouvait dans mon salon pour s’assurer que son envoyé était bel et bien en contact avec moi. Mais c’était de la poudre aux yeux.

Le 09 Décembre 2005, le sieur Théophile Mbemba alors Ministre de l’Intérieur a proféré des menaces contre moi par téléphone après avoir tenté en vain de me faire enlever de chez moi, le même jour à 22 heures par une dizaine de policiers lesquels avaient obstrué avec leur mini-bus l’entrée de ma résidence. Heureusement, j’étais présent ailleurs. Je lui ai dit que mon sang retomberait sur sa tête et celle de ses descendants de génération en génération, s’il arrivait que je sois assassiné par son fait. Il a eu peur de mes paroles et a suspendu momentanément son projet. Finalement, Jai été astreint à me cacher dans une ambassade jusqu’au début du référendum constitutionnel.

Au cours de la campagne référendaire, j’ai été enlevé du boulevard « triomphal » alors que j’étais le porte parole élu de 40 partis politiques qui appelaient le peuple à voter « non » à la nouvelle constitution sous le regroupement politique dénommé « Rassemblement Pour le Non », « R.P.N », en sigle.

Relâché au bout de cinq jours de détention arbitraire, j’ai été de nouveau enlevé de chez moi le 29 décembre 2005 par plus d’une quarantaine d’hommes en armes envoyés par le colonel Raus de Kin Mazière.

Le 31 décembre 2005, les mains menottées sur mon dos, encadré par une quinzaine des policiers lourdement armés, à bord d’un minibus de marque « saviem » avec lance-voix et gyrophares, j’ai été conduit à vive allure à travers les avenues bondées de Kinshasa, la veille de la fête du nouvel an 2006, jusqu’à la prison de Makala, sans qu’aucun motif sérieux ne m’ait été préalablement signifié.

A la prison de Makala, tout a été fait pour m’humilier. Une nuit, j’ai été enfermé dans une toilette qui sentait fortement. Un mois plus tard, j’étais interné pour des soins à l’hôpital Ngaliema. Il avait fallu attendre une « faveur » sous forme d’une réquisition des autorités judicaires pour qu’enfin la décision médicale de me conduire à l’hôpital fût exécutée. Le 01 mars 2006, après ma comparution devant la Cour Suprême de Justice, j’ai réussi à m’évader et à obtenir la protection internationale au sein de l’ambassade d’Afrique du Sud. J’y ai passé un mois sous d’intenses pressions de la part du Président Kabila. Enfin de compte, parti de cette ambassade le 7 avril 2006, je me suis caché dans ma résidence jusqu’au 30 juillet 2006, jour du premier tour de l’élection présidentielle.

Les Kabilistes avaient réussi leur coup: m’empêcher à tout prix de me présenter contre Joseph Kabila. Ils craignaient, non sans raison, que je ne le batte. La preuve : fiché comme opposant notoire à Kabila au Katanga, son prétendu fief, j’y ai pourtant été élu Député, au milieu d’une lâche violence orchestrée par Moise Katumbi et Kyungu wa Kumwanza. En plus, j’ai été élu Président de la Commission chargée de l’élaboration du règlement intérieur du parlement Katangais en battant à plate couture le sieur Musenga Munzumbi , ancien conseiller de Monsieur Honoré Nganda, ancien Redoc du kivu, ancien Administrateur intérieur de l’ANR, éminent membre du Pprd et proche du conseiller spécial Samba Kaputo. Ce dernier, je me permets de le rappeler, soutenait que j’étais dangereux. C’est lui qui avait conseillé ma neutralisation au moment de l’élection présidentielle du premier tour. Cette fois je risquais de gagner contre Katumbi à l’élection du Gouverneur de la Province du Katanga. Kabila a passé trois semaines à Lubumbashi pour faire pression contre mon élection éventuelle. L’argent, les menaces, ont pesé sur le choix de Députés qui ont finalement choisi Moise Katumbi dans une atmosphère suspecte dominée par une impressionnante présence policière. Vous voyez ce qui se serait produit si j’avais été élu Gouverneur de la ville?

Aujourd’hui, se souvenant de tous mes discours lors de cette campagne, plusieurs congolais du Katanga regrettent le choix fait par les députés provinciaux du Katanga, tout comme les congolais de partout regrettent d’avoir, par les urnes, en 2006, reconduit Kabila au pouvoir auquel il avait accédé en 2001 par un regrettable accident de l’histoire.

2. Réveil FM International: Au cours du second tour de l’élection présidentielle, vous étiez le porte parole de l'Union pour la Nation (UN) l'alliance des partis politiques qui soutenaient Jean Pierre Bemba. Ce dernier a été transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) à la Haye en Hollande. On sent des réactions timorées ici et là. On a l'impression que Jean Pierre Bemba a été lâché par ses collaborateurs d’hier qui sont aujourd'hui au pouvoir. Au Niveau de l'Union pour la Nation (UN), on ne sent pas des déclarations coordonnées. Et vous même on ne vous entend plus beaucoup. Pourquoi cette léthargie?

Pasteur Théodore NGOY: Sorti de « prison », j’ai décidé de faire barrage à l’élection de Joseph Kabila que je considère comme l’hypothèque qui pèse sur notre destin commun. Or, au second tour de l’élection présidentielle, deux candidats sont restés en lice tous deux aussi peu rassurants l’un et l’autre mais à de degrés différents. Après avoir longuement réfléchi et surtout prié, j’ai décidé de soutenir le candidat qui me paraissait, en la circonstance, être le « moins mauvais » (et je l’ai relevé publiquement) mais en l’obligeant à signer un accord politique avec moi. Nous avons signé cet accord, Bemba et moi, le 7 septembre 2006. Je vous en donne une copie à l’attention de vos internautes. En lisant cet accord, vous y découvrirez les principes repris dans les statuts de l’Union pour la Nation dont je suis l’unique auteur. En fait, l’idée même de la création de l’Union pour la Nation, la dénomination, le sigle, sont miennes. Je n’ai jamais été ni un collaborateur de Jean Pierre Bemba ni un membre de son parti. Je ne puis donc discuter de la question de savoir s’il a été lâché ou non par les siens ni de la léthargie de ses fidèles.

Quant à l’Union pour la Nation, politiquement et juridiquement, elle n’a été qu’une plate forme électorale donc une structure ponctuelle, momentanée et qui donc, de ce point de vue là, n’existe plus. Ayant donc eu l’idée de la création d’une plate forme électorale pour faire élire Bemba contre Kabila, j’en ai rédigé les statuts qui ont été approuvés par Bemba et François Mwamba. C’est ainsi qu’est né l’Union pour la Nation, le 29 septembre 2006.

Aux termes de l’Accord signé entre Bemba et moi, je devais jouer le rôle de Directeur de campagne et de Porte-parole de l’Union. Cependant, contrairement à l’Accord, il eût quatre portes parole, un directeur général de campagne, deux directeurs adjoints dont-moi-même et des directeurs provinciaux dont moi-même pour le Katanga. Vous avez là une infime idée d’innombrables causes de l’échec de Bemba face à Kabila, la principale étant le caractère notoirement inéquitable, opaque, et non démocratique du processus électoral.

A titre illustratif, j’ai été empêché de battre campagne au Katanga. Mon hôtel a été assiégé par Kyungu Wa Kumwanza et d’autres inciviques comme lui. Ils ont, en sa présence, détruit ma jeep et d’autres véhicules, blessé de nombreuses personnes, dispersé la foule qui m’avait accompagné de l’aéroport jusqu'à la place de la Poste, en présence des policiers congolais et ceux de la Monuc qui assistaient au spectacle. Le lendemain, de grosses pierres ont été lancées contre mon cortège. Deux d’entre elles ont brisé les vitres de la voiture Mercédès qui me transportait, heureusement sans m’atteindre. Toute la nuit des centaines de fumeurs de chanvres au service de Kyungu ont barré la route, entouré l’hôtel « Parc », exigeant mon retour immédiat à Kinshasa sous peine d’incendier les lieux.

Le maire adjoint de la ville, le commandant de la Police, le procureur de la République, ont, de ma chambre d’hôtel, assisté au spectacle sans un mot de même que de nombreux policiers en armes, postés aux alentours. J’ai fait appel au service de la Monuc qui m’a sortit de l’hôtel. J’ai eu du mal à en trouver un autre dans la ville, les hôteliers craignant les représailles du pouvoir. C’est mon courage seul fondé dans ma foi en notre Seigneur Jésus-Christ qui m’ a déterminé à me rendre à pied de la ville à la Katuba à la rencontre d’une foule nombreuse qui m’attendait malgré l’agression dont elle venait d’être témoin sur les lieux prévus pour le meeting, la place du foyer social de la Katuba. Les instruments de sonorisation, les groupes électrogènes, les chaises, le podium venaient d’être incendiés par des hommes de Kyungu et de Moise Katumbi. Mon propre Grand-frère a failli perdre sa vie. Atteint à la tête par une grosse pierre, il est resté plusieurs jours à l’hôpital dont deux au moins dans le coma. Par ailleurs, le maire de la ville a pris la mesure violant la loi électorale d’interdire deux de mes meetings prévus à la Katuba et sur la place de la Poste, en ville. Nonobstant, j’ai été élu député provincial et les voix de Bemba dans la ville de Lubumbashi sont passées de 30 mille au premier tour à plus de 90 mille au second tour, par ma voix, alors que j’avais été systématiquement empêché de battre campagne.

Imaginez que la campagne ait été libre, démocratique, Joseph Kabila n’aurait jamais été élu. Souvenez-vous aussi, que la Haute Autorité des Médias avec Modeste Mutinga Mutuishayi avait, sans qualité, en violation de la loi, annulé le débat contradictoire. Pour ce dernier motif au moins la Cour Suprême de Justice aurait du annuler les résultats des élections présidentielles pour irrégularité. Mais, comme je l’ai fait remarquer, l’échec a eu aussi de nombreuses causes qui sont le fait de Bemba lui-même, de sa personnalité, de ses hommes, de son système, le tout devant par ailleurs être considéré dans le contexte politique congolais souffrant très gravement d’absence de culture politique.

S’agissant des poursuites engagées contre Jean Pierre Bemba, contrairement à son silence et à celui des siens jusqu’à ce jour après l’incendie volontaire de l’Eglise de la Gombe dont je suis le pasteur, de mon cabinet d’avocat et de ma résidence par les gardes de John Numbi et les gardes du Président Kabila pour me punir justement d’avoir fait alliance avec Jean Pierre Bemba, contre eux , j’ai clairement exprimé publiquement, notamment sur certaines radios mes réserves relativement à l’opportunité de ces poursuites et de son arrestation et à sa responsabilité réelle par rapport aux actes dont ses troupes se seraient rendus coupables en République Centrafricaine. Vos internautes peuvent lire voir écouter le détail de mon point de vue sur internet en tapant juste « Théodore Ngoy » dans n’importe quel moteur de recherche. J’exprime d’ailleurs ma sympathie à son épouse à la suite du traitement dont elle a été injustement victime, très récemment de la part de la police belge.

Notons qu’en tout état de cause que le sénateur Bemba bénéficie du droit de la présomption d’innocence. Et, comme le rapportait Malkevik , « le sens de ce droit moderne est simplement que nous sommes tous des « innocents » jusqu’au moment où le contraire sera prouvé dans et par une procédure juste et équitable. Nous n’avons pas de fardeau de prouver notre innocence, de même que celle-ci fait partie de notre existence comme sujet du droit. A aucun moment, on ne peut porter atteinte à ce statut de l’innocence sans simultanément porter atteinte à notre statut de sujet du droit » (lire NGOY, T, «Le droit de la preuve dans l’Avant-procès en Procédure Pénale Congolaise », Mémoire, DES, RDC, Université de Kinshasa, 2003-2006, p.247).

L'église de la Gombe avant son incendie en mars 2007

3. Réveil FM International: Au dialogue Inter-congolais à Sun City en Afrique du Sud, vous y étiez en temps que conseiller spécial de Joseph Kabila. D'où provient votre divergence? Cette divergence est-elle idéologique ou politique? Peut-on parler de brouille entre vous ?

Pasteur Théodore NGOY: Je n’ai jamais été un collaborateur de Joseph Kabila à quelque titre que ce soit. Je suis arrivé au dialogue inter congolais à Sun City une vingtaine de jours après le début des travaux tout simplement parce que je posais des conditions à ma participation.

Lors de la préparation du cahier des charges de la société civile je m’étais aperçu que les congolais n’avaient pas un point vue clair sur la question de la nationalité. Pourtant il est de notoriété publique qu’elle est une des causes réelles de l’agression rwandaise contre le Congo. Plus tard, le 2 août 2001, Joseph Kabila, Président depuis 6 mois, après avoir suivi mes interventions sur le sujet lors de différentes présentations télévisées de mon livre sur l’Accord de Lusaka, m’a reçu au Palais de marbre à sa demande.

Je fus conduit auprès de lui par le sénateur She Okitundu, alors Ministre des Affaires Etrangères. Joseph Kabila me proposa de conduire la délégation de son gouvernement à Gaborone le 20 août 2001 en qualité de Commissaire Général du gouvernement chargé du Dialogue. Je déclinais poliment l’offre à cause de mon engagement en Jésus-Christ et pour la justice notamment dans l’affaire de la révocation injuste de 315 magistrats et de 315 agents de l’ex- Pétro Congo dont je défendis du reste la cause en ce moment là auprès du Chef de l’Etat. Comble de l’ironie ce sont ces mêmes magistrats qui, réhabilités, prirent des décisions injustes pour me placer et me maintenir en détention afin de plaire au même Kabila.

Huit mois plus tard, le Président Kabila chargea She Okitundu de me convaincre d’aller à Sun City dans la délégation du Gouvernement pour y présenter mon livre et défendre le Congo contre les rwandais se faisant passer pour des congolais. C’est ce que je fis, par conviction, à mes risques et périls, Kabila et son gouvernement restant délibérément dans l’ombre.

Mes arguments furent si probants que la question de la nationalité ne put être tranchée à Sun City. Kabila décida alors de me nommer Ministre de l’information et plus tard Gouverneur de la Banque Centrale. Les choix politiques du Président Kabila, ses relations floues avec le Rwanda dont les éléments armés occupent encore le Congo, dispersent et/ou massacrent systématiquement et impunément la population, particulièrement au Kivu tout en transférant tranquillement des populations du Rwanda vers les espaces abandonnés dans le but final de créer un Etat dont Minembwe pourrait être la capitale, pendant que le gouvernement du Rwanda exploite les ressources au rabais, m’ont déterminés très tôt a me méfier de cet étrange successeur de Laurent-Désiré Kabila.

Comment pouvais-je devenir le collaborateur d’un tel homme ? Certes, Kabila Joseph a manifesté une forme d’étrange tendresse envers moi. Il tenait à m’avoir auprès de lui dans ses structures officielles ou privées. Vous vous rendez compte qu’il n’a pas cessé de vouloir me nommer même après avoir clairement refusé les fonctions qu’il me proposait lui-même, en personne, sans intermédiaires. Mais il ne m’était pas possible de devenir un Ministre juste pour mon ventre, ma « gloire » sans pouvoir rien changer au destin de mon pays. Et sans, in fine, être approuvé par Dieu.

Le Président Kabila sait que les Rwandais cherchent la partition du Congo pour prendre une partie du Kivu et il y travaille. C’est pourquoi il a convoqué la conférence de Goma laquelle a notamment servi de tribune internationale à son frère et ancien garde du corps Nkundabatwari, officier déclaré de l’armée patriotique rwandaise, auteur des massacres de congolais à Kisangani puis à Bukavu et ailleurs dans le Kivu. Tout en le sachant Kabila avait pourtant nommé Nkundabatwari dans l’armée congolaise. Aujourd’hui, grâce à Kabila, ce criminel international est à la tête d’un mouvement politique anachronique, né dans le contexte de l’après Lusaka censé avoir contraint toutes les rebellions armées à se muer en partis politiques.

En plus son armée avec plus de six mille hommes est de loin mieux équipée que toute l’armée congolaise. Regardez le sieur Azarias Ruberwa, cet ancien réfugié politique rwandais au Congo. Il a plu de 300 soldats rwandais lourdement armés sous son contrôle, il peut à tout moment allumer le feu dans la capitale Kinshasa ; Kabila continue à le traiter comme un vice président alors que le congolais Zahidi Ngoma a été humilié publiquement par des congolais qui n’oseraient réserver le même traitement au sieur Ruberwa ou à un autre de ses frères rwandais.

Voila ce qui m’a déterminé à refuser les hautes fonctions que me proposait Kabila. Voila la raison principale pour laquelle j’avais choisi de voter contre lui au premier tour et de soutenir son adversaire du second tour de l’élection présidentielle, outre la signature des contrats léonins, l’enrichissement sans cause, la corruption érigée en système de gouvernement de l’Etat, le choix de collaborateurs parmi les congolais les moins instruits ou les moins compétents sinon les moins scrupuleux, la violence politique, policière et judiciaire, bref l’injustice caractérisée sous toutes ses formes. Comme dit un proverbe anglais, je devais faire un choix « between the devil and the deep blue sea ».

J’ai choisi le second parce que, comme dit un autre proverbe anglais, vous donnez un centimètre au diable, il prend un kilomètre tandis qu’il subsiste une éventualité même minime d’être repêché, même in extremis de l’océan. C’est ce qui est arrivé : le diable ne pouvant m’atteindre a fait bruler mes avoirs au Congo ; les eaux de l’océan ne m’ont pas englouti. Dieu que j’ai suivi dans cette voie, m’a gardé en vie en vue de la réalisation de son plan de bonheur pour le Congo et en vue de la prédication du le Royaume de Dieu le Père et de Jésus-Christ, le Fils du Père.

Tout en me le faisant payer si cher, Kabila ne reconnait pas moins ma probité et ma vocation pour le Congo pour l’éternité. Il m’a dit un jour, sur le ton d’une solennité prophétique : « Pasteur Théodore NGOY, tu n’es pas comme les congolais. N’oublie pas la mission que Jésus t’a donnée sur la terre pour le Congo. Ne trahis pas le Congo… ».

Kabila Joseph sait que je dirigerai le Congo par vocation, pour le bien des congolais. Pourtant il a voulu me faire tuer. Saul aussi chercha à tuer David tout en reconnaissant que Dieu avait choisi David pour diriger Israël après lui. Saul mourut d’une morte violente. David régna à sa place. Il fit du bien au pays d’Israël et au peuple d’Israël en pratiquant le droit et la justice tout le long de son règne. Il mourut, dans son lit, après une heureuse vieillesse.

L'église de la Gombe, vue de l'intérieur avant son incendie

4. Réveil FMInternational: Les interpellations intempestives de la police et services de l'ANR à votre égard, étaient monnaies courantes. Comment expliquez-vous votre séquestration à Lubumbashi dans le Katanga lors des élections de 2006. La Monuc avait beaucoup fait pour vous extirper des mains de ceux qui voulaient que vous ne mettiez pas vos pieds au Katanga, celle-ci n'est-elle pas votre province d'origine?

Pasteur Théodore NGOY: Je suis bien évidemment congolais, Katangais, mulubakat de père et de mère. Mon père, Augustin Ilunga wa Nsenga était originaire du village Kamuanga (on nous appelle « Bene Lupitshi) dans le territoire de Malemba Nkulu, district du Haut-Lomami. John Numbi, originaire de Malemba comme moi, ne s’est pour autant pas interdit d’incendier gratuitement ma concession après avoir tenté, en vain, de m’assassiner. Ma mère Muleka Azuludi wa Mutonkole est originaire du village Kabanza (Kiboye) dans le territoire de Bukama, collectivité Kikonja, district du Haut-Lomami.

Je suis né et j’ai grandi dans la ville de Lubumbashi qui m’a justement élu Député provincial, sans argent donc sans aucune forme de corruption alors que plusieurs s’y sont cassés les dents en dépit du soutien du pouvoir et de l’argent ou n’ont pu y être élu qu’au moyen de la corruption, de la pression politique ou de la violence. J’ai fini mes études secondaires à l’Institut Uwezo dans le complexe Kiwele. Je note que plus de mille élèves de cette école m’avait élu commandant de l’école pendant deux ans consécutifs. Je suis parti de l’Université de Lubumbashi licencié en Sciences politiques et Agrégé d’enseignement au bout de cinq ans d’études passionnantes dans la bonne humeur de la Kassapa (Université de Lubumbashi) avant d’aller faire une licence en droit puis un Diplôme d’Etudes Supérieures (D.E.S) en droit pénal et criminologie à l’Université de Kinshasa. Je suis donc doctorant en droit pénal et criminologie, inscrit au rôle de doctorat depuis l’année académique 2006-2007.

Je remercie du reste tous les Kassapards et les nombreux habitants du Katanga qui m’ont élu et, en particulier ceux qui avaient participé au péril de leur vie à la « guerre de pierres » déclenchée par les hommes de Kyungu et de Katumbi, à l’entrée de la Katuba. Nous en sortîmes vainqueurs et marchâmes jusque sur la place du foyer social. Ce fut un moment sublime de la victoire du bien contre le mal. En fait, c’est juste ce petit groupe de Kyungu, allié d’hier de John Numbi dans leur folie meurtrière contre les congolais originaires du Kasai, et de Moise Katumbi, appuyés par les moyens de l’Etat, craignant que je ne remette en cause par ma conviction leur leadership fondé sur le mensonge, la corruption et la violence, qui exerça contre cette violence contre moi. Mais ils ne furent pas les plus forts parce finalement, bien malgré eux, j’ai été élu.

L'église de la Gombe, après l'incendie...une ruine

5. Réveil FM International: Vous considérez-vous toujours comme député provincial du Katanga ? Quelle lecture faites-vous des arrêtés municipaux sur le flux migratoire des populations dans la ville cuprifère de Lubumbashi?

Pasteur Théodore NGOY: Evidemment, Je suis toujours Député élu du Katanga. Posez la question aux lushois qui m’ont élu; ils ne connaissent même pas le jeune homme que Kyungu a précipitamment appelé pour me remplacer. Pour la petite histoire, après mon évasion et mon départ de l’Ambassade de l’Afrique du Sud qui m’avait accueilli, je me cachais chez moi. Je n’avais donc pas pu me présenter aux élections au niveau national. Sans me douter que l’on me laisserait la liberté de faire campagne, j’ai chargé un jeune lushois, fraîchement licencié en droit de l’Université de Lubumbashi et qui fréquentait régulièrement l’Eglise de la Gombe lors de son séjour a Kinshasa, de déposer mon dossier. Vous le comprendrez aisément, dans les conditions qui étaient les miennes, je ne me suis pas, même un seul instant, posé la question de la désignation des suppléants. C’est donc sans s’en référer à moi que mon mandataire circonstanciel a désigné deux de ses copains suppléants parmi lesquels le sieur Prince, lequel est encore étudiant à ce jour.

Par ailleurs, j’avais évité de confier le dossier à la structure de mon parti au Katanga de crainte que le pouvoir, le sachant, n’interdise à la Commission Electorale Indépendante (CEI) de retenir ma candidature. Après mon élection, le suppléant, dont j’ignorais l’existence et qui ne m’a jamais accompagné lors de la campagne risquée, m’a été présenté à l’aéroport alors qu’il m’ouvrait la porte du véhicule commis à mon transport. Il était commis à mon protocole. Vous comprenez maintenant qui est ce suppléant. Il ne m’a jamais contacté depuis ; en plus il s’est permis de m’insulter auprès de certains de mes proches dont il aurait réussi à acheter la sympathie. Pour ce jeune homme, Dieu lui aurait donné en me remplaçant la grâce de se faire un nom dans la vie et de gagner de l’argent. Tant mieux pour lui jusqu'à ce que je vienne reprendre ma place et mon rôle de défenseur des intérêts du Congo des congolais au Katanga et de tout le Congo. Cependant, un jour sa perfidie le châtiera. En tout état de cause, je reprendrai ma place au Parlement dès mon retour au Congo.

En effet, le Parlement ne m’a jamais signifié la fin de mon mandat ni répondu à mes lettres lui adressées. C’est à travers la Radio Okapi, qui m’a contacté pour une interview que j’ai appris la nouvelle non de la fin de mon mandat mais curieusement de mon invalidation pour absence prolongée. La prétendue invalidation est intervenue le 12 novembre 2007, par un vote irrégulier de 32 députés contre 40, dont 20 se sont abstenus, sur les 72 membres présents, alors que l’Assemblée en compte 102. Aussi cette décision, est-elle, de toute évidence, constitutive d’une grave violation de la lettre et de l’esprit de la Constitution de la République, spécialement en son article 110 qui dispose, notamment, que le mandat d’un député peut prendre fin pour ‘‘absence non justifiée et non-autorisée’’ et non ‘‘pour absence prolongée’’.

Car, au regard de la disposition constitutionnelle susvisée, le constituant congolais ne sanctionne pas l’absence d’un député, qu’elle soit prolongée ou non. Il sanctionne plutôt l’absence non justifiée et non-autorisée. S’agissant de mon absence justement, contrairement aux déclarations du président de l’Assemblée, le sieur Gabriel Kyungu-wa-Kumwanza, je me suis rendu en Europe avec une autorisation signée par le même individu, me chargeant d’y nouer des contacts parlementaires. Le 23 mars 2007, le général John Numbi a volontairement fait incendier l’Eglise de la Gombe, ma résidence et de mon cabinet d’avocat. Par ma lettre numéro H/TNIWNS/P/A/DP/AM/ 014 /07 du 11 septembre 2007 j’ai de nouveau saisi l’Assemblée Provinciale, subsidiairement à ma lettre numéro H/TNIWNS/P/A/DP/AM/012/07 du 12 avril 2007.

Par conséquent l’Assemblée provinciale, qui était bel et bien informée par cette voie, avait l’obligation constitutionnelle d’examiner en plénière l’exactitude et la validité des raisons avancées par le Député que je suis pour justifier mon absence, tout en sollicitant l’autorisation de me présenter à la session suivante. C’est exactement la démarche du Sénateur Jean-Pierre Bemba auprès du Sénat qui l’a autorisé à s’absenter jusqu’à ce jour, en dépit des poursuites engagées contre lui par la Cour Pénale Internationale. Ainsi le Parlement du Katanga, précisément le sieur Gabriel Kyungu, devra expliquer les raisons pour lesquelles cette jurisprudence du Sénat n’a pas été prise en compte d’autant plus que j’ai eu l’honneur de siéger dans ce parlement et d’en diriger en tant que Président élu, la commission chargée de l’élaboration du projet de règlement intérieur alors que Bemba n’a jamais siégé au Sénat.

Kyungu devra expliquer pourquoi il n’a jamais soumis ma correspondance aux discussions et à la décision de la plénière d’autant que sur décision de cette même plénière, mon dossier avait été confié au comité des sages de l’Assemblée provinciale. Curieusement, alors que le dossier était encore en traitement au sein du comité des sages, avant que celui-ci n’ait transmis son rapport à la plénière, sans que les raisons justifiant mon absence et ma demande d’autorisation de m’absenter jusqu’à la session prochaine n’aient fait l’objet des débats au sein de la plénière, Kyungu a préféré demander à cette dernière de se prononcer non sur la fin de mon mandat, conformément aux dispositions de l’article 110 de la Constitution, mais, curieusement, sur l’invalidation de mon mandat. En conclusion mon mandat court toujours, car, l’article 110 de la Constitution, spécialement en son point 6, rendu applicable aux Assemblées Provinciales, par l’alinéa 6 de l’article 197 de la Constitution, ne traite pas de l’invalidation du mandat des députés par une Assemblée Provinciale ni même par l’Assemblée Nationale. L’absence d’un député en effet ne figure pas parmi les causes d’invalidation, mais de fin d’un mandat aux pouvoirs déjà validés. Il ne s’agit même pas de perte de mandat mais de fin de mandat. Ainsi, comme je l’ai déjà dit, il est, dans ces conditions, malséant de voir ce suppléant se faire ‘‘introniser’’ député à ma place et contre moi sans prendre langue avec moi, sans se préoccuper le moins du monde de ma réaction, contre, toute morale, toute éthique, toute équité et toute justice. De toutes les façons, si le Parlement ne se ressaisit pas un de ces jours, j’ai d’autres voies pour l’y contraindre y compris la voie de la justice. S’agissant de l’arrêté du maire, il suscite des questions à la fois au plan politique et juridique. Au plan politique, disait avec raison l’ancien Président américain F.D.Roosevelt "Rien de ce qui touche à la politique ne relève du hasard ! Soyons sûrs que ce qui se passe en politique a été bel et bien programmé!”

Dans cette perspective, je me demande ce que cherche le Président Kabila, garant du respect de l’ordre constitutionnel, en laissant faire un maire non élu, lequel se permet de prendre des mesures anachroniques, alors même qu’il n’en a pas qualité, fondant sa décision sur un texte contraire a la constitution et osant réglementer une matière qui relève de la loi nationale. A travers ce maire de temps révolus, coiffé par un gouverneur de province peu instruit mais voulu par Kabila, ce dernier serait-il entrain de vouloir allumer un autre foyer de tensions ethniques pour justifier Nkundabatwari , en faisant passer le message selon lequel la xénophobie serait propre aux congolais de toutes les provinces ? On dira alors que la cause de ce criminel rwandais n’est pas le fait du Rwanda au Kivu parce que l’on entre-déchire également au Katanga et même au Bas-Congo pour des raisons de haine tribale ou de xénophobie. Souvenez-vous que la haine ethnique fut exacerbée par le sieur Kyungu pour régner sur le Katanga, en se mettant paradoxalement au service de Mobutu alors que celui-ci n’était plus le bienvenu dans les autres provinces du pays. Vous souvenez-vous aussi que récemment, une tribune des medias internationaux a été offerte au chef du Bundu Dia Kongo dès lors que celui-ci a revendiqué la protection internationale des congolais du Bas-Congo à l’instar de la protection accordée aux albanais du Kosovo.

Ce discours était une manne pour ceux qui ne rêvent que de diviser le Congo. En fait on veut allumer le feu au Katanga en imposant aux congolais des limites dignes du Congo belge pour circuler sur leur propre territoire. En effet, la mesure n’a aucun autre intérêt, ni économique, ni touristique ou autre, d’autant que la ville de Lubumbashi a été récemment reconnue « ville de paix » par l’Unesco. Sur le plan juridique, examinant la question de la constitutionnalité, de la légalité et de la légitimité même d’une réglementation, par arrêté, du mouvement de la population congolaise sur son propre territoire et en particulier dans la ville de Lubumbashi, dont l’histoire récente rappelle de graves sévices infligés a de congolais au motif qu’ils n’étaient pas des originaires de la Province du Katanga, par des politiciens véreux, dangereux, encore malheureusement actifs par la seule volonté de Joseph Kabila, se pose.

Ledit arrêté prétend tirer sa force de la Constitution (celle du 18 Février 2006) et du décret-loi 081 du 2 juillet 1998 portant organisation territoriale et administrative de la République démocratique du Congo. Cependant, le maire n’indique pas les dispositions de la Constitution auxquelles il se réfère, ni celles du décret susdit. En fait ce décret fixe les structures organiques et fonctionnelles des entités administratives territoriales et la répartition des compétences et des ressources entre le pouvoir central et les entités administratives décentralisées. Toutes ces matières sont depuis le 18 février 2006 autrement réglementées par la nouvelle Constitution à laquelle ce décret est manifestement contraire dans son esprit et dans sa lettre. Or selon l’article 221 de la Constitution les textes législatifs et réglementaires antérieurs a celle-ci ne sont maintenus en vigueur que pour autant qu’ils ne lui pas sont contraires. En effet, la nouvelle Constitution réglemente toutes les matières portées par ce décret notamment en ses articles 2 à 4, 197, 201 à 206, etc.

Mais si par impossible ce décret produisait encore ses effets, il ne serait pas moins hors propos du fait qu’il ne prévoit aucune disposition permettant à un maire même élu, de restreindre la liberté constitutionnelle des congolais d’aller, de demeurer ou de venir sur leur propre territoire conformément à l’article 30 de la Constitution qui dispose que « toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler librement, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir, dans les conditions fixées par la loi » et non par un arrêté. Les restrictions en la matière concernent les étrangers. Et même dans ce cas, le statut, la police des étrangers, l’émigration sont des matières de la compétence exclusive du pouvoir central (Article 202 de la Constitution) tandis que l’exécution des mesures y relatives relèvent de la compétence concurrente du pouvoir central et des provinces (et non des mairies du moins à titre principal). Comme vous le voyez, cet arrêté n’a pas lieu d’être et devait être rapporté, le maire lui-même rappelé à l’ordre. J’ai appris non sans surprise que ce maire a osé dire qu’il exécuterait sa décision en dépit de la position prise par l’Assemblée nationale sur la question. Cet entêtement et le silence de sa hiérarchie aussi bien provinciale que nationale sur le sujet me confortent dans ma position : il s’agit bien d’un acte politique délibérément suscitée depuis bien haut. Une preuve de plus que le Congo reste un Etat de droit politique, celui dont l’homme politique (l’homme fort du moment) est le référent et non un Etat de droit juridique, celui dont le droit est le seul référent.

Et, c’est bien dommage pour la ville de Lubumbashi, en particulier, parce, comme je l’ai déjà dit, cette ville s’est vue attribuer, il y a peu, le Prix UNESCO « Villes pour la paix - édition 2000-2001 », sur recommandation de cinq jurys régionaux, composés de personnalités de la recherche, de l'administration ou de la politique, pour avoir œuvré à la reconstruction de la paix dans une ville sinistrée par la guerre civile, notamment par le renforcement des liens sociaux. La remise de ce prix a eu lieu le 18 mars 2002 à Marrakech (Maroc) par le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura. Il faut indiquer que ce prix récompense tous les deux ans des équipes municipales qui ont fait de leurs villes des laboratoires des sociétés de demain en développant en leur sein les meilleures pratiques.

En tout cas les pratiques qu’entend instituer le maire, par cet arrêté, se situent aux antipodes de cette place de choix reconnu par le monde à la ville de Lubumbashi. Je note, au contraire, que le maire semble étrangement s’être inspiré des faits survenus en 1910 avec la promulgation du décret colonial du 5 juillet 1910 sur le droit de résidence qui avait codifié le système de relégation qui était une sorte d’exil intérieur. Le maire, et sa hiérarchie avec lui, aurait pu pourtant s’inspirer avantageusement de l’événement majeur du 30 juin 1911 qu’avait été la première coulée de cuivre au Katanga, coulée qui s’arrêta et la légendaire fumée avec alors que le fameux Kyungu wa Kuwanza exerçait les fonctions de Gouverneur de Mobutu au Katanga en excitant les Katangais à refouler les Kasaiens en violation de la constitution, pour leur propre malheur pendant que Kyungu s’enrichissait.

Se rappeler cette coulée du cuivre, la fumée qui s’en échappait conduirait, selon moi, à penser à la reprise du contrôle par la province, de l’exploitation des ressources minières totalement livrées à des prédateurs parmi lesquels Moise Katumbi et Kyungu wa Kumwanza. Car, c’est de mesures concrètes portant sur ce secteur qui redonneront le sourire aux Katangais et à travers eux à tous les congolais au lieu de nous distraire aussi dangereusement que le fait ce maire. Pendant que Moise Katumbi, chargé d’affaires de Kabila, propriétaire ex-nihilo de trois gisements de la Gécamines qui lui ont permis de créer sa poule aux œufs d’or appelée MCK, après avoir réussi en 6 mois seulement en faisant une opération floue avec Anvil mines, à gagner 60 millions de dollars dont des miettes ont servi a acheter les voix de pauvres Katangais, devenu gouverneur par la volonté de Katumba Mwanke, continue à jeter de la poussière aux yeux des Katangais qui l’admirent paradoxalement, alors que l’homme s’enrichit de plus en plus sur notre dos.

Dans ce contexte cet arrêté est une insulte de plus à la misère des pauvres Katangais et de tous les congolais.

Ce qui reste de la résidence du pasteur Théorore Ngoy...

6. Réveil FM International: A Kinshasa, vous n'avez plus rien votre Eglise, votre domicile et même votre cabinet d’avocat ont été incendies le 23 mars 200. Qui, selon vous serait l’auteur de cette destruction méchante? Vous considérez-vous comme propriétaire de cette parcelle qui jouxte le cimetière de la Gombe?

Pasteur Théodore NGOY: Je n’ai plus rien ? Si, ma foi et celle des enfants de Dieu de l’Eglise de la Gombe n’ont pu être incendiées par les malfrats que sont les Gardes de John Numbi et ceux du Président Kabila, les deux auteurs intellectuels de l’incendie ou du moins les provocateurs de l’infraction.

En effet, le 23 mars 2007, ma résidence située à côté de l’Eglise de la Gombe et de mon cabinet, était déserte. L’Eglise seule était en activité par le fait des deux sœurs qui y priaient. Un char de combat a été amené devant le portail de la concession. Les gardes du général John Numbi et les éléments de la Garde Présidentielle, ont escaladé les murs. Ils ont aspergé d’essence l’intérieur de l’Eglise avant d’y mettre le feu. Le feu s’est propagé jusqu’à ma résidence. Il a tout détruit, épargnant uniquement la partie du bureau de l’Eglise et le garage. Les hommes en armes ont cassé les murs et les portes de l’Eglise. Ils ont tout emporté. Se servant de la clef de contact qui s’y trouvait, ils ont emporté ma jeep neuve de marque Suzuki Grand Vitara, de couleur bleue de nuit, immatriculée KN 4784 BG. Il y a lieu de vous signaler que le 11 novembre 2006, les gardes du général John Numbi, ont froidement assassiné une fidèle de l’Eglise de la Gombe, Mme Néné Mutshipayi. Le lendemain, les mêmes gardes se sont attaqués à son mari, Christophe Mutshipayi, à qui ils ont brisé le bras droit, au moyen d’une barre de mine. Me trouvant à l’entrée de la concession le même jour, j’ai été menacé par un des gardes du général John Numbi, en présence de ses compagnons au nombre de 5. Il a braqué son arme directement sur ma face, tout près de mes yeux, en me disant : « Nous te tuerons, idiot ! Comment, en tant que Mulubakat, tu as pu faire alliance avec Jean-Pierre Bemba ? ». Je ne dois ma survie qu’à la seule grâce de Dieu. Quelques mois auparavant, le même général John Numbi s’était emparé de mon matériau de construction alors que j’étais réfugié au sein de l’ambassade de l’Afrique du Sud. A ma demande, il délégua monsieur Nkulu, propriétaire du restaurant Le Baobab, pour me verser la somme de 800 dollars en proférant tout de même des menaces au téléphone contre ma personne. Le 23 mars, le général John Numbi, pensant, probablement, plaire au Président de la République, est allé jusqu’au bout de ses mauvais desseins, en détruisant mon patrimoine.

Ce faisant, il n’a néanmoins pas réussi à détruire l’Eglise du Seigneur qui tient régulièrement ses réunions dans les décombres. J’admire sincèrement la foi de chrétiens de l’Eglise de la Gombe. Dieu honorera une telle foi. John Numbi paiera. Joseph Kabila aussi. S’agissant de ma concession, il est évident que j’en suis le seul propriétaire. Je tiens en mains le titre y relatif. Effectivement, comme vous le savez, en doit congolais, suivant l’article 227 de la loi foncière, le certificat d’enregistrement fait plein foi de la concession, des charges réelles et, éventuellement, des droits de propriété qui y sont constatés. Ces droits sont inattaquables. A cet égard, la Cour Suprême a déjà jugé du « caractère inattaquable du droit de propriété constaté par le certificat d’enregistrement, lequel fait pleine foi de ce droit » (C.S.J. 5.12.1979, RC 104, B.A. 1979, p. 348) considérant que la preuve du droit de propriété est « exclusivement le certificat d’enregistrement établi par le conservateur des titres fonciers, actuellement, conservateur des titres immobiliers. » (C.S.J., R.C. 100, 3/4/1976, Bull. 1977, p. 64). Normalement, si l’Etat congolais était aux mains des gens responsables, ils auraient pris la résolution de réparer « les dommages collatéraux » même si en réalité, il a s’agit d’une destruction délibérée, au cours d’un affrontement armé, d’une propriété privée, en particulier d’un bâtiment dédié au culte, ce qui n’est pas loin d’un crime de guerre commis par John Numbi, au regard des statuts de Rome même si l’affrontement n’avait pas, apparemment un caractère international.

7. Réveil FM International: Il y a quelques jours la RDC a célébré à Kananga ses 48 ans d'indépendance. Quel bilan faites-vous de notre pays?

Pasteur Théodore NGOY: Kabila Joseph nous a insultés une fois de plus à Kananga, en prétendant que le Congo allait de mieux en mieux alors que l’officier de l’armée patriotique rwandaise, Laurent Nkundabatwari, son ancien garde de corps, qu’il avait, par ailleurs, nommé à dessein au sein de l’armée congolaise, occupe avec des troupes rwandaises une partie du territoire congolais, pille et fait piller nos richesses, génocide les congolais, dispersent ceux qui restent vivants, puis transfère tranquillement des populations rwandaises sur les terres abandonnées des Bahavu, des Bashi , des Bahunde, des Bembe, etc., afin de permettre, in fine, aux rwandais de revendiquer la protection internationale ces terres en se donnant pour capitale le village de Minembwe, aujourd’hui plein de rwandais. Ce village a maintenant un aéroport à la construction duquel Kabila participe à titre principal.

Joseph Kabila a offert une tribune internationale à Nkunda. Celui-ci bénéficie aujourd’hui de l’amnistie pour avoir violé les enfants, les femmes et massacré de nombreux congolais. Mais Kabila n’a pas hésité à pousser Jean Pierre Bemba à l’exil non sans avoir tenté de le tuer. Il a utilisé l’armement lourd à Kinshasa causant la mort de nombreux civils innocents juste pour se débarrasser d’un adversaire congolais et faire peur au reste de ses opposants.

Il a récompensé John Numbi en le nommant à la tête de la police pour avoir incendié l’Eglise du Seigneur, ma résidence, mon cabinet d’avocat et une importante bibliothèque personnelle, riche, diversifiée. Il a chargé Kalume de massacrer les congolais du Bas-congo. Ce Kalume est curieusement revenu dans son sillage quelques jours après que Kabila et moi, avions lu ensemble dans sa résidence le rapport de l’ambassadeur rwandais au Congo adressé au feu Président Habyarimana et dans lequel il était clairement indiqué que la mère de Kalume était rwandaise et que par conséquent il pouvait servir les intérêts rwandais, le cas échéant. Mais en fait, sans le savoir, je venais de plaider pour le retour du Général Kalume dans le sillage de Kabila.

Voilà Kalume avait en 1997 trahi l’armée congolaise en affaiblissant le front de Kisangani dont il avait le commandement. Ce même Kalume a ose affirmer que Kahemba serait un territoire angolais alors que in tempore non suspecto la carte administrative du Congo Belge, en 1960, situe clairement Kahemba dans le Kwango, non loin de Kasongo-Lunda. Et, jamais les angolais n’avaient auparavant prétendu que Kahemba se trouvait en Angola.

En fait, Kabila place souvent aux postes stratégiques ceux dont au moins un parent est rwandais ou burundais. C’est le cas de Jean Mbuyu (ex conseiller spécial dont la mère est rwandaise), Kazadi, Nyembwe, burundais de père et de mère, portant le nom de son père adoptif (ANR), Pierre Lumbi,(qui vient d’hypothéquer notre potentiel minier pour des ans), burundais par l’un de ses parents ; le Général Kabulo de mère rwandaise, Kamerhe (parlement) de père rwandais, Kengo wa Ndondo (sénat), mère rwandaise, père belge d’origine polonaise, elu curieusement par la majoritee des senateurs de l’AMP de Kabila ; le PDG de l’Ofida, dont les parents vivent tranquillement à Ciangungu, au Rwanda, son pays (depuis avril dernier Kabila veut confier a ce même rwandais l’office de contrôle de l’état de la qualité de ce qui entre au Congo en voulant supprimer l’OCC); le fils de Bisengimana est dans l’armée alors qu’il est de notoriété publique que son père rwandais n’avait fait que servir les intérêts du Rwanda (Voir le palmarès de lUnikin ex Lovanuim, Bisengimana est ingénieur civil rwandais) ; le Général Malick, rwandais contrôle tout l’armement congolais à la base logistique ; de rwandais viennent d’être placés par Kabila à la tête de la magistrature congolaise. La liste est longue. J’ai beaucoup à dire. Ce sera dans un livre à venir.

En un mot, voici le vrai bilan : le Congo n’a jamais été aussi affaibli politiquement, militairement, diplomatiquement, économiquement, financièrement voire culturellement qu’au temps de Joseph Kabila. Kinshasa n’a jamais été aussi quadrillée par l’ennemi ; les opposants politiques et les citoyens si en insécurité, la faim, la misère sous toutes ses formes n’a jamais été aussi grande ; et le Congo n’a jamais et aussi près de l’implosion qu’au temps de cet homme dont beaucoup n’imagine même pas le mépris et même la haine qu’il porte aux congolais, en particulier aux katangais et à Laurent Désiré Kabila dont il est entrain d’assassiner ou disperser la progéniture. L’un des fils de Laurent Kabila, John Taratibu Kabila a pu s’échapper une nuit, déguisé, dans une pirogue, au risque de se noyer dans le fleuve Congo, au prix de nombreux billets verts. Il vit en exil. En prison, Thomas Lubanga m’a dit : « si les congolais savaient vraiment qui est Kabila et ce qu’il fait contre le Congo, ils prendraient tous des pierres pour le lapider ». Vous comprenez maintenant pourquoi personne ne veut que Thomas Lubanga parle même pour se défendre ?

Un soir, le Général Mabila s’est assis furtivement à coté de moi, dans la même prison juste pour me dire en swahili : « J’ai dîné plusieurs fois avec la mère de Joseph. Elle logeait à la citée de l’OUA. Elle a été évacuée au début des hostilités en 1998. Sifa n’est pas sa mère ». Quand j’ai voulu en savoir plus, il s’est levé en disant : « Je ne t’ai rien dit ». Quelques jours après j’ai eu la nouvelle de son trépas. Il s’en est allé dans l’abandon, en vomissant beaucoup de sang. Mais son récit est semblable à plusieurs autres que m’ont fait des gens encore en vie dont certains font partie du cercle même de Kabila.

8. Réveil FM: L’exil est un choix difficile dit-on. Mais l'exil forme aussi. Acteur politique vous vous étiez investi dans la société civile. Quel regard avez-vous sur les institutions citoyennes d'appui à la démocratie durant la transition? Avaient-elles bien fonctionné?

Pasteur Théodore NGOY: Dans mon cas, l’exil n’a pas été un choix mais une contrainte m’imposée par John Numbi, Joseph Kabila et les leurs. Ils ont incendié ma résidence, mon cabinet d’avocat et l’Eglise de la Gombe, me contraignant de ce fait à l’exil, en violation flagrante de la Constitution qui dispose en son article 30, alinéa 2 qu’ aucun congolais ne peut-être « … ni être contraint à l’exil, ni être forcée à habiter hors de sa résidence ».

Lorsque j’ai envisagée de regagner mon pays, j’en ai parlé, par téléphone, au Ministre d’Etat près le Président Kabila, l’avocat N’kulu Kilombo. Ce monsieur s’est permis de me dire : « Ecrivez au ministre d’Etat » c'est-à-dire à lui, pour demander la permission de retourner dans mon propre pays. Quelques temps après, sur son instruction, le fameux Kyungu a incité quelques députés à mettre fin à mon mandat, illégalement et irrégulièrement (par une prétendue invalidation) afin de me couper l’herbe sous les pieds. Le 24 décembre 2007 (la nuit de Noel) la fille du Président Laurent Désiré Kabila m’a téléphoné pour me dissuader de rentrer au Congo sous peine d’y être assassiné. Elle m’a mis au courant des entretiens qu’elle avait eu avec John Numbi, Nkulu Kilombo, Kyungu wa Kumwanza et d’autres. Je l’ai exhortée à quitter le Congo à son tour. Elle m’a assuré qu’elle s’organisait bien pour rester à l’abri. Malheureusement, le 16 janvier 2008, Kabila Joseph et Madame Sifa l’ont fait assassiner.

Cet assassinat, celui de Botethi, Vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa dans lequel les gardes du Président et le Gouverneur de la ville seraient impliqués, et de plusieurs autres prouvent que Kabila et les siens soit organisent l’assassinat de ceux qui ne partagent pas leur vision politique soit les contraignent à l’exil, en fait au bannissement qui, dans la France antique, fut une peine politique criminelle infamante consistant dans la défense, pour le condamné, de résider hors du territoire national pendant une durée déterminée voire définitivement.

Oui, je l’admets, en dépit des dures souffrances qu’il nous impose ou à cause d’elles justement, l’exil est une école du réarmement spirituel et politique. Naturellement en tant que défenseur de la justice, je fais naturellement partie de la société civile. De ce point de vue mais aussi en tant que politique, j’ai été témoin et même victime du dysfonctionnement notoire des institutions citoyennes.

Celles-ci, sensées jouer le rôle de contre-pouvoir ont été en fait mis au service du pouvoir par leurs véreux animateurs. La commission de l’éthique qui aurait du faire la guerre à la corruption était elle-même truffée des gens corrompus jusqu'à la moelle épinière.

La commission électorale reste, d’ailleurs, jusqu'à ce jour un instrument au service de Kabila et Malu Malu une girouette que l’on nomme à des fonctions in suspecto tempore.

Modeste Mutinga Mutuishayi a été aussi pire que Malu Malu. Il s’est permis, en violation de la loi d’annuler le débat prévu entre les deux candidats du second tour pour éviter d’exposer toute l’incompétence de Kabila. Il s’est fait le plaisir de suspendre tous ceux qui du point de vue communicationnel mettait en danger le camp Kabila alors que ce dernier monopolisait la Radio et la télévision nationales et plusieurs autres medias achetés ou corrompus avec l’argent du contribuable congolais. Modeste Mutinga Mutuishayi s’est offert entre temps le luxe d’acquérir une radio et une télévision personnelles alors qu’il était l’autorité de régulation des médias. Aujourd’hui, le voilà devenu sénateur du camp Kabila in tempore suspecto. Quant à l’observatoire des droits de l’homme, j’ai connu son existence en lisant la lettre par laquelle son Président, un avocat, ancien bâtonnier de surcroît, me convoquait pour m’entendre sur mes opinions sur la nationalité de Kabila en m’accusant d’avoir offensé ce dernier.

En fait Kabila venait de dire que les congolais étaient le chien qui aboie contre Kabila, la caravane, qui passe et qui peut même écraser le chien. J’étais sur le plateau de canal kin. On m’a demandé mon opinion. J’ai dit que les congolais n’étaient pas des chiens et que par ailleurs il était dans leur droit de savoir qui les dirigeait et qui voulait se faire élire étant donné que Laurent D. Kabila n’avait jamais présenté aux congolais ni son épouse ni ses enfants. C’est d’ailleurs dès ce moment que Kabila m’a le plus haï. En conclusion les institutions citoyennes ont été toutes prostituées par le sieur Joseph Kabila.

9.Réveil FM: Parlez- nous de votre association « Chrétiens pour la Justice ». Quels sont ses objectifs, ses réalisations et ses projets?

Pasteur Théodore NGOY: L'injustice a frustré beaucoup de Congolais.« Sans justice, il n'y a pas de dignité », écrivait Patrice Emery Lumumba à son épouse Pauline.

Pour ne pas continuer à subir indéfiniment l'injustice, les Congolais de toutes les confessions religieuses ont créé cette organisation de vulgarisation, de défense et de promotion de la Justice, C.Just., pour tout Congolais frustré par l'injustice et qui veut se battre pour établir la Justice dans tout le Congo, à tous les niveaux.

L'Assemblée Constitutive de Chrétiens pour la Justice « C.Just. » a eu lieu le samedi 25 janvier 2003 à l'Immeuble CCIC (ex CCIZ), dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

A l'issue de son Assemblée Constitutive, suivie immédiatement de la tenue de la première assemblée générale, « C.Just » a fait une déclaration sur les actes d'injustice en République Démocratique du Congo depuis l'indépendance jusqu'à ce jour, sur les massacres, les pillages de nos ressources, les dangers de l'Accord Global et Inclusif, etc.

Le 31 janvier 2003, « C.Just » a, dans un communiqué de presse, dénoncé et condamné énergiquement les traitements inhumains et dégradants infligés aux condamnés à mort, détenus au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa, dans l'affaire de l'assassinat du Président de la République, Laurent Désiré KABlLA. Nous avons publié des déclarations portant sur divers sujets d’intérêt national, régional ou local voire international sur la nationalité, la nomination paradoxale de Nkunda dans notre armée, le pillage des ressources, la revocation des 315 magistrats et de 315 ex agents de l’ex Petro-Congo, en mettant toujours en exergue ce qui n’était pas juste, dans chaque cas. Par rapport ce but, nous nous sommes fixés pour objectifs la Conscientisation du citoyen et du dirigeant sur la pratique nécessaire de la justice et la connaissance de leurs droits respectifs ; la défense et la promotion de la justice en tant que valeur fédératrice des aspirations des peuples et valeur refondatrice de la République Démocratique du Congo et des nations du monde ; la Création d’ une nouvelle conception dans la gestion de la chose publique par la référence permanente aux vertus chrétiennes telles que la justice, l'intégrité, la vérité et la fidélité ; le triomphe de ces vertus dans les grands débats nationaux voire internationaux; l’inculcation aux Citoyens Congolais du sens du sacrifice national et de la promotion des vertus spirituelles au détriment de l'avidité des biens matériels ; le respect du droit international, de l'éthique et de la morale dans les rapports entre les Etats, les individus, au sein des organisations internationales, et de toute la société internationale.

Par nos déclarations, nos conférences, nos lettres pastorales, nos débats radiotélévisés, nous avons fait annuler la nomination rocambolesque par un ministre de l’Education nationale d’une nièce à la tête des divisions de l’enseignement dans la ville de Kinshasa et le rétablissement dans leurs fonctions et dans leurs droits de plusieurs chefs d’Etablissements scolaires qui avaient été abusivement révoqués ; nous avons amené à la table des négociations des pasteurs qui s’opposaient, ; un Procureur General en fonction s’est fait l’obligation de se transporter à mon office pour régler à l’amiable un litige avec une famille qui se plaignait d’avoir été dupée par lui ; notre position sur le rapport du panel de l’ONU sur le pillage de nos ressources a conduit le Président Kabila a suspendre des ministres qui lui étaient très proches ; nous avons assuré la défense en justice de plusieurs nécessiteux.

Un jour, le Président Kabila m’a prié par téléphoné de lui donner la position de C’Just. Sur la nomination de Laurent Nkunda dans l’armée congolaise. Nous lui avons remis en mains propres la déclaration de C.just. sur ce point. Je vous en donne une copie à l’attention de vos lecteurs. C’est que le travail de C.Just. était considéré dans le pays. Nous avons cependant peu à peu été infiltrés par des agents de renseignements pendant que je faisais l’objet d’harcèlement policier et judiciaire. Finalement, mon exil a eu pour effet de refroidir le zèle de membres, ce qui a pour conséquence de mettre nos projets en attente. Je viens d’ailleurs de découvrir que congoline.com a suspendu notre site www.c-just.org sans nous en aviser et donc sans que nous sachions pourquoi jusqu’au moment ou nous mettons fin à cette interview. Je sais que le concepteur de notre site est travaille à la présidence de la République. Mon ancien conseiller politique est devenu un des collaborateurs du porte-parole de Kabila. Vous comprenez donc que le pouvoir et ses alliés continuent à nous faire subir le martyre dans l’espoir de nous achever.

10. Réveil FM International: Malgré la pluie des pierres de la part de vos adversaires, vous avez fini par être élu député provincial au Katanga. Avec le recul, comptez-vous faire de la politiquement autrement? Espérez-vous rentrer un jour au Congo? Retravaillerez-vous un jour, avec ou pour Kabila ?

Pasteur Théodore NGOY: Je rêve, chaque jour qui passe, de belles rues de mon pays, ces rues porteuses de tant d’histoire. Je ne me suis jamais imaginé vivant ailleurs qu’au Congo. Je languis donc de l’envie profonde de retourner dans ma chère patrie. Car, « pour nous, la patrie, c'est le sol et les ancêtres, c'est la terre de nos morts (BARRES, Scènes et doctr., t.1, 1902, p.67). En effet, «on emporte quoi qu'en ait dit Danton, la patrie à la semelle de ses talons et l'on porte au coeur, sans le savoir, la poussière de ses ancêtres morts (FLAUB., Corresp., 1852, p.441).

Je reviendrai donc dans mon terroir, au temps fixé. J’œuvrerai avec succès pour consoler le peuple congolais (Esaie 40 :1). Ensuite seulement, je partirai, en mon temps, pour la céleste patrie.

Et maintenant, Selon vous, faire la politique autrement consisterait à travailler avec Kabila ou pour Kabila ?

Je voudrais vraiment vous faire comprendre que revenir au Congo pour travailler pour ou avec Kabila serait vraiment paradoxal de ma part.

En effet, j’ai rencontré le Président Joseph Kabila, pour la première fois, le jeudi 2 août 2001, au palais de marbre. Il était Président de la République depuis un peu plus de six mois. J’avais été conduit auprès de lui, à sa demande, par son ministre des Affaires Etrangères de l’époque, Leonard She Okitundu.

Si je n’avais pas dit « NON » à Joseph Kabila, il y a bientôt 7 ans, ce jour là serait le début de mon entrée au gouvernement en qualité de Commissaire Général du gouvernement chargé du Dialogue et chef de la délégation du gouvernement à Gaborone, lieu prévu pour les premières rencontres du dialogue inter congolais, le 20 aout 2001. C’est en fait en ces termes que Kabila m’offrit de partager le pouvoir avec lui. Il m’a offert plus tard, au palais de la nation, en avril 2002, 2 jours avant la fin, en queue de poisson, du dialogue inter congolais, le poste de Ministre de l’Information et en 2003, peu avant la formation du gouvernement de l’Accord Global et Inclusif, celui de Gouverneur de la Banque Centrale.

Pourquoi avais-je dit non à Kabila ce jour là et dans la suite ?

Le 1er août 2001, à quelques minutes de minuit, je me préparais à sortir de chez moi pour rejoindre l’Eglise de la Gombe, située, à l’époque, dans l’enceinte de l’ex Centre du Commerce International de Kinshasa (CCIZ) quand j’ai entendu le téléphone de la maison sonner, à ma très grande surprise. En effet, la ligne ONPTT était en panne depuis plusieurs jours, comme d’habitude au Congo. Quand j’ai pris le combiné, j’ai entendu la secrétaire du Ministre des Affaires Etrangers, Anne Marie, dire : « Dieu soit loué ! Tout le cabinet du Ministre est à votre recherche depuis 8h00, ce matin. Je vous prie, s’il vous plaît de joindre le Ministre, sans tarder au numéro que je vais vous communiquer». Après avoir noté le numéro, j’ai immédiatement contacté Leonard She Okitundu. Celui-ci m’a confirmé les propos de sa secrétaire en ajoutant qu’il se demandait ce qu’il aurait fourni comme explication au Chef de l’Etat qui l’avait chargé de me contacter dans l’unique but de me conduire à son office au Palais de marbre.

J’étais en jeûne du premier mercredi du mois. Ce mois est consacré, à l’Eglise de la Gombe, aux jeûnes et prières pour le salut de la Nation congolaise. J’ai donc naturellement passé cette nuit là en prière et j’étais en jeune tout le jour, le lendemain.

C’est donc un homme rempli du Saint Esprit (c’est-a-dire de la sagesse selon Dieu qui est une folie du point de vue de ce monde, selon 1 Corinthiens 3 :18-21) qui s’est entretenu, le 2 août 2001, avec le Président de son pays.

Dès que j’ai posé mon regard sur lui, je l’ai trouvé étrange.

Il me dit exactement ceci : « Pasteur Theodore Ngoy, je vous ai suivi plusieurs fois dans vos interventions sur différentes chaines de télévision défendant le point de vue de votre ouvrage sur l’Accord de Lusaka et le dialogue inter congolais. Vous avez raison dans tous ce que vous dites. En plus vous êtes très intelligent. Je vous appelle pour que vous puisse m’aider ».

Il commettait encore beaucoup de fautes de français mais il s’est amélioré depuis de manière remarquable pour un homme de son niveau d’études. Le niveau d’Etudes de Kabila est en effet facile à évaluer par n’importe quel intellectuel ayant la maîtrise de l’anglais scolaire et/ou universitaire. Kabila parle à peine ce qu’on qualifie de « plain English » non dans le sens de « clear » mais de « simple language ». Il ne parle ni par exemple le « BBC-English » (qui est l’anglais standard de la middle-class speakers, que parle donc celui qui a été à l’école) ni évidemment le « Queen’s English ». En fait, les anglais diraient : « He does not talk proper, so he is not an educated person » (il ne parle pas bien donc il n’est pas instruit).

Je contemplais donc cet homme si jeune (vous pouvez le voir sur notre photo avec le Pasteur Ray de l’Afrique du Sud, prise en avril 2002 par l’assistant de Ray ; maintenant imaginez-le en août 2001 !) et si peu instruit.

Je me demandais alors Comment un tel avait pu devenir le successeur de Lumumba, Kasavubu, Mobutu, Laurent Désiré Kabila non en 1960 mais en 2001 ! Par quel accident de l’histoire ?

Quel avait été son rôle dans l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila ? Pourquoi avait-il désarmé l’armé de terre a Kinshasa, en particulier au camp Kokolo avec interdiction d’entrée et de sortir, la veille de l’attentat contre LDK, avant de se rendre au Katanga sans autorisation du Commandant en Chef de l’armée ? Pourquoi Katumba Mwanke, alors Gouverneur du Katanga, avait démobilisé toutes les forces avant de se réfugier en Zambie la veille du crime ? Comment expliquer ce retour dans la nuit du « fils » en compagnie de Katumba Mwanke, là où « son » père venait d’être si lâchement assassiné ? Pourquoi ne craignît-il pas les éventuels assassins de ce « père » ? Pourquoi un fils, katangais de surcroît, aurait humilié « son » défunt « père » au point de trimballer son cadavre jusqu’au Zimbawe juste pour placer les mains du mort sur les coffres-forts dont LDK avait justement confié tous les secrets à Katumba Mwanke (vous avez maintenant une idée des liens indéfectibles entre joseph et katumba) ?

Toutes ces pensaient bouillonnèrent soudainement dans ma tête au moment où le Président me donna la parole. Ayant invoqué furtivement le Seigneur dans mon cœur, j’ai ouvert la bouche et dit : « Excellence Monsieur le Président, je ne sais pas si vous savez que je suis non seulement un homme de Dieu au service de Jésus-Christ de Nazareth mais aussi un défenseur de la Justice.

J’ai pris position contre le décret-loi constitutionnel de Laurent-Désiré Kabila, contre la suspension des partis politiques, contre l’occupation de mon pays par le Rwanda et l’Ouganda, contre la révocation des 315 magistrats, contre celle de 315 ex agents de l’ex Petro Congo. Laurent Désiré Kabila m’a mis en prison pendant près de 7 mois ». Le Président s’est écrié « 7 mois ? Jai poursuivi : « Mon engagement est tel qu’il me sera difficile de faire partie de votre gouvernement tout en prêchant dans l’Eglise de Dieu et en défendant la justice. Il me serait agréable de vous apporter mon expertise sans être du Gouvernement ». Je lui ai aussi fait part de mon analyse de la situation politique et des solutions envisageables. Puis je l’ai exhorté à croire en Jésus-Christ comme son Seigneur et son Sauveur, à rétablir les magistrats et les agents de l’ex Petro-Congo dans leurs droits, etc. Notre entretien a duré plus de deux heures.

Le Président a accepté de se mettre à genoux ; nous avons prié le Seigneur. Puis il a pris la parole et dit : « Je comprends votre position, laissez-moi vous dire que tout votre propos constitue 80% de ce que je pense ». Il l a répété deux fois avant de résumer tout mon discours en quatre points sans omettre un seul détail. Il m’avait pourtant écouté sans prendre aucune note. Kabila, n’est certes pas instruit, mais il a fait preuve de beaucoup d’intelligence machiavélique ; il a réussi à défaire ses adversaires en les amenant prés de lui pour bien les détruire ; il a divisé, dispersé, acheté dans le camp de ses adversaires.

Il n’a aucune considération pour les congolais parce qu’il a su les manipuler tous avec le pouvoir et l’argent. En plus, il sait que les congolais ne tiennent aucun compte de l’histoire, voire de leur propre histoire. Ils oublient vite et peuvent paradoxalement soutenir aujourd’hui ce que ou celui qu’ils contestaient hier. Kabila était donc sûr de m’embarquer dans son entreprise politique entachée de trop de mystères, de secrets mêlés au sang de Masasu dont l’exécution a précédé l’assassinat de Kabila Laurent parce que Masasu n’aurait jamais accepté que Joseph devienne le président.

Laurent-Désiré Kabila fut exécuté en son Palais avec la complicité de ses frères congolais. Mobutu avaient utilisé les mêmes congolais pour révoquer leur premier Premier Ministre, le seul chef du gouvernement élu de ce pays, le pourchasser, l’arrêter, le lier, le traîner publiquement par terre, puis l’abattre alors qu’il ne faisait que défendre leur dignité. LDK a été humilié avec la complicité des congolais qu’il avait amenés au pouvoir.

Joseph Kabila pensait donc que comme tous les congolais, je cracherais sur mes convictions et finirait par céder à la tentation du pouvoir qui s’exerce sans jamais changer les conditions de ceux que l’on gouverne et de la gloire éphémère qui en résulte. Alors il dit au chef de protocole Mwepu de me conduire à sa résidence le dimanche 05 août en ajoutant à mon intention : « Nous allons encore parler le dimanche et nous trouverons un compromis. Vous travaillerez avec moi pour le salut de votre pays ».

Le dimanche prévu, le chef de protocole refusa tout simplement de me conduire auprès de lui alléguant que le Chef de l’Etat était fatigué.

J’ai découvert par la suite que la plupart de collaborateurs de Joseph Kabila respectaient rarement les décisions du Chef de l’Etat s’ils ne s’organisaient pas pour les contourner.

Sept mois plus tard, le 8 mars 2002, le dialogue inter congolais avait déjà commencé à Sun City, j’été contacté derechef par She Okitundu. Le président me sollicitait cette fois pour présenter mon livre à Sun city afin de défendre mon point de vue sur la nationalité. Cela n’était possible qu’en participant au dialogue inter congolais en tant que membre de la délégation gouvernementale tout en restant libre de mes opinions. Cette proposition m’a convenu. J’ai donné mon accord.

Le lendemain, j’ai été contacté par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Théophile Bemba. Mais cet homme a mis 7 jours pour exécuter l’ordre du Chef de l’Etat. Je ne suis finalement arrivé à Sun city que le 15 mars 2007, la nuit. L’homme à tout faire de Katumba Mwanke, le journalite Dikanga Kazadi m’a carrément logé à plus de 60 km du site du Dialogue à Safari Lodge avec mes 4 compagnons d’infortune, les défunts Vangu Mambweni, pourtant Conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila, Kakez, professeur, Jean Baptiste Mulemba et un ancien vice-ministre. Kazadi Dikanga m’a dit au téléphone : « ceci pour que tu comprennes que ce n’est pas toi le super expert pour les questions du dialogue ».

Le week-end end suivant, je me suis présenté à la réception de situé près du site du dialogue, avec mon macaron qui indiquait « T. (pour Théodore) Ngoy ». J’ai reçu la clé d’une Chambre sur le site. En fait celle-ci appartenait au Major « T. (pour Timothee) Ngoy », encadreur politique des Fac.

Le conseiller spécial Mbuyu est venu pour me déloger je lui ai dit que je serais heureux de savoir si la décision de nous éloigner du site dialogue était le fait du Chef de l’Etat ; il a préféré capituler. Le lendemain, Vangu Mambweni encouragé par ma « bravoure » a exigé et obtenu une chambre non loin de la mienne.

Je lui ai dit de parler à son chef de toute notre aventure, il a préféré, à ma demande me donner un numéro du chef de l’Etat que j’ai joins immédiatement. Ce dernier a ri en écoutant le récit de mon acte « héroïque » de refus d’aller loin du site et surtout de prendre la chambre du major Timothée Ngoy. Il ma’ alors encouragé à parler a la presse, même étrangère.

Un jour il m’a appelé de son avion alors qu’il se rendait en Chine pour me dire d’expliquer que les Banyamulenge n’existaient pas mais que c’étaient des rwandais mieux armés que l’armée congolaise.

Mais quand je me suis rendu dans la salle de la sous –commission de la Commission « Paix et Réconciliation », chargée de discuter des questions de la minorité et de la nationalité, la place réservée au gouvernement était vide. Seule Madame Maneno, vice-gouverneur nommée du Sud-Kivu était en place. Elle m’a dit que tous les ministres et les délégués habituellement présents avaient instruction de me laisser seul étant donné que j’étais à la fois politologue et juriste, en plus auteur d’un ouvrage sur le sujet. Aucun terme de référence du gouvernement n’était disponible sur le sujet.

En face de moi était assis Monsieur Etienne Tshisekedi avec, à ses côtés, le défunt bâtonnier Kisimba Ngoy (en tant qu’opposition politique dans la commission), lisant un document manuscrit en guise de point de vue de l’UDPS sur les sujets. Il termina en affirmant ce qui suit: « les banyamulenge sont des congolais. Donnez-leur la nationalité ici et maintenant ».

Naturellement, après avoir donné lecture du mémorandum des parlementaires du Kivu affirmant la non existence des banyamulenge, et dont l’un des signataires, Monsieur Katintima, aujourd’hui vice président de la CEI, se trouvait dans la salle, paradoxalement dans la délégation du RCD/Goma, ainsi que je l’expose dans mon livre « L’accord de Lusaka et la paix en RDC : une autre lecture » (lire notamment les pages 86-89) , , j’ai fait valoir, contre le point de vue du Président de l’UDPS, en tant que porteur du point de vue du gouvernement, qu’ il est unanimement établi que la nationalité demeure en droit international une matière régalienne qui relève de la seule compétence souveraine d’un Etat.

C’est ce que confirme la cour internationale de Justice dans son arrêt du 6 avril 1955 qui tranche que : “ Le droit international laisse à chaque Etat le soin de déterminer l’attribution de sa propre nationalité … La nationalité n’est pas purement formelle, mais exprime une solidarité d’existence, d’intérêt et de sentiment tendant à une réciprocité des droits et des devoirs ”.

J’ai relevé que l'article 3.16 de l’Accord de Lusaka, contredisait l'article 3.15 du même Accord qui dispose que : "Rien dans cet Accord ne devra en aucune manière nuire à la souveraineté ni à l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo".

Jai conclu qu’il appartiendrait à l'Etat congolais d'attribuer souverainement la nationalité à toute personne qui la sollicite individuellement conformément au décret-loi n°197 modifiant et complétant la loi n° 81/002 du 25 juin 1981 sur la nationalité congolaise.

En effet, la CPJI, dans l’affaire de l’échange des populations grecques et turques, avait estimé que “ la qualité de ressortissant d’un Etat ne peut se fonder que sur la loi de cet Etat ”. Et, une jurisprudence de la CIJ soutient qu’ “ il appartient à tout Etat souverain de régler par sa propre législation l’acquisition de sa nationalité ainsi que de conférer celle-ci par la naturalisation octroyée par ses propres organes, conformément à cette législation ”.

C’est ce point de vue qui est repris dans le rapport de Masire sur la question de la nationalité. Celle-ci n’a plus été traitée de la manière que l’exigeait le Président de l’UDPS dans le cadre de différents forums de négociations politiques mais par le Parlement, malheureusement de la manière que l’on sait.

Par la suite, cependant, J’ai rencontré Etienne Tshisekedi. Je lui ai proposé de faire alliance avec le Président Kabila plutôt qu’avec les bayamulenge( qui sont non au service non du Congo mais du Rwanda) afin qu’il pèse de son poids politique sur le processus de transition en devenant le Premier Ministre nanti de tous les pouvoirs sur la base d’un accord politique d’envergure à signer sous ma secrète médiation. Le président Kabila m’avait donné son accord total pour ce. Après deux entretiens de plus d’une heure (à deux, son directeur de Cabinet adjoint et Messieurs Ntombolo, et Gilbert Tshibangu proches de Tshisekedi à Sun City s’étant contenté de faciliter ces entretiens), Tshisekedi m’a dit sérieusement de dire à Kabila qu’il était un enfant et qu’il ne pouvait comprendre les mécanismes. Plus tard, il a changé d’avis et a voulu rencontrer Kabila. C’était trop tard. Kabila et les siens avaient signé l’accord dit de l’hôtel Cascade avec Jean Pierre Bemba.

C’est ainsi que Tshisekedi va créer notamment avec le RCD/Goma l’alliance pour la sauvegarde du Dialogue, qui a conduit à la signature à Pretoria de l’Accord Global et inclusif ayant donné naissance à ce que l’on appelle 1+4 et aux élections abracadabrantesques auxquelles Thisekedi lui-même s’est curieusement gardé, en dernière minute, de prendre part.

Peu avant l’annonce de cet accord dit de l’hôtel Cascades, auquel je me serais évidemment opposé si j’avais été consulté, Kabila m’a invité à participer, dans sa résidence, à Kinshasa à une réunion dite « de stratégie ». Cinq autres personnes y étaient conviées : katumba Mwanke, Vital Kamerhe, Colonel Etumba (aujourd'hui général), le défunt Samba Kaputo, et Théophile Bemba. Cette nuit là, kabila allait annoncer une décision importante.

Curieusement au moment où nous entrions à la résidence du chef de l'Etat, j'ai entendu Théophile Bemba dire à Katumaba Mwanke: "Même le pasteur Théodore Ngoy commence à entrer dans nos réunions de stratégie ?".

Katumba lui a dit: " Tu connais ton homme- parlant du chef de l'Etat, lorsqu'il s'attache à quelqu'un, il ne se contrôle plus; je vais lui dire (au chef de l'Etat !) d'envoyer le pasteur Ngoy à la Télé".

Autrement dit Katumba Mwanké a demandé au chef de l'Etat de ne pas exécuter sa propre décision qui consistait à m'associer aux discussions sur l'Accord.

A ma grande surprise, c'est Joseph Kabila lui-même qui m’a prié sur la demande de Katumba de quitter la réunion et de me rendre à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). J'ai dit au président de la République que je jugeais nécessaire d’avoir l’information que je devais communiquer le cas échéant à mes compatriotes congolais. Joseph Kabila s’est tu. La réunion s’est poursuivie sans qu'aucune question sérieuse ne soit abordée en ma présence.

A 19h45, le Président en personne m’a demandé d'aller commenter le processus du dialogue au journal de 20h de la RTNC. Les deux présentateurs ce soir là dont Mme Nicole Dibambu, instruits, je pense, par le Ministre de l'information Kikaya Bin Karubi, (j’avais entendu Katumba l’instruire) se sont évertués carrément à m’indisposer en me demandant à l’avance et sèchement d’être bref.

. Vous rendez compte ? J’étais l'envoyé spécial du chef de l'Etat pour commenter le dialogue inter congolais et pourtant on m’a traité comme un va-nu pied. (Dans ma langue on dit « Nzolo udia bidi mulubenji ubengele upepa » en d’autres termes c’est Kabila que l’on traitait ainsi à travers moi). Le lendemain, Katumba Mwanke m’a dit au téléphone:" Pasteur Théodore, nous allons à l'aéroport prendre l'avion sans toi. Le chef de l'Etat a des choses à te dire. J'espère que tu as remarqué que malgré la volonté du chef de l’Etat, tu n'as pas assisté à notre réunion stratégique, comme je l'ai décidé. A nous revoir à Sun City".

Le jour suivant, lorsque Joseph kabila m'a demandé d'accepter d'être nommé ministre de l’information-Il avait en fait déjà signé le décret, j’ai immédiatement dit non.

Comment pouvais-je être son ministre dès lors que ce n'était pas lui qui avait le pouvoir mais Katumba Mwanké. (Vous voyez aussi ce qu’aurait été le choc de deux journalistes qui m’avaient éconduit juste la veille en apprenant, le lendemain, que j’étais justement le nouveau Ministre de l’information? Heureusement pour eux, comme me l’a dit Kabila lui-même, plus tard : je ne suis pas comme les congolais).

Par ailleurs après mon refus, Joseph Kabila m'a prié, je dirais presque supplié, d'accepter de faire le porte parole du gouvernement juste pour lire le texte de l'Accord des cascades. Je lui ai dit que même si j'acceptais katumba Mwanké ne lui obéirait pas et ne me laisserait pas lire ce texte.

Et voici une anecdote : lorsque je suis arrivé à Johannesburg, Katumba Mwanké qui me croyait déjà nommé ministre m'a demandé d'attendre l'ambassadeur et le protocole pour m'amener à Sun City. Lorsqu'il a appris que j'avais refusé le poste ministériel, un contre-ordre a été donné. J’ai donc vainement attendu le véhicule et le protocole jusqu'au lendemain. Finalement, c'est en Taxi que j'ai joint Sun-City. Mais le chef de l'Etat était informé que j'étais resté festoyer à Johannesburg.

Arrivé Sun-City, je me suis entendu dire par Dikanga Kazadi de rejoindre la salle prévue pour la conférence. Celle-ci était déjà remplie des journalistes. A cinq minutes du début de la conférence de presse, Katumba Mwanke m’a informé que j’étais désigné pour lire le texte de l'Accord à la presse en tant qu'envoyé spécial du Chef de l'Etat.

A 20h, pourtant, katumba a lu, seul, le texte. Quelques minutes plus tard, Me Mbuyu, le conseiller spécial du chef de l'Etat m’a fait part de la fureur du chef de l'Etat contre la décision de Katumba. Pour calmer son chef, il lui a fait croire que j'avais préféré me trouver ailleurs plutôt que d'aller travailler avec eux.

J'ai fermé les yeux pour m'assurer que c’était bien le conseiller spécial du chef de l'Etat qui traitait aussi légèrement les missions lui confiées par le Chef de l’Etat.

Monsieur MULONGO, vous avez là une petite idée de la manière dont se gère les affaires de l'Etat sous Joseph Kabila : intrigues, coups bas, mensonges, etc. en font partie. Plus tard, dans la nuit, je me suis longuement entretenu avec le Chef de l’Etat. Je lui ai fait voir que Katumba et les autres ne lui obéissaient pas.

Il m’a dit en swahili : « bataona » alors qu’un chef d’Etat ne menace ni ne se plaint mais, au contraire, décide. Evidemment, il en ait resté aux simples menaces verbales. Et ces gens n’ont jamais rien vu. Au contraire, Katumba Mwanke a continué à narguer Joseph Kabila et tous les congolais en toutes circonstances. J’en parlerai en détail dans mon livre.

Voici juste une autre anecdote pour cette interview Un jour Katumba dit à mon attention en s’adressant à ses hommes (Samba Kaputo, Lumbi Pierre, Nkulu Kilombo et d’autres qui lui doivent leur existence politique sous Kabila Joseph) lesquels étaient avec moi dans une salle de réunion au ministère des droits humains alors que je faisais remarquer que le document qu’ils voulaient transmettre à Joseph Kabila n’était pas conforme à ses instructions : « Nous savons comment le Chef fonctionne et nous savons quand et comment lui faire changer d’avis ». Dieu sait dans combien de cas il a eu raison. J’en parlerai plus tard.

Cher Monsieur MULONGO, Comment aurais-je pu travailler avec Kabila dans un tel contexte?

M'imaginez-vous exerçant le pouvoir dans ces conditions pendant 7 ans? Pour quels buts ? Certainement pour des objectifs personnels, égoïstes, et pas du tout pour le bien de mes compatriotes et en tout pas pour la gloire de mon Seigneur Jésus-Christ.

J’ai beaucoup d'informations à donner au peuple congolais sur la personnalité de kabila. Je les réserve pour le livre à paraitre. A titre d’exemple, s’agissant du fait avéré que Sifa n’est pas sa mère, je ne m’évertue pas comme d’autres le font à invectiver Kabila ou à le traiter de rwandais ou de tanzanien sans le prouver formellement ou sinon à le défendre sans non plus apporter des éléments de conviction. Conformément au droit international qui a tranché que « La nationalité n’est pas purement formelle, mais exprime une solidarité d’existence, d’intérêt et de sentiment…», Kabila lui-même a preuve d’une solidarité notoire avec les Rwanda mettant de ce fait en exergue ses liens profonds avec eux qu’avec le Congo, en particulier lors des confrontations entre les armées de deux pays aussi bien du temps de LDK que de son temps.

Kabila réagissaient violement lorsque des rapports lui étaient faits sur la mort des soldats rwandais alors que le sort des soldats congolais tués ou capturés par l’ennemi le laissait totalement indifferents.

Plusieurs soldats et officiers m’ont fait part des ses ordres et contre-ordres militaires quand il s’agissait de s’attaquer aux rwandais. Il en a nommés plusieurs dans l’armée et à des postes les plus stratégiques. Il leur a abandonnés un armement lourd et sophistiqué alors qu’il avait en charge le poste militaire de Pweto sous LDK. Ce dernier a failli se suicider. Laurent Kunda s’en est vanté récemment dans une interview. Sur le plan diplomatique, on l’a vu souriant, saluant et même embrassant (en kiluba on dit « wamupamba ne bipa ») kagame dont l’armée occupe le Congo, massacre la population et pille ses ressources ; il a retiré la plainte contre le Rwanda devant la Cour Internationale de Justice de la Haye. Il a soutenu l’élection d’un Rwandais à la BAD ; il a livré des congolais à la CPI mais pas les Rwandais qui Commettent un véritable génocide contre le peuple congolais dans le Kivu. Il a attaqué Kinshasa. Il y a eu des morts innocentes pour lesquelles il y a pas eu de deuil national sinon cette déclaration pleine de mépris de Joseph Kabila : « J’ai mis de l’ordre ». Mobutu eut le même mépris à l’égard de Lumumba et d’autres morts. « J’ai voulu mettre de l’ordre ». KabilaIl a fait de même contre le Bas-Congo mais pas contre le fief de Nkunda Batwari.

Un jour, je lui ai fait part des propos qu’Etienne Kabila m’avait tenu au téléphone, sur sa nationalité. Etienne Kabila m’avait en effet contacté par téléphone depuis l’Afrique du Sud. Pour la première, et l’unique fois, d’ailleurs, Kabila Joseph a haussé le ton contre moi.

Curieusement, quelques minutes après, il m’a rappelé alors qu’il se disait fort occupé. Il m’a posé une question curieuse : « Quelles sont les preuves qu’Etienne t’a données ? ».

Pourquoi aurais-je posé une telle question à quelqu’un qui m’aurait dit de moi que je ne suis pas le fils de ma mère, que je ne suis pas Katangais, par exemple ?

Il est évident que Maman Sifa n’est pas sa mère. Mais Pourquoi s’évertuer-t-il à renier sa mère ? J’ai longuement été entendu par Maman Sifa sur mes débats télévises. Dans ses propos, elle m’a fait comprendre le marché conclu. Elle joue le rôle de la maman pour ne pas choquer. J’aurais aimé que Joseph s’assume comme le fils de sa vraie mère bien connue de beaucoup et même de journalistes comme Collette Breackman qui l’a écrit clairement avant de se raviser. Nkunda l’a aussi dit.

En fait Personne ne lui en voudrait pour cela. Tout comme j’aurais aimé que Ruberwa que j’ai connu à l’Université de Lubumbashi comme étudiant rwandais s’assume comme ressortissant du Rwanda Urundi refugié au Congo tout comme Nyarugabo, Kamerhe, dont la mère est ici en Grande Bretagne, Museme Diaze et d’autres. Est-ce par hasard si Museme Diawe est devenu le conseiller en communication de Ruberwa ? Aucun congolais ne leur en voudrait pour cela surtout que des exemples existent d’hommes politiques non nationaux originaires qui ont servi et qui servent exclusivement les intérêts du pays dont ils ont la nationalité. Le problème avec le Chef de l’Etat et celui de ceux dont un parent rwandais, burundais, ougandais, tanzanien ou les deux , c’est qu’ils font tout pour se cacher et en même temps ils servent le Rwanda ou la Tanzanie tout en plaçant le Congo dans une situation politique, diplomatique, militaire ou économique susceptible de provoquer son implosion et sa partition.

Je me souviens avoir été reçu par le Recteur de l’Université de Lubumbashi dans son bureau. Je lui ai demandé de me donner une copie de la fiche d’inscription de Ruberwa. J’avais celle de Bisengimana en mains ainsi que le palmarès de l’Université Lovanium qui indique que ce dernier est diplômé ingénieur civil rwandais. Le Recteur Kaumbo m’a dit, sans ambages, avoir reçu des instructions du Chef de l’Etat en personne pour cacher tous les documents relatifs à Ruberwa et à d’autres. Mais il m’a donné verbalement les informations que je voulais confirmant la nationalité rwandaise de Ruberwa. Je n’ai pas été étonné d’apprendre que ce recteur est devenu le conseiller spécial de Kabila.

Ainsi Joseph et ses frères Rwandais tout en prétendant être des congolais trahissent le Congo l’exposent à disparaitre, malheureusement avec l’aide des congolais avides de pouvoir et qui donc se satisfont de la politique de l’immédiateté.

Comment croire que N’Kunda, officier de l’armée Patriotique rwandaise assume le fait d’être devenu congolais alors qu’il tue les congolais tous les jours. Aucun peuple, aucun gouvernement ne devaient approuver sa soi-disant lutte politique. Congolais ou pas c’est un criminel. IL aurait dû être arrêté depuis.

Je me souviens des pauvres propos de Tshikez Diemo, ministre de la défense, en visite, dans le Kivu, parlant devant une population apeurée et terrorisée, propos diffusés sur France 24. Il disait de Nkunda : « anahuwa sana », « il a beaucoup tué », « tutamufunga » « nous allons l’arrêter ». Peu après NKunda a eu droit non aux menottes comme nous autres qui n’avions fait qu’exprimer une opinion contraire à celle de Kabila et de sa cour mais à des honneurs locaux, nationaux voire internationaux, à une tribune politique, à un statut et à une amnistie alors que des congolais comme le Pasteur Kutino Fernado, Gabriel Mokia sont en prison pour des opinions ; Mokia a été enlevé à cause de ses opinions, Daniel Botethi a été assassiné à cause ses opinions, Christian Badibangi avait été criblé des balles à cause de ses opinion ; John Numbi a fait incendié ma maison et l’Eglise de la Goma à cause de mes opinions ; Kyungu s’est cru fondé à mettre fin à mon mandat de député à cause de mes opinons.

Théophile Bemba, puis Kalume ont refusé de reconnaitre mon parti politique, Congo pour la Justice m’exigeant de payer 5000 dollars là où des partis alimentaires ont payé juste 200 dollars alors que, par ailleurs, le délai de la loi pour prendre un arrêté de refus était dépassé. En plus, ils n’ont jamais pris cet arrêté. Donc légalement Congo pour la Justice aurait dû figurer sur la liste des partis reconnus. Cependant, le mouvement militaire criminel de Nkundal le CNDP, est devenu un parti politique. .En fait, Le RCD (c'est-à-dire Rwanda Colonises DRC) , aujourd'hui CNDP est devenu une puissance militaire, financière, politique et diplomatique. Après leur avoir offert l'armement abandonné à Pweto, Kabila les a renforcés par un autre armement lourd abandonné à Mushake.

Finalement, je voudrais me poser une question et y répondre avant de vous quitter.

Ce samedi 2 août 2008, 7 ans après, si j’avais dit oui à Kabila que serait-il resté de mes convictions, de mon idéal, de ma soif de justice, de ma foi en Jésus-Christ? Si j'étais aupouvoir avec Kabila qu'aurais-je dit aux Congolais et aux Eglises de Dieu pour justifier les choix politiques de Kabila et mon silence approbateur?

Qu’aurais-je dit de l’attaque de Bukavu en 2003 par Mutebuzi, major Kasongo (ceux-ci furent laissés libres par Kabila alors qu’ils avaient aggressé leur chef Nabyolwa et tué ses gardes du corp) et NKunda, de l’accueil de James Kabarebe au Katanga, de l’envoi d’une délégation congolaise par Kabila dont son conseiller politique Chirishambo, pour aller pleurer un ennemi décédé en Ouganda, aggresseur du Congo, de la conference de Goma, de l’amnistie de Nkunda, du lancement prochain de la CPGL avec des aggresseurs impénitents qui continuent à occuper militairement le Congo?

Qu’aurais-je dit au peuple congolais de l’exploitation par le Rwanda du gaz méthane du lac Kivu, en violation de la convention de Bukavu de 1975 stipulant que toute exploitation devait se faire en commun. Joseph Kabila n'en dit mot, son parlement non plus. Pourtant, selon Jeuneafrique.com du 17 août 2007, (http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=IRI83727lelaceigren0) « des recherches montrent que les eaux profondes du lac contiendraient environ 65 milliards de mètres cubes de méthane, l’équivalent de 50 millions de tonnes de pétrole. Selon les estimations du PNUE, le Kivu contient assez de méthane pour alimenter les Etats-Unis pendant un mois, et cinq fois plus de dioxyde de carbone – soit environ 200 kilomètres cubes.

En 2003, le magazine New Scientist a rapporté que ces réserves pouvaient suffire à combler les besoins énergétiques du Rwanda pendant 400 ans, et permettraient ainsi de supplanter la combustion du bois, première source d’énergie de l’époque. A Bralirwa, une usine de bière, on a déjà pris conscience du potentiel du méthane qui se trouve au fond du lac : l’extraire permet à l’usine de satisfaire ses besoins en gaz et en électricité depuis les années 1980. Aujourd’hui, explique M. Diop, « les pays lacustres doivent examiner les ressources nécessaires pour que le dégazage du lac Kivu devienne une réalité ». Déjà, une usine est en construction au Rwanda, destine a recuperer le metane en vue de la production de l’électricité .Et, “selon les spécialistes de l'Institut suisse de recherche de l'eau (Eawag), le méthane ainsi récupéré pourrait alimenter la région en énergie pour des décennies. Le projet pilote de centrale électrique, mis en place par le gouverment rwandais, doit être lancé en 2008”.

Qu’aurais-je dit de cette capitulation qui procède d’une volonté délibérée de liquider l’Etat congolais ?

Qu’aurai-je dit, en effet, de l’exploration depuis le 19 avril 2008 du pétrole congolais sur le lac Albert à Mahagi, dans la Province Orientale, dans les eaux territoriales congolaises, par deux entreprises ougandaises encadrées par des militaires ougandais sous le nez et la barbe de l’armée et des autorités congolaises qui laissent faire ? Qu’aurais-je dit du projet de détournement des eaux congolaises pour sauver, à notre détriment, le lac Tchad entrain de sécher ? Cette question a été traitée au dernier sommet du G8 en l’absence du Congo.

Tout comme il s’est tenu dernièrement à Londres, encore en l’absence totale du Congo, une réunion secrète de sept gouvernements africains et du G8 autour d’un projet de transformation d’INGA en un barrage le plus puissant du monde capable de produire deux plus d’électricité pour le monde que le Barrage de Trois Gorges.

Que n’ai-je pas dit aux congolais alors que je leur rendais service en qualité de député élu du Katanga et de candidat gouverneur de province, en particulier lorsque mes collègues députés ont trahi leurs électeurs en élisant l’aventurier chargé des missions de KABILA, Moise Katumbi comme Gouverneur ? Je leur ai dit qu’ils avaient de ce fait poignardé Lumumba et Kabila Laurent et a travers eux le peuple congolais tout entier.

En effet, Katumbi qui jette de la poussière aux yeux des Katangais et des congolais . On en a fait un gouverneur avant tout pour couvrir le démantèlement anarchique et criminel de la concession minière de la Gecamines.de l’Etat sous kabila, enrichir les sociétés privées ainsi que la sienne. Car, comme je l’ai dit dans mon adresse au parlement, le 23 janvier 2007 (dont je vous prie de publier la copie que je vous donne à cette fin), il fallait a la tète du Katanga, un gouverneur de Province capable, avant toutes choses, d’assurer la régulation et l’exploitation du commerce des ressources minières.

En effet, de toutes les provinces de notre pays la Province du Katanga détient le potentiel le plus grand de croissance de l’économie des ressources naturelles. Dans ce contexte, je pense que je suis la personne qu’il fallait, ayant l’autorité scientifique, technique, morale et l’indépendance nécessaire pour instaurer et faire respecter le contrôle rigoureux de toutes les teneurs en minerais de valeur, le contrôle strict, général et rigoureux des exportations.

Ecoutons, à cet égard, le point de vue d’un expert, Robert Crem, ancien PDG de la GCM : « Le fond de l'affaire est que ces richesses minières ne sont pas identifies sur le Germanium katangais. Mais il y a de multiples autres minerais de valeur qui passent inaperçus, notamment, le Cadmium, l'argent, l'or, le rhénium, le galium, l'uranium, le sélénium, etc.

La situation actuelle qui se caractérise par un pouvoir étatique faible en face des opérateurs miniers est un réel désastre. De plus, on a multiplié les entreprises minières, on a multiplié les centres de production et la diversité des produits commercialisés. Cette abondance de prétendus investisseurs n'apporte pas d' augmentation de la richesse nationale. Bien au contraire.

“On pense généralement qu'il suffit de contrôler la teneur des minerais katangais en cobalt uniquement. Mais il faudrait détecter et valoriser tous les métaux de valeur qui sont contenus dans les produits exportés. Pour cela, il faut : - mettre en place le contrôle des tonnages bruts exportés. Les règles du Code Minier en matière d' entreposage et de transport des produits à exporter, ainsi que d' échantillonnage sont ignorés.

- ces tonnages seront complétés par les teneurs contenues en métaux valorisables. Et il y en a beaucoup : Germanium, Cuivre, Cobalt, Zinc, Cadmium, l'Argent, l'Or, le Rhénium, le Galium, l'Uranium, le Sélénium, etc.

- établir une formule de valorisation des réelles teneurs sur la base des cours des matières premières

- et vérifier le rapatriement effectif au Congo des recettes extérieures, suivant la réglementation.Aujourd'hui, cette structure de contrôle des exportations et des rapatriements des recettes commerciales est inexistante, parce que largement ignorée ou inefficace. Ceci donne lieu à des abus avec la rétention sinon le vol des recettes commerciales d'un Etat. Ainsi, après avoir détruit les gisements, des opérateurs miniers arnaquent la République.”

Moise Katumbi, Katumba Mwanke, Joseph Kabila, Kyungu wa Kumwanza, fini politiquement et qui se contente de sa part en termes de camions personnels de minerais qui lui rapportent chaque jour de l’argent qui devrait entrer dans les caisses de l’Etat, enrichissent sous nos yeux aussi bien que les faux investisseurs. Pendant ce temps Kyungu détourne l’attention des congolais en soutenant que le controle du mounvement des populations décidé récemment par le maire de la ville, san aucun pouvoir, en violation totale et flagrante de la constitution, est constuttuionnelle.

Je ne l’aurais certainement pas laissé dire de telles inepties aussi dangereuses qu’il l’est lui-meme, si lui, Kabila et les autres ne m’enpechaient de renter notamment en se précipitant de me remplacer par un jeune apprenti sorcier qu’ils ont tout de suite mis àleur service.

Mais pour revenir au problemme que lui et Moise Katumbi ne résoudront jamias jusqu’a ce que nous les mettiond hors d’état de nuire, écoutons encore Monsieur Crem: “Tenke-Fungurume : la plus importante réserve vierge au Monde. Historiquement l'Umhk considérait le gisement de Tenke-Fungurume comme sa réserve stratégique en cas de crise majeure. Et cette crise majeure est maintenant arrivée avec la faillite de la Gécamines. La bonne gestion et l'esprit nationaliste devraient mener à ce que la Gécamines, moribonde, tire directement profit de cette fameuse réserve, car rien ne justifie une mort subite. En effet, toutes les études de mise en exploitation de Tenke-Fungurume avaient été effectuées.

Les réserves de minerais sont bien connues par sondages effectués par l'Umhk et la Gécamines. Mais on entend parler de prétendus investissements importants en études de faisabilité.Il faut savoir que Tenke-Fungurume c'est 7 Millions de tonnes de cuivre de réserves prouvées et 1,5 Millions de tonnes de cobalt de réserves prouvées. Ceci donne à Tenke-Fungurume un potentiel valorisé à 90 Milliards de dollars américains, soit près de 50 années du budget actuel de la Rdc! De plus, les réserves minières connues pourront sans doute être doublées par de nouvelles recherches. Dans ces conditions, Tenke-Fungurume est une fortune nationale, un gage qui peut servir de garantie des autres investissements étrangers et de source de financement important de la République.

Comment comprendre et accepter que le gouvernement aurait cédé 85 % des droits miniers pour une remise de 15 millions de dollars? Les chiffres réels peuvent varier, car il n' y a pas eu de transparence. Mais la disproportion est insoutenable.”

En fait voici la répartition des avoirs de Tenke fungurume: l’Etat congolais (5%)La Gecamines (12,5%), la Lundin mining (24,75%), la Freeport mcmoran (57,75%). Dans ce contexte, qu’aurais-je dit des contrats chinois ? Kabila vient de vendre notre sous-sol aux Chinois à seulement 8 Milliards.

En fait, la Chine ne va pas seulement récupérer les 8 Milliards qu'il investira, sous son contrôle financier et technique, en termes d'autoroutes, et d'usines à créer, sans études de faisabilité préalable, sans coût précis chiffré, sans évaluation des valeurs réelles du sol et du sous-sol congolais et sans savoir qui assurera la maintenance plus tard, la Chine ou le Congo et quel en serait le cout. En plus, la Chine aura 63 % des capitaux de toutes les entreprises créées.

Par ailleurs, les 37% n'appartiennent ni à l'Etat congolais, ni à la Gécamines.

En fait, avec les contrats chinois et les cinq sentiers, devenus presque une divinité selon un quotidien congolais, ce qui rappelle une autre divinité, mobutiste, celle-là, l’objectif 80, l'arnaque est à son comble ; le pays est pris d’assaut par toutes sortes d’envahisseurs plutôt que par des investisseurs en plus de l’occupation militaire que nous impose Kagame.

Celui-ci est, pour l’instant, paradoxalement soutenu par certains pays dans la communauté internationale jusqu'à ce que ses crimes bien connus contre le Congo et son propre pays et même contre le Burundi lui soient publiquement et judiciairement imputés. Ce qui ne saurait tarder, En effet, ainsi que Jacques Myard, Député des Yvelines, en France, l’a dit avec raison, Kagame « est un criminel de guerre qui choisit cyniquement d’accuser la France pour faire diversion et tenter de masquer le sang qu’il a sur les mains ».

Or tout en sachant que Kagame a le sang des congolais sur les mains, beaucoup de sang, il s’apprête a nous imposer prochainement sa visite sur le sol de nos ancêtres, baigné dans tant de sang d’enfants, de femmes, d’hommes, violés, assassinés, découpés en morceaux ou enterrés vivants.

Nous n’avons donc qu’une alternative possible : Kabila doit partir ; il est l’hypothèque de notre avenir commun en tant que peuple, nation et patrie.

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samedi 14 mai 2016

Si les Rdcongolais revisitaient l'histoire de la Centrafrique du soudard tyran Jean-Bedel autoproclamé Empereur Bokassa Ier !

A la conférence nationale souveraine (CNS) de 1990-1992, président de la commission socio-culturelle, le professeur Huit Mulongo Kalonda avait pesé de tout son poids pour débaptiser l'avenue Bokassa en avenue Luambo Makiadi, le stade Kamanyola en stade des Martyrs ! Le minable Hippolyte Kanambe Kazembere alias Joseph Kabila emprisonne abusivement Huit Mulongo à la prison de Kasapa à Lubumbashi. Le Kadogo tyran qui règne par défi en République démocratique du Congo est-il sur la voie de Jean-Bedel Bokassa ?

Mégalomane et tyrannique, Bokassa a régné sur la Centrafrique sous l'oeil bienveillant de la France, bien décidée à rester influente dans son ancienne colonie. Mais c'est aussi l'armée française qui a renversé en 1979 cet ami devenu encombrant.

Le 4 décembre 1977, à Bangui, Jean Bédel Bokassa, « président à vie » de la République centrafricaine, se couronne empereur lors d'un véritable pastiche napoléonien. Ses homologues africains, de l'Ivoirien Houphouët-Boigny au Zaïrois Mobutu, ont préféré ne pas s'associer à cette mascarade dont ils mesurent la portée néfaste. L'Élysée, qui a couvert l'organisation de la cérémonie, est mal à l'aise : la France de Valéry Giscard d'Estaing n'est représentée que par René Journiac, le « monsieur Afrique » de l'Élysée, et Robert Galley, le ministre de la Coopération.

Devant près de 4 000 invités, Bokassa doit se contenter d'un couronnement à défaut d'un sacre (le pape a refusé de venir et de cautionner l'événement) : qu'importe, devenu le troisième empereur dans le monde après Hirohito au Japon et le shah d'Iran, il est parvenu à obtenir de Paris ce que personne n'aurait osé demander à l'ancienne puissance coloniale. La débauche financière engagée par la France pour organiser les festivités a choqué le monde entier, d'autant plus pour un pays aussi pauvre que la Centrafrique.

Moins de deux ans plus tard, dans la nuit du 20 au 21 septembre 1979, alors qu'il est en visite à Tripoli, Bokassa Ier est renversé par le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) et par les troupes parachutistes françaises. David Dacko, l'ancien président déchu en 1966 par Bokassa, est réinvesti par les bérets rouges.

Paris a procédé à une ingérence caractérisée : Valéry Giscard d'Estaing et son conseiller René Journiac ont délibérément dépassé les bornes fixées dans les années 1960 par Jacques Foccart, le « monsieur Afrique » de De Gaulle puis de Pompidou.

Le lâchage de Bokassa, deux ans seulement après son couronnement, illustre les paradoxes et les dérives de la politique africaine de la France. Mais qui était vraiment Bokassa Ier ? Et pourquoi la France lui a-t-elle permis de régner sans partage sur la Centrafrique ? Retour sur son avènement, à la lumière des rapports des attachés militaires et des archives Foccart.

« Centrafricains, Centrafricaines. Depuis ce matin, à 3 h 20, votre armée a pris le pouvoir de l'État. » C'est par ces mots que le colonel Bokassa réveille la capitale Bangui la Coquette en guise de voeux du 1er janvier 1966. Dans la nuit du 31 décembre, David Dacko, qui avait présidé à l'indépendance du pays le 13 août 1960, a été victime d'un coup de force aussitôt surnommé le « putsch de la Saint-Sylvestre ».

LE PUTSCH DE LA SAINT-SYLVESTRE

Sa vie n'est nullement mise en danger : il est simplement assigné à résidence. Afin de mieux asseoir sa légitimité, Bokassa racontera par la suite que Dacko - qu'il présente comme son parent -, fatigué du pouvoir, aurait lui-même orchestré sa déposition pour lui transmettre ses fonctions sans paraître démissionner (les versions sur ce sujet divergent). Mais au colonel Mehay, le conseiller militaire de l'ambassade de France, les putschistes avouent viser « la malfaisance de [l'] entourage » présidentiel.

Au sein d'une Afrique où depuis les Trois Glorieuses à Brazzaville (13-15 août 1963) [3] se multiplient coups d'État et révolutions, l'équipe de Bokassa cherche immédiatement à rassurer la France, en affirmant ne pas remettre en cause la stratégie de sécurité du « pré carré » développée par Foccart, c'est-à-dire le domaine réservé de l'influence française en Afrique calqué sur ses anciennes colonies.

Officier le plus gradé du pays et, à ce titre, maître de l'armée, Bokassa fait alors figure d'homme fort et incontesté de la Centrafrique. Mais c'est oublier qu'il lui a fallu pour en arriver là éliminer tous les concurrents de l'institution militaire dont il est issu. Ses premières cibles ? Le cercle d'officiers à la tête de l'appareil sécuritaire du régime : le colonel Izamo, chef de la légion de gendarmerie, et le commandant Mounoubaï, chef de la police spéciale. Le premier, tombé dans un guet-apens le 31 décembre 1965 à 20 heures, est torturé et assassiné la nuit même ; le second, en fuite, est arrêté et fusillé quelques jours plus tard. Dans leur sillage sont exécutés le commandant Bangui, chef du cabinet militaire de Dacko, et N'Zalla, chef du cabinet politique.

Dans un premier temps, l'ascension de Bokassa n'avait rien d'exceptionnel. Pour de nombreux hommes de sa génération, l'armée française a fonctionné comme un outil de promotion et d'acculturation, voire comme une seconde famille.

Né en 1921, orphelin à 6 ans, engagé en 1939 comme tirailleur au sein de la Coloniale, Bokassa fut pendant la Seconde Guerre mondiale sous-officier des Forces françaises libres et participa au débarquement de 1944 en Provence. Après avoir combattu en Indochine et en Algérie, formé aux écoles militaires de sous-officiers, il acheva sa carrière sous les drapeaux français avec le grade de capitaine.

Toute sa vie, il est resté attaché à ce qui entoure l'armée française, à commencer par la figure du général de Gaulle qu'il s'obstine à appeler « Papa » au grand dam de ce dernier qui n'hésitait pas à l'affubler du surnom de « Soudard ».

En 1962, Bokassa est transféré à la toute jeune armée centrafricaine où il est promu colonel et nommé conseiller militaire au cabinet présidentiel, avant de devenir chef d'état-major en 1964.

Depuis l'indépendance, la Ve République cherche à former des officiers supérieurs africains pour qu'ils assurent le maintien de l'ordre et la stabilisation politique en Afrique. La génération de Bokassa fut ainsi promue, au titre de l'africanisation des cadres, sous le contrôle des conseillers français de la coopération militaire. Mais, dans les faits, l'armée centrafricaine est plutôt réduite à un rôle social et pionnier que confirme le « plan raisonnable », c'est-à-dire le programme d'organisation de l'armée centrafricaine mené par le général Bigeard.

Au nom des accords secrets de défense, la France compte avant tout sur la mobilisation de ses propres troupes des camps de Bangui et de Bouar pour rétablir l'ordre.

A la fin de 1965, Bokassa se situe donc à la charnière entre le cabinet présidentiel, où il est lentement marginalisé, et la corporation des officiers centrafricains, dont il fait figure de primus inter pares. Au premier rang d'entre eux se trouve le colonel Banza, chef du 1er bataillon, que le colonel Mehay identifie comme le véritable tacticien du putsch.

S'effondre ainsi la légende d'un Bokassa, homme providentiel et instigateur unique du coup d'État : cette version mythifiée s'est construite bien après. En janvier 1966, c'est un triumvirat qui se partage le pouvoir : le président Bokassa, le colonel Banza, numéro deux du gouvernement, et Bandio, le ministre de l'Intérieur. Certes, Bokassa détient l'essentiel des leviers (il est président de la République et du gouvernement, ministre de la Défense et garde des Sceaux). Mais il sait que Banza, qui contrôle l'armée, constitue une menace.

ADOUBÉ PAR FOCCART

En trois ans, Bokassa s'emploie à le neutraliser par tous les moyens : après avoir essayé de le discréditer politiquement, mandaté un de ses hommes pour reprendre en main les forces de sécurité, il procède à sa liquidation physique. Le 10 avril 1969, jour de la Saint-Macaire, Banza est arrêté et accusé de préparer un putsch.

Déféré devant le tribunal militaire permanent le 11 avril, il est condamné à la peine de mort. L'information est diffusée aussitôt sous le titre de « putsch de la Saint-Macaire », en écho à celui de la Saint-Sylvestre. Banza est exécuté le 12 avril 1969 au lever du jour. La nouvelle de sa condamnation est accueillie avec scepticisme : cette histoire de complot ourdi par Banza est interprétée comme une machination forgée par Bokassa.

Le 28 avril 1969, le colonel Charpentier, nouveau conseiller militaire à l'ambassade de France, s'interroge : « Banza est-il coupable ou innocent ? Est-il victime d'un coup monté par le Général [Bokassa], désireux de se débarrasser d'un personnage jugé encombrant, peut-être dangereux et avec lequel il ne peut plus composer ? [4] » Le 2 mai, il précise sa pensée : « Banza n'avait peut-être pas d'autre issue que l'aventure, une aventure sans préparation, probablement des contacts peu discrets et imprudents qui l'ont conduit tout droit dans un traquenard. Le seul vrai péril est celui qui pourrait naître des excès du président. »

Pourquoi la France de De Gaulle tolère-t-elle les coups de force de Bokassa, alors que la tendance est à la protection des présidents « pères des indépendances », comme Houphouët-Boigny en Côte d'Ivoire ou Senghor au Sénégal ? Certes, le caractère « révolutionnaire » du nouveau régime a dans un premier temps inquiété Paris. Mais, passé le lancement du « plan Bokassa » (réforme agraire), la révolution n'est pas à l'ordre du jour.

Pour Foccart, officiellement paré du titre de secrétaire général des Affaires africaines et malgaches, le putsch de la Saint-Sylvestre n'a rien à voir avec les crises congolaise et gabonaise de 1963 et 1964. A Brazzaville, en 1963, la chute de l'abbé Youlou et l'instauration d'un régime socialiste avaient désorganisé la géopolitique sécuritaire de Foccart. A Libreville, en 1964, l'agression contre le président congolais Léon M'Ba avait créé un précédent grave. A Bangui, en 1966, les putschistes tiennent au contraire à s'inscrire immédiatement dans une ligne pro-française.

Il est vrai que depuis le départ en 1965 de l'ambassadeur Barberot (grande figure de la France libre), versé dans le renseignement, le « circuit-court » avec Bangui est coupé et les informations remontent mal. Mais en pleine guerre froide, l'attitude anticommuniste des putschistes est de nature à rassurer. D'un autre côté, les tentatives d'ingérence sécuritaire et économique des Israéliens et des Américains en Centrafrique menacent le pré carré français. Foccart opte donc pour un wait and see très britannique, tandis que le colonel Mehay, conseiller militaire de l'ambassade et correspondant à ce titre du 2e Bureau, devient l'analyste de terrain le plus écouté. Cet officier jouit d'un poids d'autant plus important qu'il est l'interlocuteur français préféré de Bokassa, aux dépens du nouvel ambassadeur Jean Français - au style trop Quai d'Orsay, selon Foccart. Le diplomate n'aura d'ailleurs de cesse de soupçonner la main de Foccart derrière la chute de Dacko.

Loin de répondre à une tactique préméditée, l'attitude française sous de Gaulle se teinte donc d'un fort pragmatisme. Pour s'assurer le soutien de l'Élysée, Bokassa entend être le meilleur représentant de la politique française en Centrafrique, bien souvent aux dépens de l'ambassadeur de France et dans une confusion des genres grandissante.

Conscient de cette géopolitique complexe, Jean Herly, le diplomate que Foccart envoie relever Jean Français fin 1966, écrit le 6 février 1968 à l'Élysée : « Bref, dans ce contexte purement centrafricain, Bokassa me paraît un moindre mal. »

En organisant sa visite officielle en France en mars 1969, Foccart procède à l'adoubement officiel de Bokassa dans le cercle des « amis de la France ». Toutefois, il est loin de faire l'unanimité auprès des autres membres de la famille franco-africaine.

LES ANNÉES GISCARD

Pour prix de cette politique du pré carré, Paris accepte d'en passer par les caprices de son allié centrafricain, comme lorsque lui est offert un DC-4 pour mettre fin à l'expérience UDEAC. Foccart, parfaitement informé et lucide sur la personnalité de Bokassa, est chargé de le maintenir dans la mesure du « raisonnable ».

Mais personne n'est dupe. Le colonel Charpentier brosse un portrait lucide de Bokassa dans son rapport de fin de mission en octobre 1969 : « Comparé à ses homologues africains francophones, le général Bokassa pourrait donc passer pour un interlocuteur peu compétent, mais acceptable. Il est malheureusement affligé d'une méfiance maladive et d'une évidente mauvaise foi. Mégalomane, cyclothymique, trop facilement irritable et emporté, violent, tyrannique, autocrate, terrorisant son entourage, ses excès le rendent difficilement supportable. »

A l'aube des années 1970, le général-président Bokassa se sent pousser des ailes bonapartistes : il se proclame président à vie en 1972, maréchal en 1974 et empereur en 1976. Entre-temps l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République et le départ de Foccart allaient considérablement rapprocher les deux pays.

Les raisons de l'entente entre Giscard et Bokassa sont diverses. Retenons-en une d'ordre politique et personnel. Si les deux hommes ont connu les indépendances, ils n'en ont pas été les architectes. Or, maintenant qu'ils sont au pouvoir, ils ont besoin l'un de l'autre pour s'affirmer au sein d'une famille franco-africaine dominée depuis 1960 par le couple Houphouët-Boigny et Foccart.

En outre, Giscard a choisi de s'investir de manière plus personnelle que ses prédécesseurs dans les affaires africaines (la passion de la chasse n'est que la partie médiatisée). Ce nouvel état d'esprit a été saisi par l'expression seventies de « Safari Club ».

Dès 1975, le président français marque publiquement sa préférence centrafricaine en fixant à Bangui le sommet franco-africain, tenu pour la première fois en Afrique. Bokassa comprend qu'il peut obtenir beaucoup de son « cher parent », et être tenu au même niveau que les « pères des indépendances » au sein de la famille franco-africaine.

L'Élysée mesure le grotesque des demandes de Bokassa pour son sacre, mais l'organise (en minimisant publiquement sa contribution). Il est pourtant trop tard : un point de non-retour a été franchi. Les images de la vidéo du sacre, diffusées dans les journaux télévisés occidentaux, donnent au grotesque de l'événement une dimension planétaire. Giscard en prend conscience.

Les relations entre Paris et Bangui, après le sacre, se détériorent très vite. Les sujets de discordes abondent mais c'est bien le rapprochement avec Kadhafi (amorcé dès 1976) qui condamne pour de bon l'empereur de Centrafrique. Le chef de la Libye est en effet l'ennemi numéro un de la France qui est en guerre contre lui au Tchad.

La rupture s'accélère lors du sommet France-Afrique de Kigali en mai 1979, avec la condamnation par la France des massacres à Bangui quelques mois plus tôt : Bokassa est accusé d'avoir réprimé dans le sang des mouvements lycéens et civils au premier trimestre 1979. Une commission d'enquête africaine s'empare du dossier tandis qu'une campagne de presse est menée contre l'empereur sanguinaire. L'idée d'un empereur retiré en son palais de Berengo et écarté des affaires, tandis que ses ministres, plus raisonnables, auraient gouverné, a échoué...

Le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), qui, depuis près d'un an, planifie des scénarios de remplacement de Bokassa, obtient le feu vert de l'Élysée. L'opération « Caban » (CentrAfrique-BANgui) doit restaurer l'ancien président centrafricain David Dacko, pris en charge depuis de longues semaines par le service Action. A charge pour lui de demander immédiatement l'application des accords de défense, c'est-à-dire l'intervention des forces françaises officielles (opération « Barracuda »).

Tactiquement, l'opération est un succès. Mais son montage est aussitôt dénoncé. Qu'importe : Paris a sauvé sa plateforme logistique centrafricaine pour la guerre du Tchad. Les Éléments français d'assistance opérationnelle (Efao) viennent relever les hommes de Barracuda et s'installent en Centrafrique jusqu'en 1998. Dès 1981 le colonel Mantion est mandaté comme conseiller des présidents Dacko (renversé par un putsch en septembre 1981) et Kolingba (un général) pour garantir la stabilité du régime. Les camps de Bangui et Bouar, nœuds du dispositif militaire français en Afrique centrale, ne seront dissous qu'en 1998 par le gouvernement Jospin au nom de la nouvelle politique africaine de la France.

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jeudi 12 mai 2016

J-6: Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE", ministre de la RDC, réside au 7 Drève du Mérault 1410 Waterloo en Belgique !

Fieffé menteur professionnel, l'enfoiré et pseudo professeur de "Masimanimba désir" est un incorrigible, c'est hallucinant voire navrant! Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" qui assume la fonction de Ministre de la République démocratique du Congo, en relation avec le parlement dans le gouvernement Matata II, puisque viré en 2014 du ministère des Postes, Télécommunication et Nouvelles technologies (PTNTIC) dans Matata I à cause de l'affaire "Fibre optique", le "Ventriote" réside au 7 Drève du Mérault, 1410 Warteloo en Belgique ! Etonnant ! C'est l'adresse officielle que Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a transmis à la justice française dans son accusation contre le journaliste indépendant Freddy Mulongo. Les juges français qui comprennent de plus en plus les méandres du fonctionnement du politicard, girouette politique habitué à changer de veste politique n'en reviennent pas. Fourberies de "Masimanimba désir" vont laisser des traces ! Comment un ministre de la République démocratique du Congo qui chaque jour doit exercer sa fonction peut résider à plus de 8 mille Kilomètres de son lieu de travail ? Il faut 8 heures de vol entre Kinshasa et Bruxelles sans oublier le temps de transport entre l'aéroport de Zaventem et Warteloo ! L'accusateur Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a cru badiner avec la justice française. Le policailleur enfarineur a voulu instrumentaliser et épater la justice française...La résidence principale de Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" est en République démocratique du Congo. Son manoir de Warteloo acquis avec l'argent de la fibre optique de la RDC n'est qu'une résidence secondaire de villégiature ! En tombant le masque le ministre d'Hippolyte Kanambé alias Joseph Kabila révèle à la justice française, qu'il est ministre en RDC pays dont les habitants vivent avec moins d'un dollar par jour, mais lui réside à Waterloo en Belgique. En voulant impressionner les juges français en étalant une richesse acquise au prix du sang, vols, magouilles...Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE", donne un bâton pour mieux se faire battre !

1. Né le 4 septembre 1949 à Kindembi dans le Bandundu, Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a 67 ans. A cet âge on est assagi. On est grand-père dans la majorité de cas, on évite les aventures magouilleuses. Comment Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" peut-il justifier l'achat de son manoir à Waterloo ? S'il a été le dernier Djaleloïste et Ministre de l'information du dictateur Mobutu Sese Seko...tout le monde sait qu' à la fin de son règne de 32 ans de dictature féroce, le Maréchal n'avait plus les moyens d'entretenir ses femmes et courtisans! Même si Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" claironnait et chantait les louanges de l'aigle de Kawele pendant qu'il était déjà en fuite, il n'était pas encore propriétaire d'un manoir à Waterloo en Belgique !

2. Après son bref exil en Belgique, Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" est allé au RCD-Goma, mouvement rebelle allié du Rwanda dont les crimes contre l'humanité et pillages des ressources de la RDC sont connus de tous. Les massacres de femmes congolaises à Makobola, Kasika, Mwenga...dans le Kivu sont encore dans la mémoire collective des congolais. Jouisseur impénitent et profito-situationniste, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" est un amoureux d'argent capable de vendre père, mère et enfants pour son aisance matérielle. Les massacres de Kivutiens ne l'émeuvent pas, et pourtant ce sont ses compatriotes. Si les massacrés Kivutiens étaient des Bandundois cela n' aurait pas non plus réveiller sa conscience bouchée par les billets verts. Fidèle adepte de Mammon, "Masimanimba désir" est prêt à tout pour la mangeoire. Depuis qu'Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila l'a récupéré, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a oublié que depuis Kigali au Rwanda, il s'en prenait à l'Incapacitaire de Kingakati.

3. Voulant prouver aux autres membres du gouvernement du régime de Kinshasa, que lui Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" avait les bras longs et qu'il peut donner des ordres aux juges français pour condamner Freddy Mulongo, un journaliste libre et indépendant vivant en France, il s'est trompé de cible. Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" ne pèse pas au delà du régime sanguinaire et d'imposture qu'il sert. Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" impressionne ses courtisans mais pas Freddy Mulongo. Sa démarche avec ses féticheurs d'envoûter les juges français pour que l'on lui donne raison dans sa fausse accusation sans fondement va échouer. Kin Key Mulumba est un villageois qui n'a pas évolué. Sa fourberie et roublardise sont connues.

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mardi 10 mai 2016

J-8: Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" toujours attendu au Palais de justice à Paris !

Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" à Kitoy dans le Kwilu

Le dinosaure Mobutiste et mammouth Joséphiste Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE", sans cultures ni convictions politiques républicaines, dans une mentalité villageoise a cru que la France était une République bananière. L'ex-criminel du RCD-Goma et laquais du régime sanguinaire, tortionnaire et d'imposture de Kinshasa a cru puisqu'il est ministre d'Hippolyte Kanambe Kazembere alias Joseph Kabila il pouvait influencer les juges français dans leur devoir de dire le droit qui ont pour soubassement la devise de la République: Liberté-Egalité-Fraternité !

C'est courant en RDC, lorsqu'on est un homme du régime on peut faire bastonner, arrêter et faire emprisonner un journaliste par un claquement des doigts. 152è sur 180 d'après le classement de Reporters sans frontières, la RDC n'est pas un pays de la liberté de la presse. Avec 17 journalistes assassinés sans procès, le dernier en date étant le père Assomptionniste Vincent Machozi, fondateur du site Beni-Lubero qui a été assassiné le dimanche 20 mars 2016, au vu de tout le monde. Fayot et ventripotent, Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a voulu avec malice et ruse instrumentaliser la justice française en accusant faussement de "Diffamation" Freddy Mulongo, responsable de Réveil FM International. Le Fakwa de l'argent de la fibre optique de la République démocratique du Congo voulait se faire passer pour une victime. Alors que le rapport de la commission d'enquête parlementaire de la RDC met exergue sa gabegie et fausseté dans la gestion de la fibre optique, et que plusieurs journaux, médias ont relayé cette information. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle qu'il a été viré comme ministre des PTT, puisqu'apparatchick du régime d'imposture, on lui a trouvé un strapontin dans le gouvernement Matata II: ministre aux relations avec le Parlement. Dans une rage inouïe,

Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a décidé de s'en prendre au maillon faible: Freddy Mulongo, Réveil FM International exerçant librement son métier depuis Paris. Corrompu, l'ex-rebelle habitué à corrompre mais surtout à terroriser des journalistes coupagistes de Kinshasa, "Masimanimba désir" pensait faire d'une bouchée le journaliste congolais indépendant vivant à Paris. Il est tombé sur un os, depuis c'est le cauchemar !

En France, une accusation en diffamation ne peut excéder trois mois. Cela fait maintenant cinq mois que Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a porté sa plainte, ne s'est jamais présenté à aucune audience et s'amuse à publier dans sa feuille de choux le Soft, la correspondance du conseil de Monsieur Mulongo. Le 18 mai prochain, il est attendu pour un débat contradictoire face son accusé qui l'attend de pied ferme !

Pour fuir la justice française, Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" s'est résolu de sillonner Masimanimba, Kitoy et environs en vue d'envoûter les juges français. Drôle de comportement pour un énergumène qui se fait appeler "Professeur" !

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lundi 9 mai 2016

Kikwit: Jean.P.Kapunga: "J'aime être acteur! La politique, c'est être au service de nos populations surtout les plus vulnérables"

La France regorge des hommes et femmes d'origine de la République démocratique du Congo aux compétences multiples et variées. Homme d'affaires, cela fait plus d'une vingtaine d'années qu'il est entrepreneur dans le transport :JP Yass, JPK Power, JPK Francilien, Bsp, Génélia Travels ! Jean.P. Kapunga est parisien, père de cinq filles dont l’aînée est universitaire, son cœur bat pour son Kikwuit dans le kwilu en République démocratique du Congo. En alternance avec ses études universitaires, de 1988 à 1992, Jean.P. Kapunga était préfet d'études de l'Institut Technique Commercial de Masina dans le Tshangu. D'ailleurs il a été le plus jeune préfet d'études de la ville de Kinshasa. Depuis sa maîtrise en 1998 à Paris I Sorbonne, le Kikwitois s'intéresse à la politique et la chose publique. A cheval entre Paris et Kinshasa, Jean. P Kapunga est le premier congolais à avoir ouvert un cyber café de 55 ordinateurs et imprimantes à Kikwit, d'avoir mis à la disposition des jeunes un équipement complet de musique, d'avoir équipé des filets de football pour les poteaux de trois équipes kikwitoise: Vutuka, Makila et Lupopo.

La Fondation JP Kapunga a offert 200 tôles ondulées à la paroisse Saint-André (Kikwit-rive droite) pour la réfection de sa toiture. Sans oublier l'aménagement du puits d'eau sur la rivière Misengi dans la commune de Lukeni. Avec une population estimée à 397 737 habitants. (2012), Kikwit la ville principale de la province de Kwilu qui a fait face à une grave crise d'Ebola en 1995, garde malgré une démographie galopante garde toujours ses 4 communes d'antan, chacune ayant plusieurs quartiers : 1. Kazamba : Lwano, 30 juin, Inga, Fac; 2. Lukemi : Wenze, Ndangu, Misengi, Nzundu, Etac, Ngulunzamba; 3. Lukolela : Mudikwit, Yonsi, Bongisa, Lunia; 4. Nzinda : Lumbi, Ndeke-Zulu, Kimwanga, Sankuru, Bruxelles.

La France est une grande école qui nous a permis d'acquérir une expertise, celle-ci doit nous permettre au service de nos populations pour le développement de notre pays. "Pour servir son pays, il ne faut pas nécessairement être président de la République, ministre, député ou sénateur. La meilleur politique est celle de proximité qui trouve l'assentiment des administrés. Le meilleur homme ou femme politique est celui ou celle qui est proche des préoccupations et aspirations des populations" clame Jean. P Kapunga. Il renchérit:"Un Maire ou Bourgmestre, il suffit qu'il se donne la peine d'être au service de ses habitants rend déjà à son pays. Il est navrant de voir des gens se battre pour des postes, d'autres corrompent pour y accéder même s'ils n'ont pas les compétences requises" . lorsqu'on évoque les atteintes massives aux droits de l'homme, les arrestations arbitraires et emprisonnements inopportunes, les assassinats et empoisonnements qui jonchent la réalité des politiques de la République démocratique du Congo, Jean.P. Kapunga droit dans ses chaussures Westorn::" Nous ne devons pas nous résigner, si nous avons vécu dans la patrie des droits de l'homme, c'est à nous de prouver au monde que la flamme du flambeau sur le respect des libertés, droits et devoirs des citoyens qui a bercé notre vie en France ne soit pas éteinte une fois au Congo-démocratique".

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samedi 7 mai 2016

RDC: Tambwe Mwamba instruit le procureur pour les faux mercenaires de Moise Katumbi, pas d'instruction pour la sorcière Jaynet Kanambé "Kabila" dans Panama Papers !

Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila est un psychopathe sanguinaire qui sème la terreur en République démocratique du Congo. Incapacitaire tous azimuts, en 16 ans d'imposture il a brillamment échoué et en 6 mois de la fin de son second mandat, alias Joseph Kabila pour sa traîtrise à la nation congolaise risque gros. Kanambé voit des complots et ennemis partout, excelle dans les arrestations arbitraires, intimidations et bafoue les libertés individuelles, les atteintes aux droits de l'homme sont au paroxysme. Kanambé Kazembere défie la communauté internationale, Hippolyte n'a cesse de narguer les congolais. Le soudard Kadogo a pris la grosse tête et s'en prend à toutes les têtes qui dépassent !

Jaynet Kanambé "Kabila", la sorcière de la République citée dans Panama papers!

Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila veut arrêter Moïse Katumbi fort heuseusement les chancelleries occidentales ont menacé l'imposteur de Kingakati de représailles en cas d'arrestation arbitraire de Moïse Katumbi qui est protégé par la Monusco. Pendant ce temps, sa tante Jaynet Kanambé "Kabila", la sorcière de la République citée dans Panama papers pour un compte offshore en milliards de dollars américains, elle qui n'a jamais travaillé, se la coule douce: Ni d'interpellation, pas d'interrogation, pas d'enquête de la justice...

Nous l'avons toujours la République démocratique du Congo telle que dirigée par défi, sans légitimité en toute illégalité et impunité par Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila, ses apparatchicks, parlementaires godillots, ministres mangéristes, n'est pas un pays normal. L'impunité bat son plein que le régime d'imposture de Kinshasa se croit tout permis. Dans un pays normal, la liberté est un droit, l'arrestation une exception. Celui qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, alias Joseph Kabila s'est tapé 16 ans sur le trône du Congo. Le soudard-Kadogo, en bon imposteur croit que la République démocratique du Congo lui appartient. A six mois de la fin de son second mandat usurpé, Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila perd le sommeil. Assassinats, arrestations arbitraires, complots fomentés...

Hippolyte Kanambé Kazembere alias "Joseph Kabila", qui a autour de sa ceinture de sécurité des Rwandais, Tanzaniens, Zimbabwéens... s'appuie sur deux dinosaures Mobutistes, anciens ténors du RCD-Goma, mouvement rebelle et criminel aillé du Rwanda: Tambwe Mwamba, son bras armé de la justice et Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur national, menteur professionnel. Affaire "Mercenaires" de Moïse Katumbi ça va dans tous les sens dans les réseaux sociaux. C'est l'affiche cinématographique des "Expendables", une bande d'indestructibles.

Réagissant à l’ouverture d’une enquête judiciaire annoncée plus tôt dans la journée par le ministre de la Justice du régime totalitaire de Kinshasa, Moïse Katumbi a qualifié mercredi de "mensonge grotesque" les affirmations du ministre de la Justice qui le soupçonne publiquement de recruter des mercenaires étrangers, y compris parmi des anciens militaires américains.

Lambert Mende, Vuvuzélateur national et Pinocchio de la République

Lecommuniqué du gouvernement signé par Lambert Mende pour accabler Moïse Katumbi est hallucinant !

La lettre du collectif des avocats de Moïse Katumbi au Procureur de la République pour réfuter les fausses accusations de Tambwe Mwamba. Il paraît que Moïse Katumbi était convoqué au parquet de Lubumbashi ce samedi 7 mai 2016.

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vendredi 6 mai 2016

République démocratique du Congo : trois collaborateurs du CICR enlevés au Nord-Kivu

Kinshasa (CICR) – Trois collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont été enlevés mardi matin dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Ils faisaient partie d’un convoi d’assistance en route vers Kyaghala, un village où devait avoir lieu une distribution de vivres et d’articles ménagers de première nécessité en faveur de 8 000 personnes touchées par le conflit.

« Nous déplorons vivement cet enlèvement et mettons tout en œuvre pour que nos collègues puissent retrouver leurs familles le plus rapidement possible. Nous appelons les ravisseurs à les libérer immédiatement, sains et saufs, et à faciliter leur retour », déclare Alessandra Menegon, cheffe de la délégation du CICR dans le pays. « Cela fait 38 ans que nous travaillons en République démocratique du Congo pour apporter une aide humanitaire aux victimes du conflit armé. De tels actes constituent une atteinte à la sécurité des acteurs humanitaires et privent aussi de manière durable des populations déjà durement touchées de l’assistance dont elles ont désespérément besoin. »

Cette distribution, prévue depuis plus d’un mois, devait bénéficier à des familles d’Ikobo qui ont dû fuir leurs foyers en novembre dernier en raison des combats et qui n’ont reçu aucune assistance depuis. Elle visait aussi à aider des familles de retour dans leurs villages après avoir été contraintes de se déplacer à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Faute d’accès à leurs champs, elles se trouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins essentiels et vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

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Chaumont-sur-Loire : le 25è Festival international des jardins dans le Loir-et-cher !

Chantal Colleu-Dumond, directrice du Festival International des Jardins. Photo Réveil FM International

"On a voulu se tourner vers l'avenir. Ces "Jardins du siècle à venir", le thème de cette année, mettent en évidence ce que l'écologie ou la science vont apporter aux jardins de demain", explique la directrice du festival, Chantal Colleu-Dumond. Une trentaine de projets sur plus de 300 dossiers envoyés du monde entier ont été retenus par les organisateurs pour illustrer les réponses des créateurs aux questions qu'affronte le XXIe siècle: le changement climatique, la montée des eaux, les "jardins flottants", le lien entre habitat et jardin...

Maryvonne Pinault, mécène et présidente du jury. Photo Réveil FM International

Nacer Meddah, préfet de région Loir-et-Cher. Photo Réveil FM International

Chaumont-sur-Loire - Pour sa 25e édition, le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), inauguré officiellement mercredi 4 mai 2016, s'est donné pour mission d'imaginer le jardin du futur.

Pour la directrice du festival, l'objectif est clair: "Faire comprendre comment les jardins, tout en gardant leur créativité, leur inventivité, leur poésie vont évoluer grâce aux nouvelles techniques de culture comme la permaculture, l'hydroponie, l'aéroponie, l'aquaponie, les jardins verticaux".

"Ce qui est connu des scientifiques aujourd'hui sera à la portée de tous dans les années à venir. Chaumont est un lieu d'invention pour les formes, les végétaux et les matériaux. Paysagistes, artistes, designers, botanistes ou scénographes s'allient pour créer un autre monde", expose-t-elle.

Bruno Le Maire, candidat aux primaires LR. Photo Réveil FM International

Ambassadeur Jean d'Haussonville, directeur du Château de Chambord. Photo Réveil FM International

Deux voisins: Ambassadeur Jean d'Haussonville et Chantal Colleu-Dumond. Photo Réveil FM International

Les paysagistes néerlandaises Aleid Westenberg et Lucia Latenstein transportent ainsi jusqu'au 6e étage d'un immeuble parisien leur "Rooftop Power Plant": une toiture végétalisée où les plantes produisent de l'électricité. Pendant la journée, elles font fonctionner des ventilateurs pour rafraîchir les appartements et, pendant la nuit, leur fournissent de la lumière.

Le "jardin flottant du songe" de Jean-Philippe Poirée-Ville, paysagiste et artiste, et Gérard Pontet, ancien conducteur de travaux dans le paysage, utilise les techniques d'hydroponie et d'aéroponie: les plantes en suspension sont alimentées par un goutte-à-goutte.

"Le soulèvement des graines" met en scène ce qui se passerait si une graine venue d'une autre planète fécondait une parcelle de Chaumont-sur-Loire. Résultat: une cascade végétale faite de sacs de toile de jute percés par des pousses de menthe, romarin, ou de choux.

Le Jardin "Je reste" raconte l'histoire d'un homme qui refuse de fuir sa maison submergée par la montée des eaux. Réfugié dans son grenier, il se recompose une existence et un jardin à fleur d'eau avec les quelques effets qu'il a pu sauver.

Le Domaine de Chaumont-sur-Loire, qui reçoit chaque année plus de 400 000 visiteurs, accueille le Festival International des Jardins depuis 1992. Il fête donc ses 25 ans en 2016. Cette manifestation constitue, chaque année, un panorama de la création paysagère dans le monde. En 25 saisons, plus de 700 jardins ont été créés en son sein, prototypes des jardins de demain, car le Festival, lanceur de tendances, mine d’idées et pépinière de talents, redynamise ces "œuvres d’art vivantes" que sont les jardins, en présentant sans cesse de nouveaux végétaux, de nouveaux matériaux, des approches originales et des concepts inédits.

La diversité, la créativité et la qualité des projets unissant art, science, botanique et poésie ont contribué à établir la réputation mondiale du Festival, qui est devenu un rendez-vous incontournable pour la présentation des travaux d’une nouvelle génération de paysagistes, d’architectes, de designers, de scénographes, de jardiniers venus de tous horizons : du Japon, de Chine, d’Europe, d’outre-Atlantique… Le Festival a d’ailleurs reçu récemment le titre de "Festival of the Year", décerné par la ligue nord-américaine des jardins.

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jeudi 5 mai 2016

Sassou Nguesso III: L’épouse du journaliste François Soudan devient ministre du Tourisme et des Loisirs au Congo-Brazzaville !

(Agence Ecofin) - Dans le nouveau gouvernement qu’il a constitué, le président du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a confié le portefeuille du Tourisme et des Loisirs à Mme Arlette Soudan-Nonault, épouse de François Soudan, le directeur de la rédaction du magazine « Jeune Afrique ».

Avant d’atterrir en politique, Arlette Soudan-Nonault était journaliste comme son mari. Un métier qu’elle a d’ailleurs appris à l’école et a exercé entre les décennies 80 et 90. Elle a notamment présenté le journal parlé à Radio Congo. Elle a aussi produit des émissions, au rang desquelles « Les stratèges du Look » et « Clin d’oeil d’Arlette Soudan-Nonault ». De 1992 à 1997, elle devient attachée de presse à la présidence de la République. Plus tard, Arlette Soudan-Nonault crée un cabinet-conseil en communication.

Pour la compagne de celui que le journal « Le Monde » a appelé « le bel ami des présidents africains », cette nomination sonne comme le fruit d'un long militantisme politique. La nouvelle ministre est, en effet, membre du bureau politique du Pct, le parti de Sassou-Nguesso. Elle a suivi une bonne partie de ses études en Russie et en France où son père, le sénateur Jean-Pierre Nonault, fut ambassadeur du Congo.

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mercredi 4 mai 2016

RDC-Diaspora congolaise: Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo", la dame de fer !

En ce jour de son anniversaire, Réveil FM International fait un portrait de Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo", la dame de fer qui fait la fierté de la diaspora congolaise. Contrairement à d'autres résistantes-patriotes-combattantes qui luttent différemment ou ont disparu, elle est présente sur terrain et à toutes les manifestations "Pour le soulèvement populaire", "Kabila dégage". La Secrétaire Générale de RCK est reconnaissable par le drapeau congolais qu'elle porte autour de sa taille, en foulard sur sa terre ou en foulard sur son cou. Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo" est courageuse, dynamique, intelligente, parle un français châtié mais surtout elle est constante dans ses convictions politiques sur la République démocratique du Congo. Les viols des femmes congolaises à l'Est de RDC, utilisés comme arme de guerre ont transformé la parisienne d'origine congolaise. Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo" bout littéralement lorsqu'il s'agit de parler des atrocités, crimes, massacres dont sont victimes la majorité silencieuse en RDC.

Christian Ileka Atoki l'ambassadeur de la RDC à Paris est terrorisé lorsqu'on lui parle du nom de Blandine Diafutua de RCK. En mai 2015, alors que des activistes congolais, dans l'enceinte de l'ambassade de la République démocratique du Congo à Paris, lui demandait des explications sur les 450 congolais du charnier de Maluku, Christian Ileka Atoli, méprisant, hautain et avec arrogance inouïe , sans recul nécessaire avait dis que ceux qui sont morts à Kinshasa, sont déjà morts, lui il en peut rien ! C'est alors que Bladine Diafutua "Ma Kongo" et d'autres activistes de RCK avaient badigeonné et assaisonné du Ketchup l'insolent ambassadeur, en signe de protestation du sang abusivement versé en République démocratique Congo. Après son echec en justice, Christian Ileka Atoli rase les murs ! La découverte de 450 Macchabées enterrées nuitamment dans une fosse commune à Maluku dans la ville de Kinshasa, la capitale congolaise, fait jaser à Paris. Avec mépris, le gouvernement d'imposture de Kinshasa qui gouverne par défi, a eu l'outrecuidance de qualifier ces corps d' "indigents"- ils n'étaient que des mort-nés et fœtus ! Alors que dans le charnier de Maluku, on a découvert des corps des jeunes garçons en T-Shirt, cravatés qui chaussent du 42, 43...des filles sont des "robeuses", "jupeuses" et "pantaloneuses", elles ont des mèches sur les têtes, tous recherchés par leurs familles.

La constance, encore la constance et toujours la constance dans la lutte finit toujours par payer. C'est la leçon qu'on doit apprendre et retenir de l'engagement Ma Blandine Diafutua de RCK qui femme et mères d'enfants. Elle est entière dans son engagement et ne lésine devant rien pour faire entendre des voix silencieuses de la RDC. Seuls ceux qui luttent pas uniquement pour soi mais aussi pour d'autres sont couronnés, reconnus, élevés...Il faut braver la peur qui tire vers le bas, transcender cette peur en force.

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mardi 3 mai 2016

Reportage. Le Mont-Saint-Michel trône en Normandie !

La France est belle par sa diversité régionale. Chaque région a ses spécificités. Je n'avais jamais mis les pieds dans la Manche, la découverte du Mont-Saint-Michel dans un voyage officiel du Premier ministre Manuel Valls, m'a plus qu'émerveillé. Au delà des êtres humains, la valeur d'un pays c'est aussi son patrimoine. J'ai appris que chaque année, plus de 3 millions de visiteurs découvrent le Mont Saint-Michel.

C'est le troisième site touristique le plus visité de France. L’abbaye du Mont Saint-Michel est surnommée la Merveille de l’occident. La baie du Mont-Saint-Michel, classée patrimoine mondial de l'UNESCO est également le théâtre des plus grandes marées d’Europe...Nous avions quitté la Base aérienne 107 Vélizy-Villacoublay "Sous-lieutenant René DORME" à bord d'un Casa-325 de l'armée de l'air pour l'aéroport de Dinard en Bretagne. Et de Dinard, nous avions la route pour le Mont-Saint-Michel en Normandie.

Le Mont-Saint-Michel a été inscrit en 1979 au patrimoine mondial sur trois critères: «l’alliance inédite du site naturel et de l’architecture», parce qu’il est un «ensemble sans équivalent tant par la coexistence de l’abbaye et de son village sur l’espace resserré d’un îlot que par l’agencement original des bâtiments», et enfin car c’est «un des hauts lieux de la civilisation chrétienne médiévale». Ce magnifique géant semble en effet jaillir majestueusement hors des flots pour s’élancer à l’assaut du ciel.

La baie du Mont St-Michel, patrimoine mondial de l'Unesco La baie du Mont St-Michel, patrimoine mondial de l'Unesco Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le Mont Saint Michel a été justement décrit tour à tour comme « La Merveille de l’Occident » et « un tour de force artistique ». Après 20 ans d’études et de travaux, ce monument d’exception retrouve son caractère insulaire. Avec la destruction de l’ancienne digue-route, le paysage de la baie se métamorphose un peu plus à chaque grande marée et la nature reprend ses droits.

C’est un rôle dont il se serait bien passé, notre archange. Celui de paratonnerre. Car du haut de son perchoir au sommet de l’abbaye du Mont Saint-Michel, le ciel lui tombe souvent sur la tête. Des impacts qui finissent par l’endommager et qu’on cherche aujourd’hui à limiter. C’est peu dire que depuis ses hauteurs, l’archange du Mont Saint-Michel est exposé aux intempéries de toutes sortes. Secoué par le vent marin, limé par le sable de la baie, le gardien du Paradis subit aussi régulièrement les assauts de la foudre. Une cible privilégiée. Normal, autour du site, il n’y a rien, sinon le ciel, sa clémence mais aussi ses colères. De fait, l’épée et les ailes de la statue en cuivre, un métal conducteur d’électricité, font office de paratonnerres.

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lundi 2 mai 2016

Photos.Vidéos: Bol d'air et "Procession" de Manuel Valls au Mont-Saint-Michel !

ça grimpe au Mont-Saint-Michel ! Il y a 20 ans, Edouard Balladur alors Premier ministre lancé le chantier le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint Michel. Le lundi 25 avril dernier, le Premier ministre Manuel Valls était au Mont-Saint-Michel. Avant son bol d'air et sa procession au deuxième monument de France, il s'était excusé du rassemblement à Paris, des Hollandais et Hollandistes sous la bannière "Hé Oh la gauche", initié par Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture et Porte-parole du gouvernement. Plus haut dans les sondages, "présidentiable" il y a un an, Manuel Valls est demeuré loyal à l'égard du Président de la République, même maintenant alors que sa popularité s'érode il clame sa loyauté à François Hollande. Pendant qu'il porte son gouvernement à bout de bras, Emmanuel Macron, l'homme d'"En Marche", celui que l'on surnomme le "Coucou du gouvernement" lui pique et siphonne ses idées, cela l'agace.

Au Mont-Saint Michel, le Premier ministre a donné le cap à la nouvelle gouvernance du site géré depuis 2005 par le syndicat mixte de la baie. Depuis quinze ans, la structure a conduit le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel. Le Mont-Saint-Michel ala particularité d'être érigé sur un îlot rocheux, entouré d'une magnifique baie, théâtre des plus grandes marées d'Europe continentale. Le Mont et sa baie sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979.

L'Etat a décidé de remplacer tous les trains intercités obsolètes de Normandie, soit un investissement de 720 millions d'euros. En contrepartie, la Région s'engage à prendre en charge la gouvernance des lignes intercités d'ici trois ans. " Venir au Mont Saint-Michel, c'est toucher à la virtuosité bâtisseuse des hommes; à l'audace qui a fait surgir au milieu des flots, et du sable, ce monument de granit incroyable", a déclaré le Premier Ministre dans son discours destiné a présenter la coopération Etat-région pour l'avenir du site. "Ce lieu est une image de la France, gravée dans les esprits du monde entier." Le Mont, aujourd'hui, c'est une commune de 29 habitants permanents. "Une commune fière de ce qu'elle est, mais aussi soumise à des contraintes très lourdes en matière d'entretien et de sécurité", a tenu à souligner en préambule Manuel Valls.

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samedi 30 avril 2016

Free Huit Mulongo: Néhemie Mwilanya et Evariste Boshab, deux mafieux combinards qui se sont attaqués arbitrairement au Professeur Huit Mulongo Kalonda !

Hippolyte Kanambé alias Joseph Kabila ne s'en ira pas tout seul de la République démocratique du Congo, c'est son régime qu'il faut démanteler. Des dinosaures Mobutistes avaient traverser le fleuve Congo à pieds, rien n'est sure pour les Mammouths Joséphistes, ces racailles et criminels du peuple congolais. Voilà deux congolais, Néhemie M,wilanya et Evariste Boshab, deux mafieux profito-situationnistes, deux aplaventristes, rampeurs et aventuriers jouisseurs, dont leur réputation cabossée laisse à désirer, s'en prennent arbitrairement, abusivement et illégalement au professeur Huit Mulongo pour faire taire Freddy Mulongo de Réveil FM International à Paris.

Fourbe, Néhemie Mwilanya, le Dircab d'alias Joseph Kabila a une réputation d'un mafieux sanguinaire !

Sataniste et fétichiste, Evariste Boshab, un politicard de ventre !

Néhemie Mwilanya est le problématique Dircab d'alias Joseph Kabila quant à Evariste Boshab, il est le Ministre de l'Intérieur, tous deux fomenteurs des coups tordus, ont cru couper la tête du professeur Huit Mulongo Kalonda et le mettre sur un plateau avec des accusations alambiquées relayées par Lambert Mende, le fabuleux menteur impénitent et Grand Vuvuzélateur national qui n'a pas hésité d'en rajouter. C'est Néhemie Mwilanga en complicité avec Evariste Boshab qui ont instruit Kalev Mutond de l'ANR-la Gestapo et milice politique, sans mandat de perquisition d'envahir la résidence privée du professeur Huit Mulongo Kalonda à Lubumbashi violant en toute impunité son intimité familiale. Une perquisition se fait entre 8h et 18h. Or la résidence du professeur Huit Mulongo a été perquisitionné à 19h43 sans aucun mandat. Le kidnapping de Huit Mulongo par des barbouzes et sbires de Huit Mulongo aux alentours de 20h07. C'est ça la République démocratique du Congo où des combinards sont capables de fomenter des coups tordus pour éliminer ceux qui les gênent.

Au delà du fait que le professeur Huit Mulongo a fait toutes ses études universitaires en France, c'est de son propre gré qu'il a décidé de rentrer au Congo pour servir le pays des ancêtres.

C'est vraiment avoir la mémoire courte que d'ignorer que le professeur Huit Mulongo Kalonda a été le Président de la Commission Socio-culturelle à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), qu'il a été au Haut-Conseil de la République-Parlement de la Transition sous la défunte deuxième République de Mobutu. S'il n'aimait pas son pays, Huit Mulngo ne serait pas battu pour que le Stade Kamanyola qui symbolisait la victoire d'un individu Mobutu soit débaptisait "Stade des Martyrs", tous les martyrs morts pour la République...Que l'avenue Bokassa dédiait à un soudard autoproclamé Empereur en République Centrafricaine porte le nom d'un fils du pays: Luambo Makiadi ! Des troubadours politiques, des politicards faméliques mangeurs à tous les râteliers pilulent dans la fameuse classe politique sans convictions politiques.

Le pasteur David Mulongo Wakumunwana Leza aux Etats-Unis !

Fils de David Mulongo Wakumunwana Leza, administrateur des territoires à l'époque coloniale, qui fut pasteur, le globe-trotteur qui a sillonné le monde a toujours appris à ses enfants l'indépendance de l'esprit, la crainte de Dieu et non des humains ! Le dernier des garçons de David Mulongo Wakumunwana Leza n'a pas été élevé dans le manque ni des complexes inconsidérés. Le Haut-Katanga est en ébullition avec l'arrestation arbitraire, abusive et illégale du professeur Huit Mulongo.

Où a-t-on vu un Dircab de la présidence jouer au politicailleur ? Néhemie Mwilanya ne s'empêche pas de faire des conférences de presse comme s'il était un acteur politique majeur alors que sa fonction exige l'effacement, de la distance. Le kivutien ne s'est même pas privé d'inviter "la communauté du Grand Kivu de renouveler sa confiance au président de la République , Joseph Kabila, pour que la paix règne définitivement dans cette partie du pays". Le Kivu devenu une espèce de coupe gorge à la merci des assassins téléguidés à partir de Kinshasa, demander à ces pauvres kivutiens de soutenir Hippolyte Kanambé alias Joseph Kabila alors que de victimes des massacres, se ramassent à la pelle dans l’indifférence générale du régime d'imposture de Kinshasa, n'est pas être barjot ? En République démocratique du Congo, qui ignore que c'est Néhemie Mwilanya est celui qui tire les ficelles dans les ennuis judiciaires des personnalités politiques tels que Jean-Claude Muyambo, Vano Kiboko, Eugène Diomi..." avec l'aval d'Hippolyte Kanambé alias Joseph Kabila. Le mafieux combinard Néhemie Mwilanya instrumentalise la justice: Flory Kabange Numbi, procureur général de République et Cécile Kiala, procureure générale près de la cour d'appel de la Gombe, sont des bras judiciaires du régime.

Quant à Evariste Boshab, le fameux auteur de « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation » contredit avec rigueur académique sans complaisance par le professeur André Mbata, devrait se tenir à carreau au lieu de chercher des noises au professeur Huit Mulongo ? Evariste Boshab, le voleur de l'argent de la SNEL, le corrupteur des députés godillots pour tripatouiller la Constitution qui de deux tours de l'élection présidentielle a été réduit à un seul pour favoriser l'Incapacitaire de Kingakati peut-il oser s'attaquer au professeur Huit Mulongo ? Le fétichiste, sataniste Evariste Boshab qui a traité "D'indigents" les 450 compatriotes enterrés nuitamment dans la fosse commune de Maluku, qui a extirpé de la justice congolaise son Kuluna de fils "Yann Boshab"ce chauffard qui a assassiné 8 congolais sur le boulevard du 30 juin, il y a 5 ans.

S'en prendre au professeur Huit Mulongo pour espérer faire taire le journaliste indépendant Freddy Mulongo qui est à Paris. Il n'y a que la Syrie, la Corée du Nord, la Turquie et autres pays dictatoriaux au ban des Nations qui usent ce système.

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